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 Il parait que rien n'est dû au hasard ● STRAWBERRY

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Message(#) Sujet: Il parait que rien n'est dû au hasard ● STRAWBERRY Lun 25 Oct 2010 - 21:15

STRAWBERRY H. COUGHLIN - CLAY E. MOORE
Il parait que rien n'est dû au hasard, que chaque évènement a une signification bien précise.




Dimanche. Enfin un peu de repos pour Clay. Du lundi au samedi soir, la vie de Clay était semblable à une course sans fin. Il n'avait pas une minute à lui, il devait être partout et en même temps. Entre faire tourner sa boîte, gérer ses employés, s'occuper de Sixtine sa belle-fille, intercepter le courrier de sa femme qui moisissait en prison et le jeter, chercher son enfant abandonné il y a des années de ça, bref, il avait toujours un tas de choses à faire. Il bossait même le soir chez lui, jusqu'à très tard, finissant de vérifier ses factures, régler les impôts et s'assurer des dépenses de sa boîte. Le matin il se levait tôt et déposait Sixtine au lycée avant de filer au travail. Et c'était une perpétuelle répétition. Les jours se ressemblaient beaucoup finalement. Et même s'il n'avait pas le temps de s'ennuyer, devoir toujours faire la même chose le lassait. Clay était un homme vif, il avait souvent besoin de changement, de voir autre chose. Cette vie ne lui correspondait qu'à moitié. Il était plus qu'épanouie dans son job, l'argent rentrait sans cesse, il avait réussit sa carrière. Mais du côté vie sentimentale ou familiale, ce n'était franchement pas ce qu'il avait espéré. S'occuper d'une adolescente qui n'est même pas sa fille, ne rencontrer presque personne par manque de temps... Non là vraiment, il n'était pas heureux. C'est pourquoi, le dimanche il se forçait toujours à bouger, à sortir. Malheureusement, le dimanche on croisait surtout des familles ou des mères célibataires. Et non merci, il avait déjà donné. Alors il tentait de se trouver des activités à faire, parfois il les partageait avec Sixtine mais celle-ci était dans sa période : je fais rien avec mon "vieux" parce que ça craint. Alors bon, Clay avait finit par abandonner. Mais cette fois-ci, il ne fit pas grand chose. La semaine avait vraiment été éprouvante, beaucoup plus que d'ordinaire. Alors, il avait décidé de se faire un dimanche calme, un dimanche ou il pourrait trainer, rester à la maison et ne rien faire. S'avachir devant la télé et manger toutes les conneries qui lui passeraient sous la main. Oh ça oui, il rêvait d'un dimanche comme ça quand il s'était couche le samedi soir aux alentours de minuit. Mais ça ne se passa pas franchement comme il l'avait imaginé...

Réveillé à 8h30 par de la musique, Clay s'extirpa de son lit en râlant. Il enfila rapidement un bas de jogging et un tee-shirt. Les paupières encore lourdes, le visage engourdi, il se dirigea vers l'origine du bruit : la chambre de Sixtine. C'est pas censé dormir jusqu'à 12h un adolescent ? A croire qu'elle le faisait exprès pour le faire chier ! Sans même prendre la peine de frapper, il rentra dans la chambre, furieux. Les cheveux ébouriffés, il lâcha la porte qui alla se cogner violemment contre le mur. Sixtine sursauta en lâchant un petit cri aigüe. Alors qu'elle allait protester, certainement un truc du genre : t'as pas le droit de rentrer dans ma chambre comme ça, faut frapper ! Clay prit la parole, il était à la limite de crier : « C'est quoi ce bordel SIXTINE ?!! On est dimanche mince ! Tu sais bien que c'est le seul jour ou je peux dormir un peu. Alors tu éteins ça vite, vite. Et si tu me refais ça ne serait-ce qu'une seule fois... Tu peux dire adieu à ta chaîne. » Et avant même que celle-ci n'est le temps de répliquer, il attrapa la porte, lui lança un dernier regard noir et la claque bruyamment, faisant vibrer les murs de la maison. La journée commençait bien. Aussitôt, la musique disparu. Le silence revenait enfin. Maintenant qu'il était réveillé, il ne pouvait malheureusement plus retourner se coucher car il ne pourrait plus s'endormir. Tout en soupirant et en marmonnant il descendit donc à la cuisine. Fichue gosse ! Elle était vraiment insupportable parfois. Il se prépara des pancakes et un grand café. Il mit le tout sur un plateau sans oublier le nutella. Il s'installa dans le salon et alluma la télé. Il glanda toute la matinée et finit par s'endormir devant une série bidon vers 10h30. Il se réveilla en sursaut aux alentours de 12h00, par Sixtine une nouvelle fois. Celle-ci venait de dévaler l'escalier avec ses chaussures à talons. En s'apercevant de ça, elle lança rapidement : « C'est midi passé, tu peux rien me dire ! Je vais chez Amanda on doit faire un exposé. » Clay ne répondit rien. Il savait pertinemment qu'elles n'allaient pas faire d'exposé. Mais si elle pouvait être loin de lui à cet instant, c'était bien la seule chose qui comptait. Il zappa quelques chaines, mais il n'y avait rien d'intéressant. Cela eu le don de le mettre encore plus de mauvaise humeur. Il éteignit donc et balança la télécommande sur la table. Quel dimanche pourri ! Il remonta à l'étage pour prendre une douche. Une fois lavé, habillé et coiffé il décida de prendre son déjeuné. Il mangea tout seul dans la cuisine après s'être mit un disque de jazz. Il tournait en rond, il n'en pouvait plus. Et puis avec un temps pareil, il était dommage de rester enfermé. Il rangea tout, fila mettre ses chaussures et sortit.

L'air frais lui fit du bien. Il marchait tranquillement dans les rues d'Ocean Grove, les mains dans les poches, regardant tout autour de lui. Enfin il avait la sensation de décompresser. Il était environs 13h30 et à cette heure les rues recommençaient à se remplir bien que l'on soit dimanche. Il se faufilait dans la foule, paisiblement. Il avait retrouvé un petit sourire et tout ce qui l'avait tant énervé ce matin était déjà oublié. Il s'arrêta à un starbucks et se prit un café. Puis il continua sa route, marchant sans but, sans vraiment savoir où aller. Il voulait juste profiter du temps, d'être dehors sans contrainte, sans devoir se dépêcher. Il finit par arriver sur la grande place d'OG. Il décida donc d'aller s'y poser un moment. Il aimait bien s'arrêter et prendre le temps de regarder les gens. C'était toujours un spectacle très amusant. Parfois les gens le faisait rire, d'autres fois le dégoûtait. En tout cas, il n'avait pas le temps de s'ennuyer. Il s'amusait à leur imaginer une vie, d'où ils venaient et où ils allaient. Cela pouvait paraître enfantin comme passe temps, mais au fond de lui Clay était toujours resté un grand enfant. Il adorait les dessins animés, les bonbons et le nutella. Il adorait faire des conneries stupides et était toujours partant pour une bataille d'eau, d'œuf ou d'oreiller. Il s'installa donc sur un banc et tout en finissant son café il se livra à son petit jeu. Il y en avait vraiment des comiques parfois ! D'ailleurs il dû se retenir d'éclater de rire plusieurs fois. Un vrai gamin je vous dit. Et puis, c'est une jolie blonde qui passa devant lui. De longs cheveux d'un blond très clair, légèrement ondulé, un visage doux, l'air un peu ailleurs, l'allure fine et gracieuse. Il l'a fixa avec insistance. Cette silhouette ne lui était pas étrangère. Il dû s'activer la mémoire rapidement afin de la reconnaître. Mais oui ! C'était Strawberry Coughlin ! Il l'avait rencontré il y avait plusieurs années de ça à New-York alors qu'elle autopsiait le corps d'un homme mort lors d'un accident avec l'un des jets de son entreprise. Il avait été surprit de voir une telle femme faire ce travail. Aussitôt il avait été fasciné. Il avait à de nombreux moments essayé de la draguer, mais celle-ci semblait ne pas capter ses sous-entendus. Au départ il avait cru qu'elle le snobait, mais il s'était bien rendu compte qu'en réalité, elle ne le faisait pas du tout exprès. En tout cas, la revoir lui faisait plaisir. C'était une femme très intelligente et discuter avec elle était un véritable bonheur. Son dimanche ne serait peut-être pas si nul que ça... Il se leva donc et se lança à sa poursuite. Arrivé à quelques mètres derrière elle, il lança fortement :

    « Strawberry !! »


En tout cas, il se demandait bien ce qu'elle pouvait faire ici. New-York et Miami, ce n'était pas franchement la porte à côté. Qu'importe, il aura tout le loisir de lui demander si elle daignait lui accorder un peu de son temps pour l'après-midi.





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Message(#) Sujet: Re: Il parait que rien n'est dû au hasard ● STRAWBERRY Mar 26 Oct 2010 - 0:07


feat Clay E. Moore & Strawberry H. Coughlin ♣ That nothing is due at random...

Six heures du matin, la lumière du salon était déjà allumé, laissant apparaitre une espèce de mini chantier remplis de carton sur lesquels ont peut lire « Fragile » et une jeune femme blonde, Strawberry -genre vous n’aviez pas deviné- assise à une table avec un étrange « objet » dans sa main. Etrange, le mot est faible puisqu’en vérité il s’agissait d’une mygale, poilus, repoussante, surement dangereuse, en bref le genre d’animal qu’on ne choisit pas vraiment comme animal de compagnie quand on est la mère d’une petite fille ou simplement quand on est saint d’esprit. Pourtant, presque souriante, Straw s’amusait avec cet animal ou tout du moins elle lui offrait son repas du matin, des insectes morts et peu ragoutant mais dont il semblait raffoler. Hé oui, cette jeune Légiste était le genre de personne à se levé à l’aube un dimanche pour nourrir une espèce de monstre poilus qui porte le doux nom de Proust 4 et mieux vaux ne pas savoir pourquoi il portait un tel chiffre. Surprenant? Effrayant? Le signe d’un problème psychologique grave? Un peu les trois à la fois je suppose, quoi qu’il en soit pour elle ça n’avait rien de bien singulier, après tout elle n’avait pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil et donner à manger à son animal de compagnie était naturel non? Bref, alors qu’elle continuait de donner à manger à cette petite bête O combien mignonne, son cerveau se mit à cogiter, réfléchissant à ce qu’elle pourrait faire aujourd’hui. Etant dimanche elle n’avait pas vraiment envie de continuer son débalement intempestif de carton, elle ne faisait pratiquement que cela depuis son retour à Ocean Grove, alors non, aujourd’hui elle voulait faire autre chose, visiter davantage la ville ou peut-être aller au restaurant avec Burberry. Tiens, quand on parle du loup il sort du bois.

A moitié endormis et agrippant fermement une espèce de peluche à moitié décédé la petite Burberry arriva dans le salon, essuyant ses yeux et laissant échapper un petit bâillement, normal vus l’heure qu’il était. Strawberry décida de remettre Proust 4 dans son « aquarium » avant de se concentrer sur sa fille, cette dernière avait disparut en direction de la cuisine et en arrivant dans la pièce la jeune mère pu apercevoir sa progéniture assise sur un tabouret face au plan de travail, un message subliminal se dégageait de son regard, un message qui voulait dire « J’ai faim ». Ni une ni deux Straw’ prépara deux bols de céréale, un verre de jus d’orange pour la petite et un grand café sucré, très sucré, pour elle. La journée s’annonçait finalement plutôt bien, les deux Coughlin semblaient plutôt de bonne humeur et on aurait pu s’attendre à une conversation légère, ce qui fut loin d’être le cas, bien que pour Straw’ ça n’avait rien d’une discussion dramatique. « Maman, pourquoi on ne va pas à l’église le dimanche comme les autres? » Au moins elle était directe. « Parce que dieu n’existe pas » Siffla-t-elle sans aucune hésitation, comme si c’était naturel. La petite fille ne sembla pas vraiment satisfaite de cette réponse, il faut dire qu’elle entendait parler de dieu et des religions de plus en plus souvent dans sa nouvelle école. Mais elle décida de ne pas insister, se contentant de finir son bol avant de s’avachir devant des dessins-animés et de se rendormir assez rapidement.

Profitant de cette accalmie Strawberry s’occupa de sa petite ménagerie, une ménagerie loin des normes il faut bien l’admettre. Une fois fait elle décida d’aller s’allonger quelques minutes avec sa fille et finalement elle tomba lamentablement dans les bras de Morphée, car mine de rien cette semaine avait été assez éprouvante et surtout fatiguante. Sur les coups de midi Berry’ rouvrit les yeux, trouvant sa fille scotché devant un documentaire sur les ouistitis pygmées, des singes minuscules de la taille d’une petite boite d’allumette, autant dire que c’était le genre de petite bête apprécier par les enfants, petit, poilus et avec des yeux globuleux. Vu l’heure notre petite blonde décida d’aller prendre une douche et de s’habiller avant de préparer le déjeuner cet à dire faire réchauffer les plats chinois de la veille, le micro-onde a toujours été le meilleur ami de Strawberry. Malheureusement Burberry ne semblait pas voir les choses de la même manière. Assise en face de sa mère avec un drôle de regard elle reprit la parole. « Je veux aller à l’église dimanche prochain, pour voir comment c’est » Strawberry stoppa net ce qu’elle faisait, l’air un peu -beaucoup- surprise par cette demande pour le moins farfelues vus les croyances des Coughlin. « L’Eglise? Je ne sais même pas comment ça se passe… Faut peut-être acheter un ticket, un abonnement …. Ce n’est pas une bonne idée… Tu préfère pas des beignets pour déjeuner? » La petite fille hocha la tête positivement, finalement Straw’ avait évité le pire car se rendre à l’Eglise un dimanche matin ne lui disait vraiment rien du tout.

La petite légiste demanda à l’une de ses vieilles voisines de venir garder Burberry puis elle se rendit rapidement au centre ville. Cela dit, elle n’a jamais eut un sens de l’orientation aiguisé, à peine sortit de sa voiture elle se perdit lamentablement, sortant dès lors son I-Phone pour afficher un plan de la ville, c’est fou ce qu’on peut faire de nos jours avec un téléphone, malheureusement elle savait autant lire une carte que retrouver son chemin, c’est beau un génie en action.

Sans vraiment le vouloir la Coughlin se retrouva sur une espèce de mini-place qui ne lui était pas inconnue mais qui ne l’aidait pas davantage à se retrouver, mais malgré la concentration qu’elle affichait Straw’ entendit distinctement quelqu’un beuglait son prénom, l’obligeant à se retourner. Ben oui, les Strawberry ça ne court pas les rues en général. Bref, elle se retrouva face à un homme qu’elle reconnue tout de suite, elle l’avait rencontré durant une affaire de cadavre dans un avion, il avait d’ailleurs semblé assez étrange avec elle. Le hic? Hé bien elle ne se rappelait plus de son prénom, comme d’habitude. C’était une espèce de maladie incontrôlable chez elle, elle n’arrivait jamais à se souvenir du nom des gens. Surement à cause de son côté insociable. Straw’ fit un sourire un peu embarrassé face à … Monsieur Jet Privée, avant de répondre sans grande conviction.

« Ho… Bonjour… Monsieur… Jet privé… » Monsieur Jet Privé? Ok, là elle touchait fond la pauvre bougresse! Elle enchaina, l’air aussi naturel que possible. « …. Je… Je ne pensais pas vous recroisez un jour… Cela dit votre affaire est à Miami donc les chances de vous croiser étaient statistiquement élevés… » Et voilà, elle recommençait à parler de façon beaucoup trop… Ou plutôt d’une façon pas DU TOUT naturel pour une jeune femme… Vive l’intelligence supérieur hein?…
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Message(#) Sujet: Re: Il parait que rien n'est dû au hasard ● STRAWBERRY Mer 10 Nov 2010 - 11:39

« Ho… Bonjour… Monsieur… Jet privé… » Clay arqua un sourcil en signe de surprise. Mais rapidement un sourire se dessina sur ses lèvres et il eu même un petit rire amusé. En tant normal Clay aurait vraiment été vexé qu'une femme ne se souvienne pas de son nom. Mais elle, il avait un souvenir tellement particulier que ça ne l'offensait pas pour un sous. Il se rappelait qu'elle avait souvent l'air ailleurs, pas dans le même monde que les autres. Il se souvenait aussi que toutes ses tentatives de dragues avaient lamentablement échouées car madame n'avait jamais rien remarqué. Étrange femme... Ça lui donnait un petit côté inaccessible qui plaisait bien à Clay. Les défis, il adorait ça ! Il répondit alors sur un ton jovial : « Clay. Clay Moore mademoiselle. » Il lui offrit son petit sourire charmeur, celui qui dessinait si bien ses fossettes et faisait pétiller ses yeux. Mais bon, ce n'était pas parce qu'ils étaient à Miami que Strawberry aurait plus les yeux en face des trous et verrait que l'attitude de Clay n'était pas franchement naturelle. Tant pis, il pouvait bien tenter après tout ! Ça ne coûtait rien. « …. Je… Je ne pensais pas vous recroisez un jour… Cela dit votre affaire est à Miami donc les chances de vous croiser étaient statistiquement élevés… » Elle semblait quelque peu hésitante dans ses paroles, comme si elle cherchait quelque chose à dire sans savoir quoi. Bon déjà, elle ne semblait pas vouloir le fuir à toutes jambes c'était déjà ça ! Les paroles de Strawberry le surprirent à peine. Il en avait vu des gens étranges et bien plus qu'elle. Tous ses clients n'étaient pas de riches hommes d'affaires sain d'esprit ! Il haussa les épaules en riant doucement et répondit : « A vrai dire, je ne pensais pas vous revoir non plus... En tout cas votre esprit de déduction est impressionnant, moi-même je n'aurais pu arriver à une telle conclusion. » Clay se faisait moqueur, mais ce n'était pas méchant pour un sous. Il aimait bien taquiner les gens mais jamais il ne faisait ça pour blesser qui que ce soit. D'accord des fois il allait trop loin sans même s'en rendre compte et ça finissait toujours par se retourner contre lui, mais vraiment, ce n'était pas volontaire.

Son petit air ailleurs lui faisait penser à Clémentine, sa femme. Enfin, il n'était pas marié et elle était en prison alors Clay ne se considérait plus franchement en couple... Surtout depuis le retour de Lauren. Mais ça c'était autre chose encore. Clémentine avait cette manie de partir dans la lune, de rêver un peu trop. Souvent Clay avait dû la secouer un peu pour qu'elle revienne sur terre et qu'elle se confronte vraiment à la réalité. Au départ ça avait été amusant, mais petit à petit c'était vite devenu usant. Cependant, Strawberry semblait tout de même plus responsable qu'elle. Après l'avoir discrètement observée et arrivé à la conclusion qu'elle était décidément toujours aussi jolie que la dernière fois, il reprit la parole : « Dite-moi, où est-ce que vous courriez comme ça ? » Il prit un air faussement désintéressé et ajouta : « Parce que je me disais que... peut-être... Si vous n'étiez pas pressée nous aurions pu passer un petit moment ensemble ? Qu'en dite-vous ? Je vous paye même un coup un boire. Là, vous pouvez pas dire non hein ? » Pas facile de draguer une femme qui ne s'en rend pas compte. Il fallait qu'il arrive à trouver ce qui pouvait attirer son attention. Apparemment la gestuelle, c'était foutue. Les sous-entendus encore plus. Cependant, il ne pouvait pas y aller cash non plus ce serait franchement mal venu et d'un manque de tact cruel à l'en faire rougir de honte. Clay était peut-être un charmeur, mais s'il y avait bien une chose dont il avait horreur c'était de passer pour un gros lourd. En règle générale, quand une femme n'était pas intéressée il n'insistait pas. Mais là c'était complètement différent. C'est pas qu'elle n'était pas intéressée, c'était juste qu'elle captait pas ce qu'il se passait. Ça, c'était un défis de taille pour lui. Et il décida qu'il allait prendre tout son temps pour y arriver.

Au même moment, le téléphone de Clay vibra. Il soupira, de peur que ce soit le travail qui le dérange. Il fit un petit signe d'excuse à Strawberry et sortit son portable de sa poche. Il s'agissait en réalité d'un sms de Sixtine sa fille. Après trois lecture, Clay déclara forfait. Il se mit râler et déclara : « Bon sang cette gosse va m'achever ! J'y comprend rien moi à leur langage codé. » Il fronça les sourcils et tendit le téléphone à son interlocutrice en lui demandant : « Vous y comprenez quelque chose vous ? » Sur le message était écrit : Clay jss ac Amanda L va pa b1 jrest dodo ché L dc a 2m1. Qu'est-ce que ça pouvait le gonfler quand elle faisait ça ! Elle avait apprit à parler français bon sang, elle pouvait pas écrire correctement un peu ? Déjà que lui il se servait peu des sms alors si en plus elle lui faisait le coup du langage sms... C'était foutu. Mais Clay voulait savoir ce qu'elle avait écrit, car à chaque fois qu'elle lui envoyait un message c'était pour lui dire ou demander quelque chose qui ne lui plairait pas et elle savait qu'ainsi, il y avait de fortes chances qu'il abandonne et qu'il dise oui. Seulement cette fois-ci, il avait une alliée ! Ahah ! Elle ne l'avait pas prévu ça Sixtine. Clay eu un petit sourire sadique sur les lèvres, se réjouissant déjà à l'idée de lui dire non. Enfin, pour ça il fallait déjà que Strawberry soit plus douée que lui avec les nouvelles technologies et le langage de "jeune". Ce qui était fort possible d'ailleurs.


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