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 A day without you is a day without the sun

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Message(#) Sujet: A day without you is a day without the sun Ven 4 Mar 2011 - 6:55

    I'm tired of dreaming of sex and tired of not being able to show my skills.


    Samedi, 10 mars 2012, 14h15.

    L'argent ne fait pas le bonheur, tout le monde le sait, mais il y aide royalement. Lilith avait assurément placé de l'argent pour l'avenir de sa fille, suffisamment, surtout qu'elle et son mari en avaient déjà mis beaucoup de côté pour elle. Lilith c'était permis une folie, s'acheter une voiture violette. Lors de son achat en solitaire, sa fille chez sa grand-mère, la jeune dame avait pu faire une charmante rencontre. Un ancien militaire devenu concessionnaire au sourire qui pouvait faire craquer même les plus fortes. Pourtant, il avait refusé ses propositions de sorties diverses. Tenace, il avait fini par céder. Puis un joli quelque chose était né. Lorsqu'elle était avec Harvey, elle oubliait le reste du monde. Elle oubliait Liam, elle oubliait Williams et tous les autres tracas. Son sourire, son rire, ses yeux. Il était son île. L'endroit où elle allait se réfugier lorsque la vie devenait trop dure. Là où elle allait se mettre à l'abris des cyclones de Miami. Là où elle allait se recroquevillé lorsqu'il y avait des monstres. Là où elle dormait tout simplement quand elle voulait être bien. Ce qui était inoffensif et sans attache allait aujourd'hui devenir peut-être un peu plus dur à gérer. Aujourd'hui Lilith et Harvey devaient aller au parc et Lucy, sa fille, allait être présente. Sa mère en avait parlé de long en large au bel homme, mais il ne l'avait vu qu'en photo. Lilith avait pris le grand soin de bien connaître Harvey avant de ne lui présenter en tant que simple ami de sa mère. Et c'était réellement ce qu'ils étaient. Aucun contact physique, que des câlins pour se dire bonjour et au revoir. Aucun mot doux ou belles promesses et c'était tout à fait bien comme ça. Lilith aimait les choses simples. Parler de tout, mais surtout de rien avec lui. Entendre son rire, elle ne s'en lassait pas. Comment un homme si bon avait-il pu aller à la guerre en Irak. Il était tout sauf un homme violent ou encore agressif. Du moins, s'il l'était, il lui avait bien caché.

    Lilith s'était tout de même mise belle. Coiffant ses longs cheveux foncés avec soin. Ils ondulaient et retombaient en cascade dans son dos. Enfilant une jolie robe blanche et des sandales. Très peu de maquillage. Un petit brillant à lèvres et un peu de mascara, puis elle était prête. Sa fille vient la rejoindre dans sa chambre alors qu'elle prenait son sac à main, poussant un soupir.

    « T'es nerveuse ? » Demanda la fillette à sa mère. Cette dernière rigola doucement avant de ne lui rétorquer.

    « Mais non ! Il faudrait que je le sois ? » La jeune fille arqua un sourcil moqueur.

    « Mais si, tu présentes ton nouvel amoureux à ta fille. » À peine avait-elle terminé sa phrase que sa mère lui répondait pour la centième fois qu'il était un ami et que ce n'était pas demain la veille qu'elle remplacerait son père. La petite brune fit une moue triste. Répétant comme elle l'avait entendu maintes fois, à quel point elle rêvait d'avoir un vrai père, qui s'amuserait avec elle et lui lirait des histoires. Ce qu'en bref, Williams n'avait jamais fait, car le boulot prenait tout son temps. Quinze minutes en retard, Lilith et sa fille arrivèrent au parc. Elle n'avait jamais été à l'heure et cela ne changerait certainement pas aujourd'hui. Il était là, assied seul sur le banc. C'est en tenant la main de sa gamine qu'elle s'approcha, toute souriante. Elle était contente de le retrouver, pas de doute là-dessus. Elle lui fit une accolade douce tout en lui lançant quelques mots d'excuses.

    « Pardon du retard. Tu vas bien ? »

    Se reculant, elle regarda sa fille qui regardait l'homme. Tout comme Lilith à son âge, ses pommettes s'étaient empourprées et les mots ne sortaient plus de sa bouche. Elle aurait aimé que sa grande fille se présente d'elle-même, mais la gêne la bloquait.

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Message(#) Sujet: Re: A day without you is a day without the sun Ven 4 Mar 2011 - 22:19




“lilith dawson & harvey canterburry„
some people want it all but I don't want nothing at all


Le son de sa voix me parvenait encore aux oreilles, parfois, quand le silence de la maison se faisait trop lourd. Je l’entendais nous crier que les Talibans avaient ouvert le feu sur notre camp, tout cela avant que ses paroles ne s’éteignent brusquement, suivant une détonation qui retentissait dans l’air comme un coup de tonnerre. Je sentis ma respiration se couper l’espace d’une poignée de secondes, comme à chaque fois. La psychologue qui m’était attitrée m’avait expliqué que cela allait arriver assez souvent, lorsque des souvenirs trop forts remonteraient à la surface. Voilà ce que Wayne était : un souvenir. Tout comme James ou Ryan, et bien d‘autres encore. Et moi, j’étais là, allongé dans mon lit, bercé par le silence de la presque-obscurité que m’offrait l’aube de ce dixième jour de mars. Je respirais encore, même si je ne le méritais pas. Ils étaient morts à cause de moi et moi, de mon côté, je vivais. Je survivais. Six mois que j’avais quitté l’Irak, et la vie semblait continuer à Ocean Groove, quartier paisible de Miami, comme si rien ne s‘était passé, comme si rien n‘arrivait en ce moment à l‘autre bout du monde. Comme si des américains n’étaient pas entrain de mourir pour sauver leur patrie, leur nation, leur pays. La vie suivait son cours, oui, moi non.

Je descendais les marches de l’escalier quatre à quatre, comme à mon habitude. Pas un bruit dans la (trop) grande maison. Leander semblait absent, ou du moins étrangement silencieux. Je soupirai tout en pénétrant dans la cuisine. La pièce, blanche et brillante car astiquée de fond en comble par Rosendale, était vide. Sur la table était déposé un mot, écrit d’une calligraphie manuscrite et plus ou moins appliqué. J’avais vu juste : le type qui habitait chez moi était de sortie. Après avoir chiffonné la feuille sans même l’avoir lue entièrement, je visais la poubelle, posée à côté de l’évier, et j’envoyai la boule de papier dans son ventre. En plein de le mille. Blasé, je m’avançai en direction du frigo. Lorsque j’ouvris la porte de ce dernier, ce sont des aliments étiquetés et classés qui me firent face. Une grimace s’afficha alors sur mon visage et ce fut avec un malin plaisir que je changeai chacun des produits de place, sachant pertinemment que cela allait faire péter un câble à mon colocataire. Puis, sans rien prendre car l’appétit me manquait, comme depuis des mois maintenant, je me tournai et fit craquer mon dos, ma nuque, les jointures de mes doigts, chaque partie de mon corps que je pouvais. Encore une chose qui énervait Leander. Sans même que je m’en rende compte, un sourire s’était affiché sur mon visage. Un sourire à la con. De con. Secouant la tête, je remontai jusqu’à l’étage, enlevant sur mon chemin le t-shirt que je portais alors, me retrouvant ainsi en caleçon au milieu du couloir. Je fis un détour par ma chambre, piochant dans mon armoire mes « affaires du week-end », autrement dit une chemise blanche, un pull bleu et un jean, puis je me dirigeai vers la salle de bains. Après avoir jeter mes affaires sur le panier à linge, j’enlevai le seul bout de tissu qui faisait aussi de vêtement et j’enjambais la baignoire. J’allumai ensuite le robinet, et l’eau commença à couler le long de mon corps. Dix minutes à peine me suffirent pour boucler la partie « lavage » de mon emploi du temps. Nouant une serviette autour de ma taille, je posai le pied sur le carrelage froid de la pièce. C’est à ce moment là que je croisai mon propre regard, dans le reflet du miroir. Un regard noir, plein de haine. De la haine envers moi-même, de la haine envers chaque Irakien, de la haine envers chaque être vivants qui se trouvait encore au camp. Je n’osai pas imaginer combien de soldats américains mourraient, chaque seconde, sur le front. Encore moins combien de civils perdaient la vie à cause d’une balle égarée. Je me fixai, sourcils froncés, regard énervé. Puis, mes yeux glissèrent vers le bas et vinrent se poser sur mon avant-bras droit, là où se trouvait mon tatouage représentant le drapeau américain, celui qui fut durant un temps ma plus grande fierté. Je soupirai, et fermai un bref instant les yeux. Une mèche de cheveux mouillée tomba sur mon visage. Soulevant doucement les paupières, je saisis la poignée d’un des tiroirs et en sorti le rasoir électrique.

14h15. Je venais d’arriver au parc de Miami. Debout, droit comme un « i », tournant le dos à un banc, j’attendais patiemment l’arrivée de Lilith, censée venir avec sa fille. Cheveux rasés presque à ras, comme à l’armée, on pouvait clairement apercevoir mon second tatouage, le ‘US’ qui était derrière mon oreille gauche, que j’avais fais au bout de deux ans de service pour l’US Army, heureux comme un gamin de réaliser ce rêve de devenir militaire, et de partir combattre loin de chez moi pour protéger les millions d‘habitants du continent. J’avais enfilé la chemise sortie sous le pull bleu, et je regardai fixement l’horizon. Lilith.. Cette fille, je devais bien l’avouer, me faisait un bien fou, rien que par sa présence. Elle avait constamment ce sourire aux lèvres, elle rigolait sans cesse et elle me faisait oublié, l’espace d’un instant passé ensemble, tous ces souvenirs qui pourtant ne sortait jamais de ma tête dans d’autres circonstances. Elle avait beaucoup de charme, un certain charisme qui faisait que l’on ne voyait que elle. Tandis que j’étais plongé dans mes pensées, je ne fis pas gaffe aux pas qui se firent entendre derrière moi. Au bout d’un certain moment, une poignée de secondes, je me retournai et je la vis, marchant main dans la main avec sa fille. Lilith s’avançait vers moi, son sourire déteignant sur mon visage, étrangement. Elle m’enlaça pour me saluer.  « Pardon tu retard. Tu va bien? » J’haussai les épaules, la fixant sans rien dire durant quelques instants. Habillée d’une robe blanche, légère, elle avait laissant ses cheveux détachés, et semblant rayonnante, comme toujours. Je ne pouvais m’empêcher d’afficher un air semi-heureux sur mon visage, malgré la tristesse chronique qui m’envahissait depuis mon retour au pays. Je finis par enfin répondre, un demi sourire sur les lèvres, évitant sa question.  « J’étais certain que tu serais en retard, ce qui fait que je viens d’arriver. Et toi, comment tu va? » Mon regard se posa sur l’enfant. Gêné, je souri maladroitement. Je n’avais jamais été à l’aise avec les enfants, pour être honnête. En vérité, je ne les avais jamais réellement apprécié. Je les voyais tous comme des gamins braillards et empotés qui passaient le plus clair de leur temps à casser les pieds de leurs parents et je devais dire, au fond de moi, que mon attitude me surpris. Je me baissai, tenant en appuie sur mes jambes pliées, planta mon regard dans celui de l’enfant. Lui tendant la main en essayant d’avoir l’air le plus convaincu possible, ce qui n’était pas du tout le cas, je me présentai.  « Je m’appelle Harvey. » Elle ressemblait énormément à sa mère.
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Message(#) Sujet: Re: A day without you is a day without the sun Sam 5 Mar 2011 - 2:33


    Y avait-il quelque chose de plus attendrissant qu'un homme qui s'occupait ou simplement parlait à un enfant ? Pour Lilith comme pour beaucoup de femmes, cet acte simple éveillait en elle une envie de lui en faire des enfants. Pourtant, elle allait s'abstenir. Une gamine sans père, c'était suffisant pour elle. Il était pourtant affreusement adorable avec ou sans Lucy. Regardant la fillette pour lui demander comment elle allait. La gamine restait encore muette et contemplait le grand homme du haut de ses sept années de vie. Lucy était un peu plus petite que la moyenne des filles de son âge. Cela lui valait quelques moqueries des enfants plus grands. Vous savez à quel point les enfants peuvent être méchants. Pour éviter les complexes, Lilith se mettait souvent à la hauteur de la jolie brune lorsqu'elle lui parlait. C'était avec étonnement qu'elle avait vu Harvey faire de même. Il s'était penché, ce mettant à sa hauteur pour venir se présenter à elle. La jeune femme était impressionnée de le voir agir aussi pédagogiquement. Professeur, elle savait que pour avoir toute l'attention d'un enfant, ce mettre à sa hauteur était une très bonne stratégie. Peut-être qu'il la connaissait, militaire, mais pas inculte. Elle aurait été d'autant plus étonnée qu'il l'ai fait par instinct paternel, aussi absent prétendait-il que cet instinct soit. Malgré ses aveux, Lilith était convaincue qu'il serait un excellent père. « Je m'appelle Harvey. » Lui avait-il dit, tendant sa main pour qu'elle la serre. Lilith ne faisait pas réellement partie de cette scène, mais elle en était très bonne spectatrice. Mordillant sa lèvre inférieure devant le sublime portrait que ses deux là faisaient. Un sourire malin s'était gribouillé sur les lèvres de sa progéniture. Lilith savait très bien ce qui allait suivre. C'était inévitable. Elle l'avait vu devenir dans les prunelles de la petite dès qu'elle avait prononcé le nom de son nouvel ami. Elle savait déjà les mots que sa fille allait articuler. Toutes les deux s'étaient forgées une petite bulle de complicité que personne ne pouvait briser. Elles s'adoraient et les disputes étaient rares. Pas que l'enfant n'avait pas de discipline, loin de là. Simplement que Lilith l'avait élevée seule, de par l'absence continuelle de son mari. Il n'avait pas pu créer de liens avec sa fille ce qui avait malgré tout faciliter les choses. L'enfant avait été moins triste de la mort de son père qu'elle l'aurait été de la mort de sa mort. Là, il n'y a pas à dire, elle aurait été détruite. L'inverse était tout aussi vrai, le moindre malheur touchant Lucy affectait Lilith à un point tel qu'elle en perdait l'appétit. Ne parlons pas de mort donc.

    « Moi c'est Lucy. » Répondit-elle en déposant sa minuscule main dans celle de Harvey pour la serrer. Le contraste était vraiment beau à voir. Une main pâle, douce, jeune et neuve dans une main d'homme, usé, vieillit par les années et les épreuves. Deux mains qui pourtant réunis faisait le bonheur d'une femme dont le sourire ne s'enlevait plus de son visage. « Tu es le nouvel amoureux de maman ? »

    On entendit le rire cristallin de Lilith résonner. Pas fâchée le moins du monde. Elle n'avait pas non plus peur de la réaction de Harvey. Après tout, ce n'était pas comme si elle avait répété encore et encore à sa fille qu'elle était amoureuse de cet homme. Même si s'avait été le cas. La parole, aussi sincère soit-elle, d'une enfant n'avait que très peu de poids contre celle d'un adulte. Elle lui avait pourtant dit et redit qu'ils n'étaient qu'amis. Malgré cela, la façon dont sa mère parlait de cet homme, lui avait mis la puce à l'oreille. Elle n'avait que de bons mots à dire sur lui et ses yeux avaient cette espèce de brillant lorsqu'elle s'entendait prononcé son prénom. Elle n'avait pas tout à fait tord, ni tout à fait raison. Il était certain qu'était présente une attraction entre eux, mais on ne pouvait pas parler de passion amoureuse. Néanmoins, il y avait ce petit quelque chose indescriptible entre eux qui les poussaient à oublier le reste du monde lorsqu'ils étaient ensemble. Alors qu'elle était debout et qu'elle les regardait tous les deux, Liam n'existait plus, il n'était qu'un vague souvenir sans plus de douleurs. Lorsqu'elle entendait le rire ou encore voyait se creuser les fossettes de ce militaire, elle avait envie de revivre, de tout refaire, reconstruire le monde. Il n'était pas Liam, il ne le serait jamais. Il était Harvey et c'était parfait comme cela.

    « Oh oui, on se marira d'ailleurs bientôt, je te l'avais dit Lulu ? »

    Regard complice entre les deux femmes. Des étoiles étaient littéralement visibles dans les yeux du chérubin qu'était sa gosse. Lâchant la main de Harvey pour mettre ses mains sur les épaules d'Harvey, sans crainte ni peur. Cela inquiétait d'ailleurs Lilith cette facilitée avec les étrangers que son ange avait.

    « C'est vrai ? Tu sais ma maman c'est un très bon parti ! Elle est marrante et belle et gentille et elle fait d'excellentes crêpes ! » Un nouveau rire de Lilith raisonna. Pauvre homme, il assistait ici au phénomène Lucy. Petite tornade adorable qui avait ce don de convaincre les gens très facilement. Bien entendu, elle ne comptait pas sur sa fille pour jouer les entremetteuses. Habituellement, les femmes ayant déjà des enfants effrayaient les hommes célibataires du même âge.

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Message(#) Sujet: Re: A day without you is a day without the sun Sam 5 Mar 2011 - 23:14

Je voyais l’enfant qui m’observait, sans relâche, et je devais bien avouer que je me sentais quelque peu.. Oppressé. Des regards, j’en avais subi. Des tas et des tas. De toutes sortes. Celui de mon père qui me regardait, le soir, avec ses yeux vitreux à cause de l’alcool. Celui de Katie, la femme qui m’avait recueilli quand j’étais gamin. Celui du colonel King, quand j’avais fait mon entrée à l’armée. Celui que Wayne avait posé sur moi avant de se faire tuer. Le premier regard que m’avait lancé Lilith dans la concession. Cependant, le regard d’un gosse était celui qui me mettait le plus mal à l’aise possible. J’avais à chaque fois l’impression que le schtroumpf devinait ce que je pensais, et c’était totalement insupportable pour quelqu’un comme moi. Alors, quand je croisai celui de la gamine de Lilith, je ne pus m’empêcher d’avaler difficilement ma salive, me rappelant mes propres souvenirs à cet âge là. Déjà que je n’étais pas grand, j’avais en plus, à l’époque, le malheur d’être assez renfermé, ce qui me valait bien des moqueries. Quoi qu’il en soit, voulant me montrer le plus aimable possible avec cette demi-portion de femme, je me mis à sa hauteur et lui tendit ma main, un léger sourire - gêné, évidemment - sur le visage.  « Je m’appelle Harvey. » Je pus alors remarquer qu’elle ressemblait énormément à sa mère. Même forme de visage, mêmes yeux malicieux, même sourire malin. C’était le portrait craché de Lilith, une vingtaine d’année environ en moins. Le sourire, d’ailleurs, que l’enfant affiché désormais me laissait quelque peu sceptique. Il donnait l’impression qu’elle préparait quelque chose, ou je ne sais quoi. Cependant, je fis mon possible pour ne pas y penser et pour me concentrer sur quelque chose d’autre, bien que je savais pertinemment que Lilith savait ce qui se passait dans la tête de sa fille. Je levai alors les yeux vers elle. Elle semblait.. Admirative devant la scène qui se déroulait, bien qu’elle n’ai rien de bien exceptionnel selon moi. Après tout, ce ne devait pas être la première fois qu’elle présentait à sa progéniture un ami. Un simple ami. Et c’était ce que j’étais, d’ailleurs. Rien de plus ni de moins, et ce même si, à mes yeux, elle représentait plus une bouée de sauvetage qui me sauvait de la noyade. Après quelques secondes, je regardai de nouveau la petite fille, qui finit par me répondre, déposant sa petite main au creux de la mienne.  « Moi c’est Lucy. » Je serrai ses petits doigts, fins, doux, d’enfant innocente, dans les miens, qui étaient tout le contraire. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit d’autre, elle reprit la parole, me laissant quelque peu perplexe.  « Tu es le nouvel amoureux de maman? » Je me raclai péniblement la gorge suite à la question de la petite fille. Si seulement j’avais été apte à lui donner une réponse claire, nette et précise, qui était tout simplement la vérité. Non, en fait non, elle existait bien cette réponse : je n’étais pas le nouvel ‘amoureux’ de sa mère. Et pourtant.  « Euh non ce n’est pas.. » Cependant, avant que je ne puisse finir ma phrase, le rire de Lilith s’élevait dans les airs. Je posai alors mon regard sur elle, sourcil arqué, me demandant pourquoi elle réagissait ainsi. Soit cela était tout simplement impensable pour elle, soit c’était le contraire. Dans tous les cas, j’étais incapable de deviner ce qu’elle avait dans la tête. Mon regard passa de la mère à la fille, de la fille à la mère, à plusieurs reprises, sans que je ne puisse dire quoi que ce soit. J’étais désarmé, sur ce coup là, ce qui était le comble pour un ancien combattant de l’armée américaine. De plus en plus gêné, je remontai les manches de mon pull et de ma chemise, laissant à découvert mon tatouage du drapeau américain, avant de me passer la main sur le crâne. Au milieu de deux filles, je n’avais jamais su quoi dire. La réponse que donna Lilith à Lucy me fit tomber des nues.  « Oh oui, on se mariera d’ailleurs bientôt, je te l’avais dis Lulu? » Cette fois-ci, ce ne fut pas un raclement de gorge mais une quinte de toux dût à la salive que j’avais mal avalé, à cause de la réponse de Lilith qui me fit carrément tombé à la renverse, me retrouvant ainsi assis à terre. Je me relevai légèrement, essuyant l’herbe qui avait trouvé refuge sur mon jean avant de me remettre à la hauteur de l‘enfant, et je regardai la brune aux yeux clairs, perplexe. Certes, elle devait dire cela pour rigoler, pour amuser sa vie, mais bizarrement, ses propos me mettaient mal à l’aise. La moindre idée d’envisager un mariage pour moi, même si c’était pour ‘rigoler’, était insensé. Il fallait bien que je me calme. Après m’être de nouveau raclé la gorge, comme s’il s’agissait d’un signe de confiance en soit, d’assurance, je repris la parole, au milieu du rire de Lilith.  « Ah bon? Depuis quand? » Cependant, ma réponse sembla passer inaperçu pour les deux représentantes du sexe féminin qui se trouvaient avec moi. Après avoir échangé un regard plein de complicité avec sa mère, Lucy mit ses mains sur mes épaules. J’avalai difficilement ma salive à ce contact, ce qui pouvait semblait idiot. Elle semblait aux anges.  « C’est vrai? Tu sais ma maman c’est un très bon parti! Elle est marrante et belle et gentille et elle fait d’excellentes crêpes! » De nouveau, sa mère rigola, me mettant encore plus mal à l’aise. Je tirai légèrement sur le col de mon pull et enlevai les mains de l‘enfant de mes épaules, les gardant malgré tout dans les miennes sans même m‘en rendre compte, avant de regarder Lucy dans les yeux, prenant un ton étrangement doux.  « Je ne doute pas du fait que ta mère soit un bon parti, tu sais? Et c’est vrai ce que tu dis, elle est belle, drôle, et gentille. Pour les crêpes, je n’en doute pas. » Je relevai les yeux en direction de Lilith, lui souriant discrètement, avant de les reposer sur sa fille, prenant cette fois-ci un air plus sérieux sans pour autant ressembler à un gros dur.  « Mais tu sais, le mariage, pour un monsieur comme moi, c’est pas possible. Du moins pas pour l’instant. Je voudrais pas vous faire du mal, à ta maman et à toi, tu comprends? Disons qu’on verra ça par la suite. » Je lui fis un clin d’œil et ébouriffai doucement ses cheveux. C’était la première fois depuis longtemps que je tenais un discours aussi sincère, même avec un adulte. Ma dernière phrase pouvait être interprétée de plusieurs façons différentes. Une tentative d’issu par rapport au sujet sur lequel on conversait, ou bien une insinuation sur ce que je pensais vraiment de Lilith. Prenez la solution que vous voulez.


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Message(#) Sujet: Re: A day without you is a day without the sun Lun 7 Mar 2011 - 20:36


    Pauvre Harvey qui subissait la complicité incompréhensible des Dawson. Ses paroles étaient muettes et en plus, passaient dans des oreilles de sourdes. Résultat, échec de ses quelque paroles. Par exemple son petit : « Euh non ce n’est pas.. » était passé inapercu et en plus, ne c'était pas terminé. Le pauvre ne savait plus où donner de la tête, les regardant sucessivement. Même jeux pour son : « Ah bon? Depuis quand? ». Si plusieurs avaient honte de leurs enfants et de ce qu'ils pouvaient dire ce n'était vraiment pas le cas de Lilith. Elle n'était pas mal à laise le moins du monde, même qu'elle éprouvait une certaine fierté face à sa spontanité. Elle rigolait car elle la trouvait mignonne ou plutôt les trouvait mignon tous les deux ensemble. Cela créait une hystérie intérieure chez Lilith que personne d'autre ne pouvait comprendre. Avec une douceur comme seul un homme ayant une once de paternité pourrait le faire, il enleva les mains de Lucy de ses épaules pour le tenir dans les siennes. Elle retenait difficilement un : ONNNN, derrière ses lèvres. Vous savez ce petit son que toutes les filles font alors qu'un bébé chien entre dans la place et est adorable ? Regardant dans les yeux de l'enfant et lui parlant avec une voix tout aussi douce que le visage de celui dont sortait ses mots. Lilith adorait quand il prennait une voix de la sorte et qu'il faisait ce regard si tendre. « Je ne doute pas du fait que ta mère soit un bon parti, tu sais? Et c’est vrai ce que tu dis, elle est belle, drôle, et gentille. Pour les crêpes, je n’en doute pas. » Il avait relevé les yeux vers Lilith, les pomettes de cette dernière s'étant légèrement enflammées. Elle savait que Harvey l'appréciait, mais elle n'avait jamais entendu ses mots sortirent de sa bouche. Il reporta son attention sur la miniature après un sourire discret qui avait fait chaud au coeur glacé de tristesse de la femme. Il prit un air un peu plus sérieux pour continuer sur sa lancée: « Mais tu sais, le mariage, pour un monsieur comme moi, c’est pas possible. Du moins pas pour l’instant. Je voudrais pas vous faire du mal, à ta maman et à toi, tu comprends? Disons qu’on verra ça par la suite. » Lui faisant un clin d'oeil avant d'ébouriffler ses cheveux. Là Lilith pouvait difficilement s'empêcher de mordiller sa lèvre inférieure. Même qu'elle mordait si fort qu'il risquait d'y avoir un écorchure si elle ne cessait pas. Du moins pas pour l'instant. On verra ça par la suite. Elle n'avait aucunes idées de ce que ses paroles signifiaient, mais elles sonnaient bien à ses oreilles et elle s'en contentait sans se poser d'avantage de question. Elle ne voulait pas savoir, pas prévoir. Elle n'avait jamais prévu quoi que ce soit dans sa vie, elle n'allait certainement pas prévoir quelque chose d'aussi hasardeux que l'amour. Elle préférait les surprises, bonne ou mauvaises.

    Moment de tendresse alors que Lucy rigolait de plein coeur en replacant ses cheveux. Elle adorait Harvey, déjà, sa mère le savait. Non seulement elle devait le trouver beau, mais en plus, il était affreusement gentil avec elle. Lilith allait intervenir, mais elle s'abstenue et resta encore un moment comme spectatrice. Elle ne compris pas immidéiatement ce qui se passait, ou plutôt ce qui allait suivre innévitablement. Voyant sa fille se mettre à fixer le bras que Harvey avait dévoilé quelques minutes plus tôt en le dégageant de sa chemise. Lilith voyait très bien le drapeau qui y était tatouer, elle savait son histoire sans même l'avoir demander. La petite l'effleura du bout des doigts, par simple curiosité. Voir si c'était de l'encre, ou collé ou un truc du genre. Lucy ne savait pas grand chose sur les tatoos. Sa mère n'en avait pas et comme elle n'avait jamais posé de questions sur cela, elle était encore ignorante. Elle le lâcha après un très cours instant, comme si elle avait peur de lui faire mal. Laissant ses bras retromber le long de son maigre corps, sans pour autant cesser de regarder la chose étrange.

    « Pourquoi tu as un dessin sur ton bras ? »

    Demanda-elle inconsciemment. Lilith eu un léger malaise à cet instant. En entendant les paroles de sa fille, elle compris et ne se sentait pas très bien. Elle savait de quoi Harvey allait parlé. Elle savait qu'il n'aimait pas particulièrement parlé de cela. Même qu'il détestait en parlé. Les rares fois où elle l'avai vu en parlé, ses yeux semblaient si mort qu'elle avait décidé de ne plus du tout lui en parlé. C'était le sujet à ne pas parlé et cela convenait aux deux amis. Puis voilà qu'en tout innocence Lucy entrait dans un sujet à éviter.

    « Harvey, tu n'es pas obligé de... » Commença-elle sans finir. Son regard fixé sur son ami, elle n'avait pas eu besoin de terminé sa phrase pour qu'il comprenne ce qu'elle voulait dire. Il n'était pas obligé de répondre à cette question. Lilith se contenterais de dire à sa fille que c'était la drapeau des États-Unis en tatouage et lui expliquerais le principe du tatouage sans avoir à expliquer pourquoi exactement Harvey ce l'était fait faire. Comme elle connaissait sa fille, si elle voyait Lilith sérieuse, elle ne persisterait pas. Lilith attendait donc une réaction de la part de Harvey. Le moindre regard vide, pincement de lèvre, gratement de nuque mal à l'aise et elle mettrait fin à cette conversation avant qu'elle n'ai commençé. Elle était là, prête.
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