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 « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall

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Message(#) Sujet: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Sam 30 Avr 2011 - 16:47

Maya soupira en se contemplant dans le miroir, se tournant d’un côté puis de l’autre pour jauger sa silhouette. Loin d’être du genre coquette, elle n’avait tout de même pas manqué les rondeurs que son séjour à Miami lui avait apportées. Décidément, la multiplication des diners au restaurant et la baisse dans sa consommation de drogues douces avaient eu un bel effet sur son corps malingre et pâle. Le soleil n’avait pas tardé à hâler sa peau claire et si elle avait d’abord dû subir les joies des coups de soleil sur son nez et ses épaules, elle avait été ravie de constater que son teint brunissait, lentement mais sûrement.
Elle avait envie de sortir ce soir. Adriel était de corvée sur Dieu sait quel dossier et elle se retrouvait seule à la maison – chose qu’elle n’aimait pas particulièrement. Elle préférait passer son temps dans un bar, à envoyer sur les roses des gars trop éméchés pour comprendre qu’elle n’avait aucune envie de se faire tripoter, que de rester dans la maison, à tourner en rond comme un lion en cage. C’était idiot mais elle n’avait pas la patience de rester enfermée, comme si c’était une entrave alors qu’elle était complètement libre de ses faits et gestes. Finalement, les gens avaient raison quand ils disaient qu’elle était une fille de la nature – bien qu’elle n’ait jamais vraiment expérimenté la vie en plein milieu des forêts du Wyoming ou dans les Rocheuses – elle aimait le grand air et les ciels où flottaient de petits nuages blancs comme s’il s’agissait d’un troupeau de moutons éparse. Ce soir, alors qu’elle quittait la maison après avoir revêtu un jean et un haut large et informe qui découvrait l’une de ses épaules, le ciel avait enfilé sa combinaison nocturne. Un millier d’étoiles, de simples points lumineux de tailles variables – semblaient crépiter contre le fond uniforme. Maya abandonna la maison qui l’avait si chaleureusement accueillie et prit la direction du centre-ville, son sac à main nonchalamment passé sur son épaule dénudée. Il faisait une température idéale, seule une petite brise, un souffle à peine perceptible, venait balayer le visage serein de la jeune femme alors qu’elle traversait les rues d’un pas désinvolte, les mains enfoncées dans les poches de son pantalon. Elle croisa plusieurs visages familiers, sourit à l’un ou à l’autre, encore surprise que les gens puissent se remarquer les uns les autres. Là d’où elle venait, les gens ne se prêtaient aucune attention et elle avait appris à errer dans les rues comme si personne ne la voyait. Ici, à peu de choses près, on remarquait directement les autochtones et ceux qui n’étaient que de passage – mais pas seulement à cause de leur attitude, bien que le fait qu’ils se saluent tous sans exception laissait deviner qui résidait à Ocean Grove et qui n’y était que pour une courte durée.
Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’elle avait le sentiment de s’être fait une réelle place parmi ces gens. Certains lui paraissaient encore suspicieux et quand elle croisait leurs regards curieux, un sourire mystérieux se dessinait sur ses lèvres, alors que les images de caresses provocatrices envahissaient son esprit. S’ils avaient su ce qu’elle avait fait dans l’une de leurs précieuses cabines de plage, sans parler du bain de minuit improvisé. Mais malgré son sentiment d’être une extraterrestre dans cette banlieue chique, Maya avait trouvé les coins qu’elle préférait, ceux où elle pouvait se réfugier quand elle avait grand besoin de solitude, tout comme ceux qu’elle pouvait rejoindre quand elle voulait se fondre dans la masse, n’être qu’une anonyme parmi tant d’autres. Et l’un de ces lieux était le Blue Lagoon Bar. L’endroit branché avait grandi dans son affection en grande partie pour la rencontre qu’elle y avait faite la seconde fois où elle y était allée, quand elle avait rencontré le membre de Dopamine et si elle ne l’avait plus vu qu’à une ou deux reprises depuis leur soirée arrosée, elle ne pouvait s’empêcher de sourire à l’idée de distinguer ses boucles parmi les fêtards. Le bar était surpeuplé et elle eut un peu de mal à se frayer un chemin parmi les danseurs éméchés. Elle dut bousculer quelques couples trop centrés sur leur nombril et jouer des coudes avec un groupe d’adolescents en pleine descente de vodka avant d'atteindre finalement sa destination : le comptoir où les commandes étaient servies à une vitesse impressionnante. Elle guetta un moment l’attention d’un des barmans mais aucun ne semblait l’avoir remarquée, tant ils étaient penchés sur les shots. Se mordillant la lèvre inférieure à la recherche d’un stratagème pour avoir les yeux de l’employé sur elle, elle parcourut ses voisins du regard et elle oublia bien rapidement son manque de bol : le visage de Trent venait d’apparaitre, à quelques sièges de là. Il n’en fallait pas plus pour éloigner la jeune dessinatrice de son coin pour qu’elle s’immerge à nouveau dans le groupe compact des clients du bar et qu’elle zigzague jusqu’à se retrouver derrière le musicien. Elle ajusta son sac sur son épaule pour qu’il ne gâche pas l’effet de surprise et se mit sur la pointe des pieds, glissant les doigts sur les yeux du jeune homme pour l’empêcher de se retourner et susurrant à son oreille sur un ton faussement aguicheur :

« Devine qui c’est… »


Dernière édition par Maya Mazzello le Ven 10 Juin 2011 - 10:35, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Mer 4 Mai 2011 - 5:30

« Tu sais, j'ai l'impression que t'as besoin d'un moment de détente. T'as l'air tendu. » Alors que la demoiselle, qui ne devait pas avoir vingt ans, se pendait à son cou en battant des cils pour le charmer, Colt poussa un soupir en l'éloignant. Loin de lui l'idée de sortir le même jeu de mot qu'il disait tout le temps dès lors qu'on lui affirmait qu'il avait besoin d'un instant de répit, il n'avait surtout pas envie de lui donner de fausses idées. Cette fille était une gamine, une adolescente, et il se devait de mettre les choses au clair dès maintenant, d'autant plus qu'il n'était pas d'humeur à draguer et se laisser draguer. « Écoute, quand on n'aura plus que deux ans de différence, tous les deux, je reconsidérerai ta proposition, darling. » Bouche-bée, la jeune fille arqua un sourcil jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'il venait de la rembarrer poliment, mais pour toujours. Ils ne reconsidérerait jamais sa position puisqu'il était déjà loin et qu'elle avait compris, trop tard, qu'ils seraient toujours autant éloignés l'un de l'autre. Il n'était pas d'humeur et quand Colt n'était pas d'humeur, c'était rarement de bon augure. Quittant prestement le café dans lequel elle l'avait accosté alors qu'il commandait un cappuccino, le musicien glissa une cigarette entre ses lèvres avant de faire un éventail de ses mains pour empêcher le vent qui s'était levé sur Ocean Grove au matin d'éteindre la mince flamme qui lui procurerait un peu de calme. Appuyant son dos, nonchalant, sur le mur de l'établissement, il recracha la fumée en se détendant machinalement.

Il décida finalement de s'éloigner, après quelques secondes de réflexion, n'osant décidément pas prendre la chance de se faire rejoindre par la blondasse qui n'avait sans doute pas lâché l'affaire. Le soleil avait entamé sa course vers d'autres horizons depuis un moment et le musicien ne se fit pas prier pour entrer dans l'un des bars de la ville, apparemment réputé. On le fit passer sans problèmes et il fit le tour de la pièce des yeux avant de s'accouder au comptoir dans l'attente qu'on prenne sa commande. « Whisky sans glace. » affirma-t-il non sans toiser la jupe trop courte de la jeune femme derrière le bar. Il récupéra son breuvage après avoir payé, laissant un généreux pourboire, un petit sourire en coin étirant machinalement ses lèvres alors que la barmaid semblait soit le reconnaître, soit le trouver de son goût. Il n'avait peut-être pas envie de se battre contre la justice en affirmant haut et fort que ce n'était pas lui le violeur, mais bien la blondasse du café, il ne cracherait néanmoins jamais sur sa capacité à dénicher de jolies filles, d'autant plus que celle-là, elle devait être majeure. Il n'avait pas envie de s'asseoir et il se félicita pour sa présence d'esprit, sursautant lorsque des mains vinrent cacher ses yeux dans une blague qu'il ne connaissait que trop et qui, pour tout vous dire, commençait à lui taper sur les nerfs. Il ne trouvait jamais, il n'était pas doué pour reconnaître les gens au son de leur voix, faut croire que c'était un défaut génétique qui se répercutait également sur Trent étant donné que ce dernier adorait faire la sourde oreille lorsque Colt semblait lui parler de quelque chose d'important.

« Devine qui c’est… » « Laisse-moi deviner ... La pimbêche blonde de tout à ... Ah non. » Poussant un soupir désespéré en plissant les yeux, désormais cachés sous les mains de l'inconnue, Colt ne se retourna que lorsqu'il fut au milieu de sa phrase, la laissant ainsi en suspens. Aucunement surpris de voir devant lui une jeune femme qu'il ne connaissait pas mais qui semblait le connaître, le musicien étira ses lèvres en un sourire engageant. Non seulement il y avait des tonnes de filles qui le reconnaissaient sans qu'il n'ait jamais pu avoir l'occasion de porter son regard sur elles, mais le fait est que c'était d'autant plus fréquent en ayant un jumeau. Il n'avait jamais été doué pour les devinettes, mais cette fois, s'il était presque persuadé qu'elle ait pu croiser Trent un jour ou l'autre, il ne pouvait en aucun cas connaître la relation qui les unissait et il se voyait dans l'impossibilité d'en déduire la réaction à adopter. Portant un regard circulaire autour de lui, il posa de nouveau son regard sur la jeune femme aux cheveux courts, mais néanmoins séduisante, qui lui faisait face. « Alors ... Qu'est-ce qui te ramène ici? » Le choix précis du mot n'en était que plus raffiné, alors qu'il savait qu'elle pouvait le prendre autant comme un retour en des lieux où ils s'étaient déjà supposément rencontrés que comme une arrivée impromptue alors qu'il ne l'attendait pas. Quitte à ne pas savoir à qui il avait affaire, autant jouer le jeu, non?
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Dim 8 Mai 2011 - 17:01

Maya savait pourtant que Trent avait un frère jumeau et qu’il semblait impensable qu’elle ne tombe pas sur lui un jour ou l’autre. Pourtant, en voyant le profil du jeune homme, elle ne s’était pas posé la question. Seul Trent existait à ses yeux et ce, même lorsqu’elle assistait à l’un des concerts de Dopamine. Maya n’avait rien contre Colt. Il n’était pas Trent, voilà tout, et cela changeait beaucoup de choses, même si elle ne dénigrait aucunement les talents de musicien de celui-ci. De plus, elle savait pertinemment que sans lui, Dopamine ne serait pas ce qu’il est. Chacun des membres faisait de ce groupe un petit joyau qu’elle était ravie d’avoir découvert par hasard, alors qu’elle se trouvait dans le club où il s’était produit. Puis elle avait fait la connaissance de Trent, et avait passé une soirée décalée qu’elle n’oublierait certainement jamais, tant elle s’était amusée et était passée par tous les stades de l’ivresse et de la bêtise. Elle avait bien failli attraper une pneumonie à se permettre un bain de minuit en plein mois de mars. Mais c’était en grande partie ce qui faisait que cette soirée avait marqué son esprit. Tout comme sa rencontre avec le jeune Hareton avait métamorphosé sa vision des cabines de plage et elle ne pourrait plus jamais voir ces petites maisons comme des fourre-tout pour jeux de plages.
La remarque qu’elle obtint pour réponse ne l’étonna guère. Elle connaissait le succès des jeunes artistes, elle savait aussi combien des filles étaient prêtes à tout pour pouvoir passer une nuit avec eux et pourquoi les blâmer quand ils jouaient de cette image de beaux gosses à qui tout réussi ? Il y avait bien trop de rêveuses sur cette planète et une réaction comme le jeune homme s’était apprêté à le faire avant qu’elle ne retire ses mains aurait eu tôt fait de calmer les ardeurs de n’importe quelle adolescente enamourée. C’est donc avec un haussement de sourcils interrogateur qu’elle observa Colt Marshall, à la fois amusée et surprise par la réaction obtenue par son tour de passe-passe.
Et sans qu’elle sache trop pourquoi, elle fut déçue. C’était le même, la copie conforme, mais rien en lui ne lui procura les sensations qu’un seul regard en direction de Trent suffisait à engendrer. D’habitude, lorsqu’elle croisait le regard du musicien, elle éprouvait une pointe de surprise, tant elle ne s’habituait pas à la vivacité de son regard et la façon si particulière qu’il avait de toiser son interlocuteur avec un certain mépris et un air hautain parfaitement assumé. Son étonnement se muait rapidement en fascination pour ce personnage au caractère surprenant et elle finissait toujours par se dire que, décidément, le temps passait vraiment trop vite en sa compagnie. Or, ici, rien. Le néant. S’il était aussi beau et ténébreux que Trent l’était, il y avait quelque chose dans son regard de malicieux et de très certainement séduisant pour quelqu’un qui aimerait justement ce côté espiègle que Trent n’avait pas. Elle fut également surprise de ressentir ce vide affectif total. Qu’il ressemble à son frère n’agissait en rien sur elle, ce à quoi elle ne s’était pas attendue, s’étant toujours demandé comment elle se sentirait le jour où elle serait sous l’œil scrutateur de l’autre Marshall. Et voilà qu’elle avait sa réponse. Et si elle aurait pu douter un instant de l’identité de son interlocuteur, le sourire qu’il lui offrit aurait eu tôt fait de dissoudre tout reste de soupçon. « Alors… qu’est-ce qui te ramène ici ? » demanda-t-il avec un air nonchalant qui amusa la jeune femme. « Laisse-moi deviner » répliqua-t-elle sans prendre la peine de répondre à sa question. « Tu dois être Colt. » Ce n’était pas vraiment une question, mais ça n’était pas une affirmation non plus. Elle accrocha le regard du barman et l’interpella : « Est-ce que je pourrais avoir un Martini blanc, s’il vous plait ? » Un clin d’œil pour unique réponse lui indiqua qu’elle ne tarderait pas à tremper ses lèvres dans le délicieux liquide alcoolisé. En attendant, elle reporta son attention sur le musicien et consentit enfin à répondre : « La même chose que toi, j’imagine. Un bon verre et une bonne ambiance. » Elle lui décocha un sourire trop enjoué pour être tout à fait honnête puis enchaina : « Est-ce que ton frère est dans les parages ou tu es tout seul ? » C’était bien simple, comme son intérêt pour lui était aussi important que quand elle n’avait d’yeux que pour Trent sur scène, elle ne s’attarderait pas s’il était seul et le laisserait donc profiter de sa soirée pendant qu’elle irait siroter son verre sur la piste de danse, parmi des visages qu’elle avait repérés en arrivant. Par contre, si son frère était dans les parages, elle se ferait évidemment une joie de patienter pour le saluer, ne l’ayant pas vu depuis quelques temps.
Son verre lui fut entre-temps servi et elle remercia le barman d'un sourire enjôleur avant de porter son précieux Martini à ses lèvres.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Lun 9 Mai 2011 - 6:05

« Laisse-moi deviner » Arquant un sourcil en croisant les bras, Colt tenta de deviner à l'avance ce qu'elle allait lui dire, l'imaginant peser dans sa tête les pour et les contre, les ressemblances et les différences. Si elle n'avait pas l'air un peu perdue, c'était bel et bien parce qu'il n'avait pas eu envie de jouer et qu'il ne s'était pas vraiment donné la peine d'imiter à la perfection les regards et les mimiques de son frère. Pas à la perfection - puisque ceux qui les connaissaient bien finissaient toujours par les différencier - mais en étant suffisamment doué pour semer le doute dans leurs esprits ébranlés par la possibilité d'avoir devant eux le jumeau et non pas celui qu'ils voulaient voir. « Tu dois être Colt. » Les yeux brillants de malice, le musicien releva les bras en redressant légèrement le menton d'un air volontairement hautain, ne serait-ce que pour rentabiliser l'image qu'il projetait à tout va depuis deux ans. « Lui-même! » Résistant à l'envie de lui dire de ne pas le crier trop fort pour ne pas que le bar se fasse envahir de filles en chaleur alertées à l'entente seule de son prénom, comme s'il était décidément une grande vedette - c'est beau rêver, non? - il but une gorgée de sa boisson sans la lâcher des yeux. Elle était belle, c'est vrai, bien que pas trop son genre. Il n'aurait pas su décrire quel genre il appréciait vraiment étant donné qu'on ne voyait pas encore une logique concise dans sa facilité à ramener un peu n'importe quelle fille dans son lit. Si ça se trouve, comme le disaient les mauvaises langues à la Hareton, il ne pourrait jamais récupérer une fille bien, se contentant de coucher à droite et à gauche, mais pour l'instant, il devait bien avouer que son rythme de vie lui convenait plutôt bien! À quoi bon changer une formule gagnante?

Un peu énervé par l'attitude apparemment déçue et exaspérée de la demoiselle, il soutint son regard, ayant besoin de lui faire comprendre qu'il ne serait pas celui qui abandonnerait en baissant les yeux, ni même celui qui accepterait sans rechigner des reproches qu'il voyait venir de loin. Abandonner quoi? Là était tout l'art de se comporter comme un Marshall! Ce fut d'ailleurs la jeune femme qui détourna les yeux afin d'attirer l'attention de celui qui travaillait apparemment avec la blonde qui l'avait servi. « Un martini ... Tiens donc! Résistante! » Décidé à la taquiner un peu en voyant l'alcool fort qu'elle venait de commander, il ne la connaissait pas, mais ce n'était sans doute pas ce qui l'empêcherait de s'amuser un peu. « La même chose que toi, j’imagine. Un bon verre et une bonne ambiance. » Colt eut un sourire amusé, en haussant les sourcils, se retenant de la reprendre sur son affirmation le concernant, celle-ci s'étant révélée bien plus fausse qu'elle n'aurait pu le croire. En fait, alcool ou pas alcool, c'était un peu pareil, étant donné qu'il pouvait très bien décider de se saouler la gueule avant de venir. Après, la musique techno qui jouait dans les boîtes de nuit finissait toujours par l'emmerder et si l'ambiance était un peu plus sympa ici, ce n'était pas la principale raison de sa venue. Les filles, voilà tout! Après tout, comme le lui avait si bien fait remarquer la blonde, il avait besoin de se détendre et passer une soirée tranquille dans un bar tranquille en laissant son regard se poser sur les silhouettes des demoiselles se déhanchant au rythme de la musique ne pouvait que lui inspirer confiance et délier ses muscles. C'était prouvé! « T'as vraiment l'air heureuse d'être ici! L'ambiance te remplit de bonheur, ça se voit! » affirma-t-il en jaugeant le sourire forcé qu'elle venait de lui renvoyer.

« Est-ce que ton frère est dans les parages ou tu es tout seul ? » « Parce que tu penses que j'ai besoin d'un chaperon? Remarque... Sans commentaire. » Plissant les yeux et le nez en révisant sa théorie comme quoi il était assez grand pour prendre soin de lui tout seul, il secoua légèrement la tête avant de terminer d'une traite le verre qu'il tenait en main. « Mais en fait, non, il est pas là. Mais tu devrais réviser tes tentatives d'approche, parce que... je sais pas trop. Il te manque un truc. Tu sais, ce qu'on appelle un sou-ri-re. » Détachant chacune des syllabes, le musicien étira les joues de la jeune femme pour tenter de créer sur ses lèvres le sourire figé et faux qu'elle arborait depuis son entrée dans le bar. « Mais tu vois, pas le truc tout moche qui te fait ressembler à une star en manque de collagène! On appelle ça le bonheur, en gros. Je sais bien que ça te fait pas plaisir, mais tu pourrais au moins faire semblant. » Tout en lui servant ce même sourire charmeur et enjôleur qu'elle glissait au barman, il se retourna lui aussi de façon à commander un nouveau verre, laissant la monnaie sur le comptoir avant de reporter son attention sur son interlocutrice. Ce soir, il n'avait pas envie de faire un effort. D'autant plus qu'il n'oserait jamais l'avouer, mais ce petit manège, cette déception et ce parti-prix qu'elle avait le rendait maussade.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Ven 13 Mai 2011 - 12:17

Maya avait beau jouer l’indifférence et la désinvolture, elle décelait rapidement les émotions, même bien cachées, de ses interlocuteurs. Il lui était d’autant plus facile de savoir à quoi s’en tenir avec Colt puisqu’il ne cherchait même pas à dissimuler l’irritation qu’elle avait sans doute provoquée, d’une manière ou d’une autre. Loin de s’en formaliser, elle l’observa avec attention, cherchant à retrouver quelque chose, ne serait-ce qu’un détail, de l’imitation à laquelle elle avait eu droit avec Trent. Mais soit le jumeau avait exagéré, soit Colt était dans l’un de ses mauvais jours – ou pas assez torché – pour libérer le charmeur invétéré et maladroit qu’avait suggéré Trent quelques semaines plus tôt. Une chose était certaine, il avait le regard franc et aussi assuré que son frère. Il n’avait montré aucune surprise en la voyant approcher alors qu’il ne l’avait jamais vue auparavant. Rien d’étonnant à cela puisqu’il devait être confondu avec Trent la plupart du temps et ce devait être tout à fait réciproque. Le temps de quelques secondes, elle se demanda ce que ça devait faire d’être ainsi mal identifié à longueur de temps mais très vite, elle en conclut que ce devait être une habitude, un point c’est tout. Sans même le connaitre, Maya avait rapidement décelé les grandes différences qu’il y avait entre ces jumeaux et si elle ne pouvait affirmer pouvoir les reconnaitre s’ils se taisaient tous les deux, elle était pratiquement certaine de pouvoir localiser son musicien préféré dès que l’un ou l’autre ouvrirait la bouche. Ils avaient chacun leurs atouts et leurs défauts. La différence, c’est que Maya était invariablement attirée par les défauts de Trent, alors que la personnalité plus communicative de Colt la laissait de marbre. Il avait l’air sympathique, pourtant, mais des garçons sympathiques, des petits rigolos charmeurs, Maya en avait suffisamment côtoyés, elle s’en lassait bien vite, contrairement aux garçons un peu retors, difficile à atteindre, qui semblaient protégés par un voile invisible ne permettant pas d’entrer dans leur bulle. Il ne fallait pas pour autant s’imaginer que Maya aimait l’inaccessible, les défis impossibles à relever. Elle n’aimait pas la simplicité, mais les gens qui se défilaient sans laisser le moindre indice de faille, cela ne l’attirait pas plus que cela non plus. Un juste milieu qui semblait difficile à trouver et qu’elle pensait avoir aperçu en la personne de Trent Marshall, musicien au sein de Dopamine.
Elle avait volontairement ignoré sa remarque au sujet du Martini, faisant la sourde oreille en gardant cet air distant qui la caractérisait tant. En un sens, elle était quand même un peu curieuse de découvrir le personnage qu’était Colt, de voir la copie conforme de Trent agir à sa façon, une façon bien différente de celle de son jumeau. Maya n’avait rencontré que très peu de vrais jumeaux et était donc toujours surprise par la ressemblance de deux êtres humains. De plus, les Marshall battaient tout ce qu’elle avait pu voir jusqu’ici. S’il n’y avait pas eu ces attitudes complètement différentes, elle aurait eu beaucoup de mal à s’en sortir, c’était certain. La preuve, là où elle s’était imaginée qu’elle percerait l’aura des garçons et sauraient les reconnaitre à distance, elle avait bien dû admettre qu’elle n’avait pas soupçonné un instant qu’il s’agissait de Colt et non de Trent. « T’as vraiment l’air heureuse d’être ici ! L’ambiance te remplit de bonheur, ça se voit ! » Elle haussa les sourcils, l’air de dire « Ah ouais ? » et se contenta d’acquiescer distraitement, tout comme elle hocha la tête sans grande conviction en le voyant répondre à son interrogation d’un « Parce que tu penses que j’ai besoin d’un chaperon ? Remarque… Sans commentaire. » Sirotant son Martini, elle ne le quitta pas des yeux, analysant ses mimiques, les accents que prenait sa voix, les froncements de sourcils et les gesticulations de son corps alors qu’il s’exprimait. « Mais en fait, non, il est pas là. Mais tu devrais réviser tes tentatives d’approche, parce que… je sais pas trop. Il te manque un truc. Tu sais, ce qu’on appelle un sou-ri-re. » Maya émit un petit rire moqueur et s’écarta pour se dépêtrer des doigts du jeune homme qui avait joint le geste à la parole. Trent avait eu raison sur un point, en l’imitant : Colt était du genre tactile, visiblement. « Tiens, tiens, j’ai déjà entendu le même genre de discours. » dit-elle avec un sourire espiègle. « Tu me rappelles un garçon… En fait, à part qu’il avait l’air d’un aventurier tout juste sorti de sa cambrousse et toi d’un petit citadin par excellence, vous êtes du même style. » C’était en effet à cause de sa dernière remarque qu’il lui avait rappelé le jeune homme qu’elle avait croisé sur la plage et avec lequel elle avait fini dans une cabine, à faire des galipettes au milieu des jouets pour enfants et autres bateaux gonflables. Par contre, est-ce que le jeune musicien allait réussir à passer la barrière de l’appréciation de Maya, c’était une autre affaire. Son amant de la plage avait réussi à gagner l’affection de Maya en l’espace d’une heure, chose qui n’était pas gagnée d’avance au vu de leurs premiers échanges. La différence, ici, c’est qu’elle ne terminerait certainement pas dans une pièce sombre avec la peau du musicien contre la sienne. Mais elle ne rejetait pas l’idée de bien s’entendre avec lui, même si l’humeur visiblement morose du jeune homme n’aiderait certainement pas dans ce sens. « Mais tu vois, pas le truc tout moche qui te fait ressembler à une star en manque de collagène ! On appelle ça le bonheur, en gros. Je sais bien que ça te fait pas plaisir mais tu pourrais au moins faire semblant. » Attendant de voir s’il en avait terminé avec son discours sur le bonheur, elle garda le silence puis s’installa sur un tabouret qu’elle tira pour s’asseoir près de Colt. « Tu m’as l’air d’être un connaisseur en matière de bonheur, dis donc. » dit-elle railleuse. « Mais je ne vois pas l’intérêt de faire semblant de péter la forme. Pour quoi ? Pour leurrer les gens qu’il y a autour de toi ? Qu’est-ce que ça t’apporte ? Des sourires en retour ? Woah, la grande classe. » Elle posa son verre sur le comptoir et se tourna de façon à pouvoir poser un coude sur la surface plane. « Ce n’est pas parce que je souris peu que je suis malheureuse. Je ne suis pas expansive, c’est là toute la différence. Je trouve que c’est un peu trop facile de se cacher derrière un sourire. La preuve, je vois bien que tu es agacé, pourquoi ne pas le montrer ouvertement plutôt que de te cacher derrière un prétexte ? Qu’est-ce que tu as ? Tu as passé une mauvaise journée ? » Légèrement provocante avec son temps cynique, elle le dévisagea sans gêne. Quand il fronçait les sourcils, il pouvait presque donner le change pour se faire passer pour Trent. Presque, parce qu’il passait davantage pour un petit garçon capricieux que pour un jeune homme hautain et méprisant.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Sam 14 Mai 2011 - 10:46

« Tiens, tiens, j’ai déjà entendu le même genre de discours. Tu me rappelles un garçon… En fait, à part qu’il avait l’air d’un aventurier tout juste sorti de sa cambrousse et toi d’un petit citadin par excellence, vous êtes du même style. » Arquant un sourcil amusé à sa remarque, le musicien était loin de se douter qu'il s'agissait d'Hareton, ce même Hareton qu'il connaissait très bien en fait! « Je vois! Je pourrais presque le prendre comme un compliment, venant de ta part! » Amusé alors qu'il savait pertinemment qu'elle n'avait sans doute pas voulu le complimenter, mais bien le rabaisser de par sa remarque, le musicien ne détacha pas son regard de la demoiselle. Aucunement touché, de toute façon, Colt avait pris l'habitude de prendre les critiques avec un grain de folie, conscient que dans le milieu de la chanson, il y en aurait toujours un paquet pour tenter de le faire couler. De les faire couler. Ça ne servait à rien d'en faire une montagne et s'il avait eu du mal au début, il savait désormais faire fi de ce qui ne l'intéressait pas, ne considérant que les remarques pouvant le faire avancer et rejetant celles qui ne servaient à rien. Toutefois, il aimait de plus en plus le sens de répartie de la jeune femme et il voyait bien les raisons qui avaient poussé Trent à se lier d'amitié avec elle. C'était tout à fait son genre! Un peu distante, il n'était pas facile de la percer à jour et il voyait bien en quoi elle avait plu à son frère. Or, lui-même préférait ce qui était un peu moins subtile. Tenter de deviner les réactions ou les pensées des autres finissaient par l'agacer.

« Tu m’as l’air d’être un connaisseur en matière de bonheur, dis donc. » Suivit un discours sur le bonheur, alors qu'elle lui affirmait que ça ne servait à rien de tenter d'avoir l'air heureux lorsqu'il ne l'était pas. Elle se trompait sur toute la ligne, parce que les fans n'avaient pas envie de voir leurs idoles malheureux. Ils devaient jouer de leur image, ils devaient leur montrer ce qu'ils voulaient voir. On ne devenait pas une star en refusant de signer des autographes ou en refusant de prendre des photos, tout comme on ne devenait pas une grande star en ne jouant que dans les bars. C'était un peu pareil. La célébrité amenait les obligations et les obligations effaçaient peu à peu les droits des artistes en les forçant à être comme ça plutôt qu'autrement. C'était un cercle vicieux, mais un cercle vicieux dans lequel Colt se complaisait. Il avait toujours adoré avoir l'attention des autres sur lui, il avait toujours apprécié se savoir adulé et aimé, même par des gens qu'il ne connaissait pas et qui ne le connaissaient pas, en fait. Ils pouvaient dire ce qu'ils voulaient, les frasques que rapportaient les journaux à potins et les magasines people n'étaient pas grand chose comparé à la vie des frères Marshall. On pouvait répertorier leurs bêtises, leurs bons coups, leurs échecs, leurs réussites, mais rien ne disait vraiment qui ils étaient réellement. C'était comme ça, on les trouvait charmants sur scène, on aimait leur musique, on croyait d'office aimer la personne qui se cachait derrière le personnage. Mais la vie était tellement différente d'un spectacle avec écrans géants! « Tu sais pas ce que c'est, d'oeuvrer dans le showbizz, darling. On y prend goût, je t'assure! » Colt n'avait vraiment rien à envier aux autres. Il aimait la scène, il aimait le jeu qui entourait son statut. Il aimait tout, en fait, même s'il prenait conscience qu'il ne savait plus vraiment comment se comporter. Il ne savait jamais à quel point ses pieds étaient enfoncés dans la réalité. Sa vie était devenue un spectacle à elle toute seule.

Toutefois, la jeune femme marquait des points. Ses regards suffisaient à le garder en haleine, alors qu'il avait l'impression de vouloir la connaître davantage. Pourtant, elle n'était pas vraiment son genre, il l'avait déjà compris. « Ce n’est pas parce que je souris peu que je suis malheureuse. Je ne suis pas expansive, c’est là toute la différence. Je trouve que c’est un peu trop facile de se cacher derrière un sourire. La preuve, je vois bien que tu es agacé, pourquoi ne pas le montrer ouvertement plutôt que de te cacher derrière un prétexte ? Qu’est-ce que tu as ? Tu as passé une mauvaise journée ? » Il haussa les épaules avant de terminer d'une traite le verre qu'il avait déposé devant lui. « Y'a quand même des fois où on en a marre de jouer un jeu. » laissa-t-il tomber en plongeant son regard dans le sien. « Si tu veux que je sois franc, je peux l'être, c'est pas un problème. Je suis agacé de voir que tu me colles une étiquette d'office. J'ai bien vu la déception dans tes yeux lorsque tu t'es rendue compte que tu te trouvais face à moi. » Soudainement un peu plus sombre, le musicien poussa un soupir et détourna le regard de façon à commander un nouveau verre. Il n'était pas d'humeur à jouer et la jeune femme l'avait sans doute compris, d'autant plus qu'il aurait pu s'amuser à se prendre pour son jumeau bien plus longtemps et qu'il avait préféré jouer franc jeu et cartes sur table, non pas parce qu'il voulait se montrer raisonnable, mais surtout parce qu'il n'avait pas envie de se coltiner une autre fanatique. Heureusement, la jeune femme s'était avérée surprenante et n'était pas comme toutes les autres, ces jeunes filles à peine sorties de l'adolescence qui auraient désiré qu'on leur offre la lune. « Et si tu me disais comment tu t'appelles? » proposa-t-il en laissant échapper un petit sourire en coin, l'alcool faisant peu à peu effet sur lui.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Dim 15 Mai 2011 - 14:53

Ah, le show-business, la bonne excuse pour justifier tous ses actes, qu’ils soient rationnels ou pas. Elle voulait bien admettre que la célébrité n’était pas un jeu, que ce n’était pas facile à vivre tous les jours, surtout au vu des réactions de certaines personnes qui frôlaient la folie dès qu’elles ne faisaient qu’entrevoir l’objet de leurs fantasmes. Mais c’était un choix qu’il fallait également assumer. S’il ne supportait pas le devant de la scène, le remède était très simple : il suffisait de le quitter et de retourner là où les réactions humaines seraient plus normales, plus raisonnables. Mais Maya était certaine qu’il en retirait aussi un avantage et s’il devait parfois feindre une bonne humeur qu’il ne ressentait pas, il devait aussi récolter des choses qui faisaient qu’il acceptait son destin et la frénésie qu’il suscitait à chacun de ses passages sinon quel était le but de subir une telle pression ? Quel plaisir prendrait-il à prendre sur lui si la célébrité ne lui apportait rien de positif et de valable ? Mais elle n’irait certainement pas lui sortir cet argument, n’ayant aucune envie de se lancer dans ce débat-là qui n’avait pas de fin et comme elle ne prétendait pas connaitre toutes les facettes du métier, elle préférait se taire.
Elle aurait pu également lui signaler que son frère et lui avaient une manière très différente d’appréhender leur succès, aussi bien musical qu’auprès des filles. Il n’y avait pas de bonne façon et une mauvaise façon d’aborder ce casse-tête, mais Trent et Colt avait des approches complètement opposées et Maya s’était souvent dit que Colt devait beaucoup moins souffrir de l’hystérie qu’ils provoquaient, mais sur ce point, elle ne pouvait rien jurer, ignorant tout du jeune homme. Elle était bien placée pour savoir qu’un sourire épanoui et communicatif n’était pas synonyme de bonheur intense. Colt était peut-être tout simplement plus doué à ce jeu que Trent, qui semblait ployer sous cette pression, sous ces cris, sous cette attention centrée sur leur personne. Et pouvait-elle les blâmer de se méfier de n’importe quelle nana venant à leur rencontre ? Comment savoir en effet si elles étaient là pour la musique, pour eux, ou tout simplement pour la gloire de les avoir touchés ? Un mode de pensée que Maya avait bien du mal à saisir puisqu’elle ne pensait pas comme ça. Certes, elle avait découvert ces jumeaux grâce à l’une de leur prestation, mais jamais elle n’avait planifié de les voir. Elle avait rencontré Trent par hasard, à la sortie de ce même bar, et la suite n’était qu’un effet boule de neige dû à une surconsommation d’alcool. Et voilà qu’elle rencontrait Colt presque au même endroit que son frère. Un signe du destin ? Maya y croyait peu, la destinée n’ayant jamais été une de ses bases pour appréhender ce qui lui arrivait. Le hasard, plutôt, oui ! Et cette rencontre, semblable et tellement différente que la précédente, en même temps, avait commencé sur un malentendu. Pas question pour Maya de prendre la tangente. Si elle n’était pas friande de conflits gratuits, elle aimait bien voir Colt afficher une mine vexée, ça changeait de son côté surexcité qu’elle lui connaissait sur scène. « Tu as raison, je ne sais pas ce que c’est » répondit-elle sans argumenter, tout simplement parce que cela ne l’intéressait pas de savoir. Ce n’était pas un mode de vie qui l’attirait. Aussi bien un côté de la barrière que l’autre lui semblaient être d’une fausseté affligeante. Or, Maya n’aimait pas les mensonges, les faux-semblants, il n’y avait rien de plus agaçant à ses yeux qu’une personne qui joue un rôle. C’est probablement pour cela qu’elle avait vu Trent avant tout le reste. Car même sur scène, il semblait reclus dans son monde, refusant de donner le change, dénigrant son devoir en tant qu’artiste auprès de ses fans.
Elle avait été sciemment provocante, attendant de voir le tempérament du jeune homme se révéler au grand jour. Elle ne voulait pas voir le musicien qui jouait son rôle à la perfection, elle savait qu’il pouvait le faire sans problèmes, qu’il était un as en la matière. Ce qui l’intéressait, c’était ce qu’il se passait réellement derrière ce regard scrutateur, ces yeux vifs à l’éclat hypnotisant. Trent et lui avaient des yeux complètements différents, même s’ils pouvaient vous percer chacun à leur manière avec la même facilité. Elle n’aurait pas aimé se retrouver sur leur liste noire, ce qu’elle risquait peut-être en agissant ainsi avec le plus spontané des deux garçons. Mais au fond, quelque chose lui disait que derrière cette conversation aux accents conflictuels, il y avait une complicité qui naissait, virevoltant aux au fil des questions et réponses. « Y a quand même des fois où on en a marre de jouer un jeu » Elle haussa les sourcils, attentive, curieuse de le voir se lancer : « Si tu veux que je sois franc, je peux l’être, c’est pas un problème. Je suis agacé de voir que tu me colles une étiquette d’office. J’ai bien vu la déception dans tes yeux lorsque tu t’es rendue compte que tu te trouvais face à moi. » Perspicace. Elle ne l’aurait pas parié, c’était sûr. Pas rancunier, non plus, visiblement. « Et si tu me disais comment tu t’appelles ? » Maya sourit, le dévisagea un instant et répondit : « C’est le revers de la médaille de votre célébrité. J’ai face à moi deux garçons presque identiques » dit-elle en levant les paumes comme pour les désigner l’un et l’autre. « Le premier qui attire mon regard se trouve être un garçon au visage fermé, à la mine sombre, qui semble jouer pour lui-même et non pour la foule d’adolescentes agglutinées dans la fosse. Le second… » Elle leva la main gauche. « … est plein d’énergie, souriant, il aime ce qu’il fait, il offre sa performance aux mains qui se tendent vers lui. Ce qui est généreux, je le conçois. Mais voilà, ce qui m’attire, c’est le côté ténébreux du premier. Alors il ne faut pas m’en vouloir si je me tourne vers lui et te laisse à toutes tes conquêtes potentielles, tu en as assez sans que je m’ajoute à la liste. » Elle reposa les mains sur ses genoux. « Je ne demande qu’à découvrir ce qui se cache derrière ce sourire avenant et ce regard malicieux mais tu ne peux pas t’attendre à ce que je n’aie pas de préjugés, je suis humaine, après tout. On se fie à ce qu’on voit, à l’image que les autres véhiculent et bien sûr, on se trompe souvent, mais c’est là toute la magie. » Elle lui tendit la main et ajouta : « On n’a qu’à recommencer à zéro. Salut, je m’appelle Maya, tu dois être ce fameux musicien qui fait fureur en ce moment ! Enchantée de te rencontrer ! »
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Mar 17 Mai 2011 - 1:30

Colt eut un sourire amusé lorsqu'elle décrivit son frère, n'ayant aucun mal à le reconnaître dans la description imagée qu'elle faisait de lui. Silencieux, il suivit des yeux les mains qu'elle relevait, curieux de savoir ce qu'elle dirait à son sujet alors qu'elle le connaissait depuis deux minutes à peine. Il fut néanmoins surpris de voir qu'elle dressait un portrait assez ressemblant de son propre caractère, mais arqua un sourcil lorsqu'elle affirma préférer la personnalité de son frère. Jaloux de cette comparaison sans aucune raison, il haussa les épaules avec un petit sourire lorsqu'elle prétendit ne pas vouloir s'ajouter à la liste de ses conquêtes. Il allait lui demander s'il devait en conclure qu'elle avait couché avec Trent, mais il se résolut à garder le silence en se disant que ce n'était vraiment pas de ses affaires. Trent faisait bien ce qu'il voulait du moment qu'il était là pour les répétitions. Il ne lui devait rien, pas plus qu'à Dax d'ailleurs, et Colt savait pertinemment qu'il n'avait aucun droit de regard sur la vie de son frère, tout comme son frère n'avait pas à se mêler de sa vie. « Tu serais étonnée de voir le genre de filles qui me harcèlent habituellement! À peine majeures, frémissantes d'excitation alors que théoriquement, je devrais toutes les remballer en leur disant de retourner jouer à la poupée! » Il eut un sourire on ne peut plus rêveur avant de pousser un léger soupir, amusé de ses propres révélations. Le fait est que même si Colt n'agissait pas toujours comme la théorie l'exigeait, il appréciait ce genre de vie où on le convoitait de toutes parts, où on lui demandait des autographes dans la rue lorsqu'on le reconnaissait, où on voulait à tout prix toucher sa main et prendre une photo en sa compagnie de manière à prouver au monde entier qu'on l'avait rencontré en chair et en os. Ça lui plaisait. « Dans les faits, je dirais qu'il y a pas mal de poupées qui ont perdu la tête. » Laissant volontairement planer le doute sur le double-sens de sa phrase, le musicien reprit son verre pour en boire une nouvelle gorgée. Il ignorait les raisons qui le poussaient à lui dire tout ça alors qu'elle devait bien s'en foutre de lui et de ses histoires, mais elle devait savoir que oui, contrairement à son frère, il profitait des avantages que la célébrité lui offrait. Il ne forçait personne et si les filles tombaient dans ses bras, il ne serait pas vraiment un homme de les repousser, non?

Les propos de la jeune femme le firent sourire lorsqu'elle précisa vouloir le connaître davantage et Colt, en vérité, ne demandait que ça, lui prouver qu'il n'était pas que cet illuminé un peu fou qui sautillait sur scène en donnant toute son énergie. Il n'avait toutefois pas l'impression de lui devoir des explications sur son comportement, Colt étant ce qu'il était et rien d'autre. Or, ce qu'il laissait paraître et ce qu'il était réellement étaient deux entités semblables, mais qui se complétaient, en un sens. Colt le musicien n'aurait jamais repoussé une jeune fille et se serait contenté de lui faire savoir qu'il pouvait lui donner une photo dédicacée ou quoique ce soit d'autre qui n'impliquait pas de se retrouver nus l'un sur l'autre pour une séance de jambes en l'air. Or, Colt l'homme n'avait pas hésité à lui faire comprendre qu'il n'était pas d'humeur et la blonde, si elle s'en était vue vexée, n'avait rien laissé paraître.

Reportant son attention sur Maya alors qu'il serrait sa main, les lèvres étirées en un sourire charmeur. « Recommencer à zéro ça me dit bien! Enchanté, Maya. Moi, c'est Colt. » laissa-t-il tomber alors qu'il se relevait sans libérer sa main, l'attirant vers lui pour la forcer à se lever. La musique, entraînante, lui donnait envie de bouger un peu et Colt n'avait pas l'intention de rester assis là et de continuer à boire, conscient qu'il finirait la soirée sur le sofa de la maison sans savoir grimper les escaliers jusqu'à sa chambre. Ce ne serait pas la première fois, mais ce soir, il préférait éviter la cuvette et tous les inconvénients que ça pouvait bien lui apporter. « Tu viens? Y'a le dance floor qui nous appelle! » Amusé, il tira la main de la jeune femme afin de l'entraîner à sa suite, bougeant exagérément les hanches au rythme de la musique. Au diable les formalités d'usage, ce n'était certainement pas le genre de Colt de l'inviter à danser comme le faisaient les hommes dans l'an 450 avant Jésus Christ. De toute façon, il ne demandait pas, il exigeait. Il avait envie de la voir à l'oeuvre et sourit dès lors qu'ils se retrouvèrent face à face, le musicien s'amusant à la détailler tout en riant des mouvements on ne peut plus débiles qu'il enchaînait.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Mer 18 Mai 2011 - 10:37

Au moins ne semblait-il pas rancunier car il accepta le redémarrage à zéro sans rechigner après avoir expliqué que les filles qui lui couraient après étaient à peine majeures et, selon ses dires, « frémissantes d’excitation ». Cela ne l’étonna guère, au contraire. Il n’y avait que des adolescentes pour se comporter comme ça et les filles plus âgées qui osaient encore défaillir en voyant leur idole, Maya les avait en sainte horreur. Elle comprenait l’engouement que pouvait provoquer un bon concert, l’ambiance électrique provoquée par ces corps transpirants, tremblants d’impatience, ces cris qui faisaient tout le succès d’une bonne performance, c’était ce qui permettait de passer un bon moment, dans une atmosphère en délire. Mais tout le reste ? Les filles qui suivaient leurs idoles partout, qui hurlaient leur nom à la sortie des backstages ? C’était bon pour l’adolescence, une fois passé un certain âge, il était temps de passer à autre chose, sans que cela veuille signifier un complet abandon de la passion pour la musique et/ou le groupe qui jouait sur scène. Elle fut amusée par la maturité de ses propos mais pas le fait qu’il ne devait certainement pas s’en tenir à ses bonnes résolutions à longueur de temps. Et après, comment lui en vouloir alors que ces filles – dont certaines devaient effectivement ressembler à de jolies poupées, bien fichues, gâtées par la nature – s’offraient à lui, corps et âme. Il était de notoriété publique que les hommes avaient une faiblesse au niveau de la ceinture qui les empêchait de bien réfléchir dès lors qu’une jolie paire de fesses ou de seins se trémoussaient devant eux. Il n’y avait que Trent qui lui avait tenu un discours différent, un discours auquel elle ne s’attendait pas et encore aujourd’hui, ses mots restaient gravés dans une partie de sa mémoire, la faisant réfléchir dès qu’elle ressentait l’envie de se rapprocher d’un garçon. Comme si une petite sonnette dans son esprit lui disait : « réfléchis bien à ce que tu veux ou va faire. » Et si elle était parfois agacée d’avoir été touchée par les mots du musicien au point de la faire fléchir avant un acte, elle ne pouvait qu’avouer qu’il y avait une part de vérité dans ce qu’il avait dit et que cela valait la peine de s’arrêter deux secondes pour considérer l’occasion qui lui était présentée. Si elle-même ne résistait pas aux regards langoureux et aux sourires charmeurs de certains messieurs, pourquoi ce musicien tenterait-il d’esquiver quelque chose qui lui était offert sur un plateau et à longueur de temps avec la possibilité, en plus, de ne jamais se lasser puisque le changement était continuel ? Oh, mais elle ne le jugeait pas sur ce qu’il faisait avec ces filles, c’était bien le cadet de ses soucis. C’était son attitude en général qu’elle avait prise comme base pour se faire une idée de sa personnalité et au fond, elle était persuadée ne pas s’être vraiment trompé sur ce qu’il dégageait en général, mais comme tout être humain normal, il avait des facettes qu’elle ne pourrait jamais découvrir autrement qu’en discutant avec lui. « Dans les faits, je dirais qu’il y a pas mal de poupées qui ont perdu la tête. » Maya esquissa un sourire en coin, pas le moins du monde apitoyé sur le sort de ces filles et haussa les épaules. « Pauvres âmes en peine. » A leur âge, elle avait aussi adulé, elle avait aussi rêvé, mais jamais elle ne se serait jetée dans les bras de l’un de ces hommes. Parce qu’elle n’était pas en phase avec son corps. Il avait fallu longtemps avant qu’elle n’en vienne à considérer l’acte sexuel comme un geste à part entière qui ne nécessitait pas de connaitre l’âme de l’autre pour s’y laisser sombrer. Maintenant, c’était plutôt devenu son point de comparaison. Sa dernière relation sérieuse remontait à cinq mois et elle l’avait délaissée sans même se retourner, trop furieuse et trop brisée qu’elle était par la trahison qu’elle avait vécue. Alors il ne fallait pas s’étonner si elle avait laissé les hommes s’approcher et s’emparer d’elle sans chercher plus qu’une nuit d’extase. Elle était fatiguée d’espérer qu’un homme se montrerait digne de confiance et assez constant et mature pour qu’elle lui accorde son âme, sa vie, son temps, son attention.
« Recommencer à zéro, ça me dit bien ! Enchanté, Maya. Moi, c’est Colt. » « Enchanté, Colt » répliqua-t-elle avant de baisser les yeux sur sa main qu’il ne voulait pas lâcher. Haussant les sourcils d’un air inquisiteur, elle attendit la suite et suivit le mouvement lorsqu’il l’attira vers lui, ne lui laissant d’autre choix que de se lever si elle ne voulait pas dégringoler de son tabouret. « Tu viens ? Y a le dance floor qui nous appelle ! » Il n’y avait pas à dire, ces jumeaux étaient vraiment deux entités si pas opposées, très différentes en tout cas. Maya tenta bien de résister un instant, n’étant vraiment pas le genre à aller s’agiter au milieu de ces corps qui se bousculaient, égoïstes comme ils étaient, à ne pas prêter attention aux autres personnes qui tentaient elles aussi de passer un bon moment. Elle le suivit cependant en observant sa danse curieuse et jeta un dernier regard vers son verre à moitié plein qui était abandonné sur le comptoir. Un barman passa et lui fit signe qu’il le mettait de côté. La joie d’être venue assez souvent pour ne pas être oubliée, ne pas être considérée comme une cliente invisible. Elle leva un pouce et lui décocha un clin d’œil reconnaissant avant de tourner définitivement son attention sur son cavalier.
Elle retrouva le sourire Marshallien et laissa la musique l’imprégner un instant pour se laisser aller à effectuer des mouvements sans grande volonté. N’ayant jamais été une danseuse émérite, Maya se contentait la plupart du temps de siroter sa boisson en laissant aux autres le soin de suer sous les projecteurs dans une foule en mouvement constant. Mais elle ferait un effort pour le frère de Trent, parce qu’il avait l’air de prendre beaucoup de plaisir à se déhancher, même s’il était passablement ridicule. Elle s’amusait à l’observer en se contentant de danser un minimum quand elle capta le regard d’une jeune fille belle comme un cœur qui la fusillait du regard. « Oups, je crois que je me suis fait une ennemie, ce doit être une de tes poupées » dit-elle en ne quittant pas la demoiselle du regard et en lui adressant un signe accompagné d’un sourire parfaitement innocent.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Sam 21 Mai 2011 - 3:51

Amusé de voir à quel point sa partenaire ne semblait pas prendre goût à la danse alors que lui-même pouvait faire un peu ce qu'il voulait - n'ayant plus rien à prouver à personne - le musicien saisit les mains de la jeune femme de façon à l'entraîner un minimum dans ses conneries, un grand sourire aux lèvres alors qu'il accompagnait à tue-tête les Village People. Ce que les gens pensaient de lui n'était pas important puisque de toute façon, ce n'était certainement pas en faisant le con dans les bars qu'il perdrait des fans. Au mieux, certains seraient curieux de voir de quoi il avait l'air sur scène et prendraient un billet pour un concert futur. Il tenta toutefois de respecter le rythme de Maya afin de ne pas la dégoûter complètement de lui et des boîtes de nuit en général, la faisant tournoyer quelques fois en levant les bras pour mimer le YMCA devenu légende. Quitte à s'amuser, Colt agissait comme un enfant et ne le faisait jamais à moitié. Il s'amusait d'ailleurs à chaque fois de la réactions qu'il suscitait chez les gens, conscient que son comportement ne faisait pas toujours l'unanimité. Son immaturité perpétuelle l'amusait, lui, mais finissait parfois par s'avérer lourde pour ceux et celles qui n'avaient aucun sens de l'humour; du moins, c'était le point de vue de Colt!

Ce ne fut que lorsque la demoiselle tourna la tête dans une direction opposée et qu'il la suivit du regard qu'il arqua un sourcil sans savoir ce qu'elle semblait chercher. « Oups, je crois que je me suis fait une ennemie, ce doit être une de tes poupées » Il remarqua en effet que l'une des filles, à peine majeure sans doute, les regardait avec une frustration et une colère évidentes; on aurait presque dit qu'elle s'apprêtait à commettre un meurtre. Si Colt aimait bien qu'on le drague, il y avait bel et bien une chose qu'il avait en horreur et cette demoiselle venait de l,offusquer directement en refusant de lâcher prise. Il était peut-être venu seul de premier abord, mais il était désormais accompagné, qu'elle aille voir ailleurs. La jalousie n'était pas un trait de caractère qu'il vénérait, lui-même n'étant pas extrèmement jaloux. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles ses relations ne fonctionnaient jamais longtemps, les filles ayant tendance à croire qu'il se foutait d'elles tellement son rêve musical prenait toute la place. Au diable le couple et les sorties romantiques; s'il y avait une soirée de prévue, il était de la partie. Au diable la jalousie de sa copine du moment lorsqu'il signait des autographes à la fin d'un concert et qu'il prenait des photos parfois osées avec des fans qui manquaient de s'évanouir devant lui. C'était le show-bizz et Colt adorait en faire partie, au grand damne de toutes celles qui avaient essayé de le retenir pour elles toutes seules. Ce n'était pas comme si elles n'avaient pas été au courant dès l'instant où elles avaient décidé de tenter de bâtir quelque chose avec lui, Colt ne s'en était jamais caché.

S'approchant de Maya avec une sensualité dont il n'avait pas fait preuve jusqu'à maintenant, il en vint à serrer doucement son torse contre son corps à elle, glissant ses lèvres jusqu'à son oreille avec une idée bien précise en tête: « Laisse-moi faire... » D'un regard mutin, il vint chercher ses lèvres pour l'embrasser plutôt sagement, ne voulant pas non plus la voir s'enfuir en criant au viol. Lorsqu'il détacha ses lèvres des siennes, il affichait toujours ce regard coquin et jeta un coup d'oeil vers la poupée barbie, amusé. « Alors là, non seulement elle fulmine, mais elle t'envie à un point tel que t'as même pas idée! Je l'aurais bien incitée à la luxure, si seulement je n'étais pas en si bonne compagnie, déjà! Sans rancune, pour le baiser, hein! Ça me plaît bien de les malmener un peu. » Les supposés péchés capitaux l'avaient toujours attiré comme un aimant alors qu'il s'amusait à ne pas respecter ceux qui lui faisaient le plus envie et qui, contrairement à certains comme l'avarice, étaient beaucoup plus intéressants. Habitué à frapper lorsqu'on l'emmerdait, on peut dire que Colt ne lésinait pas sur les moyens et n'attendait pas de discuter sagement pour trouver un compromis. On frappe et on parle après! Le musicien ne connaissait toutefois pas suffisamment Maya pour savoir si la jeune femme était du genre joueuse et il n'excluait pas la claque qu'il se prendrait peut-être.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Lun 23 Mai 2011 - 14:19

Maya plaignait sincèrement cette adolescente enamourée. Plus tôt elle comprendrait qu’un artiste étant ce qu’il est, elle ne ferait que souffrir, plus tôt elle sauverait ce qui lui restait de dignité et de santé mentale. Il n’y avait qu’à voir comment il se comportait : même s’il n’était pas odieux ni dédaigneux, il se contrefichait de ce qu’elle pouvait ressentir. Il prenait ce dont il avait envie et dénigrait allègrement le reste, n’ayant pas envie de s’encombrer de quoi que ce soit qui puisse le ralentir. Maya ne comprenait pas cette vision des choses et cette façon de vivre mais pour avoir cerné ce qu’il y avait sur scène et ce qu’il y avait dans la vie réelle, elle se disait que Colt n’était pas très différent de n’importe quel musicien un tant soit peu célèbre. Il agissait avec détachement très probablement pour ne pas devoir se pencher sur les questions existentielles telles que « M’aime-t-on pour ce que je suis ? ». Maya n’aurait pas du tout aimé se retrouver dans sa position, à devoir s’interroger sur les motifs de ses interlocuteurs. Elle préférait la simplicité, la sincérité, raison pour laquelle elle s’était adressé aux jumeaux sur ce ton-là, comme des garçons normaux et non pas comme des célébrités en devenir. Elle n’estimait pas pour autant avoir l’art et la manière avec eux puisqu’après tout, comme tout être normalement constitué, ils avaient leurs défauts, leurs complexités, leurs personnalités. Elle aurait volontiers cédé sa place à la demoiselle, tant elle savait que celle-ci aurait apprécié cette danse, y trouvant une tout autre saveur que celle que Maya y voyait alors qu’elle le laissait se trémousser, se laissant guider par les mains expertes du musicien. Maya n’avait aucunement envie de provoquer cette jeune fille au cœur en déroute, non plus, mais elle prenait de plus en plus de plaisir à découvrir le caractère de Colt, tellement différent de celui de Trent, et charmant également, en un sens.
Quand elle avait fait la réflexion au sujet de la fan bafouée, elle n’avait en aucun cas pensé que cela ferait réagir Colt, le poussant vers la provoque plutôt que l’indifférence. Mais d’un autre côté, prétendre être étonnée par son rapprochement stratégique aurait été la preuve d’une belle naïveté. Elle avait encore son attention portée vers leur spectatrice quand il amorça son approche et quand elle réalisa enfin à quoi il voulait jouer, il était déjà trop près pour qu’elle impose une distance, surtout qu’un danseur particulièrement motivé occupait un espace conséquent derrière Maya, l’empêchant de faire un pas en arrière. « Laisse-moi faire… » Maya lui adressa un regard peu impressionné, limite réprobateur, comme pour lui dire « Tu joues avec le feu et c’est puéril » qui n’empêcha pas le musicien de combler l’espace pour venir presser ses lèvres contre les siennes. Malgré sa bouche hermétiquement fermée, Maya put remarquer qu’il avait les lèvres douces, l’haleine agréablement alcoolisée et qu’il faisait preuve d’une maladresse probablement provoquée par l’amusement que la situation lui procurait, à taquiner celle qui aurait rêvé d’être sa dulcinée et qui allait certainement concocter un meurtre pour faire disparaitre Maya de la surface de la terre. Quand il s’écarta pour observer la réaction de son admiratrice, Maya passa les bras autour de sa nuque, lui trouvant un air bien plus jeune qu’à son frère. Mais là encore, il s’agissait sûrement du résultat de leurs caractères opposés. « Alors là, non seulement elle fulmine, mais elle t’envie à un point tel que t’as même pas idée ! Je l’aurais bien incitée à la luxure, si seulement je n’étais pas en si bonne compagnie, déjà ! Sans rancune, pour le baiser, hein ! Ça me plait bien de les malmener un peu. » « C’est cruel, ce que tu viens de faire ! » répliqua Maya. « La pauvre n’avait rien fait pour mériter un tel sort et, honnêtement, il y a d’autres moyens de s’amuser qu’en faisant souffrir une fille qui t’adule. Quant au baiser… » dit-elle un index sur les lèvres du musicien. « … la prochaine fois, je mords. Sans rire. » déclara-t-elle, non sans un petit sourire en coin. « C’est suffisamment perturbant d’avoir deux copies conformes sans, qu’en plus, tu pousses les choses à ce point-là. Tu es très mignon… mais pas mon style. » Elle relâcha son étreinte autour du cou de Colt et reprit un peu d’espace. « Sans rancune, hein ? » Un clin d’œil pour agrémenter sa remarque et elle lui attrapa le poignet pour l’emmener plus loin au milieu de la foule, là où le regard de l’admiratrice ne viendrait plus la gêner.
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Lun 30 Mai 2011 - 2:35

Si Colt s'était attendu à ce qu'elle lui refile une claque, la surprise éclaira ses traits lorsqu'elle glissa ses bras fins autour de son cou. Il aurait été on ne peut plus étonné de ne recevoir aucune réprimande pour ce qu'il venait de faire et la jeune femme lui fit clairement comprendre son désaccord. « C’est cruel, ce que tu viens de faire ! La pauvre n’avait rien fait pour mériter un tel sort et, honnêtement, il y a d’autres moyens de s’amuser qu’en faisant souffrir une fille qui t’adule. Quant au baiser… » Colt pouffa de rire, incapable de conserver son sérieux plus longtemps. Bien sûr qu'il était bien plus gamin que son frère, bien sûr qu'il s'amusait à jouer avec les coeurs des filles en détresse, ce n'était pas comme s'il s'en cachait! Il tenta d'embrasser les doigts de la jeune femme lorsqu'elle glissa un index indiscret sur ses lèvres, amusé. « … la prochaine fois, je mords. Sans rire. » « Je suis sûr que ça t'a plu! » Le sourire en coin de Maya semblait vouloir dire le contraire de ce qu'elle affirmait et s'il avait envie d'être arrogant et condescendant, il ne voulait pas non plus s'en faire une ennemie. « C’est suffisamment perturbant d’avoir deux copies conformes sans, qu’en plus, tu pousses les choses à ce point-là. Tu es très mignon… mais pas mon style. Sans rancune, hein ? » Il la laissa s'éloigner en le tirant par le bras, la suivant nonchalamment, docile. « Toi ... Soit t'as couché avec mon frère, soit t'es amoureuse de lui! » Ouvrant grand les yeux alors qu'il s'arrêtait à quelques pas de Maya, Colt se rendait compte d'une chose qu'il n'avait pas vue au départ: la lueur dans les yeux de la jeune femme, presque imperceptible, lorsqu'elle prononçait le prénom de son frère. Il ignorait si elle était bel et bien amoureuse de son frère ou pas, mais il était prêt à mettre sa main à couper qu'elle l'était. Si ce n'était pas le cas, il y avait certainement quelque chose entre eux qui la poussait à le voir différemment de ce qu'il était réellement. Colt le connaissait et s'il savait son frère capable de beaucoup de coeur, ce n'était décidément pas ce qu'il montrait de jours en jours.

« Pour parler de Trent de cette façon ... Oulah! » affirma-t-il en secouant légèrement la tête sous sa presque découverte. « Disons simplement que mon frère n'est pas le genre de mec que t'aimerais fréquenter si tu tiens à ton coeur. » ajouta-t-il en relevant légèrement les bras comme un homme pris en faute, mais qui se croit innocent. Si l'envie le démangeait de laisser la jeune femme voir par elle-même ce qu'il avançait, il préférait néanmoins l'avertir. Colt connaissait son frère et s'il savait qu'il pouvait s'impliquer à fond dans une relation, il savait également qu'il pouvait se détruire lui-même autant qu'il pouvait détruire celle avec qui il partageait sa vie. C'était comme ça. Il s'y donnait tellement à fond qu'il ne prenait pas conscience du mal qu'il causait autour de lui. Ou bien il s'en rendait compte et il n'en avait rien à faire ... Arquant un sourcil à cette simple idée, Colt haussa les épaules en attrapant le bras de Maya avec douceur pour la faire tourner une dernière fois sur elle-même jusqu'à la rapprocher de lui. « Je voulais t'avertir, c'est tout. Si tu te sens d'attaque ... Vas-y! » Déposant un baiser sur la joue de la jeune femme, Colt la toisa d'un regard sérieux, mais qui se voulait léger. Si elle n'était pas vraiment son genre, il dut néanmoins admettre qu'elle possédait un certain charme, charme qu'avait dû lui trouver Trent lorsque tous deux s'étaient rencontrés. Néanmoins, le musicien préféra l'abandonner sur place à ses réflexions, lui-même en proie à de vilains questionnements. « Prends garde. Mais c'est quelqu'un de bien, suffit de savoir s'y prendre. » affirma-t-il avec un petit sourire en coin. « Je vais te laisser. Ce serait trop compliqué d'essayer de copiner avec les deux jumeaux Marshall. On viendrait à bout de ta patience! » ajouta-t-il en riant, s'éloignant de quelques pas. Il pencha légèrement la tête en signe d'au revoir avant de disparaître en abandonnant la jeune femme au milieu de la piste de danse. Si l'un brisait des coeurs, l'autre avait le chic pour s'évanouir lorsque c'était nécessaire!
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Message(#) Sujet: Re: « There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall Ven 10 Juin 2011 - 10:35

Il prenait visiblement un malin plaisir à faire tourner en bourrique les jeunes filles qui lui couraient après. Mais après tout, c’était un homme et la plupart des hommes aimaient jouer au chat ou à la souris, quand ils étaient conscients du charme qu’ils dégageaient. Quant aux autres, ils ne remarquaient généralement pas les efforts que des demoiselles faisaient pour attirer leur attention. Etant musicien et beau garçon, il était évident que Colt ferait partie de la première catégorie. Mais pas au sens péjoratif, parce que finalement, s’il taquinait ses fans, il n’avait pas non plus l’air irrespectueux. Mais la jeune femme savait qu’il ne fallait pas toujours se fier aux apparences et que derrière ce sourire angélique et ce regard pétillant pouvait se cacher un prédateur. Elle ne pouvait toutefois nier qu’elle passait un bon moment avec lui, que la conversation avait démarré assez rapidement et tout à fait naturellement. C’était bien simple, à bien des égards, il lui donnait la sensation qu’ils se connaissaient depuis un petit temps, comme de bons vieux amis qui se retrouvent après une longue période de séparation. Elle secoua la tête, le sourire en coin, comme une réponse muette à sa remarque. « Je suis sûr que ça t’a plu ! » Il était bien sûr de lui. Elle le laissa s’imaginer ce qu’il voulait, le tout était de ne pas réitérer l’expérience, elle n’en ressentait aucunement le besoin. Leur joute verbale lui suffisait amplement et elle aurait été encline à se dire qu’il y avait là l’une de ces relations naissantes qui aboutissent sur une amitié solide, complice, sans faille. Si seulement le temps avait été de leur côté, peut-être que ce se serait produit. Mais au fil des minutes, alors qu’elle lui expliquait le fond de ses pensées, la fin approchait. Mais pas avant que le jeune homme décide de lâcher une bombe, laissant deviner une perspicacité peu commune tandis qu’il évoquait un aspect de Maya qu’elle n’avait même pas encore abordé toute seule. « Toi… Soit t’as couché avec mon frère, soit t’es amoureuse de lui ! » Chose rare chez Maya, elle cilla, laissa transparaitre un instant de faiblesse, d’incertitude, un battement de cil qui évoqua le trouble qu’il avait provoqué avec sa remarque alors qu’elle avait probablement pour unique but de taquiner la jeune femme. Non, elle n’avait pas couché avec Trent. Ce n’était pas faute d’en avoir eu envie, mais le musicien avait mis les choses à plat, avait fait savoir ce qu’il attendait de l’avenir et Maya n’avait pas vraiment cherché à le faire changer d’avis. Elle avait eu le plaisir de goûter à ses lèvres, tout au plus, et puis il avait été l’heure de se quitter, lui laissant un arrière-goût de trop peu. « Soit t’es amoureuse de lui ! » La seconde partie de la déclaration de Colt la fit réfléchir un instant. A priori, non, elle n’était pas amoureuse de Trent. Elle ne le connaissait pour ainsi dire pas. Mais elle devait avouer avoir été mue par une attirance sans limite. Il avait fait trembler une corde au fond d’elle-même. Une corde qu’elle pensait pourtant rompue, depuis le temps. Peut-être que s’il lui en avait laissé l’opportunité, elle serait clairement tombée amoureuse de ce garçon torturé mais les choses étant ce qu’elles sont, elle était retournée à son existence décousue, dissolue, aux côté d’Adriel, avec l’espoir d’enfin trouver sa voie. « Pour parler de Trent de cette façon… Oulah ! Disons simplement que mon frère n’est pas le genre de mec que t’aimerais fréquenter, si tu tiens à ton cœur. » Elle lui aurait bien répliqué qu’il y avait longtemps qu’elle n’en avait plus, de cœur, qu’il s’était évaporé à la mort de l’unique personne qui comptait à ses yeux, pour qui elle aurait donné sa propre vie. Mais, au lieu de cela, elle répliqua : « Je sais prendre soin de moi-même, merci, je suis assez grande pour savoir les risques que je prends. » Elle se laissa entrainer par les pas de son compagnon de la soirée, tourna doucement sur elle-même et se retrouva à nouveau trop près de ce visage familier qui la troublait au plus profond de son être, créant une volée de papillons dans son ventre à la simple pensée du frère jumeau. « Je voulais t’avertir, c’est tout. Si tu te sens d’attaque… Vas-y ! » Elle resta muette, se contentant d’afficher un sourire du style « de toute façon, je n’en ferai qu’à ma tête ». « Prends garde. Mais c’est quelqu’un de bien, suffit de savoir s’y prendre. » A quel moment la conversation avait-elle tourné à cette énonciation de conseils et mises en garde ? Elle n’avait pas approché le jeune homme pour ça – d’ailleurs, elle ne l’avait pas approché en pensant qu’il était Colt, en premier lieu. « Je vais te laisser. Ce serait trop compliqué d’essayer de copiner avec les deux jumeaux Marshall. On viendrait à bout de ta patience ! » Maya s’immobilisa, les sourcils légèrement froncés, interloquée par la tournure de la situation. Elle n’avait pas non plus eu dans l’idée de « copiner » avec eux, comme il venait de l’insinuer. Aussi, lorsqu’il la salua brièvement d’un hochement de la tête, elle haussa les épaules. Il disparut rapidement et elle se retrouva au milieu de la piste de danse, comme un cheveu dans la soupe. Tout autour d’elle bougeait, se trémoussait, ondulait alors qu’elle restait là, aussi rigide qu’une statue, une sensation différente dans l’estomac. Etait-ce réellement de la déception ? Elle ne parvenait pas à y croire. Il fallut que quelqu’un la bouscule pour qu’elle daigne bouger et elle se fraya un chemin vers la sortie. Elle croisa le regard triomphant de la fan écartée plus tôt dans la soirée et loin de s’en vexer, Maya lui décocha un clin d’œil et poursuivit sa route, retrouvant un air neutre dès qu’elle sortit à l’air libre.
Il y avait des choses, comme ça, que l’on ne pouvait pas prévoir ni contrôler et les Marshall en étaient un parfait exemple alors qu’ils laissaient une Maya pantelante dans leur sillage.

THE END
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« There are two things in life for which we are never truly prepared: Twins » feat. Colt J. Marshall

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