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 Tabby&Hermès again.

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Message(#) Sujet: Tabby&Hermès again. Mer 27 Oct 2010 - 12:58

J'étais assis depuis une bonne demi heure en tailleur sur mon lit devant ce carnet et je n'avais encore rien écrit. Il était près de quatre heures et comme toujours j'avais été réveillé par un cauchemar. Je me demandais s'ils allaient s’arrête un jour. Je finissais par être accro à la caféine tant j'en avais besoin pour tenir la journée. En France, le psychiatre (c'était obligatoire de rencontrer un médecin pour parler de nos sentiments et blablabla) m'avais demandé de tenir une sorte de journal intime. Il appelait ça le journal des émotions, car l'appellation journal intime pouvait bloquer certaines personne. Sans blague ? D'après lui, ce journal aidait à comprendre ce qu'on ressentait, il m'était des mots sur nos maux. Je m'étais donc exécuté, au départ je ne marquais que des mots en vrac comme ça, juste histoire de faire ce qu'on me demandait, et ce pendant plusieurs années. Et puis j'avais petit à petit laissé tombé, je n'arrivais pas trop à m'y faire.
Mais depuis mon retour à Ocean Grove, le carnet relié de cuir était posé sur ma table de chevet. Et chaque fois que je me réveillé en sursaut la nuit, je ne pouvais m’empêcher de la regarder, peut être me ferrait il du bien ? Après tout, je pouvais toujours essayer, il n'y avait rien de mal à ça. Alors cette nuit, quand je me suis réveillé une fois de plus en pleine nuit, je l'ai saisi, je me suis assis et j'ai attrapé un stylo. Je soufflai alors un grand coup et me jeta à l'eau.

Cher journal,
Je ne sais pas vraiment par où commencer. Je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Je trouve que les journaux intimes, ou les journaux des émotions sont un peu féminin, mais je ne peux plus supporter ses cris, ses images qui hantent mes nuits, alors peut être peux tu faire quelque chose pour moi ? J'ai la sensation d'être légèrement fou, je parle à un journal. Mais après tout, même si tu ne peux rien pour moi, ça me ferra au moins passer le temps, et le sommeil reviendra.
Vu qu'il faut commencer par quelque part, je vais commencer par mon retour. Voilà un plus de deux mois que je suis rentré. Je me suis dit que revenir pour la rentrée serait une bonne idée. Ce serait comme le commencement de ma nouvelle vie. Mes parents m'ont laissé la maison, pour le moment ils sont en voyage, et ensuite, ils trouveront une maison où ils le souhaiteront. Ils veulent me laissé de l'espace. Mais je dois avouer, que passer d'un internat à une grande maison, seul, ça m'a fait un peu bizarre mais petit à petit, je reprend mes marques. Parler du tennis ne me fait plus autant mal, bien sur je suis triste à l'idée de ne plus jamais pouvoir rejouer. Mais ce n'est plus aussi douloureux qu'il y à cinq ans. C'est un progrès n'est ce pas ?
Cependant autre chose me tracasse, je suis rentré en Septembre, et je n'ai toujours pas eut le courage de rendre visite à Tabby, ma petite Tabby. Je dois vraiment être un monstre, car elle a toujours était là pour moi, quand j'avais besoin d'elle, et maintenant que je vais mieux, je ne suis même pas capable de la voir. Mais c'est décidé, demain, je lui envoie un message. Je ne peux pas faire comme si rien ne c'était passé, et tiré un trait, sur la personne à qui je tiens le plus. C'était ma petite Tabby, et ce quoi qu'il arrive.


Je me suis alors réveillé le carnet de l'autre côté du lit, et le stylo avait taché tous les coussins. J'avais du m'en dormir en écrivant. Au moins, écrire dans ce carnet n'avait pas été totalement inutile, vu que j'avais réussit à retrouver le sommeil.
Je me suis levé de bonne humeur, j'ai pris ma douche et je me suis habillé. J'ai attrapé mon téléphone, qui avait été éteint plus d'une semaine. Des tas de messages c'étaient amassé, mais je n'avais guerre envie de les lire.

Citation :
Ma petite Tabby, je suis rentré. Je sais que j'ai mis du temps à te contacter, mais j'ai été très occupé à m'installer etc ... Ce te dirais de reprendre les vieilles habitudes, j'ai tant de chose à te dire. Rejoins moi sur le bateau si le coeur t'en dit. J'y serais toute la journée.

J'enfila mon sweat, et sortit de la maison, mon carton à dessin sous le bras. J'enfourcha mon vélo en parti vers le port. Nous avions depuis toujours un bateau dans le port de Miami. Quand Tabby venait passer l'été chez nous, nous y passions tout notre temps. J'avais hâte de la voir, même si je stressais un peu. Je ne l'avais pas revu depuis le baiser, et je ne savais pas trop comment je devais réagir. Je ne sais pas être amoureux d'elle. Mais, en même temps, je crois que je l'aime plus que je ne le devrais. J'arrivais alors sur le bateau, déposa mes dessins sur la table. Attrapa un livre, et m'installa. Au moins si elle ne venait pas, j'avais tout de même de quoi m'occuper.
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Message(#) Sujet: Re: Tabby&Hermès again. Sam 30 Oct 2010 - 15:06



Déprimée. Limite dépressive. C’était les mots les plus adéquates pour qualifier l’état moral et psychique de Tabitha. Le samedi 23 avait été synonyme de journée catastrophe pour la demoiselle. Rien n’est plus terrible que, durant une journée qui vous semble banale et anodine, vous recevez le coup de téléphone tant redouté. Celui que l’on ne souhaite jamais recevoir. « …dans le regret de vous annoncer le décès de votre cousin… » Ces mots tournaient et se retournaient dans sa tête, ce qui la faisait à chaque fois éclatée en sanglots. N’importe quand, n’importe où. Le midi ou en plein milieu de la nuit. Parfois, elle se réveillait le matin avec les yeux gonflés et les cheveux lui collant sur le visage. Rien de glamour ni de très sexy mais elle s’en fichait. Tabby n’avait jamais fait attention à son apparence. Elle était un minimum coquette, aimant être bien habillée, mais sans plus. Cependant, en cette période tragique, son apparence était, et de loin, le cadet de ses soucis. Le principal de ses préoccupations était sûrement celui d’offrir un enterrement à Neal digne de ce nom. Bon sang que ça lui brisait le cœur rien que de l’imaginer dans une urne ou une boite, six pieds sous terre. Puisqu’elle était sa seule famille présente sur les lieux – Lincoln et Nuala étant partit en nuit de noces prolongés et à durée indéterminée – elle avait dût elle-même aller identifier le corps – après tout, on ne savait jamais. Heureusement que les bras de Tobias avaient été là pour la soutenir, sinon, elle n’aurait plus eut que le sol pour amortir brutalement sa chute. Depuis, c’était une jeune Johnstone toute molle qui hantait la maison du 1707 Apple Road. Abbey avait naturellement accepté de lui offrir quelques jours de congé pour régler quelques détails, ainsi que pour pouvoir se reposer et se remettre de cette perte familiale. Mais est-ce que quelques jours suffiront à la demoiselle pour s’en remettre ? Probablement non. La jolie blonde passait le plus clair de son temps dans son lit, à observer parfois la fenêtre, comme si elle s’attendait à voir son cousin apparaitre, souriant et riant de la bonne farce qu’il venait de faire. Mais jamais son cousin n’apparut. Alors, parfois, quand son téléphone sonnait, elle prenait la peine de décrocher. Mais la plupart du temps, c’était Tobias qui la forçait à répondre. A croire qu’il voulait qu’elle prouve au monde entier qu’elle était encore vivante. Mais ça ne faisait même pas une semaine, on ne peut pas la laisser tranquille, un peu, pour voir ? Mais non. Elle devait prendre les membres de la famille – au moins – pour les vœux de condoléances ainsi que l’enterrement. Les parents de Neal n’avaient même pas daigné à se déplacer, mais cela n’étonnait pas vraiment la demoiselle. De toute façon, Tabby devait être la seule à se préoccuper sérieusement du décès de son cousin. Le côté Rowlands était assez spécial dans son genre. Tout ce qu’elle espérait, c’était de ne pas voir son père pointer le bout de son nez à Miami. Rien que l’idée la faisait littéralement frémir. Mais, en quatre jours, elle n’avait reçu que très peu de visites familiales : Basil en premier – évidemment, il habitait le plus proche – puis une arrière grande tante, une cousine et son fiancé et enfin une personne que Tabby ne connaissait pas. Le reste, elle ne voulait pas les voir. Pas de force et pas d’envie. Les sourires par devant, ce n’était pas son truc en temps normal. Et bien là, c’était sûrement dix fois pire. Mais les jours passaient et l’oppression des quatre murs se faisait de plus en plus persistante.

Un jour nouveau s’ouvrit donc sur la charmante bourgade d’Ocean Grove. Un jour comme les autres. Ou presque. Aux Etats-Unis, tout le monde s’excitait et s’impatientait face à la fête qu’était Halloween. Voilà quelques jours que les habitants avaient reçu l’invitation des Morecci mais Tabitha n’était toujours pas décidée à y aller, elle qui n’était pourtant jamais la dernière à se déguiser. Tobias insistait mais elle persistait ; non, c’était non. La magie d’Halloween était lugubre et le fait d’avoir connu un décès juste quelques jours auparavant n’arrangeait pas les choses. Pire, la jeune Johnstone serait presque dégoutée de cette fête. Mais quand elle sentit son portable vibré, jamais elle n’aurait songé du retour d’un presque mort-vivant à ses yeux. Ma petite Tabby, je suis rentré. Je sais que j'ai mis du temps à te contacter, mais j'ai été très occupé à m'installer etc. Ce te dirais de reprendre les vieilles habitudes, j'ai tant de chose à te dire. Rejoins-moi sur le bateau si le cœur t'en dit. J'y serais toute la journée. Tabitha eut un mouvement de sourcils. Sur le moment, elle ne comprit pas vraiment qui lui avait envoyé ce texto. Puis, le bateau lui revient en tête, ce qui eut pour seule réaction de la faire retomber mollement sur ses coussins, le regard plongé sur un plafond qu’elle commence à ne connaitre que trop bien pour l’avoir observé longuement. Hermès était de retour. Bon dieu, Halloween n’était pas le retour des morts pour rien, il faut croire. Non pas qu’elle le considérait comme mort mais elle n’a eut aucune nouvelle de lui durant cinq ans. Cinq fichues longues années sans un mot, sans une carte, sans un coup de téléphone. Rien. Quand bien même c’était pour son bien, Tabby n’avait guère apprécié. Et, en ce moment, elle ne semblait pas être très compatissante envers les autres. Un rien lui mettait le bourdon et elle se mettait rapidement à grommeler dans sa barbe. Alors non, elle n’ira pas au port aujourd’hui. Ni demain. Ni plus jamais. Elle restera enfermée et prisonnière entre ses quatre murs et réussira peut-être à rejoindre son cousin. Voilà.

Ne soyons pas idiot, voyons. Tabitha ne pouvait pas se laisser mourir alors que Tobias était dans les environs. C’était impossible. Il était trop présent pour ça. Tant pis, elle essaiera une autre fois. Toute la matinée, la jolie blonde joua avec son portable, en le tournant et le retournant entre ses doigts, l’air songeur. Devait-elle vraiment y aller ou non ? De quoi veut-il lui parler ? Le seul moyen de savoir serait d’y aller, le suggéra la petite voix dans sa tête. La jeune Johnstone se massa la nuque. A force de rester dans son lit, elle avait mal à son dos, ses épaules et sa nuque. Optant pour des petits gestes qui se veulent de détente pour ses muscles en tournant sa tête dans un cercle infini, Tabitha ne savait pas quoi faire. Puis, elle se mit à fixer sa penderie. Piquée à vif, elle sauta hors de son lit pour prendre les premiers vêtements potables et sortables qui lui passaient sous la main avant de passer devant sa glace pour arranger un peu sa tête. Elle avait une mine épouvantable. Mais on ne pouvait pas s’attendre à autre chose de la part d’une personne qui est restée cloitrée trois jours dans sa chambre, avec aucune envie de boire, de manger ou de sociabilité. Seul Tobias était autorisé à entrer dans son sanctuaire. Alors qu’elle montait dans un taxi tout en faisant un signe à son ami qui la regardait partir à travers la fenêtre, Tabitha culpabilisa un peu. Elle agissait en pure égoïste, en ce moment. Tobby se retrouvait à gérer la maison tout seul et ce n’est pas forcément glorieux venant de Tabby, qui est plus propriétaire et habitante de ces lieux que lui. Mais quand elle vit le port et les chalutiers tangués légèrement du haut de leur pointe, ses pensées s’envolèrent pour laisser place à plus d’interrogation et d’appréhension. Elle n’était pas à blâmer mais quand même. La jeune Johnstone n’avait pas oublié la façon dont ils se sont quittés. Et encore moins ce qu’il s’est passé ces cinq dernières années, autrement dit, le néant. Alors c’était d’un pas hésitant que Tabitha s’avança vers le bateau du jeune homme, qu’elle connaissait suffisamment pour y avoir mis souvent les pieds. Le navire tangua légèrement quand elle posa son pied dedans et elle regardait le petit fossé entre avec une certaine inquiétude. Puis, Tabby s’avança avant de frapper à une des fenêtres. « Hermès ? »


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Tabby&Hermès again.

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