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 T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon !

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Message(#) Sujet: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Lun 1 Nov 2010 - 1:31

GADDIÈL STHERLING & DIANN MC GONOWAY

Il devait être aux alentours de 20H45 ce soir là lorsque Diann, enfin prête, sortit de sa chambre pour se rendre à la salle de bain, histoire d'apporter la dernière retouche maquillage à son déguisement d'Halloween. Perchée sur des talons aiguilles d'une hauteur vertigineuse qu'un spécialiste du squelette humain aurait certainement prohibés au vu de la cambrure que cela lui donnait, McGonoway se posta devant le miroir mural de la salle d'eau et entama de se maquiller consciencieusement les yeux à l'aide d'un mascara et d'un liner tous les deux de couleur noire. Ce soir, plus par auto-dérision que par envie nettement marquée d'aguicher tout le quartier, madame le procureur n'avait pas lésiné sur les moyens. En plus de ses talons aiguilles noir de jais, elle avait opté pour une paire de bas de la même couleur, qui flirtaient outrageusement avec l'indécence, mais pas autant que le bustier porte-jarretelles qui retenait le tout, en dentelles qui plus est, et caractérisé par un décolleté plus que plongeant. Pour tout dire, Diann avait conscience du caractère ô combien osé de son déguisement, surtout compte tenue de son statut de femme de loi sensée être bien sous tout rapport, mais elle comptait essentiellement sur son accessoire surprise pour donner un côté parodique à l'ensemble et montrer qu'il fallait plus y voir l'illustration d'un fantasme de société qu'une réelle provocation à connotation sexuelle.

Finalement, lorsqu'elle eut terminé de s'assombrir le regard, McGonoway s'appliqua à la mise en place de ses lentilles rouge carmin. La tâche la fit plusieurs fois battre des cils et soupirer d'exaspération, mais elle finit tout de même par arriver à ses fins pour, au final, ne plus avoir à se préoccuper que de dessiner la goutte de sang au coin de ses lèvres qui donnait une touche vampirique - et donc " halloweenesque " - à sa parure. S'en suivit alors un dernier état des lieux (boucles d'oreilles, chignon, bagues ...) et un tour sur elle-même pour se rendre compte, une fois de plus, qu'il allait lui falloir un courage à toute épreuve pour assumer ce string en satin. Mais qu'importe, l'heure n'était plus à la rétractation, d'autant plus qu'elle n'avait pas pour habitude de ne pas assumer ses choix jusqu'au bout. Alors, plus droite et plus suffisante que jamais, elle éteignit la lumière et attrapa la veste de cuire cintrée qu'elle avait acheté spécialement pour l'occasion avant de descendre les escaliers qui la ramenèrent à son salon. Là, elle enfila le blouson en constatant qu'il était presque l'heure et attrapa sur le canapé d'angle la cravache qui terminait de la transformer en maitresse SM vampirique.

20H55, prenant conscience qu'aucune poche n'avait été prévue ni à son bustier, ni à sa veste, Diann abandonna l'idée d'embarquer avec elle son téléphone portable. Étant déjà encombrée d'une cravache, elle ne souhaitait nullement avoir à porter un sac par dessus le marché et, même si l'idée de le faire porter par Stherling lui traversa l'esprit, elle eut le bon goût de se dire que ce dernier ne lui ferait peut-être pas le plaisir de le tenir toute la nuit durant. De toute façon, elle se rassura en relativisant sur le fait que la maison des Morecci n'était qu'à quelques pas de chez elle et que, en définitive, nul besoin ne se faisait ressentir quant au fait d'embarquer bippeurs et autres moyens de communication high-tech. Pour une soirée, le travail allait devoir se passer d'elle et Gaddièl. Un Gaddièl à qui elle n'avait d'ailleurs pas franchement laissé le choix de l'accompagner, puisque sa demande la veille au soir en quittant le bureau s'était plus faite sous forme d'affirmation que de question.

Soudain, la sonnette de la porte d'entrée retentit. Déduisant qu'il s'agissait forcément de son cavalier du soir, Diann éteignit les lumières, s'empara de son trousseau de clef, y dégrafa celle qui lui servait à verrouiller la porte d'entrée et alla ouvrir, cravache en main et veste ouverte sur dentelle quasi transparente.

- Gaddièl, pile à l'heure ! S'exclama-t-elle, faisant abstraction de son regard exorbité, mais ne pouvant s'empêcher de le toiser de haut en bas. Bien ... Reprit-elle en franchissant le pas de la porte et en lui tournant le dos pour la refermer derrière elle. Discrètement, elle plaça la clef de la serrure dans son décolleté puis se retourna pour reprendre : Je vois que nous sommes raccord ce soir ... Cette couleur vous sied à merveille.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Diann McGonoway était bel et bien en train de faire de l'humour. De l'humour un poil moqueur, certes, mais adoucit par le sourire entendu qu'elle lançait au jeune homme en détaillant le maigre petit bout de tissu qui lui servait de déguisement. Si elle représentait le fantasme de la Justice pervertie, lui que représentait-il ?


Dernière édition par Diann McGonoway le Dim 7 Nov 2010 - 4:41, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Lun 1 Nov 2010 - 23:02



La pendule de la grande maison Stherling venait de sonner le dernier coup, des dix-huit heures passés. Gaddièl se tenait dans sa chambre ou plutôt devant son lit, sa tête fixant avec insistance le paquet minuscule qui trônait devant lui. C'était un sac tout en velours avec en lettrine grenat ; "Chez la Rose piquante", le jeune homme fit deux pas en avant, puis deux pas en arrière, définitivement pas prêt à approcher le paquet. Il commença à se ronger les ongles, ce qu'il détestait chez lui. Le grand brun rejeta ses mains en avant en expulsant tout l'air dans ses poumons, avant de se donner un peu de courage en ajoutant : Tu es un homme...Jusqu'à preuve du contraire tu as des testicules. Tu peux le faire ! Après cette petite pique à lui même, il marcha d'un pas décidé vers la grande salle de bain en marbre et son énorme douche qui aurait pu contenir aux moins deux Suzanne Boyle. Il fit tomber sa chemise, et attrapa en sifflotant le tube de cire épilatoire qu'il avait acheté en magasin. Il ne connaissait rien à l'art délicat de l'épilation, et Gaddièl allait vite découvrir qu'il aurait dû opter pour la crème dépilatoire. Il suivit les indications, sans comprendre les futur moments de douleur que le médium allait traverser. Pour son costume, il se devait d'épiler son torse bien trop poilu. Il tira sur la première bande. D'abord, il sentit juste un petit picotement, en souriant et en pensant à toutes ces femmes qui se plaignaient de cette obligation. Mais la douleur monta vite, et il poussa un hurlement qui fit trembler toute la maison : OH! #@%# ! Espèce de #@%# ! SALOPERIE DE #@%#

Trente-minutes plus tard, un sac de glaçons sur son torse, il avait réussi à finir de s'épiler. Gaddièl était prostré dans sa douche sous une eau glacée, comme s'il avait subit la pire des tortures. Le jeune homme n'avait pas perdu le fil du temps, et il devait maintenant parfaire son déguisement. Il marcha péniblement jusqu'au lavabo, et dans un geste nonchalamment s'appliqua l'huile pour donner un aspect brillant et huilé à son corps. Très mauvaise idée aussi, surtout sur son torse encore meurtrit. La douleur remonta aussitôt et il poussa un grognement d'un Guizmo malade. Il serra les dents et continua à appliquer le baume sur le reste de son corps, même les zones plus difficiles d'accès. Je pense qu'il serra inutile de vous faire un dessin, si ? Non, car il était important que son corps soit bien mis en valeur, car son costume allait couvrir qu'une toute petite partie de son anatomie. Une fois, le calvaire de la salle de bain terminé, il jeta un coup d'œil rapide à la pochette de la "Rose piquante" mais ne s'approcha pas plus.

Gaddièl se jeta au sol et commença une série de pompes, pas qu'il aimait particulièrement cette activité, mais c'était une démarche nécessaire pour contracter ses muscles et être le plus ferme possible. Essoufflé, mais satisfait de lui, il s'arrêta et se décida enfin à ouvrir le paquet sur son lit. Dans une boite rectangulaire se trouvait un short doré, Stherling le regarda en déglutissant légèrement. Il avait voulu frapper fort ce soir, non pour choquer sa patronne actuelle, ou essayer de la séduire. Mais il avait besoin d'extériorisé un profond mal être qui s'installait peu à peu chaque jour. Avec les derniers évènements, côté cœur c'était la toundra sibérienne. Narcisse refusait de lui parler ou de le voir. Dakota ne répondait plus à ses appels, où comment comprendre que tomber amoureux de personnes déjà en couple ce n'était pas des plus intelligent ?

Pas le temps de s'appitoyer, il enfila son short, qui était son costume pour ce soir. Il représentait, Rocky, la créature dans le célèbre film Rocky Horror Picture Show. Gaddièl descendit les marches de l'escalier familial, enfila une robe de chambre pour pouvoir au moins transporter son portable, et autre accessoires. Et, avant de prendre sa voiture pour aller chercher sa charmante mais très envahissante patronne. Il couvrit sa chevelure de plusieurs spray de paillettes dorées pour parfaire son rôle, et se mit en route. Il arriva assez rapidement devant chez madame le procureur. Ils n'habitaient pas si loin de l'un, l'autre. Le Rocky d'un soir se gara dans l'allée, et sortit de sa Chrysler 300C bleu nuit. Il se donna du courage en se mordant la lèvre et se défit de son peignoir qu'il plia sur la banquette arrière. Il baissa la tête, et ne put qu'être surprit par le manque de vêtement, mais surtout...C'était extrêmement moulant, il paniqua et regarda tout autour de lui. Prêt de la porte de Diann, trônait un géranium, assez grand pour couvrir cette bosse prédominante. Le grand brun marcha en canard jusqu'à la plante, l'attrapa dans une main et sonna chez la plantureuse rousse. La porte s'ouvrit.

- Bonsoir... lâcha t-il avec difficulté. Gaddièl en lâcha presque le géranium avant de se reprendre. Mais il ne put s'empêcher d'admirer les formes de sa patronne qu'il ne pensait jamais voir enfiler ce genre de costume. Il essaya de se reprendre alors qu'elle refermait sa porte d'entrée. Il jeta le géranium sur le côté, qui termina sa chute sans un bruit dans un buisson. Les mains devant son short, il chercha ses mots * Vas-y, parle lui du temps ! Non, des pingouins ! Surtout, ne regarde pas ses fesses ! * pour enfin sortir : Vous avez une maison charmante. Elle est bien fournie...L'architecture, je veux dire... Quand Diann plaça la clé dans son décolleté, son visage vira au rouge écrevisse. Il savait qu'elle venait de lui parler, et même de lui faire un compliment mais tout ce qu'il arriva à dire c'est un simple : Merci. alors que sa voix partait dans les aiguës. Gaddièl était bien loin des traits d'humours, il ouvrit la marche vers sa voiture, préférant passer devant, c'était mieux pour son esprit perturbé. Le jeune homme fit le tour du véhicule, et ouvrit la portière à sa cavalière d'un soir. Dans un silence presque religieux, il fit le tour et enfila rapidement son peignoir pour pouvoir conduire en toute tranquillité. Il se sentait bien mieux, et se permit enfin de commencer une discussion d'un adulte, presque responsable, en démarrant le moteur.
- Je pensais surprendre ce soir. Je pense que je ne serais pas le seul. Quelle est votre costume ? Si, vous me permettez ?
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Mar 2 Nov 2010 - 0:06

- Vous avez une maison charmante. Elle est bien fournie ... L'architecture, je veux dire ...

Devant la gêne palpable de Gaddièl et la maladresse de ses propos, Diann ne fit pas l'effort de contenir un petit rire de gorge un poil suffisant et qui aurait pu faire comprendre à quiconque écoutait leur conversation en secret - caché dans un buisson par exemple - qu'elle trouvait la timidité de son cavalier amusante au possible. Merci pour elle. Répondit-elle en l'accompagnant dans sa descente des marches du perron avec une aisance dans le maniement du talon aiguille qui démontrait une habitude certaine en la matière. Le fait qu'il fut passé devant pour ouvrir la marche ne la dérangea pas, elle le devinait bien trop nerveux pour s'effacer comme il se devait devant elle afin de la laisser passer et décida de ne pas lui en tenir compte car les petits pas maladroits qu'il faisait en direction de sa voiture valaient largement son indulgence de part leur caractère ridicule et attendrissant. Joueuse (et certainement plus à l'aise de lui dans l'acceptation de leur quasi nudité), elle alla même jusqu'à resserrer son emprise sur sa cravache dans l'optique de lui en coller un petit coup, mais se ravisa au dernier moment, consciente que ce genre taquinerie 1) n'avaient rien à faire dans leur relation et 2) risquait de soit être mal interprétée, soit de le crisper d'avantage.

Finalement, Stherling s'appliqua à lui ouvrir la portière et c'est avec souplesse qu'elle s'installa côté passager pour l'observer se rhabiller à la va vite une fois qu'il eut fait de nouveau le tour de la Chrysler. Malgré la présence de sa veste en cuir, McGonoway se surprit à frisonner, car le cuir des sièges était d'une température glaciale en comparaison de celle de sa peau nue. Gaddièl, quant à lui, drapé de son peignoir et chaussé de ses tongues, avait ce côté too-much - voir carrément pédale douce - que l'on pouvait retrouver dans les films gays. Autant dire que le sourire en coin qu'arborait Diann au moment où il prit place derrière le volant ne s'en trouvait que plus prononcé.

- Je pensais surprendre ce soir. Je pense que je ne serais pas le seul. Quelle est votre costume ?
- Je suis la Justice pervertie et sanguinaire, alors prenez garde à vos fesses Gaddièl. Répondit-elle en frappant la paume de sa main libre avec le plat de sa cravache pour appuyer sa fausse menace tandis que la voiture reculait dans l'allée du garage. Et vous ? Ne me dites pas que vous choisissez Halloween pour votre Coming Out, on risquerait de ne pas vous prendre au sérieux, d'autant plus qu'en arrivant ensemble et déguisés de la sorte il y a fort à parier pour qu'on nous demande ou sont cachés la laisse et les sextoys ...

Réaliste, Diann préférait soulever l'éventualité de pareille situation plutôt que de voir Gaddièl se faire prendre au dépourvu et paniquer et rougir lors de leur arrivée à la fête. Elle estimait qu'en se préparant à ce genre de réaction, il éviterait de semer le doute en bégayant et en se faisant involontairement passer pour véritablement coupable des pratiques qu'on le soupçonnerait d'avoir avec elle. Après tout, cette soirée avait beau avoir été conçue pour l'amusement des convives et pour célébrer Halloween, le quartier n'en demeurait pas moins le panier de crabes qu'il était les 364 autres jours de l'année. Aussi préférait-elle décontracter son cavalier avant qu'ils n'arrivent chez les Morecci, de façon à ce qu'il puisse rire de la critique si jamais cette dernière venait à se faire entendre.


Dernière édition par Diann McGonoway le Dim 7 Nov 2010 - 4:42, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Mer 3 Nov 2010 - 15:13


Gaddièl était effectivement mal à l'aise dans son petit short - très gay - même si en montant dans sa voiture il avait couvert sa peau d'un peignoir blanc, de type serviette éponge quand pouvait trouver dans les grands hôtels (et non un petit peignoir rose à dentelle transparent) Car, le grand brun allait devoir faire tomber celui-ci dans quelques minutes, et il s'inquiétait déjà des futurs infortunes ; Et, si son vêtement se craquait en plein milieu d'un toast ? Pourrait-il cacher l'impensable derrière son verre ? Heureusement, parler avec Diann, lui permettait de faire descendre la pression qui s'accumulait. C'était paradoxale, surtout grâce à la tenue légère qu'elle arborait. Il avait été surprit en la découvrant madame le procureur devant sa porte. Si, elle avait souhaité lui décrocher la mâchoire, elle avait parfaitement réussit.

- Je suis la Justice pervertie et sanguinaire, alors prenez garde à vos fesses Gaddièl.
- Je serais donc notre système carcéral. Invisible et quasiment inopérant, si vous le souhaitez ? Sinon, je suis Rocky du célèbre Horror Picture Show pour vous servir.

Dans un recul parfaitement contrôlé, il prit la route. Gaddièl ne montra aucun signe de son profond malaise. Malgré les veines apparentes sur son front et la légère perle de sueur sur sa tempe droite. Car il ne voulait pas causer un accident, et il était plus que prudent au volant. Le jeune homme pouvait aussi compter sur la direction assistée qui lui permettait de garder le contrôle. Le stress était pourtant présent, et l'humour piquant de notre nouvelle maîtresse Démonia, allait bientôt faire exploser notre charmant Stherling qui n'allait pas prendre une seconde pour respirer.

- Et vous ? Ne me dites pas que vous choisissez Halloween pour votre Coming Out, on risquerait de ne pas vous prendre au sérieux, d'autant plus qu'en arrivant ensemble et déguisés de la sorte il y a fort à parier pour qu'on nous demande ou sont cachés la laisse et les sextoys ...
- Je le savais...C'était trop osé. Non, j'ai l'air ridicule. Et, je vous rassure, j'ai rien à voir la grande folle du troisième étage. Ce n'est pas mon genre, et vous risquez pas me voir me faire retourner par le livreur de FedEx à la pause déjeuner. Quand je pense que j'avais posé mon sandwich sur cette table...Bref, j'aurais du prendre mon costume de Chewbacca de l'année dernière. Mais il a une tache blanche dessus sur l'entre-jambe, rien de suspect je vous rassure ! Je ne suis pas ce genre de garçon à avoir un rapport entre deux portes avec une femme. Et, si cela arrivait, je me protègerais. Non, car si vous aviez connu ma mère. Elle était du genre à me dire. Il prit sa première inspiration depuis le début de son monologue mais continua de plus belle en prenant un accent faussement britannique. Si tu veux planter Pan-Pan dans ton premier marécage, tu peux, mais tu te protèges. Car les MST, c'est comme les caries, c'est mieux dans la bouche des autres.

Il arrêta le véhicule à un passage piéton, et voulut terminer son anecdote par un rire qu'il étouffa. Gaddièl enchaîna avec un long silence pour laisser un groupe de sorcières et petit diables traverser. Les enfants dévisagèrent madame le procureur et son assistant le stripteaseur. Les parents accompagnant leurs enfants pour la célèbre visite chez les voisins s'arrêtèrent à leur tour. Le médium tapota sur son volant. Pour enfin, se permettre son premier trait d'humour de la soirée. Il se tourna vers son invitée, alors qu'un père de famille restait planté au milieu de la route. L'homme gardait la tête penchée vers le décolleté alléchant de McGonoway. Le petit diable à son bras essayait tant bien que mal de tirer son père en avant.

- Si vous le souhaitez, on peu encore faire un détour pour ajouter des accessoires à votre panoplie ?
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Jeu 4 Nov 2010 - 22:31

« Je serais donc notre système carcéral. Invisible et quasiment inopérant, si vous le souhaitez ? Sinon, je suis Rocky du célèbre Horror Picture Show pour vous servir. »

Diann accueillit la réponse de Gaddièl par un rire cristallin et bon enfant qui – si cette réplique lui avait été faite sur son lieu de travail – n’aurait certainement pas eu cette consonance amusée. Définir de la sorte le système carcéral qu’elle défendait et appuyait à longueur de journée au bureau était un risque qu’il prenait, sachant que dans ses mauvais jours madame le procureur était capable de répliquer sèchement pour moins que ça, mais ce soir la situation se prêtait à plus de frivolité que d’habitude et Diann avait elle-même prit la résolution de ne pas penser au travail le temps que durerait la fête. Elle laissa donc couler l’affront fait au système punitif qu’elle affectionnait tant et préféra reporter son attention sur les souvenirs que lui évoquait le prénom de Rocky dans le « célèbre Horror Picture Show ». Sans garder d’images précises en tête, des réminiscences de parodie à connotations transsexuelle ou Drag Queen lui revinrent et la firent regarder avec d’autant plus d’insistance les jambes à demi nues de son cavalier. Épilées, bien entendu. Décidément, la face cachée de la lune de ce Stherling avait de quoi surprendre, pensa-t-elle, et cette révélation ne fit que la conforter dans l’idée qu’elle avait peut-être visé juste avec sa référence à un Coming Out inopportun.

« Je le savais...C'était trop osé. » S’apitoya-t-il sous le regard interdit de Diann qui ne s’était pas attendu à ce que ce choix de déguisement soit si mal assumé. « Non, j'ai l'air ridicule. Et, je vous rassure, j'ai rien à voir la grande folle du troisième étage. Ce n'est pas mon genre, et vous risquez pas me voir me faire retourner par le livreur de FedEx à la pause déjeuner. » « Gaddièl … » Tenta-t-elle de l’interrompre, la voix hésitante mais les idées claires quant au fait qu’il semblait nécessaire de le calmer avant qu’il ne s’enfonce dans une névrose aux allures de crise d’angoisse. « Quand je pense que j'avais posé mon sandwich sur cette table ... Bref, j'aurais du prendre mon costume de Chewbacca de l'année dernière. Mais il a une tache blanche dessus sur l'entre-jambe, rien de suspect je vous rassure ! Je ne suis pas ce genre de garçon à avoir un rapport entre deux portes avec une femme. Et, si cela arrivait, je me protègerais. » Enchaina-t-il sans prendre en compte son interruption, de plus en plus nerveux et de plus en plus hors sujet. « Gaddièl ! » « Non, car si vous aviez connu ma mère. Elle était du genre à me dire : Si tu veux planter Pan-Pan dans ton premier marécage, tu peux, mais tu te protèges. Car les MST, c'est comme les caries, c'est mieux dans la bouche des autres. » « GADDIEL ! Calmez-vous ! » Trancha-t-elle enfin, autoritaire et exaspérée par cette envolée lyrique qu’elle estimait bien trop métaphysique en comparaison du caractère léger de leur allure volontairement débridée et légitimée par la nature de la fête à laquelle ils se rendaient.

La voiture venait de s’arrêter à un passage piéton. Leurs éclats de voix (en plus de leurs costumes) avaient attiré l’attention des enfants qui traversaient la route mais aussi, et surtout, de leurs parents qui ne manquèrent pas de rester baba face à la dégaine on ne peut plus provocante de leur duo. Consciente que ce n’était pas sur ses yeux que louchait le plus âgé des hommes de ce petit groupe de marcheurs, Diann adopta une posture droite et digne qui en disait long sur ce qui pourrait lui arriver comme retour de flamme si par malheur il lui prenait l’envie de se permettre un commentaire. Pervertie et sanguinaire peut-être, mais Justice quand même, que les choses soient bien claires.

« Si vous le souhaitez, on peu encore faire un détour pour ajouter des accessoires à votre panoplie ? » « Si c'est là votre façon de souligner le fait que j'aurais mieux fait de mettre un soutient-gorge, sachez que je m'assume très bien, merci.» Répondit-elle du tact au tact en souriant du coin des lèvres et en adressant un geste de la main au père de famille planté en plein milieu du passage pour l'inciter à tracer sa route.« Nous allons être en retard, avancez Gaddièl, cela l'encouragera peut-être à dégager le chemin. » Son regard fit la navette entre la maison des Morecci qui n'était plus qu'à une dizaine de mètres et l'horloge analogique du tableau de bord qui indiquait 21H. S'il y avait bien une chose que Diann tenait en horreur c'était de ne pas être pile à l'heure.


Dernière édition par Diann McGonoway le Dim 7 Nov 2010 - 4:42, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Ven 5 Nov 2010 - 18:01

Avoir de la repartie en toute circonstance, était un mets délectable, en tout cas, quand il était bien servit. Gaddièl savait qu'en osant se comparer au système carcéral, il risquait de promptement refroidir la conversation. Mais il était tellement stressé par son costume, et par celui de Diann, qui pouvait joyeusement lutter contre les problèmes érectiles chez les hommes de plus de cinquante ans, qu'il aurait pu faire bien pire. (Ce qui n'allait pas tarder, avec sa langue bien trop bondissante) Cette tension dans les piques de sa voix, n'était point la peur de passer pour la grande " Priscilla, folle du désert ", mais plutôt de décevoir ou incommodé sa passagère. Mcgonoway avait fait tant pour lui, qu'il pensait ne pouvoir jamais assez la remercier. Il ne lui avait jamais dit, mais elle lui avait rendu sa dignité, un sens dans sa vie déconstruite, et peut être un avenir. C'est pour cela qu'il était légèrement anxieux en sa présence, comme à la maternelle devant une maitresse d'école stricte mais juste. Bien sûr, avec le décolleté que portait Diann ce soir, cela n'arrangerait rien dans l'esprit fiévreux de notre médium.

Madame le procureur le pensait gay, mais avec les jambes à ses côtés, ses courbes aguichantes, et cette nuque féminine qu'il aurait bien voulu goûter pendant quelques nanosecondes - Petite claque mentale, pour se rappeler que c'était sa patronne, qu'il lui devait le respect - et voilà comment on arrive à ce moment fatidique. Avant même d'ouvrir la bouche, Gaddièl se sentait glisser honteusement vers des chemins broussailleux, et dangereux. Pourtant son esprit essayait de le remettre sur les rails en agitant les feux de détresse règlementaires, mais il avait déjà perdu le contrôle. « Gaddièl … » * Mais ferme là ! C'est la dame qui te le demande ! Voilà, tu ralentis et tu pourras encore t'en sortir avec classe. C'est comme le patinage artistique, tu t'es rétamé sur le sol, mais tu te lèves et tu souris * « Gaddièl ! » * Non, ne souris pas bêtement en regardant sa poitrine ! Regarde la route ! Calme toi ! Pense à autre chose ! Pense à ta mère ! Non à ta grand mère ! A ses seins qui touchaient le sol...flasques et couverts de varices * « GADDIEL ! Calmez-vous ! » * Cela marche pas ! Bon arrête de m'écouter ! Je ne fais qu'agraver les choses ! Et déjà je n'existe pas et tu es entrain de te parler à toi même. Allez, bonne bourre, ciao *

Gaddièl arrêta la voiture pour laisser passer un groupe d'enfants, satisfait d'avoir pu enfin trouver un silence réparateur. Lui, qui ne voulait pas laisser une mauvaise impression à la belle de nuit, c'était trop tard. Mais étrangement, il se sentait bien mieux, comme si tout le stress avait pu s'échapper avec son monologue délirant. Le jeune homme reprit de la constance, surtout en remarquant l'un des passant qui se faisait largement plaisir en admirant les formes de madame le procureur.

« Si c'est là votre façon de souligner le fait que j'aurais mieux fait de mettre un soutient-gorge, sachez que je m'assume très bien, merci.» Au son de la voix de sa charmante coéquipière, il tourna la tête, mais pour cette fois la regarder dans les yeux, et arrêter de se comporter comme un adolescent prépubère. « Je crois que votre poitrine est tout à fait parfaite ! Et, que l'idiot devant nous souligne bien, l'admiration qu'elle saura susciter ce soir...Mais qu'est ce que j'en sais...Je suis gay... » ajouta t-il avec un petit jeu de sourcil pleinement provocateur, avant d'appuyer sur son klaxon. Le parent, un peu voyeur, avait cessé de l'amuser, et bizarrement cela ne lui plaisait pas trop qu'on regarde Mcgonoway de cette manière. Cela ne devait pas plaire à notre maitresse en cuir car elle ajouta : « Nous allons être en retard, avancez Gaddièl, cela l'encouragera peut-être à dégager le chemin. » Dans un geste parfaitement contrôlé, Gaddièl passa en marche arrière, recula tout en vérifiant l'arrière grâce son rétroviseur. Puis il repassa en première pour légèrement couper sur l'autre portion de la route et ainsi dépasser sans encombre le pervers qui semblait bien triste de ce départ. Il roula prudemment le reste du chemin, jusqu'à la demeure des Morecci. Il fut largement étonné par la décoration très tape à l'œil, le cercueil devant la maison, les citrouilles et autres artifices. Mais pas le temps de vraiment s'attarder. Il fallait d'abord trouver une place et se garer. « Voulez-vous que je vous laisse devant la maison, et je vais garer la voiture ? Je voudrais juste que vous ayez pas trop à marcher. » souligna t-il avec un sourire franc.
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Dim 7 Nov 2010 - 5:36

« Je crois que votre poitrine est tout à fait parfaite ! Et, que l'idiot devant nous souligne bien, l'admiration qu'elle saura susciter ce soir ... Mais qu'est ce que j'en sais ... Je suis gay ... » Le rire de Diann se fit étouffer par le coup de klaxon émis à l'intention de l'idiot en question. Satisfaite de voir Gaddièl retrouver contenance, elle appréciait à sa juste valeur les efforts humoristiques et le capital sympathie dont il faisait preuve afin de détendre l'atmosphère. Elle souriait encore quand la voiture amorça une marche arrière afin de mieux contourner le piéton et ne manqua pas de le suivre du regard jusqu'à manquer de s'en déboiter le cou en regardant par dessus son épaule. « Aucune dignité ... » Murmura-t-elle alors, plus à elle même qu'à son chauffeur, afin de qualifier l'attitude déplorable de cet homme qui, en plus d'être père, était certainement marié.

Enfin, l'allure déjà lente de la Chrysler s'amenuisât pour laisser libre cours à leur observation du lieu vers lequel convergeait une bonne partie de la population du quartier. Tape à l'œil et abondante, la décoration installée pour l'occasion n'en restait pas moins effrayante, notamment grâce au cercueil sinistre qui siégeait à l'entrée de la demeure. Les illuminations de circonstance réussissaient l'exploit d'éclairer le jardin tout en agrandissant les ombres des buissons, ce qui - combiné au ciel noir de nuages - était du meilleur effet, il fallait bien le reconnaître. « Voulez-vous que je vous laisse devant la maison, et je vais garer la voiture ? Je voudrais juste que vous ayez pas trop à marcher. » Détournant le regard de la façade des Morecci, Diann reporta son attention sur Gaddièl et lui rendit son sourire bienveillant. « Voilà qui est fort attentionné de votre part Mister Stherling. Faites donc, je vous attends à l'intérieur et vous réserve un verre. » Répondit-elle avec entrain avant d'ouvrir sa portière, de s'extraire du véhicule et de se dandiner sur place avec subtilité pour s'assurer que son corset n'avait pas trop descendu. Ceci fait, elle referma la portière, fit un signe de salut au médium et ne tarda pas à se diriger vers le perron des hôtes de la soirée afin de ne pas s'exposer plus que nécessaire à la fraicheur de la nuit qui, bien que raisonnable, lui ferait attraper froid si elle s'y complaisait.

Indifférente aux regards insistants que certains des voisins, nouveaux comme anciens, portaient sur son déguisement, Diann pénétra la demeure qu'on aurait pu croire hantée et constata qu'elle n'était pas la première à passer le seuil. Dans le salon, une bonne vingtaine de personnes discutaient déjà allégrement et, plus pour ne pas bloquer le passage que par réelle impolitesse, elle se permit de rejoindre l'assistance sans encore être entrer en contact avec les hôtes de la soirée qui étaient alors en grande conversation avec des personnes dont elle ne reconnaissait pas le dos (seule partie de leur anatomie qui lui était donné de voir depuis l'endroit où elle se trouvait). Tout en avançant dans le salon, Diann s'attarda sur la contemplation du sol caché par une fumée assez compacte pour qu'elle puisse la sentir lui caresser les mollets. Décidément, les Morecci n'avaient pas lésiné sur les moyens pour épater le voisinage ...

Finalement, elle opta pour un crochet par le buffet, histoire de s'emparer du verre qu'elle avait promis de réserver à Gaddièl, mais aussi - et surtout - pour se moquer silencieusement du costume de son ami Tyler qu'elle ne revenait pas de voir en Captain America. Dans le dos de la jeune femme à laquelle il parlait avec animation, elle se permit un haussement de sourcils appréciateur et une mimique de la bouche destinée à lui faire comprendre qu'elle était fière de le voir sortir et prendre part à la vie du quartier malgré le drame personnel qu'il avait vécu récemment. Discrètement, elle leva même son verre de Metropolitan faussement hémoglobinesque pour le saluer silencieusement et finir par repartir d'où elle venait afin de voir où en était Gaddièl. Sa traversée en sens inverse du salon l'amena à saluer plusieurs connaissances, mais c'est non loin de la porte d'entrée qu'elle préféra attendre le retour de son cavalier.
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Mer 10 Nov 2010 - 0:03

« Aucune dignité ... » venait-elle de lui souffler alors qu'il venait de dépasser ce père de famille au milieu de la route. Gaddièl était amusé et à la fois légèrement effrayé par le ton que le procureur pouvait prendre parfois. Elle savait maniée à la perfection cette pointe d'ironie, de froideur et de piquant à son goût. Ce qui lui soulignait qu'il ne voulait au grand jamais attirer les foudres de la belle rousse. Il allait essayé à son tour de se montrer mordant. « Oui, certains peuvent se montrer méprisable..surtout quand il s'agit des femmes.» Ce message n'était point adressé aux hommes en général, c'était une estocade pour souligner sa propre stupidité, mais cela sa passagère devait l'ignorer.

La maison des Morecci était en approche, les décors festifs et lugubres d'Halloween décoraient avec perfection l'entrée. Les nombreux invités et passants se pressaient sur le pas de la porte. Le chauffeur aurait pu s'attarder plus longtemps mais surveiller la route, et les nombreux enfants qui traversaient sans regarder, méritait toute son attention. Il freina lentement et demanda à la dominatrice d'un soir si elle désirait qu'il la dépose au plus prêt de la soirée. « Voilà qui est fort attentionné de votre part Mister Stherling. Faites donc, je vous attends à l'intérieur et vous réserve un verre. » Gad' déverrouilla la portière passager, et surveilla d'un œil le départ de la jeune femme. C'est vrai qu'il n'y avait pas de risque qu'il se passe quelque chose, mais le garçon aimait veiller sur les personnes chères à son cœur.

Une fois que Diann rentra dans la demeure, il s'avança au plus profond de la rue. Cette fête semblait avoir déplacé la moitié de Miami, et il n'était pas facile de trouver une place de libre. Stherling trouva enfin une place, et il fallait maintenant remonter toute la rue dans son petit short moulant. Le grand brun ne pouvait encore tomber le peignoir. Il n'avait aucune place pour ses clés de voiture, son portable, ou autres accessoires. C'était si bon de se trouver des excuses. Il ferma à double tour le véhicule et monta sur le trottoir déjà bien occupé par les enfants costumés. Gaddièl profita de ce moment solitaire pour vérifier ses messages sur son téléphone. Il avait envi d'envoyer un message à la charmante Riley. Pourtant, le consultant avait prit une décision. Il devait s'y tenir, donc il joua avec la molette pour descendre dans son répertoire; o, p, q, r. « Allez, il est temps d'être un homme.» Le garçon sélectionna Narcisse, et après plusieurs hésitations, il réussit enfin à appuyer sur " supprimer le contact ".

Le portable à nouveau dans la poche de son peignoir, il était temps d'abandonner sa pudeur. Le cercueil à quelques pas faisait des siennes, avec les cris des invités surprit par l'artifice. Gaddièl, comme une jeune vierge sur le point de perdre son pucelage, retira son haut. Il entendit un petit sifflement féminin d'approbation mais avec la foule qui se pressait vers l'intérieur, le médium ne put identifier la provenance de celui-ci. Les costumes, les visages maquillés, pour l'instant il ne reconnaissait personne. Et, toute son attention était dirigée pour retrouver sa dominatrice préférée. En montant les quelques marches pour saluer les célèbres organisateurs, deux personnes se pressèrent derrière lui. Une femme en tenue de Marylin, et un homme en tenue de Kennedy après son assassinat. Stherling trouva cela limite, et quand il monta la dernière marche, il sentit un léger pincement. Deux mains venaient de lui pincer innocemment les fesses. Le grand brun ne voulait pas savoir qui venait de lui montrer son appréciation, son visage alors plus rouge que le faux sang déposé devant l'entrée. Le pire c'est que le couple de jeunes mariés morts qu'il pensait saluer venait de disparaître à l'intérieur. Peut-être une personne plus importante à saluer ? Au moins en passant l'entrée, il retrouva la charmante Mcgonoway. Gaddièl lui offrit un grand sourire de satisfaction, son peignoir maintenant en boule devant ses formes masculines plus proéminent. « Dur de vous retrouver ! J'en suis content...En plus, je me suis fait peloté au passage...Je me sens violé...»
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Mer 10 Nov 2010 - 1:14

Là-bas, de l'autre côté de la pièce, près du buffet qu'elle venait de quitter et tandis qu'elle attendait bien sagement Gaddièl, Diann reconnut un homologue vampirique en la personne de Gabriel McAllister. Amusée par la coïncidence et consciente que quelqu'un d'avisé quant à la nature de leur bonne entente aurait pu y voir une provocation subliminale, elle accorda un sourire carnassier au jeune homme lorsque ce dernier, visiblement surpris de la voir ainsi vêtue, tourna la tête dans sa direction. Entre prédateurs sanguinaires et prétendument immoraux, elle estimait que le salut était de mise ...

Enfin, Gaddièl réapparut dans son champ de vision avec cette même gêne que lorsqu'il était venu sonner à sa porte. Encore une fois, elle s'amusa de le voir clopiner toutes fesses serrées et accueillit son retour par un regard interrogateur vis à vis du rougissement qui teintait des pommettes. « Dur de vous retrouver ! J'en suis content ... En plus, je me suis fait peloté au passage ... Je me sens violé ... » « Violé ! » Reprit-elle en riant et en lui tendant le verre qu'elle avait réservé pour lui, « Rien que ça ? Faudra-t-il que je vous prête ma cravache pour repousser les mains les plus baladeuses ? » Plaisanta-t-elle en faisant tourner entre ses doigts l'arme de dissuasion dont il était question sans rien avoir à envier au coup de main des majorettes capables de faire tourner leur bâton à une vitesse toujours impressionnante. « Tout est dans le maintien Gaddièl, vous ne vous imposez pas assez. » Reprit-elle après avoir cessé de jouer avec sa cravache pour lui en coller un petit coup sec au niveau de la hanche droite. « Allez, du nerf, bombez le torse, assumez-vous, soyez imposant et plus personne n'osera vous peloté à la dérobée. » Exigea-t-elle en trempant ses lèvres dans son cocktail d'une part tandis qu'elle continuait d'asticoter son cavalier de l'autre. « Il faut faire comprendre à quiconque manifesterait l'envie de vous toucher qu'il lui arrivera des bricoles en représailles. Regardez, est-ce que j'ai l'air de quelqu'un qui accepterait qu'on la pelote, moi ? » Finit-elle par demander en jouant de toute la hauteur que lui offrait le port de ses talons aiguille pour se maintenir plus droite et plus cambrée que jamais. Puis, se souvenant de ce don étrange qu'avait son partenaire pour répondre à côté de la plaque quand il se sentait pris à parti ou pris de panique, elle préféra anticiper en ajoutant : « Question rhétorique, ne répondez pas, buvez plutôt. » Un ordre qu'elle suivit aussi par ailleurs, avalant une autre gorgée de son cocktail et englobant une fois de plus du regard le salon qui ne cessait de se remplir. Entre zombis, monstres, savants fous et poupées désarticulées, les habitants du quartier n'avaient pas lésiné non plus sur la qualité des costumes et c'était certainement là tout le charme de la fête : une assemblée de convives qui se prêtaient au jeu dans un lieu décoré avec application, en fin de compte Diann ne regrettait pas le moins du monde l'absence de ses bippeurs, portables et autres outils de travail qu'elle ne quittait jamais en général.

Finalement, son attention revint sur Gaddièl qu'elle trouva toujours bien trop crispé en comparaison des circonstances et qu'elle essaya de détendre en s'engageant dans une conversation anodine, voir même légère en raison du côté taquin des rapprochements douteux qu'elle y faisait :

« Alors ? Voyez-vous des morts qui ne soient pas déguisés ce soir mon petit Gaddièl ? Les esprits sont-ils avec nous pour célébrer Halloween ou votre troisième œil ne vous informe-t-il de rien en particulier ? »
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Dim 14 Nov 2010 - 0:41

« Violé ! » annonça Diann à l'affirmation de la mésaventure de son ami. Gaddièl agita ses épais sourcils pour bien confirmer ce geste ostentatoire sur son humble derrière. Bien sûr dans son ton un peu gêné, il avait de l'amusement, car passé l'humiliation, c'est toujours agréable de savoir qu'il pouvait plaire. Même si dans sa tête, la grande question restait : est-ce que c'était l'homme ou la femme qui lui avait pincé les fesses ? Il accepta son verre et s'accrocha aux paroles qui sortait de la bouche délicieusement dessinée de la rousse plantureuse : « Rien que ça ? Faudra-t-il que je vous prête ma cravache pour repousser les mains les plus baladeuses ? » Il porta alors toute son attention sur l'objet qu'elle portait fièrement. Il aurait été amusé de la voir punir ses malandrins, et une image un peu osé défila devant ses yeux. Les vilains couchés sur les genoux de notre dame dominatrice , fouettant avec force leur fessier. Le grand brun poussa en arrière cette pensée, et leva son verre pour trinquer avec madame le procureur. Mais elle semblait bien décidée à lui indiquer quelques leçons de vie. « Tout est dans le maintien Gaddièl, vous ne vous imposez pas assez. » Le coup de cravache sur ses hanches le fit tressaillir, et afficha une mine basse en fronçant les sourcils, comme un chaton prêt à fondre sur sa pelote de laine. « Hey ! Non...Mais... » Il posa une main sur la zone légèrement rosée, amusé par le picotement lancinant qui remontait le long de ses hanches. Il afficha un grande sourire, tout en s'agitant, car il avait ici plus un jeu qu'une vraie souffrance. « Allez, du nerf, bombez le torse, assumez-vous, soyez imposant et plus personne n'osera vous peloté à la dérobée. » Il s'exécuta en répliquant aussitôt : « Vous avez raison ! Il est temps de jeter sa pudeur aux orties ! » Mais pour pouvoir faire cela, il devait se débarrasser de quelque chose. Il serra dans ses mains son peignoir et le jeta en arrière avec nonchalance, celui-ci plana un instant avant de retomber sur la tête de son cher ami Fincher, Harlan de son prénom. Il avait pour déguisement un costume de la cour des Tudors. « Où sur quelqu'un... » mordit-il entre ses dents. Le médium lui fit un petit signe de la main pour s'excuser, et enchaîna avec un petit regard en coin pour lui faire comprendre qu'il pouvait le déposer prêt de la commode derrière lui.


« Il faut faire comprendre à quiconque manifesterait l'envie de vous toucher qu'il lui arrivera des bricoles en représailles. Regardez, est-ce que j'ai l'air de quelqu'un qui accepterait qu'on la pelote, moi ? » Il dévora Diann des yeux pendant sa prestation qui fit complétement oublié son petit lancé il y a quelques instants. Il ne s'empêcha pas de montrer un sourire en coin, tout en tapotant de ses doigts sa lèvre supérieur. Il avait une repartie tout à fait bien dans le ton, préparé en amont, il se pencha, ouvrit la bouche mais se fit damer le pion : « Question rhétorique, ne répondez pas, buvez plutôt. » Gaddièl bomba le torse et offrit à Diann un parfait salut militaire d'une main, et son verre dans l'autre. « Oui ! Chef ! Tout à fait Chef ! » Le grand brun vida ensuite d'une traite son verre, espérant que les affres de l'alcool arriveraient à désinhiber son tempérament lymphatique. Il toussota après cette descente rapide, alors qu'une chaleur intense afflua. Gaddièl se crispa à nouveau, c'est vrai que la foule devenait de plus en intense. On le bousculait gentiment, et le volume sonore était monté d'un cran. Il dut se rapprocher quand Diann s'adressa à lui : « Alors ? Voyez-vous des morts qui ne soient pas déguisés ce soir mon petit Gaddièl ? Les esprits sont-ils avec nous pour célébrer Halloween ou votre troisième œil ne vous informe-t-il de rien en particulier ? »

Il allait lui répondre quand deux hommes le poussèrent gentiment sur le côté; un Jack O'Lantern, et un conte Dracula dépassant la cinquantaine. « Mademoiselle, Mcgonoway ! Quelle surprise ! Juge Hadword et Juge Bredfield ! J'aime beaucoup votre tenue, je peux toucher ? » osa demander le conte Dracula, déjà bien alcoolisé, qui aligna le geste à la parole. Gaddièl savait très bien que Diann saurait recevoir ce juge polisson, mais il voulut faire attendre sa voix, car il ne supportait pas qu'on puisse parler ainsi à sa patronne. Il allait poser une main sur l'épaule du Conte Dracula quand il sentit un pincement au niveau de sa cheville. « Tu fais quoi avec la jolie dame, monsieur ? » Le médium baissa les yeux et fit face à une petite fille tout ce qu'il avait d'ordinaire, une petite robe blanche, des cheveux blonds attachés en couette. Elle devait pas avoir plus de dix ans. Il s'adressa alors à elle : « Quelle dame ? » et bien obligé de reconnaître avec tout les regards maintenant sur lui, que cette petite fille n'avait rien des vivants autour de lui. C'était une apparition comme Shterling pouvait en avoir dans certains cas. Gaddièl se gratta la tête, gêné de devoir parler à jambe de cette manière. Elle leva sa main d'une pâleur laiteuse et montra Mcgonoway en ajoutant : « La Dame là ! Qui est habillée comme mon papa quand maman s'absente de la maison ! » La petite fille l'attrapa ensuite par la main comme si elle souhaitait lui montrer quelque chose. Mais il ne souhaitait pas s'éloigner de la « jolie dame ». Alors, avant de complétement disparaître, il se faufila entre le petit groupe, qui comptait maintenant un homme loup-garou et un Joker, autour du procureur. Il posa une main sur ses épaules en s'adressant d'abord à ses messieurs : « Je vous l'emprunte ! Je peux, messieurs ? » et tout en gardant un sourire email diamant. Il s'approcha de l'oreille de Diann et lui souffla en toute discretion : « Si vous en avez assez de vous faire tripoter par ses vieux croulants ? J'ai peut être quelque chose d'intéressant. Je pense que l'esprit d'une petite fille veut nous dire quelque chose. Etes vous intéressée par ce périple ? »
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Message(#) Sujet: Re: T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon ! Lun 15 Nov 2010 - 3:19

« Mademoiselle, Mcgonoway ! Quelle surprise ! Juge Hadword et Juge Bredfield ! J'aime beaucoup votre tenue, je peux toucher ? » Surprise, Diann arqua un sourcil qui ne cessa de pointer vers le haut plus la main du Juge Bredfield s'approchait d'elle avec cette envie clairement démontrée et parfaitement ridicule d'entrer en contact physique. Lèvres pincées et regard foudroyant, elle rendit son salut à son confrère tout en se servant de sa cravache pour taper et repousser la paluche envahissante. « Messieurs bonsoir, je constate qu'on se laisser aller sur la boisson ce soir. » Voilà qui était dit. Douchés, les nouveaux arrivants étouffèrent une quinte de toux gênée avant de rebondir sur des modalités d'usage autrement moins entreprenantes et donc autrement plus adaptées à la protection de leur égo que Diann savait susmentionnés ; car qui dit " juge " dit " estime de soi gargantuesque. " Ceci étant dit, les deux hommes ne se vexèrent pas outre mesure de cette répartie désarmante de franchise, ils parvinrent même à se montrer courtois en déviant la conversation sur le travail et la vie à la cours fédérale de Floride. Absorbée et habituée à répondre avec passion lorsqu'il s'agissait de son emploi, Diann en perdit de vue Gaddièl qui pourtant ne manqua pas de rapporter l'attention sur lui en parlant visiblement tout seul. Septique, mais surtout confuse d'avoir ratée le coche, le procureur s'appliqua à présenter son collaborateur aux quatre magistrats qui l'entouraient (deux avocats étant venus se joindre à la ronde comme des mouches attirées par le miel), mais ces derniers ne semblèrent pas plus intéressés que ça par le jeune homme. Que cela fut dû à son emploi pour le moins atypique ou au fait qu'il ne répondit pas puisque trop occupé à regarder un point se situant le long de sa jambe, McGonoway n'aurait pas su le dire et, pour tout dire justement, elle n'eut pas le temps de se pencher d'avantage sur la question car, comme à l'accoutumée, elle ne tarda pas à se faire accaparer de toute part par sa cours de confrères dont elle n'arrivait pas à se décider sur le fait qu'ils étaient plus intéressés par 1) sa tenue ; 2) le fait de se montrer à ses côtés pour se faire mousser ou 3) le contenu de son discours.

Quoiqu'il en soit, chacun joua des coudes pour aspirer à attirer le plus d'attention possible de sa part, ce qui eut pour effet non pas de flatter son orgueil mais de la rendre silencieusement méprisante. Des requins elle en côtoyait tous les jours, elle déplorait simplement le fait d'avoir à les supporter aussi lors d'une soirée qui se voulait à la fois festive et en marge de sa vie professionnelle. Elle en était là de ses réflexions intérieures quand une paire de mains se posa délicatement sur ses épaules, manquant de peu de la faire se retourner pour coller un coup de cravache bien senti au malotru qui avait osé se permettre pareil rapprochement, mais lorsque la voix de Gaddièl s'éleva derrière elle se détendit : « Je vous l'emprunte ! Je peux, messieurs ? » Vent de révolte dans l'assistance auquel Diann coupa cours avant même qu'il ne se matérialise par des protestions ou du snobage de la part des magistrats en accordant un hochement de tête qui ne pouvait être adressé qu'à celui qui se trouvait derrière elle puisque son menton tendait à acquiescer par dessus son épaule. « Si vous en avez assez de vous faire tripoter par ses vieux croulants ? J'ai peut être quelque chose d'intéressant. Je pense que l'esprit d'une petite fille veut nous dire quelque chose. Êtes vous intéressée par ce périple ? » « Bien, j'ai été ravie de vous rencontrer messieurs, au plaisir de vous recroiser avant la fin de la soirée, mes obligations m'appellent. » Lâcha-t-elle pour toute réponse sans se tourner vers Stherling mais plutôt en regardant droit dans les yeux les quatre collègues qui lui faisaient face. « Connors, acceptez ce poste, je connais Williamson, il apportera beaucoup à votre carrière si vous vous engagez à ne pas le décevoir. » Conseilla-t-elle à l'un des avocats pour rebondir sur la dernière question qui lui avait été posé lors de la conversation et finir par leur tourner le dos de façon à se retrouver face à Gaddièl. « Vite, emmenez-moi sinon ils reviendront à la charge » Confessa-t-elle alors en suivant le jeune homme à travers la foule des convives.

Enfin, quand ils furent à distance raisonnable de l'attroupement judiciaire, elle s'accorda une réflexion moins pince-sans-rire : « Ce n'était donc pas à votre jambe qui vous parliez ... Je vous avouerez avoir eu des doutes, le temps d'un instant ... » Son sourire s'élargit, bien qu'elle ne fut pas capable au final de savoir comment réagir fasse à cette révélation que le médium venait de lui faire quelques secondes plus tôt. Pour qu'il la lui ait chuchotée à l'oreille, c'est qu'il ne mentait pas, et qu'il estimait qu'elle était en droit de savoir, comme souvent lorsqu'ils travaillaient en binôme. A vrai dire - et bien que cette situation n'était pas la première du genre - Diann gardait encore quelques réserves vis à vis du don de son consultant. Accepter de collaborer avec un médium incluait que l'on puisse croire au paranormal, or McGonoway avait l'esprit bien trop terre à terre pour admettre ce genre de monde parallèle au sien. Toutefois, en tant que femme juste et reconnaissante des qualités aussi bien que des défauts des autres, elle avait volontiers admi que les capacités du médium les avaient aidés, elle et son équipe, sur plus d'une enquête. En définitive, elle se complaisait dans une appréciation sommaire de son savoir faire en préférant mettre sur le compte de l'intuition innée ses nombreuses prédictions ou révélations plutôt que de l'imaginer à mi-chemin entre le monde réel qui était le sien et celui, beaucoup plus abstrait, qu'était celui des esprits.
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T'aimes ça, hein, Halloween ! Vilain garçon !

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