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 Deja vu.

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Message(#) Sujet: Deja vu. Sam 30 Avr 2011 - 3:15

Sally soupira en entrant dans le Blue Lagoon. C’était presque trop facile à chaque fois. Depuis qu’elle avait obtenu une fausse carte d‘identité grâce a une connaissance peu scrupuleuse, elle pouvait faire absolument tout ce qu’elle voulait. Bon, en même temps, elle ne s’était jamais réellement privée en fait. Cependant, à Miami, il lui fallait des faux papiers prouvant qu’elle était soit disant majeure sinon, elle ne pouvait rien faire. A New-York, tout était si différent. Sally se rendait souvent avec l’une de ses amies (Effy) dans un club et elles rentraient toujours sans aucune difficulté. La raison était toute simple, son amie Effy se tapait le videur.

FLASHBACK.
Sally porta le joint à ses lèvres pour tirer une derniere fois dessus puis elle finit par le tendre à son amie, Effy. « Sortons ce soir, je suis sûre que le videur serra ravi de voir ton joli petit cul… » Comme les trois quarts du temps, Effy ne répondit rien. Elle n’était pas bavarde et c’est peut être pour ça que Sally appréciait autant l’avoir en tant qu’amie. Il n’y avait pas de risque qu’elle se mette à lui raconter ses histoires amoureuses et autre histoire dont elle se tapait éperdument. Si ça ne la concernait pas, elle n’en avait absolument rien à foutre de toute façon ! Sally n’avait jamais besoin de parler longtemps pour la convaincre parce qu’elle savait qu’Effy était prête à la suivre dans n’importe quel plan foireux de toute façon ! D’ailleurs ce soir là, elles sortirent, comme elle l’avait prévu. Le Club était plein et pour cause, ce soir il y avait un invité spécial qui venait faire son show ! Ravie, Sally se tourna vers Effy « T’es prête à parier ? » En voyant le regard interrogateur d’Effy, Sally enchaina. « Que je vais me le faire, enfin… Tu sais quoi, tu pourras te joindre à nous ! » et c’est sur ces mots que la jeune fille se dirigea vers le bar pour commander de l’alcool en grand quantité. Après tout, la soirée ne faisait que commencer et elle aurait largement de mettre son plan a exécution. Pour l’instant, elle voulait profiter de sa soirée et s’amuser un maximum. Comme toujours en fait…


Sally traversa l’endroit pour se rendre au bar. La dernière fois qu’elle était venue, elle avait eut l’occasion de sympathiser avec un barman et c’est tout naturellement qu’elle s’était adressé à lui pour passer sa commande. Lorsqu’il lui servit son cocktail, la jeune fille se retourna sur sa chaise afin d’être face à la salle. Son regard se posa sur certaines personnes qu’elle analysait plus que d’autre. Soudain, son regard se posa sur un homme plus âgé qu’elle coté Bar mais à son opposé « Pas possible ? » murmura-t-elle alors qu’un petit sourire se dessinait sur son visage. Elle attrapa son verre et descendit de son tabouret pour aller le rejoindre. Elle se planta devant lui, l’air amusé. « C'est pas vrai, Maxwell Meehan ? Ici ? » Le hasard fait tellement bien les choses… Ou pas.
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Message(#) Sujet: Re: Deja vu. Lun 2 Mai 2011 - 22:28

Maxwell était ravi. Il avait obtenu gain de cause après de longues minutes de plaidoirie. D’ailleurs, il s’était senti un peu offensé par ce devoir qu’il avait eu de prouver sa bonne foi à son manager. Il avait passé l’âge de demander la permission de sortir mais depuis qu’il avait bousillé toutes ses chances sur un boulot qui aurait pourtant dû être acquis les deux doigts dans le nez, William s’était montré intransigeant. Il le punissait de son manque d’attention et de sa tendance à parler trop vite mais tout de même, il y avait des limites et il avait sérieusement besoin de souffler et ça, il ne pouvait le faire avec le regard inquisiteur de William qui le suivait partout. Aussi était-il finalement parvenu à négocier une nuit dehors, puisqu’il avait un jour off le lendemain, promettant de ne pas revenir bourré ni accompagné. Si la première promesse serait facile à tenir puisqu’il ne buvait pour ainsi dire pas, la deuxième serait plus ennuyeuse s’il devait rencontrer une jolie demoiselle qui souhaiterait rentrer avec lui. Mais un deal étant un deal, il avait serré la main de son manager et s’était éclipsé vite fait bien fait avant que William ne revienne sur sa décision.
Le Blue Lagoon étant réputé, Maxwell avait jeté son dévolu sur celui-ci. Il voulait une véritable soirée, le genre où l’alcool coulait à flot et où la seule préoccupation des clients était de s’amuser, qu’importe les conséquences de leurs actes. Le musicien ne comptait pas vraiment entrer dans ce terrain dangereux mais être immergé parmi les fêtards lui donnerait une réelle sensation d’être aussi imbibé qu’eux et, pour l’instant, c’est tout ce qu’il demandait. Miami était bien différente de New York. Il se rendit compte de ce phénomène en pénétrant dans le bar surpeuplé. Lui qui passait ses nuits dehors lorsqu’il vivait toujours à New York avait probablement perdu l’habitude en suivant le régime strict de William mais en se retrouvant parmi cette jeunesse dorée, Maxwell se sentit paumé et peu à sa place. Il s’engagea toutefois vers le bar où il commanda une boisson au taux d’alcool raisonnable qu’il paya avant de porter son attention sur tout ce qui l’entourait.
Il ne tarda pas à regretter son geste et plus particulièrement sa venue ici.

FLASHBACK
Il s’agissait du second soir où Maxwell se produisait en public. Quitter la sécurité de sa chambre et l’œil vide de sa webcam avait été un sacré pas qu’il ne pensait jamais franchir. Il faisait de la musique pour le plaisir, publiait ses vidéos sur son compte Youtube parce qu’il estimait qu’Internet le préserverait en quelques sortes, même s’il dévoilait son visage à tout le monde et n’importe qui. Il ne s’attendait certainement pas à être contacté par un producteur de musique. Il avait vu tous ces changements s’opérer sans vraiment réfléchir. Tout allait trop vite. Hier encore, il ajustait la caméra sur son laptop et entamait la reprise d’un tube mondialement connu pour enchainer avec l’une de ses compositions. Aujourd’hui, il s’apprêtait à grimper sur scène pour proposer son travail, l’offrir aux oreilles de tout un chacun et risquer par la même occasion le lynchage public. Bon, William était optimiste, il ne doutait pas de son talent, il fallait juste qu’il reste concentré et, dès lors, ce mot était devenu le leitmotiv du musicien alors qu’il tentait d’évacuer son stress, trépignant à l’arrière des coulisses alors qu’il voyait la population du bar augmenter à vue d’œil, dans la semi-pénombre.
« Prêt ? » l’interrogea la voix grave de William alors qu’il sentait sa main s’abattre sur son épaule dans un geste qui se voulait encourageant ou réconfortant. Maxwell ne parvint même pas à répondre. Ses intestins s’étaient liquéfiés et sa gorge était tellement serrée qu’aucun son n’en sortait. Elle avait intérêt à se décoincer dès qu’il entrerait en scène ou sa carrière serait tuée dans l’œuf. D’ailleurs, il n’eut pas vraiment le temps de s’interroger davantage, une voix annonça son nom après l’avoir présenté brièvement pour ceux qui auraient été incapables de savoir d’où il sortait.


Comment oublier un visage comme celui de Sally ? C’était impossible, surtout si on savait dans quelles circonstances il avait croisé la demoiselle. Lui, en tout cas, s’en souvenait comme si c’était hier et pas pour de bonnes raisons. Son visage s’était figé dans une moue terrifiée et, tel un robot, le rythme mécanique, il tâcha de tourner le dos à la jeune fille, se disant que s’il agissait vite et bien, il serait à l’autre bout de la salle avant qu’elle ne le repère. Mais c’était sans compter sur la facilité avec laquelle Sally repérait une source d’ennui et à peine avait-il fait trois pas qu’il se retrouva nez-à-nez avec son pire cauchemar. « C’est pas vrai, Maxwell Meehan ? Ici ? » Une grimace passa sur le visage du musicien qui tâcha de la faire disparaitre pour opter pour un masque de surprise – dommage pour lui, il était un comédien médiocre et son manège tomba à l’eau avant même qu’il n’ouvre la bouche. « On se connait ? » demanda-t-il simplement avant de chercher à la contourner. Plus vite il se dépatouillerait de cette présence indésirable, plus vite il serait tranquille. Ah ! Quand William apprendrait que la groupie était à Miami, il serait probablement furax.
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Deja vu.

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