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 hearts like wildflowers.

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+ you were a fire caught in a storm.

Maribel Fulton

messages : 1403
name : bangtan ⋅ rita.
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Message· · Sujet: hearts like wildflowers. Sam 21 Avr - 2:40


i hope you are blessed with a heart like a wildflower
strong enough to rise again after being trampled upon
tough enough to weather the worst of the summer storms
and able to grow and flourish even in the most broken places.

□ □ □

Un peu moins de vingt-quatre heures se sont écoulées depuis l'incident qui a bien failli lui coûter son équilibre mental. Dix-huit, pour être exact. Elle se rappelle Jon, à son chevet, lui faisant promettre de le contacter au moindre imprévu, la conversation à cœur ouvert qui a épuisé toutes ses réserves d'énergie et le réveil douloureux qui s'en est suivi. La promesse a été faite mais l'engagement n'a pas été tenu. Elle lui en est reconnaissante à Jon, mais elle lui assure que tout ira bien, que c'était un passage à vide, que ça n'arriverait plus. Elle ne sait plus qui elle essayait de convaincre alors : lui ou sa propre personne. La journée s'avère longue et laborieuse et Maribel s'en sort sans trop de nouvelles séquelles. Elle croit revoir son agresseur -non, sa victime- au détour d'une ruelle, elle sent l'air lui manquer, mais quand l'inconnu dévoile son visage, elle comprend qu'il ne s'agit là que d'un malentendu. Ses mains s'enveloppent instinctivement autour de son cou, là où les doigts du type ont laissé leur empreinte. Elle réprime un cri de douleur et continue sa route. On l'interroge sur ces marques, elle prétexte un accident, elle fait mine de pas comprendre. Elle appelle Jon pour lui donner de ses nouvelles, des je vais bien, j'ai survécu, je t'ai dit que c'était un incident isolé balancés à la pelle ; elle appelle Iyovi pour un tête-à-tête qui n'a que trop tardé. Pour lui raconter les incidents de la veille. Mari et Iyovi, elles sont inséparables. Alors quand Iyovi a annoncé sa décision de rejoindre les forces, Maribel l'a soutenue malgré la déception qui l'a prise d'assaut. Sa confiance en la police, il y a longtemps qu'elle s'est brisée, ce pour des raisons qui lui sont personnelles. Pourtant, la trésorière s'est dit qu'avec une O'Hara dans l'uniforme, peut-être que le système se porterait mieux. Aussi Mari grimace quand Iyovi contrarie involontairement ses plans. Elle use de subterfuges pour parvenir à ses fins, laissant s'exprimer la manipulatrice qui sommeille en elle, mais cette fois-ci, Vi ne faiblit guère et ne cède à aucune des demandes de la belle. Elle parvient néanmoins à lui soutirer quelques informations, notamment le point de départ de sa patrouille nocturne. Mari laisse les heures s'écouler, en profitant pour refaire le bilan des dépenses du club mais c'est futile, elle a déjà tout vu et revu, les chiffres n'ont pas mystérieusement changé. Elle quitte l'appartement en trombe, mais une fois sur le trottoir, sa démarche se fait plus discrète, moins pressée. Elle avance, la tête haute, les pas hésitants jusqu'à l'épicerie du coin qu'elle dévalise sous le regard hagard du gérant. La surveillance de nuit ne se fait jamais sans nourriture. Elle le sait, elle a vu ça dans les films hollywoodiens. À pas feutrés, la cubaine s'approche du véhicule de patrouille et fait danser ses doigts contre la fenêtre pour capter l'attention de son alliée. « O'Hara ! » elle l'interpelle, le sourire aux lèvres, les bras chargés. Elle s'installe côté passager sans y être invitée, délestant les sacs de provision qu'elle a eu l'ingéniosité d'apporter avec elle, se félicitant de cet acte, ma foi, très anodin. « Dis-moi tout. Qui est-ce qu'on embarque ce soir ? » qu'elle l'interroge, prenant ses aises, la tête tournée vers Vi, un pied négligemment posé sur le tableau de bord. « Quoi ? La patrouille, c'est pas censé se faire à deux normalement ? » Si son débit de parole est ainsi rapide et ininterrompu, c'est pour repousser ce moment fatidique où elle devra lui faire le compte-rendu de la précédente soirée.

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Iyovi O'Hara

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Dim 22 Avr - 23:04

« C’est pas trop la mort les patrouilles ? Parce qu’à part foutre des pvs, j’vois pas ce qu’il y a à faire dans le coin. » Brok fixait son amie avec intérêt et sérieux, mais son sourire narquois trahissait la moquerie q’'Iyovi avait déjà décelé dans sa voix. « J’te rappelle qu’on a la disparition d’un gamin sur les bras. » Elle leva les yeux au ciel, accueillant avec légèreté les taquineries de ses comparses motards. « Pas faux. Mais en attendant, le gosse est introuvable et toi tu cours toujours après les petites vieilles du genre de Baker. Dure la vie de poulet. » Le pire dans tout ça ? C’est qu’il n’avait pas tort. Le visage de Lucas Pembroke s’affichait toujours dans les rues de Windmont Bay, sur les devantures des magasins mais toujours aucune trace. Du moins c’est ce que la population portait comme jugement. Un autre enfant disparu, une police face à des interrogations qui ne trouvaient point de réponses. Et pour combler le manque d’informations, ils continuaient malgré tout de faire leur job au quotidien, avec plus d’assiduité peut-être et les oreilles plus attentives aux bruits qui courts sans pour autant en accorder une attention déplacée. Elle attrapa son verre de soda qu’elle finit en une gorgée et le reposa d’un geste vif. « Bon, c’est pas que mais je dois justement prendre mon service et martyriser les mecs dans ton genre Brok. » Elle lui adressa un clin d’œil qu’il lui rendit aussitôt alors que les rires et les ‘bon courage’ se succédèrent. Elle quitta le Davey’s avec le sourire, le fait de passer moins de temps avec le Club ne faisait qu'accentuer son attachement pour cette seconde famille de cinglés. Elle enjamba sa moto, son bijou, son bébé avec le sentiment que finalement, elle avait peut-être trouvé son équilibre entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle. C’était dans ces moments de complicités avec les autres membres qu’elle arrivait à se rassurer, à se dire que les choses finissaient enfin par s’emboiter correctement, qu’elle n’aurait pas de choix ultime à faire. Elle l’espérait sincèrement. Le bruit du moteur sonna comme une douce mélodie aux oreilles de la belle, et elle s’éloigna du bar pour rejoindre le Sheriff’s Office.

Elle ne supportait pas de rester au poste, enchainée à un bureau à faire les rapports mais c'était une étape obligatoire qu’elle se devait de respecter. Les gens avaient beau dire ce qu’ils voulaient sur les patrouilles, mais au moins elles lui permettaient de sortir et être sur le terrain. Lorsque l’heure de la libération sonna enfin, Iyovi rejoignit son véhicule. Ce n’était pas rare pour O’Hara de bosser de nuit, à croire que les nombreuses nuits blanches passées avec les Northern Blackhawks à s’enfiler des bières ou s’adonnant à d’autres activités l’avaient forgé, elle résistait mieux à la fatigue. Comme quoi, sa vie de motarde servait même sa vie de flic. Elle gara sa voiture non loin d’une épicerie, car sa ronde ne serait complète qu’une fois qu’elle aurait quelque chose à se mettre sous la dent. Point sur sa to-do list qu’elle n’eut guère le temps de cocher puisque la portière du côté passager s’ouvrit sous yeux ahurit pour y laisser entrer Maribel. « Euh. » lâcha simplement Iyovi, remarquant à peine ce qu’elle tenait dans les bras. Elle regarda derrière elle, puis autour d’elle. Elle fronça les sourcils. « Tu m’as suivi ? » Que ce soit le cas ou non, Iyovi était sur le cul. Et un peu moins rassurée à l’idée qu’on puisse la trouver si facilement. Mais là encore, il s’agissait de Maribel, elle la savait pleines de ressources. Une fois la surprise passée, elle laissa ses lèvres s’étirer en un sourire chaleureux. « Tu sais que j’ai pas le droit d’emmener une civil avec moi n’est-ce pas ? Pas sans lui avoir fait signer un papier, qui stimule mot-pour-mot, que tu acceptes les risques ? » Elle soutint son regard, sachant pertinemment que ce détail lui passerait bien au-dessus de la tête. « Et par risques j’entends bien sûr les crachats, les remarques sexistes et les mains baladeuses. » ajouta-t-elle sur un ton plus sérieux et dramatique que les situations qu’elle évoquait. En gros, rien qu'elles ne puissent pas gérer. Car oui, Windmont Bay, ce n’était clairement pas New York. « Quoi que. J’ai confisqué sa weed à un gamin il y a deux jours, qui m’a dit qu’il me ferait virer. J’en tremble encore. » Finalement, on ne s’ennuyait jamais dans une petite ville. Elle démarra la voiture, consciente qu’elle n’avait pas intérêt à croiser l’un de ses collègues ou un supérieur avec Maribel à son côté. « Tu n’es pas avec les autres ce soir ? Je te manquais trop, c'est ça ? » Elle posa un instant son regard sur sa meilleure amie avant de porter toute son attention sur la route.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Jeu 26 Avr - 2:28

Si Maribel redouble d'effort pour passer la soirée en compagnie d'Iyovi, c'est qu'elle ne s'imagine pas un seul instant rester seule avec ses démons suite aux événements de la veille et ce, malgré avoir insisté auprès de Jon que ses nuits ne risquaient pas de se passer dans l'insomnie. Aujourd'hui, la voix qui prend tant de plaisir à la torturer semble avoir pris un jour de congé. « Oh, jeu de rôle ? Intéressant. » rétorque la tatoueuse quand Iyovi lui demande si elle l'a prise en filature. Négatif. Un coup de chance. Des bribes d'information qu'Ivoyi a malencontreusement laissé échapper pendant leur brève conversation téléphonique mais qui ont suffi à lui indiquer sa position exacte. « Mademoiselle O'Hara ! Si je vous ai suivie ? Serait-ce donc un interrogatoire ? » qu'elle demande à son tour, allant jusqu'à feindre l'indignation. Elle croise les bras et toise la flic du regard comme le ferait un détenu en pleine salle d'interrogation. « Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat. » Maribel tente de garder son sérieux mais le sourire qui étire les lèvres de son amie efface toute la bonne volonté qu'elle a pu déployer jusqu'ici, et elle sourit aussi, Mari. Sourire qui ne se dissipe pas, même quand Iyovi se met à lui parler d'un bout d'papier à lui faire signer et à dresser la liste non exhaustive des risques que comporte l'emploi. Maribel s'esclaffe, manquant de s'étouffer ; tableau mettant en relief le non-respect évident du décorum. « Arrête, tu m'vends du rêve. Si j'avais su que j'encourais tant de risques en venant ici, j'aurais réfléchi à deux fois avant de quitter le confort de mon appartement. » Il n'y a qu'Iyovi et Jon qui lui connaissent ce côté enfantin, ce côté désinvolte. Iyovi plus que les autres. Iyovi, c'est un peu sa bouffée d'air frais au quotidien. Même quand Mari est dans une humeur des plus exécrables, sa meilleure amie parvient à lui insuffler son énergie et sa bonne humeur, rien qu'en l'honorant de sa présence. Et quand cette dernière lui fait part des supposés risques de l'emploi, à savoir être menacés par des individus pré-pubères pour leur avoir confisqué un joint ou deux, les yeux de la cubaine s'agrandissent. « Oh, t'as la marchandise sur toi ? » Elle demande ça sur un ton mi-sérieux, mi-enjoué, pas certaine de la réaction que cette question va engendrer. Le pied toujours posé sur le tableau de bord, Maribel écoute Iyovi d'une oreille distraite alors que celle-ci démarre la voiture et s'aventure dans l'artère principale de Windmont Bay. Un haussement d'épaules en guise de réponse. « Non, ils étaient pas dans le délire 'crachats, remarques sexistes et mains baladeuses' ce soir, c'était assez perturbant. Je viens récupérer ma dose où je peux. » plaisante-t-elle avant de se remémorer la vraie raison de sa présence dans cette voiture de patrouille. Ce véhicule qu'elle n'aurait jamais eu dans l'idée d'investir de son propre gré avant aujourd'hui. Elle ressent une profonde affection pour les gars du club, c'est pas l'issue, mais en tant que membre à part entière de la gent féminine, l'envie de les bâillonner l'anime à l'occasion. Elle se contente, toutefois, de subir les commentaires néandertaliens, se retenant de faire même une simple réflexion qui la lancera sur un monologue à caractère féministe et qui ne provoquera que des sifflements et des regards de travers de la part de son audience peu encline à ces discussions injustement considérées dérisoires. Son cerveau semble avoir pris l'habitude de filtrer les remarques de ses comparses lorsque leurs hormones prennent le dessus sur leurs neurones. « Tu m'as manquée aussi. » qu'elle rassure Iyovi, quand elle sent le regard de son amie posé sur elle, avant d'être prise de court par les démangeaisons qui assaillent, depuis hier, la peau autour de son cou. Elle remonte le col de sa veste en toute discrétion mais elle craint qu'aucun de ses gestes, aussi subtils soient-ils, n'échappe à l'œil expert d'Iyovi. « Hé, Iyovi...tu l'sais toi que ton prénom c'est un palindrome ? » Pas la diversion la plus efficace qu'elle possède dans son arsenal, elle en est bien consciente.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Lun 11 Juin - 10:16

Qui a dit que les patrouilles étaient sans surprises ? Iyovi s’était préparée psychologiquement à faire le tour des quartiers sans en attendre beaucoup de la part des habitants. Mais heureusement, Maribel était venue à son secours et s’était incrustée pour apporter un peu de piment à la routine de flic. Il fallait juste espérer qu’elle ne tombe pas nez à nez avec un autre officier ou un supérieur, autrement elle risquait de se faire taper sur les doigts pour avoir accepté d’embarquer avec elle une civile. Même s’il y avait peu de chance pour qu’un braquage se manifeste au beau milieu de la nuit, elle gardait en tête que c’était une possibilité. « T’as vu ça. J’te vends bien mon job pas vrai ? » plaisanta la rousse. Elle n’avait pas besoin de crier sur tous les toits qu’elle aimait son boulot mais l’autodérision et le sarcasme étaient de bons moyens pour plaisanter des côtés ennuyeux de son métier. Mais aujourd’hui, en plus de ne pas forcément être passionnant, la frustration s’y était mêlée. Celle de tourner en rond pour rien, dans le vide alors que Lucas Pembroke était toujours porté disparu. On lui avait répété à maintes reprises que les patrouilles aussi étaient nécessaires. Qui sait quels nouveaux éléments pourraient-ils trouver au cours de l’une d’entre elles ? Mais si la perspective d’une urgence était réaliste, l’idée qu’elle ou un de ses collègues puissent tomber sur un indice qui pourrait changer entièrement le cours de l’affaire lui paraissait presque utopique. Ce qui ne l’empêchait pas de garder espoir malgré tout. « Je vais te décevoir mais non, j’ai malheureusement dû faire une offrande au bureau des pièces à conviction. » répondit Iyovi. Il était facile de tomber dans le jugement et s’imaginer que l’uniforme ne serait en rien une barrière à quelques magouilles. Ceux qui se permettaient déjà de penser qu’elle faisait partie d’un gang pouvaient également avoir des préjugés quant à ses capacités à faire appliquer la loi. Heureusement pour elle, elle n’écoutait plus les commérages et autres rumeurs qui pouvaient se dire sur elle ou sur le Club. Si elle en était là, ce n’était pas grâce à son père ni même à Cain, qui d’après certains dires aurait fait copain-copain avec le Shérif. Que pouvait-elle faire à part en rire ? Ses yeux se détachèrent un bref instant de la route qui leur faisait face pour poser son regard sur Maribel. Elle fronça légèrement les sourcils et se risqua à sourire, confuse. « C’est… Okay. » Ce n’était pas tant ses mots qui l’avait interpellé mais le soudain changement de sujet. « Je sais que cette virée en voiture c’est pas la folie mais quand même. » se moqua-t-elle gentiment. Elle laissa planer le silence alors qu’elle reprit doucement son sérieux. « Tu voulais me dire un truc ? » Elle ne la regarda pas cette fois, son attention se porta exclusivement sur le paysage. Elle n’avait pas la prétention de dire qu’elle pouvait lire dans ses pensées mais elle connaissait assez bien son amie pour imaginer qu’elle avait peut-être quelque chose en tête qu’elle aimerait lui partager.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Dim 24 Juin - 22:11

« Tu m'as convaincue, je suis prête à rejoindre vos rangs. » Une idée résolument absurde. La confiance qu'elle portait à l'égard des forces de l'ordre s'est totalement ébranlée quand ils ont été incapables de mettre les mains sur son ordure de géniteur. Des efforts insatisfaisants, des discussions stériles qui n'ont jamais conduit à son arrestation. C'est lui, son pire cauchemar. Ce cauchemar ambulant qui venait la visiter toutes les nuits pour lui raconter ses exploits, lui offrir ses cadeaux empoisonnés. Ces objets qu'elle a dissimulé dans une boîte au fil des années pour les rendre à leur propriétaire quand le temps ne lui sera plus compté. Quand elle sera libre, qu'elle pourra enfin se réveiller et laisser ce mauvais rêve derrière elle. Au cours des années, Maribel n'a su développer qu'une bien maigre tolérance envers les flics. Pourtant, il y a Iyovi. Mais ce n'est pas en l'uniforme qu'elle a foi mais en la personne qui le revêt. « Je m'en remettrai. » Elle profite de l'occasion pour fouiller hâtivement dans ses sacs de provision, curieuse quant à leur contenu, ayant parcouru les quelques rayons du supermarché à la hâte pour ne pas laisser la voiture de patrouille filer. L'air évasif et le changement de comportement soudain de Maribel ne parviennent à convaincre Iyovi de la banalité de la situation. Quelque chose cloche. La cubaine, de bon cœur, sourit face à la remarque de son amie mais son expression change du tout au tout quand elle est interrogée. « Ok. Promets-moi que tout ce que je dirai ne pourra être et ne sera utilisé contre moi devant une cour de justice. » Elle prend une profonde inspiration avant de se tourner vers sa meilleure amie pour lui relater les événements de la veille. Maribel ne lui a jamais rien caché. Ses secrets sont désormais ceux d'Iyovi. La confiance est un sentiment qu'elle n'a jamais vraiment appris à accepter jusqu'à sa rencontre avec le Club et ses membres, sa nouvelle famille. « La nuit dernière, quand je rentrais à l'appart, j'ai assisté à une scène qui m'a mise hors de moi... » Elle lui dresse le décor sans entrer dans les détails. Détails qui éveillent en elle des sentiments qu'elle pensait alors éteints. Cette rage qui l'a prise aux tripes et qui depuis ne semble plus vouloir la quitter. Elle lui raconte l'obscène, la fragile. Elle lui raconte comment le type a posé ses mains sur elle, comment la panique s'est emparée de tout son être alors qu'elle tentait en vain de se libérer de l'emprise monstre de son agresseur. « Disons que la lame de mon couteau a percuté son abdomen. Et je voulais t'appeler, vraiment, mais tu viens d'intégrer les forces, je voulais pas que t'aies à choisir entre ton job et moi. » C'est un train de pensée bien égoïste, elle en est consciente, mais c'est également son ressenti et si c'était à refaire, il y a forte probabilité qu'elle reprenne la même décision. Tel un réflexe, sa main vient caresser les hématomes qui adornent son cou autrefois si immaculé. « J'ai appelé Jon. Et je sais que j'aurais pas dû avec sa sortie, son casier, mais j'ai- » Les justifications cessent. Elle parvient difficilement à déchiffrer les émotions qui se profilent sur le visage d'Iyovi. Inquiète face à l'expression qu'arbore la jolie rousse, elle ne sait si elle doit s'embarquer dans de nouvelles explications ou fuir la scène pour ne pas s'attirer les foudres de son amie. « Dis quelque chose. »

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Jeu 26 Juil - 8:49

Alors qu’elle s’engageait davantage dans les rues de Crescent Lane, Iyovi se fit silencieuse. Son intuition était bonne, quelque chose pesait sur les épaules de Maribel et elle se devait de l’écouter. Rares étaient les secrets entre elles. Au fil des années, elles avaient su se faire confiance à un tel point qu’il était difficile de cacher quoique ce soit à Maribel, et vice-versa. Elle ne comptait plus le nombre de fois où sa meilleure amie avait réussi à lire entre les lignes, et détecter les moments où les mots hésitaient à franchir ses lèvres. Elle n’était pas seulement une amie aux yeux d’Iyovi, mais elle faisait partie de sa famille et si cette dernière avait besoin de trouver une oreille attentive, elle savait qu’elle pouvait compter sur la rousse. Elle ne chercha donc pas à l’interrompre, ou à lui poser des questions. Elle lui laissa l’espace pour s’exprimer tandis que Iyovi s’efforçait de garder une expression neutre. Ce ne fut pas facile. Elle resserra brièvement l’emprise de ses mains sur son volant à défaut de pouvoir être plus expressive. Beaucoup de choses lui traversèrent l’esprit à mesure que Maribel évoquait les évènements de la veille. Et lorsque cette dernière semblait en avoir fini, Iyovi demeura muette jusqu’à rendre le silence presque pesant. Elle s’éclaircit la gorge, le regard figé sur la route. Pendant un court instant elle oublie qu’elle est normalement en patrouille, elle roule sans vraiment porter une réelle attention à ce qui peut se passer devant et autour d’elle, à l’exception de Maribel. Elle sent son regard, dans l’attente d’une réaction d’Iyovi qui semblait tarder à venir. Elle avait juste besoin de faire le point et le tri dans sa tête, d’assimiler les informations qu’elle venait de recevoir. Arrivées à un feu rouge, elle détacha ses yeux d'un point invisible qui lui faisait face et porta son attention vers son amie. Elle hésite pourtant à lui dire ce à quoi elle avait d’abord pensé. Qu’elle aurait dû l’appeler, et ne pas s’inquiéter de l’uniforme. Elle acceptait déjà de faire des compromis entre le Club et son nouveau job. Mais elle refusait que cela soit un problème lorsqu’il était question de venir en aide à un proche. Iyovi avait ses principes, mais la famille passerait toujours avant tout le reste. « Comment tu te sens ? » dit-elle finalement. Car au-delà d’une apparente contrariété, le plus important dans tout ça restait Maribel. Elle n’avait pas besoin de plus de détails pour comprendre que la situation avait dû être difficile à gérer, bien plus que l’on pourrait se l’imaginer. « Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? » Elle savait que sa meilleure amie avait fait appel à Jon. Iyovi aurait pu être en colère, pour les mêmes raisons qu’elle avait cité auparavant – il venait de sortir de prison. C’était bien le genre de chose qu’il fallait qu’il évite s’il ne voulait pas retourner derrière les barreaux mais Iyovi n’en voulait aucunement à Maribel de l’avoir appelé et toutes deux savaient que raisonnable ou non, Jon aurait accouru quoiqu’elles puissent en dire. Ils étaient amis, ils se protégeaient mais c’était également la devise du Club. Ses membres ne laissaient jamais l’un des leurs dans la merde. Peu importait les conséquences. S’ils ne pouvaient pas se salir un peu les mains pour sauver les fesses d’un frère ou d’une sœur, à quoi bon ? Mais là résidait toute la complexité de la situation dans laquelle se trouvait Iyovi. Maribel avait raison, elle était flic maintenant. Elle ne pouvait plus tout se permettre mais elle avait malgré tout du mal à accepter le fait qu’ils n’osaient plus faire appel à elle de peur que cela lui porte préjudice. « Je ne veux pas que ça, souffla-t-elle en tirant du bout des doigts l’uniforme qu’elle portait, ses yeux naviguant entre ceux de Maribel et la route, soit un frein lorsque tu as besoin de moi. Si tu veux m’appeler, tu m’appelles. » Elle s’était d’abord retenue, elle ne voulait pas que son amie se fasse des reproches, loin de là mais elle avait besoin de rappeler à Maribel que lorsqu’il était question de sa propre sureté, le métier d’Iyovi ne devait pas la faire hésiter. « Ça n’a pas besoin de l’être en tout cas. Ça peut nous servir. » finit-elle par dire sans en dire plus. Elle faisait partie des forces de l’ordre, elles devaient y voir des avantages. Le véhicule de police avait repris son chemin, Iyovi constata que les rues étaient bien calmes ce soir. Et pour une fois, elle s'en contenta.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Dim 19 Aoû - 2:40

Maribel ne sait pas comment va réagir son amie quand elle lui fait part des événements qui ont transpiré la veille mais elle se fait sa petite idée quand elle est témoin de la pression qu'Iyovi effectue sur le volant alors qu'elle lui décrit sobrement les faits. Sobrement mais non sans fragilité dans la voix. La rousse, de son côté, ne dit rien, ce qui a tendance à agiter la tatoueuse qui n'est pas une grande fanatique des non-dit et de ce silence pesant qui s'est imposé à elles dans la voiture de patrouille. Une part d'elle aurait voulu que la flic l'interrompe pour lui poser des questions, pour la réprimander d'avoir pris un si grand risque, de ne pas l'avoir tenu au courant, tout sauf cette conversation à sens unique, ce monologue sur lequel elle ne veut pas s'éterniser. L'autre part lui en est reconnaissante. Reconnaissante que son amie prête une oreille attentive à son discours sans la juger pour ses choix et son impulsivité. Quand elle termine son petit compte-rendu, elle attend patiemment une réaction de la part de son amie. Réaction appréhendée par Maribel qui tarde à venir. Une appréhension qui se fait plus étouffante quand elle se rend compte qu'Iyovi ne parvient à soutenir son regard. Peut-être que ce revirement de situation marque la fin de leur relation. À mesure que le silence s'éternise, les réflexions de Maribel se font moins sensées. Peut-être que la rousse vient seulement de réaliser que sa compagne de route n'est autre que la fille d'un être vil et que ses pulsions criminelles sont héréditaires. Peut-être qu'elle réfléchit à un plan infaillible pour la mettre hors d'état de nuire. Après tout, ces idées ont bien su coloniser son esprit la veille alors que Jon tentait de la rassurer. Elle était persuadée alors que c'en était fini de sa santé mentale. Elle n'ose pas avouer à Iyovi qu'elle ne regrette pas son acte. Elle n'ose pas lui avouer que pendant un court instant, exercer cette domination sur l'agresseur a provoqué en elle une montée d'adrénaline. Elle estime que les types dans son genre méritent une telle punition. Des pensées qu'elle a immédiatement rejetées. Des pensées qui la rapprochent dangereusement de son géniteur, la source de ses cauchemars éveillés. La voiture s'arrête au feu et Iyovi s'enquiert de l'état de Maribel qui ne peut s'interdire un sourire. Elle hausse les épaules. Elle est saine et sauve, mais elle n'est pas sortie de cette altercation indemne...les séquelles psychologiques prenant le dessus sur les séquelles physiques qu'elle s'évertue à camoufler. Mari cherche vainement à apaiser les tensions après cette lourde révélation mais la tâche s'avère plus compliquée que prévu, car elle sait très bien qu'elle ne peut strictement rien cacher à Iyovi qui saurait lire en elle comme un livre ouvert. « Mieux que la pauvre fille. Elle doit être traumatisée. J'arrive pas à croire que des connards comme lui soient encore autorisés à parcourir les rues. » La colère s'empare une nouvelle fois de tout son être quand Maribel se met à imaginer le sort -probablement tragique- de la jeune fille si elle n'avait pas été là pour lui venir en aide. Cette fureur se manifeste dans son regard mais également dans ses gestes erratiques alors qu'elle inspecte une nouvelle fois le contenu du sac de provisions. La voix de la conductrice a pour effet d'apaiser cet accès de colère. « Je sais pas comment j'ai fait, j'arrivais à peine à tenir debout mais j'ai appelé Jon. Et je sais que c'est son rôle mais ça m'embête d'avoir déposé un tel fardeau sur ses épaules après ce qu'il a vécu. » Elle fait allusion à ces longues semaines passés au trou et à ce casier judiciaire qui le nargue. Quand elle a fait part de ce sentiment à Jon, il n'a pas compris. Il n'a pas accepté ses excuses. Elle espère naïvement qu'Iyovi, elle, considère son point de vue tout à fait légitime. « Les souvenirs de la veille sont un peu flous. » Pas si flous que ça. Elle ne ressent pas l'envie ni le besoin de tergiverser davantage sur une situation déjà si délicate. Quand Iyovi reprend la parole, Maribel se contente de poser délicatement sa main sur celle de son amie, y exerçant une légère pression, puis de lui adresser un « merci » empreint d'une grande sincérité, reconnaissante d'avoir dans son entourage une présence rassurante sur laquelle elle peut s'appuyer sans compter. Iyovi et les autres motards lui ont sauvé la vie, d'une certaine manière. S'ils n'avaient pas été là pour elle dans les moments les plus difficiles, Maribel ne serait peut-être plus dans cette voiture. Elle aurait quitté Windmont Bay, l'Oregon, peut-être même ce monde qui ne semble pas avoir grand chose à lui offrir. Poussée à bout par cette voix familière qui a élu résidence dans son esprit, elle aurait mis les voiles. Elle chasse ces idées nocives de son esprit avant de reporter toute son attention sur Iyovi. « Et toi ? Je suppose que ton job ne consiste pas à faire quinze fois le tour de la ville dans l'espoir de confisquer un ou deux joints à des jeunes délinquants. Ces disparitions d'enfants...ça doit pas être évident à gérer. » Elles n'ont jamais réellement abordé le sujet, Maribel estimant que son amie lui ferait part de ses sentiments quant à cette affaire quand le temps sera venu. Pourtant, sa curiosité la pousse à mettre le sujet sur la table.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Dim 2 Sep - 9:57

Iyovi grimaça légèrement lorsqu’elle évoqua le sort de la victime – la jeune femme, et non l’agresseur. La détresse dans laquelle elle avait dû se trouver, jusqu’à l’arrivée de son amie sur les lieux et l’impact que cette nuit avait dû laisser sur les deux jeunes femmes. Iyovi admirait Maribel pour avoir eu le cran de s’être interposée quand beaucoup aurait simplement continué leur chemin, leur vie sans se soucier d’autrui. Mais O’Hara ne put s’empêcher d’être davantage inquiète pour sa meilleure amie. De son bien-être, car au-delà des conséquences qui pouvaient s’appliquer au vu de la loi, le préjudice moral était bel et bien présent. « Ne dis pas de bêtises Mari. Jon est un grand garçon, il connait les risques. Moi aussi. On est une famille, on n’est pas seulement là pour partir en virée sur nos bécanes et boire des coups. » Elle sourit légèrement, comme pour rassurer Maribel. Elle ne voulait pas qu’elle s’inquiète pour les autres, la priorité était qu’elle prenne soin d’elle-même après ce qui s’était passé. Plus facile à dire qu’à faire, Iyovi en avait bien conscience et c’était pour cela qu’elle s’affairait à lui enlever un peu de ce poids qu’elle devait avoir sur les épaules. L’importance que la deputy accordait aux personnes qu’elle considérait comme de son propre sang n’avait pas de limite, de par le fait qu’elle a toujours été très proche de son propre clan, elle était familière avec ce sentiment d’être capable de tout pour eux. Quitte à tourner un peu le dos à ses propres principes, mais puisqu’elle estimait qu’il n’y avait rien de plus important dans sa vie que sa famille – ou plutôt ses familles – elle ne dérogeait pas tant à ses règles. Elle ne comptait plus le nombre de fois où Beau et Alma avaient couverts les bêtises d’Iyovi lorsqu’ils étaient adolescents. A plusieurs reprises ils auraient pu s’en détacher, la laisser se démerder mais non. Ils avaient joué le rôle du grand frère et de la grande sœur. Cette loyauté et ce respect faisaient d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Cela rejoignait un peu l’esprit des forces de l’ordre. Prête à prendre une balle pour son coéquipier. Iyovi partageait cet état d’esprit dès lors qu’il s’agissait de son entourage le plus proche. « C’est pas grave, si quelque chose te revient et que tu veux en parler, tu sais où me trouver. Pas vrai ? » ajouta-t-elle, un clin d'oeil taquin. Elle ne désirait pas non plus la brusquer dans ses souvenirs de la veille, elle savait que le simple fait de l’évoquer était sans doute déjà très difficile et c’est pourquoi elle ne posa pas plus de question. « Je sais que ça ne changera pas grand-chose mais… si tu veux que je me renseigne sur la jeune femme, savoir comment elle va, si un de mes collègues a été appelé... Je peux m’en occuper. » Son regard s’attarda un peu sur le visage de Maribel. Elle ignorait si ces informations auraient une quelconque importance pour son amie mais elle voulait lui rappeler que l’uniforme avait ses avantages aussi. Que sa plaque n’était pas forcément synonyme de barrière entre elle et le club. Elle accueillit le changement de sujet en demi-teinte, consciente que parler de son job aiderait certainement son amie à se changer les idées tout en s’étant préparée à évoquer à un moment ou un autre cette affaire. « C’est le moins que l'on puisse dire, ouais. Et avec les battues qui n’ont rien donné, si ce n’est ce morceau de vêtement… » Elle laissa échapper un grognement agacé. « Mes supérieurs ne veulent pas voir le fiasco de 98 se répéter. » Il n’y avait malheureusement pas d’autres mots pour qualifier ce qu’il s’était passé vingt ans auparavant. « Le shérif est sur un siège éjectable. Et crois-moi ça me ferait chier de voir Birdwell et ses sbires foutrent leur nez dans nos services. » Son père en avait fait les frais, et selon Iyovi, la décision de le virer avait davantage déstabilisée l’enquête qu’autre chose. « Ils doivent déjà regretter le temps où leur souci était les frasques des Northern Blackhawks. » plaisanta-t-elle finalement sur une note plus légère.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Sam 15 Sep - 1:42

À l'instar de Jon la veille, Iyovi rassure son amie. Du moins, elle essaie face à une Mari bornée qui ne peut s'empêcher de secouer la tête en signe de négation, car elle n'a jamais pu que compter sur elle-même. « Je sais bien, Vi. Jon m'a fait la même remarque hier. Mais ça veut pas dire que je dois toujours l'accepter avec le sourire, sans broncher. » Il y a bien longtemps qu'elle a arrêté de crier à l'aide. Parce qu'elle a crié, Mari. Pendant des années, elle a hurlé à s'en déchirer les cordes vocales pour qu'on l'enlève à cette existence cruelle. Personne n'a répondu à ses appels. Sa détresse est passée inaperçue. Alors, elle s'est murée dans le silence elle aussi. Elle a compris bien assez tôt qu'il n'y avait qu'une seule et unique personne sur laquelle elle pouvait se reposer. Elle-même. Jusqu'à ce qu'elle n'arrive à Windmont Bay et que ses pas ne la mènent à Iyovi et toute la bande. « Merci. Vraiment. Je sais pas c'que je ferai sans vous. » Une réflexion qu'elle ne s'était auparavant jamais autorisé à prononcer à voix haute. Un nouveau poids dont elle se déleste avec le plus grand soulagement. Son sourire se fige. Il y a cette pensée égoïste qui parfois fait intrusion dans son esprit. Cette pensée pernicieuse qui lui intime que si elle ne s'était pas imposée ce soir-là, de nouvelles séquelles ne seraient pas venues s'ajouter à celles qu'elle se trimbale depuis maintenant plusieurs années. Cette voix impudente, celle du paternel. Elle en a fait la confession à Jon. Sûrement parce qu'elle n'était pas dans son état normal. Elle n'est pas certaine qu'elle lui aurait fait part de ce secret si elle n'avait pas été proie à une si grande anxiété. Peut-être qu'elle devrait en parler à Iyovi. Lui avouer que son géniteur hante encore sa mémoire. Elle se perd à peser le pour et le contre mais est interrompue par Iyovi qui propose de lui offrir ses services pour s'enquérir de l'état de la victime de la veille. « T'en fais pas pour ça. Jon a mis quelqu'un sur le coup malgré mes protestations. » Elle fronce les sourcils face au souvenir de cet instant. Elle lui avait clairement suggéré de ne pas intervenir mais il était allé à l'encontre de sa demande. Elle comprend mieux sa réaction désormais. Elle ne saurait lui en vouloir pour si peu. De brèves secondes s'écoulent avant que Maribel ne revienne sur ses paroles, se fustigeant encore de n'avoir pas contacté Iyovi immédiatement après l'incident. Alors pour se donner bonne conscience, pour se rattraper et donner l'occasion à Iyovi d'assumer son rôle de confidente et de policière, la tatoueuse hoche la tête. « Tu sais quoi ? Peut-être qu'un petit coup de fil pour s'assurer de sa sécurité ne ferait pas d'mal. » Maribel voit les traits de sa comparse s'assombrir quand elle fait référence à cette sordide histoire de disparitions. Elle se sent un peu coupable de ne pas avoir recueilli les sentiments, les opinions d'Iyovi avant ce soir-là. Elle était tellement obnubilée par ses propres problèmes que ceux de sa meilleure amie sont injustement passés au second plan. Maribel ne sait pas trop quoi penser de cette affaire. Les récentes disparitions sont-elles liées à celles de 98 ? Elle ne saurait dire. Son enfance n'a certainement pas été de tout repos. Elle ne peut que s'imaginer la terreur qui a dû s'accaparer des mômes disparus. « T'accepter dans leurs rangs est la meilleure décision qu'ils aient prise, crois-moi. Si tu veux mon avis, c'est toi qui devrais prendre la place du shérif. » Suite à la remarque de la conductrice, Maribel laisse échapper un nouveau rire qui vient détendre l'atmosphère. Elle repense au MC, à Jon, et à la conversation qu'ils ont eue la veille. Cette fois, c'est un sourire taquin qui étire ses lèvres alors qu'elle se retourne complètement vers Iyovi. « Comment vont les choses avec Jon ? » Elle connaît déjà la réponse de Jon à la question mais Maribel est curieuse de savoir s'ils partagent le même avis, la même vision de leur relation. Elle ne souhaite pas jouer eux entremetteuses mais si elle peut leur donner un coup de pouce, leur aider à faire un pas dans la bonne direction, il est évident qu'elle n'hésitera pas.

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Message· · Sujet: Re: hearts like wildflowers. Jeu 17 Jan - 11:50

« Ok. Je m’en occuperai dans ce cas et je te tiendrai au courant si j’en sais davantage. » si cela pouvait apporter un peu de réconfort à Maribel, Iyovi s’exécuterait sans sourciller. Elle tenait beaucoup à ce que son nouveau statut d’officier serve à quelque chose à ses proches, notamment au club. D’une manière ou d’une autre. S’ils pouvaient y voir un quelconque avantage plutôt qu’une menace, ce serait l’idéal pour la rousse. Mais pour l’heure, son attention était seulement concentrée sur sa meilleure amie et ce dont elle avait besoin pour apaiser un tant soit peu son esprit tourmenté. O’Hara n’était pas toujours très confiante lorsqu’il était question de servir d’épaule sur laquelle se poser, un brin maladroite, elle avait peur de dire ou faire quelque chose qui serait mal interprétée, usant bien souvent de l’humour pour faire passer des messages qui se voudraient plus sérieux. Parfois ça passait, parfois non. Heureusement, elle était assez proche de Maribel pour ne pas avoir l’impression de marcher sur des œufs. « Pfft, arrête tu vas m’faire rougir. » lança-t-elle en plaisantant. « QUOI ? Une autre fichue O’Hara au poste de Shérif ?! » s’exclama-t-elle faussement outrée, tournant en dérision la réaction que certains détracteurs de son père. Sans parler des petites rumeurs qu’elle avait entendu se chuchoter dans son dos comme quoi elle avait été pistonnée. Elle s’en amusait énormément – et en jouait aussi. « Ah ! Imagine… J’aurais réellement marché dans les pas de mon padre si ça arrive un jour. » Iyovi n’était pas nourrie d’ambitions folles, elle ne se projetait pas aussi loin dans le futur pour ne serait-ce qu’envisager porter l’étoile du Shérif. Bien sûr, l’intérêt était d’évoluer dans son job mais elle se satisfaisait de son grade de Deputy pour le moment. Demain n’était encore écrit, après tout. Tout ce qu’elle retenait était le soutien de Maribel. Iyovi ne courait pas après la reconnaissance ou l’approbation d’autrui, puisqu’elle avait pris cette décision sans réellement demander la permission à qui que ce soit, ce qui ne l’empêchait pas d’apprécier un petit ‘c’est cool ce que tu fais’ des personnes qu’elle portait en estime. N’importe quelle discussion ayant pour sujet le club allait forcément être redirigée vers l’un de ses membres en particulier. Jon. Elles l’avaient déjà évoqué à plusieurs reprises au cours de leur petite balade nocturne en voiture de patrouille, et sans grande surprise Maribel mit le doigt en plein sur la question à un million de dollars. « Tu entends ça ? » dit-elle en regardant autour d’elle d’un air suspicieux. « Rien, le silence, le néant, » elle arqua un sourcil en posant ses yeux clairs sur Maribel. « un peu à l’image de ma relation avec Jon. » elle haussa les épaules en esquissant un sourire, fière de sa stupide blague. Elle savait que son amie n’accepterait pas ce petit coup d’humour – même si Iyovi était la seule à trouver ça drôle – pour mettre des mots sur ce qui se passait réellement entre Jon et la rousse. Le plus triste (drôle ?) dans l’histoire, était que ce n’était pas loin de la réalité. « Ça va. Il a plutôt bien pris mon nouveau job. C’est sans doute moins excitant que serveuse dans une boite de strip-tease mais au moins je peux lui passer les menottes la prochaine fois qu’il fait le con. » Il était important de voir les bons côtés, en toute circonstance. « On n’a pas réellement discuté de… nous. J’sais pas trop quoi en penser à vrai dire. J’ai jamais réellement su avec lui. » D’où les on and off entre eux depuis qu’ils se connaissaient. La seule constance était qu’ils revenaient toujours l’un vers l’autre, alors qui sait ? Avec tous les changements récents, elle ignorait si c’était encore une possibilité. Ou si c’était réellement ce qu’elle désirait aujourd’hui.  
La radio les coupa dans leur discussion, le central faisant état d’un appel pour dégradation sur véhicule sur le parking du Daveys. Un peu d’action, pensa la deputy. Elle profita d’être dans le secteur pour s’en occuper. « 10-4 » répondit-elle simplement. « Tu peux rester dans la voiture si tu veux. Si quelqu’un te pose la question, t’as eu un souci et tu m’as demandé de te raccompagner. » Même s’il y avait peu de chance qu’on l’embête avec ça, et qu’elle se doutait bien que Maribel trouverait quoi dire.

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