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 so i curse you .. for letting me love you. (Sloan)

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Georgie Keily
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Message(#) Sujet: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Sam 18 Déc 2010 - 22:04





So I curse you .. For letting me love you ..


Peut être n’était-ce qu’une illusion, mais Presley avait cette sensation de s’éloigner de Sloan une fois encore. Comme une mauvaise mélodie qui n’avait de cesse de se répéter. Si une partie d‘elle était fautive, ce n‘était pas la seule cause. Certes, elle vivait très mal la présence de Goldie chez lui, mais raison de plus de passer tout son temps avec lui telle une petite amie jalouse et collante. Mais elle n’était pas certaine de supporter une autre intrusion dans sa vie, évidemment c’était avant tout dans celle de son petit-ami que ce nuisible semblait prendre plaisir à s’incruster pour provoquer vraisemblablement une implosion. Néanmoins, s’introduire dans la vie de l’australien, était synonyme d’intrusion dans celle de la brunette, quoi de plus logique pour un couple ? C’était d’avantage pour cette raison qu’elle ne parvenait plus à rester la jeune fille douce et compréhensive, à la limite de l’aveugle naïveté. Goldie et Sloan avait bien plus l’air d’un couple à présent, vivant ensemble, responsables de l’éducation de leur fils. S’il n’y avait eut que la colocation, elle aurait très bien pu l’accepter et se serait mal vu faire la moindre remarque étant donné qu’elle avait elle-même un nouveau colocataire. Mais eux, avait en commun un petit garçon. Si elle l’avait connu en tant que père célibataire, ça aurait été le genre de chose tout à fait acceptable à laquelle elle se serait faite très facilement, elle aurait d’ailleurs adoré jouer les belles-mères. Seulement, son arrivée était soudaine et Presley avait beaucoup de mal à se faire à la situation. Parfois elle tentait de se convaincre qu’elle dramatisait une fois de plus, que la situation n’était pas si grave, qu’elle voyait tout en noir et ça marchait, sans doute pas assez longtemps cependant. En cette matinée, elle souhaitait que Sloan se rappelle de sa présence, mais visiblement il était une fois de plus occupé avec son fils. Qu’elle étrangeté de parler de lui comme un père, sachant qu’il détestait jusqu’à l’idée même de la paternité. Renoncer à sa propre maternité était une chose sur laquelle elle était prête à faire une concession pourvue qu’elle parvienne (vraisemblablement seule) à maintenir leur couple à flot. Du moins c’était le cas, à présent elle se voyait mal dire adieu à l’idée de devenir mère un jour alors qu’il élevait l’enfant d’une autre, c’était même assez insensé et illogique selon elle. Néanmoins, elle souhaitait mettre ses petites rancunes de côté pour lui rendre une petite visite. Il avait décidé de s’occuper de son nouveau voilier en compagnie de son fils. Qu’à cela ne tienne, Presley avait donc embarqué Robert avec elle, très belle occasion de faire balader son chien, et d’éventuellement distraire Austin de temps à autre pour passer un peu de temps avec son petit-ami. Oui dans la pratique, Presley avait tout prévu, tout imaginé et planifié pour que tout se passe au mieux. Mais la réalité fut tout autre. Arrivant au port de Miami, marchant jusqu’à son ponton. Le voyant là s’afférer sur son embarcation en compagnie du garçonnet aurait put être une vision attendrissante, seulement la jeune femme en fut d’avantage troublée. Était-il si inimaginable d’espérer avoir une vie normale avec lui ? Elle se languissait d’obtenir une routine que bon nombre de personne trouverait ennuyeuse à mourir, mais elle préférait mille fois avoir sa petite vie de couple tranquille, que vivre tout ça. Arrivant devant eux, son fidèle compagnon à quatre pattes sagement assit à ses pieds attendant comme l’autorisation de bouger, elle fut visiblement une entrée trop discrète, ou sans doute était-il trop absorbé par ce qu’il faisait. Se raclant alors la gorge pour se manifester, elle ajouta un « Bonjour ! » faussement enjoué. Ne faisant pas un pas de plus, restant postée de son ponton les observant de ce sourire atrocement faux. « Dis donc, t’as un véritable emploi du temps de ministre ces temps-ci. » Faisant ainsi allusion à ce nouvel éloignement pesant. Il lui donnait une nouvelle raison de fuir et ne semblait même pas s’en soucier, à croire que c’était ce qu’il souhaitait sans oser l’affirmer à haute voix. Elle n’y comprenait plus grand-chose, ce qu’il avait faillit faire cet été, était, soit disant à cause d’elle, du moins de son absence. D’après ses propres mots, c’était la perdre qui fut décisif, alors pourquoi semblait-il toujours aussi facilement enclin à plonger à pieds joints dans ce genre de situation inextricable et surtout blessante? « C’est la mère ou le fils qui te prend le plus de temps ? » une attaque aussi direct n’était pas vraiment dans ses plans. Reportant instantanément son regard sur ses pieds, elle avait cette constante culpabilité lorsqu’elle éprouvait une certaine rancune à son encontre, fondée ou non. Évidemment, elle n’était pas venue pour déverser sa colère sur lui, elle espérait seulement retrouver le jeune homme et passer un peu de temps avec lui. Mais sa colère et son malaise semblaient plus profond qu’elle ne l’aurait cru. Elle pensait être sous contrôle, mais c’était évident qu’elle en était incapable. Passant le plus clair de son temps à emmerder littéralement Fabien avec ce sujet, cette histoire ne cessait de passer en boucle dans sa tête ne lui laissant que très peu de répit. C’était finalement le bon moment pour que Sloan comprenne le véritable enjeu de tout ça, de tout ce qu’il acceptait sans réfléchir, de tout ce qu’elle subissait par échos. Relevant alors la tête, soutenant son regard, sa seule hésitation aurait pu être vis-à-vis du garçonnet qui n’y était pour rien dans cette histoire et n’avait rien demandé. Mais se montrer compréhensive et gentille ne lui avait pas amené que de bonnes choses. Fatiguée de passer pour la cruche, stupide et naïve de l’histoire, Sloan allait très vite comprendre sur quel terrain miné il s’était engagé.


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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Ven 24 Déc 2010 - 0:19

Le violent ouragan qui avait balayé Ocean Grove avait amené dans la vie de Sloan bien plus d'évènements qu'il n'aurait pu l'imaginer. Sa maison s'en était sortie sans trop de dégâts, du moins rien qui ne soit irréparable mais sa vie avait été chamboulée de A à Z. Tout d'abord, il avait sérieusement été blessé et avait faillit perdre la vie. Si à une autre époque il aurait perçu cela comme la chance ratée de sa vie, aujourd'hui, il était plutôt reconnaissant d'avoir été sauvé. Ensuite, il y avait eu l'annonce du décès des parents adoptifs de son fils Austin mais surtout l'emménagement de sa mère Goldie Stewart et de l'enfant dans sa propre maison. En effet, le duo n'avait nulle part d'autre où aller suite à l'ouragan et les devoirs de père de Sloan le forçaient à accepter de les accueillir bien que le cœur n'y était franchement pas. Du moins ne l'était-il pas les premiers jours car ces derniers temps, l'australien se surprenait à ne plus vouloir se jeter par la fenêtre à chacun de ses réveils sous le même toit que Goldie et leur fils et ceci, il le devait exclusivement à l'enfant. S'il n'avait clairement eu aucune affinité avec Austin pendant les premiers jours et qu'il paraissait même en être pas mal effrayé, Sloan se mit petit à petit à s'habituer à sa présence et à se surprendre lui-même en passant de plus en plus de temps avec le gamin. De jeux anodins à activités père-fils, une véritable relation s'était tissée entre eux deux sans que Sloan ne s'en rende tout à fait compte. Au fil des jours, il réservait de plus en plus de son temps libre à Austin et par la même occasion, tenait à l'écart l'unique personne qu'il désirait plus l'enfant. Il le faisait de manière inconsciente, bien entendu, mais les faits restaient les mêmes : il faisait passer Austin en priorité devant Presley.
Ainsi, ce jour-là, Sloan avait décidé d'embarquer l'enfant avec lui à une activité qu'il ne pratiquait traditionnellement que totalement seul : la visite de son voilier. Ou plus exactement, de son nouveau voilier. Il n'avait pas l'allure et le charme de l'ancien, mais l'australien amoureux de l'océan ne se voyait pas rester sans bateau très longtemps et il décida donc de s'en racheter un qui reprendrait suffisamment noblement la relève de l'ancien. Les souvenirs qu'abritaient le voilier détruit (notamment l'escapade improvisée dont il profita avec Presley) étaient aussi nombreux que puissants et bien qu'ils restaient vifs dans l'esprit de l'instituteur, il ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement mélancolique quand il repensait aux débris. Cependant, bien décidé à être tout à fait prêt pour d'éventuels nouveaux souvenirs, il se rendit avec Austin au port pour finaliser la présentation du bateau. Deux pots de peinture blanche et un de couleur vert émeraude sous le bras, l'australien monta à bord du voilier puis fit grimper l'enfant (en retenant sa respiration quand il dut le soulever) et ensemble, ils commencèrent à repeindre la bête. Sans beaucoup discuter, sans même se toucher mais avec passion. Austin paraissait heureux de pouvoir jouer avec la peinture et appréciait le doux bercement du voilier sur l'eau. Sloan quant à lui, était en train de repeindre plus efficacement la partie inférieure du mât quand il entendit la voix de Presley derrière lui. S'arrêtant net dans son geste, il se retourna vivement, faisant légèrement vaciller le bateau ce qui fit rire Austin. Sloan était visiblement surpris par la visite de la jeune femme mais il n'était pas mécontent pour autant, bien au contraire. Malheureusement, son plaisir ne semblait que très difficilement partagé par la jeune femme ce qui intrigua un instant l'australien. Quelque chose n'allait pas ? Il finit rapidement par obtenir la réponse à cette question mais il ne prit pas la chose au sérieux. Presley ne pouvait pas penser sincèrement qu'il préférait passer son temps avec Goldie qu'avec elle, c'était absurde et elle le connaissait trop bien pour ça. Posant son pinceau dans le seau, il s'essuya rapidement les mains sur la tenue spéciale qu'il portait (une salopette à moitié enfilée, les bretelles pendues sur ses hanches et un t-shirt blanc comme la peinture) et descendit d'un bond du bateau avec l'adresse d'un véritable marin. Bien sûr, il jeta immédiatement après un coup d'œil derrière lui pour s'assurer qu'Austin était en sécurité et d'ailleurs, lui dit clairement et avec autorité : « Ne bouge pas où je dis à ta mère de te maquiller et de te coiffer en fille comme elle l'a fait la dernière fois. » La menace sembla être effective car l'enfant poussa un cri aigu et se figea. L'instant d'après, Sloan se dirigea vers Presley et, heureux de la retrouver, se pencha vers elle pour la prendre dans ses bras. Il voulut l'embrasser mais quelque chose dans son attitude le retint et il comprit qu'il était plus urgent de la rassurer, même s'il ne voyait pas réellement ce qu'elle craignait. « Pardonne-moi, je perds la notion du temps en ce moment … Ce môme mesure à peine un mètre mais il a réussi à retourner mon quotidien. Et je ne te parle pas de Goldie … Il n'y a pas un jour où je n'ai pas envie de l'étouffer avec son sac à main. » Il se tut, voyant qu'aucun de ses mots n'avaient l'effet escompté mais rajouta en caressant doucement les bras de sa petite amie et avec un discret sourire au coin. « Je suis content que tu sois venue. »


Dernière édition par Sloan Weisel le Dim 6 Fév 2011 - 0:48, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Sam 1 Jan 2011 - 23:03



Le plus désagréable était sans doute ce tourbillon d’émotions différentes qui l’assaillait. Sloan lui avait tellement manqué que le voir face à elle ne pouvait que la contenter, elle voulait le serrer dans ses bras et profiter de passer quelques instants avec lui. Mais sa rancune la retenait, ayant encore cette sensation qu’il était incapable de voir que la situation n’avait rien d’amusante ou de facile à vivre. Il semblait toujours aussi aveugle aux problèmes que son couple pouvait rencontrer, comme s’il vivait dans un tout autre monde loin de tout ça, au dessus des petits soucis. Mais Presley n’était pas comme ça, si l’on considérait en plus sa jalousie renforcée par les événements passés. De plus elle n’appréciait pas de passer pour l’affreuse belle-mère, elle imaginait déjà ce que l’enfant pouvait penser d’elle, et elle ne pourrait pas l’en blâmer. Elle ignorait si finalement c’était une bonne idée d’être venu, mais ça lui semblait être la solution la plus logique, elle avait besoin de le voir et bien plus encore de lui dire ce qu’elle ressentait. Et il avait ce don pour la faire culpabiliser, ce petit regard attendrissant l’écartant de toutes responsabilités, il subissait bien plus qu’elle après tout, mais il ne faisait rien pour arranger les choses et c’était sans doute ça le plus blessant. Ce qui l’était bien plus étant surement les quelques mots adressés à son fils, ouvrant un peu plus les yeux et se crispant d’avantage, elle avait la sensation d’avoir basculé dans une vie qui n’était pas la sienne. D’être l’intrus dans celle de son petit-ami qui menait parfaitement sa routine de petite famille presque modèle et ce, sans elle. Après tout, il ne se manifestait plus beaucoup, son importance avait vraisemblablement beaucoup diminué au profit de ces deux personnes qu’ils ignoraient quelques semaines auparavant. Tandis qu’il s’approchait d’elle pour la prendre dans ses bras elle se laissa faire et profita de cette étreinte, bien qu’un peu trop courte à son gout, sans savoir si ce geste était vraiment sincère. Sans doute qu’il tentait de la rassurer, mais il semblait plutôt enchainer les mots avec maladresse, du moins pour elle. Presley ne voyait que dans ses mots la même chose inlassablement répétée, des preuves encore et encore qu’il partageait son quotidien avec une autre femme et leur enfant, en l’oubliant complètement. Même si elle sourit légèrement à sa dernière remarque, elle ne put sentir que le doute l’envahir, comment être sûre qu’il était vraiment si content alors qu’il n’avait visiblement plus une minute à lui accorder, ou qu’il ne jurait que par Goldie et Austin ? « Vraiment ? » Lui demanda-t-elle à mi-voix tout en fixant le sol, elle aimait pas cette incertitude dans laquelle il arrivait toujours à la plonger. Il était un mystère pour elle, même après presque deux ans de relation (mouvementée), elle n’arrivait pas à sonder ses pensées, elle n’arrivait pas à être certaine de ce qu’il voulait ou souhaitait. Il était passé maître dans l’art du secret, et si elle s’en était accommodée, douter perpétuellement d’elle-même était déjà bien assez compliqué au quotidien pour cette jeune femme, si en plus elle devait douter au sein de son couple elle n’avait plus un moment de tranquillité. « Au moins je vois que la vie à trois te va plutôt bien .. » bien que dit sur un ton ironique ça n’en était pas moins vrai, elle était attristée de voir que finalement, il s’en portait plutôt bien. Elle espérait presque le voir encore plus renfrogné et bougon que d’habitude, mais forcée de constater qu’il aimait ces changements et qu’elle n’y était pour rien. Passant maladroitement une main dans ses cheveux, mal à l’aise et ne sachant plus trop quoi faire, l’angoisse s’étant emparée d’elle, la figeant sur place. « Je sais pas si j’ai bien fais de venir, tu me manquais alors je suis venue mais .. » les mots se perdaient dans sa tête, ne parvenant pas à faire le tri pour s’exprimer correctement, tout était flou à présent. « Je me demandais pourquoi tu ne faisais rien pour changer la situation, mais finalement je comprends. C’est pas l’enfer sur terre apparemment. » Gênée, la jeune femme remit ses mains dans ses poches avant de fixer le sol avec une fausse fascination. Elle avait la désagréable sensation d’être de trop alors que ce n’était pas de cette façon que les choses auraient du se passer, elle ne comprenait plus rien, elle était totalement perdue face à la situation dont le contrôle lui échappait complètement. Et si elle détestait bien une chose, c’était perdre le contrôle, c’était sans doute son seul point commun avec sa défunte mère, garder une emprise sur les choses la rassurait, mais avec Sloan elle ne contrôlait plus rien, il semblait attirer les ennuies un par un sans qu’elle puisse y influer. Spectatrice de sa vie, elle subissait et ne pouvait agir, elle se contentait presque d’attendre la prochaine tuile qui lui tomberait dessus par son intermédiaire. « J’aurais pas du venir, tu passais un bon moment avec ton fils .. »



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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Dim 16 Jan 2011 - 19:58

Sa réponse fit s'évanouir d'un seul coup le sourire qu'il lui avait présenté. Le seul fait qu'elle puisse questionner sa sincérité l'avait fait retomber durement sur terre, face à une réalité qui l'intriguait voir carrément l'inquiétait. Pourquoi avait-elle cette attitude à son encontre ? Qu'avait-il fait de travers, cette fois ? L'angoisse grimpant les échelons dans son estomac, il fut incapable de lui dire quoique ce soit et il ne put qu'accueillir les mots de Presley avec de plus en plus d'incompréhension. Il était perdu. Ou plus exactement, il ne voulait pas croire ce qu'il entendait et préférait se persuader qu'il faisait fausse route. Mais ses gestes et ses mots ne laissaient guère beaucoup de place au doute. Il détestait la voir dans cet état : gênée devant lui. C'était frustrant, ils étaient ensemble depuis plus d'un an et avaient traversé trop de choses pour qu'elle puisse se sentir mal à l'aise avec lui, même si c'était sans doute une façon de le protéger. Elle lui en voulait mais visiblement, faisait tout pour le ménager. Est-ce qu'il lui faisait pitié ? Déconfit à cette pensée, le visage de Sloan se durcit et sa mâchoire se crispa tandis qu'il ne quittait pas des yeux les traits de Presley marqués par un air soucieux et une douce colère. Défaisant son étreinte, il resta pourtant près d'elle, les bras ballants. Comment pouvait-elle penser qu'il aimait la situation atroce et vicieuse que Goldie Stewart lui imposait ? Naturellement, il ne tarda pas à se remettre en question et se récapitula mentalement et rapidement tous les éléments qui pouvaient laisser croire qu'il était heureux ainsi. Peut-être parce qu'il n'avait pas encore tenté de se suicider ce mois-ci ? Gardant cet humour noir pour lui, sachant qu'il ne plairait certainement pas à la jeune femme, il ne put cependant se retenir de se défendre, comme si elle l'accusait injustement d'un crime qu'il n'aurait certainement pas commis. « Tu penses que je le fais exprès ? » murmura-t-il en levant les yeux au loin, comme s'il retenait une colère qui bouillonnait et s'accentuait dangereusement. Il prit une profonde inspiration pour se calmer avant de reposer ses yeux sur elle et avec calme, la sonder du regard. « C'est pire que l'enfer sur terre mais c'est toi qui m'a appris à tenir bon. A chaque fois que j'ai envie de péter un câble et de les virer de chez moi, je me retiens parce que je pense à toi. C'est mon fils, si je l'abandonne, est-ce que tu serais capable de rester avec moi en sachant que je n'ai aucun égard ne serait-ce pour lui ? » Il marqua une pause et s'en voulut immédiatement pour ce qu'il venait de dire. C'était pourtant vrai, s'il s'empêchait de les virer de chez lui, c'était en partie parce qu'il craignait de ce qu'elle pourrait penser de lui. Il lui avait à plusieurs reprises dit qu'il n'était pas du tout à l'aise avec les enfants mais pas au point de se comporter comme le dernier des connards avec eux. En tant qu'enseignant, il savait les gérer mais prenait toujours soin de garder l'affectif en dehors des relations. Peut-être qu'elle lui en voulait justement pour avoir pris le risque de s'ouvrir un peu plus à Austin ? Mais il n'avait pas pu faire autrement, côtoyer l'enfant au quotidien l'avait adoucit et il avait commencé à s'attacher au petit sans s'en rendre compte. C'était seulement aujourd'hui, face à Presley, qu'il réalisait la place qu'avait pris Austin dans sa vie. Une place qui n'avait été occupée jusque là que par Presley, justement. Quand elle émit son désir de s'en aller, Sloan s'empressa d'attraper sa main droite pour la retenir. Il était hors de question qu'il la laisse partir, il y avait visiblement des points urgents à éclaircir et surtout, il n'avait nullement envie de la voir s'en aller en sachant qu'elle lui en voulait, surtout qu'ils se voyaient si peu ces derniers jours. « Arrête de raconter n'importe quoi, Austin est important pour moi mais jamais tu n'interrompras quoique ce soit entre nous. Reste je t'en prie, Austin t'adore en plus, je suis sûr qu'il serait ravi de te faire une place à bord. » C'était la tentative du désespéré pour garder sa copine auprès de lui mais il assumait. L'australien n'était peut-être pas doué pour exprimer ses sentiments mais lorsque quelque chose lui tenait particulièrement à cœur, lorsqu'il sentait que l'heure était grave et qu'il se devait de faire son maximum pour racoler les morceaux avant que le vase ne s'effondre, il sortait le paquet. Sa poigne serra la main de Presley avec finesse et hardiesse à la fois. Son regard était moins dur mais tout à fait déterminé. De toute évidence, il ne s'était toujours pas remis du traumatisme de leur séparation de l'été dernier et était prêt à tout pour empêcher que cet épisode ne se reproduise.


Dernière édition par Sloan Weisel le Dim 6 Fév 2011 - 0:48, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Ven 28 Jan 2011 - 20:43



Pendant un instant Presley resta stoïque et surprise face à la réaction de Sloan. Ce n’était pas la première discussion peu « agréable » qui s’installait entre eux, mais elle ne pensait pas voir le visage de Sloan exprimer de la colère. D’ailleurs elle ne se souvenait pas l’avoir déjà mit en colère, elle prenait toujours soin de peser ses mots et d’être la plus raisonnable possible malgré son impulsivité. En deux ans elle s’était montrée bien plus colérique que lui ça ne faisait aucun doute. Qu’est-ce qu’elle avait dit de si incompréhensible pour qu’il réagisse de cette façon ? Elle ne faisait que réagir à ce qu’elle constatait après tout. Il avait l’air de plutôt bonne humeur en vue des circonstances qui auraient du représenter une torture pour lui. Finissant même par apprécier la compagnie d’un enfant, lui qui ne cessait de soutenir qu’il n’était pas à l’aise avec eux, mais qui semblait maitriser parfaitement la situation. Peut être était-ce un mensonge ? Peut être avait-il trouvé ce prétexte pour éloigner toutes idées de maternité chez sa petite amie. Chassant cette pensée aussi troublante que rageante pour la jeune femme, elle entreprit de répondre à sa « question » qui avait tout l’air d’être rhétorique. Et ça ne trompait pas, elle n’eut pas le temps d’y répondre quoique ce soit malgré les mots qui lui brulaient les lèvres, que l’Australien se reprit avec plus de calme. Il marquait un point, elle n’était pas le genre de femme carriériste ou insensible à un enfant surtout dans un moment comme celui-ci. Il n’avait déjà pas la chance d’avoir une mère digne de ce nom. Sloan avait raison, elle ne pourrait que lui en vouloir s’il abandonnait son enfant. Seulement son cœur continuait de peser lourd dans sa poitrine, ses doutes et ses inquiétudes persistaient bien qu’elle faisait son possible pour tout mettre en sourdine. « C’est faux ! Si tu ne les vires pas, c’est pour lui. T’as beau dire, t’es pas si mal à l’aise avec les enfants, je suis même prête à parier que tu les adores, sinon pourquoi tu serais professeur ?! Tu t’es attaché à ton fils et c’est normal, j’en suis contente pour vous deux, mais c’est pas le propos, c’est pas ce qui me dérange. Même si maintenant j’ai une foule d’autres questions en tête. » Achevant sa phrase d’un air lasse, elle cernait certain aspect de sa personnalité, comme elle pouvait aussi ne pas tout saisir. Peut être cherchait-il à se cacher derrière cette personnalité un peu associable et distante, mais encore une fois, pourquoi ? Mais c’était l’une des nombreuses choses qu’elle aimait chez lui, cette incertitude était l’une des choses avec lesquelles elle avait apprit à composer. Toute sa personnalité allait en contradiction avec la sienne, il lui apportait plus de calme et de tolérance qu’elle n’en avait trouvé dans toute sa vie. Et il avait ce don, aussi enviable que rageant de l’attendrir par des regards, des faits ou des mots. C’était pourtant une jeune femme hystérique, une boule de nervosité ambulante capable d’exploser à n’importe quel moment, mais il arrivait on ne savait trop comment à provoquer une culpabilité chez elle, la rongeant de l’intérieur. Alors qu’elle passait des journées à bassiner Fabien en jurant contre son petit-ami, arrivé devant lui elle était tout simplement déconfite, dans l’incapacité de sortir sa colère, et l’enfant qui attendait sagement derrière ne l’aidait pas. Si elle voulait s’en aller, il s’empressa de la retenir. Ravie de ce geste, elle se surprit pourtant à avoir peur. Peur de la suite de cette conversation et de ce qu’il penserait de ce qu’elle finirait par avouer. C’était toujours ainsi, elle se contenait, mais sa franchise prenait le pas sur ses résolutions. Fixant leurs mains l’une dans l’autre comme si elle s’y raccrochait, elle tenta de mettre finalement les mots justes, sur ce qu’elle ressentait. « Austin est adorable et je ne mérite sans doute pas qu’il m’apprécie si toutefois c’était le cas .. » Laissant planer un très court silence, elle releva le regard pour le planter dans le sien, gardant le peu d’assurance qu’elle avait. « Tu me manques .. Peut être que je suis jalouse, et j’avoue c’est mal placée. C’est ton fils et il doit passer avant moi, mais il n’y a jamais eu d’enfant entre nous, et je m’étais faite à l’idée que ça resterait comme ça. Mais c’est surtout la présence de sa mère. Elle est mauvaise, tu me dis que tu la détestes et elle est encore là, c’est ça que je ne comprends pas. Tu vis avec une autre femme, soit, je vis avec un autre homme aussi je suis mal placée pour juger. Seulement tu as un enfant avec elle, ce n’est pas comme si vous aviez toujours gardé vos distances .. » Reprenant petit à petit confiance comme si avouer tout ce qu’elle pensait et avoir gardé son calme malgré toute l’inquiétude et la colère qui y étaient rattachées, lui donnait plus de force. Elle put finalement regarder son petit-ami avec détermination, sûre d’elle « Pourquoi elle est encore chez toi ? »



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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Dim 6 Fév 2011 - 0:47

Sloan se sentit se décomposer quand elle l'accusa de lui avoir toujours menti. Concernant les enfants, il est vrai qu'il incarnait le paradoxe parfait en étant professeur des écoles mais il n'avait jamais menti à Presley sur le malaise qu'il ressentait auprès d'eux. Les enfants l'angoissaient, dans le sens où il avait sans cesse peur de mal agir avec eux, de recréer les erreurs que d'autres avaient commises sur lui lorsqu'il était lui-même enfant. Après tout, il avait grandit avec une seule vision de l'éducation et même en sachant aujourd'hui qu'elle n'était pas correcte, il craignait qu'elle l'ai trop marqué pour qu'il puisse agir différemment. C'était peut-être un accès de prudence et un terrible manque de confiance en soi, mais le blocage qu'il faisait à l'égard des gosses était sincère. Cependant, il est aussi vrai qu'avec Austin, les choses avaient évolué malgré lui. La proximité forcée qu'ils vivaient fissura au fur à mesure les remparts derrière lesquels Sloan se cachait les premiers jours. Il ne s'en était d'ailleurs pas rendu compte et c'était bien maintenant, sous l'œil inflexible de sa petite amie, qu'il en prenait conscience. Elle avait raison, vivre avec Austin était loin d'être douloureux. Il fit une moue, désemparé, quand elle lui dit qu'elle avait à présent une foule de questions en tête. L'air dépité, il secoua la tête, craignant que ses questions ne touchent une fois de plus sa corde sensible. Il ne dit pas un mot pour se défendre, à quoi cela servirait-il de toute manière ? Il ne pensait pas posséder à sa portée assez d'arguments pour la convaincre de sa bonne foi concernant son rapport avec les enfants, du moins pour le moment. Il faisait toujours un blocage et même si ça commençait à le ronger de l'intérieur, il était incapable de se dévoiler d'avantage.
Il eut ensuite envie de la serrer puissamment dans ses bras lorsqu'elle émit ses doutes sur son mérite de recevoir l'affection d'Austin. Comment pouvait-elle se déprécier autant alors qu'à ses yeux, elle était formidable et impressionnante en tous points ? Elle était une inspiration, un modèle complet à elle seule et Austin avait une chance énorme de pouvoir la compter dans son entourage. A défaut d'une mère digne de ce nom, il pouvait compter sur Presley, femme forte et élégante, douce et naturelle. Aux antipodes de la vulgarité qui représentait Goldie aux yeux de Sloan.
Et finalement, le coup de grâce tomba. Au moment où Presley avoua sa jalousie et surtout son incompréhension quant à la présence de Goldie chez lui, il comprit qu'il était coincé. Quand elle lui demanda directement, sans ciller, la raison pour laquelle Goldie n'avait toujours pas plié bagages, il sentit un pic de stress l'envahir. C'était là, il lui était impossible de reculer, de se défiler cette fois. Le regard de sa petite amie était bien trop déterminé et la tension trop forte pour qu'il puisse se permettre une feinte. C'était trop risqué, cette fois. Prenant une profonde respiration, il la regarda longuement, l'air de dire « Tu l'auras voulu. », lâcha sa main et sans avertir, calmement, se dirigea vers son voilier. Là, il fit signe à Austin de venir vers lui et l'aida à descendre du bateau en le souleva en dessous des bras. Une fois qu'il mit pieds à terre, Sloan posa un genou au sol et s'adressa à l'enfant en ajustant par réflexe son blouson. « Austin, tu vois Joey là-bas ? Tu vas le voir et tu lui demandes de ma part de te montrer son dernier tour de magie. Ne reviens pas avant d'avoir obtenu de sa part son secret pour que tu puisses le refaire devant Presley, d'accord ? Quelque chose me dit qu'elle risque d'en avoir besoin ... » L'enfant fit un immense bond avant de déclarer joyeusement qu'il pouvait compter sur lui. Il connaissait très bien Joey (un adolescent passionné par la mer lui aussi ainsi que par la magie) pour avoir déjà passé un après-midi entier avec lui une fois où Sloan avait du s'absenter. L'australien se releva alors tandis qu'il vit l'enfant courir le long du port et arriver devant l'emplacement de Joey qui était assit sur un tabouret, mélangeant des cartes à une allure impressionnante comme à son habitude. Se frottant le front, Sloan se retourna ensuite vers Presley et, les entrailles nouées, la rejoint. Il bouillonnait à l'intérieur et pourtant, il ne tremblait pas. Son regard était sombre et il semblait sûr de lui mais il semblait incapable de garder le contact visuel avec Presley plus de cinq secondes de suite. S'appuyant à un ponton, il prit une profonde inspiration et parla d'un ton neutre et la voix plus grave d'une octave. Cela lui coûtait de lui avouer les véritables raisons et son attitude mille fois plus frigide que d'ordinaire semblait être une carapace contre le retour de boomerang qu'il était persuadé de prendre. Il n'avait jamais parlé de cette anecdote à quiconque mais il ce n'était pas la crainte de la confidentialité qui l'affectait face à Presley, il avait une entière confiance en elle. C'était son jugement et ses réactions qu'il redoutait. « Le soir où Austin fut conçu était le premier soir où Goldie et moi nous sommes rencontrés. Et aussi le dernier après une très longue période que j'aurais véritablement souhaité ne prendre jamais fin. Les circonstances de cette rencontre étaient particulières : une fête organisée pour je-ne-sais-plus quelle raison. Je venais d'obtenir ma Green Card, j'étais euphorique, l'alcool coulait à flots. A l'époque, je n'avais pas la même relation à l'alcool qu'aujourd'hui, je le tenais même très bien à vrai dire. Beaucoup mieux que Goldie, en tout cas. Alors quand elle est venue me voir, je n'ai pas réfléchi et j'ai fais en sorte qu'on se retrouve seuls. Elle était tout juste consciente et l'alcool m'avait vraiment désinhiber. Une chose en entrainant une autre, j'ai profité de la situation, j'ai profité de sa faiblesse. J'ai filé au petit matin sans savoir que cet acte stupide allait apporter ses conséquences plusieurs années plus tard et dans les pires conditions. Aujourd'hui, je ne peux pas la flanquer dehors pour la simple et bonne raison qu'elle peut me balancer aux autorités de la ville au moindre faux pas. » Il marqua une pause, croisa les bras contre sa poitrine et ajouta. « C'est pas du chantage, c'est le Karma. Je l'ai mérité et je dois assumer les conséquences, aussi éprouvant que cela puisse l'être. » Seule la dernière phrase de sa tirade fut dite en regardant Presley droit dans les yeux. C'était en quelque sorte la dernière déclaration du condamné acceptant le châtiment qui allait lui tomber sur le crâne sans broncher. Presley allait probablement le haïr, être profondément écœurée, déçue et même s'il n'était pas prêt à recevoir son jugement, s'il n'était pas certain de l'état dans lequel il en ressortirait, il était déterminé à le prendre de face.
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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Dim 6 Fév 2011 - 18:06



Inflexible face à Sloan, elle appréhendait pourtant la suite des évènements, elle avait demandé une véritable réponse, lui qui aimait tant esquiver les explications. Non seulement il n’y avait aucune garantis pour qu’il lui explique réellement la situation, mais elle n’avait pas vraiment pensé à ce qu’elle pourrait apprendre, ni si elle saurait y faire face. Il la regarda un long moment et Presley en regrettait presque de lui avoir posé cette question, l’inquiétude commençait à la gagner, mais elle avait confiance en Sloan. Ça ne pouvait pas être si terrible que ça n’est-ce pas ? Il lui expliquerait, elle comprendrait comme d’habitude, ils trouveraient une solution ensemble et Goldie pourrait enfin mettre les voiles. Oui ça ne pouvait que se passer de cette façon. Tandis qu’elle voyait Sloan se diriger vers son fils et lui demander de partir un petit moment rejoindre un jeune homme quelques mètres plus loin, Presley se repassait en boucle le petit film qu’elle s’était fait. Après tout, le pire n’arrive qu’aux autres non ? Même si après toutes ces années Presley en doutait, elle préférait continuer à y croire. À quoi bon être blasée et pessimiste à seulement vingt et un ans ? Observant d’un regard tendre l’enfant qui s’éloignait à la demande de son père, les derniers mots qu’il lui avait adressé résonnaient pourtant encore dans sa tête. Pourquoi en aurait-elle besoin ? Tentant de rester détendue, l’attitude de Sloan ne l’inquiétait que plus encore. Bien qu’il affichait ce même calme habituel, il était encore plus distant et pourtant quelques gestes maladroits trahissaient sa nervosité, de toute évidence cette prise de parole ne serait pas la plus facile. Elle oublia vite l’idée de capter son regard qui demeurait fuyant, si le début de son histoire lui semblait quelconque, elle finit par se faner complètement. Abasourdit, elle avait la désagréable sensation de se retrouver dans un mauvais rêve dont le contrôle lui échappait complètement. Ça ne pouvait être la réalité, elle bouillonnait de l’intérieur, elle ressentait pourtant tellement de choses à cet instant qu’elle n’aurait même pas du douter du réalisme de la situation. Mais ça ne pouvait être vrai, Sloan n’aurait jamais fait une chose pareille. Elle avait côtoyé des hommes capables de ce genre de chose et jamais son petit-ami ne lui était apparu comme ressemblant de près ou de loin à l’un d’eux. Elle ignorait combien de temps elle était restée ainsi, sans bouger d’un millimètre sans prononcer le moindre mot, à le fixer comme pour attendre une suite qu’il n’y aurait pas. Comme si elle attendait que Sloan soit devenu sombrement blagueur. Oui, elle aurait préféré et de loin, qu’il ne s’agisse que d’une blague de mauvais gout, bien que cette anecdote les propulsait aussi à une autre pas si lointaine que cela. Mais lorsqu’enfin Presley put retrouver ses esprits la première réaction qu’elle eut fut de lever la main droite pour l’abattre violemment contre le visage de l’Australien. Regrettant immédiatement cette gifle, elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Portant ses mains à sa bouche, elle s’excusa péniblement pour son geste. Tout se brouillait dans sa tête, jamais elle n’eut un geste comme celui-ci envers lui et jamais elle n’aurait crut possible de le faire un jour. Bien qu’elle le regrettait sincèrement ce fut plus fort qu’elle en vu de la situation. Elle ne faisait que mépriser Goldie, mais même elle ne méritait pas ça, Austin ne méritait pas ça non plus. Instinctivement elle songea à cet enfant et sa triste conception. Sans doute la nervosité, mais des pensées stupides envahirent son esprit avant qu’elle ne se mette à rire sans la moindre sincérité. Le sol semblait se dérober sous ses pieds, alors brusquement elle se retint à l’un des poteaux de bois qui bordaient le ponton. Dos à Sloan elle tentait de mettre au clair ses idées ce qui s’avérait bien plus difficile. « Je peux pas croire que t’ai fais quelque chose comme ça, même à elle ! » Se retournant à peine vers lui et prenant toujours appuie sur le poteaux, elle n’était pourtant pas encore prête à croiser son regard. « Même à Goldie Stewart, je n’aurais jamais souhaité une chose pareille. L’alcool est toujours une merveilleuse excuse hein ? .. Combien de fois encore vais-je l’entendre ?! » Prenant son courage à deux mains, Presley fit finalement deux pas en direction de l’Australien, le regardant dans les yeux bien que sa vision demeurait troublée par les larmes qu’elle s’évertuait à retenir. « Le Karma hein ?! J’ai fais bien pire qu’elle et pour moins que ça, c’est du chantage et non une stupide croyance qui t’a mené ici. Tu sais le pire c’est qu’en temps normal j’aurais été écœuré, et sans doute que je le suis quelque part au fond de moi, mais je ne m’autorise pas à l’être. Aimer rend vraiment idiot, je n’me reconnais même plus. Je tiens bien plus à toi qu’en l’honneur de cette fille. » Une larme, puis une autre roulèrent sur ses joues, elle s’écœurait profondément. Cette attitude ne lui ressemblait pas le moins du monde, si elle avait passé des années à haïr Goldie, jamais elle n’aurait pu ignorer un tel évènement. Elle l’a plaignait sincèrement et comprenait un peu mieux son comportement à présent. Baissant le regard, elle se sentait tellement honteuse, vis-à-vis de Goldie ainsi que d’Austin, jamais elle n’aurait songé à rester aussi « gentille » en apprenant une chose pareille, et pourtant … Elle ne portait pas la jeune femme dans son cœur mais ça n’excusait en rien qu’elle se range en quelque sorte du côté de Sloan. Mais tout allait en contradiction, la jeune femme était perdue, ne sachant quoi faire, mais la Presley qui avait fait tellement pire à des hommes pour bien moins, ne s’imaginait pas un instant en faire le quart à l’homme qu’elle aimait.


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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Sam 12 Fév 2011 - 20:23

Sloan s'attendait à tout : des insultes, des regard dédaigneux ou même une fuite mais la gifle, il ne la vit pas venir. Le coup fut sec et puissant mais il ne broncha pas d'un pouce. L'habitude, peut-être, de se prendre des coups sur le champ de bataille. Et pourtant, son visage blêmit et il resta interdit, le menton baissé et le regard fixant le bois sous leurs pieds. C'était d'avantage par la signification de ce geste que par la douleur en elle-même qu'il était affecté. Portant une main perdue sur sa joue, il la massa un instant avant de laisser retomber sa main avec lassitude et de relever le visage, comme s'il l'acceptait intégralement. A l'intérieur, ce geste l'avait brisé mais extérieurement, c'étaient des traits rigides et un regard digne qu'il abordait. Il n'essayait évidemment pas de duper Presley, elle le connaissait assez à présent pour arriver à sonder ses sentiments même lorsqu'il ne laissait rien paraître mais c'était un réflexe défensif qu'il abordait depuis toujours et qui l'aidait, inconsciemment, à ne pas s'écrouler dans l'instant. Lorsqu'elle se détourna de lui et qu'elle parut frêle sur ses jambes, Sloan eut un mouvement pour venir la soutenir mais s'arrêta net dans son geste, comme empêché par une force invisible. Ce n'était pas le moment et elle s'était déjà retenue à l'un des poteaux. Le silence dans lequel elle s'était plongée à présent était atrocement pesant et sans doute plus angoissant que sa gifle. Même si à l'intérieur de lui il criait et suppliait pour qu'elle lui parle, il ne dit pas un mot, lui laissant le temps d'assimiler et de convenir à la meilleure réaction qu'elle pouvait lui présenter. Malheureusement, comme il le craignait, c'était la colère et le dégoût qui l'assaillirent et sa prise de parole le mit plus bas que terre. Il entrouvrit sa bouche pour essayer de répondre quelque chose lorsqu'elle commenta sur son excuse incluant l'alcool mais rien ne réussit à sortir. Il était dépourvu d'excuses, cette fois ou du moins, il ne trouva rien d'assez intelligent pour se défendre. Elle n'avait pas tord de toute manière et tout ce qu'il aurait trouvé à répondre aurait sonné horriblement faux et n'aurait fait qu'aggraver son cas. Elle vint ensuite vers lui et le brava directement, le regardant droit dans les yeux et déversant sur lui un flot de reproches intransigeants avant de finalement céder et lui révéler qu'une part d'elle l'empêchait de l'abhorrer complètement. Il fut tellement subjugué par elle, estomaquée par ce qu'elle venait de dire qu'il en oublia un instant de respirer et seules les larmes qui coulèrent le long des joues de la jeune femme réussirent à lui faire reprendre son souffle. La douleur qu'elle subissait aggravait la sienne mais un espoir grandissait en lui par ce qu'elle venait de dire. Il ne savait pas si le fait qu'elle n'arrivait pas à le détester pour cet acte ignoble était pire ou non mais il s'en moquait. Elle venait de lui offrir la preuve que son amour pour lui était encore plus fort que ce qu'il pensait et bien que sa culpabilité et sa honte atteignaient des sommets, l'australien ne put s'empêcher de l'admirer une fois de plus. Ce fut alors plus fort que lui et même si les circonstances n'étaient pas favorables, qu'il prenait le risque de se voir repousser et frapper à nouveau, il fondit sur elle, encadra son visage de ses deux mains et l'embrassa avec fièvre, ne prenant pas le temps de sécher ses larmes. Il partagea donc avec elle un baiser mouillé sous tension qui ne dura toutefois que quelques secondes car il venait de retrouver la force de parler même si sa gorge restait cruellement serrée. « Je ne te demande pas de me pardonner mais uniquement de me croire si je t'affirme que l'homme que j'étais lors de cette soirée n'est plus celui que je suis aujourd'hui. J'ai fais de mon mieux pour le laisser aussi loin que possible de moi, je sais que c'est atroce ce que je lui ai fait et je m'en condamne depuis longtemps, crois-moi. » Il laissa retomber ses mains et fit un pas en arrière, les épaules affaissées et le regard à présent d'un damné. « Je t'aime aussi. De manière déraisonnable. La seule chose que je peux te promettre c'est que je ne ferais plus jamais quoique ce soit qui puisse te blesser. Mais je dois acquitter ma dette auprès de Goldie … Je ne peux pas la mettre dehors. » S'il est vrai qu'au départ de l'installation de la blonde et de l'enfant chez Sloan ce dernier était persuadé qu'Austin allait être le plus difficile à supporter, aujourd'hui c'était l'inverse. Le petit garçon (qui pourtant était le triste fruit de cette nuit inconsciente) n'était plus que l'expression de la culpabilité de l'instituteur et plus un fardeau. C'était bel et bien Goldie Stewart qui incarnait la pénitence à elle seule, le châtiment absolu. Austin devenait au fil des jours sa bouée de secours, celui qui lui permettait de ne pas se débarrasser de Goldie de manière radicale. Tout ce que l'australien espérait à présent, c'était que Presley le comprenne et ne lui demande surtout pas de se défaire du gosse. A sa grande surprise, Sloan ne se voyait plus vivre sans Austin et être son père.
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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Lun 14 Fév 2011 - 0:22



L’intégrité de Presley venait d’en prendre un coup, mais elle était consciente de ce qu’elle venait de faire, de sa décision et du poids de ses paroles. Elle savait ce qu’elle faisait et restait intimement persuadée que bien qu’il se dévalorise tout seul, Sloan était un homme bien. Oui cette erreur remettait bien des choses en considération, oui n’importe quelle fille serait partie sans rien dire, écœurée, dégoutée, complètement brisée d’apprendre qui était réellement l’homme dont elle partageait la vie depuis presque deux ans. Mais pouvait-on vraiment prétendre aimer quelqu’un sans faire le moindre sacrifice, pouvait-on affirmer être capable de tout pour une personne si on fuyait à la moindre occasion ? Pourtant ce qu’il venait de lui confier n’avait rien d’anodin, c’était bien loin d’être « rien ». Si Presley ne se reconnaissait plus, si elle avait peur de ce qu’elle-même devenait en acceptant tout ça, elle réalisait à quel point ce serait difficile si elle l’abandonnait maintenant, non seulement pour elle, mais aussi pour lui. Ce n’était pas la position la plus facile qu’elle occupait à présent, devenir cette amoureuse aveugle qui reniait jusqu’à ses propres instincts ou devenir l’ex petite-amie lâche et incapable d’accepter le passé de son homme. Comme imaginer avoir un avenir si on ne pouvait encaisser le passé ? Elle ne regrettait pas sa décision, plus elle regardait Sloan, plus elle était convaincue de prendre la bonne route, ce ne serait pas facile, il lui faudra du temps, ce n’était pas non plus le genre de nouvelle qu’on apprend et qu’on encaisse en quelques minutes, mais elle le ferait. Sans doute qu’elle ne verrait plus jamais Goldie de la même façon, non pas qu’elle aurait pitié d’elle, elle la méprisait mais pas encore assez pour ça. En revanche, elle la comprenait un peu mieux, mais ne pouvait pas supporter sa présence pour autant. Restant face à lui, les larmes dévalant ses joues, elle attendait une réaction de sa part, ignorant s’il allait l’insulter pour les jugements qu’elle avait porté à son encontre, s’il allait partir, si ça en était fini d’eux par la faute de ses propos. Elle s’était montrée dure, mais à raison n’est-ce pas ? Pourtant sa réaction la surprise que plus encore. Ne bougeant pas d’un cil, un frisson agita la jeune femme et elle ne tarda pas à répondre à son baiser qui fut pourtant rapidement écourté. Si elle l’idée de remettre ça lui traversa l’esprit, elle se ravisa en le voyant articuler quelques phrases. Posant sur lui un regard larmoyant, elle tentait de se concentrer au mieux sur ses paroles, mais en réalité tout se confondait dans sa tête, son sentiment de sécurité lié à la chaleur de sa peau contre la sienne, l’envie de plonger dans ses bras et lui promettre que tout s’arrangerait. La colère de découvrir ce qu’il avait été capable de faire, le dégout de l’accepter presque sans broncher, et vouloir simplement un instant de tranquillité dans sa vie. Mais à peine eut-il finit qu’il lâcha son emprise sur la jeune femme et s’éloigna légèrement. Encore une fois elle était partagée, elle lui faisait confiance, et sans doute que beaucoup la désapprouverait, mais elle était convaincue de la sincérité de ses sentiments. Cette promesse en revanche, elle revenait inlassablement lors de leurs nombreuses conversations, persuadée qu’il espérait sincèrement tenir ses engagements, le reste du monde n’était pas prêt à l’aider. Ainsi elle gardait un petit doute, se demandant si vraiment il n’y aurait plus rien qui soit susceptible de tout écrouler une fois encore. Quant à Goldie, elle était d’accord sur le fait qu’il devait en quelque sorte payer pour ce qu’il avait fait, mais elle était fatiguée de tout ça. Tandis que ses larmes continuaient de couler malgré elle, elle essuya ses joues d’un revers de la manche, un peu maladroitement sans prêter attention à l’allure pathétique qu’elle devait présenter à présent. « Je finis par croire que j’en demande trop en espérant avoir une vie normale avec toi. C’est tout ce que je veux, une vie normale avec toi, et j’ai l’impression que ça n’arrivera jamais. » S’approchant d’un pas hésitant, elle réduisit l’espace qui existait encore entre eux, pour retrouver cette proximité rassurante. Elle attrapa sa main avec délicatesse, resserrant doucement son emprise elle chercha son regard un instant avant de reprendre. « Je te fais confiance, mais j’en ai marre de ces promesses, j’en ai marre de ces situations. J’aimerais qu’on puisse faire des projets tout les deux, ça va faire deux ans qu’on est ensemble. » Souriant bien qu’elle continuait de pleurer sans parvenir à s’arrêter comme si elle craquait enfin. « Tiens, ça me ferait même plaisir qu’on se dispute à Ikea pour la couleur d’une assiette. Plus de Aubree ou de Goldie! Tout mes meilleurs amis se fiancent, se marient, vivent ensemble ou font des enfants ou tout à la fois, et nous on se dispute sans arrêt, on doit gérer toutes ces histoires sans arrêt. Tout te tombe dessous tout le temps, je te reproche rien, et je sais que tu dois t’amender de ta dette envers elle, si on peut dire ça comme ça. » Posant sa tête contre le torse du jeune homme et serrant sa main de plus belle elle confia une dernière fois dans un souffle. « Mais j’aimerai qu’on ait une vie normale. »



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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Ven 25 Fév 2011 - 23:11

Voir des larmes sur le visage de Presley lui déchirait toujours autant le cœur mais malheureusement, il devait se rendre à l'évidence qu'il en était trop souvent le responsable ces derniers temps. Il ne la quittait pas des yeux, indécis sur l'attitude à avoir. Si cela ne tenait qu'à lui, il tirerait un trait sur cette conversation parce qu'il craignait trop la tournure qu'elle risquait de prendre. Ils retourneraient chacun à leurs activités le plus simplement du monde, et continueraient d'agir comme si tout allait bien entre eux. Mais ce n'était pas possible. Plus maintenant qu'il était parfaitement au courant de la souffrance qu'éprouvait Presley face à cette infernale situation. Son bonheur faisait le sien et à contrario, sa douleur était la sienne. Il baissa les yeux, submergé par un élan de culpabilité et de honte lorsqu'elle souligna le fait qu'ils n'arrivaient pas à avoir une vie de couple conventionnelle. C'était de sa faute. C'était toujours de sa faute, d'ailleurs. Avec Bluenn, cela avait été identique : son incapacité à s'engager, à s'ouvrir et à se décider repoussait tout le monde. Il ne reprochait rien à quiconque, il savait pertinemment que le problème était à son niveau et même si les solutions pouvaient sembler évidentes, elles étaient à ses yeux hors d'atteinte pour le moment. De nouveau perdu malgré le baiser – preuve s'il en fallait une de leur amour réciproque – qu'ils venaient d'échanger, Sloan avait le sentiment d'être dans une impasse mais lorsque Presley s'approcha de lui et prit sa main, il fut secoué par une vague de soulagement, comme un nouveau souffle après la noyade. Il avait réellement craint qu'ils soient en train de prendre la dangereuse et glissante pente de la séparation mais le nouvel investissement que fit la jeune femme en lui l'émue et le délivra. Il pressa sa main et la porta contre sa poitrine, la chérissant comme un cadeau d'une préciosité sans nom. Les mots de Presley ne laissaient bel et bien aucune place au doute et même si cette conversation pouvait ressembler à certaines qu'il avait déjà eu avec ses précédentes petites amies, avec elle c'était différent. Il l'aimait et il tenait trop à elle pour commettre à nouveaux les mêmes erreurs. Les gestes affectueux que Presley portait à son égard, sa patience jusque là à toute épreuve et surtout sa capacité à lui pardonner après l'aveu qu'il venait de lui faire lui donnait foi à leur histoire. Histoire heurtée, vacillante mais toujours solide et sincère. Il se savait loin d'être le parfait petit ami mais il était prêt à faire des efforts pour elle, bien qu'il se refusait toujours à abandonner ses responsabilités envers Goldie et leur fils. Il regrettait amèrement de ne pas avoir osé faire le pas de la collocation avec elle. C'était une étape cruciale et qui aurait sans doute fait le plus grand bien à leur couple mais il n'avait jamais su trouver le bon moment pour lui soumettre l'idée. A présent qu'il s'agissait précisément de la chose qu'il désirait le plus au monde, cela lui était impossible : avec Goldie et Austin chez lui, il était condamné à vivre à distance de Presley pour Dieu sait combien de temps. Pourtant, lorsque la jeune femme vint se blottir contre lui, il ne perdit pas une seconde pour l'enlacer entre ses bras et l'étreindre doucement mais fermement. Le message était clair : il était déterminé à rester à ses côtés, coûte que coûte. Son visage était aussi dur que d'habitude mais son regard ne cessait de tressauter sous l'émotion. De plus, il n'avait pas le moindre doute sur le fait qu'elle devait parfaitement entendre son cœur battre à cent à l'heure contre son torse. Il baissa finalement son visage vers le sien et lui murmura à l'oreille, la gorge nouée. « On l'aura cette vie. Je m'excuse pour toutes les promesses que je fais sans jamais réussir à les tenir … » Les traits de son visage venaient de s'affaisser sous la culpabilité. Il déserra alors son étreinte et, une main au niveau de son menton, la guida de sorte à ce qu'elle lève les yeux vers lui. Il soutint son regard et balaya du bout de ses doigts le reste des larmes qui humidifiait les joues de Presley. « Je te donnerai tout ce que tu souhaites … Ce n'est pas une promesse cette fois-ci mais une garantie. Je te demande juste de m'attendre, que l'affaire avec Goldie s'arrange et on pourra se construire une vie ensemble. » Il porta ses deux mains autour du visage de la jeune femme et plissa ses genoux afin d'être à sa hauteur et d'être certain qu'elle n'aurait pas le moindre doute quand à sa sincérité lorsqu'elle regarderait droit dans ses yeux verts. « Je t'aime, Presley, je te donnerai tout. » Ce n'était qu'à demi-mot mais le contenu ne laissait aucune équivoque possible : par « tout », il pensait point par point à la liste qu'elle venait de lui énumérer. Il ne savait pas encore comme il allait s'y prendre ni même s'il serait à la hauteur de ses espérances mais il se sentait prêt, en regardant dans ses grands yeux étincelants, d'efforts et de sacrifices radicaux. Il ne demandait qu'une chose en échange : du temps.
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Message(#) Sujet: Re: so i curse you .. for letting me love you. (Sloan) Ven 4 Mar 2011 - 17:06



Ce qui animait Presley était au-delà de ce que l’on pourrait se l’imaginer. La jeune femme était consciente de l’image qu’elle renvoyait aux autres, sans doute une gamine un peu trop confiante, une petite maladroite sans grand intérêt et trop naïve. Elle n’avait pas le moindre doute quant à ce que l’on pensait d’elle. Pardonner à Sloan après l’histoire avec Aubree, fut pour tout le monde la preuve de sa soi-disant bêtise et naïveté. Il lui était même arrivé d’entendre parler de lâcheté, sa peur d’être seule l’aurait poussé a accepter n’importe quoi y comprit cela, pourvue qu’elle puisse garder Sloan. C’était à milles lieux de la vérité, ce qu’elle venait d’apprendre aujourd’hui, l’aurait confirmé pour n’importe qui, mais à ses yeux, c’était une énième pièce du puzzle. Dès le premier jour, elle n’avait pas vu en Sloan un homme ordinaire, ce n’était pas non plus qu’un ancien soldat brisé par ce qu’il a vu et vécu la bas. Elle ne faisait pas parti de ce genre de femme convaincue d’avoir un sourire magique qui ramènerait un peu de douceur dans son monde. Bien sur au début, elle avait pensé naïvement de cette façon, mais elle avait bien vite vue à travers ses aveux et sa tentative de suicide, que ses souffrances dépassaient ce qu’elle imaginait. Tout ce qu’elle souhaitait à présent, c’était trouver durablement une place dans sa vie. Ce n’était pas impossible et la longévité de leur relation malgré ce qui ne cessait de leur tomber dessus, le prouvait encore. Si elle acceptait, en apparence, facilement ce qu’il venait de lui confier, elle se livrait un combat acharné avec sa conscience. Elle n’était pas insensible à ce qu’avait dut subir Goldie, elle se demandait même si ça ne relevait pas de la torture pour elle de vivre sous son toit. Si lui était poursuivit par sa culpabilité et ce qu’il avait fait ce soir là, Goldie avait peut être bien peur. Presley se souvenait du nombre de fois où elle était partie travailler la peur au ventre en sachant qui elle retrouverait. Pourtant elle ne pouvait concevoir que Sloan puisse faire partie de ce genre d’homme et qu’il ait pu lui faire ça. Il n’était pas un homme méchant, il n’aspirait qu’à de la tranquillité ou parfois à des pensées bien plus sombres mais uniquement dirigée contre lui. Cette situation était tellement insensée, qu’elle avait encore du mal à croire en sa véracité. Les aspirations de Presley rejoignaient celles de Sloan, elle ne voulait que de la tranquillité, mais celle-ci impliquait de la partager avec lui. L’Australien faisait partie de sa vie depuis deux ans maintenant, et elle avait apprit tellement depuis, autant sur lui que sur elle-même, sa vie avait finalement retrouvé un sens, elle ne pouvait concevoir un avenir sans lui. Il était désormais sa famille, celle qu’elle devait chérir et protéger, et oui, il avait des secrets qui n’étaient pas faciles à encaisser, mais elle vivrait avec. C’était plutôt évident que s’il continuait à lui cacher quelque chose c’était en partie parce qu’il craignait sa réaction. Elle le voyait dans ses yeux et comprenait pour être passé par là, à quel point ça pouvait être plus difficile encore et effrayant que d’attendre la réaction de l’autre. Pourtant, il n’avait pas à craindre quoique ce soit, c’était certes une promesse implicite, mais pourquoi s’évertuer à rêver à un avenir avec lui, si elle n’était pas en mesure d’accepter son passé ? Mais elle avait besoin de savoir si ses espérances étaient partagées. C’était devenue nécessaire qu’elle déverse le flot de ses souhaits, qu’il sache ce qu’elle était prête à faire, ce qu’elle envisageait pour eux. Blottie contre lui, elle chérissait cet instant plus que n’importe quelle étreinte partagée. Elle entendait son cœur battre si vite qu’elle ignorait s’il s’agissait plus d’une anxiété face à ce qu’elle lui demandait sans vraiment le formuler clairement, ou si c’était d’avantage pour tout ce qu’impliquait cette conversation et ce qu’elle venait de lui dire. Plongeant son regard dans le sien doucement orienté par sa main posée sous son menton, Presley sentit son cœur rater un battement sous l’émotion. Elle eut tellement peur qu’il prenne tout simplement ses jambes à son cou après avoir entendu toutes les attentes, tout les engagements qu’espérait la jeune femme, qu’elle se sentit à la fois soulagée et rassurée. « .. » Posant sur lui un regard attendrit, le sourire qu’elle affichait était clair, non seulement elle le remerciait de l’investissement qu’il posait lui aussi en leur couple, mais témoignait aussi tout simplement de sa joie. Qui ne le serait pas en cet instant ? Posant ses mains sur ses joues, elle se hissa légèrement sur la pointe des pieds, avant de l’embrasser avec tendresse. « Je t’aime aussi Sloan .. » Elle déplaça alors ses bras jusqu’à son cou qu’elle enlaça avec douceur. « J’attendrais. » Resserrant son étreinte, elle était certes sincère, mais néanmoins prête à accélérer les choses. Si elle n’avait nullement l’intention de séparer Sloan de son fils, en revanche pour Goldie s’était une tout autre histoire. Elle était triste pour elle c’était un fait, mais ce qu’elle avait vécu, ne l’empêcherait pas de vivre sa vie avec lui, qu’importe ce que cela impliquerait. Même Sloan ne pouvait soupçonner à quel point la détermination et l’instinct protecteur de sa petite-amie étaient puissants, pourtant c’était bel et bien le cas, et elle ne comptait pas attendre sagement sans lever le petit doigt.


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so i curse you .. for letting me love you. (Sloan)

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