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 Hips don't lie#Adrian

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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Mer 27 Mai 2009 - 13:16

Adrian avait posé cette question pour la complimenter sans en avoir l'air. Il se doutait qu’on n’avait pas lui dû dire souvent. La façon dont elle réagissait, son visage lorsqu’il essayait de la séduire…Elle ne devait pas y être habituée. Il marquait sûrement quelques points supplémentaires à s’élancer dans ce défi yeux fermés. Elle se retourna. Adrian mit sa main devant ses yeux pour se cacher du spectacle désolant dont il était, à contre-cœur, le héros déchu. Il n’assumait pas de voir ce massacre, toutes les erreurs qu’il commettait chaque fois qu’il la voyait. Pourtant, il rêvait toujours de lui avouer mille et une choses. Et, devant elle, tout paraissait insignifiant et ridicule. Il se contentait d’agir à l’aveuglette, les yeux bandés en espérant que cela plairait.

S’il avait à redire les mots du poète… Il aurait simplement regardé ses yeux. Sûrement n’aurait-il rien dit. Il arrive à un moment où les mots les plus forts deviennent inutiles, où décrire l’instant revient à le déparer. C’était l’un de ces moments qu’ils vivaient. Comment aurait-ils pu le qualifier ? Ils le ressentaient, ces frissons et ces grimaces, ces hontes inavouées et ces remords. Cela ne valait rien sans leur peau frissonnante et leurs yeux charmés. Il la regarda avoir froid. Il fallait qu’il la console. Cette envie se décupla lorsqu’elle se remit à parler de voix douce. « Ce n’est pas de ta faute », se répéta-t-il en lui. Et c’était bien pire. N’était-ce pas lui qui générait ses tourments ? C’était la seule chose qu’il espérait pourtant. L’approcher lui était trop difficile, mais est-ce qu’approcher quelqu’un était aussi compliqué. Etait-elle en train de pleurer ? Il se sentait coupable de ses larmes. Il n’aimait pas les voir couler. Il lui dit calmement :

▬ Ferme les yeux.

Il attendit qu’elle le fasse et se leva pour la prendre dans ses bras. Il ressentit à nouveau cette vague intense, son cœur se soulever et une impossibilité de respirer pourtant si revigorante. Sa poitrine battait la chamade, ses yeux se fermèrent et ses mains entourèrent son dos. Adrian savourait cet instant plus qu’aucun autre. Il se sentait revivre. La peur qu’il avait éprouvée jusque là s’était éteinte par cet acte. Mais s’il avait senti le besoin de la protéger c’était parce qu’elle avait pleuré. Et il était presque honteux de se dire que c’était par sa faute. S’il n’avait pas été là, se serait-elle rendu compte du bonheur illusoire qu’elle bâtissait depuis quelques temps ? Il serait parti si elle ne lui avait pas demandé de ne pas le faire. Mais elle avait tantôt donné une autorisation, tantôt une demande. « Tu peux partir...Ne pars pas. » C'était différent.

▬ Je suis désolé. Je sais que c’est ma faute. Mais je veux pas te voir triste.

Sa tête était contre la sienne, et il regardait devant lui, lorsqu’il ne fermait pas les yeux d’apaisement. Il sentait son épaule se mouiller sous ses yeux embués de larmes. Il voulait la serrer toujours plus fort. Mais il ne le faisait pas, il essayait de retenir toute son ardeur. Comme s’il craignait de casser la petite poupée de porcelaine qu’elle était. Ses cheveux de jais s’étendaient en cascade sur son dos, et ses yeux bleus semblaient tout tristes. Sa peau diaphane et ses ses joues rosies rappelait celles des poupées que les enfants collectionnent avec passion. Il paraissait y avoir une mélodie douce dans la pièce. Elle n’existait pas, mais comme les adolescents disent voir des étoiles à leur premier baiser, il croyait entendre une musique adoucir la violence de la tristesse de Rachel.

▬ Ça fait parti de ma vision du bonheur, dit-il.

Et il ferma de nouveau ses yeux.


Dernière édition par Adrian D. Taylor le Mer 27 Mai 2009 - 19:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Mer 27 Mai 2009 - 19:17

Pale brows, still hands and dim hair,
I had a beautiful friend
And dreamed that the old despair would end in love in the end:
She looked in my heart one day
And saw your image was there;
She was gone weeping away.
(Yeats)

Et Rachel voyait le coeur d'Adrian. Il était grand, généreux, enfantin, rêveur, enthousiaste, passionné, bon-vivant, romantique, honnête... et tant d'autres adjectifs qu'elle mourait d'envie de découvrir. Perdue par sa curiosité, un autre visage était apparu. Celui de Don. Elle se sentait si mal pour lui. Elle n'aimait pas sa faiblesse. Elle aurait voulu que ses pilules soignent ce joli défaut qu'elle cherchait à tout prix à se débarrasser depuis des années. Adrian la rendait forte et faible à la fois. Toujours ces sentiments contradictoires pour lui. Alors que tout était si simple avec Don. Elle l'aimait, c'était clair comme de l'eau de roche. Seulement il avait fallu qu'elle soit si proche de cet ange de la Vie pour tout remettre en question. Elle ne pensait pas que c'était sa rencontre avec Adrian qui avait provoqué l'incendie xD, mais le fait qu'il ait été là pour la retirer des flammes et lui redonner sa vie... avait bouleversé sa conception de la vie. Elle l'avait confessé à Don, elle voulait fuir, elle avait toujours voulu fuir. Mais avant, c'était avec lui qu'elle voulait tout envoyer en l'air. Maintenant, elle ne savait plus.

"Ferme les yeux."

Comme s'il avait le pouvoir de rassurer son petit coeur perdu, elle l'écoutait sans rien dire. Ses larmes parlaient déjà assez, révélant une crainte qu'elle aurait préféré taire. Rachel ferma donc ses yeux humides, mais elle voyait Don encore et encore. Elle ne pouvait pas s'empêcher après tout, c'était son mari, son ami, son amour, son amant, sa vie ! L'image se brouilla tandis que le flot de larmes coulait. Et disparut lorsqu'Adrian soudainement la prit dans ses bras.

"Je suis désolé. Je sais que c’est ma faute. Mais je veux pas te voir triste."

Rachel garda les yeux fermés. Elle maintenait ses bras croisés contre son ventre, comme s'ils servaient de barrière avec le corps d'Adrian. Elle était toute tendue, et essayait de ravaler ses larmes. Elle ne voulait pas qu'il la voit triste non plus! C'était si insupportable de voir quelqu'un pleurer, on se sentait si impuissant devant des larmes, elle le savait, et elle savait qu'Adrian ressentait la même chose. Don... lui aurait souri. Et elle aurait passé à autre chose. Mais là, il se trouvait qu'il n'était pas là. Et toute la pression qu'elle avait essayé de contenir depuis des semaines avait trouvé le moyen d'évacuer en la présence d'Adrian, qui en effet était l'élément déclencheur, celui qui avait appuyé là où il ne fallait pas... Rachel se mit à renifler à nouveau en l'entendant s'excuser. Il lui ressemblait tellement, c'était si perturbant. Elle posa doucement sa tête sur son épaule... et il posa ses mains derrière son dos. Rachel sentit des frissons grimper le long de sa colonne vertébrale. Le souffle d'Adrian dans ses oreilles lorsqu'il parlait ne l'apaisait pas, au contraire, son coeur s'affolait d'autant plus. Elle se força à ne pas lâcher ses mains et à résister à l'envie de les enrouler derrière la nuque du beau blond.

"Ça fait parti de ma vision du bonheur"

Rachel se mit à rire légèrement, toujours le menton posé sur l'épaule d'Adrian.

- Sauver les demoiselles en détresse, réconforter les femmes mariées?

Rachel décroisa les bras et se décolla légèrement de lui pour pouvoir s'essuyer les yeux. Elle ne lui disait pas de cesser cette étreinte, elle gardait son corps proche du sien, comme si elle y était à présent collée et incapable de s'en détacher. Elle baissa les yeux, ses cils cachant quelques larmes qui s'y étaient accrochés. Elle riait de sa propre naiveté (L). Elle releva doucement les yeux *_* en le regardant, avec sa petite moue triste *_*.

- Et quand je te dis que je ne peux pas t'approcher, alors c'est toi qui le fais...

Rachel ne posait pas de questions, elle faisait une simple constatation. Rachel tremblait légèrement des mains, ne sachant quoi en faire. Elle savourait simplement la sensation d'avoir celles d'Adrian encore sur son dos. Elle se demandait s'il ressentait vraiment la même chose qu'elle sur le moment. Il ne semblait rien montrer, aussi têtu qu'elle (L). Rachel soupira et leva une de ses mains doucement. Le geste était lent, beau, hésitant, dangereux, malheureux, maladroit, mauvais! Elle posa un à un ses doigts sur la joue d'Adrian, en regardant avec des yeux effarés son corps agir sans qu'elle le contrôle. Si elle savait qu'Adrian se retenait là >< xD.

- Je vais mieux, merci.

Rachel ne quitta pas des yeux le regard d'Adrian. Il était devenu soudainement moins... sûr de lui, comme si la main de Rachel sur sa joue le perturbait fortement. Elle réalisa qu'elle aussi avait ses effets sur lui. Elle retint ce détail pour rassurer son égo xD, mais aussi pour rassurer ses doutes. Elle trouvait qu'il avait la peau douce, et chaude, très chaude, alors qu'il ne rougissait pas forcément sur le moment. Etait-il toujours aussi chaleureux alors? avec tout le monde? avec d'autres femmes? Rachel retira sa main délicatement et s'essuya à nouveau les yeux. Heureusement qu'elle ne se maquillait pas, le mascara ça coule x) xD. Elle attrapa les bras d'Adrian pour que ses mains se retirent de son dos et atterrissent dans ses mains à elle.


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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Mer 27 Mai 2009 - 22:05

Il sentait ses mains dans son dos, sa nuque près de la sienne, l’incitant presque à l’embrasser. Elle semblait lui crier de la frôler et d’y blottir sa tête absente. Il sourit, émettant un petit souffle. Elle avait toujours cette façon nonchalante de rendre les gestes d’Adrian presque inutiles ou ridicules, presque drôles alors qu’il essayait tout ce qu’il pouvait pour les rendre romantique. Il n’excellait pas dans cet air et il croyait beau chaque attitude qu’il avait vu, plus jeune, dans les films à l’eau de rose. La manière que les hommes avaient d’entourer l’élue de leurs bras virils, leurs regards profonds, si intenses ou les échos de leurs rires intimidés. Il n’essayait pas de prévoir ou de refaire ce qu’il avait observé, mais les gestes lui revenaient parfois et s’il s’enorgueillissait d’avoir su s’en souvenir. Il lui répondit, sur le même ton :

▬ Pourquoi tu t’attribues ça comme un trait de caractère ? C’est pas comme ça qu’on se présente. Tu vaux plus que ça quand même.

C’était ce qu’il craignait le plus dans le mariage, ne plus exister qu’à travers les yeux de l’autre. Et partout où on allait, se déclarer marié, comme si cela faisait de soi une personne condamnée, privée de liberté. Le mariage, que signifiait-il à part argent ? A-t-on besoin de papiers pour se dire amoureux ? A-t-on besoin d’une cérémonie pour officialiser une union ? Adrian ne voyait pas du tout les choses de cette façon, et le mariage revenait à ses yeux en une sorte de pacte entre les amants. Comme si par la force d’une signature, les risques d’adultère se brisaient soudain. Quelle naïveté stupide. Mais, alors qu’il reprochait cette faiblesse aux couples ordinaires, il semblait plutôt trouver des circonstances atténuantes à Rachel. Ses petits yeux avaient besoin d’être réconfortés et de croire à un amour éternel. Un mariage ne suffisait pas à cela, mais peut-être voulait-elle y croire ? Comme lui avait besoin de croire à un avenir heureux et à des possibilités d’avoir Rachel et de la câliner tous les jours, avant d’aller travailler.

Elle s’éloigna à peine de lui, frôlant encore sa peau. Elle était si fragile. La moindre étreinte aurait peu faire bleuir sa peau. Cela effrayait et lui donnait envie d’elle à la fois. Il était vrai qu’elle lui avait dit qu’elle ne pouvait pas l’approcher. Mais « pouvoir » ne veut rien dire. On peut toujours. Elle était bien près de lui, blottie dans ses épaules, à se consoler paisiblement. Comment aurait-elle fait ? Elle serait restée debout, sans rien dire, se retenant de pleurer à torrents. Il sourit pensivement. Il ne pouvait pas s’éloigner d’elle, qu’y pouvait-il ? Et, dans ce cas-là, ce verbe prenait tout son sens. Il se sentait trop attiré par elle pour avoir la force de s’en éloigner. Il ne résistait pas. Et s’il essayait, c’était dans l’espoir d’un retour plus fort encore. Ses petites mains vinrent caresser ses joues. Il ne rougit pas. Il les observait, peut-être même trop obnubilé par elles pour que son corps se contrôle.

Il aurait bien essuyé ses larmes sur ses yeux si ses mains ne s’étaient pas senties prises doucement et menées vers les mains..de Rachel. A cet instant il comprit. Il ne sut pas quoi, mais quelque chose venait de s’éclaircir dans son esprit. L’instant qu’il vivait n’était pas comme les précédents. Il ne pouvait pas partir et attendre deux semaines de la revoir. Et elle ne pouvait plus se faire invisible en évitant sa présence. Ils étaient liés, tant par leurs mains qui se tenaient que par leurs yeux qui ne se lâchaient plus, et leurs petit cœurs qui battaient ensemble. Elle avait les mains tièdes, et lui les mains brûlantes. Il voulait la connaître parfaitement, sur le bout de ses doigts. Et qu’il puisse brandir ses traits de caractère comme une arme face à ses peurs. Il lui sourit, ne décollant pas son regard du sien, et lui demanda d’une voix calme :

▬ Dis-moi que ce moment vaut les deux semaines d’attente interminable…
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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Mer 27 Mai 2009 - 23:26

A vrai dire, elle aimait se dire "mariée". Elle aimait porter le nom de Menken. Elle aimait être identifiée par rapport à son mari comme lui pouvait être identifiée par elle. C'était comme s'ils ne faisaient qu'un. Elle avait toujours cette conscience de penser pour deux, et savait que Don aussi lorsqu'il travaillait comme un acharné pour rembourser leurs dettes, c'était pour eux qu'il se battait. C'était peut-être moins romantique en apparence, mais tout à son honneur. Rachel caressa la joue d'Adrian comme si elle pouvait lire en lui rien qu'avec ce toucher. Elle se sentait étrangement engourdie. Elle savait qu'elle était en train de tomber, mais que c'était lui qui la rattrapait. Rachel ne savait pas comment arrêter de s'engouffrer dans une pareille situation. Comme il venait de le supposer, quelque chose avait changé entre eux, et elle ne pouvait pas faire machine arrière. Rachel chuchota doucement.

- Mais c'est parce que je suis madame Rachel Menken que tu restes encore là. Tu le sais très bien au fond. Le jour où je m'adonnerai à toi, les choses changeront. Rien que ce moment-ci, tu le sais, je le sais, ça vient de nous faire flipper tous les deux. Tu ne veux pas t'engager, ton esprit est bien trop libre pour être sérieux avec une seule femme. Je ne dis pas que tu n'es pas capable de l'aimer, mais tu ne pourras plus jamais être satisfait si un jour tu m'obtiens.

Rachel gardait les mains d'Adrian dans les siennes pendant qu'elle essayait de le raisonner, mais également se raisonner elle-même.

- J'aime l'idée que Don m'appartient. Et j'aime l'idée que je suis sienne. Ce n'est pas une vision ancestrale des choses, on aurait pu ne pas être mariés, et penser la même chose. Il a mon coeur comme je porte le sien. C'est bien plus beau et bien plus fort que tu ne voudras peut-être jamais l'admettre. Et il y a Samantha. Je ne veux pas lui faire de mal. Ce serait comme briser non seulement le coeur de mon mari, mais le mien en même temps. Toi c'est différent. Tu aimes le rêve de me posséder. Ce qui est déjà très sérieux, et très effrayant pour toi je le consens. Mais... est-ce que les rêves sont tous faits pour être réalisés?

Rachel libéra les mains d'Adrian, en le regardant d'un air navré. Oui, ce moment était différent. Elle n'avait pas fini de le surprendre. Elle n'avait pas fini de lancer les dés et de relancer l'intrigue dans leur non-relation. Rachel passa une de ses mèches de cheveux derrière l'oreille. Elle se recula de son étreinte et retira ses lunettes. Elle se mit à jouer avec le bout de ses lunettes (L) tandis qu'elle regardait Adrian. Elle ne s'imaginait pas avec lui. Pas encore du moins. Il avait réussi à la troubler, à se faire apprécier, à être indispensable à présent dans sa vie. Mais était-ce assez? Elle ne s'imaginait pas avec lui. Surtout tant que LUI ne s'imaginait pas avec elle. Rachel prit le livre du Petit Prince qu'il avait laissé sur le tabouret. Elle le redonna à Adrian.

- "Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... "

Rachel se rapprocha de lui sur le bout des pieds. Elle posa sa main sur le buste d'Adrian, et la glissa jusque son coeur. Rachel passa son autre main dans les cheveux blonds d'Adrian, tandis qu'elle prenait la voix du renard qui comparait les cheveux du Petit Prince à du blé. Elle avait une voix légèrement gamine, comme lorsqu'elle racontait une histoire à Samantha. Elle pouvait être très perturbante quand elle voulait. Elle connaissait par coeur certaines tirades de contes qu'elle lisait à sa fille, et le Petit Prince en faisait partie. Ce renard qui écoulait une vie tranquille et ennuyeuse jusqu'à l'arrivée du Petit Prince.

- "S'il te plait, apprivoise-moi!" * moue gamine *

Rachel émit un large sourire. Ses yeux étaient maintenant rieurs. Elle lui lançait un défi en un sens. Non, pas un défi, comme il lui avait déjà dit avant, on se lasse bien vite d'un défi surtout si on l'accomplissait. L'apprivoiser était différent. Elle était consciente qu'elle ne pouvait pas passer sa vie à le repousser, car elle serait alors écroulée sous les regrets. Alors... elle voulait SAVOIR. Juste SAVOIR s'il était capable de la faire tomber amoureuse comme Don l'avait fait. Mais surtout, si elle-même aurait ce pouvoir. Elle savait que c'était dangereux. Ils risquaient de se faire mal l'un l'autre si jamais l'un d'eux ne laissait pas tomber certaines barrières et ne se laissaient pas aller. Mais ... s'ils arrivaient? s'ils arrivaient à s'apprivoiser? Peut-être qu'au final il serait envoûté par Rachel Morrison (son nom de jeune fille xD), et non Rachel Menken? Seul l'avenir le dira, et Rachel relançait donc le dé sous la moue amusée du Dieu du hasard.


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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Ven 29 Mai 2009 - 17:19

Il pensait à ce moment-là, en écoutant ses paroles, qu’elle devait avoir une vision extrêmement dérisoire de ce qu’était l’amour. Lui l’élevait presque au-dessus tout ; ce sentiment qui nous tombe dessus sans que l’on puisse y remédier, cette même vision du courant romantique autrefois. Et elle vivait plus en phase avec le monde actuel. Le divorce existait, le mariage n’était donc plus une privation de liberté ou un engagement éternel. On ne disait plus aujourd’hui « jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Ou bien le disait-on dans l’euphorie du moment. Et, sachant que l’on pouvait se séparer de l’autre, on choisissait l’amour lorsqu’il lui arrivait de croiser notre chemin. Adrian ne voulait pas penser comme cela, et le fait qu’il n’ait jamais été amoureux changeait aussi la donne. Il idéalisait tout, les sentiments devenaient platoniques. Il ne comprenait qu’elle pût penser qu’il se fût ennuyé avec elle. Il attribuait cela à son manque de confiance en elle, qui l’aurait poussée à se croire ennuyeuse. Comme une poupée dont on se lasse après l’avoir maquillée, habillée, et avoir coupé ses beaux cheveux longs. Une fois qu’elle est usée, vieillie par le temps et par les essais en tous genre, on la jette, ou la donne à quelqu’un d’autre. Non ! Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas l’embellir ? Il eut une boule dans sa gorge après écouté Rachel. Il lui semblait qu’elle le prenait pour un enfant, et tout en sachant qu’une grande partie de lui l’était, il sentait que dans ce cas ce n’était pas bénéfique. Mais, lamour dénote d’innombrables moments de liberté, pensait Adrian. Il baissa les yeux, déçu qu’elle le considère ainsi.

▬ C’est comme ça que tu me considères…Comme un gosse avec ses vieux jouets. Une fois qu’il en a eu marre il les déchiquète. Waouh. Eh bien..nan. Je vois pas en quoi avoir un esprit libre empêche la fidélité ou l’engagement. Je trouve qu’on peut être libre avec une seule femme. Mais apparemment j’ai une tête de mec idiot incapable de gérer une relation… Si c’est TOI qui me plais, et aucune autre, c’est peut-être parce que je considère que même après quarante ans t’es encore intéressante, et que t’es assez complexe pour te découvrir tous les jours un peu plus. Je peux m’amuser avec une seule femme, j’ai pas besoin d’en avoir une cargaison pour être content. Et non, contrairement à ce que tu penses, je me fiche que tu sois madame ou pas. Je vais pas m’arrêter sous prétexte que t’es mariée. Ça change quoi ? Y’a un bouton, sur mon cœur, et quand t’appuies t’arrêtes un coup de foudre ? Sympa, la vision des choses.

Il en était presque énervé mais essayait de faire passer ses sentiments avant le reste des choses. Elle devait élever son mari plus haut que lui, et considérer comme un fardeau, ou peut-être comme un animal à dresser. Et cela l’énervait. C’était trop difficile d’écouter ce qu’elle dit.

▬ Arrête de parler. C’est pas toi que j’entends. On dirait un discours pré-enregistré. C’est ça que tu penses ? La vie c’est un devoir et des obligations ? Et les rêves ben, on s’en fiche. On vit pour les penser, et on crève sans avoir même essayé de les réaliser. C’est comme Noël pour les gosses. Ils y croient, ils espèrent tellement avoir le plus merveilleux des cadeaux que, le jour-même, ils sont déçus de voir qu’ils sont pas aussi beaux qu’ils les avaient rêvés ou aussi jolis que sur l’emballage. Mais moi, si j’espère t’avoir un jour, c’est pas pour autant que je te crois plus belle, plus intelligente, plus intéressante qu’une autre. C’est juste que c’est TOI dont j’ai envie ! Et les apparences sont super, oui, mais ça m’aide pas à savoir ce qu’il y a vraiment en toi. Et ça, je l’idéalise pas. C’est peut-être la seule chose que j’idéalise pas d’ailleurs,dit-il lentement, dans un soupir.

Adrian n’entendait pas ses pensées…Il la voyait juste jouer avec ses lunettes, et il sourit, avec un peu de mélancolie. Pourquoi jouait-elle avec lui si elle ne cessait pas de l’éloigner ? Il ne le comprenait pas. Bien sûr, c’était pour essayer de gagner du temps, juste un peu pour réfléchir, et parce qu’elle ne se résolvait pas à l’aimer. Mais lui croyait voir à chaque fois un appel vers un peu de bonheur, et il retombait toujours en écoutant ce qu’elle disait, tout ce qu’elle croyait de lui et qui n’était que des préjugés. Il l’écouta lire un passage du Petit Prince, de ceux qui l’avaient marqué. Le petit renard et le prince. Il fut heureux qu’elle ait choisi cet extrait. Il était significatif. Mais dans son esprit, le souvenir restait après que la personne était partie et…S’il ne voulait jamais partir ? S’il voulait qu’elle n’ait pas à se souvenir de lui ?

Elle se hissait sur la pointe des pieds en mettant sa main sur son cœur. Il fut d’abord un peu paniqué, en comprenant qu’elle pouvait sentir les pulsations de celui-ci…Elle allait savoir, tout savoir…Sentir comme son cœur battait vite quand elle était près de lui. Il sentait comme une intrusion dans son intimité. Il n’avait pas honte de ce qu’il aimait, mais il avait peur de la réaction qu’elle allait avoir. Voudrait-elle toujours qu’il l’apprivoise ? Il sourit d’ailleurs à cette demande. Mais il ne sut pas que répondre. Qu’était-ce qu’un apprivoisement entre humains ? Et de surcroît, entre homme et femme ? Fallait-il qu’il acquiert son amitié en premier ? Il lui dit un grand « oui » en souriant jusqu’aux oreilles. Il la regarda dans les yeux. Il avait envie de se jeter tout de suite sur elle, peu importe cet apprivoisement. Mais il joua le jeu et se souvint du livre. Il alla à l’autre bout de la pièce et s’assit par terre, les jambes croisées, comme le Petit prince. Et, avec un grand sourire, en regardant son visage, il lui demanda :

▬ Est-ce que je peux m’approcher ?
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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Sam 30 Mai 2009 - 15:30

Rachel Menken était une femme parfaite. Epouse idéale, mère attentionnée, amie fidèle, elle renvoyait l'image d'une femme dont l'existence devait être des plus ennuyeuses. Et elle s'était habituée à ce qu'on la considère ainsi. A vrai dire, elle ne se souciait pas de l'avis des autres tant qu'ils n'en étaient pas affectés. Elle était heureuse dans la vie qu'elle menait, même si elle manquait peut-être de piquant. Il avait fallu que cet incendie ravage sa maison et qu'Adrian fasse son apparition dans un coin de son coeur. Elle était heureuse et satisfaite de la vie qu'elle menait. Jusqu'à ...

Il baissa la tête, la mine déçue de ce qu'il attendait. Elle savait qu'il n'apprécierait pas ce discours presque "moralisateur" sur sa conception de l'amour et du couple. Elle n'avait en même temps jamais connu de relations passionnées ou des flirts d'un soir. Elle était d'ailleurs restée en bons termes avec son ex Owen, preuve qu'elle avait partagé plus un sentiment d'amitié pour lui qu'un sentiment amoureux. Rachel baissa également des yeux. Elle était tellement habituée à ne pas voir ses rêves se réaliser, le livre qu'elle voulait écrire avait brûlé dans l'incendie, elle n'était pas assez riche pour entreprendre cette escapade qu'elle désirait tant, et il fallait presque se battre pour que Don accepte d'aller au cinéma avec elle maintenant. Rachel entendit l'agacement dans la voix d'Adrian. Il lui ressemblait tant, mais lui était si différent en même temps. Il était la personnification du rêve qu'elle n'avait jamais vécu. Il ETAIT le Rêve incarné. Il vivait de manière simple, suivant les intuitions de son coeur sans se soucier des conséquences. Ce n'était peut-être pas une preuve de maturité, mais c'était également ce qui faisait son charme. Rachel ne lui reprochait pas son côté gamin, au contraire, lui au moins ne le cachait pas comme elle-même le faisait. Elle aimait le fait qu'il assume tout ce qu'il était, ses défauts comme ses qualités. Elle se sentait peureuse dans sa vision pragmatique des choses. Mais elle... elle... ne pouvait pas faire de mal à Don sans avoir une preuve que cela valait la peine. Qu'est-ce donc qu'une preuve d'amour? ou même plusieurs? La sauver d'un incendie? la complimenter sur son air boudeur? la surprendre dans son lieu de travail? la faire frissonner au moindre contact? Non, ce n'était pas suffisant. Et maintenant, elle consentait à lui laisser, à leur laisser l'occasion de montrer que peut-être... il pouvait y avoir plus qu'une relation si ambigüe.

"Arrête de parler. C’est pas toi que j’entends. [...] C’est juste que c’est TOI dont j’ai envie ! "

Rachel leva les yeux pour affronter l'énervement qu'elle sentait monter en lui. Elle était assez étonnée. Il n'était pas du tout du genre à s'emporter, il avait toujours montrer son calme et son sourire en toute occasion. Elle se mit à comparer son attitude au sien, lorsqu'il l'agaçait à toujours en profiter pour flirter avec elle >_<. Elle ne savait pas comment réagir. Ils avaient deux visions bien différentes de l'amour, mais était-ce une raison de les dissocier? Rachel croyait en l'engagement dans une relation et lui croyait au rêve et à la liberté qui en émanait. Rachel n'avait pas connu ce qu'Adrian avait connu et vice versa. Peut-être que leur rencontre promettait un échange de leurs propres expériences. Elle ne répondit rien. Il n'y avait rien à dire, ils étaient tous les deux têtus, cabrés sur leur conception de l'amour. Rachel souffla et croisa les bras avec un léger froncement de sourcils (L). Ils sont trop choux (L) xD. Ils avaient encore beaucoup à apprendre l'un de l'autre, et à dépasser les préjugés qu'ils pouvaient avoir sur les vies qu'ils menaient l'un et l'autre. Et ce qui changeait aujourd'hui, c'était que Rachel acceptait de le laisser "l'apprivoiser". Elle avait passé pratiquement un mois à le repousser. Elle constata le sourire qui s'afficha sur le visage triomphant du bel Adrian. Elle espérait seulement... qu'il la laisse également faire de même. Malgré ses airs ouverts et "cools", elle sentait une grande fragilité en lui qu'il refusait de montrer facilement, ce qui expliquait peut-être qu'il n'était jamais tombé amoureux. Elle voulait aussi en un sens "l'apprivoiser".

"Son coeur bat si vite." contata Rachel avec étonnement.
A croire qu'il ne s'arrêterait jamais de la surprendre. Elle baissa les yeux pour fixer l'endroit où se cachait son coeur et où elle avait posé sa main. Elle pouvait presque entendre Adrian s'affoler à ce contact. Elle ne savait pas comment réagir. Sourire, parce qu'elle était émue de voir qu'il ressentait la même chose qu'elle? ou Déglutir parce que ces sentiments confirmaient l'entêtement d'Adrian, qui ne laissera jamais tomber. Rachel le regarda ensuite dans les yeux, et caressa ses cheveux dorés avec un air troublé. Elle retira ses mains de lui et croisa les bras, comme pour se retenir de ne pas le toucher à nouveau. Elle n'aurait jamais du commencer à le toucher. Comme une drogue, une fois qu'on y touchait, il était dur de vouloir décrocher. Elle ressentait déjà le manque. Il lui sourit tel un enfant amusé par le jeu qu'elle lui proposait. Il s'éloigna pour s'asseoir en tailleur et lui posa cette question: "Est-ce que je peux m’approcher ?". Rachel se mordit les lèvres. Il était terriblement attachant.

- Oui, mais tu ne devrais pas.

Rachel sourit également. Elle n'aimait pas lui accorder de permissions. Même si le cran d'Adrian la mettait sur les nerfs la majorité du temps, c'était aussi une manière de la déstabiliser... Elle semblait avoir oublié qu'elle était sur son lieu de travail, avec des clients qui continuaient d'entrer et de partir. D'ailleurs, une main vint se poser sur son épaule.

"Excusez-moi... mais est-ce que vous auriez Les Liaisons dangereuses, par hasard?"

Rachel dut cesser de regarder Adrian, qui l'avait comme hypnotisé. Elle jeta un coup d'oeil à son client, qui apparemment l'avait cherché dans tous les rayons pour la trouver. Elle s'en voulut de cette pause qu'elle s'était accordée. Elle lui sourit, comme pour masquer le fait qu'elle était déçue d'être rattrapée par la réalité.

- Oui, je vais vous le chercher. Vous voulez une édition spéciale?

Rachel écouta les exigences de ce client gêneur. Ses yeux dévièrent vers Adrian, resté assis, "sur le cul" comme on pouvait dire face à l'apparition du client inattendu. Rachel acquiesça de la tête à cet homme.

- Je vous rejoins tout de suite au comptoir.

Le client paraissait d'accord pour la laisser et s'éloigna donc. Rachel resta dos tourné à Adrian, le coeur nerveux. Et si cet homme les aurait vu collés l'un à l'autre, si proches, comme il y a un instant? Rachel ferma les yeux. Et si... cela avait été Don?

- Je dois retourner au travail, Adrian. On... se reverra sûrement, à en croire les fils du destin.


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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian Sam 30 Mai 2009 - 17:26

Il était vraiment enfantin, là-bas. Assis par terre, les yeux rivés vers elle et tout emplis d’espoir. Il fallait le voir, le petit Adrian, si romantique et entêté qu’il fût à vouloir l’apprivoiser. Il fallait observer ses bras ployer sous la tension et la nervosité du moment, et son buste se courber à l’instar du regard de Rachel. Mais il était assis, et n’attendait qu’un mot pour que sa poitrine se regonfle d’orgueil et de joie ; l’entendre seulement murmurer « oui » de sa voix fragile. Elle le dit enfin. Et il reconnut cette voix avec laquelle elle le prononça, une voix dans un soupir, presque lassée. Mais elle était surtout stressée de lui avouer et un air lascif se voilait sous ses apparences. Et puis elle se mordait les lèvres, avec toujours cette appréhension de franchir la cruelle limite. Ce trait qui autrefois apparaissait à l’horizon et qui se rapprochait de plus en plus à mesure qu’ils faisaient connaissance. Cette ligne tracée par le désir, et qui attendait avec envie qu’on la franchisse d’un pas décidé. Ce « tu ne devrais pas » donnait pourtant davantage envie à Adrian. La dangerosité, encore. Toujours ce sentiment, partout. Pourquoi ne devrait-il pas ? N’était-ce pas un jeu ? Si le renard demandait au Petit prince de l’apprivoiser, n’était-ce pas pour, secrètement, vouloir de lui comme un meilleur ami. Rachel aurait pu attendre qu’Adrian arrive, doucement, vers elle. Elle aurait pu patienter jusqu’au moment décisif où, de ses lèvres rosies, il l’aurait embrassé plein d’espoir. Mais c’était elle qui lui avait demandé de l’apprivoiser, l’impatiente. Il sourit et avança de quelques centimètres, sur le sol. Lui aussi avait oublié qu’il était dans une librairie. Il se croyait dans le champ de blés, où se confondaient les cheveux du Petit prince, et où guettait, plus loin, la fourrure rousse et belle du renard. Il était assez ridicule, si ce n’est point trop, à être par terre. Mais il ne put empêcher un sourire ironique et rieur s’afficher sur visage malicieux. « Liaisons dangereuses », demandait-il. Quelle ironie du sort.

Rachel sortit aussitôt de son état secondaire, prise encore dans les méandres de leur jeu. Elle était exquise dans son rôle. Il n’aimait pas du tout que cet homme l’interpelle ainsi, comme s’il ne pouvait pas chercher lui-même. Mais il fut tout de même content des instants qu’ils avaient passés sans être interrompus. Les clients n’étaient donc pas tous des gens pressés et avides d’attention. Il était toujours par terre et releva la tête vers Rachel qui était en train de lui parler. Qui était en train de lui dire au revoir. Il resta encore un moment assis en baissant la tête, l’air un peu triste. Mais il se releva tout de même et vint la rejoindre sur le côté du comptoir. Le client n’était pas encore revenu. Adrian fut content qu’elle reconnaisse enfin que le destin les rapprochait tout le temps. Il lui avait fallu un mois pour se l’avouer, et ses efforts payaient donc. Il s’approcha de son joli visage, et rapprocha de ses mains sa nuque pâle, pour entraîner sa joue vers sa bouche. Mais, une fois qu’il n’était plus qu’à dix centimètres, il se rendit compte qu’il n’était pas question que cette heure s’achève ainsi. S’il résumait, le premier rendez-vous s’était terminé par un sourire, le second par une bise, le troisième par une bise, le quatrième par un bisou sur la joue et celui…il avait à marquer un pallier franchi. Il approcha donc ses lèvres de son cou et y fit un baiser tendre et doux, de ceux qu’on sent à peine mais qui glacent et embaument notre peau. De ceux qui, marqués par les frissons, nous font encore sensation deux heures plus tard. Puis il murmura :

▬ Oui, à très bientôt.
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Message(#) Sujet: Re: Hips don't lie#Adrian

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Hips don't lie#Adrian

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