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 let's play a love game (abby)

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Message(#) Sujet: let's play a love game (abby) Dim 16 Jan 2011 - 22:02

LUNDI 17 JANVIER 2012.

starring abby heiser and ralfes hurlsberth.


Les festivités du mois de décembre avaient laissé place à la chaleur de janvier. Alors que les voisins venaient vérifier sur leur thermomètre qu’il faisait bien plus de vingt degrés, d’autres se réjouissaient de pouvoir se promener le long des magnifiques plages que couvre la ville de Miami. Le soleil s’était redressé à l’horizon, et les nuages blancs qui effleuraient le ciel semblaient se dissiper peu à peu. Il était dix heures du matin et les pavillons du quartier d’Ocean Grove commençaient à se vider de leurs propriétaires. Les enfants avaient été amenés à l’école, le cartable sur le dos et le goûter dans la poche arrière du pantalon. Les parents, quant à eux, s’étaient absentés au travail, dans des bureaux silencieux, où ils étaient enfermés jusqu’au soir. Ralfes sortit de sa maison en jetant un œil derrière lui. Les briques rouges qui constituaient le toit commençaient à s’effacer, menaçant de chuter à chaque instant. Il haussa les épaules et, pressé, courut jusqu’à sa vieille 206 qui, elle aussi, menaçait de s’écrouler. Le pare-brise était si sale que le jeune homme dut regarder, la fenêtre ouverte et la tête à l’extérieur, afin d’obtenir plus de visibilité. Il avait donné rendez-vous au port de Miami à Abby, qu’il n’avait aucune envie de voir, en cette matinée de janvier. Il avait juste envie de s’enfermer dans son salon, avec un bol de céréales et un bon café. Il n’avait envie de voir personne, à vrai dire. Mais Abby n’était pas personne. Elle était la raison de ses angoisses, de plus en plus fréquentes, chaque nuit. Elle était le motif de ses cauchemars les plus effrayants, dans lesquels il était le principal acteur. Ralfes devait se rendre là-bas. Il ne parvenait plus à s’endormir et ses yeux étaient cernés par des traits bleutés. La vieille 206 roula difficilement, calant à chaque embrayage et se faisant de plus en plus capricieuse lors des accélérations. Arrivé au port, il se gara et patienta quelques instants avant de sortir de la voiture. Il fixa attentivement l’intérieur de sa voiture. Il y avait tellement de souvenirs qui se dégageaient de l’atmosphère de la voiture. Un porte-clés fait en pâte à sel, confectionné par les petites mains potelées de sa fille, était suspendu à son rétroviseur et des dessins de ses enfants étaient encore là, dans les poches intérieures de la voiture. Il ferma les yeux, arrachant les dessins d’un coup sec. C’était trop dur. Il ne devait plus regarder vers le passé. Plus jamais. Il ouvrit la portière, tâchant de s’extraire de son siège qui s’affaissait de jour en jour, et la referma aussitôt, violemment. Son regard parcourut l’horizon, effleura les mâts des bateaux et caressa doucement les coques des voiliers. Il aperçut alors la silhouette d’Abby qui se dessinait, au loin. Elle se détournait à chaque minute, tentant de trouver Ralfes mais vainement. Elle secouait ses boucles blondes et sa bouche restait entrouverte, entre deux hésitations. Ralfes regarda sa montre. Il avait quinze minutes de retard et pourtant, elle était toujours là, à l’attendre dans l’espoir de le voir apparaître. Et c’est ce qu’il fit. Lorsqu’il posa sa main sur son épaule, elle se tourna dans un sursaut et sourit quand elle reconnut à qui appartenait cette paume. « Tu es en retard. » murmura-t-elle, tandis que des fossettes se creusaient au coin de ses joues vives. Elle s’approcha de lui, déposant un baiser timide sur les lèvres du jeune homme et s’échappant soudainement. Il sourit à son tour et rétorqua : « Navré mais je me suis aperçu que mon toit allait s’écrouler donc j’ai mis un peu plus de temps que prévu. » Son front se plissa. Il n’aimait pas mentir. Mais depuis qu’il fréquentait Abby, il était amené à mentir bien plus qu’il n’aurait pu le penser. Il avait la nette impression que son nez s’allongeait à chaque mensonge, à chaque fois que l’idée de mentir effleurait son esprit. Il avait affreusement honte mais il n’avait pas le choix. Du moins, c’est ce qu’il se disait. Il s’en voulait de se servir d’elle pour parvenir à ses fins mais il était amené à le faire. Abby saisit sa main et l’entraîna jusqu’à un bateau de couleur rouge brique. Elle monta à bord, enjambant la mer en quelques secondes, comme si ce bateau était le sien. A vrai dire, Ralfes n'en savait rien. Peut-être était-ce un bateau volé, ou peut-être la jeune fille l'avait acheté ou en avait hérité. Il était perdu. « Alors, tu montes pas ? » s’exclama-t-elle, apercevant Ralfes qui se trouvait à l’autre bout, les pieds sur la terre ferme. « Ne me dis pas que tu as le mal de mer. » ajouta-t-elle entre deux éclats de rire. Ralfes ne l’avait jamais vue aussi joyeuse. Peut-être était-ce le retour du soleil qui l’animait ainsi. Il entendit, au loin, le cri des mouettes qui venaient se nourrir à la surface de l’eau. La mer était d’un vert bleuté et le ponton en bois créait un contraste entre couleurs froides et chaudes. Il souleva la jambe gauche et passa d’un bout à l’autre sans un seul effort. « Tu rigoles, j’espère ! » s’écria-t-il en arquant un sourcil. Ralfes n’avait pas peur de l’eau. Il était ce genre de garçon à faire le tour du monde en bateau, s’il le faut. Ce n’était pas une petite blondinette qui allait le mettre au défi.
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Message(#) Sujet: Re: let's play a love game (abby) Lun 17 Jan 2011 - 1:49


« Canon, n'est-ce pas ?! » s'exclama Abby à propos du bateau. Ralfes restait perplexe face à tout ceci. Et c'était compréhensible, elle était loin de pouvoir s'acheter un bateau comme celui-ci, enfin un bateau tout court. Cependant, avec les relations qu'elle entretient, il n'est guère surprenant qu'un tel bijou puisse lui tomber entre les mains. L'avantage d'être strip-teaseuse au Soho's 1515, est que la clientèle est tellement fortunée, qu'elle vous offre des présents en tout genre pour les avoir seulement distrait le temps de quelques minutes. Depuis maintenant plusieurs mois, la jeune femme exerce se métier afin de se tenir à un niveau de vie qui la convient. Malgré tout ce que l'on peut entendre de dévalorisant à propos de ce métier, il faut dire ce qui est à dire, il paye très bien. Certain traite ceci de facilité, certes il est simple de se dénuder et d'être assez gracieuse pour faire quelques déhanchés droite/gauche, seulement il en faut bien pour faire ce job. Pour Abby, ce n'était qu'une passade. Elle ne désirait pas finir sa vie comme étant la vieille strip-teaseuse du club, puis elle aurait été mise à la porte bien avant qu'elle ait atteint ses trente-cinq ans. Non, ce job était seulement de quoi la nourrir le temps qu'elle termine ses études -qu'elle venait tout juste de reprendre- et qu'elle puisse se trouver un travail plus décent. Avant que Ralfes ne puisse formuler la question qui lui trottait dans la tête, elle lui répondit vivement. « Un client. Il m'a gentiment laissé les clés de ce petit bijou pour quelques jours. » Un sourire enfantin se dessina sur ses lèvres. C'était bien la première fois qu'on lui avait fait un cadeau de ce genre. A vrai dire, ce fameux client à qui appartenait ce bateau, était l'un de ces clients les plus fidèles. Il venait deux à trois par semaine, la demandait à chaque fois, et lui donnait de sacré pourboire à chaque danse. Puis au fil de ses visites, il venait avec de petits cadeaux, qu'au début Abby refusait catégoriquement. Mais elle a finit par en accepter certain au vue de sa persévérance. Elle prit place sur l'une des banquettes blanches à l'arrière, et contempla le jeune homme qui regardait à droite et à gauche. Elle souriait bêtement, heureuse de l'instant présent. Elle avait sa journée, tout comme lui, et il l'avait appelé pour la passer avec elle. S'attachait peut-être il finalement à elle. Du moins c'est ce qu'elle tentait de vouloir croire. Car malgré tout, malgré sa gentillesse, son implication envers elle, elle n'était pas dupe quelque chose clochait dans ce "tableau". Elle avait comme un pressentiment qu'il ne lui disait pas tout, qu'il lui cachait quelque chose. Mais elle n'arrivait pas à savoir, il restait plus qu'évasif sur sa vie. Seulement elle n'était pas le genre de femme à laisser tomber, malheureusement pour lui. Elle finira tôt ou tard par découvrir ce qu'il lui cache. « Alors, que veux-tu faire de cette belle journée ? » lui demanda t'elle, venant de se mettre à sa hauteur, et parcourant de ses doigts le bras de Ralfes.
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Message(#) Sujet: Re: let's play a love game (abby) Lun 17 Jan 2011 - 21:03

The story of us, it always starts the same
A boy and a girl and and a game

Miami s’apparentait à une île déserte, où Ralfes et Abby se retrouvaient seuls, face à face, un à un. Pour l’éternité. Et pour compléter ce schéma simpliste, Abby, arborant toujours ce sourire ravageur dont elle était fière, ôta son haut et dévoila une poitrine parfaitement cintrée et une peau blanche comme de la porcelaine. Toute aussi fragile. Son visage se métamorphosa en une moue boudeuse lorsqu’elle vit que Ralfes était une fois de plus dans ses rêveries. Il s’évadait à nouveau dans son univers, où nulle autre personne pouvait accéder et où seul lui était le maître des lieux. Seul lui connaissait la clé pour y accéder. C’est pour cela qu’il avait adopté cet endroit. Les rêves. Abby se redressa de la banquette en cuir blanc, fraîchement nettoyée, et gratta instinctivement une tache de vin qui y résidait. Elle appuya sur un bouton, qui fit aussitôt remonter une table en bois de pique-nique. Elle y déposa rapidement une nappe et des coupes de vin. Elle lut l’étiquette. « Châteaux de je ne sais quoi. C’est écrit en français, j’arrive pas à lire. Peu importe. » Elle reposa la bouteille de vin sur la table, avec un sourire enfantin et constata que Ralfes revenait peu à peu à la réalité. Il était perdu dans ses pensées, plongé dans un univers où seul lui pouvait en deviner les décors, les créatures fantastiques qui y vivaient. Le temps d’une dizaine de secondes, il s’échappait au quotidien de sa vie. Il était, comme on pourrait le qualifier, lunatique. « On peut naviguer un peu et s’arrêter au large, pour qu’on soit tranquilles. Je supporte pas les cris des pêcheurs qui ramènent vingt kilos de poisson. » Il se tut un instant, avant de continuer. « Peu importe, tant qu’on a du bon vin. » murmura-t-il avec un sourire. Ainsi, il avait tout entendu. Son monde dont il était originaire, n’était pas si éloigné de la Terre, comme l’aurait pensé Abby. Elle l’avait toujours envié, de pouvoir passer le temps sans s’ennuyer, de pouvoir demeurer dans un état léthargique sans que son cerveau tombe dans un état inconscient. Lui ne s’en rendait même pas compte. Il était là, sur cette banquette au cuir blanc tâché d’alcool. Abby vint le rejoindre sur la dite banquette et se blottit au creux de son épaule. Il marmonna, avant d’étendre son bras sur son ventre. Elle se détourna vers lui, à demi-sourire. Elle désigna le gouvernail en bois du regard et Ralfes comprit qu’il avait été destiné comme le navigateur, celui qui conduirait le bateau sur les flots, contrant la mer déchaînée et battant les vagues à travers l’air et l’eau. Il se leva non sans un effort et se posa devant le gouvernail, une nouvelle fois hésitant. Il n’avait jamais conduit de bateau. Il n’avait jamais posé ses doigts sur un volant tel celui-ci. Il n’avait jamais eu cette vue incomparable que le pilote peut avoir. Mais il n’avait pas le choix. Il ne ressentait aucune peur, aucune émotion, si ce n’est l’excitation. Il jeta un œil à Abby, qui, les paupières fermées, la coupe de vin dans une main, restait blottie contre les fauteuils. Il la bercerait, la mènerait au large, la borderait de ses bras. Il posa ses paumes de chaque côté du gouvernail et poussa un soupir, de quoi se donner de l’espoir car il n’y a plus que cela qui comptait, à cette heure précise. La matinée se dissipait, alors que l’après-midi se levait. Le soleil se trouvait à midi. Le bateau avança lentement, puis plus vite. Il ne cessa d’accélérer. Mais Ralfes ne ressentait aucune frayeur, comme il aurait dû. Pour la première fois de sa vie, il naviguait. Et il aimait cela. Abby se leva doucement, sans un bruit, et vint enlacer le jeune homme, tâchant de ne pas le gêner durant ses manipulations. « Tu m’aimes ? Je veux dire… Tu m’aimes vraiment ? » s’exclama-t-elle. Elle avait prononcé ça d’une traite. Elle avait envie de prononcer ces paroles depuis bien longtemps mais elle n’en avait jamais eu le courage. Désormais, maintenant qu’il l’avait transportée dans son univers, que seul l’horizon, au loin, la préoccupait, elle voulait savoir. Elle voulait connaître ce qui se déroulait dans son esprit. Parce-que c’était maintenant, ou jamais.
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