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 l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey

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Message(#) Sujet: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Dim 20 Mar 2011 - 13:48


Dimanche 20 mars 2012
La semaine passée n'avait pas été des plus reposante pour Jisel. Non seulement elle avait dû expliquer à son patron qu'elle n'avait pas eu de problèmes de bides comme le lui avait dit Flynn ou plutôt Jake son soit-disant petit ami, mais plutôt un problème avec son frère handicapé. Mais en plus elle avait réussit à se montrer à son colocataire comme la Jise d'autrefois, celle qui se recroquevillait sur elle-même une fois la nuit venue, celle qui se jouait des autres lorsque la lune était à son tour endormi. En quittant Seattle, elle s'était promis de mettre tout cela derrière elle mais le plus dure n'était pas de le dire... mais de le faire.

Cette journée était définitivement magnifique. Le soleil refaisait surface ce qu'il n'avait pas fait depuis cette tempête qui avait ravagée notamment Ocean Grove en sa totalité. On retrouvait encore des épaves de bateaux échoués sur certaines parties de la plage, où Jisel se trouvait actuellement. Elle n'avait appelé personne, pas cette fois-ci. Elle avait ressentie le besoin de se retrouver seule, de pouvoir se prélasser au soleil seule, sans avoir à faire attention aux ballons des gamins sur la plage ou encore aux regards pervers de vieux grand-père qui souhaiteraient aller plus loin. Ce qui était pratique avec la plage de Miami était qu'il y avait plusieurs parties de plage. Il y avait celle où les adolescents se retrouvaient après les cours pour se faire un partie de volley-ball, celle où on se rendait pour draguer, ou encore celle pour les couples pouvaient se câliner sans que les policiers ne les arrêtent pour pornographie. Jise n'avait opté pour aucune de ces plages. Depuis peu, Flynn lui avait montré un endroit que peu de personnes connaissaient, c'était leur petit paradis. Un morceau de plage éloigné des autres et séparé par de grandes herbes, qui, lorsque le vent soufflait, cachait parfaitement les longues jambes de Jisel. Elle resta allongée pendant deux heures, entre dix-huit et dix-sept heures. Mais, à force, elle commençait à se sentir toute molle et elle préféra aller s'acheter un truc à manger plutôt que de perdre la peau. Elle traversa alors la plage d'un pas lent, le regard se perdant dans la foule, son esprit se concentrant sur les paroles de sa chanson. A son retour, elle n'avait plus l'esprit aussi posé que quelques minutes auparavant. Elle avait dû attendre dix minutes pour une simple glace. Énervée, elle revint à sa place de départ d'un pas beaucoup plus vif que tout à l'heure. Alors qu'elle s'apprêtait à monter une petite bute qui menait à son coin de paradis, elle heurta une personne et renversa sa glace. Un grognement ressemblant à celui d'un lion sortit, on pouvait distinguer ces paroles : « Merde ! » Lorsqu'elle releva la tête -certainement pour s'excuser, elle était d'humeur assez bonne finalement- quelle fût sa surprise en voyant... sa meilleure amie. Plus exactement, son ancienne meilleure amie. Elle resta quelques minutes en silence. Que faisait-elle ici? Lacey, Lacey Minrod était devant elle, ici, à Miami ? Elle ne pouvait se laisser convaincre par son imagination. Pourtant, elle se pinça de manière discrète le bras et ressentit la douleur qui s'était multipliée par quatre. Elle releva cependant les épaules, retira ses écouteurs qu'elle laissa pendre sur ses épaules puis elle dit : « Lacey? ». Oui, elle n'avait trouvé que ça. Minable, elle se sentait minable ce qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps, très longtemps. Perturbée, elle garda tout de même ses lunettes de soleil qui cachait son regard ébahit, ses yeux grands ouverts, son esprit perdu.
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Message(#) Sujet: Re: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Dim 27 Mar 2011 - 19:03



C’était une de ces belles journées en Amérique. Le soleil tapait, et aucun nuage n’était présent. Il faisait très chaud, mais c’était plutôt agréable de sentir les rayons de soleil sur ma peau. Il y avait foule dehors, et je ne connaissais pas une seule personne qui préférait rester cloitrée chez elle plutôt que de sortir à la plage. En tout cas, moi, je profitais de cette journée à glander sur la plage. J’étais seule, comme d’habitude, mais ça n’avait pas une grande importance. Je n’étais pas le genre de fille qui avait une grande bande d’amis et qui avait plus de cinquante messages sur son portable par jour. Je ne riais pas aux éclats comme une imbécile et je ne m’amusais pas à tout faire pour me faire remarquer. Non, j’étais loin d’être ce genre de filles, et je m’en fichais. Je les regardais, avec un regard avide. Je ne pensais rien d’elles. Je les regardais sourire, alors que moi, je dégageais un visage sans expression. J’avais l’impression de ne pas être humaine parfois, comme si je n’avais pas de cœur, comme si personne ne pouvait m’aimer. Je savais que j’étais antipathique, mais à ce point-là ? Au point d’être constamment seule ? Il fallait bien croire que oui. Le vent fouettait mon visage, mais c’était comme s’il était figé, et qu’il ne voulait pas changer. Je ne savais que trop penser. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas quoi faire de ma vie. Ma vie était avide de sens et de sensations. Oui, je m’ennuyais beaucoup, parfois. Mais je continuais de marcher, parce qu’il le fallait, parce qu’il faut toujours avancer, même si on a envie de reculer. La vie, c’est comme un marathon : peu importe les erreurs que vous faites, peu importe si vous vous arrêtez quelques secondes, il faut continuer, pour franchir l’arrivée.

Personne ne faisait attention à moi, je marchais, sans regarder autour de moi. Les gens s’amusaient. Il y avait des familles qui se relaxaient de leur longue semaine, des bandes d’adolescents qui jouaient au beach volley, des enfants qui faisaient des châteaux de sable, et des baigneurs tout heureux de profiter de la belle eau de Miami. Et moi, au milieu de tout ça, qu’est-ce que j’étais ? Est-ce que je représentais quelque chose ? Non, je ne signifiais rien. Je n’étais qu’un bout de femme détruite. J’étais pathétique, je le savais. Je marchais sans grand objectif. Je fixais un point inconnu, et je continuais, sans réfléchir. Oui, parfois, j’essayais de faire quelque chose de ma vie, quelque chose de censé, comme les personnes constituées normalement le feront, mais je n’y arrivais pas. Et ça me frustrait beaucoup, je ne pouvais pas le nier.

Perdue dans mes pensées, je n’avais même pas remarqué que quelqu’un s’était cogné contre moi. J’étais tellement plongée, dans quoi d’ailleurs ? Enfin bon, je ne pouvais plus repartir dans mes réflexions, car j’entendis un juron. Je regardais la jeune femme sans aucune expression, quand elle se releva. Je sentis mes sourcils froncer et mes yeux s’entrouvrir : c’était ma première vraie expression depuis le début de la journée. Jisel. En face de moi. Ma meilleure ami. Mais qu’est-ce qu’elle faisait ici ? Le monde était visiblement trop petit pour nous deux. Je ne voulais pas la revoir, non, pas après tout ce qu’on avait vécu ensemble. Je voulais oublier mon passé, coûte que coûte, mais visiblement, le destin ne m’en laissait pas le choix. Et puis elle m’énervait à poser des questions idiotes. Je pris directement un ton assez sec. « Non c’est le pape, idiote ! » Non mais c’est vrai quoi, elle savait très bien que c’était moi. Enfin bon, elle ne dit rien, et moi non plus. Il fallait que je me calme. Je ne voulais pas m’énerver avec elle. Qu’est-ce que je pouvais bien lui dire ? Je lui demandais, en évitant son regard : « T’es ici depuis longtemps ? »
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Message(#) Sujet: Re: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Mer 30 Mar 2011 - 15:12

Le ton qu'avait employé Lacey pour répondre à sa meilleure amie ne plaisait pas à celle-ci, d'autant plus que ce n'était pas une question mais bien un réflexe qu'elle n'aurait pu contrôler, la surprise étant bien trop forte. « Non c’est le pape, idiote ! » Jisel retira ses écouteurs qu'elle enroula autour de son cou puis observa cette femme qui se trouvait devant elle. Les jambes fines, son corps sculpté, son visage miel, Jisel avait beau avoir espéré de jamais la revoir, une partie d'elle se souciait de ce qu'elle devenait... Et la voici devant elle, utilisant leur expression d'autrefois l'une sur l'autre. Voyant son amie s'enflammer et utiliser un air qui n'était pas crédible pour cette femme qui la connaissait par coeur, Jisel plongea son regard derrière elle attendant qu'elle parle, qu'elle lui dise quelque chose. Après quelques secondes de silence, Lacey dit : « T’es ici depuis longtemps ? » Parce que maintenant c'était à elle de poser des questions? Elle le savait, depuis combien de temps elle était ici, puisqu'elle avait dû l'entendre dans le quartier, ce n'était pas tous les jours qu'une famille déménageait. Jisel fit un geste de la main qui raviverait des souvenirs à Lacey, puisque c'était l'un de leur nombreux geste qu'elles avaient inventé, et qui avait le dont d'énerver, tous le monde en avait fait les frais. « Ta question est aussi intelligente que la mienne. » Elle eût un petit sourire puis continua : « Tu sais très bien depuis combien de temps je suis là, on te l'a dit. Alors, la véritable question est qu'est-ce que tu fais là ? » Les bras croisés sur sa poitrine, Jisel attendait des explications de la part de son amie. La dernière fois qu'elle l'avait vu, si elle s'en souvenait bien, était dans un endroit où le jour tentait de se frayer un chemin dans les poutres qui bloquait les fenêtres. Une pièce sombre bien que Jisel arrivait à dessiner le portrait de son amie de manière très détaillée. En même temps, ils se connaissaient depuis tellement de temps qu'elle aurait pu le faire les yeux fermer, mais tout de même, le jour était quelque chose d'important. Elle lui avait pourtant dit de ne plus jamais l'appeler, lui parler, elle ne voulait plus avoir aucun contact avec elle. Sa meilleure amie n'était plus qu'un danger, un mauvais moment de son passé qui ne faisait pas encore parti de son passé mais bel et bien de son présent, mais elle se persuadait qu'elle y arriverait. Quelque chose la relierait pour toujours à cette... cette chose qui lui bouffait la peau et les neurones, jusqu'à la rendre folle, jusqu'à péter les plombs sous le poids de ces images d'enfants et de femmes. Prise de colère, Jisel lui dit, d'un ton agressif : « Tu vas repartir, c'est ça? Si jamais quelqu'un nous voit, toutes les deux, tu sais très bien ce qu'ils vont faire ! » Elle attrapa Lacey par le bras et l'emmena dans son île secrète que personne ne connaissait mis à part Flynn et Rhiannon. Car oui ! Il y avait Rhiannon désormais, cette femme qui avait su lui redonner le sourire alors que Lacey le lui avait fait perdre. Arrivée sur la dune, elle croisa les bras et attendit la réponse de Lacey, qui ne représentait plus rien mis à part le mal.


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Message(#) Sujet: Re: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Jeu 31 Mar 2011 - 18:25



Voir Jisel me remémorait beaucoup de choses. Par un seul regard, je me souvenais du passé, de mon passé, de notre passé, de Seattle, de tout. Et ça me faisait un pincement au cœur. Quand j’y repensais, je me disais que j’étais tellement bien, là-bas, au lycée. On était jeunes, on avait le monde à nos pieds, tout le monde nous admirait, on avait la vie devant nous. Mais à présent, j’ai l’impression que tout ça remonte à une éternité. Ce n’est plus ma vie maintenant, j’ai mûri, j’ai changé et plus rien ne sera jamais comme avant, y compris notre amitié. Jisel était devenue une inconnue au fur et à mesure que le temps passait. J’avais appris à vivre sans elle, mais au fond, je savais qu’elle m’était indispensable. La revoir me faisait du bien d’un côté, mais d’un autre, je savais que pour notre bien, il ne fallait plus qu’on se revoit. Et ça me détruisait. Elle était la seule personne à me connaitre, la seule à qui je faisais confiance, la seule que j’aimais vraiment. Et la perspective de ne plus la revoir me rendait triste, même si je savais que cette solution était inévitable.

Elle me rappela que ma question était complètement puérile, comme la sienne. Ce qui m’énervait chez elle, c’est qu’elle avait toujours raison. Oui, je savais pertinemment qu’elle était à Miami, je ne savais même pas pourquoi je lui avais posé cette question, sans doute pour dire quelque chose. Car en réalité, je ne savais plus quoi lui dire. On avait vécu tant de chose inoubliables toutes les deux, on n’avait même plus besoin de se parler pour se comprendre. Enfin, je suppose. J’inspirais un grand coup. Elle devait sans doute avoir une petite idée de ce que j’allais dire, car son visage prit un air grave. Oui, c’était un sujet délicat à aborder, mais autant aller droit au but. « J’ai besoin de ton aide. » Je n’avais pas besoin d’en dire plus, elle avait parfaitement compris. Je m’étais vraiment embarquée dans un truc horrible, et je n’en pouvais plus. J’étais à bout. On m’avait poussé à bout. On m’avait vidé de toutes mes forces, et ma seule chance était Jisel à présent. Je ne savais pas si elle allait m’aider ou pas, mais je l’espérais de tout mon cœur.

Elle ne semblait visiblement pas apprécier ma présence, ce que je concevais parfaitement. Elle avait une vie normale à présent. Elle avait ses amis, sa maison, son quartier, sa plage privée visiblement, une situation stable. Je l’enviais tellement. Elle semblait heureuse. Et moi, je ne l’étais pas. Ma vie ressemblait à un néant infernal, dont on ne voyait pas ni l’entrée ni la sortie. J’étais dans un vide constant, et ça me tuait vraiment. Tout ce que je demandais, c’était avoir une vie normale, comme elle a réussi à l’avoir. Néanmoins, je savais qu’à moi, ça ne m’arriverait jamais. Jamais je n’aurais une maison à moi toute seule et bien décorée. Jamais je n’aurais un boulot stable et respectable. Jamais je n’aurais des vrais amis avec qui parler et rigoler. Jamais je n’aurais un bon mari. Toutes ces choses que les personnes normales ont, jamais je ne les aurais. Et je ne savais pas quoi faire face à ça. Il fallait se rendre à l’évidence : la personne que je suis ne mérite pas tout ça. Je mérite juste une vie pleine de souffrances et de problèmes. Et jusqu’ici, j’avais été bien servie.

Je baissais les yeux. Je mettais ma meilleure amie en danger, je le savais, mais je n’avais qu’elle à présent. C’était la seule qui comptait réellement à ses yeux. Je lui dis : « Je ne sais pas. » Oui, je n’en savais vraiment rien. Mes décisions se prenaient très souvent rapidement, sans réfléchir. Mais là, j’avais vraiment besoin d’elle, cependant, je voyais bien que je la gênais et je me sentais mal. Je me sentais mal parce que ma présence allait détruire sa vie, et ce n’était pas mon intention. « Bon écoute désolé, je n’aurais jamais du débarquer comme ça à l’improviste, mais j’ai vraiment besoin de toi là. » Je gardais le silence un moment, avant d’ajouter : « Je comprendrais très bien si tu ne veux pas m’aider. » Après tout, elle ne me devait rien. Elle pouvait très bien m’ignorer et me laisser toute seule. Moi, j’avais juste besoin d’une aide. Juste un geste, un élan de générosité. Juste ça, et je m’estimerais heureuse.
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Message(#) Sujet: Re: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Ven 1 Avr 2011 - 16:42

Jisel était inquiète. Non seulement pour elle, pour sa survie, pour le bien de son action mais également pour Lacey. Lorsqu'elle était partie, Lacey n'était plus le quart que d'elle même, bien qu'en vérité ni elle ni Jisel autrement dit personne n'avait jamais su qui ce bout de femme se trouvait être véritablement. Mais son départ n'était ni précipité, ni forcément de son plein gré -c'est ce qu'elle avait dit, bien qu'elle fût celle qui amena l'idée-, tout le monde était parti, ses siens partaient alors elle les suivait, en tant que bonne et sage fille. La vérité était loin d'être celle-là, mais elle n'avait guère eu envie de s'expliquer, de se justifier, de trouver une excuse à quelque chose qui n'y en avait pas mis à part qu'elle voulait partir. Elle savait que rien ne l'aurait excusé, rien n'aurait pu la sauver alors elle était partie, c'est tout. « J’ai besoin de ton aide. » Jisel leva les yeux au ciel, comme si elle ne se doutait pas qu'elle était venue pour avoir de l'aide. Malheureusement pour Lacey, la jeune femme qui se trouvait à présent devant elle ne pouvait plus rien faire pour elle. Son courage -et sa folie- l'avait poussé à partir, le passé était le passé, adios ! Les bras toujours repliés sur elle-même, Jisel lui demanda ou plutôt lui dit qu'elle allait partir, elle savait qu'elle la mettait en danger. Mais elle n'eût qu'un « Je ne sais pas. » mou et flippant, de toute manière Lacey ne savait jamais rien. Depuis toujours, elle disait et faisait sans ne rien savoir. T'as faim? T'as soif? Tu veux pisser? - Je sais pas Sentant la colère monter en elle, Jisel se relaxa en expirant de manière assez bruyante. Lacey renchérit : « Bon écoute désolé, je n’aurais jamais du débarquer comme ça à l’improviste, mais j’ai vraiment besoin de toi là. » Là? Combien de fois elle le lui avait faite celle-là? L'autre soir aussi elle lui avait dit qu'elle avait vraiment besoin d'elle mais alors que Jisel avait quitté son frère qui venait tout juste de se réveiller, elle se rendit compte que Lacey était juste pétée, complètement pétée, couchée sur son petit ami du moment. La jeune femme comprit que Jisel n'attendrait pas longtemps avant de lui crier de se barrer et de ne plus la contacter, alors elle continua : « Je comprendrais très bien si tu ne veux pas m’aider. » Lacey avait le don de faire culpabiliser Jisel. En fait, ce "pouvoir" ne la touchait pas elle simplement, ça touchait tout le monde. Qui était la prochaine victime de Lacey ne pouvait s'en défaire. « Oh ça va, hein ! dit Jisel d'une voix forte T'es gentille mais tu me fais chier. Combien de fois tu me l'as faite celle-là? Dix? Quinze? Cent fois? » Elle se rapprocha d'elle et cria : « Et où il est ton...ton... c'est quoi son nom déjà? Mais si, le drogué qui était avec toi que pour te baiser, mais évidemment tu ne m'as jamais cru ! T'avais pas besoin de moi à cette époque, c'était lui ton sauveur. TU T'EN SOUVIENS ? » Elle la pointa avec son index puis se retourna. Elle frotta ses tempes puis murmura, toujours retournée : « Qu'est-ce que tu veux? »

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Message(#) Sujet: Re: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Lun 4 Avr 2011 - 19:16



Jisel représentait beaucoup de choses pour moi. Elle avait été ma meilleure amie, on avait partagé beaucoup de choses ensemble, et je ne savais plus si nous étions encore amies à présent, mais elle aura toujours une grande place dans mon cœur, c’était certain. J’avais sous-estimé mon amitié pour elle auparavant, et je crois que je le regrettais, mais qu’importe. J’avais besoin d’elle, elle était la seule sur qui je pouvais compter, la seule qui me connaissait vraiment, la seule que j’avais en fait. Et c’était pour cette raison qu’il fallait absolument qu’elle m’aide, ou sinon j’allais faillir, pour toujours. Je ne savais plus quoi faire, et elle était mon ultime solution, sinon je ne serais pas allée la voir. Je savais qu’elle ne voulait plus avoir à faire à moi, et je respectais son choix, je l’aurais sûrement laissée tranquille si ce n’était pas aussi important. Ma vie reposait sur ses épaules, je lui avais donné un sacré poids d’un seul coup, et je m’en voulais de la faire souffrir et la tenir responsable de ma vie. Je m’en voulais aussi parce que je faisais tout de travers. Je m’en voulais parce que j’étais nulle, et que j’étais incapable de me débrouiller toute seule.

Elle me laissait parler, parler, sans jamais m’interrompre, et cela me rendit mal à l’aise. Que pensait-elle de tout ça ? Allait-elle me dire non ? Allait-elle faire comme si cela ne la touchait pas ? Ou allait-elle me gifler ? J’essayais d’imaginer toutes les situations possibles et incongrues, mais rien ne me venait à l’idée. Je ne savais vraiment pas comment elle allait réagir, ni ce qu’elle allait dire. Et j’appréhendais beaucoup. J’essayais de décrypter son visage, en vain. Il faut croire que je n’étais pas bien douée en psychologie. Et je continuais de débiter tout ce que j’avais à dire, en prenant soin de vérifier qu’elle m’écoutait bien. J’essayais de formuler mes phrases avec allégresse, pour ne pas qu’elle se prenne tout dans la tête, et aussi pour qu’elle accepte de m’aider. Je faisais dans la finesse, j’essayais de ne pas trop la vexer et ne pas me montrer trop autoritaire, mais c’était assez difficile. En fait, je ne savais pas vraiment comment il fallait lui parler pour la convaincre, mais j’essayais, avec toutes mes forces, en attendant une réaction quelconque de sa part. Son regard neutre m’impressionnait et avait le don de me faire frissonner.

Et puis finalement elle réagit, plutôt violement. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle prenne un ton gentil et doux, de toute façon. A sa place, j’aurais sûrement réagi pareil. J’avais envie, tellement envie de crier moi aussi, mais je me retins. Il le fallait. On aurait l’air de quoi, sinon ? Et puis je n’avais pas vraiment envie qu’elle se fâche encore plus. Je soupirais et je baissais la tête sans rien dire. Je savais que je faisais n’importe quoi, je savais que j’étais complètement débile et inconsciente, et pourtant, je ne pouvais rien y faire. C’était ma façon d’être. Je me remémorais de toutes ces choses, et j’avais envie de pleurer. Je me rendis compte que tous mes choix avaient mené ma vie à un pur désastre. Et maintenant, j’essayais de recoller les morceaux, en vain. Je ne savais vraiment pas quoi lui dire. Que j’avais tort ? Mais je le savais déjà ça. Que j’avais besoin de son aide ? Elle l’avait très bien compris. Alors je me contentais de dire pathétiquement : « Je suis désolé. J’aurais dû t’écouter, c’est vrai. » A quoi bon ? Tout était fait à présent, le mal avait été largement fait, j’étais en plein dedans, et je demandais vainement une bouée de secours. Oui, juste de l’aide. N’importe laquelle. Et puis quand elle me demanda ce que je voulais, je fus soulagée. Ouf, elle ne m’avait pas complètement reniée. J’avais envie de lui sauter aux bras, mais je voyais bien qu’elle était encore énervée, et qu’elle agissait juste parce qu’elle se sentait obligée. Avant qu’elle ne change d’avis, je lui dis : « Je veux juste que tu m’aides à fuir, de tout ça, comme toi tu l’as fait. Juste ça, et après je te laisserai tranquille, pour toujours. » Je savais que ce que je lui demandais n’était pas évident. On ne fuyait pas un prédateur redoutable aussi facilement qu’on cassait un œuf.
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Message(#) Sujet: Re: l'ambition est le principal ennemi de l'amitié ϟ Lacey Mer 13 Avr 2011 - 10:20

L'égoïsme dont Lacey faisait part inquiétait gravement Jisel, qui ne cessait de regarder autour d'elle pour vérifier que personne ne les voyait. Elle ne bougeait pas et écoutait son amie, qui ne l'était plus désormais. Jisel savait ce qu'elle voulait, mais Lacey n'aurait pas la force, elle n'était pas forte, elle n'était rien sans les autres. Utiliser son air de chien battu sur sa meilleure amie était dégueulasse, tout à fait dégueulasse et Jisel était au bord de la crise de nerfs. Elle repliait ses doigts sur eux-même, hésitant à la déplier et à aller les poser fortement sur la joue droite de Lacey. Ce n'était pas par méchanceté, pas pour lui faire du mal, non, mais simplement pour qu'elle se réveille, pour lui faire comprendre combien elle avait souffert lorsqu'elle s'était retrouvée seule, abandonnée par sa propre meilleure amie. Maintenant, elle se présentait devant elle, s'excusait après que Jisel ait lutté pour les avoir et elle pensait que tout allait lui tomber les mains, comme ça? Elle se mettait le doigt dans l'oeil. « Je suis désolé. J’aurais dû t’écouter, c’est vrai. » « C'est trop tard Lacey, bien trop tard pour t'en rendre compte. » Sa voix vira vers le mélancolique. Elle se retourna, fit trois pas et murmura dans sa barbe : « Le mal est déjà fait. »

Jisel avait beau être en colère et crier, il était certain qu'elle attendait quelque chose, sinon elle serait partie, comme à chaque fois. Ce qu'elle voulait? Retrouver Lacey, qu'elle lui parle vraiment, qu'elle lui crie dessus, qu'elle la bouscule, qu'elle lui montre qu'il y a quelqu'un devant elle, qu'elle n'est pas seule encore une fois. Lacey était déterminée ou plutôt désespérée, au choix, un peu des deux... « Je veux juste que tu m’aides à fuir, de tout ça, comme toi tu l’as fait. Juste ça, et après je te laisserai tranquille, pour toujours. » Pensait-elle que c'était aussi facile? Que Jisel était partie, du jour au lendemain, sans se retourner? Elle en riait, elle rit d'un rire amer. « Tu crois que c'est si facile? Je ne peux rien faire pour toi, tu me mets dans une position étrange là, imagine si on nous voit ! » Jisel était nerveuse, car si quelque chose pouvait bien l'inquiéter c'était bien ça, qu'on la retrouve. Puisqu'elle avait manqué au règles, elle avait fauté, ce n'était pas une bonne élève. Elle regarda Lacey, se rapprocha et dit : « Tu n'as pas changé, tu es toujours aussi conne. Retourne d'où tu viens, reviens me voir lorsque tu arrêtera de jouer avec moi, comme tu le fais avec les autres. » Sur ceux, Jisel se retourna et s'assit sur sa serviette. Elle mit ses lunettes de soleil et s'allongea, avait-elle seulement envie de lui parler? Rien n'était certain...

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