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 It's to dying in another's arms, and why I had to try it.

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Message(#) Sujet: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Lun 14 Fév 2011 - 16:37


And if this is what it takes
Just to lie in my mistakes







FLASHBACK


« Quoi ? »
« Tu m'as compris. »

Et le silence se fit, coupable d'intemporalité qui régnait autour d'eux. La gorge sèche et le battement lourd d'un coeur abattu, Pride soutenait pourtant avec défi le regard embué de sa belle. Le maintien puissant et la mine assombrie d'une rigidité qui ne le laisserait pas revenir sur sa décision, le jeune homme ne cilla pas même face au chagrin de Jaelyn. Pourtant, Dieu que sa tristesse assaillait son coeur de matraquages douloureux, d'une transe de mille poignards aiguisés le transperçant alors. Il aurait aimé la prendre contre lui à en sentir son organe battant, l'embrasser sur le front et la kidnapper, comme avant... Mais l'assurance qu'elle n'était pas heureuse dans ses bras trop froids, le poussa à continuer dans son sacrifice douloureux. Il étoufferait leur idylle naissante pour faire comprendre à la belle qu'elle serait bien plus heureuse loin de lui. Loin de vouloir s'épancher dans une note dramatique dont il avait horreur, Pride désirait seulement l'éloigner pour qu'elle ne souffre plus ; persuadé que chacune de ses pulsations dédiées à l'encontre de la belle sonnait son arrêt de mort, il préférait la voir épanouie avec un autre, que étouffante dans ses bras. Elle vivrait heureuse, et aurait beaucoup d'enfants, loin, très loin de ce mafioso trop impulsif ; l'ange aux longs cheveux d'or méritait bien plus qu'une virée en enfer. « Pars, et trouve quelqu'un d'autre. Si tu es heureuse avec cet homme, reste avec lui. Si tu ne l'es pas, reviens-moi. » Et face au regard embué de sa Jaelyn, dont les prunelles flamboyantes reflétaient un combat pour lui scander un non, le jeune homme se fit arrogant dans toute son ampleur. Non par naturel cette fois, mais pour prouver à la douce qu'il était exécrable. Montrant ainsi sa facette sombre et mauvaise face à la frêle demoiselle, Pride tentait en vérité de l'effrayer afin de l'éloigner de lui. Plus elle le détesterait, plus la tâche serait aisée. « Quoi, ce n'est pas à ta portée, tu n'es pas cap ? » souffla-t-il de sa voix suave, son sourire carnassier et joueur venant illustrer ses derniers mots faisant écho à leur passé tissé de passion et de défis. Il se souvenait ainsi du jour où sa Jaelyn l'avait affronté dans un joug amoureux : ne jamais lui dire qu'il l'aimait. La jeune fille avait insisté, et Pride s'y était tenu. Encore aujourd'hui. Relevant la tête avec superbe, un bref rire s'échappa de ses lèvres carmin, alors qu'il reprit : « Bien sûr que non, ça ne m'étonne pas. » Et ainsi vit-il celle pour qui son coeur battait à s'en damner, tourner les talons face à ses paroles venimeuses. Ses rétines ambrées et attristées suivirent sa silhouette gracile ne devenant plus qu'ombre, et plus qu'absence.

Et mourir de son absence, à ne plus en pouvoir. L'esprit du jeune homme demeurait tout entier tourné vers la belle, hanté par cette envie de la posséder. Il la voulait, jour après jour, nuit après nuit, soupir après soupir. Malgré la décadence débauchée dans laquelle il avait sombré de nouveau, entouré de créatures de rêves peu farouches, il n'y avait qu'elle pour qui il ne désirait plus que se laisser aller. Car la transformation de la belle avait éveillé son coeur de loup à vouloir la dévorer, prendre possession de son corps, de son coeur et de ses sens. L'avoir elle, à jamais et pour toujours, à s'en rendre aliéné et à prôner si fade les autres amants alentours. Seul son amour était véritable, seul lui pouvait la posséder... Lui seulement. Pride fronça alors les sourcils, ses yeux flavescents se noyant dans les profondeurs de sa vodka tenue à la main. Bien sûr que c'était faux, elle n'était pas à lui, car dans tout son désir de la préserver de ses griffes et de son coeur impétueux, il l'avait poussé dans les bras d'un autre. Jalousie stupide, jalousie frénétique, jalousie meurtrière, jalousie, jalousie... Pour laquelle on se noie dans un peu d'alcool et dans beaucoup d'amertume, la rage au ventre et la hargne en étendard. La jeune femme l'avait bien sûr écouté, et s'affichait aux bras d'un autre : que fallait-il faire à présent, faire en sorte qu'elle le haïsse d'avantage, ou la récupérer ? Il était si aisé de pousser à la haine, et sans doute serait-ce pour le bien de la jeune architecte. Ainsi, ferma-t-il les yeux dans l'espoir d'échapper un moment à l'agitation alentour de ce bar branché et d'atteindre l'illumination. En vain, Pride ne percevait plus que Jaelyn. Rouvrant ses yeux fauves droit devant lui, un accès de rage vint le prendre alors, néanmoins la bonne tenue sociale voulait qu'on se contienne en public... Aussi le jeune homme se contenta-t-il d'aviver les flammes sauvages dansantes dans ses prunelles pénétrantes, à tel point que le barmaid vint alors lui demander si tout allait bien. Hochement de tête de la part de Berrington, et ce dernier commanda un autre verre au bar duquel il était attablé.

C'est alors que vint le fameux défilé des demoiselles aux aguets, celles dont le flair repérait de bien loin les hommes fortunés : ces créatures étaient immanquables, ne serait-ce que par les parades dont elles faisaient preuve. De leurs longues jambes fuselées, elles tournaient autour de leurs proies avant de s'en rapprocher avec audace, fusillant du regard toute rivale s'en tenant à la même victime. Puis elles prenaient place auprès de ces messieurs, d'un sourire gracile et d'un déhanché trop marqué, posant leur main dans un frôlement faussement innocent sur leurs cuisses... L'une d'entre elle avait déjà pris place auprès de Pride, et ce fut d'un regard joueur que ses rétines dessinèrent la course des jambes nues de l'intruse, jusqu'à son visage. Un sourire délectable se dessina sur les lèvres appétissantes d'un Pride aux aguets, mais il n'eut guère le temps de souffler d'un timbre suave son prénom à la demoiselle, que ses yeux se posèrent sur une silhouette faisant son entrée au loin. Agacée par ce manque d'attention, la jeune brune se retourna vers Jaelyn en pestant, avant de lever de nouveau ses yeux émeraudes sur... le businessman ayant déjà quitté sa place. Offrant une oeillade au barmaid qui comprit aussitôt que son client régulier passait ainsi commande pour la table qu'il allait rejoindre, Pride se dirigea d'un pas assuré vers la si belle Jaelyn alors assise. Et quand bien même son coeur avait fait un bond lorsqu'elle était entrée dans son champ de vision, le ténébreux jeune homme avait gardé toute son arrogance. Ce soir, il gagnerait la partie... Ce soir, ce désir de la posséder était plus fort que tout. Plus fort encore que cette idylle qu'elle vivait avec son gigolo. « Que se passe-t-il, ton prince t'a abandonnée pour ce soir ? » fit-il d'un sourire goguenard, en s'asseyant sans demander son dû. Provocation quand tu nous tiens. Plus encore, Pride posa avec audace sa main envieuse sur la cuisse de la ravissante jeune femme. Espérant qu'elle lui revenait déjà, perdu à ne plus en savoir s'il souhaitait l'aimer à lui en faire mal, ou la voir heureuse à l'en délaisser pour qu'elle en aime un autre, Pride se montrait entreprenant par sa main audacieuse remontant vers l'entre-jambe de la douce. On ne calme pas le diable, lorsqu'on lui a déjà vendu son âme. Et, se penchant vers l'oreille de Jaelyn, il lui souffla quelques mots brûlants. « Donne-toi à moi pour cette nuit. » Provocation, désir, jeu exécrable... Voilà qu'il la poussait à sortir de ses gonds, tentant de se rendre détestable, et enviant pourtant ses formes féminines. Non, elle n'était plus sa Jaelyn de Chicago alors pourquoi s'obstiner à la vouloir encore ? Cette femme n'était que demoiselle sage et effarouchée, celle qui n'avait pas voulu de lui dans ses draps pendant des mois alors qu'ils se prétendaient couple... Oui c'était elle, pas une autre, ainsi le prouverait-il se soir : elle le repousserait, rougissante et muette. Se délectant déjà de son combat gagné d'avance, il laissa sa main remonter sa course honteuse d'un geste déplacé. Entre bataille intérieure et amour brutal, le jeune homme ne savait plus ce à quoi il aspirait.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mar 15 Fév 2011 - 16:05


FLASHBACK


« Tu m’as compris. » Ses mots tombèrent ainsi, emplit d’amertume et bercés par un orgueil redoutable. Les yeux clairs, autrefois enjoués de la belle Jaelyn, se voilèrent, pliant face au puissant courroux du jeune homme. Reprenant son souffle, l’amante s’appuya contre la clôture en bois et n’osant défier le regard intraitable de son compagnon, ses rétines larmoyantes se posèrent sur le bitume. Comment pouvait-on agir ainsi ? Pourquoi faire tant de mal alors qu’elle s’évertuait à ne lui faire que du bien ? A présent, les mots lui manquaient, ceux-ci se défilaient craignant de se heurter à la froideur de Pride. Toutes répliques se révélaient inutiles et la méchanceté de son compagnon était cinglante et ô combien douloureuse. Jaelyn chercha une once de compréhension, mais ses yeux fauves se refusaient de laisser percevoir une quelconque faiblesse. Maudite soit ta fierté Berrington. Ne comprenant d’abord pas ce qu’il attendait d’elle, la jolie blonde passa nerveusement ses doigts oblongs dans sa chevelure dorée. Et la sentence tomba, aussi douloureuse qu’insensée. La voix suave du businessman ne faillit pas, et dans une franchise exacerbée, il reprit « Pars, et trouve quelqu’un d’autre. Si tu es heureuse avec cet homme, reste avec lui. Si tu ne l’es pas, reviens moi. » Obstinément muette, Jaelyn se retint de vociférer toute la colère qui se propageait dans son corps frêle. Parfaitement ancré sur ses positions, Pride ne cilla pas lorsqu’une larme sillonna son visage gracieux. Maudissant cet homme qui ne lui apportait que du malheur, elle poussa un soupir exaspéré. Berrington était une de ces personnes entêtées et voilà qu’il recommençait avec ces scénarios ridicules. N’écoutant pas son palpitant brûlant tel du venin, la jeune femme se redressa avec fierté alors que Pride l’assena d’un deuxième coup de grâce. « Quoi ? Ce n’est pas à ta portée, tu n’es pas cap ? » Ses yeux brillaient d’une lueur démente, conscient qu’il savourait pleinement sa victoire, Jaelyn ne pouvait se relever. Préférant fuir sa mesquinerie et son arrogance, elle tourna les talons alors qu’il terminait de l’achever. « Bien sûr que non, ça ne m’étonne pas. » Détournant son regard emplit de tristesse et de désespoir, Jaelyn murmura avec le peu de force qui lui subsistait. « Tu as raison, ça doit être ça… » Dévisageant une ultime fois celui qui se retrouvait au cœur de ses tourments, la belle pressa le pas avant de se cloitrer désespérément seule dans sa grande maison. Le bruit du moteur vrombit avec hargne et son amant disparu.

Dieu que les larmes se firent nombreuses, son inconsolable chagrin eut raison de ses nuits, et maudissant cet oiseau de malheur, ceux-ci ravagèrent son visage opalin. La décision de Pride était sans appel et réalisant que la situation était on ne peut plus difficile, Jaelyn l’accepta cependant, non sans quelques difficultés. Le businessman l’avait mise au défi, mais la belle voyait clair en son jeu mesquin, ainsi, pour lui prouver qu’il n’avait plus l’exclusivité, elle exécuta ses ordres avec panache. Rapidement son cœur la poussa vers Noah, le destin l’avait une nouvelle fois plongé dans ses bras et profitant de l’instant présent, leur liaison autrefois scandaleuse reprit forme. De nouveau, sourires et rires parsemèrent son visage, négligeant peu à peu l’affront du sombre Berrington, son cœur n’en oubliait pas moins la chaleur de sa peau, la passion de leurs ébats amoureux et l’intrépide aventure qu’il lui faisait vivre au quotidien. Pour lui, elle était prête à endurer mille tourments, son esprit, entièrement dévoué au jeune homme, ne pouvait répondre qu’à ses seuls désirs. Elle était sienne, il était tout. Car oui, elle l’aimait encore, d’un amour désespéré et dévorant, d’un amour implacable et ridiculement pathétique. Embellissant son regard aux teintes océanes d’un trait de maquillage à la couleur de jais. Jaelyn termina de se préparer, une légère touche de blush rosé réhaussa un divin sourire retrouvé. Achevant sa toilette, la jeune femme attacha sa chevelure dorée en un chignon haut, maintenu par un bandeau clair, et laissant ainsi apercevoir sa magnifique chute de reins. Sa robe courte et nude visiblement trop sage, réservait toutefois, une scandaleuse surprise, en effet, un décolleté vertigineux déshabillait son dos délicat. Ses yeux se posèrent sur le reflet d’un miroir qui semblait réfléchir l’image d’une jeune femme déterminée. Dissimulant sa vulnérabilité derrière un masque d’artifice et d’élégance, Jaelyn endurait un mal lancinant. « Inside my heart is breaking, my make-up be flaking, but my smile, still, stays on. »

Quittant l’habitacle du taxi, Jaelyn attendit quelques instants devant l’enceinte animée et colorée du bar où une amie lui avait donné rendez-vous. Impatiente à l’idée de la retrouver, elle vérifia son cellulaire. Celui-ci vibrait intempestivement dans la poche de son trench, et sans plus tarder, la belle comprit que sa complice aurait un peu de retard. Poussant un léger soupir, la jeune femme se résolu à entrer. A l’intérieur, l’ambiance était feutrée mais très agréable, bercée par quelques notes de musique, Jaelyn se débarrassa de son manteau avant de s’asseoir près d’une table désespérément vide. Elle attendrait son amie avant de passer toute commande. Posant ses mains fines sur le petit canapé aux tontes cramoisies, ses yeux divaguèrent de part et d’autre de la salle lorsqu’elle reconnu avec stupeur une silhouette qu’elle connaissait que trop bien. Son palpitant la faisait terriblement souffrir au fur et à mesure que l’arrogant Pride se rapprochait d’elle. Puis, alors qu’il la dévisageait de son regard fauve et mesquin, le businessman se posta devant elle. « Que se passe-t-il, ton prince t’a abandonnée pour ce soir ? » Savourant sa victoire, il prit place à ses côtés. Sa relation avec Noah n’était donc plus un secret. « Pitié, va cracher ton venin ailleurs Berrington ! » La belle refoula tant bien que mal, ne serait-ce qu’une once de sentiment amoureux à son égard. Choisissant l’indifférence, elle se contenta de répliquer avec froideur, faussement inintéressée. Mais sa fierté vacilla lorsqu’il posa d’un geste provocant, sa main sur sa cuisse dénudée. Retenant un souffle, la jolie blonde se devait de demeurer digne et insensible. Ce qu’elle fit avec brio malgré l’audacieuse escapade de ses doigts masculins. Le jeune homme, brûlant se rapprocha d’elle jusqu’à lui murmurer quelques lascives paroles. « Donne-toi à moi pour cette nuit. » Haïssant cette provocation qui lui était propre, la belle entra malgré tout dans son jeu pour ne pas dépérir, d’un geste déplacé, le businessman apprécia la douceur de sa peau claire, alors qu’elle contenait tout désir charnel. Un sourire charmeur se dessina sur ses lèvres maquillées et faisant face à son compagnon, elle frôla sa bouche masculine avec délice, parcouru la légèreté de sa peau avant de lui murmurer à l’oreille. « Je te ferais vivre une aventure divinement érotique, une partie de sexe comme tu n’en as jamais vécu … Mais dommage, tu as toi-même dis que je valais mieux que toi. » Et dans une arrogance sans pareille, Jaelyn lui rendit la pareille, qu'il était bon de se sentir supérieure et indétrônable. Son visage, désormais habillé d’un sourire narquois, trahissait certes son chagrin, mais aussi une victoire. Le serveur vint troubler cette atmosphère palpable en apportant un verre de vodka. Sans même le remercier, la jeune architecte s’en empara avant d’en apprécier la robustesse d’une longue gorgée. Puis, malicieuse, elle toisa son amant. « Tu as perdu l’éden Pride, mais je suis persuadée qu’une autre de ces demoiselles fera l’affaire. Du moins, si tu ne fais pas le difficile … » Le jeune homme ne cilla pas, une lueur folle transcenda son visage emplit d’appétence. Posant sa main fine sur celle de son compagnon qui se logeait encore sur sa cuisse dénudée, Jaelyn ajouta avec amertume. « Alors quoi ? Tu n’es pas cap ? »



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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mar 15 Fév 2011 - 18:35

La belle se faisait farouche et froide, face à l'assaut du prédateur. Lui qui par le passé s'était montré si prévenant avec elle, acceptant la chasteté démesurée de la jolie blonde et se montrant galant, mais qui bien antérieurement encore avait néanmoins été son démon déambulant dans les rues de Chicago, voilà qu'il se montrait infect. Il l'avait aimée, si impétueusement, avec force, avec rage, avec fougue, avec tendresse, avec délicatesse... Et l'aimait toujours, au vu de la lueur vive s'affolant dans son regard fauve. Mais le doute, meurtrier et vandale, avait aboli leur sacro-sainte idylle pour un peu plus de suspicions et de déconvenues. Il avait choisi de l'aimer d'une vague gargantuesque, et de se convertir, prosélyte, à sa beauté. Mais il idolâtrerait cette beauté rare de loin, sans la toucher si ce n'était de ses rétines envieuses, choisissant de la préserver du mal qu'il pensait incarner, en la poussant vers un autre. L'épopée d'un tel abandon lui avait été difficile, l'estomac noué et le palpitant décédé, il ne se passait guère un jour sans que Pride n'eut envie de partir. Partir loin pour ne plus y penser, partir encore pour ne pas souffrir de son bonheur, partir à s'abandonner lui-même afin de l'aimer d'une pureté indécente. Et tant pis, si ce n'était pas réciproque, l'important était que la princesse ait son prince charmant, n'est-ce pas ? Mais la jalousie enfiellée avait fait dérailler son si glorieux dévouement, et voilà que le jeune homme la voulait de nouveau, endormant ses vertueuses idées... S'il ne devait plus la voir, si s'en éloigner justifierait son bonheur, ne pouvait-il pas la posséder pour lui une dernière fois ? Simplement une dernière, sublimant son taurobole ? La force de leurs adieux n'en serait que plus transcendante... Oui rien qu'une dernière fois, pensa-t-il à la manière d'un toxicomane prêt à s'engouffrer dans un centre de désintoxication. Mais le jeu ainsi engagé ne se prêtait guère à une éventuelle reprise charnelle et sentimentale, il faisait naître au contraire une certaine inimitié. La belle commençait à le détester, d'un regard indifférent teinté d'un certain dégoût à son encontre. Mais n'était-ce pas ce qu'il cherchait ? Oui, non, peut-être. Dieu que cela faisait mal. « Je te ferais vivre une aventure divinement érotique, une partie de sexe comme tu n’en as jamais vécu … Mais dommage, tu as toi-même dis que je valais mieux que toi. » Rapprochement sensuel, des lèvres qui se touchent pour des paroles ardentes, mais face à l'arrogance de la belle, Pride ne put que se redresser. Certes envieux et désireux de ses courbes, mais véritablement railleur au vu du rire bref s'échappant de ses lèvres blêmes. Le brun ténébreux se faisait moqueur, car ne croyant guère aux pseudo avances de la belle Jaelyn. Elle, autrefois si chaste à ses côtés, tentait de lui faire croire qu'elle était possédée par le démon de la luxure ? Bien sûr. Ses yeux taquins la défiaient de passer aux aveux, et d'un sourire amusé mais non moins sournois, l'on pouvait lire sur ses traits que Pride ne la croyait véritablement pas. Ou peut-être la défiait-il, tentant encore et toujours de la sortir de ses gonds. Jeu si grisant mais dans lequel le protagoniste s'en brûlerait sans doute les ailes, il avait fallut que Pride ne perçoive la vie que comme un immense plateau de jeu, duquel il lançait les dés. D'une immaturité cruelle, c'était ainsi qu'il régissait sa propre vie. Et celle des autres. « Tu as perdu l’éden Pride, mais je suis persuadée qu’une autre de ces demoiselles fera l’affaire. Du moins, si tu ne fais pas le difficile … » Sa main frêle venant se poser sur celle de l'audacieux jeune homme, ce dernier laissa en ses yeux bruns, flamber le feu du désir voire de la perversion. L'amour infâme, se dissimulait sous les échos de tendresse savamment déguisés sous les cendres de sa provocation. C'est alors que la jeune femme s'empara d'un des deux verres apportés, avalant d'un trait sec la quantité peu diluée de vodka. Redressant sa tête brune avec amusement, Pride vit alors la faille s'installer dans le jeu de Jaelyn : elle rentrait dans le sien. « Alors quoi ? Tu n’es pas cap ? » Arborant toujours son rictus narquois mais oh combien envoûtant, le jeune homme se redressa, ôta sa main des cuisses blanches de la demoiselle, et la déconsidéra aussitôt. « C'est toi qui parle érotisme alors que tu n'as voulu de moi dans tes draps qu'une seule fois, en l'espace de cinq mois ? Et encore, après avoir essuyé des innombrables refus... Toi, la chaste et prévisible Jaelyn ? Je n'appelle pas cela de l'érotisme, j'appelle cela de la frigidité. » Et, plongeant ses yeux bruns dans les prunelles azurées de la belle, Pride vint se faire mordant ; cela faisait si longtemps, qu'il souhaitait lui faire part de son amertume. Alors, d'un sourire désabusé qui desservait moins des reproches ou des blâmes que son triste sentiment, il passa aux aveux d'un timbre défiant. « Je me demande par ailleurs pourquoi, et j'ai trois hypothèses. Je ne suis pas ton type d'homme, tu aimais me torturer, ou tu es simplement loin, si loin de la Jaelyn d'auparavant. Froide et frigide. Les trois hypothèses à la fois peut-être. » Et le jeune homme de se redresser, son sourire ayant disparu au profit d'une amertume aigre lui prenant l'estomac, il s'empara de son verre empli de vodka trônant près de la bouteille, avant de la lever à la santé de son interlocutrice. « Sois réaliste, tu ne seras jamais plus la Jaelyn d'avant. Santé. » Avalant la boisson alcoolisée d'une traite, il reposa son verre vide non sans porter un regard de défi à la belle. « Egalité. » souffla-t-il dans un sourire joueur, attendant de voir si la demoiselle venait à suivre ou non dans sa folle course poursuite contre la sobriété.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mer 16 Fév 2011 - 16:48


Reposant le verre sur la table basse qui se trouvait devant elle, la jeune femme, consciente qu’elle adoptait une attitude à la fois farouche et provocante, laissa apparaître sur son visage opalin, un mince sourire. Il lui était impossible et impensable de partager son chagrin avec cet homme des plus détestables. Grand dieu qu’elle le méprisait à cet instant, vulgaire marionnettiste, il se plaisait à jouer avec ses sentiments la poussant à croire à un amour sincère. Pourtant, Pride n’était pas le seul fautif dans cette macabre histoire, car quelques années auparavant, Jaelyn l’avait prié de ne jamais lui révéler son amour et son attachement. Voilà qu’il lui rendait la pareille, et celle-ci était plus que douloureuse. Elle l’avait aimé, de toute son âme et voilà que ce désir martelait son corps frêle réduit à néant par les affres sombres de sa raison. Tout ceci devait s’arrêter, prendre fin pour qu’il cesse de la hanter et de la faire souffrir. Son palpitant en lambeaux criait à tout rompre de ne jamais l’abandonner, mais la fatalité et le tempérament de son amant en avaient décidé autrement. Tiraillée, la jeune femme se résigna à entrer dans son jeu afin qu’il l’achève une fois pour toute, tout ceci était dément, mais paradoxalement incroyablement bon. Les amants se détruisaient pour certainement mieux se retrouver et se reconstruire. Car sans bien même parler d’amour, il ne pouvait y avoir de Jaelyn sans son Pride, cette logique était implacable. Ensemble, ils avaient été capables du pire, se détruire par maintes façons, drogues, alcools, risques inconscients … seul le sexe avait été salvateur, malgré les cinq derniers mois d’abstinence, cette brûlante fusion avait toujours subsisté entre eux. Et putain que tout ceci avait été jouissif, perdre pied, victimes d’une overdose passionnée, bercés par une attirance fusionnelle. Scandaleuse, la jeune femme croisa ses interminables jambes. Perspicace, elle venait de remporter cette première manche, Jaelyn savait pertinemment que Pride n’en démordrait pas, et bien ancrée sur son siège aux teintes cramoisies, la douce jeune femme attendit avec appréhension une vague de propos destructeurs qu’il déverserait avec mordant et perversion. Pride n’était pas un piètre orateur, il pouvait, par quelques phrases démanteler tout espoir, toute fierté, et l’heure de la belle venait de sonner. « C’est toi qui parle érotisme alors que tu n’as voulu de moi dans tes draps qu’une seule fois, en l’espace de cinq mois ? Et encore, après avoir essuyé des innombrables refus … Toi, la chaste et prévisible Jaelyn ? Je n’appelle pas cela de l’érotisme, j’appelle cela de la frigidité. » C’était donc ici, que naissait l’amertume de son compagnon. Réalisant que sa faim n’avait pu être rassasiée, inerte, Jaelyn fuyait son regard enflammé. D’un geste vif, il ôta sa main ferme de sa peau lactée. Ainsi, elle perdit l’exclusivité et le fusionnel intérêt qu’il lui portait. Pourtant, la jolie jeune femme se refusa toute faiblesse et incapable d’assumer les piètres conséquences de ses actes, elle ajouta, certes sur la défensive, mais sur un ton mesquin. « Je crois percevoir un peu de frustration dans tes propos Pride. » Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres maquillées, malgré la rancœur qui assénait sa raison, la fourberie et la méchanceté demeuraient les seules options envisageables afin de ne pas se faire dévorer par un loup bafoué et lésé. « Je me demande par ailleurs pourquoi, et j’ai trois hypothèses. Je ne suis pas ton type d’homme, tu aimais me torturer, ou tu es simplement loin, si loin de la Jaelyn d’auparavant. Froide et frigide. Les trois hypothèses à la fois peut-être. » A ces mots, Jaelyn le dévisagea avec dégout, voilà la misérable image qu’il avait d’elle, la jeune femme avait peu changé depuis son départ de Chicago, mais le fait que Pride ne daigne la retrouver la peina fortement. Désabusée, elle avait tout de même su faire face aux responsabilités et aujourd’hui, celles-ci dominaient sa misérable existence. Ne daignant l’observer, Pride lui suscitait pourtant un intérêt fou. Les dés étaient désormais lancés et voilà que les anciens amants se défiaient dans une rixe amère riche en provocation et en aveux. « Tu me fais souffrir et je te le rends bien … » Le regard toujours ancré vers un point imaginaire, la jolie blonde poussa un léger soupir, une once de culpabilité noua son estomac, mais elle n’en montra rien. Définitivement et totalement éprise, elle en perdait la raison. « Sois réaliste, tu ne seras plus jamais la Jaelyn d’avant. Santé. » Appréciant la puissance de l’alcool, Pride termina son verre d’une gorgée. Celui-ci ne cilla pas, à nouveau, ses yeux mordorés la détaillèrent avec provocation. « Egalité. » D’un murmure, le businessman venait d’annoncer la couleur, celle du piètre et fatal défi, bien trop stupide à vouloir s’en damner, telle une novice, la jeune architecte tomba sciemment dans son piège. Ce soir, elle gagnerait la partie, elle en était convaincue. Avec douceur, Jaelyn se rapprocha quelque peu de lui avant de plonger son regard azur dans ses rétines incandescentes. Avec conviction et dans le seul but de le provoquer, elle ajouta « Dans ce cas, pourquoi être venu me voir ce soir afin que je m’offre à toi ? Ta seule présence ici dénonce ton intérêt et ce désir que tu ne peux contrôler pour moi. Tu sais pertinemment que je n’ai pas changé, et tu l’as réalisé avec surprise la dernière fois. Je me trompe ?» Puis, faussement interrogative, elle reprit « A moins tout ceci soit l’œuvre de ta jalousie ?» Un rictus conquérant s’installa sur son visage délicat, puis, Jaelyn s’empara de la bouteille d’alcool afin de se servir un verre. A l’instar de son compagnon, elle avala la dose de vodka d’une traite avant de reposer le shooter sur la table basse. Brûlante, elle surenchérit « La balle est dans ton camp »
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mer 16 Fév 2011 - 17:37

Ah l'amère frustration d'une aigreur retrouvée, voilà qu'il se livrait face à une belle bien méprisante... Jusqu'où irait l'ignominie de leur jeu, là demeurait toute la question qui malheureusement n'offrait que quelques réponses sinueuses mais empruntes de douloureuses conséquences. Car là où le jeune homme se livrait, incapable d'offrir un sourire mesquin si ce n'était qu'un regard sombre et profond, elle se contentait d'un rictus narquois sans jamais lui répondre. Jamais. Et l'absence de réponses entraîna le doute ; encore et toujours ce maudit scepticisme assaillant l'âme torturée de Pride : si la jeune femme conservait son mutisme, c'est qu'il avait raison. Du moins sur les deux premiers points, car la cruelle blonde viendra plus tard réfuter le troisième seulement, et pas un autre. Alors, où se trouvait leur idylle en ce soir qui se teintait de haine et de dégoût ? Du moins elle, le dardait avec mépris non sans arborer un sourire vindicatif, quand lui ne la toisait que d'une lueur à la fois affamée et arrogante. Leur amour était à présent défunt, et marqué dans le marbre de leur souvenir, les anciens amants pouvaient en lire l'épitaphe : ci-gît un amour funeste et destructeur. Car le jeune homme l'avait détruite, comme elle l'abattait maintenant : son silence de plomb se fit balle vive qui vint transpercer son palpitant. Par un mélange de dégoût et de mépris qu'elle avait ce soir pour lui, pour son mutisme froid ne daignant pas même répondre à cette frustration ayant fait saigner son coeur, Pride comprit alors que la jeune femme ne l'aimait plus. En toute probabilité, elle ne l'avait jamais aimé, sinon pourquoi avoir refusé de se donner à lui alors que chaque seconde n'avait été qu'efforts pour conquérir sa belle. Entre fleurs à profusion dont le nombre infini excusait ses fautes à venir, en passant par Paris, des sourires et de la tendresse chaste, une invitation sous un toit, des robes à en glorifier ses courbes... il n'y avait pas eu un seul geste qui ne soit pas galant de la part du jeune transi à la belle indifférente. Elle, que lui avait-il offert en retour ? Pas même son corps, si ce n'était que quelques sourires. Et ce soir elle daignait ne lui offrir que des rictus narquois, se moquant ouvertement de son chagrin frustré et de son myocarde se livrant aux aveux. Ah, cruelle injustice, ignoble amour à en vouloir égorger ce stupide Cupidon... pourquoi fallait-il toujours souffrir face à de telles beautés ? Au final, il aurait mieux fait d'enfermer son coeur, et de ne jamais le lui ouvrir. Cette pensée lui traversa l'esprit comme sa gorge se noua et que son regard terne vint briller d'une douleur vive ; et pourtant un rire bref s'échappa des lèvres blêmes de l'intéressé. Faux et amer, sonnant le glas de son humiliation. Il avait donné son coeur à une indifférente : quelle magnifique, magnifique défaite Berrington. Deuxième dague en plein palpitant, le premier coup ayant été porté un an auparavant par une princesse mexicaine.

Alors le jeune homme se redressa, son regard de braise se détournant l'espace d'un instant alors que son sourire dépité demeurait figé à ses lèvres blêmes, et d'une moquerie acide tournée à sa propre encontre, il murmura quelques mots amers et pénibles. « Je vois. » souffla-t-il face à la réponse de la demoiselle. Car les dires de Jaelyn n'étaient en rien lucides : pourquoi avoir voulu le faire souffrir il y a cinq mois de cela ? Lui qui s'était à l'époque fait galant et attentif, n'avait eu que de l'indifférence et de l'amusement cruel en retour. Car il se souvenait des jeux sensuels de sa compagne, qui l'allumant avec ardeur venait à le repousser lorsqu'il se montrait entreprenant. Et le jeune homme, frustré, de finalement respecter la chasteté de la demoiselle, parce qu'il tenait à elle. Tant d'efforts pour rien... Ah si, en contrepartie, il recevait une moquerie ouverte. L'incision d'une opération à coeur ouvert coupa court au jeu mesquin du brun ténébreux qui ne toisait plus que Jaelyn avec sincérité, observant cette femme qui s'était joué de lui. « Dans ce cas, pourquoi être venu me voir ce soir afin que je m’offre à toi ? Ta seule présence ici dénonce ton intérêt et ce désir que tu ne peux contrôler pour moi. Tu sais pertinemment que je n’ai pas changé, et tu l’as réalisé avec surprise la dernière fois. Je me trompe ?» Alors, si la demoiselle n'avait pas changé, pourquoi avoir fait preuve de tant de frigidité durant ces longs mois passés ensemble ? A défaut d'attaquer l'égo du jeune homme, Jaelyn vint au contraire appuyer ce doute s'immisçant en lui ; ainsi la belle était restée la même, mais avait feint une pudicité vertueuse durant leur idylle retrouvée... Si idylle il y avait eu. Se sentant trompé, Pride ne percevait plus l'intérêt ni de la reconquérir, ni même encore de la désirer. Et tandis que le silence se fit lourd, parlant en faveur de sa déconvenue, le jeune homme esquissa un geste pour partir... Sans doute se lèverait-il, viendrait acquiescer d'un signe de tête avec galanterie afin de saluer celle qui avait achevé son coeur, et lui offrirait un sourire amer ; bon joueur dissimulant l'agonie de son palpitant décédé. Mais la demoiselle n'en resta pas là, et vint reprendre de plus belle. « A moins tout ceci soit l’œuvre de ta jalousie ?» Un léger rire jaune aussitôt étouffé, et la voix suave d'un Pride abattu s'éleva, à la faveur de son exécution. « Plus maintenant. » De la jalousie, et pourquoi faire ? Cette force sombre avait disparu dès lors que la peine sanguinolente s'était éveillée suite aux non-dits et au silence de Jaelyn. Plus aucun rictus narquois ne pouvait à présent l'atteindre, raison en était de son coeur ne tressaillant plus ; défunte victime du dernier coup porté. S'il y avait bien un terrain où Berrington ne semblait jamais gagner, c'était bien le domaine de l'amour et des répugnants sentiments. Ignobles même, car il se jura en l'instant de ne plus jamais se laisser prendre. « La balle est dans ton camp » Et les prunelles ambrées du jeune homme sérieux de suivre la course du verre posé sur la table. La somptuosité de son auguste visage, reflétait toute la beauté d'une peine transcendée. Alors, il acquiesça d'un signe de tête, avant de relever l'alcôve de son regard rembruni sur la cruelle tortionnaire. « Tu ne m'as pas répondu. Hormis quelques rires qui me font bien comprendre que les mots ne sont sans doute pas valables. » souffla Pride dans un sourire amer, bien plus contre lui, contre le pathétisme de son agonie, plutôt qu'envers la demoiselle. Son regard fauve soutenant l'immensité bleue de Jaelyn, il attendait que la demoiselle ne l'achève, les yeux dans les yeux. « Pourquoi tu m'as repoussé pendant cinq mois. » Un silence se fit, celui de l'attente de l'exécution. Prêt à recevoir cette balle en plein coeur, le suicidaire attendait que la guillotine ne tombe. « Tu t'amusais en vérité. C'est une hypothèse à laquelle j'aurais du penser. C'est pour ça que je te dégoûte. C'est pour ça que tu affirmes ne pas avoir changé : tu t'amusais, et tu as feinté avoir des sentiments. J'espère que tu as pris ton pied. » Légers soubresauts dans sa voix se faisant murmure douloureux, des sourcils qui s'arquent sous l'amère vérité, une gorge serrée par la mort d'une idylle qui n'avait jamais existé, un sourire qui se dessine sur ses lèvres railleuses. Car l'impétueux se raillait lui même : quelle idiotie d'y avoir cru. Stupide idylle, stupide palpitant, stupide, si stupide histoire. Après ce soir, le jeune homme ne voudrait guère plus en entendre parler. Ce fut avec cette intime conviction qu'il toisa la blonde cruelle, armé de son fidèle sourire charmeur. S'il lui fallait mourir d'amour ce soir, autant le faire avec élégance. « En tout cas, tu en as l'air. »
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mer 16 Fév 2011 - 22:49

« Je vois. » Non, Pride ne voyait rien. Aveugle, il semblait se méprendre, perverti par une sombre et douloureuse amertume. Ensemble, ils s’enlisaient dans une atmosphère empli de remords et reproches. Jaelyn se remémora les propos du philosophe Denis de Rougemont « C'est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c'est pourquoi l'on aime souffrir, et faire souffrir. » Et grand Dieu qu’elle se retrouvait dans ses propos. L’âme en peine, son regard habituellement mutin se voila, laissant place au désespoir. Bien incapable de se défendre autrement que par une attaque venimeuse et cinglante, Jaelyn venait de toucher son amant en plein cœur. Quelle stupidité, quelle idiote, pourquoi leur relation était-elle si compliqué ? Mais, on ne peut enfermer deux oiseaux avides de liberté en cage. Son amour n’avait jamais failli quand bien même il l’eut délaissé pour sa rivale. Face au silence qui s’installait, la jolie jeune femme se mordit la lèvre avec appréhension. Quelle attitude devait-elle adopter désormais ? Après tout, le businessman l’avait poussé dans les bras d’un autre. Tout ceci n’était pas anodin et diaboliquement réfléchi, mais pourquoi revenir auprès d’elle ? Jaelyn était profondément perdue, perdue entre ses sentiments pour son amant et sa volonté de suivre cette invraisemblable requête. Ainsi, en choisissant de le narguer, la belle avait tiré sur la corde sensible et perdant toute crédibilité devant le rire amer de son compagnon, le sol sembla se dérober sous ses pieds. L’étincelle qui illuminait son regard mordoré venait de s’éteindre sous la véhémence de ses dires, et d’un simple regard, la jeune femme comprit qu’elle avait tout perdu. « Plus maintenant. » Le coup de grâce qui vint achever, son corps frêle et sclérosé, son âme amoureuse mais maintenant désillusionnée. Le désir n’était plus ce qui poussait Pride à rester auprès d’elle et bientôt l’indifférence se déchiffra sur son visage de gentleman désabusé. Le palpitant de la belle dépérissait à chacun de ses soupirs et reposant son verre avec tristesse, ce jeu macabre semblait prendre fin. N’osant défier le regard de son compagnon, ses yeux aux teintes océanes se perdirent une énième fois dans la foule ambulante. « Tu ne m'as pas répondu. Hormis quelques rires qui me font bien comprendre que les mots ne sont sans doute pas valables. » Cruelle vérité, la jeune architecte ne pouvait se défendre, du moins, elle ne le souhaitait pas, dissimulant une honte encore plus terrible que celle-ci, sa raison la braquait contre toutes explications. Malgré son mutisme, Pride vint soutenir son regard et un nouveau sourire amer se dessina sur son visage tristement désœuvré. « Pourquoi tu m'as repoussé pendant cinq mois. » Un soubresaut lui parcouru l’échine et alors qu’un sanglot trahit sa désolation, Jaelyn reprit prestement « Je ne peux pas … »T’avouer ce que j’ai vécu … semblait crier son myocarde trépassant. Non, elle ne pouvait rien lui révéler. Il s’agissait d’elle, seulement d’elle … et de cette malheureuse histoire qui avait eu de pitoyables répercussions sur sa vie amoureuse. « Tu t'amusais en vérité. C'est une hypothèse à laquelle j'aurais du penser. C'est pour ça que je te dégoûte. C'est pour ça que tu affirmes ne pas avoir changé : tu t'amusais, et tu as feinté avoir des sentiments. J'espère que tu as pris ton pied. » Implorante, la belle laissa échapper dans un murmure un unique gémissement. « Non … » Jaelyn manquait d’air à présent, la véracité de Pride était si insupportable qu’elle étouffait à chacune de ses phrases. Jamais elle n’aurait pu se jouer de ses sentiments, prise d’un ardent remord, de nombreux souvenirs assaillirent son esprit. Leurs retrouvailles, Paris, son emménagement jusqu’à son amnésie où Pride lui avait tourné le dos pour ne pas qu’elle puisse souffrir. Il lui avait offert des fleurs, pour chacune des erreurs qu’il pourrait commettre. Aujourd’hui, son compagnon était pardonné, pardonné de la souffrance qu’il lui avait fait endurer, pardonné de son amour qui lui brûlait ardemment les ailes. Ô, qu’elle aurait souhaité lui crier son amour passionné puis l’aimer jusqu’à l’overdose quitte à en crever la gueule ouverte. Je suis et ne serais qu’à toi …

« En tout cas, tu en as l'air. » Le timbre de sa voix attristée vacilla, Pride semblait se maudire d’y avoir cru. Mais Jaelyn, elle, y croyait encore. Repoussant un énième assaut de larmes misérables, ses doigts oblongs se resserrèrent sur le verre vide afin de dissimuler un quelconque tremblement causé par un terrible chagrin. La gorge nouée, la jolie jeune femme voulu prendre la parole, mais par où commencer ? Lentement, elle se servit un nouveau verre du puissant nectar, quitte à dépérir, malade d’amour, autant le faire dans la frénésie et l’alcool. « Pourvu qu’il y ait l’ivresse et je noierais mes larmes dans les limbes de mes souvenirs … »

Tremblante, ses yeux clairs se posèrent sur le visage déphasé d’un fauve bien trop orgueilleux. L’amour la détruisait, le détruisait, mais qu’importait, plus rien ne subsistait de son âme d’enchanteresse. Soutenant son regard une ultime fois, Jaelyn murmura « Tu te trompes, je ne me suis jamais amusée à te faire du mal, je n’ai jamais voulu te faire souffrir. Je ne savais pas comment agir, je ne voulais pas que tu m’abandonnes à nouveau. Je donnerais tout pour que tout recommence, mais je suis totalement perdue.» Ne pas s’attacher pour ne pas qu’il l’abandonne, voilà ce que fût le leitmotiv et la raison de toute cette frustration. D’un geste vacillant, Jaelyn passa une main nerveuse sur sa nuque dénudée. Puis, détaillant les lèvres de son compagnon, elle ajouta, suppliante. « Qu’attends-tu de moi Pride ? » Achève moi, que ma désillusion soit aussi amère que ton âme.

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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Jeu 17 Fév 2011 - 0:03


When you lose something you can't replace
When you love someone, but it goes to waste
Could it be worse ?



Tout acte de création est d'abord acte de destruction. Ainsi parla un génie de la peinture, dont la parole était prophète : il leur fallait se détruire pour se reconstruire. Démonter unes à unes les briques de ce mur bordant leurs frontières respectives, et les séparant avec cruauté, pour monter un autel à la gloire de leur idylle. Si toutefois, les anciens amants ne se tuaient pas à la tâche. Car le chemin était jonché d'obstacles ; d'abord épuisant par ces sentiments exacerbés pesant sur leurs épaules ; la belle était perdue, quand l'insolent se sentait trompé. Elle quémandait son amour, il l'accusait de ne jamais lui en avoir donné assez... Terribles aveux corroborant le triomphe de leurs doutes et de leurs amertumes ; d'un fourreau funeste ils tiraient la pointe de leurs épées desservies de paroles rêches. Romeo empoisonna sa Juliet qui l'acheva d'un doute qu'il pensait vrai : sa belle ne l'avait pas aimé. Ou peut-être bien que si ; innombrables pensées s'entrechoquant dans les brumes vagues d'un esprit soumis aux effluves alcoolisées. Certes timides mais bien présentes, elles embrouillaient le jeune homme qui déjà, était en proie à des troubles redoutables. Pourquoi fallait-il que le démon du doute soit plus fort que les sentiments ? Et pourtant, la demoiselle vint étouffer quelques sanglots tenus prisonniers de sa gorge nouée, se portant témoin d'un chagrin lancinant qui la rongeait de l'intérieur. Voilà qu'ils s'entretuaient, non plus par la rudesse de paroles de plomb, mais par l'ignoble tristesse qu'ils se renvoyaient l'un à l'autre. Pauvres âmes en peine, trop fières pour mettre un terme à la cruauté de ce jeu, tant bornés que tous deux continuaient dans leur lancée. Quitte à en crever sur place. Stupides Bonnie and Clyde des temps modernes : pas encore bandits, mais déjà unis dans la destruction dont ils semblaient se délecter. La purgation dans leur douleur, voilà ce qui encensait leurs actes. Et bien que Jaelyn commença douloureusement quelques répliques qui se voulaient excuses, cette dernière ne put aller bien loin, sous le regard tout aussi agonisant d'un Pride aux aguets. Comment pouvait-il comprendre ce qui la rongeait, quand elle-même n'avait jamais perçu ce mal qui avait pris possession de son ancien amant, et qui avait germé durant leur idylle. Cinq mois presque parfaits. Le 'presque' était alors desservi par les aveux de Pride qui avouait sa frustration passée... Il n'était pas question d'érotisme, de luxure ou de pseudo atteinte à une virilité. Il était question de comprendre pourquoi elle l'avait repoussé si longtemps. Si elle lui avait caché un autre amant, il aurait préféré le savoir. Si elle avait feinté l'aimer, il aurait souhaité en être averti. Si elle se cachait derrière cette idylle qui pour elle était factice afin de se protéger d'un mal quelconque, il aurait aimé en prendre connaissance. Quitte à en souffrir, à s'en braquer, à s'en damner. La vérité plutôt que l'illusion : c'est aussi ce qu'il avait reproché à Muse après tout. Le mystère demeurait entier, ou presque. « Tu te trompes, je ne me suis jamais amusée à te faire du mal, je n’ai jamais voulu te faire souffrir. Je ne savais pas comment agir, je ne voulais pas que tu m’abandonnes à nouveau. Je donnerais tout pour que tout recommence, mais je suis totalement perdue.» Et le jeune homme de se servir un verre d'alcool à son tour, la vodka désinhibant les sens, mais surtout allégeant la douleur des sentiments au profit d'une euphorie sereine, il espérait asphyxier sa souffrance par une artificielle ivresse. Boire pour se donner du courage ; ce n'était pas pour rien que certains bourreaux compatissant pour leurs victimes, leur proposaient parfois des bouteilles de vin avant leur exécution. La hache au dessus de votre tête n'était plus vraiment, et on se sentait mourir, avant d'avoir vécu. Point de salut pour le sobre, autant se faire débauché. Avalant son verre d'une traite à s'en brûler l'oesophage, Pride reposa son verre avant de lever son regard mordoré sur le regard humide de la belle. Ah que les amants étaient beaux et shakespeariens, à en noyer leur souffrance. En vérité, leur maladresse était presque risible. « Je ne t'ai pas abandonnée. Tu es partie, parce que nous avons été séparés de force. » Et à présent que nous sommes réunis, nous nous battons pour nous dissoudre, pensa le jeune homme ténébreux toutefois avide de remettre le contexte en place. Il ne l'avait pas abandonnée, du moins pas la première fois ; la fatalité en avait voulu autrement.

Ne renchérissant pas sur le dernier point, Pride resta taciturne quant à la dernière réplique de la belle. Bien sûr qu'elle se sentait perdue, au vu du manège complexe du jeune homme qui lui-même ne savait pas ce qu'il désirait, Jaelyn ne pouvait être fixée. Voulait-il d'elle, ou la poussait-il ailleurs ? En vérité, il la voulait, tout en la souhaitant heureuse. Premier combat, premier obstacle, première dichotomie. La notion de bonheur additionnée au prénom du jeune homme, était purement antinomique, du moins il en était absolument convaincu. Et alors que leur agonie piétinait leurs palpitants, ils se toisaient avec douleur, lui avec amertume, elle noyée dans des sanglots étouffés. « Qu’attends-tu de moi Pride ? » Un silence se fit. Un ange passa, comme affirme le jargon populaire. Dieu que c'était ironique, au vu de la situation se prêtant plutôt aux Géhennes. Le jeune homme élégiaque la toisait d'une hésitation touchante, déglutissant difficilement et laissant les traits de la douleur venir cerner son visage habituellement si arrogant. Et pourtant, un bref sourire forcé persista sur ses lèvres : ni narquois, ni méprisant, ni digne d'une sournoiserie cruelle. Seulement un sourire certes douloureux, mais trahissant l'étendue de son coeur aux abois. Histoire de ne pas perdre la face, également. « Que tu dises que tu m'aimes. »

D'une voix suave murmurée avec affect, le couperet tomba dans une sincérité sublime. Il aurait pu lui siffler avec venin un 'plus rien' mensonger, se sacrifier en lui soufflant un 'ton bonheur seulement', mais l'égoïsme transcendé de Pride en avait voulu autrement. Quelques mots contre un renouveau. Peut-être. Et il la fixa, attendant leur heure.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Jeu 17 Fév 2011 - 18:57

Le destin était si cruel, et détruisant tout espoir de réconciliation la jeune femme amourachée craignit le pire. Cette idylle dépérissait à chaque instant, et étouffant la vérité par quelques maladroites excuses, la belle réalisa que son Pride lui échappait. Maintenant, il lui était impossible de feindre un quelconque désintérêt, condamnée à la potence, Jaelyn attendit son ultime jugement, qui la chasserait avidement dans les limbes de l’anéantissement. Seuls les Enfers cracheraient sur ses remords et ses supplications, en maudissant une jeune femme amoureuse et victime de ses erreurs. Non, elle n’avait jamais souhaité son malheur, lui qui avait su aisément percer son armure forgée de fierté et d’arrogance. Ensemble, ils formaient un tout, séparés, elle n’était qu’une ombre, voguant dans l’incertitude d’une vie complexe mais aussi monotone. Ravagé par de multiples plaies, son corps meurtri tressaillit une énième fois, priant qu’il l’achève irréparablement. L’alcool soignait les maux, et Pride l’avait désespérément comprit. Alors qu’un silence s’installait entre le couple maudit, les gestes de son compagnon se firent lents et pénibles. Suffoquant sur son chemin de croix, le businessman trinqua cependant à la souffrance et à l’ivresse. Posant ses mains fines sur ses cuisses quelque peu dénudées, Jaelyn, l’accompagnait dans sa douloureuse ascension. La vie était une chienne … « Je ne t’ai pas abandonnée. Tu es partie, parce que nous avons été séparés de force. » Son souffle suave disparu dans les méandres d’un remord effroyable, et en un court instant, la jolie architecte ferma les yeux, désireuse d’oublier ce funeste jour. Son chagrin avait été indescriptible et pendant de longs mois, elle ne put faire le deuil de cette destructrice relation. On l’avait arraché à son amour et rapidement, la jeune et indomptable Jaelyn n’eut que ses yeux pour pleurer. Pauvre sotte. « Mais si je comptais à tes yeux, pourquoi ne pas avoir cherché à me retrouver ? » Son regard suppliant se posa sur les traits ravagés de son amant. De maintes interrogations assénèrent son esprit en proie à une vérité qu’il ne voulait pas entendre. Qu’importe, le mal avait déjà rongé son myocarde essoufflé. Pourquoi diable adopter une telle attitude ? Mais à ces doutes, la jeune femme brisée réalisa qu’elle ne le méritait peut être pas. Oui, la raison était si évidente, pourquoi la pousser dans les bras d’un autre ? Pour vouloir son bonheur ? Quelle ridicule et grotesque excuse, le businessman, malgré son tempérament indompté faisait sa joie mais aussi ses peines. L’allégresse vint apaiser son palpitant, la vérité était bien plus douce que ses espérances. Ainsi sonnait le glas d’une imminente séparation. « Toutes les passions nous font faire des fautes, mais l’amour nous en fait faire de plus ridicules » Pourtant cette histoire ne devait prendre fin, quelque chose au fond d’elle, d’inexorable, lui criait de ne pas abandonner le combat. Malgré les remords, un nouveau frisson lui arracha un sanglot plaintif. Que devait-elle faire maintenant ? Impuissante, seul Pride pouvait soulager ses craintes. Ses rétines aux teintes océanes toisèrent l’amant transi qui, dans un souffle, l’acheva d’une sincérité touchante. « Que tu dises que tu m’aimes. » Poussant un soupir douloureux, Jaelyn laissa ses maudites larmes sillonner sa peau de lait, qu’importait sa fierté, celle-ci rampait sous les bons vouloir du jeune homme. Les mots lui manquaient et le souffle coupé, son âme fût cependant détachée de toute noirceur. Sa requête n’était en rien éprouvante, mais voilà que ce pacte damné la maintenait sous silence. Faiblir ou dépérir, telle était la question. L’âme en peine de son cavalier lui soutira de multiples sanglots, peu importait qu’il la voit ainsi, assise sur ce misérable fauteuil d’un bar bien trop bourgeois et populaire, car Jaelyn se dévoilait sous le plus simple appareil. Voilà ce que je suis et voilà ce que j’aspire à être, mais je ne pourrais jamais le devenir sans toi. Ses maigres mots brulaient ses lèvres fines, mais consciente qu’elle n’avait plus à rien à perdre, au bord du précipice, Jaelyn bascula dans le vide sans plus une once d’hésitation. Emportée par ses désirs et cette passion, spectateurs de sa folie, la jeune femme plongea son regard dans le sien. Sa détermination assaillait avec violence ses non-dits et son orgueil et dans un murmure teinté d’un lyrisme éploré, elle renchérit. « Je t’aime, et quoiqu’il advienne, je ne cesserais de t’appartenir… Je hais ce jeu, je hais ta fierté mais putain que je t’aime... » Désireuse de s’emparer de sa main masculine, une crainte amère freina son envie. La sentence venait de tomber, aussi tendre que saumâtre « Ça me détruit … » Ses pauvres sentiments étaient purs et sincères. Jaelyn l’avait toujours aimé, jusqu’à en perdre la raison. N’écoutant que son cœur, ses doigts tendres vinrent caresser la peau ambrée de son visage et implorante, la douce jeune femme supplia « Dis le moi … » Oui, dis moi que tu m’aimes en retour.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Sam 19 Fév 2011 - 16:31

Il secoua la tête, à la rancoeur de leur passé. La question de la belle était légitime, néanmoins elle omettait un détail dont l'importance avait joué sur leur destinée : à l'époque, ils avaient encore toute leur vie à construire, encore cernée par le guet des parents ne souhaitant que leur bien, comment Pride aurait-il pu partir à la recherche de son amour arraché. Par quel moyen, et surtout, par où commencer... Pouvait-il seulement sillonner le pays, d'une quête infinie pour ce fantôme hantant son coeur et dont il en cherchait le sillage, sans un indice, sans une preuve, sans même savoir où sa Jaelyn avait pu s'établir. Et surtout, on n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. Alors le jeune homme dénia d'un signe de tête, la gorge serrée et brûlante d'une vodka agressive, il serra sa mâchoire d'une habitude qui lui était propre, lorsqu'il demeurait frustré. Qu'apporter à cette question, si ce n'était que des remords et des aveux à son impuissance à l'époque. Plus encore, les jeunes transis et insolents s'étaient promis leur non amour, dans une transe poétique et absurde où leurs sentiments étaient transcendés par une négation qu'ils savaient mensongère : s'aimer à la folie, mais feindre de ne rien ressentir. Alors, lorsque vint la terrible séparation, leur idylle se fana sous des doutes stupides mais stupidement humains : par des 'je t'aime' qui n'avaient jamais été prononcés, ils avaient fini par se persuader que cette histoire n'avait pas été si passionnelle. Que l'un sans l'autre était une épopée parfaitement faisable, que plus rien ne les liaient à présent, la distance ayant achever son oeuvre. Que de mauvaise foi pour déguiser leur peine, et pourtant cette dernière subsistait bien des années encore. La preuve en était de cette souffrance assaillant le coeur du jeune homme, qui porté par ses appréhensions se laissait happer par le gouffre du doute : l'avait-elle aimé ? Taciturne, il enterra les remords de leur idylle passée, adolescente et téméraire, dans laquelle maintes fois il avait rêvé à un monde plus onirique, où même les junkies s'avouaient leur amour. Aujourd'hui adultes, le monde n'avait guère changé. Et les anciens amants se faisaient face, admirant leurs peines mutuelles d'une impuissance rude : le jeune homme aurait pu pourtant y mettre un terme. Cesser ce jeu stupide, la prendre dans ses bras puissants afin de l'y bercer, lui susurrer des pardons emportés, embrasser sa peau à l'en recouvrir de monceaux de baisers, la sentir simplement contre lui, à en écouter le lyrisme cristallin de son coeur endeuillé. Juste elle. Fermer les yeux et sentir son toucher et sa présence ; elle, lorsqu'il fermait les yeux, c'était l'Estate de Vivaldi, le parfum de cerise et d'abricot, la fraîcheur d'un vent tiède et l'amertume du sel de quelques larmes. Mais la fierté, outrageuse et mesquine, demeurait en son sang et l'empêcha tout abandon de ce jeu cruel.

Alors il la toisa, abattu par les larmes de l'ancienne amante sans vraiment chercher à les soigner, se faisant taciturne jusqu'à ce que la question de l'éplorée ne tombe. Qu'attendait-elle de lui ? Qu'elle l'aime. Ardemment, avec passion, avec tendresse, avec jalousie, avec profusion... Egoïstement, il ne souhaitait plus que son coeur lui appartienne, afin qu'enfin il puisse la savoir heureuse à ses côtés. Des soupirs, des larmes, des tremblements : par son aveu difficile, il semblait que Jaelyn se conduisait à l'échafaud. Etait-ce si douloureux de porter un amour à un être tel que lui, pourquoi tant de larmes salées et de souffrance suffoquée pour quelques mots ? Le palpitant du jeune homme se resserra lorsqu'il comprit enfin, que par ces seules paroles entendues et ces sentiments portés, la belle n'était pas heureuse. Même amoureuse, son bonheur se trouvait ailleurs ; en justifiaient d'ailleurs ses sanglots. Ses yeux bruns soutenant douloureusement le regard humide de son ancienne amante, il attendit le verdict soufflé avec tant d'agonie : « Je t’aime, et quoiqu’il advienne, je ne cesserais de t’appartenir… Je hais ce jeu, je hais ta fierté mais putain que je t’aime... » La gorge serrée et le palpitant battant d'un tambour cyclique ravageur, Pride laissa s'échapper un soupir soulagé de ses lèvres blêmes, quand d'une tendresse affamée, il la toisa avec plus d'intensité encore. Et, tous ses doutes s'envolèrent, bien que l'aveu suivant venait ternir la beauté de tels mots. « Ça me détruit … » Détournant le regard, il se sentait ignoble empoisonneur dont la cruauté avait terni et asséché l'âme de l'ancienne amante. Mais la main féminine et frêle se posa sur la joue du jeune homme, comme une requête à ne plus fuir et assumer les sentiments puissants de leur idylle destructrice. Ils s'aimaient dans la passion, ils s'aimaient dans l'excès : ensemble ils s'annihilaient, séparés ils dépérissaient. « Dis le moi … » Le fier amoureux vint retenir son souffle, ses yeux ambrés plongés dans l'immensité océane de la belle éplorée. Tentant de combattre ce mutisme investissant sa gorge, il ne parvenait pas à répondre à la requête de la belle. Les sentiments pourtant, sublimés et passionnels, habitaient son corps et son esprit à en rendre sa Jaelyn obsédante à ses yeux. Mais l'aveu demeurait difficile, quand bien même son palpitant le suppliait de le libérer de ces quelques mots : Pride entrouvrit les lèvres, inspira quelque bouffée d'air afin d'en nourrir sa parole, mais finit par se faire taciturne, impuissant, pour une fois, face à la symbolique des mots. Pris d'un élan soudain, le brun ténébreux se pencha et captura les lèvres sucrées de sa compagne par la coupe des siennes. D'un baiser tendre et langoureux, d'une langue aguicheuse venant chercher la sienne, il trahissait les élans de son myocarde par cette étreinte spontanée, palliant son mutisme par la force du geste. Néanmoins, l'instant salvateur et passionné ne dura pas, car la belle se sentant coupable, finit par reculer afin de mettre sagement fin au baiser volé. Alors, Pride se souvint de cet autre ; celui qui avait le droit de la toucher, de la combler, de la conquérir. Lui, était définitivement hors-jeu.

Ainsi se redressa-t-il, se pinçant les lèvres avant d'esquisser un bref sourire, entre la fausse excuse et le cynisme amer. Bien sûr, que cela ne fonctionnerait pas ainsi, c'était trop tard. Mais c'était sans compter l'obsession du diable, sa passion dangereusement amoureuse et son obstination à la vouloir pour lui. « Je n'aurais pas du. » mentit alors le gentleman qui attrapa d'un geste assuré la bouteille afin d'en remplir leurs verres. Paradoxalement, ni gêne ni malaise ne se faisait compagnon de Pride, qui au contraire rayonnait d'une aura ravageuse et envoûtante : derrière ses faux désirs de se faire pardonner de son attitude emportée, se cachait en vérité l'envie prenante de posséder de nouveau son ancienne amante. La fin justifiant les moyens, Berrington se fit monstre d'immoralité : « Je te propose de trinquer encore, afin de sécher ces jolies larmes. » Un sourire en coin, un regard captivant, et l'envoûtement de l'amant transi sur sa belle ne tarda pas à faire effet. Au grand détriment de la jolie naïve. Car de nombreux verres plus tard, Pride était parvenu à amoindrir la sobriété de la douce Jaeyln ; ce fut lorsqu'il put jauger qu'enfin sa princesse pouvait s'abandonner à lui sans se débattre vraiment, qu'il se leva de table avant de lui tendre sa main. « Je te raccompagne, il se fait tard. » souffla alors le jeune homme, avant de rattraper une Jaelyn vacillante tentant de se lever. Calant sa main puissante sur le bas de ses reins, il l'attira scandaleusement contre lui, avant de poser ses lèvres brûlantes et affamées sur son cou de cygne. L'amour est assassin, il tend aussi à des crimes passionnels ; car poussé par son désir et ses sentiments, le jeune homme ce soir la porterait au moins jusqu'au creux de ses draps. Qu'importe la morale de l'histoire.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Sam 19 Fév 2011 - 22:05


La tâche n’était pas aisée pour chacun d’entre eux. Mais après avoir dissimulé son amour ardent et démenti la pureté de ses sentiments pendant de si longues années, Jaelyn venait de se jeter dans le vide sous le bon vouloir de son compagnon amer. Pourtant, ce sacrifice était nécessaire et même si elle avait agi de la sorte, en oubliant sa fierté et son orgueil, le jeu en valait la chandelle. Mettant fin à ce pacte destructeur qui avait dirigé leur idylle, Jaelyn lui révéla le fondement de cette douleur qui harcelait son myocarde paralysé. L’amour était un sentiment si étrange, et longtemps effrayé par celui-ci, la jeune architecte mit fin aux doutes parasitant l’esprit de son compagnon. Priant pour une douce réconciliation, la jeune femme espéra de tout cœur que son intrépide amant se dévoile à son tour. Mais voilà que sa chute entraina une mort brutale et violente. Berrington demeura silencieux, et terminant de l’achever, ses yeux bruns se posèrent sur un point imaginaire, toisant la salle animée, il laissa échapper un soupir de soulagement. Elle aurait tant souhaité qu’il la prenne tout contre elle, lui murmurant ainsi des « je t’aime » à s’en damner, qu’il la rassure, qu’il la protège, qu’il embrasse avec avidité sa peau de lait. Mais sa fierté en décida autrement. Leur avenir pourrait être superbe, digne d’une épopée aux péripéties tragiques mais au dénouement heureux. Capable de l’aimer jusqu’à plus soif, prête à en décéder d’overdose, belle à lui en crever les yeux, superbe jusqu’à le faire planer, quitte à ne plus jamais redescendre, voilà ce à quoi elle aspirait. Pourtant, qu’ils étaient beaux, impuissants, maudits, à la manière d’une romance shakespearienne. Il était son Roméo, elle demeurait sa Juliette. Les larmes, perles invisibles, cessèrent de sillonner son visage d’ange mais la souffrance subsistait, bien présente au cœur de son âme désespérée. Le verdict tomba, coupable d’une plaie sanguinolente. Ainsi, Pride Berrington ne l’aimait pas. Baissant son regard, désireuse de le fuir, son cœur ne fit qu’un tour lorsqu’il s’empara tendrement de ses lèvres maquillées. Salvateur, ce baiser trahit les émotions qu’il aspirait tant à cacher. Sa main masculine vint prestement retrouver la douceur de sa nuque, et pressant son corps contre le sien, cet échange langoureux se fit plus charnel. Parcourue par des spasmes brûlants, son corps délicieusement vêtu s’arque bouta sous l’avidité du businessman. Jaelyn désespérément conquise, plia sous cet incroyable baiser. L’on disait que les gestes valaient parfois mieux que les mots et Dieu que cette affirmation était fondée. Poussant un léger soupir, la jeune femme succomba sous une nouvelle vague de sentiments indescriptibles. Amour, haine, désir, passion ? Peu importait, Pride venait de se trahir, son amant l’aimait en retour … cela n’en faisait aucun doute. Pourtant, le remord plana tel un funeste fantôme, sur son âme désormais heureuse. Noah. Elle lui appartenait désormais et lorsque Pride l’avait poussé dans ses bras, il fut le seul qui consola ses peines. Inconsciemment, elle l’aimait aussi et ses sentiments étaient bien plus forts qu’une simple et vulgaire attirance. Mais que faire face à cet horrible dilemme ? Éviter de le faire souffrir était une raison plausible et diablement envisageable. Dickers ne pouvait qu’être impuissant face à tout cela, et il ne méritait pas de prendre part à ce jeu macabre. Bien que son cœur la suppliait de ne pas cesser, sa raison fut plus forte et brusquement, Jaelyn se détacha de ses lèvres quémandeuses. Mettant fin à ce magnifique baiser qu’il venait de lui voler, honteuse, la jolie blonde baissa les yeux, fuyant toutes responsabilités. L’amertume se fit vicieuse, et feignant de partager sa position, Pride reprit, faussement impliqué, et aucunement gêné. « Je n'aurais pas du. » Poussant un soupir désœuvré, elle maudit cet élan fougueux, alors que toutes ses pensées étaient à présent, tournées vers Noah. Il ne devait rien apprendre, tout ceci devait demeurer secret si elle ne voulait pas le perdre une nouvelle fois. Ses doigts oblongs vinrent caresser nerveusement sa nuque opaline, et bafouillant, Jaelyn surenchérit. « C’était une erreur. Je suis désolée … » Détaché face à une amante éplorée, le dandy s’empara de la bouteille de vodka, et d’un geste assuré, il remplit les deux verres, avant de lui présenter le délicieux poison, immobile et presque inoffensif. L’alcool causerait sa perte, mais attirée par l’inconnu et le danger que représentait Pride, la jolie blonde s’empara du shooter avant de s’en rassasier complètement et avec convoitise. « Je te propose de trinquer encore, afin de sécher ces jolies larmes. »

Son amie ne se présenta pas au rendez-vous, et prisonnière d’un fauve envoûtant, la belle était perdue. Écrouée sous ses serres acérées, la naïve jeune femme fut bientôt victime de ses désirs lubriques et de sa passion dévastatrice. Pride, non sans un sourire malsain accroché à ses lèvres masculines, lui servait d’innombrables verres d’alcool et bientôt bercée par un état second, Jaelyn défaillit sous une douleur lancinante. Poussant un léger soupir, quémandeuse d’un peu d’air frais, sa main délicate vint trouver son front brûlant. « Je te raccompagne, il se fait tard. » Sage décision. Son compagnon quitta son siège avec une facilité déconcertante et alors qu’il lui tendait une main ferme, Pride l’aida à se relever. Vacillante, la douce jeune femme se rattrapa sur ses épaules, mais bien trop affamé, le businessman s’empara de sa taille fine qu’il blottit scandaleusement contre lui, Jaelyn bascula la tête en arrière, éprise d’un vertige soudain alors qu’il goutait avec appétit à la pureté de son cou. « Ramènes moi … » Ne réalisant pas qu’elle venait de quitter le bar, son amant l’installa dans son véhicule, non sans lui avoir arraché un soupir lubrique sous un nouveau baiser inassouvi. L’air frais vint caresser son visage de poupée, mais malheureusement, celui-ci ne pouvait stopper son malaise. Reposant sa tête contre le dossier, elle observa, amorphe, son amant au volant, qui glissait une main désireuse sous l’étoffe de sa robe griffée. Jaelyn ne se souvint que de son sourire, un sourire emplit d’appétence, un sourire démoniaque.

« J'ai si chaud …» Soutenue par le diable, les lumières d’un immense couloir l’aveuglèrent. Portant sa main à ses yeux affaiblis, l’innocente jeune femme s’appuya contre un mur, alors qu’il ouvrait une porte à l’aide d’une carte numérique. « Où sommes-nous ? » L’invitant à se taire sous un nouveau baiser, la belle se laissa guider à l’intérieur d’une chambre d’hôtel spacieuse. Le claquement de la porte la fit sursauter et brusquement son tendre démon la plaqua contre une paroi trop froide. Face à ce mur immaculé, elle sentit son souffle rauque caresser sa nuque. A nouveau, sa main s’aventura sur sa cuisse satinée et défaisant sa coiffure avec force, Pride parsema son dos tremblant de baisers brûlants. Possédé par une haine passionnelle, l’impétueux Berrington se faisait coupable d’un crime charnel mais ô combien salvateur et totalement affaiblie, Jaelyn succomba sous ses caresses effrénées. Les doigts masculins du jeune homme plongèrent dans sa chevelure dorée et son autre main, remonta sulfureusement vers son entre-jambe élégamment recouvert d’une lingerie trop affriolante. « Non, Pride, je t’en prie … » Suffocante, la douce Jaelyn apprit à ses dépens que rien ne pouvait calmer l’ardeur maladive d’un démon.

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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Dim 20 Fév 2011 - 0:22

De la passion naît la sève de l'éternité ; brûlant de flammes ardentes et amoureuses, le jeune homme s'était fait prédateur tendre par ses baisers et par ses gestes, violent par l'affreux chantage affectif dont il lui faisait part. Non par des paroles fielleuses ni la menace de mains agressives au contraire, mais par son don à manipuler la poupée malléable, par sa fugace envie qui la rendait pantin entre ses doigts envieux mais toujours transis. Pride était alors habité de cet amour qui nous dévore, et non de ceux qui nous plait, de sentiments destructeurs et lubriques. Pourtant, par la force de son ignominie se déployait toute la beauté irradiante de sa passion : il la voulait, la désirant ardemment dans son entier. Non pour la posséder l'espace d'une nuit mais bien à jamais, confondue contre lui et à en unir le carillon de son coeur contre le sien. C'était adorer l'être aimé au point de l'en dévorer, à n'en faire qu'un, à le détruire pour vivre d'avantage à ses côtés. Bien sûr qu'il l'aimait, jusqu'au crime passionnel, jusqu'à l'abus morbide, jusqu'à en crever s'il le fallait. Mais qu'importe, si c'était dans ses bras. D'un délire fiévreux poussé par des désirs transcendés, le jeune homme s'était fait audacieux lorsqu'il la porta jusqu'à sa voiture ; d'une main conquérante se souciant peu du respect d'une certaine intimité, il laissa ses doigts quémandeurs caresser les cuisses dénudées de la belle, jusqu'à la fertile intimité féminine ne se dérobant pas... puisque l'intéressée se laissait porter dans une semi inconscience alcoolisée. A la réaction indifférente puisque amorphe de sa Jaelyn, Pride retira sa main qu'il posa tendrement sur la main glacée de la promise : il n'y avait pas crime, pas plus qu'il n'y avait abus. Il n'y avait que la preuve désolée d'un amoureux transi dont les frissons d'extase violentaient la peau : était-ce un mal de la vouloir si ardemment, quand bien même si pour la posséder, il fallait désinhiber son esprit par la force d'un alcool blanc ? Dans l'esprit du jeune homme, il n'y avait ni sacrilège, ni même souillure, car porté par la puissance d'un amour ravageur, il ne souhaitait que la retrouver. La pauvre âme aveugle se faisait diable dépourvu de toute morale, il n'y avait pas crime, il n'y avait que désir, luxure, envie, sentiments, délire, fusion, fièvre, passion. A la mémoire de ceux qui s'aiment, les amants retrouveraient leur ardente exaltation, entre l'ivresse et l'insouciance, pliée sous le poids d'une démesure dangereuse et destructrice. Oui c'était là-bas qu'il l'amenait, loin de la routine, loin de la sûreté, mais si près de la chaleur de ses bras protecteurs. La véhémence de l'amant ne perdit pas en aplomb lorsqu'il entraîna sa belle au sein de l'hôtel luxueux ; le portier n'adressa pas même un regard pour ce couple dont le démon soutenait l'ange blond inconscient : le riche détient le pouvoir, qu'importe s'il lui plaît à torturer, on ne dénonce pas le client. Surtout lorsque ce dernier allie l'influence à un portefeuille bien garni.

« J'ai si chaud …» D'un soupir embrasé, le jeune homme embrassa le cou de lait de la jeune inconsciente, la hardiesse de son souffle brûlant venait caresser sa peau frémissante, quand d'une main puissante il la retenait avec panache. « Je suis là. » souffla-t-il entre deux baisers gémissants perdus dans des soupirs quémandeurs. Réponse dérisoire et superflue ; comme si le corps du jeune homme l'aiderait à se sentir mieux. Il veillait au contraire, à attiser la chaleur de sa peau par le plaisir qu'il souhaitait lui offrir. Pride délaissa un instant sa belle pour mieux ouvrir la porte et l'amener à l'intérieur ; ses mains cherchant continuellement à redessiner ses formes, son corps épousant le sien, ses baisers langoureux et affamés, se nourrissant de sa peau, de ses lèvres, de ses soupirs. Le jeune diable sentait son palpitant battre des pulsations orgiaques, quand d'une tendresse infinie sa main quémandeuse vint défaire la chevelure blonde de la demoiselle. Par quelques baisers, il la fit taire alors, ses doigts audacieux parcourant scandaleusement le corps de sa promise, remontant à l'entrejambe avec envie. Et son souffle brûlant vint trahir son désir luxurieux qu'il espérait contagieux auprès de sa belle, mais cette dernière vint émettre quelques murmures en écho qu'il ne comprit pas aussitôt. « Non, Pride, je t’en prie … » « Shht... » murmure langoureux et suave, soufflé à son oreille alors que la main masculine et experte se dévouait à dévêtir sa belle. Ses lèvres carmin couvrirent quant à elles le dos nu et frémissant de la jeune offerte, dans des baisers sensuels destinés à ne lui arracher que des gémissements de plaisir. Et lorsque la robe tomba au sol, la main du jeune homme se posa sur le ventre ferme de la belle vacillante, sous l'impulsion d'un coeur transi mais d'un corps dangereusement conquérant. Plus encore que son tendre embrasement, Pride souhaitait la posséder à en oublier la raison pour se laisser porter par la folie de sa passion. Pressant les courbes féminines contre lui, ses lèvres taquines vinrent mordiller le lobe de l'oreille innocente. « Tu ne veux pas de moi ? » Baiser fougueux déposé en son cou à lui en dévorer les sens, et le jeune homme comptait sur l'envie qu'il pouvait faire monter en elle par le jeu des caresses, des baisers, et des soupirs languissants. Un sourire amoureux s'esquissa sur son visage comme il vint clore les paupières, possédant sous ses mains agiles la poupée dénudée. Puis, suffocant tous deux sous les brumes déraisonnables de l'alcool et du désir, ils se laissèrent à l'abandon. Sa Jaelyn bien plus que lui, mais Pride, perdu dans un aveuglement qu'il pensait noble, n'y prêtait guère attention. Ainsi la prit-il dans ses bras avant de l'amener jusqu'à la couche, et vint-il la surplomber de tout son corps puissant. D'un regard tendre et affamé, il lui desservit enfin le plus noble des sourires, amoureux et comblé, incapable de palper l'ignominie de son attitude, il l'aimait plus encore que la raison, bien plus que tous les autres, bien plus que lui ; l'autre amant indésirable. Leur idylle frôlait la décadence, mais c'était dans les flammes de l'enfer que Pride trouvait sa purgation. Et, d'une tendresse infinie, il profita des courbes de la demoiselle pour la nuit. Crime innocent coupable d'un amour trop emporté, sa passion vint le pousser, aveugle, à profaner la peau de Jaelyn.

***

Pourtant, dans une lumière fugace des ombres déployées, les amants s'étaient endormis l'un contre l'autre. Preuve que le jeune homme ne se sentait guère criminel, puisqu'il n'avait pas jugé utile de broder quelques mensonges ou scènes de théâtre pour se désinculper au petit matin. Ce fut au contraire portant sa Jaelyn au creux de ses bras qu'il se réveilla, la douceur des rayons d'un soleil matinal caressant son visage endormi. Ouvrant péniblement ses yeux, il esquissa un léger sourire attendri lorsque le visage de l'ange vint enchanter sa vision. Sa main galante venant caresser la tiédeur de sa joue fraîche, Pride l'observa dormir quelques minutes, avant de sentir monter en lui quelques bribes de culpabilité. Car si le démon ne se sentait pas ignoble criminel, il n'était pas déraisonnable au point de se convaincre que la belle avait été pleinement consciente, la veille. Et ce n'était guère une atteinte à une intimité qui le mettait potentiellement mal à l'aise, mais le fait que le plaisir, peut-être, n'avait pas été partagé. Se sentant nauséeux quant à cette idée, Pride se retourna avant de se redresser légèrement, offrant son dos nu à la belle endormie. Pensif, voilà qu'il demeura dans cette position quelques longues minutes sous une pression délictueuse, lorsqu'enfin il sentit un regard venir lui brûler les omoplates. Elle le jugeait, bien sûr. Et s'il devait se rendre coupable d'un amour dément, alors il accueillerait son procès volontiers. « Tu vois. » ' Tu vois, je te détruis ' signifiait son murmure d'un timbre enfin conscient et abattu. Le démon reprenait ses esprits, par cette simple question d'un plaisir partagé ou non. Refusant de se tourner vers la belle dont les bruissements de draps trahissaient bien son réveil, il vint terminer son laïus, non sans un effort considérable. « Tu peux faire ton choix facilement, maintenant. » Ou comment lui certifier encore qu'il la détruisait, comment illustrer ses paroles en lui faisant entendre qu'il avait eu raison depuis le début. Lui ou un autre. Le piquant d'une vie dangereuse, ou la sûreté d'un bonheur serein. Il ne s'agissait ni d'une preuve, ni de montrer la véracité de ses paroles. Car ses mots coupables n'étaient que l'expression de ses remords. Le jeune homme s'en voulait, et tôt ou tard il ferait payer cette culpabilité par la rudesse d'un palpitant encore plus glacial envers les autres. Sans un mot, Pride se leva alors, revêtant un sous-vêtement et un pantalon, voilà qu'il faisait enfin face à sa Jaelyn. « Mais je ne regrette pas. »
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Lun 21 Fév 2011 - 22:26


Choyée par la hardiesse de ses sentiments effrénés et depuis si longtemps contenus, la jeune femme ne réalisa pas la portée de cette conviction lubrique, Pride se fit prédateur mais la douce victime ne pouvait se mentir, elle plaidait également coupable, succombant à ce désir brûlant. Ils avaient envie l’un de l’autre alors pourquoi se justifier ? Il paraît que l’amour ne s’explique pas. Défaillant sous l’ivresse qui s’emparait de son corps, le businessman la retint, emprunt d’une envie certes charnelle mais tellement magnifique. La posséder pour l’éternité, voilà ce que lui criait son cœur embrumé par l’alcool et la violence de ses gestes se fit tellement salvatrice lorsqu’il libéra sa chevelure dorée de sa prison laquée. Les deux amants transis se perdaient dans une danse peu bienséante. Entre crime et désir passionnel, l’innocente Jaelyn ne pût blâmer son compagnon. ‘Non, ne t’arrêtes pas’ voulu t’elle dire, mais les mots étaient si lourds à porter. La chaleur embrasait ses sens et la douleur martelait sa tête, ses mains brûlantes contrastèrent face à la froideur d’un mur immaculé. Et lui soutirant un ultime frisson, la jeune femme poussa un soupir d’extase. Les baisers de son amant se firent audacieux, et dans une atmosphère décadente mais terriblement érotique, l’ange réalisa qu’elle demeurait impuissante face à l’engouement du démon. « Live fast, die young » Quelle étrange adage, mais voilà qu’il résumait superbement la situation. Promise à un autre, et principal protagoniste d’un triangle amoureux, Jaelyn se laissa convaincre par le diable avant de retomber pathétiquement dans ses bras. Dépérissant, sous ses doigts quémandeurs, l’étrange fatalité sembla jouer en leur faveur. Ils s’aimaient, bien plus que la raison ne pouvait le permettre, alors qu’importait ! La violence et la véhémence se livraient combat concilié par un crime qu’ils se refusaient d’admettre. Ils dépérissaient, ensemble, loin de tout jugement. Remontant le long de son échine dénudée, les lèvres de son compagnon se glissèrent sur le galbe de son épaule, avant d’y déposer un ultime et doux baiser. Sa main experte vint jusqu’à la dévêtir et lentement, la robe qu’il lui avait galamment offerte quelques mois plus tôt, retrouva le sol. Suffocant sous une vision d’extase, la belle s’offrait, presque inconsciente, à ses faims de loup. Ses yeux fauves la dévisagèrent avec appétit, et seule l’élégance charnelle de la dentelle recouvrait encore quelques parcelles de sa peau de lait. Consciente de l’effet qu’elle procurait à son amant, un fin sourire se dessina sur ses lèvres blanches, et titubant à nouveau, elle lui tourna le dos et se retint grâce au mur. La réalité dépasse souvent l’image que l’on se fait de soi-même et Jaelyn s’étonna de répondre à ses caresses alanguies. Piteusement droguée, elle trouva la force de l’aimer davantage, passionnément, ardemment, jusqu’à en crever la gueule ouverte. Appréciant la félinité de ses courbes, Pride la pria de se taire. Et il avait raison, les mots étaient inutiles. Sa bouche s’aventura, dans un nouvel élan amoureux, sur le creux de ses reins qu’il embrassa avec avidité, et basculant sa chevelure dorée, la belle ancra ses ongles tremblants dans la rudesse du mur clair. Puis, préférant l’ascension sensuelle, le dandy amoureux lui murmura avec douceur. « Tu ne veux pas de moi ? » Refusant les assauts de sa conscience voilée par l’ivresse, la douce jeune femme ferma les yeux, cherchant ses mots avec difficulté, mais la malice de l’amant lui soutira un énième soupir alors qu’il mordillait le lobe de son oreille échaudée. « Bien sûr que si … mais … » Le prédateur refusa tout mot de plus et il la fit taire par un baiser fougueux et sincère. Funeste romance qui lui brûlait les ailes, ses pensées la guidèrent tout d’abord vers Noah, puis ployant sous les caresses du jeune Berrington, Jaelyn s’abandonna définitivement à lui. Traduisant le trouble et la jalousie, cette passion ravageuse assouvit cette rancœur qui les possédait tout deux. L’essence même de leur amour était bafouée par ce désir pressant de la posséder et recouvrant ses forces, l’ange éthéré lui fit face, avant de le toiser d’une impuissante délectation. « Prends moi, désires moi et offres moi cette promesse illusoire qu’un jour nous ne cesserons jamais d’être ensemble » Et partageant le besoin de s’emparer de sa peau, l’innocente et jolie blonde frôla de ses doigts fins les lèvres carmins de son amant. Une étrange fièvre s’empara de son corps magnifiquement voilé de broderies sombres, et avec hésitation, elle fit glisser sa veste jusqu’au sol. Reprenant ses droits, elle vacilla une nouvelle fois sous l’assaut d’un alcool qui lui rongeait les veines, puis, avec amour, Jaelyn vint déboutonner chaque attache de sa chemise griffée. Dans une lenteur languissante, le vêtement vint subir le même sort que son prédécesseur, et seigneur, que son amant était beau. La corruption agitait ses doigts quémandeurs mais ses yeux bruns brûlaient d’un amour dévorant. Bien vite, les lèvres de l’ange se scellèrent à celles du démon, déniant toute logique qui la repoussait vers Noah Dickers. Il comprendrait sûrement. Les chances de souffrir sont d’autant plus grandes que seule la souffrance révèle l’entière signification de l’être aimé. « J’aimerais mieux tuer que de te perdre » Et dans cette douloureuse phrase, arrachée à la belle éprise, celle-ci s’abandonna aux méandres d’un plaisir charnel, passionnel et partagé. Elle ne put sentir que la chaleur des draps, le parfum aux effluves de musc de son amant, ses soupirs voluptueux, la caresse de ses baisers avant d’expirer dans une ébriété orgasmique, mêlant alcool et désordre des sentiments.

***

Protégée par les bras de son amant de la douceur de la nuit, la jeune femme dormait paisiblement. La douleur lancinante de son ivresse fut rapidement soulagée par ses murmures aimants et passionnés. Cette nuit ne pouvait être en rien une erreur et un tendre sourire dessiné sur son visage d’ange confortait cette magnifique vérité. Une caresse légère vint la tirer de ses rêves et ouvrant ses yeux clairs avec difficulté, elle ne perçut que le bruissement des draps qui annonçait quelques mouvements de la part de son compagnon. Allongeant ses interminables jambes sous les draps, la jolie fautive passa une main furtive dans la blondeur de ses cheveux avant de s’approcher de son amant. « Tu vois. » Retroussant son nez fin face aux rayons ardents du soleil, Jaelyn ferma les yeux. Surprise par la soudaine attaque du businessman, elle ne comprit pas l’ampleur de ses reproches. . « Tu peux faire ton choix facilement, maintenant. » Cette nuit n’avait pas été une erreur et malgré l’ivresse et l’amertume, la belle était comblée. En dépit de cette culpabilité qui terrorisait son palpitant, la soirée qui précédait leur échange charnel demeurait floue et n’osant se battre face à une amnésie trop sévère, la jeune architecte s’avoua vaincue. Peu importait, seul le moment présent comptait à ses yeux entichés. Puis, avec une voix sombre, emplit de remords, le beau brun se leva prestement avant de se rhabiller et de lui faire face. « Mais je ne regrette pas. » Prenant conscience de l’ampleur de la situation, Jaelyn, muette ne sut d’abord quoi répondre. Puis, comprenant la douleur de son amant, la belle s’enroula dans le drap de coton, avant de se poster près de lui. Ses rétines aux teintes océanes toisèrent l’étrange amertume qui renfermait son visage masculin. Puis, dans une délicatesse infinie, elle frôla la peau ambrée de son épaule puissante, avant de murmurer. « Mon choix est fait Pride, et je ne regrette rien … »
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mar 22 Fév 2011 - 21:38

La torpeur de son amour passionné expliquait bien sûr les manigances obscures qu'il avait mis en oeuvre pour la pousser vers son lit ; là n'était pas la crainte se lisant sur son visage rembruni. Pride se souciait en l'instant que de savoir si le plaisir avait été partagé, si la belle se souvenait de leurs ébats ardents et d'une course frémissante de leurs corps entrelacés... Attaquant le premier comme pour se défendre à un énième procès, l'amant transi était étrangement sur ses gardes, prêt à répondre aux griefs scandés par la jolie blonde, prêt à en démordre, prêt à en découdre, prêt à se battre pour cette si belle épopée. Quand bien même elle lui en voudrait, lui ne regrettait rien, et ce fut d'un regard vindicatif qu'il la toisa non sans une lueur de doute douloureuse dans l'alcôve de ses yeux bruns. Du simple prénom de Jaelyn, il était parvenu à en faire sa profession de foi, car chacune de ses syllabes comme à chaque regard qu'il portait sur elle, le jeune homme sentait son coeur s'alléger d'un infini souffle sybarite le transportant ailleurs. La perdre ou la gagner, la rendre heureuse ou souffrir seul... Tant de dilemmes qui s'offraient à son esprit confus, quand il la toisait d'un regard amoureux mais méfiant : elle en avait un autre, et c'était Pride le seul responsable d'une idylle qu'il maudissait. A trop vouloir rendre sa belle heureuse, il en avait oublié combien il aurait pu agoniser de la voir aux bras d'un autre. Versatile, Berrington avait changé d'avis comme il avait libéré son coeur de son écrin; car quitte à être égocentrique, autant l'être jusqu'au bout de ses lèvres venimeuses. Non, il ne regrettait pas : c'était bien ce qu'il soufflait avec aplomb à sa jolie blonde qui avait été transporté par des effluves amoureuses voilées de vodka. Cependant la douce poupée au teint laiteux se leva du lit dans un bruissement d'étoffes, ses courbes dénudées pudiquement cachées sous la douceur des draps, elle s'approcha de son amant et vint apaiser ses craintes, d'une voix cristalline semblable à de l'eau claire caressant les galets ronds. « Mon choix est fait Pride, et je ne regrette rien … » Un soupir de soulagement s'échappa des lèvres de Pride, comme il ferma un instant les paupières sous ce silence retenu. Passant brièvement sa langue sur ses lèvres humides, il sentit sa gorge sèche se dénouer sous les mots salvateurs de sa belle. Puis d'un élan tendre et enflammé, le jeune homme vint la blottir contre lui, posant sur son front délicat un baiser alangui et glissant ses mains de prosélyte dans les cheveux blonds de la déesse de ses pensées. Il n'avait pas voulu qu'elle parte, pas plus qu'il n'avait désiré la quitter : poussé par cette certitude que la noirceur de son âme ne seyait pas à l'être lumineux qu'elle était, Pride s'était pensé salutaire en l'éloignant de lui. Ce geste infâme, lourd de retombées souffreteuses, n'était en fait que l'écho à une volonté noble répondant à l'appel de son coeur. Maladroitement, le ténébreux jeune homme avait tenté de la pousser dans les bras d'une félicité certaine, oubliant que sa Jaelyn avait également été heureuse à ses côtés. Il lui fallait à présent lui avouer pourquoi il avait agi ainsi, entre cruauté abattue et noblesse d'un coeur à l'agonie, comment pouvait-il lui confier ses sombres pensées, lui qui n'aimait guère s'étendre sur ces sujets qui lui étaient délicats. Par quels mots ineffables pouvait-il lui souffler des 'je t'aime', par quelle douleur transcendée pouvait-il lui confier ses doutes, comment lui avouer que l'éloigner de lui, c'était avant tout s'assurer qu'il se retirait de son coeur avant qu'elle ne l'abandonne lui. « Je voulais que tu sois heureuse. » finit-il par souffler d'un timbre suave et à peine audible, ses quelques mots résumant la complexité de ses sentiments troubles. Mais elle comprendrait, par la force de son regard qu'il rouvrit sur sa beauté éthérée, par ses mots fieffés qu'il soufflait à son oreille, par son étreinte puissante la priant de ne plus partir, jamais. Et, lui volant à nouveau un baiser sucré, d'une main apposée sur la joue rosée de sa Jaelyn, Pride vint enfin lui offrir un sourire dans l'attente du prochain verdict de sa belle. Car encore fallait-il que l'ange convoité ne mette réellement fin à cette autre idylle maudite, celle qu'il ne le supportait plus, et qui le rendait jaloux. Cette émulation de rivalité maladive envers l'autre amant, vint habiter brièvement son regard d'une lueur furtive, qu'il tenta en vain de cacher à sa jolie blonde.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Sam 26 Fév 2011 - 13:56

Seul le frôlement de l’étoffe sur sa peau encore tremblante vint troubler l’étrange torpeur qui s’émanait de leurs deux êtres. Durant cette nuit enfiévrée, Jaelyn s’était libérée de toutes interrogations venimeuses. Et dans les limbes de ses souvenirs voilés, elle se souvint avec quelle douceur il lui avait fait l’amour, elle se remémora ses soupirs alanguis, ses sourires sincères alors qu’il la possédait avec passion et avec fièvre et éperdument amoureuse, la belle avait succombé malgré l’ivresse. Qu’importaient les circonstances peu glorieuses qui l’avaient amené dans cette chambre d’hôtel, après tout, l’alcool et cette étrange soirée lui firent prendre conscience que Pride était définitivement l’homme qu’elle avait toujours désespérément aimé. Alors oui, elle ne regrettait rien, tout était maintenant si clair dans son esprit. Toisant de ses yeux clairs son amant qui lui faisait face, Jaelyn ne tarda pas à le rejoindre. Désireuse de calmer son mal-être, ses doigts oblongs vinrent caresser son visage et coupable d’un crime qu’il avait malheureusement commis, Pride craignit qu’elle ne lui échappe totalement. Pourtant, portée par une audace sans nom, la jeune femme lui adressa un tendre sourire, il était temps de passer aux délicieuses révélations. « Plutôt mourir que de te perdre » semblait crier son cœur plus vivant que jamais, et exaltée par une vérité qu’elle ne pouvait plus ignorer, les mots s’échappèrent de ses lèvres fines avec douceur. Durant un court instant, Jaelyn faillit sous le silence de son amant, puis celui-ci vint fermer les yeux, comme soulagé d’un poids terrible. Ses mains masculines vinrent retrouver les courbes de ses hanches puis, dans une délicatesse infinie, le jeune homme vint la serrer toute contre lui. Frissonnant sous le baiser qu’il venait de déposer sur son visage de poupée, un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres. Qu’il était salvateur de le retrouver ainsi, et désormais tous ses souhaits n’étaient érigés que vers cet homme charismatique, sensuel et raffiné. Pride l’avait poussé dans les bras d’un autre pour assouvir cette image qu’il avait d’elle, souffrante et dépérissant à ses côtés, et comprenant son désespoir, la jeune architecte se jura de ne plus se laisser berner par ses doutes infondés. Et même si elle avait eu le loisir de lui appartenir durant quelques courtes semaines à Chicago, elle avait pu déceler le vrai fondement de son caractère incandescent, Jaelyn connaissait Pride mieux que quiconque. Et ce fut de cet adolescent blasé et désenchanté qu’elle tomba amoureuse. Elle aimait son audace, son impétuosité, son charisme exacerbé, sa franchise, ce côté artiste et passionné qui l’avait tant fait flancher. Pride en oubliait presque qu’elle avait été heureuse dans ses bras et qu’elle ne cessait de l’être à chacun de ses regards. Ses doigts masculins plongèrent dans sa chevelure dorée, et ne quittant pas son corps puissant, la belle put apprécier les effluves de musc de sa peau ambrée. « Je voulais que tu sois heureuse. » Poussant un léger soupir, elle ferma les yeux, Pride venait de trahir la ligne de conduite qui l’avait poussé à agir ainsi. Mais d’un tendre baiser, il vint consoler le doute qui se répandait en elle. Leurs regards se croisèrent à nouveau et baissant les yeux, la jolie blonde ajouta dans un murmure. « Mais quand réaliseras-tu que c’est avec toi que je suis heureuse ? » N’osant défier ses rétines enflammées, elle se détacha de lui avant de faire face à l’immense fenêtre qui trônait fièrement au fond de la chambrée. Puis, avec une once de tristesse, l’angle blond reprit « Je veux dire par là … que … j’ai tenté de t’oublier avec Noah, mais je n’ai pas réussi… Je ne peux pas t’oublier, c’est plus fort que moi, je n’ai pas réussi à te prouver que je pouvais me reconstruire sans toi … » Tout ceci avait été vain et même si Noah Dickers avait apaisé son âme de tout tourments, il lui avait été impossible de l’aimer en retour. Impossible, car toutes ses pensées n’étaient tournées que pour le businessman. L’on ne peut effacer et dénigrer ses sentiments, et Jaelyn en avait payé un lourd tribut. « Je suis capable de tout pour toi Pride. Même de cesser ma relation avec Noah si tu me le demandes, je ne peux le faire souffrir davantage et le bercer dans des illusions alors qu’il n’y a que toi avec qui je désire être. » Plongeant son regard aux teintes océanes dans ses yeux bruns, sa passion se fit implorante. Les gestes aussi importants étaient-ils ne pouvaient combler l’absence salvatrice de ses paroles. Il devait le lui dire car elle dépérissait à chaque instant sous son silence. « J’ai besoin de savoir, dis le moi … s’il te plaît … » Dis moi que tu m’aimes à t’en tailler les veines. Oublies ta fierté Berrington, tes craintes, tes doutes et dis le moi, dis le moi, et je ne cesserais d’être tienne.
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Message(#) Sujet: Re: It's to dying in another's arms, and why I had to try it. Mer 2 Mar 2011 - 11:04

La force destructrice de la jalousie n'avait su éteindre les flammes impétueuses de la passion : parce qu'il avait souhaité la posséder, le jeune homme avait su justifier ses moyens. Qu'importait que certains y voient là un geste ignoble ou immoral, Pride se sentait transporté par l'ardeur passionnelle qui les unissait. Au diable ses manigances, ses doutes, son rival ; lui qui ne désirait qu'elle ne souhaitait se repaître que de ses courbes et s'abreuver de ses lèvres, respirer le parfum délicat de ses cheveux d'or et gémir son prénom d'un souffle alangui venant mourir contre le sucre de son épiderme. Les souvenirs de cette nuit encensée, au parfum chaud de soupirs frémissants, lui revenaient en tête en des échos délectable : il la revoyait s'étendre sur la couche bordée d'un drap immaculé, tendant ses bras longs et fins vers lui, la clameur de ses yeux bleus réclamant la chaleur de son corps contre le sien. Et d'une avidité fiévreuse pourtant pleine de tendresse, les mains conquérantes du jeune homme étaient venues caresser la félicité de son corps d'albâtre, comme il s'abreuvait du lait de son épiderme par des monceaux de baisers alanguis, et brûlant d'envie de dévorer sa chair. Ses hanches saillantes, sous le poids de son propre corps lui faisant l'amour étaient venues frémir de plaisir sous un souffle qu'il lui avait volé. Et s'il la perdait.... Plus jamais son coeur ne ressentira pareille félicité, pareille langueur, pareille transcendance s'il l'abandonnait encore sous le faux-semblant lui clamant qu'elle était heureuse ailleurs. « Mais quand réaliseras-tu que c’est avec toi que je suis heureuse ? » Les yeux bruns de Pride vinrent chercher les pupilles fuyantes de la belle qui d'un seul aveu, avait mis fin aux doutes pourtant fondés de son amant. Plus qu'une envie de la sauver elle, c'était le désir d'en ressortir vivant, si à l'issue de leur idylle elle le quittait avant lui, pour cause d'absence d'un bonheur fiévreux. Le doute rongeant ses entrailles était parfaitement égoïste, mais Dieu qu'il l'aimait comme au premier jour. L'histoire se répétait aujourd'hui, entre les murs de ce somptueux hôtel : il l'avait trouvée, l'avait enlevée, en avait fait sa princesse ne serait-ce que pour une nuit. A présent il lui fallait prouver que l'histoire n'était pas un éternel recommencement : il ne la laisserait plus partir. « Je veux dire par là … que … j’ai tenté de t’oublier avec Noah, mais je n’ai pas réussi… Je ne peux pas t’oublier, c’est plus fort que moi, je n’ai pas réussi à te prouver que je pouvais me reconstruire sans toi … » Toujours taciturne, Pride écouta son amante qui avait quitté la chaleur de ses bras puissants pour regagner la clarté de la large fenêtre. La toisant de ses yeux appréhensifs, il se rendait enfin humain et touchant tant son palpitant demeurait suspendu aux lèvres féminines. L'homme sombre gagnait quelque peu de lumière, par la grâce de l'ange blond, quand bien même elle demeurait opaque. « Je suis capable de tout pour toi Pride. Même de cesser ma relation avec Noah si tu me le demandes, je ne peux le faire souffrir davantage et le bercer dans des illusions alors qu’il n’y a que toi avec qui je désire être. » Un sourire enfin, se dessina sur le coin de ses lèvres avides, quand égoïste et sans coeur pour celui qui pourtant avait gagné Jaelyn de droit, il vint penser qu'elle était à lui. L'amour et la passion avaient soumis sa jalousie cruelle à la rédemption, et Pride ne désirait plus se remettre à un jeu dangereux qui aurait valu sa perte. « J’ai besoin de savoir, dis le moi … s’il te plaît … » D'un battement loupant sa course, le jeune homme demeura d'abord statique face à la légitime demande de sa douce : demandait-elle les mots chéris, ces mêmes mots qu'il n'accordait que peu ? Bien sûr qu'il aurait aimé les lui souffler avec tendresse, avec fougue, avec rage, avec passion... Mais il se remémorait ces jeux d'enfant, cette promesse que Jaelyn lui avait fait faire alors que leur idylle dévorante se faisait impétueuse ; celle de ne jamais lui souffler les mots désirés, le 'je t'aime' suffocant lui était proscrit dans quelques mots que la belle adolescente lui avait soufflé alors : "Et bien, tu ne vas quand même pas tomber amoureux de moi Pride, cela serait bien faible de ta part"

Ainsi le jeune homme ne pipa mot, ses yeux pénétrants brûlant amoureusement la pâleur de sa peau de lune, quand broyant son coeur sous une promesse qu'il lui tenait toujours, il vint détourner son aveu par un autre. « Je ne te laisserais plus partir. » avoua-t-il de sa voix suave et délectable, teintée d'une détermination sans faille. « Je te veux. Dis le lui. Dis lui, que tu es à moi. » acheva enfin le sombre jeune homme dont l'égoïsme intense ne reflétait plus que la passion dévorante, la possession amoureuse, l'impétuosité sauvage. Et dans ces mots fougueux, Pride lui promettait de ne garder qu'elle dans le creux de ses bras.

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