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 Some things are better kept secret | Tray

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Message(#) Sujet: Some things are better kept secret | Tray Dim 6 Fév 2011 - 11:30

Some things are better kept secret.
Tray Rannigan & Jovan Lennon



Une éternité. Voilà ce que le mois de janvier 2012 avait duré aux yeux de Jovan. Et ce n'était sans doute rien de ce que Laurence devait vivre, dans son trou, derrière ses barreaux. Cela faisait presque un mois, trois semaines que Laurence était coincée, trois semaines que Jovan tentait de trouver tout les moyens possibles et inimaginables pour la sortir de là. Mais aucune idée correcte, et légale ne lui venait en tête.
Chaque jour pour se donner bonne conscience, Jovan allait voir Laurence, et tentait de la rassurer. Mais devant son visage dévastée, ses rides énormes, et surtout, devant ce ventre si rond, aucune de ses paroles ne devait aider la jeune fille. Si seulement, ils avaient une date de sortie. Mais rien.. Juste une date de procès, et c'était dans une éternité encore.
A chaque minute qui passait, il pensait à elle. Il pensait à Billy aussi, et là encore, il regrettait de ne pas avoir été jusqu'au bout, un soir de l'été dernier. Si seulement il l'avait fait. Si seulement. Elle ne serait plus là. Ils auraient une vie plus tranquille. Ils se leveraient chaque matin l'un à côté de l'autre, avec un seul bonheur à l'horizon : la naissance de leur fille. Mais au lieu de cela, son lit s'en trouvait glacée. Il n'allait plus chez Jay la voir. Il ne recevait plus aucun message de sa part dans la journée. Rien. C'était comme si elle n'existait plus. Et la fautive n'était autre que Billy Johnson. Comme d'habitude.
En se levant ce matin, Jovan eut encore envie de retourner chez Caleb, de lui voler son arme, et de l'utiliser cette fois, pour de bon. A chaque fois, pour éviter de penser à cela, il se disait que Caleb avait du prévoir son envie meurtrière, et aurait changé de place son arme. Découragé de devoir passer un bout de son temps à fouiller sa maison, Jovan changeait d'idée, et tentait de trouver une quelque chose de plus légale.
C'était en lisant ce matin-là dans le journal un article que Jovan sut ce qu'il devait faire. Le nom de Tray Rannigan attira son attention. Tray Rannigan. Ce nom ne lui était pas inconnu. Voulant en savoir plus, il lut l'article en entier. C'était un avocat. Cet avocat avait plaidé pour un présumé coupable et celui-ci avait été épargné. Autrement dit, un requin des barreaux. La lumière s'alluma aussitôt dans son cerveau. Tray devait être un ami de Laurence, un collègue dont elle lui avait déjà parlé.
Il avait vite délaissé son journal pour son ordinateur. Son adresse de boulot et sa photo ne furent pas dures à trouver, et aussitôt, la filature commença. Il devait lui demander de l'aide. Si ses souvenirs étaient bons, Laurence avait confiance en lui. Il devrait sans doute accepter de l'aider, non?
Arrivé devant son cabinet, Jovan stoppa sa voiture. A un moment ou à un autre, il allait arriver, et le futur papa serait là pour l'acceuillir. Tapotant ses doigts contre le levier de vitesse, le futur mari fixait avec grande attention la porte du cabinet de ce Rannigan. Une question trottait dans sa tête; pourquoi Laurence n'y avait pas pensé? Pourquoi ne lui avait-elle pas demandé?
Pas moins de quinze minutes plus tard, la porte s'ouvrit et un homme en sorti. Jetant un oeil sur la photo imprimée de celui qu'il traquait, Jovan eut la certitude qu'il l'avait trouvé. Il le suivit des yeux; celui-ci monta dans une voiture -une belle voiture-. Lennon ne se fit pas prier, et le suivit, allumant sa voiture.
La poursuite prit fin en arrivant vers Fairway Place. L'avocat se gara correctement, et Jovan, pressé de le rejoindre, posta sa voiture sur le bas côté, là où se garer était interdit. Mais entre un PV et sortir Laurence de prison, le choix n'était pas difficile.
Marchant à pas rapide vers celui qu'il traquait, Jovan le rattrapa à l'entrée de Fairway Place. Une chance.. L'heure matinale n'avait pas eu raison des habitants de Miami; la place grouillait déjà. Les Starbucks étaient remplis, et certains restaurants ouvraient déjà leurs portes. Sa main droite se posa sur le bras de l'avocat et conscient qu'il ne fallait pas l'effrayer, Lennon lança un « Tray Rannigan? ». L'homme se retourna aussitôt. Il le lâcha. Avec un petit sourire, Jovan lui tendit la main. « Vous êtes bien Tray Rannigan? » Ayant confirmation de ses dires, il continua sur sa lancée, de peur que celui-ci s'en aille en courant, pressé d'être à l'heure à un important rendez-vous -qui aux yeux de Jovan n'aurait rien d'important comparé à Laurence en prison. Se présentant alors, il dit « Je suis Jovan Lennon. Le petit ami de Laurence Ferdison. » S'il ne s'était pas trompé, s'il connaissait sa future femme, ce type brun en face de lui tiquerait.
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Message(#) Sujet: Re: Some things are better kept secret | Tray Mar 8 Fév 2011 - 21:16








some things are better kept secret.

JOVAN LENNON, TRAY RANNIGAN


missxromance & soscary @LJ






Tray Rannigan était d’une humeur massacrante. Rien de surprenant là-dedans, lorsque l’on savait que le jeune avocat allait de déception en déception, ces derniers temps, et que celles-ci étaient de moins en moins faciles à encaisser malgré les grands airs insensibles qu’il se plaisait à se donner. Se rendre compte qu’il éprouvait peut-être de l’amour pour la personne qu’il avait perdue le plus stupidement du monde, ce n’était pas facile. Apprendre que pour ce même amour, Laurence Ferdison l’avait éclipsé quitte à mentir à son fiancé quant à la paternité de celui-ci, c’était révoltant. Et penser qu’à cause du manque de cet amour, son ex-femme rôdait aux alentours pour une raison dont il ignorait encore la nature, n’était en rien réjouissant. Jane, Laurence et Ainsley peuplaient régulièrement l’esprit de Tray Rannigan, réputé pour fréquenter les femmes sans jamais leur accorder une pensée après les avoir mises dans son lit. Autrement dit, ces trois demoiselles constituaient une remarquable exception, et c’était pour le plus grand déplaisir de Tray, qui ne désirait qu’une chose : retrouver l’existence insouciante et légère qu’il avait autrefois menée. Difficile de profiter de la vie entre une peine de cœur, des accès de colère et une inquiétude grandissante mêlée à une certaine exaspération. Résultat, les états d’âmes de Tray se reflétaient souvent sur son humeur, et les autres étaient souvent condamnés à en pâtir. Car lorsque Tray Rannigan était de mauvaise humeur, il ne fallait que peu de temps pour que tout le monde soit au courant et subisse ses foudres.

Ce fut donc armé d’une mauvaise foi incroyable et d’une mine qui ne disait rien qui vaille que Tray débarqua à son cabinet, ce jour-là. Mia, sa secrétaire, sembla se ratatiner en le voyant débouler, consciente que s’il la remarquait, elle allait passer un mauvais quart d’heure sans pour autant avoir fait quoi que ce soit qui lui vaudrait un tel châtiment. Mais Tray ignora sa secrétaire – il monta en trombe dans son bureau, où il ne s’attarda cependant pas. Il se contenta de se saisir de quelques feuilles de papier qu’il fourra dans un classeur, puis quitta la pièce la plus luxueuse de l’imposant bâtiment qu’il possédait et dirigeait avec une expérience grandissante. Tray redescendit, s’arrêtant cette fois-ci au comptoir qui le séparait de Mia, dont le visage devint livide – pourtant, Tray s’était toujours très bien entendu avec elle, abusant parfois de son pouvoir pour lui faire faire tout et n’importe quoi mais ne manquant jamais de sympathie, d’humour et de gentillesse envers son employée. Tray était connu pour être assez chiant et exigeant, mais d’un autre côté, il était une des personnes qui se prenaient le moins la tête et il était assez agréable de travailler pour lui. En général – car là, maintenant, toutes les personnes présentes dans le bâtiment auraient souhaité, à tout prix, se trouver à n’importe quel endroit, tant que cela leur évite de courir le risque de croiser un Tray Rannigan furibond. Tray toisa sa secrétaire, dont le rythme cardiaque accélérait à vue d’œil, mais ne s’attarda pas, lui lançant tout simplement, tout en se remettant en marche : « Je suis sorti pour la journée. Ne me dérange sous aucun prétexte, à moins que Lil Wayne en personne ne demande mes services. » Et sur ces charmantes paroles, il quitta le cabinet, ne manquant pas de marquer chacun de ses pas de toute l’animosité qu’il ressentait. L’habitacle de sa BMW eut des allures de refuge pour Rannigan, qui, comme bon nombre d’hommes de sa condition, était aussi attaché à sa voiture que s’il s’était agi d’une personne. Ruminant ses sombres pensées, Tray ne remarqua pas qu’il était suivi – tant mieux pour la personne dans la voiture derrière lui, qui, dans le cas contraire, aurait passé un mauvais quart d’heure à subir les foudres du fougueux avocats.

Fairway Place fut le lieu où s’arrêta Tray, dont le regard se posa immédiatement sur le Starbucks. Il y connaissait une serveuse – disons même qu’il la connaissait très bien, sous certaines coutures – et espérait pouvoir s’y procurer un café, sa principale addiction, sans devoir faire la file, chose qui ne ferait que l’exaspérer davantage. Le jeune homme claqua la portière de son élégant véhicule et s’apprêta à rejoindre le Starbucks lorsqu’il sentit quelqu’un lui saisir le bras tout en le hélant. « Tray Rannigan? » Oui, bien sûr, qui d’autre ? Profondément agacé, Tray s’arrêta et se retourna pour faire face à la personne qui avait osé le déranger en si bon chemin pour une tasse de café. « Vous êtes bien Tray Rannigan? » Tray acquiesça d’un signe de tête sans daigner ouvrir la bouche, et mit quelques instants à voir la main que l’individu lui tendait, avant de la serrer de mauvaise grâce. Il priait le ciel de rapidement avoir la paix, car il sentait déjà la patience lui manquer. « Je suis Jovan Lennon. Le petit ami de Laurence Ferdison. » Cette fois-ci, il parvint à attirer une infime parcelle de l’attention de Rannigan, qui sourit d’un air sarcastique qui ne présageait rien de bon. « Vraiment ? Comment va cette chère Laurence ? » L’ironie suintait de chacune des syllabes que Tray prononça de sa voix délicieuse, cette fois-ci teintée d’un timbre désagréable. N’importe qui aurait compris qu’il n’avait cure de la réponse que lui servirait Jovan, car l’évocation du nom de Laurence n’avait rien pu soulever de plus qu’un vif élan d’ironie et une énième preuve de l’infâmie de Rannigan.

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Message(#) Sujet: Re: Some things are better kept secret | Tray Sam 12 Fév 2011 - 22:22

Tray Rannigan était le stéréotype même de l'avocat. Parce que s'il y avait bien quelques métiers qu'il n'aimait pas beaucoup, c'était bien les flics, et les avocats. Au masculin bien sûr. Une femme avocate, habillée en tant que telle, possèdait à ses yeux un magnifique charisme. Des chaussures à talons hauts qui dénudaient ses jambes, un regard déterminé, des cheveux attachés assez strict qui donnaient envie de les détacher. Un attrait sans doute dû au fantasme de l'ex-taulard. Les hommes avocats, ou flics, faisaient en revanche partis de ses pires cauchemars. Moins il en voyait, mieux il se portait. Ils incarnaient l'arrogance et l'égocentrisme même. Chaque regard, remplie de détermination chez les femmes, était plein d'arrogance chez eux. Chacune de leurs paroles devaient être gobées avec le plus grand intérêt, parce que les lois les protégeaient. Ils s'idolatraient eux même. C'était -selon eux- des demi-dieux. Chose que Jovan trouvait stupide..
S'il n'avait pas stressé jusque là pour leur conversation, ce ne fut bientôt plus le cas. A partir du moment où ce Tray Rannigan se tourna vers lui, Jovan devint anxieux. Il arborait la mine des mauvais jours. Son regard était dur, féroce, à tel point qu'il avait l'impression d'être le présumé coupable que l'avocat d'en face tentait de faire tomber. Essayant d'être le plus sympathique possible, Jovan lui tendit la main et se présenta. La réponse de ce Rannigan ne se fit pas attendre. Elle fut à la hauteur de l'idée du prof sur les avocats. Il arbora un sourire sarcastique et demande, le plus naturellement du monde, « Vraiment? Comment va cette chère Laurence? ». Il se foutait de lui là, non? L'histoire de Laurence Ferdison était bien connue. Il était paru dans le journal qu'une avocate de Miami avait été arrêté pour vol. Quel avocat d'habitude si croustillant de ce genre de ragots n'aurait pas conscience de cette histoire? Sans doute aucun.
Surpris par tant d'ironie, Jovan lâcha sa main, et fronça légèrement les sourcils. Jamais il n'aurait pensé à un acceuil de la sorte. La voix de Jovan s'éleva alors, et il répondit d'un ton cinglant « mal ». L'idée que cet avocat ne soit au courant de rien inquiéta le jeune homme. Tray Rannigan n'était peut-être pas un ami de Laurence. C'était peut-être son pire ennemi, et il venait de se jeter dans la gueule du loup. La dernière pensée n'était pas la bonne, il en était quasiment sûr. Il aurait parié la maison de mamie qu'ils s'entendaient bien justement.
Jetant un rapide coup d'oeil autour d'eux pour voir si personne ne pouvait les écouter, Lennon ouvrit de nouveau la bouche. « Je ne sais pas si vous savez, mais Laurence est en prison, accusée d'un vol que -c'est sûr à 300%- elle n'a pas commis. » Annoncer cette histoire à une personne de ce milieu lui paraissait étrange, mais il tenta de faire abstraction de ses doutes. Après tout c'était un avocat, un beau parleur, un bon menteur. Comme tout les autres, il ne faisait pas exception à la règle. Devant son regard qui semblait le jauger, Jovan ne se démonta pas. Il avait une bonne raison: sortir Laurence de prison. Et il y arriverait, de n'importe quelle façon, mais il y arriverait. Pour tout vous dire, il avait déjà ommis l'hypothèse d'une évasion.. Un moyen moins que légal, mais s'il y arriverait, bien plus efficace. Devant celui qui, peut-être, lui rapporterait sa fiancée, Jovan continua sa plaidoirie. « Elle a besoin de votre aide. » Et encore, les mots choisis étaient bien trop faibles. Elle avait besoin d'aide, mais il se doutait bien que l'aide ne ferait pas tout. Il fallait de la chance, de la chance pour coincer Billy, pour que celle qui, soit condamnée ne soit personne d'autre que Billy Johnson. Afin d'éviter tout refus de la part de l'avocat, Jovan bougea ses mains, faisant un signe pour l'inciter à se taire. Ce fut ainsi, les paumes des mains tendus devant lui qu'il continua. « Attendez, je tiens à vous dire que j'ai les moyens de vous payer, il n'y a pas de problème là-dessus. » Un petit mensonge ne faisait jamais de mal, surtout dans les moments comme ceux-là. Il n'avait pas l'argent. Son salaire au San Estephe, et son salaire de professeur n'étaient pas suffisant pour combler ses dettes. Et il ne pouvait évidemment pas se servir sur le compte de Laurence.. Mais ce mensonge n'était pas le fruit d'une manipulation de sa part, c'était juste le fruit de l'imagination d'un gars désespéré. « Elle a vraiment besoin de vous. En plus, si je me souviens bien, vous vous connaissez bien.. Je ne comprends même pas pourquoi elle ne vous a pas appelé directement. »
S'il le savait, justement, il ne serait sans doute pas là à demander de l'aide à celui qu'il hairait presque autant que Billy Johnson. Mais Laurence n'y avait peut-être pas penser. Ses pensées devaient plutôt divaguer du côté de ce bébé, qui risquait de pousser son premier cri dans un endroit aussi glauque.
Portant ses mains dans ses poches, Jovan ne détourna pas une seule fois son regard de celui, arrogant, de l'avocat. Son air hautain ne l'avait pas quitté. La sympathie n'était pas revenue hanter son corps. Il n'attendait qu'une simple mot de trois lettres, porteur du plus grand espoir pour les futurs mariés; Un simple 'oui'.
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Message(#) Sujet: Re: Some things are better kept secret | Tray Lun 28 Mar 2011 - 2:24





Avant même que la conversation ne démarre, Tray se sentit déjà prodigieusement agacé par Jovan, dont il ne comprenait pas la cause de la venue. Pourquoi ce satané couple ne pouvait-il pas le laisser tranquille une bonne fois pour toutes ? L’humeur déjà massacrante de Tray n’allait pas s’améliorer de sitôt, à en juger par l’expression peu amène que le jeune avocat arborait, attendant visiblement impatiemment mais sans le moindre intérêt que son interlocuteur s’exprime, histoire qu’il puisse le congédier le plus vite possible. Tray Rannigan était grossier, et ce alors qu’il pouvait tout aussi bien faire preuve d’une finesse et d’une courtoisie sans égales, qui faisaient fondre tous ses interlocuteurs, hommes comme femmes. Il savait charmer, manipuler et convaincre, et c’est ce qui, en partie, faisait de lui un excellent avocat. Mais Tray n’avait pas envie de faire le moindre effort, là tout de suite. Il aurait pu se montrer adorable, charmant et tout ce qu’il y a de plus agréable, mais il n’en éprouvait pas le besoin. Jovan avait l’air de ne pas vouloir lâcher prise avant d’obtenir ce qu’il voulait – peu importe ce dont il s’agissait – et Tray redoutait bien qu’à moins d’être particulièrement infect, il ne pourrait se débarrasser de sitôt du jeune homme. Il allait donc falloir déployer des trésors d’infamie et de comportement odieux, ce que Tray faisait à merveille sans avoir à fournir le moindre effort. Jovan semblait s’en être rendu compte, car il sembla quelque peu refroidi par les sarcasmes de Rannigan. Il lui répondit avec froideur que Laurence n’allait pas bien, et Tray ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire sarcastique, comme s’il se retenait à grand-peine de ne pas s’exclamer « oh, mais quel dommage » avec toute l’ironie du monde. Tray était un enfoiré, il en avait conscience, et ce n’était sûrement pas maintenant qu’il allait faire quoi que ce soit pour y changer quelque chose. « Je ne sais pas si vous savez, mais Laurence est en prison, accusée d'un vol que -c'est sûr à 300%- elle n'a pas commis. » Tray arqua légèrement un sourcil, patientant quelques instants avant de répondre d’un ton détaché et indifférent : « Ouais, on a dû m’en parler. », sans pour autant revenir sur la culpabilité de Laurence ni les sentiment que son emprisonnement pouvait susciter en lui. Il s’en fichait royalement, à vrai dire. Il aurait pu éprouver de la satisfaction ou un sentiment de revanche en apprenant que Laurence avait fini par récolter ce qu’elle avait semé, mais il n’en fut rien. Tray se foutait éperdument de ce que pouvait bien traverser son ancienne amie, tant il avait été écoeuré et dégouté par le comportement de cette dernière. Il ne voulait, en réalité, plus parler d’elle, ni entendre parler d’elle. Il désirait tout simplement la voir disparaître pour de bon de sa vie, car elle n’y apportait rien de bienfaisant. Mais il sembla qu’il n’aurait pas ce plaisir de sitôt, car Jovan parla à nouveau, ne se laissant visiblement pas décourager par l’attitude odieuse de Tray. « Elle a besoin de votre aide. » Cette fois-ci, un léger sourire, peu prononcé mais nettement visible, étira les lèvres de Tray. Le rictus était sarcastique, dépourvu de la moindre joie et quelque peu malveillant. Tray avait du mal à en croire ses oreilles, mais il ne laissa rien paraître, sinon une ironie cuisante. « Ah oui, vraiment ? » Une fois de plus, il ne revint en rien sur ce qui intéressait Jovan, se contentant de commenter de la façon la plus désagréable chacune des phrases que prononçait son interlocuteur. « Attendez, je tiens à vous dire que j'ai les moyens de vous payer, il n'y a pas de problème là-dessus. » Cette fois-ci, Tray haussa un autre sourcil. Ce Jovan était-il réellement arriéré ou faisait-il seulement semblant ? Sans doute n’était-il pas au courant de tout ce qui s’était passé entre Laurence et Tray – ce qui était plus que plausible, compte tenu de la lâcheté dont faisait preuve Laurence, ces derniers temps. Tray n’eut cependant pas le temps de dire quoi que ce soit car son interlocuteur enchaîna à nouveau, visiblement décidé à rallier l’avocat à sa cause, ou plutôt celle de sa femme : « Elle a vraiment besoin de vous. En plus, si je me souviens bien, vous vous connaissez bien.. Je ne comprends même pas pourquoi elle ne vous a pas appelé directement. » En entendant cette phrase, un nouveau sourire, plus large et encore plus sarcastique, se dessina sur le beau visage de Tray, qui laissa échapper un petit rire dépourvu de joie. Il répondit alors, du tac au tac : « On se connaît plutôt bien, oui – du moins, j’en avais l’impression. Et d’ailleurs, c’est précisément pour ça que je dois vous avouer, M. Lennon, que je suis plus que surpris que vous veuillez de mon aide… » Le ton lourd de sous-entendus de Tray ne présageait rien de bon, cependant, il avait pris soin de paraître suffisamment détaché que pour ne pas laisser entendre clairement où il voulait en venir. Ce serait trop facile de tout déballer comme ça – Tray comptait bel et bien le faire, mais il allait le faire de façon à ce que Jovan soit aussi affecté que possible, et que le fragile couple qu’il formait avec Laurence s’écroule de toute sa hauteur. La malveillance de Tray avait atteint de nouveaux sommets, et le jeune homme ne se privait pas de sourire avec cet air insupportable et hauteur à cette pensée.
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Message(#) Sujet: Re: Some things are better kept secret | Tray Sam 23 Avr 2011 - 20:08

L'avocat n'était pas dans son meilleur jour. Jovan l'avait deviné à la seconde même où celui ci s'était retourné vers lui pour discuter. On croirait presque que le ciel lui tombait sur la tête, qu'il portait toute la misère du monde sur son dos. Comme s'il avait de quoi pleurer.. ce type devait possèder une belle barraque, une belle voiture, une belle famille, et également un bon boulot. Et à moins qu'un de ses proches soit malade, ou bien justement qu'il n'ait pas encore rencontré l'amour de sa vie, il n'avait pas à faire cette tête maudite. Tout devait lui réussir. Si cela se trouve, un jardinier venait chaque jour arroser les plantes dans son jardin, ou bien même venait tailler à la main la pauvre petite brindille d'herbe qui avait décidé de pousser trop vide dans le gazon. C'était sans compter sur une femme de ménage, qui venait chaque jour faire son lit, la lessive, ou bien peut-être même avait-il un cuisinier.. Voilà ce dont Jovan imaginait sur la vie de ce Tray Rannigan. Avec ses airs hautains, ce regard le jugeant, le jeune professeur de tennis aurait parier sur le train de vie que menait cet homme.
Encore incapable de comprendre tout dans la vie de Laurence, il ne put s'empêcher pendant qu'il déblaterrait sur son cas de penser comment Laurence et lui pouvaient-ils être amis. Laurence faisait partie du même monde que Rannigan, c'était certain. Mais elle n'avait en rien ce regard méprisant, cette allure de type hautain. Le ton détaché qu'il prenait à chacune de ses paroles ne présageaient rien de bons. « Ouais, on a dû m’en parler. » Ses mots lâchés si peu de temps après que Jovan lui ait parlé de la raison de l'emprisonnement de Laurence avaient été dit d'un ton si indifférent, que Jovan se mit à douter de la fois de ce type. Au moment même où il lui demandait de l'aide, cet homme eut un rictus effroyable -même Cruella en aurait été glacé sur place. « Ah oui, vraiment ? » Bien sûr.. Comme s'il n'était au courant de rien. Fronçant les sourcils, Jovan -dont la moutarde commençait à lui monter au nez- dut faire un effort inhumain pour ne pas éclater. Son impulsivité n'aiderait pas Laurence, et il devait absolument l'aider.
Un rire, dénué de joie et de bonne humeur, plus proche d'un rictus, s'échappa de la gorge de l'avocat. Les sourcils bien fronçés, Jovan attendit avec impatience, si, cette fois, il allait enfin dire quelque chose d'intelligent. « On se connaît plutôt bien, oui – du moins, j’en avais l’impression. Et d’ailleurs, c’est précisément pour ça que je dois vous avouer, M. Lennon, que je suis plus que surpris que vous veuillez de mon aide… » De quoi parlait-il? De quelle impression parlait-il? Incrédule face à cette réponse -si longue d'ailleurs (Jovan ne l'avait pas cru capable d'aligner plus de six mots d'affilés), il se posait des questions. Ces paroles n'avaient sûrement pas été jeté au hasard; Rannigan était le genre de type à faire attention à tout ce qu'il disait, préférant tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de l'ouvrir. Ne comprenant strictement rien, Jovan ouvrit sa bouche. « comment ça 'vous êtes surpris'? Je viens de vous dire que Laurence était ma petite amie, future femme même pour être plus précis. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que je veuille l'aider.. » répondit-il, se demandant si sérieusement Rannigan n'avait pas un grain. Jusqu'à présent, Jovan avait toujours pensé que l'homme le plus idiot d'ocean grove était son cousin. Depuis sa recontre, il y a quelques secondes, avec cet avocat, il en doutait. Comment pouvait-il croire que Jovan ne demande pas de l'aide à un avocat pour sortir sa copine de prison? Laurence Ferdison allait bientôt devenir Laurence Lennon. Ils allaient être bientôt unis doublement ; par les liens du mariage, et par la naissance future de leur fille, leur enfant, la chair de leur chair. Jovan n'avait aucunement envie que l'un ou l'autre de ces deux évènements se passe entre quatre murs, derrière des barreaux. Et surtout, il n'avait aucune envie de retourner là-bas. La prison, il détestait ça. Il y avait passé plus d'un an de sa vie pour une connerie qu'il avait fait. Il avait été puni pour ça, et la punition avait été accepté. Mais quand on était innocent, on ne payait pas, on ne comprenait même pas pourquoi on se retrouvait enfermer, et ce sentiment d'impuissance, d'incompréhension devait ruiner le morale. A chaque fois qu'il allait la voir, il se sentait mal. Ses yeux étaient trop cernés. Son visage s'était creusé. La peur entraillait ses organes: peur que Laurence ne supporte pas ça, peur que la vie du bébé soit en danger.. Et sa peur n'était sans doute rien comparée à celle de Laurence.
« Bon, écoutez, je ne comprends strictement rien à ce que vous essayez de me dire. Vous ne pouvez pas être plus clairs? » demanda-t-il, intrigué quand même par ces propos. Mais se rendant compte que ses explications ne l'aideraient pas à obtenir l'aide de l'avocat, Lennon se rétracta. La paume de la main levée, il énonça « non, laissez tomber, je m'en fiche. Tout ce que je veux, c'est que vous soyez son avocat, et que vous l'aidiez à sortir de taule. Et si possible, le plus rapidement possible. Je n'ai pas envie que ma fille naisse en prison.. » S'il savait..
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Message(#) Sujet: Re: Some things are better kept secret | Tray

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