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 Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee]

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Message(#) Sujet: Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee] Lun 25 Mai 2009 - 7:16

    Esteban Carson & Panamee McCawley


    Ce quartier était toujours une mine d’or pour les personnes comme Esteban. Il y avait toujours de nouvelles figures à observer dans Ocean Grove et bien sur, de jolies filles à regarder. Les laiderons ne prennait pas la peine de s’installer dans se petit coin de paradis. Et c’était ainsi mieux pour eux. Il était effectivement difficile de vivre une vie normale si vous n’arriviez pas à vous sentir plus beau ou mieux que votre voisin. Et être moche, ne pouvait que vous rapporter de vous faire offrir quelques bons de réduction dans les chirurgiens de la ville à qui vous faites pitié. Ne soyez pas vexé, on fait pleins de films pour vous faire à croire qu’un jour un mec voudra de vous. Esteban aurait fait d’inimaginables détours pour vous éviter. Il fallait quand même ne pas gâcher de si belles journées où il observait les atous des demoiselles à travers ses lunettes fumées, avant de se les voir dévoiler tard en soirée… C’était un plaisir, et il le conseillait à tous. Tant que vous le laissiez se servir en premier. Tout de même, autant de gentillesse venant de celui-ci devait certainement porteur d’un peu de bonne volonté. On ne vous avais pas dit que malgré le fait qu’il aille été l’amant de plusieures femmes de bonne famille, Esteban n’avait jamais usé d’aucune manipulation pour mettre à l’eau leurs relations amoureuses? C’était principalement parce qu’il en avait rien à faire. Et parce qu’il n’avait pas tellement envie de devoir s’encombrer d’une femme collante qui lui reprocherait certainement d’avoir gâcher sa vie. Même s’il le prévoyait dans le futur qu’une bonne dizaines d’entre elles finiraient par découvrir que s’elles ont trompé leur mari, celui-ci a bien dût le faire une bonne dizaine de fois. On change pas la nature d’un homme.

    Un jeudi après-midi, Esteban avait justement décidé d’user de ses rollers-blades pour partir à la chasse. Il était bien sur inutile de porter un chandail et risquer d’avoir l’air d’un de ses chiens dégoulinant de sueur. Le soleil était encore assez présent etchaud, pour qu’il en profite pour bronzer et exposer ses muscles apparents. Esteban avait découvert rapidement les avantages de l’entraînement intensif pour son travail. Quelle femme préférais les hommes mous à ceux, qui seulement en les serrant dans leurs bras, leur procurait tout le réconfort et la sécurité qu’elles recherchent? Si telle femme existe, Esteban est prêt à lui dire qu’elle est la plus idiote des femmes. Ou aux femmes. Dans se monde, c’étais bien sûr une possibilité à envisager. La rue n’était pas déserte mais il y avait assez de voitures qui circulaient fréquement dans la rue pour qu’il emprunte le troitoir au lieu de faire du roller dans le milieu de la rue. Il salua un couple qu’il connaîssait aucunement le nom de famille mais où la jeune blonde lui rappellait vaguement quelque chose. Habituellement, il n’avait pas de problèmes avec les voisins si ce n’est que les maris n’aimaient pas que les femmes s’approchent du 1212 Apple Road, lorsque M. Carson n’était pas à la maison. Étrangement, ils avaient cette fausse idée qu’Esteban restait plus sage lorsque son père était à la maison. S’ils avaient pris la peine de le connaître d’avantage, ils auraient compris qu’ils se trompaient. Les maisons défilaient lentement alors que le jeune Carson faisait avancer un pied et un autre au rythme régulier. Il profitait du moment pour se détailler chaques détails particuliers des maisons luxueuses de cette rue. Par exemple, cette maison au toit rouge qui avait agrémenter sa boîte au lettre d’une horrible fleur orange qu’il aurait volontiers arracher au passage. Ou encore, cette maison aux volets bleu pâle, qu’il avait une fois tenter d’escalader et où la tentative s’était arrêter lorsque le chien lui avait arracher ses chaussures. Esteban n’avait rien contre les chiens, ormi ceux qui avait l’envie irréprochable d’arracher ses vêtements.. ou encore de lui arracher une quelconque partie du corps. Mais sinon, il les aimait bien.

    Il était déjà bien avancer dans la rue que ses yeux se portèrent rapidement vers une jeune femme qui sortait de sa maison. Esteban devinait d’un coup d’œil qu’elle semblait s’orienter vers sa boîte aux lettres dans l’espoir inutile de recevoir autre chose que des factures. Après tout, il était masochiste celui qui adorait recevoir des factures. Il allait sans dire qu’Esteban ne se trompait pas. À moins que cette femme était masochiste. Voilà qu’Esteban n’avait plus que quelques secondes pour trouver un moyen d’attirer l’attention de la demoiselle. Il y avait la façon facile, celle de s’arrêter et de demander poliment de l’eau. Pourquoi pas?! Parce qu’il avait fait le coup quand même assez souvent et que cette fois-ci, pourquoi ne pas arranger les choses pour aller jusqu’à tenter d’entrer dans la demeure de la jolie brune? Plus qu’une seconde avant de se voir à moins d’un metre d’elle, Esteban fit un geste idiot qu’il se rappellera plus tard comme une très bonne idée, certe un peu douloureuse. La tête retourner vers Panamee, Esteban lui décrocha un sourire alors que son roller avant heurta une partie du gazon et où l’autre se heurta au premier. De toute la grace qu’il aurait pu être capable d’avoir dans une telle situation, le jeune Carson venait de s’étaler complètement sur le trottoir sous les yeux de la femme de maison. Esteban se releva lentement afin d’observer les dégâts. Wow. L’idée était parfaite. Le genou complètement ensanglanté, si cette fille ne s’occupait pas de lui… il se jurait de trouver quelques bons cailloux pour le lui lançer derrière la tête. N’étais-ce pas elle justement qui accourait vers lui surprise et inquiète? Décidément, il aurait dût être acteur. Il ne lui restait plus qu’à donner l’impression de souffrir le martyr et de faire son fier. Un peu de confiance en soi et hop, on se réécroulera pour montrer que c’est peut-être plus sérieux que ça en a l’air.

    -Putain, arg.

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Message(#) Sujet: Re: Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee] Mar 26 Mai 2009 - 18:40

PANAMEE « mowgli ! »


Elle venait de surprendre son dogue de bordeaux de quelques mois dans son placard à chaussures, et le molosse à quatre pattes n'était pas entrain de faire des essais de talons aiguilles, il venait d'attraper sa dernière paire blanche et la tenait à présent dans sa bouche. La jeune femme courait à présent dans sa somptueuse maison d'Apple Road, son chien dévalant les escaliers comme une fusée, & elle qui le suivait derrière à grands pas. Arrivée près du comptoir de la cuisine, elle réussit enfin à le coincer avec un morceau de biscuit pas fini qui était resté dans un papier de mouchoir. Lui tendant la gourmandise au dessus du museau, il largua alors la chaussure mordillée pour sauter sur la nourriture et c'est ainsi qu'avec ses grandes pattes, il fit tomber sa maîtresse au sol. Elle mit alors un certain temps avant de se redresser de son carrelage frais, sa chaussure dans la main droite, elle tourna la tête en direction des dégâts. Aïe. Panamee eut presque envie de tuer son animal pour sa paire à 300$, elle se redressa tant bien que mal et fixa de son habituel regard noir sa bestiole qui avait bien compris la bêtise qu'il venait de faire. Il partit alors dans son panier en coton situé près de la télévision, tournant plusieurs fois en rond sur lui même, elle s'approcha de lui avec un journal avant de lui donner une tape sur le dos par mécontentement.

Quelques heures plus tard, cette même femme au premier étage nettoyait son bambin de quelques semaines, vingt et un jours plus précisément, en lui nettoyant l'anus de haut en bas sous le regard discret de son chien mowgli. Elle venait de jeter lingettes et couches dans la bannière en dessous de sa table à langer, et venait d'enfiler le pantalon à son fils Oliver avant de redescendre une nouvelle fois les marches du 1668 Apple Road. Le petit dans les bras, elle lui chatouillait le ventre tout en préparant son troisième biberon de la journée tandis que Conan O'Brien recevait le dernier finaliste d'American Idol sur sa propre chaîne. Il n'avait rien d'extraordinaire à sa voix. Panamee fit alors glisser le biberon saveur lait maternel sur son poignet pour ressentir la température des nutriments avant de s'asseoir sur la table de sa cuisine, enfournant la tétine dans la bouche de son enfant. Une bonne petite demi heure plus tard, elle relisait le dossier de son patient au Baptist Hospital, un stylo sur le dessus du cartilage de son oreille, elle feuilletait toutes les prescriptions et les recommandations avant l'intervention de Monsieur Flitwold. A l'intérieur de ce même dossier, avait été glissé l'une de ses premières factures à Ocean Grove qu'elle rangea dans son tiroir à courrier.

La jeune maman s'assurant du sommeil de son enfant se dirigea alors vers son hall d'entrée, les clefs en main, elle ouvrit à l'aide de la poignée sa porte, suivit de près par son chien. Panamee descendit alors les quelques marches de son pavillon, le soleil tapant sur ses joues légèrement rosées et perdit de vue son clébard à cause des rayons du soleil. Il ne devait pas être bien loin. Elle se dirigea alors vers sa boîte aux lettres vêtue d'une simple robe noire et de ses chaussures en forme de sandales à lacets, et découvrit alors son courrier. Elle tournait les trois quatre enveloppes de façon robotisé, en marmonnant doucement ce qu'elle venait de recevoir.

PANAMEE « facture, papa, facture,
chèque... »


Au moment où la jeune brune prononça le mot « chèque », elle entendit un vacarme pas possible à quelques mètres d'elle. Au sol était étendu un homme d'un certain âge, ou plutôt d'un âge voisin de celui de la femme, le visage crispé mais souriant, & sanglant. Remémorons nous la scène : Elle avait tourné le visage au moment d'un clic qui fut très certainement le roller coincé dans la bouse d'herbe de sa pelouse pavillonnaire et avait contemplé la chute sans ramasser le jeune homme beaucoup trop rapide. En une microseconde, il venait de se retrouver pied à terre sous les pieds de la dame et lâchant alors son paquet de factures & cie, elle accourra comme une furie auprès de l'homme qui se redressait. La distance finie, elle se mordilla légèrement la lèvre en entendant la souffrance de son voisin, et se gratta alors le visage en contemplant celui qui grimaçait.

ESTEBAN« putain, arg. »


Sans lui demander l'autorisation sur quoi que ce soit, elle s'agenouilla à mi hauteur sur le genou ensanglanté et commença à souffler de son haleine fraîche ( :D ) l'écorchure du garçon. Panamee n'osait pas toucher la plaie, et tandis qu'elle continuait de retirer les dépôts de poussière avec sa respiration, elle commença à blablater sur la conclusion de sa blessure.

PANAMEE « vous venez de vous écorcher la
rotule, & si vous voulez mon avis il se peut
qu'il y ait des points de sutures à faire si je
ne vous nettoie pas la plaie maintenant. »

Redressant le visage en direction de son
partenaire, elle tendit alors une main en
signe de présentation avec un immense
sourire. « Panamee McCawley, je suis
enchantée. vous êtes tombé si je peux me
permettre, sur la bonne personne. je suis
chirurgienne. »


La jeune maman se redressa du sol et fixant toujours la croute arrachée de son genou, elle fit une légère moue de réflexion puis ses yeux tombèrent sur les pupilles du garçon qui souriait difficilement. Elle se gratta sa tignasse brune, ne sachant que faire pour guérir ce dernier elle afficha tout de même un éclat de sourire avant de reprendre cours à la discussion, une pointe d'humour dans son dialogue.

PANAMEE « je vous propose deux voir trois
solutions : soit vous roulez comme une
voiture jusqu'à ma maison ici présente et
je vous soigne. soit vous attendez sagement
que je vous ramène de quoi vous soigner,
bien que je ne veux pas laisser trop longtemps
mon fils tout seul... ou alors je vous propose
de vous laissez guider sur mon dos en vous
portant jusqu'à mon salon. mais entre nous
deux, sachez que je préférerai entendre sortir
la première proposition de votre bouche. »
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Message(#) Sujet: Re: Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee] Ven 29 Mai 2009 - 20:18

    Si Esteban venait d’ériger dans son esprit des idées de ses actions future, Panamee venait complètement de le dépasser. Aurait-il put prévoir qu’elle s’aurait jeter avec autant de facilité à ses pieds? Ou encore qu’elle aille jusqu’à effectuer ce geste bizarre de souffler sur son genou. D’accord, était-elle une de ses personnes aux habitudes sortant de l’ordinaire? En quelques secondes il venait déjà d’en apprendre plus sur elle qu’il ne l’avait prévu. Ormi que l’idée des points de suture lui semblait soi exagéré… soi loin d’être ce qu’il espèrait avoir. Une chirurgienne pouvait vraiment faire quelque chose pour un pauvre type qui venait de se jeter volontairement sur le sol pour attirer l’attention d’une demoiselle? Le front plisé, sans pour autant garder se sourire si craquant qu’il portait en face de jolies créatures Esteban lui tendit la main alors qu’elle se présentait.

    -Esteban Carson, mec paumé qui s’écroule à cause d’un bout de gazon. Enchanté.

    Il aurait été hors de question d’affirmer que c’était totalement volontaire. Même si une des réactions aurait pu flatée la jeune demoiselle.. ou la faire fâchée de se retrouver devant un tel idiot. Est-ce qu’Esteban allait pleurer sur son sort parce qu’il avait eu une idée complètement stupide et qu’elle fonctionnait à merveille? Vous rêvez. Et puis, maintenant il était convaincu qu’il réussirait à la revoir à l’hosto. Bientôt on allait lui offrir une chambre pour nombre de fois qu’il s’y présentait. Voilà qu’il se demanda l’espace d’un moment s’il pouvait vraiment avoir un gâteau après avoir passé le cap des 100 visites. Les yeux sur sa blessure, Esteban n’y voyait qu’une petite écorchure même si sa saignait beaucoup. Il n’allait pas s’offrir des points de suture à cause d’une idée idiote. Voilà donc le jeune homme qui allait se relever que déjà elle le dépassait encore en lui offrant quelques solutions à cette situation. Il se mit à rire en entendant la troisième. Juste imaginer Panamee essayant de transporter Esteban sur son dos avait quelque chose de cocasse. Mais son cerveau eu un bogue alors qu’elle parlait de ne pas laisser son fils trop longtemps seul. Cette fille avait un gosse? Pas possible. Ce monde était vraiment et complètement plonger dans la déchéance. Qui était assez idiot pour avoir des gosses à cet âge là?! Avais-je oublier de préciser qu’Esteban ne les supportent pas? Il y a toujours quelque chose qui l’agace à propos des enfants. Comment se concentrer sur la chose, si la demoiselle a toujours l’esprit préoccupé par le moindre petit bruit dans la maison? Ou encore, se faire suprendre dans la chambre des maîtres par une petite fille? Esteban aimait les femmes, mais il y avait une limite a respecter. Il se rappelait bien d’avoir été chassé de la chambre d’une femme à cause de son gosse qui les avaient surpris. Il avait faillit se casser une cheville en plus. Maintenant qu’il y pense, cette femme n’est plus marié à se type. Serais-ce ça faute? Sans doute pas. Sinon, il aurait eu de la visite chez lui. Revenons à notre petit mouton. Esteban espèrait ne pas avoir à rencontrer le petit monstre alors qu’il allait accepter l’offre de Panamee. En même temps, il était à blamé. Il l’avait bien cherché.

    -Je dirais que je n’ai pas envie de pourrir ici. J’ai eu assez l’air d’un idiot pour devenir une attraction touristique l’espace d’un moment. Donc, le plan c’est que je roule?

    Esteban se releva lentement tout en grimaçant. Pourquoi ne pas en rajouter un peu, tout simplement pour être plus crédible? Ça faisait un peu mal, mais il avait déjà reçu des coups de poings bien plus douloureux. C’était un dur métier qu’il avait là. Je ne parle pas de celui de plonger sous des bateaux et souhaiter qu’ils ne coulent pas pendant qu’il fait une soudure.

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Message(#) Sujet: Re: Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee] Mer 26 Aoû 2009 - 18:32

ESTEBAN « Esteban Carson, mec paumé qui s’écroule
à cause d’un bout de gazon. enchanté. »



Un fin sourire apparut alors sur la bouche de la jeune mère qui venait de se redresser de la plaie d'Esteban, figeant d'un air suspect la blessure saignante de ce dernier. Elle venait de trouver un nom sur le visage du garçon, au regard légèrement ténébreux et à l'allure quelque peu séducteur, et c'est avec plaisir qu'elle serra la main à son tour. Une certaine ironie dans sa phrase fit pivoter les pupilles de la femme sur le coup porté au genou, qui n'avait pas l'air de se réconforter par l'unique bien des anticorps. La pauvre jambe du blessé avait besoin de soins. Aux yeux de Panmee, il n'avait pas l'air de réellement être souffrant, qui plus est il lui souriait, ce qui prouvait déjà sa force à être plus supérieure qu'une cascade sur la pelouse.

La femme annonça alors diverses propositions sur l'analyse d'une éventuelle guérison, et c'est avec le même humour qu'elle se jeta dans plusieurs solutions. La première qui lui semblait la plus efficace & la plus accessible vis à vis de l'homme qui s'était étalé devant elle pendant une microseconde, l'air béat. Elle avait attendu cinq bonnes minutes avant d'avoir la réponse d'Esteban, & le blanc s'était installé au milieu de la conversation avec le mot 'bébé'. Le sourire fabuleux et séducteur de l'homme s'était alors transformé en un vide absolu de dents alignées, la bouche fermée et presque cousue sur elle même pour éviter toute forme d'expression. L'opération se répétait à chaque moment où le phrasé et la connotation de 'bambin' s'ajoutait aux couches et aux biberons. Effectivement, elle avait 24ans. Jeune. Panamee resta les deux pieds enterrées dans la pelouse d'Apple Road à contempler celui qui hésitait péniblement à rejoindre la jeune femme qui lui tendait une main. Ce bras si fin est légérement bronzé était accompagné de cinq doigts aux phalanges ressorties par la maigreur de ces derniers, et les ongles allongés semblaient faire ressortir la beauté de sa silhouette. & comme pour rassurer ne serait ce qu'Esteban, elle lâcha paisiblement et en toute assurance quelques mots en un soufle.


PANAMEE « il dort. »



En un battement de sourcil, le garçon venait de recouvrir l'ex sourire qu'il avait fait disparaître, et avait redécouvert les yeux plissés et ténébreux d'Esteban. Elle attendit cependant l'acceptation de son invitation à le soigner, pour le mener jusqu'à sa demeure et sortir la trousse de secours dont elle en faisait l'inventaire à chaque fin de mois. Elle eut le temps d'apercevoir son autre voisine, Mme Japlin qui levait la main en signe de salut à sa camarade de quartier. La brune fit de même avec sa main non occupée et la secouant de gauche à droite, elle reposa ses pupilles sur son autre main située au dessus du garçon. Une envie soudaine de lui montrer qu'elle commençait à avoir une crampe dans le bras à le laisser suspendu sous son nez, il se décida enfin à entrouvrir les lèvres pour parler.

ESTEBAN « je dirai que je n’ai pas envie de pourrir ici.
j’ai eu assez l’air d’un idiot pour devenir une
attraction touristique l’espace d’un moment.
donc, le plan c’est que je roule ? »



Elle hôcha la tête tout en l'aidant à se relever difficilement, là où elle entendit un grincement de douleur. Panamee fronça alors les sourcils et croyant être la cause de la grimace de l'homme, elle se mordilla les lèvres et fit la moue devant Esteban avant de continuer sa route jusqu'à chez elle. Arrivée à hauteur de ses escaliers où ils mirent plus de cinq minutes à monter quatre marches, elle le laissa sautiller jusqu'à la porte d'entrée, où elle se plaque d'elle même contre sa poignée en crispant le visage.


PANAMEE « c'est le bordel. je veux dire il doit y
avoir des acariens en dessous le canapé
& sûrement deux ou trois croquettes à
côté du bol. n'y faites pas attention, je
vous en supplie. merci. »



Panamee savait lorsqu'elle recevait des invités chez elle. Pas de mouches. Pas de poussière. Pas de vaisselle. Aujourd'hui, elle se sentait piégée par son propre sort : maniaque ? Quoiqu'il en soit, elle tenait fermement sa poignée de porte avec une espèce d'appréhension que l'on pouvait lire sur son visage « c'est sale ? ».
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Message(#) Sujet: Re: Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee]

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Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. [Panamee]

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