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 There's something rotten in here...

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Message(#) Sujet: There's something rotten in here... Lun 1 Nov 2010 - 23:23

    La voiture garée aussi près que possible des Morecci, il n'y avait qu'à suivre les cris gentiment inquiets pour trouver le chemin qui menait ensuite chez eux, derniers instants de calme avant de célébrer Halloween en compagnie des autres résidents du quartier. Jusqu'au dernier moment Parfaite avait tenté de me dissuader de l'emmener avec moi, préférant encore rester seule à la maison ou avec Mme Noiselle notre vieille voisine à distribuer les bonbons aux enfants plutôt que d'avoir à endurer "pareil enfer" comme elle disait si bien, mais j'avais tenu bon. Plus sa grossesse avançait et plus elle s'isolait, refusant de sortir sans avoir l'assurance que l'on n'irait pas loin et que l'on ne croiserait personne; et si je cédai parfois, là j'avais insisté. Je comprenais dans une certaine mesure que les regards extérieurs puissent la gêner, mais il ne me semblait pas sain non plus qu'elle passe ses journées enfermées, n'ayant d'autres sorties qu'un petit tour dans le jardin, ses rendez-vous avec le médecin ou ses séances de préparation à l'accouchement. Il y avait bien les visites que l'on rendait à des proches, mais là aussi il était parfois difficile de la convaincre, et ce d'autant plus qu'elle avait toujours une bonne excuse sous la main: elle ne se sentait pas bien, elle était fatiguée... Comment répondre à ça?! Et je laissai faire, presque par lâcheté, tentant de la motiver pour lui jours qui suivraient. Mais bon, je devais quand même bien avouer que la perspective de sortir voir Dakota ou Tabby n'était pas des plus drôles en ce moment... Quoi qu'il en soit, pour cette soirée placée sous le signe de l'effroi j'avais tenu bon, lui promettant qu'on ne resterait pas longtemps et que l'on rentrerait dès qu'elle en aurait marre. L'argument de s'y rendre en voiture avait fini par la faire céder, complété par l'idée que l'on y retrouverait le couple gay le plus fascinant de notre entourage, Aaron et Dakota. Je n'avais pas vu ce dernier depuis l'enterrement de Neal, n'ayant pas réussi à obtenir de lui plus que quelques minutes au téléphone, mais je me doutais que pour lui aussi venir ici risquait de ne pas être une mauvaise chose...

    Pour une fois j'avais décidé de faire sobre question déguisement, et étais devenue un chasseur de zombies tout ce qu'il y a de plus sobre. Ce n'était pas l'inspiration qui me manquait, mais il fallait prévoir l'éventualité où Parfaite viendrait à accoucher plus tôt que prévu... La voiture c'était aussi en prévision de ce genre de situation, même si je n'étais pas sûr qu'elle l'ait compris. On pouvait néanmoins trouver bizarre mon entêtement à la faire participer à une soirée d'Halloween puisque j'avais plutôt tendance à la préserver de tout choc, mais je la connaissais assez pour savoir qu'elle raffolait au moins autant que moins des films d'horreur et que cette petite fête pourrait lui changer les idées au delà peut être de toutes mes espérances! Je n'avais en revanche aucune idée du déguisement qu'elle avait choisi puisqu'elle s'était toujours montrée très évasive sur le sujet, et j'avais beau essayer de deviner avec ce qui en dépassait du large poncho qu'elle avait enfilé avant de quitter notre chambre que je n'étais pas plus avancé... Et c'était donc avec une certaine fébrilité que je l'avais vu l'enlever, même si la découverte me laissa ensuite un goût amer que je ne pu cacher.

      T'as pas fait ça?

    Elle inclina la tête avant de regarder sa tenue, souriante.

      T'inquiète pas, ça passera pour du second degré... Personne pensera que je regrette d'être enceinte!
      Personne à part moi alors...
      Basil! Parfaite!

    L'arrivée de Dakota l'avait empêchée de répondre quoi que ce soit et avait peut être permis à la soirée de ne pas sombrer vers de moins agréables auspices... Je savais qu'elle n'avait pas fait ça en pensant à mal, et pourtant je ne pouvais pas ne pas me sentir blessé. C'était idiot mais j'avais l'impression d'être pointé comme "coupable" pour être le responsable de son état, et ce n'était pas très plaisant. Mais si je m'abstins de faire plus de commentaires, saluant nos amis qui venaient d'arriver, je sentis tout à coup les doigts de Parfaite en train de se glisser entre les miens et je serrai sa main dans la mienne, peut être un peu brusquement.

      Marrant ton déguisement! C'est pour pas oublier, la prochaine fois que tu feras des folies avec ton Basilou Doudou?

    La remarque venait bien évidement d'Aaron pour être aussi judicieuse, et Parfaite éclata de rire avant de lui lancer un regard qui se serait voulu menaçant si elle avait pu cacher le fait qu'elle trouvait la réflexion si drôle. Personnellement j'avais toujours eu du mal avec l'humour d'Aaron que je trouvais plus affligeant qu'autre chose, mais ma tendre épouse y était plus que réceptive. Une chance qu'il soit finalement casé, ça m'avait finalement permis de moins m'inquiéter au sujet d'une éventuelle romance qu'il aurait pu chercher à renouer avec ma femme, comme en souvenir du bon vieux temps. Parfaite avait beau me répéter que je n'avais pas à m'inquiéter, le fait de le savoir en couple avec Dakota avait quand même réussi à faire taire mes dernières angoisses. Rien ne laissait pourtant présager la nature de leur relation quand on les voyait, je n'avais d'ailleurs jamais été témoins de gestes tendres qu'ils avaient pu avoir l'un envers l'autre, ce qui avait donné une conversation assez mémorable avec Parfaite...

      FLASH BACK
      mai 2011

      - Tu trouves pas ça triste?
      Parfaite avait posé la question alors qu'il était plongé dans la rédaction de son dernier article pour Funhouse et leva la tête vers elle sans avoir l'air de comprendre.
      - De quoi? Ta chanson?
      Elle le fixa quelques instants, sans comprendre à son tour, avant de réaliser qu'il faisait référence à la chanson qu'elle était venue écrire à côté de lui au prétexte que ça l'inspirerait.
      - Non. Non non! Je parlais entre Aaron et Dakota... Tu les as déjà vu s'embrasser?
      Basil posa son stylo sur la table et haussa les épaules avec une grimace.
      - J'en sais rien, j'ai jamais fait attention...
      - Moi si, et c'est jamais arrivé. Même pas un petit bisou, rien! Et je pense pas que ça soit parce qu'on les intimide...
      - Peut être que les démonstrations en public c'est pas leur truc?
      - Oui, c'est une possibilité... mais c'est triste justement! Au début qu'on était ensemble et qu'on faisait rien de plus j'adorais ça, venir te voir ,même juste pour deux minutes parce que je savais que j'allais me sentir bien pendant deux minutes au moins dans ma journée...
      Il lui sourit, attendri par ce qu'elle venait de lui dire. Elle semblait d'ailleurs un peu perdue dans ses souvenirs, mais se reprit tout à coup.
      - Et tu crois qu'ils couchent ensemble? Connaissant Aaron il pourrait pas se retenir, mais c'est tellement bizarre entre eux! Ah, c'est vrai que nous on a attendu en même temps...
      Et Basil éclata de rire.
      - C'est ça qui te tracasse? Savoir si Aaron et Dakota ont une vie sexuelle épanouie?
      - Non, je m'inquiète pas pour ça, ils sont assez grands pour se prendre en main... C'est juste que, vu de l'extérieur, je trouve ça un peu triste... Peut être qu'ils s'assument pas en fait. T'as jamais eu ce problème avec Linwood?
      Elle avait formulé sa dernière question d'une façon si neutre et détachée qu'il avait manqué de s'étouffer: d'habitude, l'évocation de l'ex de son amoureux n'était pas sans quelques piques bien senties.
      - Alors là faut que tu m'expliques: depuis quand ma relation avec lui est devenue une référence?
      Elle haussa les épaules.
      - Ben deux mecs ensemble... A part toi je vois pas trop à qui d'autre demander là, vu qu'il y a que nous dans le jardin. Et je connais suffisamment mon Kiki pour savoir qu'il a jamais eu ce genre de tendance.
      En entendant son nom, le petit chihuahua de Parfaite s'était levé et était aller voir sa maitresse qui le pris dans ses bras.
      - Alors? Ça a jamais été un problème entre vous?
      - Euh non, je crois pas... Je me suis jamais posé la question en fait...
      La jeune fille soupira tout en caressant son chien, roulé en boule sur ses genoux.
      - Pfff, ça nous aide pas ça...

      FIN DU FLASH BACK


    Et tandis que Parfaite continuait de pouffer avec Aaron, je réalisai que quelque chose clochait.

      Dakota? Ça va?

    Depuis son arrivée, il m'avait semblé comme absent, me regardant comme s'il ne m'avait jamais vu jusqu'à aujourd'hui. Peut être était-ce le contre-coup de l'annonce de sa maladie ou de la mort de l'un de ses meilleurs amis, je ne savais pas... Pour moi aussi le décès de Neal avait été un coup dur. Même si je n'avais jamais vraiment été proche de lui, il avait été celui qui m'avait donné mon accès chez les Rowlands, chez ma famille, et ça je lui en avais toujours été reconnaissant. Et si les choses entre nous n'étaient pas allées bien loin, ça faisait mal de le perdre...
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Mar 2 Nov 2010 - 12:10

Parfaite redoutait le moment ou son mari lui demanderait d’aller à la soirée organisé dans le quartier pour la fête halloween. La jeune femme avait utilisé plusieurs subterfuge pour ne pas devoir aller à cette soirée, il n’y avait pas de raison à ce qu’elle doit encore regarder son mari se faire draguer par des folles ou des pétasses de service. Elle savait de quoi les gens étaient capables pour arriver à leurs fins, car elle avait fait pareil. Le choix du déguisement était toujours une torture pour Parfaite, mais cette année elle avait décidé de faire sobre. D’ailleurs Basil n’avait pas idée du costume qu’elle mettrait et elle tiendrait sa langue jusqu’au dernier moment, il la forçait à venir ? Il ne pouvait pas subir cela sans une petite vengeance « made in Parfaite ».

Une fois la soirée arrivée, elle avait enfilé un poncho qu’elle ne retirait qu’au dernier moment, Basil essayé de voir au travers mais rien ne laissé voir quoi que ce soit. Basil qui avait pris place derrière le volant et la voiture roulait le long de la route, en temps normal y aller à pied n’aurait pas été un vrai souci, mais à pratiquement huit mois de grossesse, il était préférable d’éviter ce genre de déplacement. Une fois arrivée Parfaite regardait la maison qui avait pris des allures funestes pour cette soirée qui restera certainement dans les mémoires. Parfaite retira enfin son a tiraille pour voir qu’elle n’avait mis aucun déguisement, sauf ce t-shirt ou une phrase y était écrite.

« Si toi tu veux te préserver, alors abstiens toi! »

« T'inquiète pas, ça passera pour du second degré... Personne ne pensera que je regrette d'être enceinte!! »


Le mari regardait alors le t-shirt de sa femme, Parfaite et Basil s’échangèrent un regard avant qu’une voix les interpelles et mette fin à la conversation.

Aaron et Dakota, Le costume de Aaron avait une certaine classe parfaite regardait le jeune homme. Elle n’aurait jamais pensé voir Waterson se prêter au jeu du déguisement. Puis dakota un peu en retrait, le visage sous un chapeau, un jeans et puis une chemise à carreau. Ce n’était pas un déguisement non plus ! Parfaite et Dakota semblaient vouloir jouer les rebelles et ne pas se plier à la populace. Parfaite plongea dans le regard de Dakota pour y voir un mal-être et une profonde tristesse, et d’un coup elle s’en voulait de ce qu’elle était entrain de faire. Comment pouvait-elle se plaindre de donner la vie ? Le fait de prendre du poids n’était pas gênante, elle en perdrait les trois quart au moment d’accoucher et le reste suivrait, elle avait honte de ce qu’elle faisait maintenant. La voix de son mari, la fit sortir de sa culpabilité, elle regardait son mari caressant de sa main libre sa tignasse qui était, elle aussi rebelle ce soir.

Dakota leva la tête tenta une réponse, puis sans vraiment un grand entrain, il fit un léger sourire, qui disparu aussitôt.

« T’inquiète Dakie, on est là… »

Phrase stupide, mais elle ne savait pas quoi dire d’autre. Elle était présente et le plus longtemps possible pour que son ami puisse retrouver le sourire.

Citation :
[FLASH-BACK]

Parfaite avait gagnée, Basil n’avait d’autre choix que de rentrer, car cette dernière n’avait de toute manière plus l’intention de marcher ou de faire quoi que ce soit d’autre dans ce parc, il était temps pour le couple de rentrer chez eux. La jeune femme ne disait rien, elle était fatigué et n’en pouvait plus de cette journée, elle avait envie de rentrer et de prendre une douche. Arrivé à la sortie du parc, le portable de la future maman se mis à sonner. Elle attrapa alors le mobile dans sa poche et dit après avoir vérifié qui pouvait la joindre.

« Allo Dakie… »
« Bah qu’est que tu as ? »
« Quoi ? que.. »
« On arrive ne bouge surtout pas ! »

« Basil il faut qu’on aille chez Dakota, je n’ai pas tous bien compris, mais Aaron et sa mère sont partis. »

Elle ne laissait pas le temps à son mari répondre, et jamais depuis qu’elle avait été enceinte, son mari l’avait vu courir de cette manière. Il c’était passé quelques choses rien de bien rassurant.

[FIN FLASH-BACK]
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Mer 3 Nov 2010 - 23:05

    Il l'avait tout d'un coup vu sortir de sa chambre, habillé d'une façon si banale qu'il n'avait pas réagi tout de suite, son regard montant et descendant encore et encore, comme pour essayer de trouver le détail suprême qui ne lui avait pas sauté aux yeux. Mais il avait beau se concentrer que ça commençait à lui paraitre évident: il ne s'était pas déguisé. Et Aaron soupira, l'air consterné.

      - Tu va rester comme ça?
      - Oui.

    Au moins ça avait le mérite d'être clair et Aaron se retourna vers le miroir, nouant avec beaucoup de soin ce qu'il considérait comme une cravate. L'idée de participer à la soirée d'Halloween l'avait enthousiasmé dès le moment où il avait trouvé l'invitation dans sa boîte aux lettres, et ça ne s'était pas atténué. La fête en elle-même ne l'intéressait pas trop, la mort et l'horreur ne faisant pas vraiment partie de ces sujets de prédilection, mais il en adorait le concept de quête aux bonbons depuis son plus jeune âge. Enfin, que les choses soient claire, ce n'était pas le principe d'obtenir sans trop d'efforts quantités de sucreries qui l'intéressait, de toute façon il n'en mangeait que deux ou trois sur l'ensemble de sa récolte, mais le fait de montrer à tous les autres gagne-petits d'enfants qui lui servaient de voisins que c'était lui le pro dans l'affaire. En grandissant bien sûr il avait arrêté, mais le passage des gosses à sa porte lui rappelait de si bons souvenirs qu'une fois dans l'année il se montrait particulier agréable avec eux. Jack avait d'ailleurs eu droit à un traitement de faveur pour l'occasion: si, en temps normal, Aaron ne faisait pas vraiment attention à lui, réduisant leurs rapports au strict minimum, là il l'avait submergé de conseils, l'accompagnant même aux premières maisons de sa tournée, sous le regard étonné des gens qui ne l'avaient jamais vu si bien s'occuper du fils de son ami. Il fallait quand même reconnaitre que depuis l'annonce de la maladie de Dakota, pas mal de choses avaient changées...
    Ils étaient donc arrivés ensemble à pieds, l'un déguisé et l'autre non. Aaron paradait, rayonnant dans son costume d'aristocrate anglais d'un autre siècle. Dès qu'il l'avait vu dans le magasin il avait compris qu'il était fait pour lui, et avait à peine pris de le temps de l'essayer. La coupe avait été la bonne, et l'affaire pliée. Arrivé sur place il espérait bien qu'il serait autant admiré qu'il l'avait imaginé, car même si Dakota n'avait pas eu l'air si emballé que ça, il l'avait mis sur le compte de la maladie. C'était fou ce que ça pouvait lui bouffer comme énergie, à un point qu'Aaron s'en voulait presque de ne pas s'en être rendu compte plus tôt. Presque. Et il avait reconnu de loin Basil et Parfaite, penchés l'un vers l'autre avec plus l'air de se disputer qu'autre chose, et Dakota les appela le premier. Il s'était avancé vers eux, tout sourire, avec la ferme intention de passer une bonne soirée, ce qui n'était pas arrivé depuis au moins une éternité. Les banalités échangées, il avait fixé le ventre de Parfaite qui commençait à vraiment devenir énorme, se demandant comment est-ce qu'elle pouvait encore arriver à se déplacer avec un truc pareil, et puis réalisa qu'il y avait quelque chose d'écrit sur son tee-shirt. Il avait d'abord cru qu'eux aussi avaient renoncé à se déguiser, prêt à penser que décidément tout ce qu'il y avait de bon sur terre disparaissait petit à petit, mais en lisant le texte il avait compris, et éclaté d'un rire gras caractéristique des blagues salaces qu'il pouvait sortir.

      Marrant ton déguisement! C'est pour pas oublier, la prochaine fois que tu feras des folies avec ton Basilou Doudou?

    Car même s'il avait arrêté d'en parler, comprenant que c'était un sujet délicat à aborder avec les trois autres, il ne comprenait toujours pas comment Parfaite avait pu se décider à retomber enceinte... Qu'elle ait envie de fonder une famille c'était une chose, elle restait une fille malgré tout, mais si tôt? Et puis avec des jumeaux en plus, l'hérésie la plus totale! Enfin là elle devait sûrement regretter, surtout qu'avec son Basilou ça ne devait plus être aussi chaud qu'avant, et ça ça risquait de pas lui plaire! Bah ça lui servirait de leçon, violente peut être, mais efficace c'est sûr!
    Et puis la discussion se téléporta sur l'état de santé de Dakota, et il grimaça. Putain, s'il lui avait proposé d'y aller c'était pour qu'il se change les idées avant de commencer son traitement pour de bon, pas pour qu'on lui rappelle un peu plus à quel point ça allait mal. Ce que Basil pouvait être maladroit quand il s'y mettait, c'était pas croyable! Pas étonnant que Dakota ne réponde pas d'ailleurs, qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à ça? Qu'il était au fin fond du désespoir, qu'il allait probablement vivre la période la plus douloureuse de sa vie et qu'en plus il allait y perdre la plupart de ce qu'il avait réussi à construire jusqu'à présent? Ah ouais, bien joué pour remonter le moral! S'il avait tendance à taquiner Basil, jouant du fait que ce dernier ne l'aimait pas vraiment, là l'exaspération qu'il éprouvait était réelle. Une chance que Parfaite soit là pour rattraper un peu la situation. Comme quoi, même difforme, elle avait toujours la tête bien sur les épaules. T’inquiète Dakie, on est là…
    Aaron eut alors un de ces fameux sourires, aussi rares que déconcertant, et donna une tape dans le dos de son amant. Ce n'était pas à proprement parler un geste tendre, mais venant de sa part ça restait assez étonnant. Assez en tout cas pour que Parfaite en ait l'air étonnée.

      Ouais, on va prendre soin de toi, tu vas voir!

    Il avait sûr de lui en le disant, comme si ça paraissait évident. Ca l'était en tout cas dans son esprit. Ils allaient lutter contre cette maladie, et il en ressortirait vivant, et un jour ça serait juste un vieux souvenir parmi d'autres. Ils en avaient déjà traversé des choses, l'accident, le coma et tout le reste, alors ce n'était pas ça qui les enterrerait, ni l'un, ni l'autre: il fallait juste garder espoir, et que Dakota suive bien les conseils de son médecin. De toute façon, Aaron était là pour y veiller, s'étant presque installé chez son amant depuis qu'il y avait fait son retour.

      FLASH BACK
      14 octobre 2011

      - Basil? Qu'est-ce que tu fais là?!
      De retour après une nuit passée on ne savait où avec son portable coupé, Aaron était retourné chez Dakota, la situation tirée au clair dans son esprit. Il s'était rendu compte au moment d'ouvrir qu'il n'avait pas les clés, probablement oubliées à l'intérieur au moment de son départ qui avait été plus que rapide, et avait sonné, persuadé que ce serait son amant qui viendrait lui ouvrir. Mais non, c'était l'anglais.
      - Je peux te poser la même question. C'était peut être plutôt à toi de passer la nuit avec lui.
      Basil s'était adossé contre le rebord du mur, bras croisé et regard sévère. Il le jugeait, c'était évident. Aaron tenta alors de guigner à l'intérieur.
      - T'as passé la nuit ici?
      - Oui, bien sûr. C'est ce que n'importe quel ami aurait fait, vu ce qu'il venait d'apprendre. J'ai besoin de te faire un dessin ou t'as compris?
      Aaron hocha la tête puis regarda son interlocuteur. Barbe de deux jours, trois peut être, un tee-shirt d'un groupe de rock quelconque et un short appartenant à Dakota... Alors il avait vraiment passé la nuit ici, c'était pas juste façon de parler. Le canapé en avait d'ailleurs encore la trace avec une couverture roulée en boule à côté de deux oreillers.
      - Laisse moi passer, faut que j'aille le voir!
      - Et tu crois pas que c'est un peu tard pour t'en rendre compte?
      - Laisse moi passer je t'ai dit, j'ai pas besoin de ton avis là!
      Et Aaron força le passage, s'engouffrant dans la maison de son amant avec qui il avait besoin de vérifier certaines choses désormais...

      FIN DU FLASH BACK
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Dim 7 Nov 2010 - 12:58

Il y a des moments dans une vie ou vous avez l’impression que tous vous échappes, que vous êtes sur le point de sombrer, mais il y à toujours quelque chose qui est présent pour vous faire remonter, aujourd’hui pour Dakota Wayhne, loin était le bon vieux temps ou il pouvait rire et ce dire que tous allée bien. Le jeune homme n’avait plus envie de montrer quoi que ce soit, il n’avait plus envie de sourire, de se lever le matin, il n’avait plus la force de faire semblant que tous allaient bien. Car ce n’était pas les révélations qui l’avaient fait tomber dans cette états, les différentes révélations avait simplement brisées les carapaces une à une. Le mois d’Octobre de l’année 2011 aura était le pire mois pour Dakota, mais ce n’était que le début de plusieurs autres qui allaient arrivés encore plus dure les uns que les autres. Dakota en début de ce mois avait décidé d’organiser une petite fête pour Halloween proposant à tous les amis de venir chez et de se retrouver pour rigoler un bon coup, il avait déjà pris son costume et il attendait la fin du mois avec impatience. Mais les jours avaient passés et les révélations avaient commencés à tomber, tous étaient d’une souffrance horrible pour l’ancien élève en sport.

  • FLASH BACK - 13 Octobre 2010

    J’avais passés les examens depuis plusieurs jours maintenant et je savais parfaitement que les résultats arriveraient dans les jours, les heures, les minutes qui allaient arriver. Une partie de moi n’attendait que la réponse et en même j’avais peur de savoir ce que pouvait me dire le docteur. Jack avait décidé d’accompagner ma mère chez une voisine pour pouvoir jouer avec les enfants de cette dernière, j’étais donc seul à la maison. Aaron avait décidé d’aller courir, ce qui m’avait énervé, mais je n’avais rien dit et j’avais laissé faire, car je n’avais pas envie d’une autre dispute pour rien, ce n’était pas le moment de penser à ce genre de chose.
    J’étais donc parti pour faire du ménage quand le téléphone sonna, le vide total dans ma tête je n’entendais plus que cette sonnerie, la boule au ventre je décrochais comme à chaque fois que le téléphone sonnait depuis quelques, mais aujourd’hui j’avais eu raison d’avoir l’estomac noué.

    « Dakota, bonjour c’est le Docteur Jefferson au téléphone. »
    « Bonjour docteur. Les résultats ? » Je n’avais pas envie de passer cinq minutes au téléphone à faire des politesses à mon médecin que je connais depuis l’âge de mes quatre ans. Aujourd’hui il devait simplement m’annoncer la nouvelle.
    « Alors j’aimerais te dire qu’il à beaucoup plus de chance mainte… »
    « Quoi ?! Dites moi ne tournait pas autours du pot ! » Ma voix se cassa sur la fin le stresse avait monté d’un cran.
    « Viens me voir au cabinet, je t’expliquerais… »
    « Vous allez me dire, maintenant ce qui se passe maintenant ! »
    « Tes analyses montres que tu souffres d’un cancer… Mais avec le traitement adéquat tu as de grande chance de rémission et de guérison assez vite. »
    J’avais raccroché le téléphone, ce dernier tomba de mes mains. La nouvelle était tombé, j’avais mal dans tous mon corps, comment le médecin avait il pu me l’annoncer de cette manière ? Je lui avais certes demandé, mais je le maudissais maintenant pour me l’avoir annoncé de cette manière.
    La porte venait d’ouvrir, Aaron venait de finir son footing, j’allais devoir lui annoncé. Ce que le médecin venait de me dire. Vus mon état, il n’aurait pas fallut longtemps pour comprendre, même pour Aaron que j’avais reçut une mauvaise nouvelle.

    FIN FLASH BACK


Dakota n’avait eu envie de venir à cette soirée, le costume qu’il avait acheté en début de mois avait finis a fond de l’armoire et n’était pas ressortis. Aaron avait des attitudes différentes de d’habitude, et Dakota devait admettre que ce dernier avait tenté à sa manière à lui de faire des efforts et c’était ce que par moment l’aidée à ce sentir mieux. Mais le coup d’aller faire une fête sur le thème de l’horreur et de la mort, n’était pas au gout de Dakota, mais il n’avait cependant rien dit, il avait simplement décidé de faire aucun effort pour cette soirée. Dakota ne connaissait même pas le couple qui organisait la soirée, il n’avait pas donc spécialement l’envie de si rendre, même si Parfaite y était avec Basil, d’ailleurs se retrouver face à lui se soir le rendait malade encore plus. Le mois d’Octobre était celui des révélations est des drames et ce qui allait se passer était encore pire que tous. Et encore une raison pour ne pas avoir envie de se rendre à cette fête idiote.

  • FLASH BACK – 24 Octobre

    J’avais du mal à respirer, le fait de savoir que j’avais un cancer n’allait pas m’aider à entendre la révélation qui allait mette faite ce soir là. Le médecin m’avait expliqué que je pouvais attendre fin novembre pour débuter mon traitement, qu’il fallait suivre un régime spécial et éviter toute forme d’alcool. Ma mère essayait de m’aider, et moi de faire bonne figure de dire que j’allais bien, enfin aussi bien que je pouvais l’être. Elle m’avait alors expliqué qu’elle annulerait tous les séjours qu’elle avait à faire, ce que j’avais refusé. Je ne voulais pas qu’elle arrête de vivre sa passion pour moi. Et aujourd’hui j’apprenais encore une nouvelle, qui me ferait sombrer encore plus. Neal venait de mourir dans un accident de voiture, j’avais eu encore une journée atroce et voulant me confier à ma mère, qui était entrain de préparer un départ, éclata en sanglot.

    « Maman… »
    « Neal… »
    « Respire, maman… Je sais que tu étais proche de lui. »
    « Il faut que je te montre quelque chose Dakota… »
    « Quoi ? »

    Elle avança dans la pièce, attrapa une boite dans sa commode, je n’avais pas vraiment compris ce qu’elle voulait me faire montrer à ce moment précis. Puis elle attrapa un petit papier et me le donna.
    Il ne fallu pas longtemps pour que j’arrive au bout de cette page.

    « C’est une plaisanterie ? Tu te fou de moi ? »

    Ma mère repartie dans un sanglot avant que je ne reprenne la parole d’une voix glaciale, tentant de s’approcher de moi je la repoussais.

    « Tu as raisons de partir. C’est la meilleure chose que tu puisses faire… »

    J’avais quitté la pièce, claquant la porte de ma chambre. Jack et Aaron avait décidé de se défier sur un terrain de basket, ce qui avait été le seul moment ou j’avais rigolé dans ma journée. Le petit mot ? Que pouvait être cette feuille ? Patience…

    FIN FLASH BACK


Neal Rowlands était mort, Dakota avait eu du mal à l’admettre pour différente raison. Puis le regard de Basil se posa sur lui. Dakota savait qu’Aaron lui avait dit qu’il ne devait pas en parler ce soir, qu’il ne devrait pas lui dire, et attendre plus tard. Mais Dakota avait décidé de parler à Basil, et avait expliqué les raisons à son amant. Dakota qui n’avait donc rien dit depuis qu’il était arrivé, sorti de son silence et s’adressa à Basil.

« Basil, je dois te dire quelques choses sur Neal. »

Aaron me lança un regard. Parfaite lança un rapide coup d’œil à son mari inquiet. Mais Dakota n’avait pas l’intention de garder le secret pour lui et Basil devait savoir.

« Neal est mon frère… »

Dakota avait donc décidé de ne pas faire dans la dentelle. Il ne pouvait pas être plus clair, il avait eu besoin de le dire à Basil pour des raisons évidente, car se dernière avait retrouvé sa famille avec Neal, Basil et Dakota avait vécut une brève histoire et surtout que Dakota était son ami et qu’il en avait mare des secrets qui détruisait absolument tous autours de lui. Une autre révélation sur Jack et la relation qui entretenait avec Victoria, tous n’avait jamais été bien clair.


  • [FLASH BACK]

    Après l’enterrement de Neal, Victoria est moi avions discutez très brièvement sur son départ. Je n’avais pas décidé de la retenir. J’avais simplement décidé d’avouer la vérité sur ce qui c’était passer pendant leurs adolescences et sur la naissance de Jack. Il avait donc pris la peine de demander à Aaron de venir et encore une fois tous lui révéler.


    « J’aimerais t’expliquer quelques choses. Je ne veux aucune réaction, juste que tu m’écoutes. Tu sais que Jack est mon fils. Victoria Blythe et moi avons eu ensemble cette enfant. Personne ne semble comprendre la gravité. Nous avions tous les deux à l’époque, un professeur d’une trentaine d’année qui devait nous aider dans différentes matière. Et après plusieurs rendez-vous, il nous à menacer de faire du mal à nos familles et à nos proches, si nous ne faisions pas ce qu’il nous disait. Il nous à donc forcer à coucher ensemble et avec lui. Jusqu’aux jours ou sans vraiment savoir, il à disparu de nos vie. Il a tentait un retour, mais Victoria à pris les choses en main. Puis je suis revenu ici avec Jack… »


    Inutile de préciser que le regard Aaron avait changé quand j’avais finis mon monologue. Mais qui aurait pu imaginer. Que la haine que j’avais pu ressentir pour Victoria blythe n’était pas du à la jalousie qu’on pouvait avoir pour une amitié.

    FIN FLASH BACK


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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Jeu 11 Nov 2010 - 0:02

    D'aussi loin dont je pouvais me souvenir, Halloween avait toujours été ma fête préférée. Il y avait bien Noël et son avalanche de cadeaux, Pâques et tous ses chocolats, et mon anniversaire, mais Halloween les surpassait toutes, et de loin. C'était celle que j'attendais avec impatience, choisissant des semaines à l'avance mon costume après des heures d'hésitations et préparant ma tournée dans le quartier pour récupérer les bonbons avec une grande minutie. Comme quoi tout petit c'était l'horreur qui avait ma préférence, ce qui n'avait pas vraiment changé avec le temps. Alors bon, je me déguisais moins, mais c'était une ambiance qui me rendait toujours aussi fébrile, et probablement que ce n'était pas sur la bonne voie pour s'arrêter... Car Parfaite avait beau se montrer un peu plus modérée sur le sujet, ce n'était pas pour autant une chose qu'elle prenait trop à la légère -à moins que ça ne soit seulement à cause de la prévision de parader ensemble qu'elle y mettait du sien, mais il ne me semblait pas- et avec les événements à venir on était bien partis pour creuser des Jack'O Lantern pendant encore quelques années! Mais l'envie et la conviction y étaient, et le perspective de me revoir encore et encore L'Etrange Noël de Mr Jack n'était pas pour me déplaire... Et en cet année 2011, c'était la première fois que je ne fêtais pas Halloween avec tout le spectaculaire et le sensationnel que j'aurai voulu, mes grands plans bouleversés par plus fort que moi. Mais comme on dit: "c'est la vie!"

    J'essayais de me sortir de la tête le message sur le tee-shirt de Parfaite, essayant au passage de me convaincre qu'il n'y avait pas de quoi en faire toute une histoire: après tout, cette soirée était celle de tous les excès, je n'avais donc pas de raisons valables pour me vexer pour si peu! Mais dans la mesure du possible j'évitais de retrouver cette petite phrase assassine dans mon champs de vision, simple précaution de principe. Ce n'était pas grand chose, et je savais pertinemment que je me trouverai idiot en y repensant dans quelques temps, mais là ça me gênait assez pour en être presque soulage de voir nos amis arriver. Plus l'un que l'autre d'ailleurs, mais ce n'était pas le moment de faire le difficile; et s'il y en avait un à qui j'avais quelques trucs récents à reprocher je savais que ce n'était pas à moi de déterrer la hache de guerre, surtout que ce n'était pas le moment...
    Et Dakota se tenait là, d'une pâleur telle que l'on aurait pu croire à du maquillage, mais il n'en était évidement rien. Là ça faisait mal à voir. Pour n'importe qui ça aurait fait mal bien sûr, mais il faisait partie de mes amis les plus proches, et bien entendu ça rendait les choses plus difficiles. Cancer. Le genre de saleté que l'on préfèrerait garder éloignée de soi et de ses proches le plus longtemps possible, pour l'éternité même, mais ça lui était tombé dessus, comme ça. Et pour l'avoir vu juste après qu'on le lui ait annoncé, je savais que ce n'était pas un truc facile à gérer. A sa place d'ailleurs je ne savais pas comment j'aurai pu réagir... On avait globalement le même âge, à quelques années près, mais deux vies totalement opposées. Est-ce que c'était plus dur pour lui, encore instable dans sa relation et sans projets d'avenirs véritablement lancés, ou est-ce que aurait pire pour moi, marié, futur papa et avec une carrière littéraire qui décollait? C'était ce genre de questionnement sans fin qui retardait le sommeil quand la nuit commençait à se faire vieille, et je n'arrivais pas à y apporter de réponse. En soi c'était une interrogation stupide en plus, j'en étais bien conscient, mais ça allait et venait dans mon esprit. Et accessoirement dans celui de Parfaite aussi; on en avait parlé et je savais qu'elle aussi ça la travaillait. Il était un ami assez proche de chacun de nous deux pour que l'on ne puisse pas laisser passer une telle annonce sans réagir. Et là, elle avait d'ailleurs été la première à le rassurer, tandis que je ne parvenais pas à faire plus qu'un léger sourire compatissant. T’inquiète Dakie, on est là… Et dire que même Aaron faisait preuve de plus de délicatesse que moi, c'était vraiment un comble! Ouais, on va prendre soin de toi, tu vas voir!
    Ça avait l'air de lui faire du bien, un peu, mais je voyais que ce n'était pas ça non plus. Évidement. Il semblait en train de chercher ses mots, comme s'il rassemblait ses idées, et puis se lança tout à coup, relevant la tête vers moi. Moi? Basil, je dois te dire quelques choses sur Neal. Ah. Dans un sens j'aurai préféré que l'on évite le sujet ce soir...

      FLASH BACK
      23 octobre 2011

      Plus ils regardaient le guide de montage des futurs lits des jumeaux, tâchant d'en percer le mystère, et moins ils le comprenaient, chaque nouvelle étape apportant son lot de nouvelles interrogations. Ils y trouvaient pourtant une certaine forme de plaisir, celui d'être ensemble et celui de se dire que d'ici peu de temps ce ne serait plus deux lots incongrus de pièces éparses mais les petits nids douillets de leurs enfants, et ça, ça valait à leurs yeux toutes les peines du mondes. Mais quand son portable se mit à sonner depuis le salon, Basil ne se fit pas prier pour se lever, passant la main à Parfaite concernant le déchiffrage, ce qu'elle accepta comme un défi.
      Il revint quelques minutes plus tard, Parfaite reconnaissant son pas sans avoir besoin de vérifier.
      - Je crois que j'ai trouvé ce qui n'allait pas, on est allé trop vite pour monter la structure des pieds!
      Mais quand elle releva la tête vers lui, son sourire se perdit en découvrant la mine décomposée de son mari. Elle se redressa comme elle le pouvait, s'appuyant sur le futur coffre à jouer posé à proximité.
      - Basil, qu'est-ce qu'il y a?!
      Il regardait droit devant lui, fixant quelque chose qui s'apparentait au vide, et déglutit.
      - C'était Tabby... Neal est mort...
      Elle leva les mains au niveau de sa bouche pour faire taire ce cri qui était sur le point d'en sortir. C'était à peine croyable. Neal, mort? Elle acheva de se lever, se dépêchant ensuite de rejoindre Basil qui n'avait pas bougé du seuil, le serrant ensuite dans ses bras.
      - Je suis désolée... Je...
      Elle ne trouvait pas les mots, et le peu qu'elle parvenait à extraire de son esprit restait bloqué en travers de sa gorge. Basil était étonnamment froid contre sa joue, et elle resserra un peu plus son étreinte, tentant de transmettre ce que le langage se refusait à dire. Ils restèrent alors dans cette position, ce qui commençait à la fatiguer du fait de son état, mais elle tenait bon, pour lui. Et puis elle sentit le contact humide du tissu au niveau de son épaule, et elle comprit qu'il pleurait, tout doucement. C'était peut être encore plus douloureux comme ça. Lui qu'elle avait toujours vu garder la tête haute, même lorsque ça n'allait pas, là il craquait. Il y avait bien eu quelques crises d'angoisse auxquelles elle avait assisté mais ce n'était pas pareil, pas le même effet. Elle se retira lentement, reculant d'un demi-pas, et le regarda. Elle comprenait. C'était son cousin qui venait de mourir, l'un de ses meilleurs amis à qui l'on venait d'annoncer qu'il avait un cancer, et la vie qui ne tournait plus aussi rond qu'avant; intercepter ce genre de vérité tenait de l'ébranlement intérieur. C'était admettre que l'on était mortel, et que le temps de l'insouciance était définitivement fini, et c'était difficile à accepter. Elle, elle en avait déjà fait le deuil. Pour lui, ça ne commençait qu'à peine...
      - Mon chéri...
      Elle s'était rapprochée, essuyant du bout des doigts quelques larmes qui perlaient encore sous ses yeux, tendre jusque dans la façon dont elle le faisait. La tâche terminée, elle lui sourit, pour lui dire qu'elle était là, qu'elle serait toujours là, et qu'il y aurait d'autres jours après celui-là.
      - J'ai dit à Tabby que je venais la rejoindre...
      Il avait peu à peu repris des couleurs et une certaine emprise sur lui-même, parvenant à y voir un peu plus clair sur ce qu'il avait à faire désormais. Elle acquiesça.
      - Je viens avec toi. Ça va aller?
      C'était une inquiétude simple et prosaïque, sans prise de tête, mais à côté de laquelle elle ne pouvait pas ne pas passer.

      FIN DU FLASH BACK


    C'était mon cousin, ça "avait été" mon cousin, et si j'avais réussi à reprendre pieds après son décès ce n'était pas vraiment le genre de sujet idéal pour se changer les idées, surtout quand on voyait la tête que faisait Aaron présentement. Probablement que lui aussi était de mon avis, mais l'on ne pouvait quand même pas l'empêcher de parler. Neal est mon frère…

      Quoi?

    Je n'avais trouvé que ça à répondre, le temps d'encaisser. Neal, mon cousin, était aussi son frère? Non, ce n'était pas possible, je l'aurai su quand même, il me l'aurait dit, "ils" me l'auraient dit. Non?
    Je tournai la tête vers Parfaite qui avait l'air aussi choquée de l'annonce que moi. Et là, d'un coup, je me mis à penser à un test que l'on avait fait ensemble une fois après avoir découvert dans notre boîtes aux lettres le courrier d'information d'une église quelconque, test proposant de calculer si l'on était bon ou non pour le paradis. On l'avait rempli très scrupuleusement, mettant cinq bonnes minutes à répondre à chaque question à cause des fou-rires qu'elles nous causaient, découvrant avec une certaine euphorie que l'on était tous les deux bons pour l'enfer. Elle avait péché à de trop nombreuses reprises hors-mariage, étant même tombée enceinte hors-mariage (la seule fois où sa fausse couche n'avait pas été évoquée de manière trop douloureuse d'ailleurs); et quant à moi mes aventures avec d'autres hommes m'avaient tout de suite précipité parmi les plus horribles criminels. Et là, je me disais donc que le fait de rajouter un peu d'inceste dans le lot n'était pas pour plaider en ma faveur! Cette pensée m'arracha un semblant de rictus, car si je ne trouvais pas la révélation drôle, mon corps refusait de faire autre chose. Je me sentais assez maitre de moi-même pour pouvoir dire que j'étais à l'abri d'une crise d'angoisse pour l'instant, mais je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer maintenant. Ok, j'avais un cousin supplémentaire, et j'avais couché avec lui un peu trop souvent pour que ça passe pour une erreur de jeunesse. Et ce cousin était accessoirement l'un de mes meilleurs amis, et atteint d'un cancer.... Là, sans vouloir passer pour une petite nature, je trouvais que ça faisait un peu beaucoup!
    Et, au risque de passer pour un égoïste, là je n'avais pas envie d'explications. Je ne voulais pas savoir ce qui s'était passé pour qu'il me le dise que maintenant, je ne voulais même pas penser à ça.

      On en reparlera une autre fois si tu veux bien, je... Oh c'est pas vrai!

    Voilà, c'était fait, je venais d'encaisser l'info. Et la bile qui me remontait le long de la gorge n'était là que pour marquer le coup, détail sympathique au cas où.
    Je détournai la tête vers la maison des Morecci, tentant de me vider un peu la tête. Dans tous les cas, là je ne pouvais plus le regarder, plus pour l'instant, il fallait d'abord que je me calme un peu...
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Sam 20 Nov 2010 - 23:25

Parfaite avait eu un longtemps une haine pour Dakota, mais cette haine avait très vite changé pour une affection profonde et une grande amitié. La jeune en apprenant son retour, elle avait appris d’avantage sur lui, appréciant le fait qu’elle soit en couple avec l’un de ses plus anciens amis. Elle avait souvent soutenu dans de nombreux combats qu’elle pensait important à combattre pour son ami. Au moment de l’annonce de sa maladie, elle avait foncé avec son marie, jusqu’à chez lui ou elle proposa de rester avec lui le plus longtemps possible. Puis Aaron était revenu et avait décidé de laisser un peu de recul, non pas par peur, seulement elle avait préféré prendre du recul car Basil avait appris la mort de Neal Rowlands, l’homme qui avait était un lien avec le père de son mari. Mais le fait de vouloir venir à cette soirée, avait fait reprendre à la jeune femme les envies de ne pas vouloir sortir et de rester enfermer, pour plusieurs raison. Certaine était différente, mais Parfaite voulait protéger Basil du monde extérieur le plus longtemps possible et au moment ou les deux couples c’étaient rejoint, jamais elle n’aurait imaginé que Dakota lance une telle bombe sur son mari.

« Basil… »

La jeune femme plongea le regard dans celui de son mari, passa une main sur son visage, voulant le rassurer. Elle l’embrassa une première fois, pour capter son regard qui semblait perdu, puis un second et enfin un troisième pour voir son mari plonger son regard dans le siens.

« Dakota c’est pas le soir pour la soirée révélation… Tu es peut être malade mais sa te donne pas le droit de lancer ce genre de chose comme sa. »

La jeune femme attrapa le bras de son mari avança vers la maison. Elle regardait en silence la décoration qui devait faire « trembler de peur ». Puis une fois dans une salle, un cadavre suspendu au bout d’une corde la fit sursauter.

« Oh les cons ! J’ai faillis avoir une crise cardiaque. »

Parfaite avait rompu le silence Basil était toujours près d’elle et Dakota derrière, qui semblait encore plus paumé et n’avait pas vraiment l’attention de prendre part à la fête et de faire semblant d’avoir peur.
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Mer 24 Nov 2010 - 22:22

    Un jour, Aaron avait réalisé qu'il était amoureux, comme il aurait pu réaliser qu'il n'y avait plus de cookies dans le placard. C'était une évidence, un truc qui lui apparaissait flagrant, même s'il ne comprenait pas vraiment ni pourquoi, ni comment. Est-ce qu'il était gay? Non, bien sûr que non! Alors quoi? Et c'était justement là tout le problème... Il s'était découvert des sentiments qu'ils n'avait jamais éprouvé pour quiconque autre, et n'arrivait pas à déterminer ce qu'il en attendait: une véritable relation peut être, ne pas laisser les choses en plan sûrement. Il avait donc pris les choses en main, tout mis sur la table et la conclusion en était celle que tout le monde à Ocen Grove connaissait maintenant. Depuis un peu plus de six mois ils sortaient ensemble, un couple pas très stable au premier abord mais qui durait pourtant, quelque chose en eux les poussant à aller plus loin que leurs disputes et tous les secrets qu'ils avaient pu construire chacun de leur côté. Certains avaient d'ailleurs été révélés, et dans la douleur plus qu'autre chose. Aaron n'était pas franchement le genre de copain à qui l'on va faire de difficiles aveux et qui va vous prendre dans ses bras pour prouver à quel point il souffre avec vous, bien au contraire. S'il écoute jusqu'à la fin c'est déjà pas mal, et s'il fait preuve ne serait-ce que d'un peu de compassion alors c'est jour de fête. Mais là, avec Dakota, il brisait par moment le masque de froideur, surtout depuis quelques temps. Ce n'était pas forcément très flagrant, mais pour ceux qui le connaissaient vraiment bien il y avait un changement en lui, un truc nouveau.

      FLASH BACK

      L'annonce du cancer de Dakota encaissée, Aaron était revenu chez son amant au petit matin. Il n'avait pas demandé pardon, ne s'était pas excusé, mais tous deux avaient compris que leur relation venait officiellement de passer à un autre stade, et ils avaient fait le choix de ne pas en faire de commentaires. Les choses avaient donc repris, jusqu'à cette seconde mauvaise nouvelles, celle de la mort de Neal. Dakota en avait là encore été effondré, et s'était alors décidé à faire des aveux qui n'avaient que trop tardé jusque là...
      - J’aimerai t’expliquer quelques choses. Je ne veux aucune réaction, juste que tu m’écoutes.
      Aaron avait hoché la tête, intrigué, sans dire un mot. Il n'était déjà pas du genre bavard, mais il sentait que ce genre de mise en garde ne serait pas forcément facile à tenir.
      - Tu sais que Jack est mon fils. Victoria Blythe et moi avons eu ensemble cet enfant. Personne ne semble comprendre la gravité. Nous avions tous les deux à l’époque un professeur d’une trentaine d’années qui devait nous aider dans différentes matière. Et après plusieurs rendez-vous, il nous a menacé de faire du mal à nos familles et à nos proches si nous ne faisions pas ce qu’il nous disait. Il nous à donc forcé à coucher ensemble et avec lui. Jusqu’au jour où, sans vraiment savoir, il a disparu de nos vie. Il a tenté un retour, mais Victoria à pris les choses en main. Puis je suis revenu ici avec Jack…
      Il s'était alors arrêté dans son récit, l'air fatigué, comme s'il avait revécu tout ce qu'il venait de dire et que ça l'en avait éprouvé. Aaron n'avait pas ouvert la bouche, son regard seul ayant changé, devenu d'un coup beaucoup plus sombre.
      - Victoria est la mère de Jack alors... C'est bien la blonde qui se mêlait toujours de tout?
      - Oui.
      - OK. Et lui, il a complètement disparu de vos vies depuis?
      La réponse tarda un peu, juste assez pour montrer un certain malaise.
      - Oui.
      - Ok. Ce fils de pute a pas intéret à revenir.
      Le ton était froid et sans appel, presque effrayant quand on savait de quoi pouvait être capable Aaron. Cette réaction rassura presque Dakota qui craignait une nouvelle dispute entre eux mais non, ça c'était bien passé.

      FIN DU FLASH BACK


    En l'espace de quelques semaines, ils avaient peut être plus discuté que ce qu'ils avaient pu faire durant tous ces mois depuis le début de leur relation. Il fallait que ça sorte, que toutes ces horreurs sortent, et que les choses soient tirées au clair entre eux. Et pour la première fois Aaron avait montré une nouvelle facette de sa personnalité, à laquelle très peu avaient jusque là été confronté, celle humaine. Car il était capable de prendre soin des gens qu'il appréciait, et de le leur montrer. Le résultat était parfois maladroit, mais l'intention paraissait si sincère qu'on pouvait difficilement la lui reprocher. Mais là, d'un coup, il se trouvait le tact du plus parfait des gentleman en entendant la bombe que venait de lâcher Dakota concernant son lien de parenté avec Basil, surtout en connaissait le lien qu'ils avaient eu par le passé. Dans le genre éléphant dans un magasin de porcelaine, on pouvait difficilement faire mieux, ou pire! Il lui lança donc un coup de coude dans les côtes tandis que Parfaite s'occupait de son mari: le regard dans le vide, il était évident qu'il avait du mal à encaisser l'annonce. Dakota c’est pas le soir pour la soirée révélation… Tu es peut être malade mais ça te donne pas le droit de lancer ce genre de chose comme ça. Et il acquiesça, d'accord avec son amie sur l'idée, même si le fait de mêler sa maladie à l'histoire comme ça n'était pas des plus délicats non plus: à croire que c'était à lui de montrer le modèle une fois de plus, un comble! Finalement, captant une réaction de la part de Basil, la jeune femme l'attrapa par le bras avant de pénétrer dans la maison. Aaron se tourna alors vers Dakota, et soupira en le regardant d'un air désespéré.

      C'était plus fort que toi, hein? Fallait vraiment que tu l'ouvres ce soir alors que je t'avais dit de pas le faire...

    Et, avec une dernière moue, il s'engagea à la suite de son amie, vérifiant d'un rapide coup d'oeil que Dakota suivait même s'il ne lui avait pas laissé le temps de répondre. Là il n'avait pas envie de l'entendre se justifier. Il était malade, OK, et même s'il lui avait promis qu'il ferait tout son possible pour l'accompagner jusqu'au jour où on lui annoncerait sa complète rémission, pour l'instant il sentait qu'il vaudrait mieux qu'il prenne un peu de distance pendant quelques minutes plutôt que de dire des trucs qu'ils seraient deux à regretter après. Un léger cri le tira pourtant hors de ses pensées. Oh les cons ! J’ai faillis avoir une crise cardiaque. Parfaite, toujours agrippée au bras de son mari, fixait d'un air mi-amusée, mi-effrayée, un mannequin hyper-réaliste pendu au plafond qu'Aaron ne trouva pas de très bon goût, mais tant pis. Il s'approcha alors de son amie, lui passant la main dans le cou pour lui faire gentiment un peu plus peur.

      Évite de nous pondre tes mômes ce soir aussi, on a eu notre quota d'horreur pour la soirée là je crois!

    Elle éclata de rire avec lui, conscience que ce n'était bien évidement qu'une blague, même si Aaron espérait sincèrement qu'elle n'en viendrait pas à accoucher en sa compagnie. Non seulement il avait encore du mal avec l'idée qu'elle serait d'ici peu maman, mais le seul fait d'imaginer qu'il pourrait avoir à voir comment ça allait se passer lui donner envie de vomir. Et en parlant de vomir, le visage livide de Basil n'était pas des plus rassurants.

      Ben dis-donc, ton Basilou il fait peur à voir lui-aussi...

    Et une jeune fille avec un maquillage de zombie qu'il n'avait encore jamais vue passa à côté d'eux, un plateau de verres rempli d'un liquide à la couleur étrange à la main. Elle s'arrêta au niveau des quatre amis et, sans un mot, leur tendit le plateau pour les inviter à se servir. Parfaite hocha la tête en caressant son ventre tandis que Dakota et Aaron se contentaient d'un petit signe de refus. Basil ne tenta même pas un geste, mais à la grimace qu'il esquissa la fille comprit et partit vers un autre groupe: même si elle ne pouvait pas deviner qu'il ne buvait plus d'alcool depuis qu'il était devenu le chauffeur officiel de sa femme, son expression restait assez significative.
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Jeu 25 Nov 2010 - 23:14

Dakota savait pertinemment qu’il avait fait une connerie. Enfin il avait pensé bien faire, mais vouloir y mettre les formes auraient peut être été mieux, cependant depuis qu’il avait appris pour sa maladie, Dakota était devenu beaucoup moins patient et forcement beaucoup moins doux dans les mots. Voyant Basil, Dakota regrettait un peu de lui avoir dit puis la phrase D’Aaron avait été la dernière phrase qui fit taire définitivement l’ancien étudiant en sport, plus aucun mot ne sortirait de sa bouche avant un moment, il était capable de se taire et de ne plus rien pendant un plus long moment qu’en temps normal. Le jeune homme avançait avec les trois autres sans plus trop faire attention à ce qui pouvait se passer autours de lui. Il était dans les pensés profondes, il avait plusieurs idée en tête et n’étaient plus trop hésitant sur les choix qu’il lui restait à faire. Il leva la tête quand la jeune femme pris la parole pour voir au plafond le mannequin au mur. Il ne connaissait pas trop les gens qui organisaient la fête, mais ils avaient des gouts plus que douteux. Puis la jeune femme avec arriva proposant un rafraichissement un verre, Dakota avait envie de fondre sur les bouteilles d’alcool pour oublier les problèmes mais ce n’était pas la meilleure solution et avant de commencer son traitement ce n’était pas vraiment conseillé.

Dakota avait regardé autours de lui puis avait aperçut au loin, le jeune médium, sans vraiment rien dire il s’approcha d’Aaron et l’attrapa par le bras, il savait que Aaron n’aimait pas trop ce genre de chose, mais il savait également que depuis qu’il lui avait dit pour sa maladie, il pouvait se permette certaine folie en public. Parfaite lança un rapide coup d’œil à Dakota en lui souriant et lui faisant un petit clin d’œil avant que cette dernière se retourne vers son mari. Dakota n’avait aucune expression sur le visage, il avait le trait tiré et fatigué et n’avait déjà qu’une idée en tête rentré et dormir le plus longtemps possible. Il pensait à Jack qui passait une soirée avec l’une des mères qui faisait le tour du quartier pour les bonbons et qui n’avaient pas voulus venir à la fête. Dakota retrouvé souvent les mères de famille pour différent moment ou ils échangeaient les différents problèmes que pouvait rencontrer les enfants de l’école primaire. Le seul souci c’était que Dakota était encore un enfant parmi les mères de famille qui était bien lancé dans la vie et maintenant que le père même pas entièrement adulte et en plus on venait de lui annoncer qu’il souffrait d’un cancer. Les mères de famille avaient pitiés. Et Dakota en avait marre !
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Message(#) Sujet: Re: There's something rotten in here... Dim 28 Nov 2010 - 0:05

    J'avais toujours eu un peu de mal à encaisser l'inattendu, c'était une chose que je n'avais jamais vraiment réussi à gérer. Même si je ne faisais pas de crise d'angoisse à chaque fois, et heureusement d'ailleurs, j'avais généralement un petit moment de flottement pour accepter l'élément nouveau et pouvoir passer à autre chose, et quand j'étais seul c'était pire. Isolé, je me remémorais encore et encore ce qui venait de se passer, tordant les mots et leurs significations dans tous les sens jusqu'à ce qu'ils n'en aient plus aucun... Il y avait ainsi quelque chose d'obsessionnel dans mon comportement, mais comment faire autrement? Et la petite phrase de Dakota de me trotter dans la tête, bondissante et un peu trop envahissante à mon goût. Neal était son frère, et Neal était mon cousin, et donc Dakota était lui même mon cousin. Le syllogisme était trop parfait pour calmer la bile qui me remontait le long de la gorge, si lipide qu'il en faisait mal. J'encaissais, je gérais, mais il n'allait pas trop falloir compter sur moi pendant quelques minutes pour faire preuve de mes talents de raconteur d'histoire ou d'acrobate. Un bruit de fond me parvenait tout doucement, au loin, comme si les gens venus faire la fête avaient tout d'un coup eu l'idée de mettre une sourdine en plein coeur de leur bouche pour ne pas trop se gêner les uns les autres, mais je savais que trop bien que ce n'était qu'une impression qui n'avait qu'un rapport très étroit avec la réalité. Et puis une voix se fit plus précise, juste à côté de moi, mon nom que l'on prononçait. Basil… On m'appelait, oui... mais je n'en étais pas vraiment au point de pouvoir répondre. C'était une sensation étrange, comme si mon corps s'était retrouvé dissocié de mon esprit, comme si l'un s'était mis à fonctionner sans l'autre par je ne savais quel miracle, puis les deux fusionnèrent de nouveau ensemble. J'aurai reconnu le contact de ses lèvres parmi cent, et là voilà qu'il me ramenait à la vie, comme une princesse de conte de fée. Et pour la première fois de ma vie, je venais à me demander ce qu'avait pu ressentir Blanche-Neige, prisonnière de son boîtier de verre en attendant que le prince charmant veuille bien venir la délivrer. Ma délivrance en tout cas ne tarda pas, sa main contre ma joue, un second baiser, puis un troisième, et je repris complètement possession de moi-même. Je clignai des yeux, captant ensuite son regard, et je compris qu'elle était soulagée de voir que les choses se passaient de cette façon plutôt que d'une autre. Oui, mieux valait ça qu'une crise d'angoisse. Dakota c’est pas le soir pour la soirée révélation… Tu es peut être malade mais ça te donne pas le droit de lancer ce genre de chose comme ça. Et voilà que ma chérie réglait ses comptes, chose que j'aurai trouvée amusante en temps normal mais qui ne produisit rien cette fois. Elle m'attrapa ensuite le bras, me menant vers l'intérieur de la maison, son pas quelques peu incertain de par la taille imposante allant à merveille avec ma démarche hésitante: ah, on devait faire un beau couple tous les deux! Je voyais les gens autour de nous passer, fantômes flous avec leurs déguisements destinés à nous effrayer et le peu d'attention que je leur portais, avançant sans y prêter attention plus que ça. A un moment j'entendis la voix d'Aaron, puis plus rien, jusqu'à ce que Parfaite s'agrippe tout à coup à moi. Oh les cons ! J’ai failli avoir une crise cardiaque. Relativement perplexe sur le coup, je levai alors les yeux dans la même direction qu'elle et découvris un charmant corps en train de se balancer le long de sa corde, ce qui m'arrache un sourire. Ce n'était pas du meilleur goût, mais cela me permis de me sortir quelque peu de mes pensées, phénomène renforcé par l'arrivée d'Aaron derrière nous. Évite de nous pondre tes mômes ce soir aussi, on a eu notre quota d'horreur pour la soirée là je crois! Il éclata de son rire gras habituel, aussitôt suivi par Parfaite, et j'esquissai un léger sourire en priant moi aussi pour qu'elle ne perde pas les eaux ce soir, sans quoi j'allais avoir du mal à la conduire calmement à l'hôpital. Et, une fois calmé, Aaron se tourna vers moi, me dévisageant avec insistance. Ben dis-donc, ton Basilou il fait peur à voir lui-aussi... Il avait officiellement adopté le surnom de "Basilou" me concernant le soir de son anniversaire, et même si c'était aussi et surtout le petit nom que me donnait ma chérie quand elle voulait se montrer câline je n'avais jamais fait de remarque là dessus pour qu'il arrête, le sachant bien assez capable de trouver pire. Je secouai alors la tête, réalisant tout à coup que les verres qui étaient passé sous nos nez tout à l'heure auraient finalement été les bienvenus, mais tant pis.

      Ca va... Et puis on est là pour s'amuser, on va pas se prendre la tête avec ça pour l'instant!

    Je vis alors, avec une certaine surprise, Aaron acquiescer avec un air grave, constatant au passage que Dakota lui avait prit le bras et qu'il l'avait laissé faire. Comme quoi il y avait plus d'un truc étonnant à apprendre ce soir! En revanche, cette étonnant preuve d'affection n'avait pas complètement requinqué mon ancien amant, puisque c'était ce qu'il était, qui me regardait d'un air gêné; aussi je pris la décision d'atténuer un peu sa peine, ce qui n'était pas forcément du luxe en ce moment.

      Je passerai demain si tu veux bien, qu'on parle un peu de tout ça... A tête reposée...

    Dans tous les cas je ne pouvais pas laisser passer une telle révélation sans rien faire, mais ce n'était pas franchement le moment. Il eut pour toute réponse un maigre sourire, me signifiant son accord. Nous regardant l'un puis l'autre, Parfaite se blottit alors entre mes bras, calant sa tête contre mon épaule après un rapide baiser.

      Vous voyez, tout s'arrange! On fait une pause à l'extérieur avant de continuer l'exploration? On meurt de chaud ici!

    Je savais qu'elle tentait de nous changer les idées, ce que l'on ne pouvait pas lui reprocher, et si ça ne marchait qu'à moitié l'initiative en tout cas était relativement louable. Tous les trois d'accord avec elle, on retourna dans le jardin où Dakota avait fait ses confessions quelques minutes auparavant, essayant de se faufiler entre les nouveaux venus et ceux qui, eux aussi, semblaient souffrir de la chaleur.

      Ouf il fait meilleur ici!

    Elle s'éventait comme elle pouvait avec sa main droite, me faisant un peu d'air au passage en riant, tentant de nous faire partager un peu de la bonne humeur qu'elle avait retrouvé. Cependant, l'intermède ne fut que de courte durée, des cris se faisant brusquement entendre de l'intérieur. Un nouveau cadavre? Le son d'un coup de feu en revanche fut beaucoup moins agréable à entendre, et Parfaite se figea entre mes bras, bien moins rassurée et euphorique qu'elle ne l'était quelques instants auparavant. J'interrogeai Dakota et Aaron du regard, mais eux aussi semblaient en être au même point que moi, hésitants, quand la porte d'entrée s'ouvrit, lançant s'échapper une meute affolée d'individus déguisés. Et, sans meme comprendre ce qui se passait, la vue d'un homme sur le perron de la maison, un pistolet à la main, m'enleva toute interrogation.

      On bouge!

    Je serrai la main de Parfaite dans la mienne, l'emmenant avec moi dans ma fuite. Même si son état ne permettait pas vraiment ce genre d'exercice, mieux valait ça que la mort. Tout sauf la mort. Puis un nouveau coup de feu, suivi de quelques explosions. On s'arrêta, se recroquevillant ensuite contre le sol, et je risquai un coup d'oeil un arrière. L'homme armé gisé au niveau du sol, un liquide rouge coulant le long des marches. Et puis d'autres coups de feu résonnèrent depuis l'intérieur, sans que j'en comprenne plus l'origine. Je cherchai Dakota et Aaron et les vit pas très loin de nous, eux aussi allongés sur le sol, le regard fixé en direction de la maison. Les secondes s'écoulèrent alors, les unes après les autres, intensément longues, la respiration saccadée de Parfaite à côté de moi me faisant lui attraper la main et la lui serrer aussi fort que je le pouvait. J'étais là, elle aussi, et si je n'arrivais pas à articuler le moindre mot pour l'instant c'était quand même bon. Et puis, autour de nous, des personnes commencèrent à se relever, tout doucement. Je me tournai alors vers elle et découvris qu'elle s'était mise à pleurer, l'aidant à se relever avant qu'elle ne se jette entre mes bras. Elle tremblait mais semblait ne pas avoir vraiment souffert d'autre chose que d'une grosse peur, et j'enfouis mon visage entre ses cheveux.

      Chut, ça va aller maintenant...

    Et bizarrement, ce qu'avait pu m'annoncer Dakota précédement paraissait bien moins perturbant tout à coup...


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