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 « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager »

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Message(#) Sujet: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mar 26 Mai 2009 - 0:12

      Previously on Filthy Secret.
      Après avoir vécu jusqu'à ses 18 ans à Ocean Grove, quartier résidentiel de Miami, Maât revient aujourd'hui dans la maison de son enfance qu'il partage maintenant avec son frère et sa soeur. L'enterrement de leur grand-père, décédé d'une crise cardiaque, leur a laissé un héritage surprenant : outre des propriétés sublimes et un patrimoine hors du commun, Maât doit maintenant assumer une position de vice-président de l'entreprise familiale Blythe Events Compagny, aujourd'hui numéro un national d'évènementiel.
      Aussi incroyable que cela semble paraitre, son ami de toujours, Scott, est lui aussi revenu à cette même période. Une fois la nouvelle apprise, Maât semble bien décidé à renouer des liens solides avec Scott, mais surtout à s'assurer que le secret qu'ils partagent restera inconnu de tous.

© Orelyen.
    Now on Filthy Secret. Mai 2009, 3:11. Cuisines du Four Seasons Hotel Miami, Miami, Floride, USA.
    J'avais donné un gros chèque à un serveur du Four Seasons Hotel Miami pour qu'il me laisse pénétrer dans les cuisines du restaurant alors que le service était terminé depuis deux heures. Je savais à juste titre que le personnel restait parfois trois heures après la fermeture pour tout mettre en ordre.
    Sourire aux lèvres, vêtu d'un costard trois boutons Boss bleu foncé (tirant sur le noir), le bruit de mes chaussures cirées avait résonné sur le carrelage du hall de l'hôtel et allait en faire de même sur celui des cuisines. Quelle heure était-il ? J'avais perdu la notion de temps, trop préoccupé par mes pensées et la volonté de surprendre un vieil ami. Notre conversation avait été trop tendue, je ne savais donc pas quand j'allais revoir mon si cher ami. Le surprendre donc à son travail me semblait une bonne occasion pour reprendre les choses à plat : je détestais être en mauvais termes avec quelqu'un, et surtout avec mes amis.

© Orelyen
- Monsieur, vous n'avez pas le droit de...
Je levais la main dans l'air, comme pour couper le son et ce fut suffisant. Aucun mot n'était nécessaire et c'est ce que j'aimais dans le fait d'être devenu un homme puissant et respecter : le costumes et les chaussures de marque y faisaient beaucoup, rare étaient ceux qui s'obstinaient encore à me dire que je n'avais pas le droit de me trouver dans tel ou tel lieu. J'avais justement tous les droits.
Une tarte aux framboises en suspend sur la paume de la main droite, je me dirigeais vers le coin des sauces, comme on me l'avait indiqué. Scott m'avait souvent répété que la sauce était très importante, parce qu'elle donnait tout le goût à un plat. Me passant la main dans les cheveux -pas très hygiénique ans une cuisine mais c'était un tic d'angoisse- je fis les quelques pas me séparant de ma destination.
- Chef... Bonsoir Chef Matthews. Il se retourna et sembla surpris. J'étais satisfait : je voulais justement le surprendre de ma présence. Je lui tendis la tarte. Je l'ai acheté chez un pâtissier français, elle est aux framboises.
Je lui proposais clairement de la manger avec moi. J'avais conscience qu'il était tard mais cela faisait plus de trois semaines que nous avions pu nous voir et franchement, ma présence me manquait terriblement.
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mar 26 Mai 2009 - 10:59


« L'amitié, c'est la fidélité,
et si on me demandait
qu'est-ce que la fidélité ?
Je répondrais c'est l'amitié ! »

Julio Iglesias

    Comme tous les soirs, le service se terminait et les clients disparaissaient du restaurant. Le plus gros venait d'être fait. Après quelques heures de cuisine intense pour préparer les bons petits plats que proposaient le Four Seasons Hotel Miami à ces occupants, Scott et son équipe n'avaient plus qu'à nettoyer et arranger le tout pour le lendemain midi. C'était énervant et vraiment insupportable de devoir faire tout ceci. Cependant, il le fallait et c'est pour cela que cent quatre vingts minutes plus tard, la cuisine fut comme neuf. Elle était lavé, nettoyé et prête au service du midi qui l'attendait dans quelques heures. Chacun avait accomplis sa tâche, tout le personnel des cuisines pouvait donc prendre congés et rentrer chez eux pour une bonne nuit de sommeil.

    - C'est bon les gars, à demain. Leur dit-il alors que lui resterait encore un peu le temps de finir ce qu'il faisait car lui avait pris son temps. De plus, la fatigue ne se faisait pas ressentir. Alors autant bien faire les choses pour ensuite apprécier un long et bon moment de détente.

    Vétu de son tablier, Scotty continua à ranger les dernières saucières pour que tout soit en place pour le prochain service. Maintenant seul, il laissa son esprit vaganbonder où il voulait. Etrangement, ce dernier se posa sur Maât. Leur dernière rencontre avait été un peu tendu. Mais dans le fond, le jeune homme l'appréciait toujours. Tous deux se connaissaient depuis l'enfance et leur amitié était importante aux yeux du chef cuisinier. Le perdre serait une terrible erreur. Scott stoppa ce qu'il faisait en repensant à tout cela. Perdu dans ses pensées, il crut entendre un appel le concernant. Biensur, en aucun cas il ne reconnut la voix de son locuteur. Il se retourna pensant que l'un des cuisiners avait oublié quelque chose ici. Et là, surpise, l'homme de ses pensées se retrouvait face à lui. Pendant une ou deux secondes, Scott crut que son subconscient lui jouait des tours, ne pensant pas réellement que Maât était présent. Puis, il lui tendit la tarte qu'il tenait entre ses mains en précisant qu'elle provenait d'un patissier français et qu'elle était aux framboises. Il comprit donc que le jeune Blythe-Shledon était bien avec lui dans cette cuisine du Four Seasons Hotel Miami. Il prit volontier la patisserie, se doutant bien que ce n'était pas pour qu'il l'emmène chez lui et la mange seul. Par conséquent, alors que Maât n'avait rien demandé, Scotty sortit deux verres à pied ainsi qu'une excellente bouteille de vin blanc. Il était vrai que le chef cuisiner était rancunier. Après leur dernière rencontre, il aurait bien pu banir leur amitié. Cependant, il ne le fit pas. Avec le grand frère Blythe, c'était différent. Tous deux se connaissaient depuis très longtemps et peut-être que tout ce temps a permis à Scott de comprendre que s'ils avaient des différents et que leur relation était tendue, leur amitié resterait intacte. Maât était bien la seule personne (sans parler de la famille et de Tyler) qui arrivait à le faire réagir ainsi.

    Déposant les deux verres sur une petite table non loin de là, le cadet de la famille Matthews ouvrit la bouteille, gouta le contenu et servit son hôte et lui-même. A quelques centimètres, la tarte les attendait patiemment. Finalement, il en coupa deux parts qu'il déposa dans deux assiettes prévues pour les desserts. Scott en donna une à son ami et garda l'autre avant de lui tendre le verre de vin blanc.

    - Voilà pour toi. Dit-il tout simplement. En effet, le jeune homme ne savait pas encore ce que voulait Maât et préférait rester neutre en attendant de comprendre sa venue sur son lieu de travail à plus de 3 heures du matin.


Dernière édition par Scott Matthews le Mer 27 Mai 2009 - 23:40, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mar 26 Mai 2009 - 17:55

    J'observais son professionnalisme, ces gestes marqués et précis qui faisaient de lui ce cuisinier en chef réputé qu'il était devenu. Son succès ne m'avait jamais étonné, c'était un homme qui savait ce qu'il voulait et qui faisait tout pour y parvenir. Il avait un talent indéniable, qui exigeait le respect.
    - Voilà pour toi. Je pris le verre qu'il me tendait, toujours avec un sourire.
    - Merci Scotty.
    J'étais soulagé qu'il semble si réceptif à ma présence, notre derrière enguellade, aussi violente fut-elle, ne semblait pas avoir laissé trop de séquelles. Bien qur j'avoue que j'aurais préféré qu'il ne se montre pas si neutre, si passif.
    Portant le verre de vin blanc à mes lèvres, j'en bus une petite gorgée profitant de la qualité de la boisson.
    - Tu dois te demander ce que je fous là à une heure pareille, relevais-je toujours un sourire accroché aux lèvres. En fait je suis venu pour reprendre contact, depuis notre dernier... différent. Je voulais faire les choses avec tact. Je considèrais toujours que la dernière fois, il avait eu tord de réagir comme il l'avait fait mais je savais aussi que j'étais le plus fautif dans l'histoire. Je... je ne sais pas, j'ai apprit que tu étais devenu chef ici et... je voulais te voir. Tu me manquais. J'étais sincère, et ce n'était pas tous les jours. Je n'aimais pas la sincèrité, je la prennais comme une preuve de faiblesse.


        HJ Je suis désolé c'est court =( hésite pas à me demander de rallonger si c'est trop court pour que tu trouves quelque chose à y répondre...
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mar 26 Mai 2009 - 21:54


« L'amitié, c'est la fidélité,
et si on me demandait
qu'est-ce que la fidélité ?
Je répondrais c'est l'amitié ! »

Julio Iglesias

    Maât prit le verre de vin blanc qui le tendait son ami et le remercia. Le cuisinier ne répondit rien et préféra s'asseoir sur l'une des chaises de la cuisine pour se reposer. En effet, il était debout depuis le début du service qui commença vers 19 heures. De plus, il n'avait pas arrêté d'aller dans tous les sens pour que chaque plat soit le plus excquis et gourmand possible. Scotty prenait son métier à coeur et la paye s'en ferait ressentir à la fin du mois. Il attrapa alors son verre qu'il porta à ses lèvres et but le contenu fraichement servi. C'était excellent. Rien de tel qu'un bon vin pour passer du bon temps.

    Un silence se posa entre les deux hommes. Scott ne bougeait pas et fixer son ami qui souriait. Il voulait savoir ce que Maât pouvait bien faire à son travail et ne briserait pas ce silence tant qu'il n'aurait pas comprit le "pourquoi" de cette situation. Le frère Blythe commença à parler et le chef cuisinier resta neutre et passif attendant patiemment les réponses qu'il espérait entendre. Il le regardait parler, l'écouter et buver son verre de vin, ne faisant aucun signe de pardon ou de réconciliation avant de savoir toute la vérité. Son ami d'enfance enchaina sur un sujet que lui n'avait pas du tout oublié. D'ailleurs, il s'en souviendrait longtemps. Lors de leur dernière rencontre, tout était tendu et tout s'était terminé de façon assez brutal entre eux deux. Cependant, Scotty n'attendait qu'un mot de la part de Maât pour laisser leur différent de côté et que tout revienne à la normale. Enfin presqu'à la normale.

    "Tu me manquais." Ces trois mots firent le tour de l'esprit de Scott pendant un long moment. Un nouveau silence s'installa entre les deux hommes. Et lorsque tout fut clair, un léger sourire se dessina sur la visage de notre chef cuisinier. Il connaissait bien le caractère de Maât et savait pertinemment que la sincérité et lui ne faisaient pas qu'une seule et même personne. Cependant, cette fois-ci, il semblait franc et sincère. Le jeune homme le croirait. Il déposa alors son verre sur la table et rompit le silence de mort qui régnait. Il avait dit qu'il ne le ferait qu'avec un minimum d'explication. Mais comment résister à un "tu me manquais" ? Personne ne pouvait. Et sensible comme l'était Scott, le frère Blythe avait marqué un point sans s'en rendre compte.

    - Toi, aussi tu me manquais. Répondit-il calmement fixant Maât droit dans les yeux. Mais je n'ai rien oublié de la dernière fois, tu sais ? Et je ne suis pas prêt de le faire. Cependant ... Ajouta-t-il sur un ton plus sec et autoritaire. ... Je veux bien te donner une chance de tout effacer. Finit-il sur une voix douce et chaleureuse.

    Scotty attrapa alors avec l'une de ses deux mains le bout de tarte à la framboise qui lui appartenait, en découpa un morceau qu'il amena directement à sa bouche. Elle était succulente et digne d'une patisserie française. Il en reprit un autre morceau qu'il mangea sans se faire prier.


Dernière édition par Scott Matthews le Mer 27 Mai 2009 - 23:40, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mar 26 Mai 2009 - 22:42

    La dernière fois qu'ils s'étaient vus remontait à trois semaines. Tout s'était passé merveilleusement bien, comme à leur habitude jusqu'à ce que je fasse une remarque, qui en entraina une autre de la part de Scott. C'était toujours comme ça, en moins de temps qu'il en fallait, Scott m'avait déjà reproché ce qu'il me reprochait toujours. Et je ne pouvais rien y faire. Enfin si, j'y pouvais quelque chose mais ce n'était pas aussi simple. Rien n'était simple.
    Je bus une autre gorgée de vin blanc. Il fallait que je fasse attention, je me connaissais et je ne tenais pas à l'alcool.

    - Tu me manquais.
    - Toi, aussi tu me manquais. Soulagement. Je craignais qu'il me regarde avec un air hautain et m'envoit voir ailleurs si il y était. Mais je n'ai rien oublié de la dernière fois, tu sais ? Et je ne suis pas prêt de le faire. Cependant, je veux bien te donner une chance de tout effacer.
    Et ce fut un second soulagement. Je ne répondis pas mais je n'en pensais pas moins, j'allais saisir cette nouvelle chance qui s'offrait à moi pour me faire pardonner même si je ne savais pas encore comment j'allais y parvenir, ni même ce que je voulais réellement.
    Je pris un morceau de tarte.
    - Waouh, un morceau de paradis, m'exclamais-je en le dégustant.
    Mes yeux tombèrent dans les seins, le regardant manger.
    - Alors raconte moi, comment c'est d'être le chef cuisto' de ce grand hotel réputé ? Je lui fis un autre sourire. J'étais fière de lui.
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mer 27 Mai 2009 - 11:20


« L'amitié, c'est la fidélité,
et si on me demandait
qu'est-ce que la fidélité ?
Je répondrais c'est l'amitié ! »

Julio Iglesias

    Après avoir avoué que Maât lui avait également manqué et qu'il lui donnait une chance de se faire pardonner, Scotty pensait qu'il passerait à l'attaque dès la seconde suivante. Malheureusement, il prit d'abord un morceau de tarte et gouta son achat. C'était vrai que cette patisserie était excellente, le jeune homme était du même avis. Tout d'un coup, le chef cuisinier se sentit observer. Lui, déguster tranquillement sa tarte alors que son ami d'enfance le fixait. Il releva la tête et allait lui sortir une phrase du genre : " Pourquoi tu me fixe comme ça ? ". S'il continuait, Scott pourrait bien croire qu'il avait un bout de salade coinçé entre les dents. Bien qu'il n'en ait pas mangé de la soirée. Mais le regard que Maât lui lançait, lui inspirait cette effet. Cependant, il n'eut pas le temps de prononcer un mot que son hôte lui demanda ce qu'était le vie d'un chef cuisinier surtout dans un palace comme celui-ci.

    - J'y crois pas ... Pensa-t-il fortement qu'il prononça ces paroles avec un air dégouté et surpris à la fois.

    En effet, Scott venait de lui donner une seconde chance et Maât ne la prenait pas. Le frère Matthews pensait que dans la minute qui suivrait, il se serait mis à genou et aurait demandé son pardon. Mais rien, il lui parlait de son travail en changeant complètement de sujet. Etait-ce un signe de lacheté de la part de son ami ? Peut-être. A moins qu'il ait peur de la réaction de Scott ? Ou alors, ce qu'il avait à annoncer était en total opposition avec les pensées et les espoirs de Scotty et il cherchait ses mots pour ne pas le blesser à nouveau. Toutes ces solutions étaient probables. Mais le jeune cuisinier ne savait pas vers laquelle se diriger et préféra dire au jeune Blythe son malaise.

    - Je te donne une chance de repartir de zéro et toi, tu me parles de mon boulot ... Pourquoi ? La plus importante de toutes les questions fut donc posée : "Pourquoi" et Scott attendait une réponse claire et précise de la part de Maât.

    Le jeune homme reprit donc son verre qui était toujours posé sur la table et le vida d'un e traite. Il avait besoin de sa dose d'alcool pour entendre la suite. Au cas où la réponse ne soit pas comme il l'imaginait. Dans ce cas là, Scotty préférerait ne plus jamais le revoir et le sortir complètement de sa vie pour être sûr de ne plus souffrir comme à leur dernière rencontre. Ce que Maât lui avait dit à ce moment précis, lui avait fait mal, très mal. Et si il devait lui refaire le coup aujourd'hui, autant tout déballer maintenant et passer à autre chose pour aller de l'avant et vivre en toute sérénité.


Dernière édition par Scott Matthews le Mer 27 Mai 2009 - 23:40, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mer 27 Mai 2009 - 13:59

    Le contexte était parfait : un bon vin, une bonne pâtisserie et surtout nous étions seuls. Pourtant je ne savais pourquoi, je ne parvenais pas à dire clairement ce que je pensais et ce que je ressentais. Ce que Scott voulait entendre. Tout pourrait tellement être simple mai il fallait toujours que je trouve un moyen de rendre les choses plus compliquées qu'elles ne devaient l'être. Souvent Scotty me le reprochait : de ne pas être capable de me laisser aller, me confier à la personne en face de moi. Je ne savais pourquoi, je n'en étais pas capable.

    - J'y crois pas... Je te donne une chance de repartir de zéro et toi, tu me parles de mon boulot... Pourquoi ?
    Je m'y un certain temps pour analyser ce qui était en train de se passer. Scott m'avait offert une nouvelle opportunité d'arranger les choses et moi j'avais préféré saisir une occasion de faire table rase du passé sans passer par la case explication-excuses. J'avais été stupide de penser que ça pouvait se passer ainsi, je le connaissais et je savais pourtant comment il fonctionnait.
    - Je... Je suis désolé Scott, pour tout. Pour notre précédente engueulade, pour ma lâcheté évidente de ce soir. Pour tout. Il était temps que je laisse aller mes paroles, que j'arrête de tourner sept fois la langue dans ma bouche et que j'agisse un peu. Je ne voulais pas perdre cet ami formidable. En venant ce soir je voulais m'excuser mais je ne sais pas, une fois arrivé devant toi j'ai eu peur de ta réaction. Je le regardais maintenant dans les yeux, je voulais qu'il comprenne que j'étais complètement sincère. Peur de réaliser que je t'avais perdu. Je "jouais" avec la petite cuillère, la passant mollement sur la tarte. J'avais tellement peur de le perdre... Je... Je pense que je suis prêt à la quitter. Quelqu'un reprenant la conversation en cours de route ne comprendrait surement pas de qui je parlais, mais je savais que Scott avait très bien saisi. Je suis sérieux.
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Mer 27 Mai 2009 - 18:53


« L'amitié, c'est la fidélité,
et si on me demandait
qu'est-ce que la fidélité ?
Je répondrais c'est l'amitié ! »

Julio Iglesias

    Pour commencer, Maât s'excusa. La situation était donc telle que l'avait imaginé Scott. Tout ce qu'il pensait plus tôt, était donc faux. Sauf la partie concernant sa peur de la réaction de son ami. Là, il était tombé en plein dedans. Au moins c'était mieux que toutes les préoccupations que se posaient Scotty. Maintenant, il était sûr que leur amitié resterait intacte et qu'ils resteraient en contact malgrès leur dernier différent. Le regard du jeune Blythe se porta une nouvelle fois sur le chef cuisinier. Il ne pouvait faire autrement que de le regarder également. Il s'excusait et tentait que leur relation reparte de zéro. La moindre des choses était de l'écouter et de le regarder pour ne pas le déconcerter. De toute façon connaissant Scott, il n'aurait jamais fait de tord à son ami ni à personne.

    La peur est un sentiment que le jeune homme connaissait très bien. Sa plus grosse peur remonte au jour où il fit son coming out devant toute sa famille et surtout ses parents. Il eut peur de leur réaction et peur des évènements qui allaient suivre. mais finalement cette peur s'estompa et aujourd'hui tout le monde l'acceptait comme il était. sa famille le soutenait comme auparavant. Alors lorsque Maât parlait de peur, Scotty le comprenait à cent pour cent. Lui avait peur de le perdre, comme si le frère matthews ne ressentait pas la même chose. Il avait également peur de le perdre. La seule différence était que ce n'était pas de sa faute si leur amitié battait de l'aile. Bon peut-être un peu. Mais cela venait surtout de Maât. En aucun cas, Scott ne lui en voulait pour le moment. il savait que la vie pouvait être difficile. Il lui en aurait voulu s'iln'était pas venu le voir pour s'excuser. Et heureusement, son ami était venu à lui alors qu'il ne s'y attendait pas vu l'heure qu'il était. De plus, il ne savait pas qu'il était revenu à Ocean Grove. Pour une surprise, s'en était une et une bonne.

    Lorsque Scotty entendit les deux dernières phrases de Maât, son coeur se mit à battre de plus en plus vite. Ce qu'il venait de dire, était un soulagement et en même temps c'était ce que voulais le chef cuisinier le plus au monde. Si Maât était prêt à faire ce pas, lui aussi devrait peut-être en faire un. Mais en attendant, tout ce qu'il disait n'était pas encore fait. C'est très bien de parler et de prévoir des projets. Cependant, fallait-il ensuite les éxécuter.

    - Très bien. Répondit-il en tentant de cacher l'immense sourire qui venait de naître sur son visage. Mais ça reste à voir. Je veux bien te croire, si ce que tu dis se confirme dans les jours à venir. Scotty était heureux et tentait de ne pas éclater de joie pour ne pas être déçu si rien ne changer dans un avenir proche. Il reprit un morceau de cette fabuleuse tarte. C'est vrai qu'elle est excellente. Voici enfin les premiers mots que le jeune homme sortit sans aucun rapport avec leur engueulade d'il y a trois semaines. C'était déjà cela de gagner pour Maât.
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Jeu 28 Mai 2009 - 1:10

    Cela faisait maintenant un peu plus d'un an que Maât était en couple avec Darla. Rencontrée lors d'une consultation médicale dans l'hôpital où elle était interne, à San Francisco, le courant était bien passé entre eux. Puis quelques mois plus tard, lorsqu'il avait eu à faire une seconde fois au milieu médical, il était retombé par hasard sur cette jeune femme. Une nouvelle relation était née. Mais très vite je devais avouer qu'il me manquait quelque chose, un sentiment de manque que Darla ne pouvait pas combler.
    Aujourd'hui, après y avoir profondément et sérieusement réfléchis il semblait évident que dans mon esprit ma relation avec Darla était terminée. J'avais conscience que c'était un mauvais timing : elle venait de quitter San Francisco en parti pour s'installer avec moi à Ocean Grove et vivait d'ailleurs maintenant chez moi. Mais les sentiments sont quelque chose que l'on ne contrôle pas.

    - Je... Je pense que je suis prêt à la quitter. Je suis sérieux.
    - Très bien. Mais ça reste à voir. Je veux bien te croire, si ce que tu dis se confirme dans les jours à venir.
    Il était évident que Scotty avait du mal à cacher sa joie d'apprendre une telle nouvelle. Il n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer Darla -du moins pas que je sache- mais ça ne l'avait jamais empêché de ne pas la porter dans son coeur. Maât n'en attendait pas mieux de sa part, il comprenait.
    - Tu peux me croire, je t'assure que tu peux me croire. Il n'y aura pas de retour en arrière, ma décision est prise. Il faut juste que tu me laisses le temps de mettre les choses en place. Je vis mon interlocuteur arquer un surcils. Tu sais, elle vit chez moi, et s'est à peine installée dans le quartier. Donc il faut que je lui laisse le temps de trouver un autre logement etc. Je ne peux pas la mettre à la rue. Je savais qu'il comprenait, même si ça ne devait pas l'enchanter. Mais je t'assure que dès demain je lui annonce que c'est fini. Et je pensais sincèrement ce que je pensais.

    Je bus une nouvelle gorgée de vin. Les prochains jours s'annonçaient difficiles mais je me sentais prêt à accepter les changements qui se profilaient à l'horizon. Certaines réponses m'avaient toujours parues claires mais je n'avais jamais trouvé le moment propices pour les laisser s'imposer. Maintenant que mon grand-père était décédé, que j'avais quitter San Francisco pour Miami, que j'étais devenu le vice-président d'une grande société d'évènementiel, je me sentais prêt à faire face à ces changements. Je me savais entouré, et le but final promettait d'être parfait.
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Jeu 28 Mai 2009 - 18:54


« L'amitié, c'est la fidélité,
et si on me demandait
qu'est-ce que la fidélité ?
Je répondrais c'est l'amitié ! »

Julio Iglesias

    Maât était donc prêt à faire le grand saut et rien ne pouvait rendre plus heureux le chef cuisinier. Cependant lorsqu'il lui avoua que sa petite amie vivait chez lui, il fut légèrement surpris. Mais il comprenait et ne dirait rien puisque cela ne le concernait pas. Après tout, il était chez lui et pouvait faire ce qu'il voulait dans sa propriété. La seule chose qui avait de l'importance était le fait que le frère Blythe allait rompre pour de bon. Le fixant sans relâche, Scott le dévisagea, tenant toujours son verre à pied vide de toute alcool. Il le déposa sur la table sans se reservir et finit sa part de tarte avant de se lever pour aller nettoyer toute cette vaisselle.

    Cependant, alors qu'il était paré à attraper son assiette, il se tourna vers Maât et plongea ses magnifique yeux bleus dans les siens. Pas besoin de parler, tous deux devaient se comprendre sans une seule parole. Scotty prit les devants et s'approcha de plus en plus de cette homme qui était venu, à l'improviste, lui dire une des plus belles nouvelles que le jeune homme entendit jusqu'à ce jour. Maintenant à quelques centimètres l'un de l'autre, le cadet des Matthews posa son regard sur les lèvres de son ami tout en continuant son approche. Ses lèvres touchèrent les siennes pour ne plus s'en décoller pendant des secondes de bonheur intense. Ce baiser, Scott en avait rêvait plus d'une fois depuis le dernier en Californie.

    Lorsque ce baiser volé prit fin (puisque Maât ne devait pas s'y attendre), Scott se recula légèrement de lui pour lui avouer ce qu'il avait vraiment sur le coeur depuis leur dernière dispute.

    - Tu m'as vraiment beaucoup manqué, Maât ? Et plus que tu ne pourrais le croire. Je sais que ta situation n'est pas facile. Mais ce que tu viens de me dire, je n'attendais que ça depuis le début sans vraiment te le dire. J'avais également peur de ta réaction. Mais aujourd'hui, je n'ai plus peur. Et ce que je veux le plus au monde, c'est être avec toi. Lui dit-il alors qu'il le regardait dans les yeux avec leur deux visages situés à une distance de quelques millimètres. De là, le chef cuisinier pouvait sentir sa respiration sur lui.

    Scotty le serra alors fort dans ses bras en signe de paix et de réconciliation. Il venait de retrouver celui qu'il avait quitté en Californie avant leur différent. Et maintenant, il ne le lacherait plus, même si tous les deux s'engueulaient à l'avenir. Par la suite, il se retira de cette étreinte qu'il avait créé pour retourner à ces tâches de nettoyage pour pouvoir enfin rentrer chez lui et, qui sait, peut-être en bonne compagnie ...
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Jeu 28 Mai 2009 - 22:28

    Je gratifiais d'un sourire Scott lorsqu'il ne releva pas le fait que Darla allait habiter chez moi encore quelques temps. J'étais heureux qu'il se montre si compréhensif. Il voulait voir Darla sortir de ma vie, mais il avait conscience que j'étais avec elle depuis presque un an et demi et donc que ça n'allait pas se faire comme ça. Il avait confiance en moi, et en mes sentiments pour lui. J'avais vraiment une perle rare en face de moi.

    Je l'observais se lever pour faire la vaisselle. Je comptais l'y aider dans peu de temps, mais il s'était retourné pour poser ses yeux dans les miens. Dieu qu'il était beau. (HJ Je suis en train de te répondre avec la musique de Pearl Harbor dans les oreilles, ça fait trop "amour parfait", j'imagine trop la scène xD, ça fait tellement cliché romantique xD). Je le laissais s'approcher de moi, puis poser ses lèvres sur les miennes. Quelques secondes tellement parfaites. Je songeais un instant à Darla qui allait surement être dévastée d'apprendre notre rupture, mais ce baiser me montrait que je me dirigeais vers une relation où je m'épanouirai d'avantage. J'étais toutefois terriblement navré de devoir faire souffrir Darla pour obtenir mon bonheur.
    Une fois ce geste d'affection terminé, je réouvris les yeux. Il se tenait devant moi, ce léger plissement de la bouche qu'il a lorsqu'il souhaite dire ce qu'il pense. Je le connaissais par coeur.
    - Tu m'as vraiment beaucoup manqué, Maât. Et plus que tu ne pourrais le croire. Je sais que ta situation n'est pas facile. Mais ce que tu viens de me dire, je n'attendais que ça depuis le début sans vraiment te le dire. J'avais également peur de ta réaction. Mais aujourd'hui, je n'ai plus peur. Et ce que je veux le plus au monde, c'est être avec toi.
    - Moi aussi Scotty, lui répondis-je en le serrant dans mes bras. Décidemment, passer à l'improviste ce soir avait été une des meilleures idées que j'avais eu.

    Je le regardais se diriger vers l'évier et commencer la plonge. Je me levais à mon tour, allais derrière lui pour entourer son torce de mes bras et le serrer très fort en l'embrassant sur la joue. Ensuite, avec le sourire de quelqu'un de tout simplement heureux, je retroussais ma chemise blanche au niveau de mes coudes et pris un chiffon pour essuyer les assiettes qu'il venait de laver. Ainsi, tous deux dans la cuisine à faire des tâches ménagères, je ne pus m'empêcher de nous imaginer dans quelques mois ensemble, en vie commune à refaire ces mêmes tâches ménagères en se délectant de notre bonheur commun.


      HJ Topic terminé.
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Message(#) Sujet: Re: « La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager » Ven 29 Mai 2009 - 13:25

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« La vraie cuisine est une forme d'art. Un cadeau à partager »

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