AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 you had better to forget her

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: you had better to forget her Lun 21 Fév 2011 - 19:01



You had better

to forget her


    JAY M. MAZELWOOD & KAREN SANDERS





Lundi. Les débuts de semaine sont toujours très difficiles, mais le week-end qui venait de passer l’avait été encore plus pour la jeune femme. C’était au tour de Zayne, son ex-petit ami, d’avoir la garde de Nathan ce week-end et cela la rendait tout à fait nerveuse. Non pas qu’elle doutait de ses capacités de père, elle savait qu’il était un bon père, il avait toujours été un père merveilleux lorsqu’ils étaient ensemble, mais cela l’inquiétait de voir son fils loin de lui, et de le savoir avec lui. Elle avait peut-être monté un dossier phénoménal contre Zayne, afin de prouver qu’il était un mauvais père, devant la juge, pour obtenir la garde complète de leur fils, mais au fond elle savait que c’était un bon père, elle voulait juste le faire souffrir le plus que possible. Autant qu’il avait réussi, lui, à la faire souffrir. Et tous les moyens étaient bons pour lui faire du mal. Lorsque le dimanche soir arrivée, il était venu lui ramener le petit garçon, elle avait été vraiment soulagée, mais à la fois elle ressentait un sentiment de honte. Honteuse de vouloir que son fils déteste son père, comme elle le détestait, mais elle ne pouvait pas lui imposer cela. Karen avait alors fait un véritable interrogatoire au petit garçon afin de savoir tout ce qui s’était passé lors de ce week-end, il n’était pas question qu’elle ne soit pas au courant de tout, vraiment tout.

Deux heures de l’après-midi sonnait. Déjà. Karen flânait dans le centre de ville de Miami depuis deux bonnes heures, et il lui restait encore une heure et demie de libre avant de reprendre le travail. Elle avait décidé de laisser la boutique à son employé, Nash Pacsun, pour ce début d’après-midi, afin de le tester un peu, de voir comment il allait se débrouiller tout seul. Espérons juste qu’il ne fasse pas de dégâts, mais elle lui faisait confiance bien qu’il n’était pas un bosseur acharné, elle croyait en lui. Après tout, la jolie brune était une grande flemmarde elle-aussi, mais elle essayait juste de ne pas le montrer. Elle est la patronne, il faut bien qu’elle sauve les apparences, tout de même.
Après avoir déjeuné et fait quelques achats divers, elle décida de faire une petite pause et se dirigea vers le plus proche Starbuck Coffe. Il n’y avait presque personne à l’intérieur mais cela n’était pas très étonnant pour un lundi après-midi, le centre ville n’était jamais trop bondé en général. Elle commanda un Mocha praliné et une fois celui-ci reçu elle se dirigea vers la salle afin de trouver une place. Elle se dirigeait vers une petite table à coté de la fenêtre lorsqu’elle remarqua un jeune homme à l’autre bout. Jay M. Mazelwood. Elle leva un sourcil, se rappelant qu’elle l’avait vu avec une jeune femme dernièrement, alors qu’elle faisait une promenade avec Nathan dans le quartier. Elle se dirigea alors vers lui avec un grand sourire, bien décidé à élucider les quelques questions qui lui trottait dans la tête et à le féliciter aussi, après tout, il allait être papa, aussi bizarre qu’elle pouvait trouver cela. « Jay ! » Elle s’approcha alors de lui et lui fit une courte étreinte amicale, avant de s’asseoir sur le banc face à lui. « Cela ne te dérange pas si je m’assoie un peu avec toi j’espère ? » Elle bu une petite gorgée de son Mocha, qui était encore très chaud, avant d’afficher une petite grimace. « Je voulais te le dire depuis un petit moment, toutes mes félicitations Jay ! »



Dernière édition par Karen Sanders le Mer 11 Mai 2011 - 14:02, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Lun 28 Fév 2011 - 15:44


Karen & Jay

« On n'est jamais aussi seul que lorsqu'on est sans espoir.
Surtout lorsqu'on n'a plus d'espoir de pouvoir rompre le cercle de sa solitude. »



Jay avait encore eu une journée bien chargée. Se levant aux aurores, il avait encore oublié le fait qu'il ne vivait pas tout seul et avait mit la musique à fond alors qu'il déjeunait. C'était un bon moyen de le tenir éveillé avant sa douche et de continuer à le motiver à bouger. Sinon il s'installait sur le canapé et se rendormait aussitôt. Mais là, il avait connu un moyen encore plus efficace que la musique à fond : les cris de Laurence. Elle était descendue en trombe dans la cuisine et l'avait incendié de toutes ses forces, visiblement très furieuse de s'être faite réveiller à 5h30 du mat par cet "empoté" de Jay. Il l'avait regardé, encore un peu abasourdis mais n'avait rien répondu. Il fallait dire que se faire agresser dès le réveil n'était pas chose courante et il en avait perdu son latin. Elle était donc allé couper la musique avant de remonter dans sa chambre comme une furie, ne cessant pas de l'insulter alors qu'il ne l'écoutait déjà plus. Il soupira longuement. La journée commençait bien dit donc. Finissant son bol de café et sa part de pizza -oui il mangeait ce qu'il trouvait au petit déjeuné et cette part de pizza lui avait fait de l'œil dans le frigidaire alors il n'avait pas su résister- il monta ensuite au premier pour se doucher et finir de se préparer. A 6h15 il était sur le pied de guerre, prêt à affronter cette journée de boulot. Il adorait son métier vraiment, mais il se disait que parfois s'il pouvait dormir un peu plus le matin, ce ne serait pas négligeable. Heureusement pour lui, ce n'était pas comme ça tous les jours, sinon il deviendrait vite une épave ambulante. Il avait besoin de beaucoup de sommeil pour survivre parmi ce monde d'excités.

C'est donc en tenue de travail qu'il rejoint son premier chantier, retrouvant ses collègues. Une bonne tape amicale sur le dos, quelques plaisanteries et hop-là, tout le monde se mettait au travail. Ils travaillèrent tous dur jusqu'à 12h où ils se prirent une pause digne de ce nom. Ils discutaient de tout et de rien, parlant de leurs problèmes, de leurs espoirs, de leurs envies etc. Un des sujets favoris était bien évidemment Jay et les femmes. Ses collègues savaient qu'il était célibataire et ils ne cessaient de le charrier avec ça. Jay restait toujours très évasif et finissait souvent par se fermer comme une huître quand il ne savait plus quoi répondre. Aujourd'hui ne fit pas exception à la règle. Mal à l'aise, Jay finit par écouter la pause, intimant qu'ils devraient reprendre le travail de suite s'ils ne voulaient pas terminer trop tard. Ses collègues protestèrent et beaucoup semblèrent déçu que Jay ne veuille jamais en dire plus. Mais au final, tout le monde retourna à son poste. C'est aux alentours de 14h que Jay termina ce qu'il avait à faire. Avec les produits qu'il venait de déposer sur les murs, il ne pouvait pas reprendre la peinture avant le lendemain. Il quitta alors le chantier après avoir salué les autres, qui ne se génèrent pas pour le traiter de faignant et de fonctionnaire. Ce qui amusa beaucoup Jay au passage. Il regagna sa voiture et s'en alla. Au départ, il comptait rentrer chez lui mais Laurence lui envoya un sms en cours de route, lui disant que Jovan l'avait rejointe chez lui. Comprenant alors qu'ils avaient besoin de se retrouver un peu seul, et puis de toute façon Jay n'avait pas franchement envie d'être là quand ils étaient réunis, il décida de changer sa route et de rejoindre le centre-ville.

Il s'arrêta à une boulangerie où il se prit un énorme pain au chocolat avant d'aller à un Starbuck, toujours en tenue de travail. Il se prit un grand café et alla s'asseoir plus loin sur une banquette après être passé aux toilettes pour bien se laver les mains et les avants bras même. Il commença alors sa dégustation, poussant un long soupire de satisfaction. Le soleil qui passait par la fenêtre venait lui chauffer le bras, lui procurant une sensation d'apaisant et de sérénité. L'endroit n'était pas vraiment plein, ce qui ne donnait pas la sensation d'être les uns sur les autres et surtout, le brouhahas n'était que très léger. Mais alors qu'il s'enfonçait dans son petit nuage moelleux, une voix féminine le tira de là : « Jay ! » Il releva rapidement la tête et esquissa un léger sourire en voyant Karen. Elle s'approcha de lui et s'installa à sa table tout en lançant : « Cela ne te dérange pas si je m’assoie un peu avec toi j’espère ? » Jay lui offrit alors un grand sourire et répondit avec enthousiasme : « Pas du tout Karen ! Au contraire, ça me fait plaisir de te revoir. » L'avantage de Karen, c'était qu'elle ne semblait pas vraiment lui en vouloir pour ce qu'il lui avait fait. C'est-à-dire de la planter du jour au lendemain sans explication alors qu'ils avaient une relation -certes interdite puisqu'elle était en couple, mais une relation malgré tout. Au contraire même, depuis qu'ils s'étaient revu à OG, elle semblait être plutôt contente de le revoir et il arrivait qu'ils passent quelques moments ensemble autour d'un café ou autre. Et quand on voyait comment avait commencé leur relation au départ, personne n'aurait pu deviner que ça se terminerait ainsi. Karen était une amie de Marissa, et Jay n'avait jamais pu se l'encadrer. Ils ne cessaient de s'envoyer des piques, de se casser etc. Jay n'avait donc jamais trop comprit pourquoi il s'était tourné vers elle lorsque Marissa perdit la vie. Mais bon, ce qui était fait était fait. Et aujourd'hui, il avait gagné une amie. C'était toujours ça. « Je voulais te le dire depuis un petit moment, toutes mes félicitations Jay ! » Jay fronça les sourcils, perplexe. Félicitations de quoi ? Il fit une moue interrogatrice, ne cachant pas son incompréhension. Il demanda alors : « Félicitations ? De quoi ? » Il porta son pain au chocolat à sa bouche et en prit une bonne bouchée, ne lâchant pas Karen du regard. Il avait dû louper un épisode quelque part, parce que là vraiment, il ne voyait pas... A moins que cela ne soit sarcastique et qu'en fait il avait fait quelque chose de mal ? Il prit un air songeur pendant quelques secondes, réfléchissant à ce qu'il aurait bien pu faire. Mais rien ne lui venait...

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Mar 1 Mar 2011 - 18:38

Malgré ce que l’on aurait pu penser, elle gardait une bonne relation avec Jay. Mais il faut dire que ce n’est pas vraiment son genre de se prendre la tête pour des choses comme cela, après tout la relation qu’elle avait avec Jay Mazelwood n’était que passagère. Bien que ce soit lui qui l’ait quitté, elle était bien consciente que cette relation ne pouvait plus durer puisqu’elle était encore en couple à l’époque. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait eu ce béguin, probablement par jalousie. Elle était jalouse de voir qu’un homme pouvait être autant amoureux d’une autre personne, et aurait aimé à son tour être aimée d’une telle façon, mais ce que le jeune homme lui avait apporté n’avait été qu’un échappatoire pour un certain moment. « Pas du tout Karen ! Au contraire, ça me fait plaisir de te revoir. » Il ne semblait pas gêné de la voir non plus, bien que cela faisait très longtemps. En effet, elle n’avait pas eu l’occasion de le voir depuis un bon moment ou plutôt elle n’avait pas eu l’autorisation de le voir. Suite à cette aventure passagère qu’ils avaient eue, la jeune femme avait tout avoué à celui qu’on pouvait maintenant appeler son ex-petit ami, et celui-ci fût alors assez remonté contre Jay, ce qui était tout à fait compréhensible. Le fait que la jeune femme revienne vers Jay, même pour lui parler tout simplement, n’aurait probablement pas plu à Zayne, c’est pourquoi elle s’en était dispensée jusque là. Mais elle était très heureuse de le voir, à présent, elle pouvait le considérer comme un ami ce qui était assez étonnant. « Ca me fait très plaisir à moi aussi ! » dit-elle tout en affichant une mine joyeuse et un sourire dévoilant toutes ses dents.

« Félicitations ? De quoi ? » Une grimace se dessina alors sur le visage de la jeune femme, qui semblait interloquée par la question du jeune homme. Se fichait-il d’elle ? C’était tout à fait évident pour quoi elle le félicitait. A moins qu’il ait complètement oublié qu’il allait être père, peut-être était ce dû à un choc au coup de l’émotion, elle ne voyait pas d’autres raisons pour lesquelles elle aurait pu le féliciter. A ce qu’elle en savait, le jeune homme n’avait pas gagné de marathon récemment, ni remporter une énorme somme d’argent à un jeu télévisé mesurant l’intelligence, ni obtenu son diplôme de fin d’études, celui là devait être obtenu depuis bien longtemps déjà. Donc, non, il n’y avait pas d’autres raisons pour qu’il puisse être félicité et qu’il ne sache même plus pour laquelle il était entrain d’être félicité. Il allait être père, c’était suffisant, non ? « Ben, tu vas devenir papa ! Pour quoi d’autre veux-tu ?! » Décidément, ce Jay avait toujours la tête dans les nuages, elle s’était déjà demandé s’il se droguait auparavant, trouvant qu’il était toujours un peu trop entrain de planer, mais cela ne semblait pas être son genre. Mais, quand même, il y avait de quoi se poser des questions. Elle ajouta alors, affichant un grand sourire au jeune homme. « Je suis vraiment très contente pour toi ! » Elle se rappelait encore le sourire qu’affichait le jeune homme lorsqu’elle l’avait aperçu avec la jeune femme, que Karen supposait être sa fiancée. Oui, fiancée. Cela ne pouvait pas être sa femme, tout de même, elle aurait été invitée au mariage sans aucun doute ! Mais elle supposait au moins qu’ils étaient fiancés, étant donné que la jeune femme portait un petit bébé dans son ventre, elle ne pouvait pas juste être sa petite-amie, cela lui paraissait évident. Ils avaient l’air tellement heureux ensemble, et faisaient dieu sait quoi devant la maison du jeune homme lorsque Karen était passé avec son fils une après-midi de soleil. Le fait qu’il ait enfin réussi à plus ou moins « oublier » Maryssa, réjouissait vraiment la jeune femme, qui avait été légèrement agacé pendant un certain temps de le voir se refermer sur lui-même, et le voir heureux à nouveau lui fit très plaisir. « Tu diras félicitations de ma part à ton amie aussi ! Elle est vraiment trop jo-lie ! Haha, décidément tu as bien choisi ta copine mon petit Jay »


Dernière édition par Karen Sanders le Lun 14 Mar 2011 - 19:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Mer 9 Mar 2011 - 16:07


Karen & Jay

« On n'est jamais aussi seul que lorsqu'on est sans espoir.
Surtout lorsqu'on n'a plus d'espoir de pouvoir rompre le cercle de sa solitude. »



« Ça me fait très plaisir à moi aussi ! » Il était vrai que leur relation était un peu compliqué ces derniers temps. Jay avait souvent eu tendance à l'éviter un peu, la revoir la plongeait trop dans le passé et elle, elle voulait absolument le projeter dans l'avenir. Mais il n'y arrivait pas. Ça faisait comme un blocage dans sa tête. A chaque fois qu'il fricotait avec une femme, il culpabilisait pendant des jours, ne cessant de demander pardon à Marissa, encore et encore. Alors forcément, au bout d'un moment il en avait un peu marre de ressentir ce sentiment de culpabilité et préférait éviter les femmes. Et bizarrement, il ne ressentait pas la moindre frustration, ni manque ni rien de ce genre. Au contraire, il avait l'impression que ce qu'il faisait c'était bien. Et étant donné que Jay ne s'était jamais projeté dans le futur, il ne s'imaginait pas ce que pourrait donner le reste de sa vie s'il la passait tout seul. Il vivait au jour le jour et pour le moment c'était parfait comme ça. Enfin... Pas exactement. Il y avait ce baiser qu'il avait donné à Ava il y avait quelques jours de cela. Depuis, il ne cessait de se morfondre, ne sachant plus ce qu'il devait faire, penser ou même ressentir. C'était une évidence qu'Ava lui plaisait ! Beaucoup même. Mais il n'osait pas se l'avouer, il avait trop peur, trop honte. Et puis, cela faisait déjà deux ans qu'il n'avait plus eu la moindre relation sérieuse ou même qu'il n'avait pas ressentit les moindres sentiments pour une femme. Il avait l'impression de ne plus savoir comment s'y prendre etc. Ce qui n'arrangeait rien à son angoisse. Enfin bref. Il avait donc demandé pourquoi elle le félicitait, ne comprenant pas vraiment de quoi elle parlait. Karen afficha une mine surprise, l'air de dire : allé arrête de te foutre de moi ! Mais il ne se fichait pas du tout d'elle. Terminant son pain au chocolat, il se mit à attraper les miettes qu'il avait fait du bout de son doigt pour les porter à sa bouche. Reprenant ensuite quelques gorgées de son café, un léger silence s'installa. Comme si Karen attendait que Jay se mette à rire et lui dise qu'évidemment il voyait de quoi elle parlait. Mais non. Elle reprit donc la parole et là, ce fut le choc.

« Ben, tu vas devenir papa ! Pour quoi d’autre veux-tu ?! » Jay blêmit et cessa tout mouvement, la regardant avec de grands yeux surprit. Hein ? Il allait devenir papa ? Comment ça ? Qui était la mère ? Mais pourtant, il n'avait fait l'amour avec personne dernièrement ! A moins qu'on est abusé de lui ? Et pourquoi elle, elle était au courant et pas lui ? Une montée d'angoisse s'empara de lui alors que des millions de questions fusaient de part et d'autre dans sa tête. Il déglutit, complètement abasourdi par cette annonce. Qu'est-ce que c'était que ce délire encore ? A moins qu'elle ne se moque de lui ? Non, elle n'avait pas l'air... Complètement tétanisé, il n'avait toujours pas réagit. Elle reprit alors la parole. « Je suis vraiment très contente pour toi ! » Il se mit alors à trembler doucement, nageant toujours dans le flou. D'une voix hésitante il commença : « Papa... ? Mais je... » Les mots ne venaient pas. Il n'y comprenait vraiment rien. Mais elle avait l'air tellement sûre d'elle qu'il commençait à douter de plus en plus. Est-ce qu'il avait vraiment mit une femme enceinte ? Il s'en souviendrait quand même ! Il ne planait pas à ce point là. Si ? Il finit par bouger, se passant une main nerveuse sur la nuque et se redressant, complètement crispé. Il allait vraiment paniquer là. Il souffla un grand coup, s'apprêtant à lui demander qui était la mère et comment elle était au courant -bah oui, il aimerait bien savoir quoi...- mais elle reprenait déjà la parole, toujours aussi souriante et enthousiaste. « Tu diras félicitations de ma part à ton amie aussi ! Elle est vraiment trop jo-lie ! Haha, décidément tu as bien choisi ta copine mon petit Jay. » Sa copine ? Qu'elle copine ? Alors là, c'était de pire en pire. Soit Karen avait eu une grosse hallucination et dans ce cas il fallait qu'elle arrête les champignons, soit quelqu'un manipulait son cerveau et il menait une double vie sans même le savoir. Toujours aussi pâle et maladroit il finit par se laisser tomber en arrière, prenant appuie sur le dossier de la banquette rouge bordeaux. Il attrapa rapidement son café et le porta à ses lèvres et le descendit d'un seul coup, se souciant peu qu'il soit brûlant ou autre. Une fois finit, il toussota un peu et grimaça. C'est vrai qu'il était chaud quand même. Il avait pensé que ça le calmerait, mais il n'en était rien. Il finit par venir prendre appuie sur la table, se penchant légèrement en avant. Il posa un regard méfiant et curieux à la fois sur Karen, ouvrant la bouche pour dire quelque chose. Mais rien ne sortit. Il recommença plusieurs fois, changeant de position à chaque fois, mais il n'arrivait pas à se lancer, ne sachant pas quoi dire de toute façon. Finalement, il lâcha : « Ma copine ? » Il suffisait de le regarder pour voir que pour lui, c'était l'incompréhension totale tout ça. Il se racla la gorge et ajouta : « Karen, je commence à vraiment flipper là. Si c'est une blague.. Ahahah, on a bien rit ! Mais si ça n'en est pas une... Alors je crois que je perd la tête. » Il dévia son regard, se mettant à fixer le vide avec une mine inquiète. Est-ce qu'il perdait la tête ? Il haussa un sourcil et grimaça légèrement. Puis il se reconcentra sur Karen et lui annonça : « J'ai pas de copine Karen. Et je ne vais pas devenir papa. Ou alors, je suis au courant ni de l'un, ni de l'autre. Ce qui serait vraiment très, très angoissant. » Ouais, ce serait vraiment pas net comme histoire si c'était le cas.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Lun 14 Mar 2011 - 20:51

Pendant quelques instants, Karen ressentit une sorte de gêne par rapport au jeune homme. Voilà qu’il était probablement fiancé, bientôt père et avait tout l’air d’un homme heureux et comblé, tandis qu’elle, elle se retrouvait maintenant seule, comme elle ne l’avait jamais été auparavant. Elle était célibataire depuis plusieurs mois maintenant et se retrouvait toute seule dans une grande villa, chose à laquelle elle n’avait toujours pas réussi à s’habituer, mais il fallait dire que sept ans d’amour ne s’oubliait pas comme ça, avec un simple claquement de doigt, fort malheureusement. De plus, elle n’avait plus non plus de contact avec ses parents suite à quelques disputes, il ne lui restait que son petit bout de chou de Nathan pour l’aider à garder la tête haute. Sur le moment, elle regretta presque son ancienne relation intime avec Jay, peut-être que cela aurait pu marcher, en fin de compte ? Quoique non, c’était impossible, ils étaient bien trop incompatibles. Jay était bien trop Jay, et elle était bien trop Karen. Deux caractères qui étaient beaucoup trop opposés pour pouvoir s’assembler en une union parfaite comme le veut le mariage.

C'est alors qu'elle attrapa le gobelet rempli de sa boisson chaude, et le porta à nouveau à ses lèvres. Elle regardait le jeune homme dans les yeux, tandis que sa peau commençait à devenir presque aussi claire que ses cheveux. Elle haussa un sourcil devant sa mine désemparé et une petite grimace se dessina sur le visage de la jeune femme, au moment où l’on pouvait entendre son ventre gronder, elle aurait du commander un petit en cas également. Elle jeta des coups d’œil de droite à gauche, afin de voir si une serveuse n’était pas aux alentours, mais il ne semblait y avoir personne. Devant le silence complet du jeune homme, elle poursuivait alors, jusqu'à ce qu'il décide alors à -enfin- se mettre à parler ou à essayer au moins. « Papa... ? Mais je... » Et puis à nouveau plus rien. Elle poussa un soupir, commençant sérieusement à se demander si Jay Mazelwood était débile ou attardé, peut-être les deux. Après tout, il n’y avait pas de quoi en faire toute une histoire, être père c’est probablement une des plus belles choses qui arrive dans la vie, il n’y avait pas de raison qu’il en ait honte ou qu’il réagisse de façon aussi exagéré dès que quelqu’un le félicite pour cela. Même s’il fallait avouer que féliciter un homme d’avoir mis une femme enceinte n’était pas très logique, après tout c’est juste l’histoire de spermatozoïdes assez performants et rapides pour arriver jusqu’à destination, rien de plus. Mais comme elle n’avait pas l’occasion -ou plus- de pouvoir rencontrer ses spermatozoïdes pour les féliciter, elle le félicitait lui, il pourrait autant qu’il le souhaite leur adresser le message lui-même par la suite. Mais, si Jay pensait qu’il allait pouvoir le cacher, il se trompait bien évidemment : le ventre d’une femme enceinte, on peut faire tout ce qu’on veut, il y a pas vraiment de moyens possibless pour réussir à le dissimuler. Elle leva alors les yeux aux ciels, comme pour lui montrer que cette plaisanterie ne pouvait plus durer, il ne pouvait pas continuer à faire le pitre devant elle et faire comme s’il ne voyait pas de quoi elle lui parlait. Non mais franchement, s’il faisait l’enfant devant elle à présent, comment allait-il lui aussi pouvoir s’occuper de son enfant quelques mois plus tard ? Peut-être voulait-il simplement profiter de ses derniers moments de liberté pour faire toutes les conneries possibles et inimaginables qu’il ne pourrait plus faire lorsque ce petit bébé, grande part de responsabilité pour tout parent, serait né.

Toutefois, le jeune homme ne sembla pas cesser cette plaisanterie, et elle commençait vraiment à s’inquiéter elle aussi de la lucidité du jeune homme. Elle cru le voir devenir fou, alors qu’il remuait sans cesse dans tous les sens sur sa banquette. Elle jeta alors un regard effaré aux alentours afin de vérifier que personne ne se rendait compte qu’il était entrain de devenir maboul. Elle ne voulait pas que tout le monde remarque qu’elle trainait dans un café avec un psychopathe, mais bon elle serait tout de même là s’il ne se calmait pas et qu’elle se voyait obligée de le conduire à l’hôpital d’urgence, bien qu’elle préférait éviter cette dernière option. « Ma copine ? » Elle lui jeta un regard montrant son incompréhension. Ben oui ta copine, du naze ! Pourquoi tu mets enceinte toutes les femmes que tu rencontres peut-être ? Dans ce cas là, elle ferait bien de s'inquiéter elle aussi. « Karen, je commence à vraiment flipper là. Si c'est une blague.. Ahahah, on a bien rit ! Mais si ça n'en est pas une... Alors je crois que je perds la tête. » La jeune femme faisait des gros yeux, craignant en effet qu’il ne perde la tête comme il le disait. Elle ne savait plus vraiment quoi faire pour le faire revenir à la normal, se demandant s’il le faisait exprès ou s’il avait réellement perdu la mémoire au point d’oublier qu’il avait une fiancée, qui plus est, attendait un bébé. Elle fit un mouvement avec ses mains, alors qu’elle cherchait ce qu’elle pouvait lui dire, avant de prendre la parole sur un ton presque paniquée. « Si ça peut te rassurer, même si je doute que cela puisse, tu commences toi aussi à me faire vraiment flipper là ! » Elle ne voyait pas quoi dire de plus, après tout s’il était vraiment devenu fou que pouvait-elle lui dire de plus ? Elle n’était pas psychologue, ni médecin et ce n’est pas une simple propriétaire d’un magasin de vêtement comme elle qui pourrait l’aider sans cette situation. Comme s’il n’en avait pas fait assez, Jay en rajoute alors une autre couche : « J'ai pas de copine Karen. Et je ne vais pas devenir papa. Ou alors, je suis au courant ni de l'un, ni de l'autre. Ce qui serait vraiment très, très angoissant. » En effet, cela semblait plutôt angoissant, mais il n’y avait pas de raison qu’il ne soit pas au courant. Elle se mit alors à réfléchir, réalisant que venant de Jay, c’était tout à fait possible qu’il n’ait pas remarqué que sa femme était enceinte, malgré le ventre rond et les envies de fraises continuellement. Il avait toujours été tellement tête en l’air, et avait toujours paru tellement ailleurs, tellement distrait à longueur de journée, qu’il était très probable qu’il n’ait même pas remarqué cela. Bien que cela fût quand même très flagrant, on pouvait s’attendre à tout avec Jay. Mais cela n’était tout de même pas très logique puisque sa copine, au bout d’un moment, exaspérée de voir que le jeune homme n’était pas décidé à se rendre compte qu’elle attendait un enfant, aurait bien finalement du lui dire non ? Peut-être avait-il oublié ? Elle commença à se faire toutes sortes d’hypothèses, avant de reporter ses yeux marron sur le jeune homme. « Hé bien … Jay, tu sais … Lorsqu’une femme commence à avoir un ventre rond … » elle fit alors un grand geste avec sa main près de son ventre pour qu’il comprenne mieux, expliquant cela comme elle l’expliquerait à un gosse de quatre ans, puis poursuivit : « C’est pas parce qu’elle a juste pris du poids … C’est qu’elle est enceinte .. Elle attend un bébé quoi ! Je suis désolée que ce soit moi qui aie à te l’apprendre, en tout cas. » Karen baissa alors la tête, comme gênée, puis l’observa à nouveau avant d’annoncer comme pour se justifier : « Je t’ai vu la dernière fois avec elle, quand je me promenai avec Nathan. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Sam 19 Mar 2011 - 17:42


Karen & Jay

« On n'est jamais aussi seul que lorsqu'on est sans espoir.
Surtout lorsqu'on n'a plus d'espoir de pouvoir rompre le cercle de sa solitude. »



Vu la tête qu'elle faisait, il était évident qu'elle ne plaisantait pas. Ce qui eu le don de l'angoisser encore plus. Bon sang mais c'était pas possible quoi ! D'accord il avait toujours été un peu la ramasse il en avait lui-même conscience, mais pas à ce point ! IL s'en serait souvenu s'il sortait avec quelqu'un et surtout si cette femme était enceinte de lui. Ce n'était quand même pas le genre de choses qu'on oubliait. Pas même lui ! Et puis, comment pourrait-il sortir avec quelqu'un, alors que la seule femme qui provoquait quelque chose en lui était Ava. Et seulement Ava. Et il ne se rappelait pas sortir avec elle... D'accord, il avait eu la folle idée de l'embrasser mais ça ne voulait pas dire pour autant qu'ils formaient un couple. Au contraire même vu comme il l'avait jeté dehors ensuite, la pauvre. Il effectua une petite moue à cette idée. Il y était peut-être allé un peu fort oui... Mais bon en même temps elle était pénible aussi à toujours débarquer quand il ne fallait pas et à fouiller dans ses affaires ! Elle n'avait eu que ce qu'elle méritait. Ou peut-être pas, mais qu'importe. De toute façon, le mal était fait et Jay n'était pas du genre à se morfondre et à regretter en se disant qu'il aurait du faire ça au lieu de ça et blablabla. La voix de Karen le ramena sur terre. « Si ça peut te rassurer, même si je doute que cela puisse, tu commences toi aussi à me faire vraiment flipper là ! » Non en effet, ça ne le rassurait pas du tout. Mais encore une fois, cette situation prouvait qu'il était bel et bien à la ramasse. S'il avait été un minimum censé il aurait très vite comprit qu'elle parlait de Laurence. Mais non, il ne faisait pas le rapprochement. Comme souvent finalement.

Silencieux, il ne cessait de se torturer l'esprit, comme s'il cherchait vainement à retrouver la mémoire. Cette histoire commençait vraiment à le faire flipper. C'était dingue quand même ! A moins qu'elle se fiche de lui encore, mais qu'elle veuille faire durer la blague. Il se calma alors, posant sur elle un regard méfiant et suspicieux, l'air de dire : Mouaaiis, ça sent l'embrouille tout ça ! Imperturbable, Karen enchaina alors s'adressant à lui comme on parle à un gosse de 4 ans qui vient de poser une question existentielle : « Hé bien … Jay, tu sais … Lorsqu’une femme commence à avoir un ventre rond … » Il haussa un sourcil, surpris et un peu troublé de la voir venir poser sa main sur son ventre pour accompagner les paroles et imager ses propos. Il resta stoïque, n'osant pas l'interrompre. Peut-être qu'elle allait déboucher sur quelque chose d'important et non pas qu'elle le prenait suffisamment pour un idiot au point qu'il ne sache pas reconnaitre une femme enceinte. « C’est pas parce qu’elle a juste pris du poids … C’est qu’elle est enceinte .. Elle attend un bébé quoi ! Je suis désolée que ce soit moi qui aie à te l’apprendre, en tout cas. » Jay n'en revenait pas. Elle pensait vraiment qu'il était demeuré à ce point ? Bon d'accord, son attitude laissait parfois à le croire, c'est vrai... Mais quand même ! Il écarquilla les yeux, comme s'il était outré de ça. Il leva les yeux au ciel ainsi que ses bras avant de les laisser retomber contre lui en soupirant. D'une voix dépitée il répondit : « Kareeen s'il te plais ! Je sais encore reconnaître une femme enceinte. » Il émit alors un petit ricanement nerveux et moqueur à la fois. Son regard dévia pour se porter sur la vitre alors qu'il songeait à Laurence. Ah ça oui, il savait reconnaitre une femme enceinte ! Elle se transformait en Mobidic et s'énervait pour un rien. Quoi que ce dernier détail ne change pas grand chose chez Laurence. Reposant son regard sur Karen, il commença : « J'le sais même très bien, j'ai ai une chez mo... » Il s'interrompit dans sa phrase alors que ça venait de faire tilt dans son esprit. Et d'ailleurs, la phrase de Karen qui suivit ne fit que confirmer ce qu'il venait enfin de comprendre.

« Je t’ai vu la dernière fois avec elle, quand je me promenai avec Nathan. » Mais oui ! La femme dont elle parlait, c'était Laurence ! Jay arbora alors une mine soulagée et se laissa tomber en arrière contre le dossier de la banquette, posant une main sur sa poitrine et soupira de soulagement. Pfiouu, il venait d'avoir la trouille de sa vie là ! Après quelques secondes où il prit le temps de se détendre et de s'éclaircir les idées il finit par éclater de rire. C'était la deuxième qui croyait que Jay sortait avec Laurence et pire encore : qu'il allait devenir papa ! Non mais elles étaient toutes frappées ou quoi ? Il ne couchait pas avec ses amies et il ne devenait pas père avec elles non plus. Pour lui, c'était presque semblable à de l'inceste, oui, oui ! Il finit par reprendre son sérieux au bout de quelques secondes. Il soupira avec un sourire aux lèvres et s'essuya les yeux tant il venait de rire. « Oh la la, Karen... J'ai vraiment cru devenir dingue, l'angoisse putain ! La fille dont tu parles, c'est Laurence. Et ce n'est pas ma copine et je ne suis pas le père de l'enfant qu'elle porte. C'est une amie très proche et je l'héberge le temps que sa maison soit remise sur pied, c'est tout. » Il resta là à sourire quelques instants, l'air amusé et songeur. Mais progressivement, sa mine s'assombrit et il retrouva un air sérieux, voir même frustré. Il tourna la tête pour reposer un regard presque accusateur sur Karen. Mais au fait, comment avait-elle pu imaginer qu'il avait déjà refait sa vie ? Elle avait partagé son intimité pendant un moment elle le connaissait très bien pourtant et elle savait qu'il culpabilisait horriblement dès qu'il osait trouver une femme à son goût. Alors se fiancer et faire un enfant ? Impossible ! Cette idée le mit même en colère. Contre elle, contre lui, il ne savait même plus trop. Peut-être que sa réaction allait être un peu démesurée, et peut-être que ce qu'il s'était passé avec Ava en était la principale cause finalement. Il avait froncé les sourcils et c'est d'une voix sèche qu'il lâcha alors : « Et comment t'as pu imaginer ça Karen ? Tu crois vraiment que je pense déjà à recommencer une nouvelle vie ? Ça fait que deux ans Karen, DEUX ! Pour moi, c'est encore comme si j'étais marié à Marissa. Jamais je pourrais lui faire ça, jamais ! » Une sorte d'angoisse et de tristesse s'était subitement emparées de lui. Il repensait encore et encore à ce baiser qu'il avait donné à Ava. Mon dieu... Et si Marissa, de là-haut se mettait à le détester ? A lui en vouloir terriblement ? Deux ans, c'était quoi finalement ? Rien ! C'était trop tôt encore, il ne pouvait pas lui faire ça, il n'avait pas le droit. Il soupira et vint poser sa tête entre ses deux mains. Ça le hantait.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Ven 25 Mar 2011 - 14:41

Pendant que la jeune femme expliquait à Jay que le fait qu’une femme ait le ventre rond signifiait qu’elle était très probablement enceinte, celui-ci l’observait les yeux ronds, perplexe. Elle craignait de le choquer ou imaginait même qu’il n’allait pas la croire, vu la tête qu’il tirait, mais elle poursuivait cependant. Si cela continuait comme cela, elle en arriverait presque à devoir lui expliquer comment on fait les bébés. Bien que ça, au moins, elle espérait qu’il le savait, mais elle n’était plus sûre de rien à ce moment là. « Kareeen s'il te plaît ! Je sais encore reconnaître une femme enceinte. » Ah bon ? T'en es sûr Jay ? A vrai dire, elle regrettait presque d’être venue le féliciter, tellement elle sentait qu’elle n’arriverait jamais à s’en sortir. Il ne comprenait pas et elle n’y pouvait rien après tout. Le petit ricanement nerveux qu’il eût ne rassura en rien la jeune femme, qui hésitait tout bonnement à appeler l’asile de suite. Elle avait toujours trouvé qu’il était deux de tensions, et avait du mal à faire un rapprochement entre les choses mais là elle trouvait ça carrément effrayant ! Alors qu’elle réfléchissait à toute vitesse, se demandant comment elle allait expliquer aux autres qu’il lui manquait une case, une illumination paru se faire dans l’esprit du jeune homme. « J'le sais même très bien, j'ai ai une chez mo... » Elle le fixait à présent d’un regard presque froid, pensant vraiment qu’il s’était foutu d’elle pendant tout ce temps et qu’il avait décidé de enfin mettre fin à la plaisanterie. Elle fronça les sourcils tout en continuant de scruter le jeune homme, attendant presque des excuses pour cette blague qui, il fallait l’avouer, avait bien trop duré. Cela ne semblait pas être dans les intentions de Jay qui se laissait à présent tomber contre le dossier de la banquette, sa mine inquiète disparaissant alors pour afficher une mine plus soulagée. En revanche, elle, elle n’y comprenait plus rien. Elle ne savait pas vraiment si son cerveau venait réellement de se déclencher –seulement, ou s’il était juste un très bon comédien. Le jeune homme se mit alors à éclater de rire, d’une manière vraiment très forte et peu discrète. Bien que la moitié des clients se fût à présent tournés vers eux, la jeune femme resta stoïque, attendant toujours les explications du jeune blond. « Oh la la, Karen... J'ai vraiment cru devenir dingue, l'angoisse putain ! La fille dont tu parles, c'est Laurence. Et ce n'est pas ma copine et je ne suis pas le père de l'enfant qu'elle porte. C'est une amie très proche et je l'héberge le temps que sa maison soit remise sur pied, c'est tout. » Karen haussa alors un sourcil. Alors c’était donc ça ? Elle poussa elle aussi un soupir de soulagement, heureuse que cette histoire se soit enfin résolue bien qu’elle trouvait cela dommage qu’il ne soit pas le père de l’enfant, et qu’elle ne soit pas sa copine, particulièrement parce que cette jeune femme –qu’il avait désignée comme étant Laurence, était vraiment très jolie. Ils auraient vraiment pu former un très joli couple, mais soit. Elle répondit alors par un simple : « Oh ! », se sentant gênée pour la jeune femme qu’elle avait cru être sa copine.

Cependant, alors qu’elle croyait que tout était redevenu à la normale, que toute cette angoisse était terminée, elle vit le visage de Jay se modifier à nouveau, pour s’assombrir. « Et comment t'as pu imaginer ça Karen ? Tu crois vraiment que je pense déjà à recommencer une nouvelle vie ? Ça fait que deux ans Karen, DEUX ! Pour moi, c'est encore comme si j'étais marié à Marissa. Jamais je ne pourrais lui faire ça, jamais ! » Et voilà, c’était reparti pour un tour. Cette conversation, ils l’avaient eu de maintes et nombreuses fois, mais cela n’avait jamais réellement abouti à quelque chose. Il était têtu comme une mule et se bornait à ne pas écouter les conseils qu’elle lui donnait. Conseils qu’il ferait mieux de suivre. Elle poussa un soupir, avant de reprendre à son tour la parole. Consciente que ces mots n’allaient pas plaire au jeune homme. « Justement, ça fait deux ans. Il est temps pour toi de recommencer à vivre Jay ! Tu crois quoi, que tu vas te priver de bonheur pendant le reste de tes jours ? Je sais que ce qui est arrivé est tragique, mais tu dois essayer de faire avec ! » Elle avait essayé de dire ça sur un ton assez calme, pour ne pas le brusquer, pour ne pas l’énerver plus qu’il l’était déjà, tout en gardant une certaine forme d’autorité pour insister sur ce qu’elle lui disait. Même si elle comprenait qu’il soit toujours mal suite au décès de sa femme, elle ne supportait plus de le voir dans cet état. Il était encore jeune, et devait se remettre à vivre au lieu de rester bloqué sur le passé. Celui-ci était inchangeable, et on ne pourrait jamais revenir en arrière pour ramener Marissa, bien malheureusement, alors il fallait aller de l’avant. Elle reprit alors la parole. « Elle était comme ma meilleure amie, Jay, tu le sais très bien, alors crois en ce que je te dis. Je suis sûre que c’est ce qu’elle voudrait que tu fasses, que tu retrouves quelqu’un pour partager ta vie. Je ne dis en aucun cas que tu dois l’oublier, juste que tu dois réussir à trouver le bonheur à nouveau. C’est ce que tu mérites. » Elle lui adressa alors un petit sourire compatissant, afin de montrer qu'elle voulait juste l'aider.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Jeu 31 Mar 2011 - 15:47


Karen & Jay

« On n'est jamais aussi seul que lorsqu'on est sans espoir.
Surtout lorsqu'on n'a plus d'espoir de pouvoir rompre le cercle de sa solitude. »



« Oh ! » Se contenta-t-elle tout d'abord de répondre. Elle aussi visiblement soulagée que cette histoire ait enfin été tirée au clair. Il était vrai que la situation était devenue des plus étranges et inquiétantes. Restant à savoir qui avait perdu la tête. Jay qui ne se souvenait plus qu'il avait une copine et qu'il était bientôt père, ou Karen qui avait hallucinations. Heureusement, ce n'était ni l'un ni l'autre. Juste un malentendu. C'était vraiment un véritablement soulagement pour Jay qui se rassurait sur sa santé mentale dont il avait parfois lui-même douté. A force qu'on lui répète qu'il était à la ramasse et qu'il ne comprenait rien, il commençait à se demander si ce n'était pas vrai... Oui parce que pour lui, évidemment, il n'était pas du tout à la ramasse. C'était juste le monde qui l'entourait qui ne tournait pas rond et qui se faisait trop compliqué pour lui. Enfin bref, ce n'était pas le moment de faire une thèse sur le comportement de Jay en société et ce qu'il pensait de tout ça. Sinon, on était pas sortit. Le jeune homme passa donc rapidement du soulagement à la colère, indigné qu'elle ait pu penser ça. Déjà qu'il avait limite envie de se flageller pour avoir embrassé Ava et ressentir quelque chose, alors s'il devait être en couple et bientôt père... Pour sûr qu'il deviendrait dingue. Évidemment, sa réflexion agaça Karen qui à force, devait en avoir marre de lui répéter 150 fois les mêmes choses. Jay refusait de l'écouter, comme s'il s'agissait d'un discours du Malin pour l'embobiner. Il était à la limite de mettre ses doigts en forme de croix et de lui crier "Vade retro Satanas ! " Mais il se retenait, préférant lui crier après des choses plus... Constructives. Enfin, façon de parler.

Après un long soupire qui trahissait son énervement croissant, Karen finit par lâcher : « Justement, ça fait deux ans. Il est temps pour toi de recommencer à vivre Jay ! Tu crois quoi, que tu vas te priver de bonheur pendant le reste de tes jours ? Je sais que ce qui est arrivé est tragique, mais tu dois essayer de faire avec ! » Révolté, Jay claqua son poing sur la table. Quelques regards se tournèrent à nouveau vers eux. Visiblement, le spectacle qu'il offrait depuis tout à l'heure aux clients semblaient être sacrément intéressant et divertissant puisque les gens arrêtaient carrément de parler pour les écouter. Sur un ton bien moins calme et raisonné que celui de son amie, Jay rétorqua brusquement : « Tais-toi ! Ce n'est pas parce que je refuse de rencontrer quelqu'un que j'arrête de vivre pour autant ! Il n'y a pas que ça dans la vie ! Je suis très heureux comme ça. Et je sais que je serais plus heureux en restant seul et fidèle à Marissa, plutôt qu'en me remettant avec quelqu'un. » C'était puéril et complètement irraisonné comme comportement. Mais agir avec son cœur n'avait jamais été un exemple de bonne réflexion. Il ne prenait pas de recul, il vivait la situation de l'intérieur et c'était comme si plus rien n'existait autour de lui. Il s'était enfermé dans une bulle protectrice, qui l'avait empêché de sombrer et de pleurer pendant deux ans. Mais cette bulle semblait se fragiliser depuis qu'il était ici. Comme si certaines personnes parvenaient à y pénétrer et tentait un peu plus chaque fois de l'en faire ressortir, endommageant cette première jusqu'à espérer sa disparition totale. Et ça, trois personnes en était responsables. Karen, évidemment. Liam et surtout, surtout... Ava. A sa pensée, il se prit la tête entre les mains en soupirant d'agacement. Perdu.

« Elle était comme ma meilleure amie, Jay, tu le sais très bien, alors crois en ce que je te dis. Je suis sûre que c’est ce qu’elle voudrait que tu fasses, que tu retrouves quelqu’un pour partager ta vie. Je ne dis en aucun cas que tu dois l’oublier, juste que tu dois réussir à trouver le bonheur à nouveau. C’est ce que tu mérites. » Jay détestait entendre ses mots. S'entendre dire que Marissa voudrait qu'il refasse sa vie. Lui, il savait que non. Il en était persuadé. Si les rôles avaient été inversés, il aurait voulu qu'elle reste seule toute la fin de sa vie, qu'elle lui soit fidèle jusqu'à son dernier souffle. Alors pourquoi est-ce qu'elle, elle ne voudrait pas la même chose de lui ? Jay se crispa, pinçant les lèvres dans une moue contestataire et hocha lentement la tête de droite à gauche en fixant la table. Karen avait faux. Et qu'importe ce qu'il méritait ou ce qu'il ne méritait pas. Il resta néanmoins silencieux, plongé dans ses pensées. Il finit par soupirer et se laisser tomber en arrière, se passant vigoureusement les mains sur le visage, comme pour se réveiller. Puis, il laissa sa main droite glisser dans ses cheveux, les décoiffant -si c'était possible de se décoiffer encore plus encore- et se les ébouriffant. Toujours le regard posé dans le vide, il finit par répondre d'un ton plus las : « Je peux pas... J'arrive pas Karen. C'est pour ça que je suis partis il y a deux ans. Je culpabilisais trop d'être avec toi, j'avais l'impression que Marissa ne me pardonnerait jamais, qu'elle me regardait de là-haut et que je lui faisais du mal. Sinon, je serais resté. » Il redevint subitement un peu plus nerveux, alors que quelque chose d'autre lui trottait dans la tête. Il ouvrit la bouche pour commencer : « Et même-là j'ai... je... » Finalement, il se renfrogna, n'en disant pas plus. Non, il ne pouvait pas lui parler d'Ava. Il ne pouvait pas lui dire qu'il avait rencontré quelqu'un qui était le portrait craché de Marissa et qu'il avait des sentiments pour elle. Qu'il l'avait embrassé, aussi... Abattu, il soupira bruyamment. Il était totalement paumé et ne savait plus ce qu'il devait faire pour se sortir de cette situation.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Lun 18 Avr 2011 - 22:29

Les spectateurs de leur scène, il fallait l’avouer assez mouvementée, devaient probablement se demander ce qui était entrain de se passer. On aurait presque pu croire que les deux jeunes répétaient pour une pièce de théâtre ou autre, mais il n’en était rien. Jay claqua son poing sur la table assez brusquement ce qui ne manqua pas encore une fois d’attirer les regards des différents clients du Starbuck, ils suivaient la scène avec beaucoup d’intérêt. C’était probablement pour cela qu’ils ne s’étaient pas encore fait viré de l’endroit, ils attiraient presque les clients puisque ceux-ci restaient plus longtemps pour suivre leur discussion et commandaient donc des petits en-cas durant leur observation. Jay Mazelwood et Karen Sanders ne sont pourtant pas des bêtes de foire ! Le silence était complet à l’intérieur du café, seul la voix criarde du jeune blond et la voix posée de la jeune femme se faisaient entendre. « Tais-toi ! Ce n'est pas parce que je refuse de rencontrer quelqu'un que j'arrête de vivre pour autant ! Il n'y a pas que ça dans la vie ! Je suis très heureux comme ça. Et je sais que je serais plus heureux en restant seul et fidèle à Marissa, plutôt qu'en me remettant avec quelqu'un. » Il n’avait pas totalement tord, puisque l’amour n’était pas tout dans la vie, en effet, mais rare sont les personnes qui préfèrent être seul plutôt qu’avec quelqu’un qu’elles aiment. Elle savait que le jeune homme avait toujours été un romantique dans l’âme, elle s’en doutait fortement, et ne pas aimer devait probablement être dur pour lui. Certes, il aimait toujours Marissa, mais il était plus difficile de lui donner de l’amour maintenant qu’elle n’était plus là. Il devait refaire sa vie, trouver quelqu’un d’autre qui pourrait le consoler et l’aider à reprendre pied, mais il ne comprenait pas que cela ne voulait pas dire qu’il trahirait Marissa en trouvant quelqu’un d’autre, seulement qu’il arriverait à trouver la paix. Elle l’avait trouvé elle, non ? Elle poussa un soupir désespéré, ne sachant plus comment faire pour lui montrer qu’il avait encore beaucoup de choses à connaître, à vivre. Le fait d’être papa, par exemple, il n’avait jamais été papa ! « Si tu le dis, Jay, si tu le dis … Mais pense quand même à ce que je t’ai dis, c’est pour ton bien tu sais … » Probablement que ça l’était.

Elle eût alors l’impression qu’il commençait de nouveau à se calmer, tant mieux. « Je peux pas... J'arrive pas Karen. C'est pour ça que je suis parti il y a deux ans. Je culpabilisais trop d'être avec toi, j'avais l'impression que Marissa ne me pardonnerait jamais, qu'elle me regardait de là-haut et que je lui faisais du mal. Sinon, je serais resté. » Elle lui adressa un petit sourire compatissant avant de poser sa main sur celle du jeune homme, comme pour essayer de le rassurer et de le calmer par la même occasion. Pensait-il réellement cela ? Que Marissa souhaitait qu’il soit malheureux sans elle ? Elle ne le pensait pas. Marissa avait toujours été une jeune femme généreuse et emplie de bonté, elle ne voudrait pas que son bien-aimé souffre le restant de sa vie durant. Cependant, elle comprenait en quelques sortes les réactions du jeune homme. En quelque sorte. Elle s’était déjà demandé comment elle aurait réagi si Zayne était tué, mais elle n’avait jamais réussi à savoir réellement ce qu’elle aurait fait. C’était impossible à imaginer mais elle comprenait clairement qu’elle ne se serait pas remise dans une relation avec quelqu’un d’autre pendant des lustres. Ou même probablement jamais. Alors pourquoi faire la morale à son ami Jay ? Elle n’en savait rien. Probablement que si elle avait été dans la même situation, elle aurait apprécié que quelqu’un soit là pour l’aider à s’en sortir. « C’est pas grave. Je ne t’en veux pas. Je pense que si tu étais resté cela n’aurait probablement pas changé grand-chose, tu sais. Et puis, ce n’était peut-être pas une mauvaise chose pour toi d’avoir quitté Miami un peu. Changer d’air et tout, après ça …» Ça, l’accident quoi. Marissa lui manquait énormément à elle aussi, après tout elles se connaissaient depuis toujours et étaient de très bonnes amies, probablement les meilleures. Elle ne l’oublierait jamais et s’être réconcilié avec Jay suite à la perte de son amie, était en quelque sorte une preuve pour lui montrer à elle tout là-haut, qu’elle serait là pour prendre soin de son amour en son absence, du mieux qu’elle le pouvait. Dommage qu’ils n’aient jamais réussi à bien s’entendre de son vivant.

« Et même-là j'ai... je... » Il s’interrompit alors et la jeune femme fronça les sourcils, attendant la suite mais il ne semblait pas déterminé à en dévoiler plus. Elle l’observait dubitative avant de demander : « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Mar 26 Avr 2011 - 19:46


Karen & Jay

« On n'est jamais aussi seul que lorsqu'on est sans espoir.
Surtout lorsqu'on n'a plus d'espoir de pouvoir rompre le cercle de sa solitude. »



Jay était furieux certes, mais cette colère trahissait surtout toute l'angoisse qui grandissait en lui. Il était totalement perdu et il refusait de voir plus loin que le bout de son nez, s'enfermant dans une douleur inutile. Mais la vie n'est pas simple et l'on contrôle rarement les choses contrairement à ce que l'on pouvait croire. Victime de lui-même et prisonnier de son passé, Jay faisait ici preuve d'une trop grande droiture morale. Tant et si bien qu'il en souffrait et se fermait à un nouveau bonheur. Mais ça, il n'en avait pas conscience, refusant d'ouvrir les yeux et de voir cette évidence. S'en rendre compte maintenant, ce serait comme réaliser qu'il a peut-être gaspiller plusieurs mois de sa vie et qu'il est passé à côté de choses qui auraient pu être sensationnelles pour lui. Et ça, c'était trop dur à encaisser. Alors il tournait en rond dans un véritable cercle vicieux, et l'espoir d'en sortir diminuait progressivement jusqu'au jour ou il serait trop tard pour en sortir. Condamné alors à une vie de solitaire, jusqu'à ce qu'il retrouve Marissa là-haut. A croire qu'il aimait souffrir celui-là. Karen, finit par soupirer, certainement lasse d'essayer de le convaincre alors qu'il n'écoutait rien à ce qu'elle disait. Elle faisait tant d'efforts pour essayer de lui sortir la tête de l'eau et lui passait son temps à la repousser, refusant bêtement son aide. Alors qu'au fond, il savait pertinemment que Karen était la mieux placée pour savoir ce que Marissa aurait voulu pour Jay. Mais le chagrin l'aveuglait et il ne parvenait plus à sortir du rythme de vie qu'il avait acquis au bout de deux ans. Son amie finit par lâcher, abandonnant à nouveau la partie face aux réactions démesurées de Jay qui ne faisait que susciter l'intérêt des clients et pas du tout avancer le débat : « Si tu le dis, Jay, si tu le dis … Mais pense quand même à ce que je t’ai dis, c’est pour ton bien tu sais … » Jay se calma quelque peu et n'ajouta rien, restant songeur. Pour son bien... Oui, c'était vrai qu'il n'était pas bien en ce moment, mais il était persuadé de le mériter.

Se livrant avec plus de sérieux, Jay lui expliqua alors pourquoi il était partit à l'époque. La culpabilité l'avait étouffé et il avait préféré prendre la fuite, espérant ainsi calmer ses tourments. Mais ça n'avait fonctionné qu'à moitié, la preuve en était qu'aujourd'hui il n'était toujours pas passé à autre chose. Soudainement abattu, il semblait fatigué et las de tout ça. Il savait que ça ne pourrait pas durer éternellement et il ferait mieux d'accepter l'aide et les conseils de Karen tant qu'il en était encore temps. Se faisant alors douce, elle posa une main réconfortante sur celle de Jay. Le garçon releva les yeux vers elle, cherchant à répondre à son sourire compatissant, mais cela ressemblait plus à un rictus dépité qu'autre chose. Karen était la seule personne qui pouvait réellement "comprendre" ce qu'il ressentait. Non pas qu'elle ait vécue la même chose, mais elle avait été une amie proche du couple et elle savait ô combien l'amour qui avait unit Jay et Marissa avait été fort. Il semblait inépuisable. D'une voix rassurante et douce elle répondit : « C’est pas grave. Je ne t’en veux pas. Je pense que si tu étais resté cela n’aurait probablement pas changé grand-chose, tu sais. Et puis, ce n’était peut-être pas une mauvaise chose pour toi d’avoir quitté Miami un peu. Changer d’air et tout, après ça… » Jay lui offrit un sourire plus convaincant, se faisant reconnaissant. Il hocha faiblement la tête, comme un enfant qui aurait eu un gros chagrin parce qu'il aurait perdu son jouet préféré et que sa mère venait de le réconforter, lui promettant de lui en acheté un nouveau. C'était vrai que parfois, Jay avait vraiment le comportement d'un petit garçon. Mais c'était ce qui le rendait si touchant et naturel. Jay ne mentait pas, ni sur lui, ni aux autres. Il ne jouait pas de rôle, rien. Il était juste lui, Jay Marlon Mazelwood. Mais il restait pour le moins des plus spéciales et il fallait s'habituer à son caractère qui pouvait parfois en déstabiliser plus d'un. Karen faisait partit de ces gens là, se montrant d'une grande patience face à ses comportements parfois totalement puériles ou déraisonnables.

Et puis, Jay se livra un peu trop. Il commença une phrase, l'esprit totalement obsédé par Ava et ce baiser. Mais finalement, la fin ne pu sortir et il se ravisa, jugeant plus intelligent de s'abstenir. Néanmoins, c'était sans compter sur la curiosité légendaire de Karen. « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? » Jay aurait bien haussé les épaules et répondu que non, il n'y avait rien. Mais à force, il connaissait Karen et il savait qu'elle était plus obstinée qu'une mule quand elle s'y mettait. Impossible de lui échapper. Et Jay n'était pas d'humeur à batailler pour en sortir victorieux. De toute façon, ça ne pourrait pas lui faire de mal de lui raconter ce qu'il traversait en ce moment, elle l'aiderait peut-être à y voir plus clair... Soupirant, blasé, il finit par expliquer : « Bin, c'est que... J'ai rencontré quelqu'un. Enfin, c'est... compliqué. » Oh oui, compliqué était le mot parfait pour décrire ce qu'il y avait entre lui et Ava. Et à vrai dire, il était quasiment persuadé d'avoir foutu en l'air toutes ses chances d'aller plus loin avec elle après l'avoir foutu à la porte aussi méchamment alors qu'il venait de l'embrasser. Bref, il nous avait encore fait du grand Jay quoi. Dans la merde jusqu'au cou, il soupira et avoua finalement : « Elle habite dans le quartier et... Et il y a quelques soirs de ça et bien... Je l'ai embrassé. On se disputait et je l'ai embrassé comme ça, sans réfléchir. Oh, je regrette pas.. mais il se trouve que... enfin... » Il toussota, subitement nerveux. Il se passa une main derrière la nuque et lui offrit un petit sourire honteux avant de continuer : « J'ai paniqué après ça et je l'ai mise dehors en lui disant que je ne voulais plus la revoir. Je sais, je suis le mec le plus stupide de cette planète, c'est pas un scoop tu m'diras. » Il soupira à nouveau, alors qu'un voile de chagrin venait de recouvrir ses prunelles. Il en avait presque les larmes aux yeux. Et dans un murmure il souffla : « Elle ressemble tellement à Marissa... » Les yeux dans le vide, il posa sa joue dans sa main, prenant appui sur la table avec son coude. A moins d'un miracle, il ne savait vraiment pas comment il allait pouvoir se tirer de là. Karen était un peu son "dernier espoir" pour l'aider.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Ven 6 Mai 2011 - 11:29

Leur discussion redevenait à nouveau calme et plus ou moins normale, la jeune femme profitait alors de la réflexion de son jeune ami pour lancer des regards noirs aux autres clients du Starbuck Coffee, afin qu’ils détournent le regard et se mêlent enfin de leurs affaires. Cela marchait plus ou moins mais à peine elle retournait à nouveau le regard vers Jay, que tous les autres leur lançaient de nouveau des coups d’œil. Il n’y avait vraiment aucune intimité à Miami. Même si la jeune femme s’exaspérait de devoir toujours ressasser les mêmes choses en espérant que cela rentrerait un jour dans le cerveau de Jay Mazelwood, elle se montrait d’une grande impatience ce qui était plutôt rare venant de la jeune femme. Elle était persuadée qu’il ouvrirait les yeux un jour. Mieux vaut tard que jamais. Enfin, espérons qu’il ne les ouvrirait pas trop tard non plus car elle n’était pas certaine que dans cinquante ans, beaucoup de femmes voudraient encore de lui, une fois que son charme inné et sa blondeur charmante aurait laissé place à un visage ridé et des cheveux gris.

Karen attendait alors la réponse du jeune blond, curieuse de savoir ce qui le tracassait tant. « Bin, c'est que... J'ai rencontré quelqu'un. Enfin, c'est... compliqué. » Immédiatement, un sourire s’afficha sur les lèvres de la jeune femme. D’un coté, elle était surprise, pensant alors que le jeune homme était plus avancé dans l’étape du je-passe-à-autre-chose qu’elle ne le croyait au départ. Compliqué ? Il faut dire que tout était toujours assez compliqué avec Jay M. Mazelwood, à croire qu’il adorait se compliquer la vie mais de toute manière l’amour en soi est déjà très compliqué tout seul alors bon. Elle préféra ne rien répondre à cela, persuadée qu’il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin sur ses révélations. Elle n’eut pas tord. Il soupira alors puis continua sur sa lancée. « Elle habite dans le quartier et... Et il y a quelques soirs de ça et bien... Je l'ai embrassé. On se disputait et je l'ai embrassé comme ça, sans réfléchir. Oh, je regrette pas… mais il se trouve que... enfin... » Vraiment très intéressant tout cela. Elle voulut lui demander qui était cette jeune femme qui lui faisait tourner la tête, mais pensant que c’était déjà pas mal qu’il se confesse comme cela, elle le laissa garder cela en secret. Alors qu’il ne finissait pas sa phrase elle fit une petite mimique d’impatience. « Que ?? » Après Jay qui avait eu un comportement de petit garçon attristé, c’était au tour de Karen de retomber en enfance. Elle trépignait sur place, impatiente et curieuse de connaître toute l’histoire. Elle adorait apprendre des secrets, cela la rendait toute folle. « J'ai paniqué après ça et je l'ai mise dehors en lui disant que je ne voulais plus la revoir. Je sais, je suis le mec le plus stupide de cette planète, c'est pas un scoop tu m'diras. » Elle hochait à présent la tête devant la remarque du jeune homme concernant sa stupidité. En effet, quel con ! Si cette jeune femme ne le prenait pas déjà pour un débile mental, un attardé ou fou (comment ça c’est la même chose, et alors ?!), c’est que Jay devait avoir vraiment de la chance car elle devait être vachement patiente et encore. Elle poussa un soupir tout en essayant de se mettre à la place de la jeune femme pour mieux imaginer la scène. « Elle ressemble tellement à Marissa... » Karen haussa un sourcil. Elle espérait sincèrement qu’il ne s’intéressait pas seulement à cette jeune femme pour sa ressemblance avec Marissa, car cela ne serait pas vraiment très correct s’il essayait de remplacer Marissa par quelqu’un qui lui rappellerait trop celle-ci. Elle ne fit cependant aucune remarque sur cela, pensant que le jeune homme le prendrait très mal et ne voulant pas spécialement qu’il ait à nouveau une crise de nerfs et qu’il se mette à crier dans tout le café. Elle se contenta alors de lui donner quelques conseils. Après tout, c’était ses affaires, si elle lui plaisait cette femme, tant mieux pour lui. « Mais rien n’est perdu tu sais. Tu peux toujours essayer de te rattraper en allant la voir et en lui expliquant tout. En tout cas, il faut que tu lui dises la vérité Jay, tu ne peux pas la faire tourner en rond parce que tu n’es pas sûr de ce que tu veux ou que tu n’es pas sûr d’être totalement prêt. Si elle tient vraiment à toi, elle comprendra, sinon c’est que ce n’est probablement pas la bonne personne avec qui tu peux espérer quelque chose de concret. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her Lun 9 Mai 2011 - 22:29


Karen & Jay

« On n'est jamais aussi seul que lorsqu'on est sans espoir.
Surtout lorsqu'on n'a plus d'espoir de pouvoir rompre le cercle de sa solitude. »



Jay lui, contrairement à Karen se fichait de plus en plus des clients qui les regardaient. S'ils n'avaient que ça à faire après tout... De toute façon, Jay était tellement à côté de la plaque qu'il était quasi persuadé que les gens ne les entendaient pas. Vous savez, un peu comme dans un film muet. On a les gestes, mais le son. Bien sûr, il se fourrait le doigt dans l’œil et bien profondément. Mais au moins, ça lui évitait de se laisser distraire. Chose dont il semblait être le roi. Quand Jay partait dans ses délires, il était capable de se mettre à observer un gros nuage, craignant qu'il ne déverse quelques gouttes sur le linge qu'il avait étendu dehors alors qu'on venait de lui apprendre que sa mère était morte. Bon, j'exagère peut-être un peu, mais c'était tout comme en tout cas. C'était ce qui faisait son charme ! Non ? Bon, tant pis. Chacun ses tares, il faut juste s'y habituer. Oh évidemment, je parle pour l'entourage hein. Lui ça va, pas de problème, il s'est très bien habitué à lui-même, tout roule, la vie est belle ! L'avantage avec Jay, c'était que du coup, il n'était pas du genre à se plaindre. Et ça, c'était un excellent point qui rattrapait tous les autres plus sombres. Car avouons-le, qui y a-t-il de plus pénible que d'entendre une personne geindre à longueur de journée ? L'horreur ! Mais je m'égare et revenons-en à nos moutons.

Jay, soudainement très sérieux, un air grave planant sur le visage, il commença à lui expliquer qu'il avait "rencontré" quelqu'un. Il fronça les sourcils au sourire de Karen, l'air de dire : y a pas de quoi se réjouir. Il fallait avouer que d'un côté, c'était tellement compliqué entre lui et Ava, qu'il ne pensait pas pouvoir arriver à quoi que ce soit au final... Il avait conscience -même si en apparence on ne dirait pas- de ce qu'il lui infligeait. Et très sincèrement, qu'elle femme accepterait d'endurer ça ? Surtout en se doutant très fortement que ça n'aboutirait sur rien, que c'était de la souffrance inutile. Jay était persuadé que ça n'existait pas les femmes comme ça. Ni les hommes d'ailleurs. Sauf peut-être lui, allé savoir. Il était bien capable de se priver d'un nouveau bonheur tout ça pour rester fidèle à une femme qui n'était plu. Tout ça pour dire qu'il pensait très sincèrement avoir foutu toutes ses chances en l'air. Enfin pour ça, il aurait déjà fallut qu'il ait la moindre chance. Et ça, il n'avait pas eu l'occasion de le savoir étant donné qu'il avait foutu Ava à la porte aussitôt après, sans lui laisser le temps de riposter, ni rien. Et depuis, c'était le silence radio des deux côtés. En même temps, il était parfaitement compréhensible qu'Ava ne revienne pas vers lui. Qui retournerait se jeter dans la gueule du loup alors que celui-ci vient de vous en cracher ? Personne. Il réalisait avec angoisse que s'il voulait avoir une chance de rattraper le coup, il allait devoir se donner un sacré coup de pied au cul ! Et c'était certainement pour ça qu'il venait de se confier à Karen : il espérait qu'elle lui donnerait ce fameux coup de pied, parce que lui il ne trouvait pas le courage de le faire. Il était... faible. Et perdu surtout. Qui ne le serait pas en même temps ? Il continua sur sa lancée juste avant de s'interrompre, n'osant pas avouer la connerie qu'il avait fait. « Que ?? » Karen était visiblement suspendue à ses lèvres et attendait le dénouement de l'histoire avec impatience. Jay soupira, les mots ne venaient pas. Et finalement, ce fut dans une grimace honteuse qu'il avoua qu'il avait foutu à la porte celle qu'il avait embrassé. Cette fille qui faisait renaître en lui cette passion dévorante qu'il avait cru éteinte à jamais, en même temps qu'était partie Marissa. Mais il avait eu tort... Bien tort même.

A cette annonce, Karen hocha désespérément la tête, certainement dépité par la connerie de Jay. Ce mec prenait parfois l'allure d'une véritable merde en boite. Heureusement, ce n'était que passager. Son amie soupira, insistant bien sur son exaspération face au comportement totalement imprévisible et puérile de Jay. Que voulez-vous, personne n'est parfait ! Et surtout pas Jay. Non, surtout pas lui. Puis, dans un murmure, il lui expliqua qu'elle ressemblait énormément à Ava. Et c'était vrai qu'au départ, ça l'avait totalement chamboulé. Il avait d'ailleurs prit la fuite, se montrant carrément impoli avec elle. Par la suite, il n'avait cessé de la repousser. Parce que ça lui faisait mal de la voir, mais aussi parce qu'il ne voulait pas faire l'erreur de s'attacher à elle juste parce qu'elle ressemblait à sa défunte femme. Elle n'était pas Marissa, il devait se le mettre en tête. Mais voilà, Jay avait été séduit malgré tout. Et pas parce qu'à chaque fois qu'il posait les yeux sur elle, il voyait son épouse. Mais bel et bien parce qu'il était tombé sous le charme de sa personnalité. Certes un poil horripilante, collante et agaçante sur les bords ! Mais c'était malgré tout grâce à ses jolis petits défauts qu'ils en étaient là aujourd'hui. Mais les gros vilains défauts de Jay foutaient tout en l'air. Et après on dit que les femmes sont compliquées ? La bonne blague. Jay était un véritable casse-tête à lui tout seul. « Mais rien n’est perdu tu sais. Tu peux toujours essayer de te rattraper en allant la voir et en lui expliquant tout. En tout cas, il faut que tu lui dises la vérité Jay, tu ne peux pas la faire tourner en rond parce que tu n’es pas sûr de ce que tu veux ou que tu n’es pas sûr d’être totalement prêt. Si elle tient vraiment à toi, elle comprendra, sinon c’est que ce n’est probablement pas la bonne personne avec qui tu peux espérer quelque chose de concret. » Jay avait posé ses prunelles claires dans celles de son amie, songeur. Oui, elle avait très certainement raison... Et puis, elle était une femme, elle savait ce genres de choses là elle. Il effectua une petite moue découragée et soupira en haussant les épaules. Oui, peut-être bien qu'elle avait raison, mais c'était tout de même plus facile à dire qu'à faire... Après quelques longues secondes de silence, il finit par ajouter à mi-voix : « T'as sans doute raison... Mais c'est dur ! Je suis pas sûr d'y arriver. Et même si j'y arrive, et qu'elle comprend, je peux rien lui promettre... J'sais pas où ça va nous mener tout ça, ça m'fait peur. » Il avait déjà suffisamment souffert après la mort de Marissa. Il n'était pas sûr d'être prêt à encaisser encore la moindre déception, aussi légère soit-elle. Il jeta un coup d'oeil à son portable et écarquilla les yeux. Fichtre ! Le temps filait à toute allure, il devait déjà retourner sur le chantier. Il commença à sortir sa monnaie pour le pourboire et expliqua : « Mince, je vais devoir te laisser. J'ai du boulot qui m'attend moi ! On est sur un chantier, c'est une véritable tuerie sérieux. Je m'éclate grave, les échafauds tiennent à peine debout, j'ai faillit m'éclater déjà trois fois. Le flippe ! » Un large sourire était alors venu transformer son visage, laissant réapparaitre le Jay enfantin et insouciant, qui se rit du danger, qui l'adore même ! Jay dans toute sa splendeur quoi.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: you had better to forget her

Revenir en haut Aller en bas
 

you had better to forget her

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Fairway Place-