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 IF I NEVER SEE YOUR FACE AGAIN

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Message(#) Sujet: IF I NEVER SEE YOUR FACE AGAIN Lun 22 Nov 2010 - 20:54


if I never see your face again



    "Je refuse d'entendre une nouvelle fois les mêmes excuses. Comment as-tu pu quitter cette réunion sur un simple coup de tête Jaelyn ? Je commence a en avoir marre de tes conneries et aujourd'hui c'est ton poste qui est en jeu ! Mais enfin que se passe t'il ?" Observant son associé avec dédain, la jeune femme vint poser ses mains froides et tremblantes sur le cuir épais de sa ceinture. Des mots, des remontrances, encore et toujours ... A croire que tout cela ne connaitrait aucune fin. Sans mot dire, ses yeux éteints se posèrent sur ses effets personnels et dans un geste lent, elle passa son manteau. "Je n'ai rien a justifier ... Bonne soirée ..." Sur ces brèves paroles, Jaelyn quitta le cabinet sous le regard affecté et dépassé de son compagnon. La vie était une véritable chienne et son injustice sans pareille. Longtemps la jolie blonde avait tenté de faire bonne figure, dissimulant ses secrets avec ferveur et soin, elle s'était ainsi protégée de leurs retours destructeurs et pourtant, à quoi bon mentir lorsque la vérité vous mord avec effroi et véhémence ? Oscillante, elle retrouva les clefs de son véhicule avant de se protéger de cette soirée automnale au sein de son habitacle. Au contact du cuir, un frisson vint parcourir son échine et ce fut accompagnée d'une violente douleur à la nuque qu'elle constata avec stupeur que son portable venait de sonner. Voilà bien quelques semaines qu'elle n'avait pas reçu de mail, message ou encore diverses applications du genre. Ses doigts fins parcoururent l'écran jusqu'à ouvrir le contenu de l'enveloppe numérique. Son cœur manqua un battement lorsque Jaelyn en découvrit l'émetteur. Bien qu'ils partageaient en quelque sorte le même business, la jeune femme évitait tout contact avec Pride. Leur séparation avait été si douloureuse qu'il lui était parfois difficile de le regarder en face. Désormais quelconque à ses yeux, perdue dans les méandres de ses souvenirs passionnés, elle observait avec peine, les défaillances de sa mémoire. Cependant, face au message de son ancien amant, il lui était impossible de se défiler et ce fut sous un soupir emplit d'appréhension qu'elle quitta l'artère principale pour le Soho' 1515

    Cette œuvre commune, bien qu'en partie réalisée par Pride était une vraie merveille. Mêlant burlesque et charme, les effluves d'alcool et d'encens vinrent caresser sa peau de porcelaine avant d'emplir tel un venin puissant ses poumons atrophiés. Les souvenirs s'emparèrent de son esprit et des bribes d'images démantelées martelèrent sa raison. Paris, ce cabaret, ces danses, le charme sauvage de son compagnon et cette nuit ... Pourquoi lui demeurait elle indifférente ? Laissant son regard fauve parcourir la salle, elle se résigna à le retrouver dans son bureau. Le nombre de marche se métamorphosa en un véritable chemin de croix pour la jeune femme qui vacilla une nouvelle fois sous l'emprise de cette satané substance. Une fois à l'étage, ce fut avec retenue qu'elle frappa sur l'imposante porte noire, frêle, elle parvint tout de même a dissimuler son malaise. La voix suave de son compagnon la pria d'entrer, ce qu'elle fit avec difficulté. Lui assenant un sourire maladroit, Jaelyn vint lui faire face. Grand Dieu qu'il lui était difficile de conserver une certaine retenue, son regard d'ambre et sa prestance ravageuse dominaient un Pride déterminé et fier . Alors qu'il ouvrit la bouche, la jeune architecte le coupa, interrogative. "Mais où sont les filles ?"Chaque mot était une véritable torture, pour ne pas souffrir davantage, Jaelyn lui jeta la première pierre et feignant l'indifférence, elle poursuivit "Alors, pourquoi voulais-tu me voir ?"
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Message(#) Sujet: Re: IF I NEVER SEE YOUR FACE AGAIN Lun 22 Nov 2010 - 22:16

Un message envoyé rapidement depuis son téléphone dernier cri, entre deux paperasses, entre deux soupirs glaçants, entre deux pensées perdues. Et le cellulaire de rapidement regagner sa niche de tissu logée dans la poche intérieure de la veste sombre de Pride, dont les yeux fauves s'étaient aussitôt reportés sur les quelques papiers importants griffonnés par son stylo qui se faisait bourreau d'encre et de signatures protocolaires. Pas une seconde, le jeune homme ténébreux n'avait pensé à Jaelyn en terme d'ancienne amante : les défaillances de sa mémoire l'empêchaient de se remémorer la délicieuse jeune femme en tant que premier amour d'adolescent. Il se souvenait de son visage radieux lorsqu'il s'était éveillé dans cette chambre d'hôpital, il se souvenait de ses couleurs qui se ternissaient au fur et à mesure de ses paroles ce jour-ci, témoins d'une amnésie douloureuse pour ses proches, et enfin il se souvenait des lumières qu'il lui avait volé bien malgré lui. Parce que c'était elle, parce que c'était lui : non pas des écrits à la Montaigne, mais quelques tracés de plume empruntés à un marquis de Sade qui les affublait d'une destinée sombrement moins romanesque. Parce que c'était elle, parce que c'était lui, et qu'il avait oublié. Elle dépérissait, et lui se cherchait. Il lui faisait du mal, elle lui faisait du bien. Car la présence de Jaelyn rassurait le jeune homme lors de ses premiers pas dans ce nouveau monde, mais bien vite il en avait conclu qu'au contraire, elle l'opprimait par le mal qu'il lui faisait. En ne se remémorant plus de Jaelyn, il la faisait mourir à petit feu. Partir pour ne pas dépérir, c'était la loi de la jungle. Et ainsi, face à ce message envoyé, Pride n'avait alors rien ressenti : ni peine, ni appréhension, ni remords, ni joie. Jaelyn n'était pas une ancienne amante, une ancienne amie, une ancienne idylle. Elle avait été là quand il s'était réveillé, mais les souvenirs se stoppaient ici. Une connaissance. L'ironie avait toujours été la meilleure alliée de Pride Berrington, mais pas la plus fiable ni la plus fidèle, cependant.

Le jeune homme se tenait seul dans le bureau d'un Soho's déserté ; la décoration de la pièce reflétait les goûts et la personnalité de son propriétaire : luxueuse mais pas tape à l'oeil, présomptueuse mais charmante, enivrante mais terre à terre. Quelques parfums de paradoxe, d'encens, d'épices et quelques touches d'aura dangereuse et pleine de charme ; rien qui ne semblait en vérité être l'apanage d'un jeune homme au coeur de glace mais au regard de braise. Enfin, on vint toquer à la porte, et ce fut d'une voix suave et frissonnante que Pride invita la demoiselle attendue à entrer. Et tandis que la splendide jeune femme respirant la féminité et la sensualité d'une louve sur la défensive passa le seuil, les rétines ambrées mais impassibles de Pride se détournèrent naturellement sur la nouvelle arrivante. Le froid ne s'évaporait pas du myocarde décédé de Berrington qui n'eut pas même un regard adouci pour la demoiselle : après tout, il ne la connaissait pas. Et là était toute l'horreur de la situation lorsque l'on connaissait les souvenirs qui pouvaient habiter l'esprit de la belle Jaelyn. Des rires, des pleurs, des courses de voiture roulant trop vite, des virées dans Chicago, des joints roulés dans son lit, une adolescence meurtrie par leur séparation. Puis Ocean Grove, elle, lui, Paris, le cabaret, une nuit. Une voiture roulant trop vite, un camion, des pleurs. Plus rien. Cependant gentleman à ses heures, Pride alla pour avancer quelques mots de politesse, lorsque la demoiselle, tranchante, vint le couper dans son élan. "Mais où sont les filles ?" Sentant la rudesse certaine dans ses propos, ainsi que des reproches en filigrane, le jeune homme arqua les sourcils d'exaspération avant de se tourner de nouveau vers son étagère, attrapant ainsi un dossier scellé. Sans un mot, il laissa la demoiselle glaçante réinstaller le dialogue. Du moins le semblant d'échange. "Alors, pourquoi voulais-tu me voir ?" « Bien, je te propose d'y aller par pallier puisque visiblement le semblant de conversation va s'annoncer difficile. Ne fait pas cette tête quand je te dis ce genre de chose, tout le monde sait que le froid ralentit tout ce qu'il touche. En plus, de rendre malade, ça a le mérite de geler le palpitant. » Et le jeune homme arrogant et plein de prestance, de s'avancer vers son bureau tout en continuant son monologue complétant leur joute verbale. « Premièrement, bonsoir à toi également. C'est un plaisir de te revoir. » Relevant son regard fauve sur la moue fière de Jaelyn, Pride continua sur un ton bas et las. « Façon de parler, je ne fais que rester poli, tu n'es même pas obligée de me mentir en retour si tu n'en as pas l'envie. » fit-il alors qu'il se posta derrière son bureau impeccablement bien rangé. « Ensuite, j'ai fermé la boîte aujourd'hui car j'avais quelques affaires à régler avant de partir, voilà pourquoi les filles sont absentes. Je me demande d'ailleurs pourquoi cette question, à moins que tu n'aies peur que le contexte ne se prête à une tentative de viol ou d'attouchement sur ta personne puisque nous sommes en tête à tête. Je te rassure en disant que si je n'ai pas la tête d'un saint, je ne suis pas non plus un connard fini, contrairement à ce que beaucoup ici pourraient croire. Et enfin.... » Le dossier qu'il avait dans les mains, atterrit sur son bureau derrière lequel se tenait un Pride fier, au regard pétillant de malice et d'un charme brut. « Je t'ai demandée de venir car comme Clyde te l'a sans doute déjà dit, je pars pour Chicago. Je ne compte pas revenir et je voulais faire de toi ma seconde, ici. Seulement il manque quelque chose de capital. Ta signature. » souffla alors le jeune brun ténébreux avant de tendre galamment sa main vers le siège vide en face de lui, l'invitant alors à s'asseoir.
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Message(#) Sujet: Re: IF I NEVER SEE YOUR FACE AGAIN Jeu 25 Nov 2010 - 22:18


    Fierté et assurance s'émanaient de son attitude pourtant frêle et sclérosée. Face à Pride, Jaelyn conservait toute prestance et prenant son exaspération pour un défi, elle ne cilla pas malgré un regard sévère. A son égard, le jeune homme, désormais silencieux, conservait toute retenue. Courtois mais à la fois cinglant et arrogant, il traitait Jaelyn comme une vulgaire connaissance et semblait se plaire dans ce jeu mesquin dépourvu d'une quelconque empathie. Chacune de leur rencontre relevait du duel, outrepassant son amour ardent et son chagrin destructeur, la jeune architecte demeurait glaciale, distante mais avant tout professionnelle, car si elle avait foulé la décadence de ces lieux c'était uniquement pour reprendre son business. Harcelée par une curiosité sans égard, elle s'approcha de son associé avant de se poster face à lui, bras croisés. Habituellement enjoué et bruyant, le Soho's demeurait en ce jour désert. Une mesure étonnante de la part de Pride qui, ne se privait rarement d'une charmante compagnie. Interrogative, sa main fine et blanche vint épouser le cuir de l'imposant fauteuil. Pour tout engagement, Pride se fit sec et blessant « Bien, je te propose d'y aller par pallier puisque visiblement le semblant de conversation va s'annoncer difficile. Ne fait pas cette tête quand je te dis ce genre de chose, tout le monde sait que le froid ralentit tout ce qu'il touche. En plus, de rendre malade, ça a le mérite de geler le palpitant. » Ses mains se serrèrent jusqu'à ce que la douleur de ses ongles dans la chair stoppa ses pulsions de colère. Défier Pride ne restait pas sans danger et voici que le venin de ses propos vinrent la toucher en plein cœur. Cynique et théâtral, il se plaisait à jouer le rôle incisif de l'homme pédant et narquois. « Premièrement, bonsoir à toi également. C'est un plaisir de te revoir. » Jaelyn demeura silencieuse, haïssant le plaisir qu'il prenait à la faire souffrir. « Façon de parler, je ne fais que rester poli, tu n'es même pas obligée de me mentir en retour si tu n'en as pas l'envie. »

    Ses propos furent réellement déplacés, et sans plus attendre, la jeune et jolie architecte l'impulsivité devint une alliée " Honnêtement pour t'entendre déblatérer de telles conneries, j'aurais presque envie de quitter ton bureau. Ça ne m'atteins plus Pride, bien tenté !" Alors qu'elle l'observait prendre place derrière son bureau, un sourire satisfait vint se dessiner sur ses lèvres maquillées.Malheureusement, la joute verbale venait seulement de commencer. « Ensuite, j'ai fermé la boîte aujourd'hui car j'avais quelques affaires à régler avant de partir, voilà pourquoi les filles sont absentes. Je me demande d'ailleurs pourquoi cette question, à moins que tu n'aies peur que le contexte ne se prête à une tentative de viol ou d'attouchement sur ta personne puisque nous sommes en tête à tête. Je te rassure en disant que si je n'ai pas la tête d'un saint, je ne suis pas non plus un connard fini, contrairement à ce que beaucoup ici pourraient croire. Et enfin.... » Un rire sincère s'échappa des lèvres de Jaelyn, déstabilisant son rival. "Tu te soucies tu regard des autres maintenant ... Décidément, ton amnésie est vraiment surprenante." Pourtant, un tel jeu pouvait prendre des proportions hallucinantes. Consciente du danger, la belle blonde ne cilla pas. D'un geste lent, Pride posa l'important dossier sur son bureau avant d'ajouter, neutre « Je t'ai demandée de venir car comme Clyde te l'a sans doute déjà dit, je pars pour Chicago. Je ne compte pas revenir et je voulais faire de toi ma seconde, ici. Seulement il manque quelque chose de capital. Ta signature. » Alors c'était donc ça, il l'avait convié a signer pour sa liberté ... Une douleur sans nom vint serrer le cœur de l'âme en peine et défiant les larmes, Jaelyn trancha "Pourquoi devrais-je signer ?" Prenant place dans l'immense fauteuil sous l'invitation de son associé, elle renchérit " Pourquoi devrais-je faire cet effort pour toi alors que tu as cherché à m'évincer ? Pourquoi ne pas nous avoir donné une deuxième chance après l'accident ?" Détaillant Pride, ses souvenirs devinrent flous, comment agir ? A quoi devait-elle penser ? Rien ... Tout se mélangeait dans son esprit troublé et confus. Puis, sans crier gare, elle murmura avec avidité " Je te demanderais une faveur et alors, je signerais ce foutu contrat."
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Message(#) Sujet: Re: IF I NEVER SEE YOUR FACE AGAIN Jeu 25 Nov 2010 - 23:26

Le froid s'était installé entre les anciens amants, là où résidait auparavant la chaleur d'un feu brûlant d'une passion sage et féline ; il ne résidait plus que roc, glace et brume, telles les contrées arides d'un sinistre désert de Russie. La communication avait été rompue, brisée par des chaînes virulentes qui retenaient la mémoire de Pride en otage. Et celui-ci, incapable de mettre des souvenirs ni des sentiments sur le beau visage de Jaelyn, ne pouvait que se montrer cinglant et venimeux, comme à son habitude. La belle avait perdu le privilège de chaque battement de son coeur dès lors que Muse avait ensorcelé ses sens : c'était pourtant bien le jeune homme qui n'avait pas voulu abandonner Jaelyn aussi tôt, qui avait éprouvé des remords à ne serait-ce qu'évoquer d'autres amplitudes de vie sans elle, qui finalement l'avait mise à la porte de chez lui sous prétexte qu'il la faisait souffrir. Pour quelques mots délicieux échangés avec une jeune femme au regard de biche, aux longues jambes, et qui de surcroit avait osé percuter sa voiture. Et si la volonté de préserver Jaelyn avait été sincère en un sens, Pride avait laissé son légendaire égocentrisme reprendre le dessus pour mieux mettre un terme à leur idylle : il y avait mis fin en s'inventant quelques excuses anéantissant à néant chaque bribe de culpabilité qu'il aurait pu avoir, afin de papilloner plus librement vers cette mannequin aux longues jambes qu'il pensait indispensable pour sa nouvelle vie. Car dépendant de cette nouvelle demoiselle, l'escroc s'était raccroché à la jolie Muse pour aller de l'avant : sans elle, il ne faisait que tituber, tel un aveugle dans le ventre d'un labyrinthe sans fin. Aujourd'hui, il lui semblait au contraire étouffer, ses poumons suffoquaient comme ils nouaient sa gorge refusant de happer l'oxygène qui lui était vital. Muse l'avait trompé, Jaelyn n'était plus qu'une inconnue, Ocean Grove tout entier se souvenait de ses dernières années, quand lui ignorait tout. Là-bas à Chicago, des vagues de souvenirs pourraient réveiller son coeur opprimé : que ces bribes du passé soient bonnes ou mauvaises, il lui resterait le réconfort de savoir. L'assurance de se souvenir. La certitude de pouvoir partager ce qui lui restait encore en mémoire, sans avoir à questionner. Là bas, il y avait l'oxygène. Et la rudesse polaire de son attitude envers Jaelyn, ne faisait que confirmer la dense obscurité dans laquelle l'escroc se trouvait actuellement. "Tu te soucies tu regard des autres maintenant ... Décidément, ton amnésie est vraiment surprenante." Et le jeune homme ne releva pas, se contentant de lever son regard de braise vers le plafond, d'un soupir méprisant. Combien de fois lui avait-on fait ce genre de remarque, s'attaquant plus ou moins cyniquement à son manque passable d'éthique. Oui, il était égocentrique. Non, son amnésie n'était pas surprenante. Elle était un poids, un fardeau, une tumeur dont il se serait bien volontiers débarrassé ; et si sa fatalité la faisait sourire, alors soit. Peut-être n'avait-il eu pas tort de la jeter de chez lui. "Pourquoi devrais-je signer ?" réitéra la demoiselle en un feulement tranchant, telle une tigresse aux aguets après la proposition de Pride.

'Parce qu'il me faut une signature, mais ne te méprends pas, ta précieuse griffe sur ce papier est optionnelle. Comme toi par ailleurs, si aisément remplaçable. ' … Telle aurait été la réponse piquante et caustique du ténébreux jeune homme à la langue venimeuse s'il ne s'était pas souvenu que c'était bien elle, qui avait veillé à son chevet. Respectueux de la tendresse qu'elle avait eu pour lui, quand bien même il ne subsistait aujourd'hui visiblement que haine et colère, Pride se tut. Miracle inattendu et stupéfiant ; il ravala son cynisme pour motif de considération envers son interlocuteur. Aussi se contenta-t-il de plonger ses rétines ambrées et strictes dans ses yeux satinés, l'air toujours aussi confiant, néanmoins. Le port de tête princier, la mine impassible, le regard de prédateur ; qui aurait pu voir que derrière ce masque de froideur se dissimulaient quelques paroles tues pour la préserver d'une nouvelle attaque. " Pourquoi devrais-je faire cet effort pour toi alors que tu as cherché à m'évincer ? Pourquoi ne pas nous avoir donné une deuxième chance après l'accident ?" « Arrête ça. » souffla-t-il enfin d'une voix sèche et intransigeante. La joute verbale s'annonçait visiblement plus sanglante encore que ce que les deux protagonistes auraient pu espérer, car suite à sa réponse virulente, le regard de Pride vint se durcir avec panache, une lueur de défi violente venant briller dans l'alcôve de ses yeux bruns. Le jeune homme ignorait pourquoi il ne voulait en entendre plus, alors même qu'il avait les réponses : parce qu'entre l'instant de son réveil, et la prise de conscience, s'était trouvée Muse. Belle, fière, malicieuse. Et qu'aussitôt le trouble de Jaelyn qui, selon lui, ne l'avait oppressé plus qu'il ne lui avait porté soutien, entravait sa route vers une assurance retrouvée. Mais les propos de la jeune femme, vinrent éveiller quelques élans de culpabilité et de tendresse refoulée, qu'il avait tant pris soin d'enterrer. Néanmoins son regard sévère se mua en une oeillade méfiante alors que le ton tranchant de Jaelyn se muait en un murmure avide. " Je te demanderais une faveur et alors, je signerais ce foutu contrat." « Si c'est à toi que je demande de signer ce 'foutu' contrat... » souffla alors le jeune homme qui se redressa dans son siège avec contenance, dans un maintien puissant voire arrogant malgré la véracité des propos qui allaient suivre, « ...C'est parce que visiblement, tu étais une des personnes en qui je pouvais avoir le plus confiance pour la délégation de la boîte pendant mon absence. Mais puisque tu y tiens, pose tes foutues conditions, et nous verrons bien si ces estimations étaient valables ou non. » Lueur défiante dans son regard de braise, haussement de sourcils provocateur, voix séditieuse et suave ; Pride ne parvenait jamais à abaisser les armes, quand bien même il s'agissait de son premier amour d'adolescent. Amour défunt sous les cendres d'une amnésie tenace, néanmoins.
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