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 Fire and Ice [Meaghan]

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Message(#) Sujet: Fire and Ice [Meaghan] Lun 1 Nov 2010 - 0:06

Un soupir las s'échappait des lèvres rosées du jeune homme, d'un geste sec et démotivé, il jeta nonchalamment une chemise noire sur la pile de vêtements emplissant sa valise déjà bien pleine. Néanmoins lorsque le morceau de tissu arriva froissé et défait, du à un jeter trop vivace, Pride vint claquer sa langue contre son palais d'agacement : sa maniaquerie légendaire l'obligea à faire demi-tour alors qu'il s'apprêtait à sortir de sa chambre, ses mains masculines venant plier à nouveau la chemise noire d'un soin méticuleux qu'on ne lui connaissait pas. C'est alors que la sonnerie de son portable vint retentir, le son pourtant discret émanant de la poche interne de son veston. Se redressant d'une moue blasée, le jeune homme sortit son cellulaire, et toisa le nom s'affichant sur son écran, arquant les sourcils de surprise lorsqu'il y lut le délicieux prénom de la dernière personne sur terre qu'il pensait pouvoir avoir au bout du fil.

« Meaghan. » souffla-t-il de sa voix suave, son regard de braise se posant sur les quelques bougies allumées dans la pièce, éclairant sobrement les lieux d'une lueur inquiétante. « Tu t'es trompée de numéro. »
« Crois-le ou non, c'est toi que je voulais appeler Berrington. »
« Besoin d'un autre sac Chanel ? »
« Va au diable. »
« Pas ce soir, j'ai autre chose de prévu. »
« Aller chez les Morecci ? »
« Non. » murmura le jeune homme, toisant alors sa valise qui l'amènerait ce soir vers Chicago. « Pourquoi, tu comptes y aller ? »
« Attends tu me proposes de t'accompagner ? » répliqua la voix délicieuse de la dame raffinée, d'un timbre piqué d'une prestance folle.
« Non. Et toi ? »
« Détourne pas la question. »
« Toi détourne pas mes propos. »
« Passe me chercher à vingt-et-une heure trente. »
« D'accord. »

Le jeune homme raccrocha alors son téléphone qu'il enfouit dans la poche de son veston : après tout, Chicago ne disparaitrait pas en une seule nuit, autant profiter de sa dernière soirée ici, à Ocean Grove. Le défi était à présent de trouver un déguisement de dernière minute, assez crédible pour ne pas paraître amateur, assez sérieux également pour ne pas paraître ridicule : il ne s'agissait plus de s'habiller en papier mâché, comme le faisaient les enfants de six ans... Ainsi donc Pride se dirigea vers sa penderie d'un pas assuré, s'empara d'un costume qui n'avait pas encore rejoint sa valise pleine : un simple chapeau, des chaussures lustrées et pourquoi pas un anneau en or feraient l'affaire pour paraître de la famille des Soprano. Certes, ce n'était pas innovant puisqu'il s'agissait là des habits quotidiens du jeune homme, mais on ne crachait jamais sur les issues de secours. Par ailleurs, il n'était pas le seul à devoir improviser au dernier moment : c'est ce qu'il découvrit lorsque, attendant au volant de son Aston à vingt-et-un heures précise – ou presque – devant la porte de Meaghan, il vit apparaître la demoiselle dans un habit blanc de fortune, passer le seuil de son entrée avant de se diriger vers le carrosse lustré. Gentleman, Pride sortit de sa précieuse voiture et vint ouvrir la portière à sa cavalière, non sans lui adresser un regard amusé.

« Quoi, je suis déguisée en Déesse, ça se voit pas ?  »
« Tu n'avais pas besoin de déguisement pour cela. » souffla le jeune homme d'un murmure suave et charmeur.
« Est-ce que le mafioso me ferait des compliments ? »
« Est-ce que Nemesis serait en train de faire des remarques sur ma tenue ? Parce qu'au cas où tu n'aurais pas remarqué, mon déguisement est au moins aussi original que le tien. Ce qui là, aurait été un compliment, si ce que je disais ne baignait pas dans le cynisme... » Et la demoiselle, muette face à la remarque, mais quelque peu amusée néanmoins, vint prendre place à l'avant du carrosse, sous le claquement de portière de Pride qui vint s'asseoir également. « Mais tu es magnifique, les draps blancs te vont à ravir. »
« C'est une robe Gucci, Berrington. »
« C'est bien ce que je dis. »
« Tu n'as aucun goût. »
« C'est peut-être bien pour cela que j'ai couché avec toi. »
« Et moi de même, j'ai voulu tester le bas de gamme, pour une fois. »
« Bien ! »
« Bien ! »

Le moteur ronronna, et la magnifique voiture amena les deux anciens amants vers la maison des Morecci : au vu de leurs humeurs massacrantes, la soirée risquait d'être délicieuse... Plus encore si Pride venait à croiser Muse au bras de son amant, celui-là même qu'Ella avait dénoncé comme étant celui qui la poussait à l'infidélité. Soit, le jeune homme sombre et rancunier ne comptait pas adresser la parole à mademoiselle Hannigan, quoiqu'il en soit : il se contenta de tenter la politesse forcée envers sa cavalière, qui il fallait l'avouer, était magnifique même avec un drap blanc sur les épaules.

« Je te sers un verre de punch... »
« Tiens, serais-tu devenu galant ? »
« ...que je jetterais dans ta sublime face de déesse si tu n'arrêtes pas tes délires tout de suite. »

Sourire crispé de circonstance, joute verbale excitante, regard de braise soutenant un regard de glace : gageons que derrière ces pics acérés, se cachait en vérité une attirance certaine. La preuve en était qu'ils n'avaient pas même encore fait l'effort de venir saluer les hôtes de la soirée.
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Message(#) Sujet: Re: Fire and Ice [Meaghan] Lun 1 Nov 2010 - 17:42

Halloween, cette fête si sacrée aux Etats Unis, pendant laquelle tout était permis l’espace de quelques heures et dont les adultes se servaient d’excuse pour retomber en enfance pendant cette nuit là. Cette même fête où les enfants revêtaient des costumes censés être plus effrayants les uns que les autres, et passaient de maisons en maisons à la recherche de friandises, s’accrochant à la sonnette des maisons comme si leur vie en dépendait, et ne lâchant qu’à la seule et unique condition que quelqu’un leur ouvre, avec des sucreries. Non pas que Meaghan n’aimait pas les enfants, le tout étant qu’ils restent dans un périmètre de sécurité bien défini, mais la brunette ne supportait tout simplement pas ceux des autres… ce qui réduisait considérablement la donne. Manque de chance, le courant était revenu dans le quartier la veille, permettant ainsi à tout le monde de pouvoir se donner à cœur joie dans cette fête, si on se fiait au carillon de la villa de la jeune héritière n’ayant cesse de sonner. Et double manque de chance, sa réunion à New York ayant été annulée au dernier moment, si bien qu’elle se retrouvait coincée à Ocean Groove, au milieu de toute cette ambiance festive alors que son humeur était à son niveau le plus menaçant. L’héritière n’aimait guère lorsque ses affaires tombaient à l’eau, et qu’elle manquait une importante négociation parce qu’un de ses investisseurs était bloqué à l’autre bout du monde. Peu importait la raison, Meaghan était une femme d’affaires jusqu’au bout des ongles. Soupirant alors que la sonnette d’entrée retentissait à nouveau, c’est avec un air à la fois blasé et menaçant qu’elle ouvrit la porte sans un mot, et tendit aux adolescents le pot de bonbons avant qu’ils n’aient pu ouvrir la bouche. « Prenez tout, et dîtes à vos petits camarades qu’il n’y a plus rien » annonça-t-elle d’un ton qui coupait court à tout argument, tandis qu’elle refermait la porte sans même jeter un coup d’œil aux déguisements. Et bien qu’elle n’avait prévu de se rendre à la fête organisée par des voisins, c’est avec une expression résignée qu’elle sortit son téléphone portable de la poche arrière de son jean griffé, appelant alors la personne la plus improbable de son répertoire.



Des draps blancs. Ces mots là raisonnaient rageusement dans sa tête, tandis que son cavalier improvisé de ce soir la guidait silencieusement à travers la villa des Morecci. N’ayant pas prévu de se déguiser –ni même d’aller tout court à la soirée d’Halloween-, la Belle s’était improvisée dans sa garde robe bien remplie, prenant une robe blanche au tissu raffiné, drapée sur son épaule, qui ferait parfaitement illusion en tant que déguisement de Déesse, si jamais quelqu’un osait quand même poser des questions malgré son air menaçant dès que le sujet était abordé. Et ce que Pride désignait là par des draps blancs n’étaient rien d’autre qu’une tenue de la grande marque Gucci, faisant enrager la jeune femme devant une telle insulte sur sa tenue soignée. C’est donc après une petite joute verbale qu’ils avaient fait le trajet en silence, chacun boudant dans son coin et refusant de faire le premier pas vers l’autre. Un comportement des plus enfantins, que pourtant aucun des deux ne voulaient abandonner. On dit bien souvent que le silence est d’or, mais pourtant celui-ci ne dura pas entre les deux jeunes gens, bien trop occupés à se lancer des pics et à renchérir constamment dans la provocation, pour se soucier du reste. « ...que je jetterais dans ta sublime face de déesse si tu n'arrêtes pas tes délires tout de suite. » Un léger sourire adorable, qui contrastait pourtant avec la lueur provocante qui brillait au fond de ses prunelles, tandis qu’elle se rapprochait d’un pas vers Pride, lui permettant ainsi de lui parler dans un murmure bas malgré la musique raisonnant dans le séjour. « Essaie un peu pour voir, et je suis persuadée que cette citrouille… » Un léger mouvement de la tête pour désigner la citrouille en question, posée innocemment sur un meuble non loin. « … irait parfaitement bien avec ton teint pale et ta chemise rouge. » Et pourtant, derrière ces paroles qu’elle ne manquerait sans doute pas de mettre à exécution pour peu qu’il s’agisse de quelqu’un d’autre que lui, s’éveillait en Meaghan un véritable intérêt pour le jeune homme ténébreux, qui n’avait cesse de lui tenir tête dans une répartie sans faille. Un comportement qui au final lui imposait le respect, aussi étonnamment que cela puisse paraitre. Puis la jeune femme se redressa, gardant cette prestance qui allait parfaitement avec son déguisement improvisé, et finit par pousser un léger soupir, parfaitement consciente qu’ils ne pouvaient décemment pas continuer à se chamailler toute la soirée. « Je prendrais n’importe quoi qui n’est pas du jus de citrouille » finit-elle par répondre d’un ton plus doux, signifiant que tout alcool fort serait bon pour elle, et montrant ainsi sa bonne volonté à enterrer la hache de guerre… pour l’instant.
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Message(#) Sujet: Re: Fire and Ice [Meaghan] Mer 10 Nov 2010 - 21:34

Les hostilités semblaient avoir démarré bien trop fort, néanmoins les deux protagonistes de la discussion animée prenaient cette joute verbale tel un jeu. Ce n'était pas celui qui se montrerait le plus blessant, mais bien celui qui aurait le dernier mot, par le biais de quelques subtilités amères et teintées d'un humour grinçant. Sans doute était-ce cela que Pride appréciait chez la demoiselle, malgré les apparences : apprécier une personne pour son don d'élocution venant rivaliser avec le vôtre n'avait rien de masochiste ; cela relevait au contraire d'un défi à relever. Et Meaghan en représentait un à elle seule, avec sa prestance, sa fierté, son caractère volcanique : une alter-ego féminine en quelque sorte, le machiavélisme en moins et le tact de la diplomatie en plus, vraisemblablement. Ainsi contre toute attente, Pride et Meaghan s'étaient embarqués dans un jeu qui les amusaient, mais qui pourrait bien, à la longue, déboucher sur des conséquences désastreuses. Le principe même des gamins se jetant au cou par amusement, finissant par détourner la bataille amicale d'une fratrie en pleurs, colère et hargne. Et la fureur habitant les deux anciens amants n'avait rien à envier aux harpies de la mythologie grecque, preuve en était des regards de braise qu'ils se lançaient. « Essaie un peu pour voir, et je suis persuadée que cette citrouille irait parfaitement bien avec ton teint pale et ta chemise rouge. » « Hmm, je pressens comme un effeuillage soudain de ton magnifique costume si la soirée entre nous vire en bataille de nourriture. » souffla le jeune homme non sans l'observer de haut en bas d'un sourire pervers, volontairement appuyé pour faire enrager la demoiselle. « …très érotique par ailleurs, je te le conseille. Le sexe et la gastronomie font toujours bon ménage, bien que je préfère nettement le chocolat ou les spécialités françaises telles que la chantilly. Le corps des femmes est une sucrerie, ne le souillons pas avec des aliments bas de gamme. » Ah, et n'oublions donc pas les quelques sous-entendus sensuels, pervers ou intéressés, qui jonchaient de temps à autres les joutes verbales à l'instar d'un Pride cynique mais volontiers dragueur avec la demoiselle. Par provocation, par envie, par satisfaction. Par jeu. Et enfin Pride se montra cavalier en invitant la jeune femme à lui servir un verre, ce qui arracha un bref sourire blasé à Meaghan : visiblement elle non plus n'avait pas prévu de se retrouver à cette petite sauterie ce soir. Pride détourna un instant son regard comme pour toiser les alentours, au même titre que son interlocutrice : les anciens amants, maintenant polis et courtois l'un envers l'autre, ne semblaient plus savoir véritablement où se mettre. Et c'est alors que le regard fauve du jeune Berrington se posa sur une Muse riant aux éclats avec un homme, accentuant la colère froide de celui qui se considérait comme son futur ex. Plissant le nez de mépris, il se retourna enfin vers Meaghan, l'accompagnant vers le buffet d'un pas décidé. « Je prendrais n’importe quoi qui n’est pas du jus de citrouille » « De même. » fit-il d'une voix soudain plus glaçante, malgré son murmure suave et grave. « Avec un peu de chance, ils auront quelques Chocolate Fullmoon à nous proposer. » rajouta le jeune homme dans un sourire en coin alors qu'il passait auprès de sa cavalière sans pour autant la regarder, arquant les sourcils lors de l'évocation du cocktail.

Quelques gorgées sèches avalées prestement pour les deux jeunes gens qui semblaient avoir leurs raisons pour ne savourer la fête qu'à moitié et laisser plutôt leurs papilles profiter du punch de fête des Morecci. Mais à peine eut-il reposé son verre, que le courant se coupa brusquement, provoquant quelques cris apeurés et une agitation soudaine. Calme, comme à son habitude, Pride se contenta de froncer les sourcils : trick or treat ? Soit notre couple d'hôtes était friand de blagues pour mieux animer l'ambiance de la fête, soit Miami était de nouveau plongé dans le noir.... « Non mais dîtes moi que je rêve! Tu ne vas me faire le coup de la panne de courant à chaque fois que tu veux laisser libre cours à ta libido incontrôlable, Berrington! » Dans un soupir, le jeune homme se tourna alors vers Meaghan, du moins vers son ombre qu'il pouvait difficilement entrapercevoir. « Bien sûr je ne doute pas que tu attires encore les puceaux qui tentent de t'embarquer dans une voiture, t'emmènent au sommet d'une colline passablement artificielle et montée sur une ancienne décharge, tentant de t'amadouer avec cette tactique vieille comme le monde, à savoir la panne de voiture. Mais laisse le coup de la panne de courant pour les électriciens au chômage... » Et les deux jeunes gens de s'embarquer de nouveau dans une nouvelle joute verbale, moins enfantine cette fois, plus virulente et prêtant à polémique. Le courant se ralluma enfin, parcouru de nouveaux cris qui attirèrent brièvement le regard fauve du jeune homme. Un cadavre, magnifiquement bien reproduit, se balançait de gauche à droite au bout d'une corde... Une magnifique mise en scène qui aurait bien eu l'admiration de Berrington si ce dernier, trop égocentrique, ne s'était pas concentré sur son nombril à l'instant. Comme à son habitude. Ainsi, il retourna aussitôt ses yeux ambrés sur Meaghan, du venin perlant au bout de la langue et un regard de braise lançant des pics de glace, indifférent aux cris de surprise des invités. «  Si je te voulais dans mon lit, nous savons très bien tous les deux qu'il me suffirait simplement de te montrer le chemin de ma chambre et que tu t'y allongerais sans préavis. » Ni provocation dans ce ton pourtant venimeux, ni arrogance, juste une tension sexuelle pas encore aboutie ; entre la rivalité et la colère, entre le défi et l'envie... Quelque part dans les sphères malsaines de la condition humaine.
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