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 Un consentement non requis ▬ Tadeck

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Message(#) Sujet: Un consentement non requis ▬ Tadeck Jeu 3 Fév 2011 - 16:17


tadeck & appie

FLASHBACK, le matin même
Appoline déplissa sa robe de sa petite main vernie, trahissant la nervosité qui la submergeait progressivement. Elle soupira brièvement afin d’évacuer cette futile montée de stress. Cet homme n’allait pas la dévorer toute crue ! On l’avait informée de son sale caractère, cependant ce n’était pas comme si elle était novice en la matière. Elle avait l’habitude des anciens combattants sinistres, blasés, fatigués, incompris, haineux. Ces soldats éloignés de ce qui avait été leur vie trop longtemps, et qui ne parvenaient plus à s’adapter à la société. La blonde leva ses doigts, hésita, les baissa un instant avant de se décider enfin à appuyer sur la sonnette. Seul le silence lui répondit. Elle s’apprêtait à faire une nouvelle tentative, mais son geste fut avorté par le grincement de la porte qui s’ouvrit, laissant apparaître une tête dans l’embrassure. Mal rasé, tignasse désordonnée, l’air grincheux. Jusque là, aucune surprise. Appie esquissa son plus beau sourire dans la seconde, prenant son inspiration afin de se présenter. Cependant l’initiative de la parole lui fut dérobée par son voisin. « Pas intéressé. » Sec. Clair. Net et précis. La porte fut claquée, un courant d’air secouant les cheveux blonds de la jeune femme, la laissant plantée là, sur le perron de la maison. La bouche ouverte, l’air aussi surpris qu’il était possible de l’être. Bien bien, ne nous formalisons pas de si peu. Après tout, ces choses là arrivaient tous les jours. En jetant un œil vers ses bras, elle comprit aussitôt qu’il avait certainement dû la prendre pour une vendeuse de machines à laver, de connexion internet, ou pire, pour une pieuse venue lui prêcher la parole du Seigneur. Elle tenait en effet entre ses mains la brochure du centre pour anciens combattants et victimes de guerre dans lequel elle faisait du bénévolat, ce qui pouvait porter à confusion sur ses intentions. D’un autre côté, deux pots de confiture faite maison et une tarte aux pommes reposaient au fond d’un panier en osier. Des aliments qu’elle ne comptait pas ramener chez elle. Avec un élan de courage Appoline retenta sa chance, attendant patiemment que l’occupant des lieux lui ouvre à nouveau. Cette fois, elle ne lui laissa aucune chance. « Bonjour monsieur. Je suis Appoline Dryden, l’une de vos voisines. Je vous ai apporté quelques cadeaux de bienvenue. » Elle secoua son petit panier comme on agite la queue du mickey devant un enfant. « J’ai aussi entendu dire que vous étiez un ancien combattant. J’aimerais vous parler de ce centre dans lequel je . . . » « Laissez la nourriture sur le paillasson. » Et il recommença. Le bruit. Le courant d’air. Bon, ça ne s’était pas si mal passé en fin de compte. Appie laissa les offrandes devant la porte, puis tourna les talons afin de s'éloigner sans un regard en l'arrière. Elle aurait parié dix billets qu’il l’espionnait par la fenêtre de son salon pour s'assurer qu'elle lui foutait enfin la paix, et par la même occasion savoir quand il pourrait ramasser son petit paquet.


Appoline rajusta les lunettes de soleil qui trônaient sur son nez, deux gros ronds au pourtour blanc, très à la mode dans les années cinquante. Elle ferma les paupières afin de profiter pleinement des rayons chauds qui caressaient sa peau pâle, agitant ses pieds nus dans le vide au rythme des Clash. Un groupe de rock qui la plongeait dans ses racines anglaises, qui partageait avec elle ce petit accent ‘bourgeois’, comme aimaient à le dire les américains. Cela éveillait toujours en elle mille souvenirs de son enfance, ces jeunes années auxquelles elle repensait rarement, et que pourtant elle regrettait parfois. L’innocence, l’insouciance, la naïveté, des sentiments que l’on se rassurait de voir chez elle lorsqu’elle était enfant, mais qu’on lui reprochait maintenant. Elle se plaisait aussi à Miami, c’était différent. Une chose à laquelle elle ne pourrait plus renoncer en tout cas, c’était ce soleil qui ne semblait jamais fuir les habitants de cette ville. Cet astre souvent contré par les nuages chargés de pluie en Angleterre, mais qui ici pouvait se donner en spectacle à volonté. Appie tressauta lorsqu’une vague vint lécher la plante de ses pieds, le spectre d’un sourire prenant brièvement possession de ses lèvres. Assise sur un ponton du port de Miami, la jeune femme contemplait l’océan depuis une vingtaine de minutes, fascinée par l’existence éphémère des vagues qui naissaient dans un creux pour venir mourir aux pieds d’un enfant qui riait, contre les cuisses d’une femme hésitante, sur le sable mouillé. Elle aurait pu passer des heures, immobile, à s’extasier de la force et de la beauté des eaux, cet océan qu’elle avait décidé de choisir pour lieu de travail. D’un mouvement souple elle se releva, mettant fin à ses rêveries. L’homme qu’elle attendait venait d’arriver. Saisissant ses chaussures entre les doigts de sa main droite, elle agita sa main libre afin d’attirer l’attention d’un jeune policier qui promenait son regard autour de lui. « Clay ! Merci d’être venu. » « C’est normal Appie. J’ai le dossier concernant ton frère, mais pour ta sœur aucune avancée. Les inspecteurs de la crim’ ne vont pas tarder à clore l’enquête et conclure à un vol qui a mal tourné . . . » La blonde poussa un soupir las, cette nouvelle n’était pas véritablement une surprise. Elle avait toujours su que ces incompétents ne lèveraient pas le petit doigt pour une pute de luxe assassinée, sans indices probants à leur disposition. Elle leur avait bien sûr fourni la lettre de menace reçue, mais ces crétins ne voyaient pas en un extrait d’une fable de la fontaine une déclaration de mort. Incompétents et stupides en plus de ça. « Bien, ce n’est pas étonnant. » Un triste sourire accompagna cette remarque. A défaut de permettre à sa sœur de reposer en paix, elle aurait peut-être la chance de retrouver son frère. D’après les renseignements de son ami, il était à Miami, et se prénommait Peter Elliott O’Reiley. Elevé par une famille d’irlandais, pour sûr. « Bonne chance, alors. » « Merci Clay, vraiment. » Appoline sembla hésiter une seconde, comme si elle avait quelques scrupules à demander ce service alors qu’elle avait tout organisé en sachant pertinemment que la réponse serait positive. « Dis-moi . . . tu as bien fais la circulation dans ta jeunesse, non ? » Un merveilleux sourire illumina le visage de la jeune femme tandis qu’elle relevait ses lunettes sur ses cheveux, battant des cils. Si avec ça il ne cédait pas . . . « Tu essaies d'insinuer que je suis vieux ? »

. . . Quelques minutes plus tard . . .

« Bonjour Monsieur . . . Nosborn ? Oui, excusez-moi de vous déranger. J’ai ici une jeune femme qui vient d’avoir un accident de vélo. Appoline, ça vous dit quelque chose ? » Silence. « Bien bien, c’est étonnant car elle ne fait que répéter votre prénom en boucle, j’en ai déduis que vous étiez l’un de ses proches ? » Appie haussa les sourcils, l’interrogeant du regard. De toute évidence, il avait prétendu ne pas la connaître. Etait-il atteint d’un Alzheimer précoce ou bien était-il un vrai salaud ? La blonde sautilla littéralement sur place afin qu’il enclenche le haut-parleur, les crispations du visage du policier ne laissant rien présager de bon. « Oui, je comprends bien Monsieur et j’en suis désolé. Mais je ne sais pas quoi faire d’elle, elle reste prostrée et refuse de se laisser approcher. Certains de mes collègues parlent de lui faire passer des tests psychologiques, mais je suis bien certain qu’elle est juste en état de choc. Si vous pouviez juste passer la chercher, s’il vous plaît ? Nous sommes au port 32. » Silence à nouveau. « Au fait, elle n’a rien de grave, si ça vous intéresse. » Mais le grincheux au bout du fil avait déjà raccroché avant que ces mots ne furent prononcés. La blonde leva les bras en l’air en ouvrant la bouche, l’air de dire : non mais tu te moques de moi ? D’un geste sec, elle envoya son poing directement dans l’épaule du policier. Il poussa un cri de protestation auquel elle ne prêta pas la moindre attention. « Mais ça va pas la tête, des tests psychologiques ? Vraiment ? » Appie secoua la tête en signe de désespoir. « Ecoute, s’il pense qu’on va t’envoyer dans un asile il va peut-être éprouver un peu de pitié ! » « Ca a marché au moins ? » « J’en sais rien, il a marmonné quelque chose ressemblant à : tu m’emmerdes, et après . . . plus rien. » Hm hm. Très concluant. La jeune femme était partagée entre le rire et la frustration. Elle serait véritablement déçue si le voisin destinataire de ce coup de fil décidait de rester chez lui, la laissant plantée là comme une cruche. D’autant plus qu’elle s’était repassé le déroulement de cette journée une bonne dizaine de fois, et qu’aucune version n’incluait une Appoline esseulée. Elle salua son ami, retourna s’assoir sur le ponton, puis –après quelques minutes- se dirigea vers un stand de glaces. Son estomac criait famine. Elle commanda deux petits pots citron/vanille, priant Dieu pour que l’ancien combattant n’ait pas perdu toute sa compassion. Peut-être commençait-il à se méfier, la jeune femme le craignait. Elle était déjà parvenue à lui préparer un dîner fait maison, l'avait entraîné de force à l'épicerie du coin, mais jamais elle n'avait réussi un exploit tel que l'attirer en dehors de leur quartier. Elle avait conscience que son genou ne lui permettait pas de faire des folies avec sa voiture, mais le port restait un endroit assez proche d'Ocean Grove. De toute façon il ne se servait jamais de son véhicule, pour une fois cela ne pourrait pas lui faire de mal.


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Message(#) Sujet: Re: Un consentement non requis ▬ Tadeck Lun 7 Fév 2011 - 20:23



Un consentement

non requis.


    APPOLINE L. DRYDEN & TADECK J. NOSBORN


    © moi, freeze, white rabbit




Avachit devant la télévision, Tadeck somnolait légèrement. Roxanne était venue le voir quelques heures plus tôt pour lui tenir un peu compagnie et pour essayer de le faire sortir dehors afin de profiter du soleil. Parfois elle y parvenait, car Tadeck se forçait à quelques efforts pour elle, pour lui faire plaisir. Parce qu'elle était toujours à ses côtés aujourd'hui, bien qu'il soit du genre insupportable et casse pied. Mais aujourd'hui, il n'avait vraiment pas eu envie. Il s'était montré plus désagréable que d'ordinaire et Roxanne avait des choses de prévues pour la journée, n'ayant alors pas tout son temps pour rester à glander avec lui. Elle le laissa alors chez lui, lui promettant de repasser dans la soirée. Il haussa les épaules, ne la remerciant même pas de son geste. De toute façon, aujourd'hui, ce n'était pas sa journée. Vous me direz, ça ne l'est jamais ! Mais là, c'était pire que les autres jours. Il ne voulait rien faire, il ne voulait voir personne. Déjà qu'une inconnue du genre "j'ai l'air d'un ange, et j'embobine tout le monde avec mon sourire et mes bonnes manières" était venue l'emmerder le matin, en voulant lui vendre quelque chose dont il ne se souvenait même pas -peut-être parce qu'il ne lui avait pas laissé le temps de parler, et surtout parce qu'en réalité elle n'avait pas eu l'intention de lui vendre quoi que ce soit- et avait essayé de l'amadouer avec de la nourriture. Non mais franchement, qui faisait ça encore ? Elle se croyait dans un remake du petit chaperon rouge ? Et bien dans ce cas là, elle s'était trompée de destination. Tadeck était plutôt du genre grand méchant loup que mère-grand. Enfin bref, il l'avait chassé comme il se doit, n'oubliant pas cependant de récupérer le panier bien garnis. Et il fut bien content de gagner un repas gratuit, ainsi il n'avait rien eu a préparer pour le midi. Oui, flemme quand tu nous tiens...

Le regard vitreux, il fixait la télévision, regardant une émission complètement stupide sur le relooking de gens, nécessitant carrément des interventions chirurgicales. Il émettait parfois un petit rire sarcastique face aux tronches des gens qui y participaient. C'était plus un relooking qu'ils leur fallait, mais un ravalement de façade ! Non mais franchement, ils devaient avoir gravement pêché dans leur vie pour que la nature se venge ainsi sur eux et les réduise à un physique à la frontière entre l'être humain et l'animal. Moqueur, Tadeck ne cessait de commenter en silence. Jusqu'à ce que son téléphone vibre. Oh, mais c'est qu'il était à l'autre bout du canapé le téléphone, ça faisait loin tout ça. Il gémit et tendit le bras, espérant ainsi l'attraper. Raté. Il du alors se déplacer sur le canapé pour s'emparer du combiné, effort ultime attention ! Un numéro qu'il ne connaissait pas s'affichait. Il arqua les sourcils et fit une moue interrogatrice. Décrocher ou ne pas décrocher ? Telle était la question. Après un vague haussement des épaules, il se risqua à appuyer sur la touche verte. Qui sait, c'était peut-être un médecin qui l'appelait pour lui annoncer qu'il avait trouvé une solution miracle pour son genoux -dans tes rêves Tadeck. « Bonjour Monsieur . . . Nosborn ? Oui, excusez-moi de vous déranger. J’ai ici une jeune femme qui vient d’avoir un accident de vélo. Appoline, ça vous dit quelque chose ? » Gnn ? C'était quoi cette connerie encore ? Il fallut quelques secondes au jeune homme pour comprendre ce qu'il se passait. Appoline ? Accident de vélo ? Pas de sa faute si la fille en question ne savait pas pédaler bordel, pourquoi est-ce qu'on venait l'emmerder avec cette histoire ? D'un ton sec et énervé il répondit : « Connais pas. T'as dû te tromper d'numéro. Au rev.. » Il fut coupé dans sa phrase, alors que l'inconnu reprenait la parole : « Bien bien, c’est étonnant car elle ne fait que répéter votre prénom en boucle, j’en ai déduis que vous étiez l’un de ses proches ? » Tadeck fronça les sourcils, trouvant cette histoire de plus en plus étrange et très franchement, ça lui tapait sur le système. Ne réfléchissant pas plus longtemps, il répondit du tac au tac : « Écoutes, j'la connais pas d'accord ? Tu m'déranges là, j'aimerais bien qu'on m'foute la paix et c'est tout. Ça doit être un autre Nosborn. Et maintenant, au revoir. » Il recula le combiné de son oreille pour raccrocher, mais son interlocuteur reprit de plus belle. Coriace le mec. « Oui, je comprends bien Monsieur et j’en suis désolé. Mais je ne sais pas quoi faire d’elle, elle reste prostrée et refuse de se laisser approcher. Certains de mes collègues parlent de lui faire passer des tests psychologiques, mais je suis bien certain qu’elle est juste en état de choc. Si vous pouviez juste passer la chercher, s’il vous plaît ? Nous sommes au port 32. » Et alors ? Qu'ils lui fassent passer des tests, il en avait rien à foutre lui. Agacé, il marmonna alors : « Tu m'emmerdes mec. » Et il raccrocha, n'écoutant cette fois-ci pas ce qu'il avait encore à lui dire. Il jeta le téléphone à côté de lui, et se reconcentra sur son émission débile, l'air boudeur.

Mais soudain, ça fit comme un tilt dans son esprit. Appoline, c'était pas la vendeuse de ce matin ? Si, ça lui revenait maintenant ! Appoline Dryquelque chose. A tous les coups, elle avait fait du porte à porte pour vendre ses conneries et elle était tombé sur un nerveux qui lui avait encastré le vélo sur la tête. Mais des pensées plus sombres lui vinrent alors à l'esprit. Et si elle était gravement blessée ? L'homme lui avait dit que personne ne pouvait l'approcher, ça pouvait être dangereux si on ne la soignait pas très rapidement. Et pourquoi avait-elle donné son nom ? Un mélange de doute et de crainte, l'assaillit, l'empêchant alors de se concentrer sur l'écran de la télévision. Il passa sa main derrière sa nuque, embarrassé. Au bout de deux minutes, il céda. Après tout, il pouvait toujours aller voir et revenir vite chez lui ensuite ? Et Roxanne serait contente de voir qu'il était allait faire un tour. Et avec un peu de chance, la blonde lui serait reconnaissante d'être venue et lui apporterait un panier de nourriture tous les jours. Cooool. Il se leva alors, ne prenant même pas le temps d'éteindre la télévision. Revêtu d'un jean et d'un tee-shirt blanc pour trainer chez lui ou dans le jardin, il se dit que ça conviendrait très bien pour ce qu'il avait à faire. Il attrapa les clés de sa voiture et fila. Heureusement que le port n'était pas trop loin, sinon il n'aurait jamais pu y aller. Il fallait dire que dès qu'on dépassait les 15 minutes de voiture, son genoux lui faisait mal. Une fois arrivé sur place, il se gara et marcha doucement jusqu'à l'endroit indiqué par l'homme du téléphone. Il aperçut alors la jeune fille... En très bon état, en train de s'acheter une glace. Et pas le moindre vélo à l'horizon. Son sang ne fit qu'un tour alors qu'une colère violente fit frémir tout son corps. C'était quoi cette blague ? Il marcha vers elle d'un pas déterminé et nerveux. Il l'attrapa par les épaules et la retourna violemment pour qu'elle lui fasse face. D'une voix agressive il déclara alors : « Une explication, VITE ! Sinon tu finiras la tête dans ta glace et peut-être même que je te balancerais par dessus le ponton et te regarderais te noyer. » Il la fusillait du regard, montrant qu'il ne plaisantait pas du tout. Enfin, presque pas. S'il était en effet capable de lui fourrer la tête dans sa glace, jamais il ne la balancerait à l'eau. Il n'était pas dingue ! Ou en tout cas, pas à ce point.
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