AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 (Famille Blythe) We need to talk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: (Famille Blythe) We need to talk Mer 3 Juin 2009 - 11:35

Ce topic se déroule le demain du topic de réconciliation entre Scott Matthews et Maât.


    Mai 2009, 8:06. Maison des Blythe, Ocean Grove, Miami, Floride, USA.
    Je tournais les clefs dans la porte d'entrée puis pénétrais dans le vestibule. Je me félicitations intérieurement d'avoir pris deux ou trois cafés chez Scott et une bonne douche avant de rentrer chez moi, je n'aurais jamais eu le courage de dire ce que je m'apprêtais à dire à Darla si je n'étais pas monté à bloc avec une tonne de caféine.
    Il y avait un paradoxe. J'avais passé une nuit magiquement inoubliable dans les bras de Scott Matthews, ami d'enfance et amant pour certaines périodes, et maintenant je m'apprêtais à rompre avec ma petite amie. Je m'apprêtais à briser un an et demi de relation, et je ne voyais absolument pas comment j'allais lui annoncer ça.
    La maison était calme, ce qui ne m'étonnait pas en vue de l'heure matinale. Je n'avais presque pas dormi, j'étais fatigué mais je voulais le faire maintenant, dans les minutes qui suivaient, sinon j'avais la sensation que ça serait plus dur en reportant cette étape à plus tard. Je devais la vérité à Darla. Je la trouvais dans la cuisine, en train de prendre son petit déjeuner, un sourire sur les lèvres quand elle me vit.
    - Salut lui soufflais-je sans m'approcher d'avantage.
    Il m'aurait semblé déplacé de l'embrasser pour ensuite rompre. Voilà quoi je restais dans l'entrée de la cuisine, appuyé contre la porte.
    Dieu qu'elle était belle. J'avais la conviction que je voulais la fin de ma relation avec elle, et pourtant j'en éprouvais une grande peine. Tout s'était enchainé tellement vite, je me demandais à quel moment les choses avaient merdées entre elle et moi.
    - Il faut qu'on parle d'un truc... ajoutais-je. Il n'y avait pas de pire moment pour lui annoncer ça : sa journée commençait mal et pourtant il n'y avait pas de meilleur moment. La vie est pourrie quand on essaye d'être heureux.


Dernière édition par Maât Blythe-Sheldon le Lun 15 Juin 2009 - 3:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Sam 6 Juin 2009 - 17:59


Je m’étais réveillée tôt ce matin. En fait, depuis quelques temps, je ne dormais pas très bien et me réveillait aux aurores chaque matin. En général j’adorais faire des grasses matinées quand j’étais de garde à l’hôpital mais voila qu’aujourd’hui je m’étais levée à six heures pour aller courir. Ce n’était définitivement pas normal. Les absences de Maât à répétitions y étaient pour quelque chose, je l’ignorais. Je les lui pardonnais évidemment puisque moi-même étais souvent prise au boulot. Il travaillait sur un nouveau projet depuis quelques semaines, je comprenais tout à fait qu’il fasse passer son boulot avant moi et notre lit étrangement calme ces temps-ci. De toute façon, je n’avais pas le choix. Nous ne nous parlions pas des masses et je ne pouvais donc pas lui laisser sentir à quel point il me manquait. Pour calmer mes nerfs qui m’empêchaient de dormir après le chant du coq, je décidais donc de courir. J’adorais ça mais depuis que j’étais arrivée à Ocean Grove, voila de ça un mois, je n’avais pas encore pu essayer ces fameuses rues idéales pour le jogging. Je sautai donc hors du lit, m’habillai et parti courir sans même déjeuner. Mon iPod branché aux oreilles, il me semblait que j’étais invincible – satanée adrénaline. Avant de finir mon tour – il était presque huit heures déjà – je m’arrêtais au café du coin pour commander un café vanille qu’il m’était impossible de préparer à la maison, à mon grand désespoir. Je rentrai donc en marchant tout en buvant mon café. La maison était si calme à mon retour – Rhys et Vicky ne tarderaient cependant pas à se lever – que j’osai à peine prendre ma douche de peur de réveiller les marmottes. Je me résolu cependant à ne pas attendre que leur réveil sonne pour ôter toute ma transpiration qui était franchement peur ragoûtante pour le déjeuner.

J’étais dans la cuisine, portant mon vieux sweat-shirt à l’effigie de l’université de San Francisco et un short gris que j’avais l’habitude de porter pour me vernir les ongles des pieds – chacun ses rituels!, quand Maât rentra enfin de son boulot. J’étais en train d’enfourner une tartine grillée dans ma bouche quand ce dernier m’adressa un premier « Salut ! » sans même venir m’embrasser. Il n’avait pas l’air fatigué, peut-être avait-il dormi au bureau. Peut-être pas. Je sentis dans sa voix, quand il s’adressa à moi à nouveau, que quelque chose le tracassait. J’ignorais ce dont il s’agissait mais je n’allais pas tarder à le savoir. Malheureusement pour moi, mes tics nerveux me prenaient par surprise quand j’appréhendais des situations. J’appréhendais ce que Maât allait me dire. C’est pourquoi, au lieu d’attendre patiemment le dénouement, je m’étais sentie obligée de blablater. « Oh, si tu veux me parler de la chasse qui n’arrête pas de couler, ne t’en fais pas, Rhys m’a promis qu’il appellerait le plombier dans l’après-midi. Ca m’a rendu folle cette nuit, j’ai du couper l’arrivée d’eau ! Et puis, tu sais, sans toi, c’était plus dur de… » Comme d’habitude je sentais que j’avais trop parlé. Je m’étais moi-même coupée dans mon élan. Je voyais bien que tout ne tournait pas rond. Je n’avais rien arrangé avec mon monologue.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Dim 7 Juin 2009 - 14:52

    Etrangement pour quelqu'un qui n'avait presque pas dormi, j'étais vraiment réveillé. J'avais passé la nuit à hésiter de prendre la voiture pour aller voir Scott qui travaillait dans le centre de Miami. Je m'y étais finalement rendu à la fin de son service (il était chef cuisinier) et nous avions mangés, puis fais l'amour chez lui. Nous avions dormi une petite heure, puis refais l'amour dans la douche cette fois. Autant dire que la nuit avait été mouvementée pour moi. Mais maintenant que j'étais en face de Darla, sur le point de mettre un terme à notre relation, j'étais particulièrement conscient de la scène et je ne ressentais pas le moins du monde le manque de sommeil.

    - Il faut qu'on parle d'un truc...
    - Oh, si tu veux me parler de la chasse qui n’arrête pas de couler, ne t’en fais pas, Rhys m’a promis qu’il appellerait le plombier dans l’après-midi. Ca m’a rendu folle cette nuit, j’ai du couper l’arrivée d’eau ! Et puis, tu sais, sans toi, c’était plus dur de…
    - Non, ce n'est pas du tout ça...

    Je ne savais pas comment lui apprendre la nouvelle. Un an et demi que nous étions ensemble, je la savais éperdument amoureux de moi et je crois que même si je a trompais depuis des mois, je sais qu'on peut aimer deux personnes en même temps : c'était mon cas. J'étais fou amoureux d'elle, et complètement dingue de Scott.

    - Je... Darla j'ai rencontré quelqu'un...
    Voilà c'était dit. Je scrutais sa réaction dans les moindres détails, j'avais peur qu'elle crie - non qu'elle hurle. J'avais peur qu'elle s'approche de moi et laisse échapper sa rage en me frappant de ses poings. Et en même temps j'aurais aimé m'avancer vers elle et la prendre dans mes bras, la bercer et lui dire à quel point j'étais désolé de toute ça, à quel point je ne savais pas quand j'avais perdu le contrôle de notre relation.
    - Si tu savais à quel point je suis désolé...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Dim 7 Juin 2009 - 20:05


L’ambiance qui régnait à présent dans la cuisine était plus que pesante. J’avais toujours eu ce petit truc qui faisait que je pouvais évaluer les situations dans lesquelles je me trouvais. Si Maât avait voulu m’annoncer qu’il voulait adopter un chien, je n’aurais pas senti mon ventre se tordre comme il le faisait alors que je fixai toujours les prunelles de Maât, silencieusement. Il allait m’annoncer une nouvelle qui ne me plairait pas, c’était évident. Les secondes qu’il me força à attendre me parurent une éternité. Quand enfin il ouvrit la bouche, mon monde s’écroula. Il serait difficile de décrire ce que l’on ressent quand le peu de vie que l’on a bâti tourne autour d’une personne, et que cette personne te trahi. Pas une meilleure amie qui brûle par inadvertance ton châle préféré. Pas un frère qui balance que tu as une copine à tes parents. Pas une mère qui te demande en plein supermarché quelle marque de serviettes hygiéniques tu préfères. Non. Un copain, ton petit-ami depuis un an et demi qui t’annonce qu’il a rencontré quelqu’un d’autre. Celui grâce à qui tu sens ta vie complète. Celui qui te fait oublier que les mecs de Gossip Girl existent. Celui en qui tu as une confiance entière. Celui même pour qui tu as fait des choses, aussi tragiques soient-elles, sans les regretter. Qu’est-on supposé ressentir quand cette personne vous annonce que cette exclusivité qu’il avait à vos yeux n’était pas réciproque ? Comment ne pas se sentir trahie par quelqu’un qui a trouvé une meilleure chaussure à son pied, qui, en quelque sorte donc, cherchait « mieux » que vous ? Pour lui j’avais tout fait. Tout. Moi, la gentille Darla prévisible avait déménagé à l’autre bout du pays sur un coup de tête pour lui, le parfait Maât qui m’apprenait aujourd’hui qu’il me trompait.

Sous le choc, je me reculai contre l’évier qui se trouvait derrière moi et en cramponnai les rebords comme si j’avais peur de faire un malaise. J’avais l’impression de rêver. Je ne pouvais pas me convaincre que tout ce que je bâtissais depuis plus d’un mois, ma nouvelle vie, aboutissait à ça. Ca n’était pas possible. Il ne pouvait pas me faire ça. A croire que si. Il me dégoûtait. Je ne le fixai plus à présent, je regardais mes pieds nus, vernis de noir, la couleur de rigueur du moment. Quand il s’excusa, ou plutôt qu’il me lança un « je suis désolé » – à peine des excuses – j’eus envie de le frapper. Si j’avais été du genre violent, je l’aurais fait, mais la violence m’avait toujours répugnée. Je préférais le maudire, pour l’instant intérieurement : je reprenais doucement mes esprits et faisais face à la situation. Je repensais aux signes qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille. En y repensant, j’avais envisagé la possibilité que Maât me trompait quand le nombre de ses absences avait commencé à croître. Je l’avais vite écarté, évidemment, puisque j’avais une totale confiance en lui. J’avais eu tord, encore une fois.

Courageusement, je relevai enfin la tête pour affronter son regard, ou plutôt, pour qu’il affronte le mien. Mes pupilles reflétaient à coup sur le fond de ma pensée et toute la haine que je lui portais alors. Aucune larme ne montait à mes yeux ; j’étais simplement outrée, dégoûtée, haineuse. Même pas triste. Je ne pensais plus à l’amour que je lui portais. Je voulais simplement des réponses, à présent. Savoir à quel point je devais le détester. « Comment elle s’appelle ? » commençai-je, d’une voix aussi froide que possible. « Depuis combien de temps ça dure ? » continuai-je, sans que le ton de ma voix ne change d’un octave, se contentant d’être monotonement froide, sans faillir. « Si tu savais à quel point je me fou de tes excuses… » ajoutai-je, plus bas, comme si je me parlais à moi-même, comme si je tentais de me convaincre.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Lun 8 Juin 2009 - 1:34

    La situation était horriblement, complètement insupportable. J'avais l'impression de devoir annoncer la mort de quelqu'un. Mieux, de devoir annoncer un meurtre tout en étant justement le meurtrier. Les choses prenaient maintenant une autre dimension : j'avais détruit notre couple, j'avais trahis sa confiance et j'avais ruiné nos chances de vivre ensemble.
    Nous avions plusieurs fois parlé de mariage ensemble, je savais que c'est ce que Darla voulait. Evidemment, pas forcément pour maintenant mais elle désirait réellement se marier alors que moi... j'avais déjà organisé des centaines de mariages et j'avais pu constaté que certains prenaient fin quelques semaines après les célébrations, voire même quelques semaines avant ! Alors même si j'adorais mon métier de wedding planner, je dois dire que le mariage n'était pas dans mes projets pour le moment. Et ça ne le serait d'ailleurs pas avant longtemps puisque je quittais la femme que j'aimais pour aller avec l'homme que j'aimais et j'étais bien placé pour savoir qu'en Floride, le mariage homosexuel n'était pas autorisé.

    Je voyais dans son regard la haine. Il y avait peu de tristesse et beaucoup trop de haine. Je savais qu'elle m'en voudrait mais j'avais cru naïvement qu'elle réagirait mieux.
    Souvent, dans une rupture, on part du principe qu'il y a plusieurs étapes : le chagrin, la haine, le dénis, l'indifférence, l'oubli. Chaque individu passait de étape à une autre dans un laps de temps plus ou moins long mais il était clair que tout le monde passait par toutes les étapes. Logiquement dans cet ordre : de toute évidence, Darla était passait directement à la haine. Elle me haïssait. Peut être passerait-elle par le chagrin aussi mais pour le moment, je remerciais le ciel d'avoir rangé les couteaux de cuisine dans un tiroir et de ne pas les avoir laissé sur leur portant parce qu'elle m'aurait surement planté avec.

    - Comment elle s’appelle ? Depuis combien de temps ça dure ? me questionna-t-elle.
    J'avalais difficilement ma salive, l'impression d'être à un interrogatoire. A juste titre évidemment, elle avait le droit de savoir. Mais la réponse n'allait surement pas lui plaire.
    - Il s'appele Scott Matthews, lui répondis-je d'une voix que je voulais posée et calme. Pour qu'elle me prenne au sérieux, il fallait que je parle clairement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Mer 10 Juin 2009 - 20:57


Il avait l’air serein, même si la peur teintait légèrement son visage. Je le fixai à nouveau et, en attendant qu’il réponde à mes questions, je décryptais son visage. Ses yeux étaient clairs et fixes mais sa bouche se tortillait par cycle, signe qu’il était nerveux. Moi… et bien je n’aurais pas su vous décrire dans quel état d’esprit je me trouvais. C’était un mélange de certains sentiments, parfois contradictoires, parfois complémentaires. La haine. L’amour. L’impatience. L’appréhension. J’étais calme aussi, pas comme une Gabrielle Solis à qui on apprend que Carlos est peut-être en train de sauter sur la baby-sitter Chinoise dans la voiture. Je l’aimais trop pour essayer de le blesser mais le haïssais trop pour agir comme si ce n’était rien. Ce n’était pas rien, surtout que, quand j’attendais le prénom de sa secrétaire, un « Angie », un « Marilyn », un « Sophia » ou même le prénom de son ex Tammy, j’entendis un nom auquel je n’aurais jamais pensé. Celui de Scott Matthews. Un homme. Je cru d’abord à une blague et scrutai alors son visage à la recherche de tout signe pouvant marqué une blague qui aurait visé à détendre l’atmosphère. Il n’y en eu pas. Il était sérieux. A croire que je n’avais rien de bon.

Un choc n’avait donc suffi. Quoi de pire que de tromper sa copine ? La tromper avec un homme, pour bien la faire culpabiliser et la remettre en question. C’est tout un art. « Qu’ai-je fait ? Est-ce moi qui l’ai dégoûté des femmes ? Ne suis-je pas assez féminine ? » Je n’étais pas assez confiante en moi pour ne pas me poser toutes ces questions, tout en ne pouvant pas détourner mon regard rempli de pitié à présent de celui que je rêvais de voir disparaître sous terre. Il me faisait pitié car je le plaignais d’avoir du me « subir » alors qu’apparemment il préférait les hommes. « Est-ce nouveau ? » Encore une des questions qu’il était inévitable que je me pose. J’avais envie de les lui poser, aussi. Mais je n’en avais pas encore la force. Il fallait que je reprenne mes esprits, mais comment ? Après tout, sans être homophobe il était difficile d’imaginer son copain faire son coming-out ou plutôt, l’ayant déjà fait.

Toujours cramponnant l’évier de la cuisine, je ressentais de plein fouet les effets du silence prolongé que je faisais duré en refusant de parler. Maât attendait biensur que je lui dise ce que je pensais de tout cela, ou du moins quelque chose, n’importe quoi. J’étais à présent mal-à-l’aise, doublement tout en sachant que j’étais la seule à pouvoir arranger la situation. Evidemment je n’avais pas envie que lui se sente mieux, mais j’en avais personnellement besoin pour que mes nerfs tiennent encore le coup. Je n’avais pas exprimé ma surprise verbalement auparavant, m’étant contentée d’un soupir. Je ne savais plus quoi dire. En fait si, je le savais, mais je me retenais de peur que mes propos dépassent ma pensée – malgré la rage que je contenais, je ne voulais pas qu’il pense que j’étais homophobe. Simplement, d’un ton qui signifiait largement mon dégoût, je lâchai mollement : « Tu n’aurais pas pu te faire la pétasse du bureau de tabac ? Au moins je n’aurais pas l’impression d’être la cause de tout ça. » Je ne voulais pas finir par me sentir coupable mais je sentais qu’au fond de moi, ma nature bien trop bonne me poussait à commencer à penser que c’était ma faute s’il était parti avec un homme. Je secouai alors rapidement ma tête et, après quelques instants de silence, je repris, cette fois avec plus d’arrogance dans ma voix, comme si pour chasser la culpabilité la haine était la meilleure arme. « Tu n’as pas répondu à la question : depuis combien de temps ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Jeu 11 Juin 2009 - 21:55

    Une fois qu'elle comprit que je la quittais pour un homme, je pus voir dans ses yeux et dans l'expression de son visage l'incompréhension. Je savais dès lors qu'elle passerait des nuits d'insomnies à se demander ce qu'elle avait fait de travers, si elle était la cause de se revirement d'orientation sexuelle. Je ne pus m'empêcher de m'en vouloir -à juste titre, tout était de ma faute. Je ne voulais pas qu'elle souffre et j'avais été idiot de penser que les choses passeraient comme une lettre à la poste. C'était un an et demi de relation que se finissait parce que je "changeais de bord".

    - Tu n’aurais pas pu te faire la pétasse du bureau de tabac ? Au moins je n’aurais pas l’impression d’être la cause de tout ça.
    - Il faut que tu comprennes Darla que ce n'est absolument pas de ta faute. J'ai réalisé ça comme ça, au fil des années et je ne savais pas comment je pouvais aborder le sujet avec toi. Et j'étais tellement heureux dans notre vie de couple...

    Darla et moi avions toujours convenus de ne pas parler de nos précédentes conquêtes. Le sujet avait bien évidemment déjà était abordé, mais à chaque fois aucun de nous n'avait pu contenir sa jalousie et les rares occasions avaient donc finies en prise de tête. Finalement nous nous étions mis d'accord sur le fait qu'ignorer les précédentes histoires amoureuses de l'un comme de l'autre était une solution raisonnable.

    - J'ai commencé à ressentir de l'attirance pour les hommes à l'université et nous avions décidé de ne pas parler de nos précédentes aventures donc j'ai préféré te les cacher. Mais aujourd'hui je ressens le besoin de vivre pleinement cette partie de moi, c'est ce que je suis et je ne peux plus continuer à l'ignorer. Je t'aime plus que tout au monde, mais il faut que j'avance vers autre chose, que j'admette enfin cette partie de moi.
    - Tu n’as pas répondu à la question : depuis combien de temps ?
    - Je ne suis avec lui que depuis hier.

    C'était un mensonge : Scott et moi recommencions à nous voir depuis décembre 2008, en gros depuis six mois. Mais ils étaient vraiment que nous étions officiellement ensemble depuis hier soir. Je n'avais pas le cran d'avouer à Darla que je la trompais depuis bien longtemps déjà, et se dire que la chose était récente serait sans doute pour elle un moyen de plus facilement accepter la nouvelle. Bien sûr, je me doutais qu'un jour ou l'autre la vérité ferait son grand retour, j'espérais juste ne pas être dans les alentours à ce moment là.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Sam 13 Juin 2009 - 14:17


La situation aurait dégénéré s’il avait osé rejeter la faute sur moi car, même si mon caractère me forçait à me remettre en question, ce même caractère n’aurait pas toléré que l’on me mette la faute sur mes épaules. Heureusement pour lui, Maât m’assura que je n’étais en rien fautive ; ma rapide remise en question leva alors les voiles. Il m’annonça aussi directement qu’il connaissait son attirance pour les hommes depuis l’université. C’était la goûte d’eau qui faisait déborder le vase. « Quand on est homo, on ne se met pas en couple avec une femme ! » lançai-je, méchante. Je n’arrivai pas à croire qu’il avait pu me tromper, une autre masse me tombait maintenant sur la tête avec la révélation de son homosexualité et il osait me soutenir qu’il m’aimait plus que tout. Ma colère bouillait au fond de moi. Encore une fois, j’aurai pu devenir violente. Je me retins évidemment mais serrai de plus en plus le rebord de l’évier. J’aurais voulu que mes yeux se transforment en mitraillette. J’aurais voulu qu’il disparaisse à tout jamais. J’en avais connu, des chagrins d’amour. Mais je devais avouer que je n’avais jamais osé imaginer vivre une telle situation un jour. C’était tellement plus dur à supporter qu’une simple affaire d’adultère. D’une part, il m’avait trompé et me l’avait avoué. D’une autre, il était au courant de son homosexualité et me l’avait toujours caché. Les deux parts réunies, je ne savais pas comment gérer le caractère homosexuel de l’adultère de Maât. Forcément je me sentais blessée mais si mes sentiments embrouillaient mon esprit, je pourrais m’embarquer dans une engueulade homophobe. Je n’étais pas homophobe mais comment concevoir que celui avec qui vous avez passé près d’un an et demi aimait passé du temps avec des hommes ? Pour moi, ce n’était pas possible. Maât devait évidemment s’en rendre compte.

J’étais si dégoûtée de ce qui était en train de se passer que, à la dernière réponse de Maât, « depuis hier », je ne le cru pas. Je voyais à présent le mal partout. Après tout, il m’avait caché pendant plus d’un an et demi qu’il avait des penchants homosexuels, pour ne me mentirait-il pas sur ce point là aussi ? De plus, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il m’avouerait qu’il avait rencontré quelqu’un si il l’avait rencontré la veille. Maât n’était pas inconstant à ce point. Je fixai alors la fenêtre de la cuisine. « Pourquoi me dis-tu ça aujourd’hui ? Pourquoi aujourd’hui ? Ne me dis pas que c’est à cause de cette nouvelle rencontre, je ne te croirai pas. Je sais que ça dure depuis longtemps. » Tout en parlant, ma voix froide et résolument pleine de rancœur résonnant en moi, je me rendais compte que la situation de Maât devenait logique. Ca ne faisait pas un jour qu’il avait rencontré cette personne, ce Scott, ça faisait des semaines. C’était pour cette raison qu’il ne rentrait pas du boulot, certains soirs. « Tu couches avec lui ? Ou c’est simplement une histoire de sentiments ? » J’osai encore espérer qu’il n’avait rien fait avec lui. Au moins par respect. Nous couchions toujours ensemble, malgré ses absences répétées. A fréquence diminuée, c’était net, mais nous couchions toujours ensemble. S’il le faisait avec ce Scott en même temps qu’avec moi, ce serait le coup de grâce.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Lun 22 Juin 2009 - 14:47

    La contradiction. Dans ce genre de situation, il aurait été clair que la plus sage décision aurait été d'arrêter notre conversation et de se revoir dans quelques jours une fois que nous aurions été deux calmés pour faire plus facilement le point. Mais voilà, dans ce genre de dispute, les gens font justement tout le contraire : Darla ressentant le besoin d'en apprendre plus sur cette relation pour comprendre quand notre couple avait commencé à tomber en miette, moi n'osant pas lui dire qu'on devrait arrêter là et se reparler dans quelques jours.

    DARLA : Quand on est homo, on ne se met pas en couple avec une femme ! me lança-t-elle avait brutalité.
    Je ne répondais pas à ses paroles blessantes, n'y accordant pas d'importance. Je ne savais pas comment lui expliquer que je l'aimais, mais qu'elle ne pouvait pas m'apporter ce que je désirais, que notre couple ne pouvait plus continuer. L'annonce était trop brutale pour elle, je suppose que c'est pour ça qu'elle ne pouvait comprendre.
    MAÂT : Tu ne comprends pas... Ca n'a rien à voir avec nous. Je ne m'épanouis plus dans notre couple, je ne suis plus capable de continuer notre histoire. Ca n'a rien à voir avec ma sexualité... Je ne t'ai pas menti Darla, j'aime les femmes. Peut être les hommes en même temps, j'en sais rien et là n'est pas la question. Que j'ai rencontré quelqu'un ou nom, ça ne change rien. Notre couple ne va plus, et je ne peux plus continuer. Je suis désolé...

    Je comprenais qu'elle se sente trahie dans cette histoire. Cala faisait un an et demi que nous étions ensemble et aujourd'hui je lui annonçais que c'était terminé. Mais en vérité, ça n'avait rien à voir avec mon attirance pour les hommes. C'était notre couple qui ne marchait plus, même si de toute évidence elle ne s'en était pas rendue compte.

    DARLA : Pourquoi me dis-tu ça aujourd’hui ? Pourquoi aujourd’hui ? Ne me dis pas que c’est à cause de cette nouvelle rencontre, je ne te croirai pas. Je sais que ça dure depuis longtemps.
    MAÂT : Parce qu'aujourd'hui je ne peux plus continuer ainsi... Hier soir j'ai réalisé que je devais mettre un terme à notre relation. Je sais que j'aurais du le faire avant que je t'aime réellement Darla. Je voulais faire ma vie avec toi. Je t'assure que je le voulais. Mais maintenant je m'suis rendu compte que ce n'était plus ce que je désirais. Voilà pourquoi je te le dis maintenant.
    DARLA : Tu couches avec lui ? Ou c’est simplement une histoire de sentiments ?
    Mon regard fuyait le sien.
    MAÂT : Oui... et il y a des sentiments. Je ne mettrais pas fin à notre relation si je n'étais pas sûr que notre histoire doit maintenant se terminer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Dim 12 Juil 2009 - 18:07


Je restais bouche bée. « Tu ne comprends pas... Ca n'a rien à voir avec nous. Je ne m'épanouis plus dans notre couple, je ne suis plus capable de continuer notre histoire. Ca n'a rien à voir avec ma sexualité... Je ne t'ai pas menti Darla, j'aime les femmes. Peut être les hommes en même temps, j'en sais rien et là n'est pas la question. Que j'ai rencontré quelqu'un ou nom, ça ne change rien. Notre couple ne va plus, et je ne peux plus continuer. Je suis désolé... » Selon lui c’était notre couple qui n’allait plus. Bizarre, je n’avais rien remarqué. Nos échanges étaient toujours aussi courtois, amoureux, passionnés. Selon moi, en tout cas. C’était un nouveau coup de poignard : la faute qu’il n’avait pas rejeté sur elle jusque là commençait à dévier dangereusement de son côté. Mauvaise stratégie de la part de Maât – même si elle n’avait pas été calculée. Je me braquais un peu plus. « Voila que tu me dis que c’est notre couple qui va pas ? Je rêve. Qu’est-ce qui cloche selon toi ? Quand tu me prends sur tes genoux ? Quand je t’embrasse ? C’est vrai, on s’engueule si souvent… » C’est là où je me rendis compte que la raison de nos si rares engueulades étaient nos devenues rares rencontres. La faute à qui ? Je ne vous le demande même pas. Qu’il n’ose pas me renvoyer cet argument à la figure ou il se frotterait au diable. Nos rares moments passés ensemble n’était la faute que d’une personne : lui-même.

Il continua, je ne relevai pas ces propos qui clarifiaient à présent son état d’esprit. J’étais trop fixée sur ces précédentes paroles. C’était un peu l’apothéose dans ma tête. Il m’apprenait qu’il me trompait, sentimentalement et physiquement, et ce avec un homme. Il m’apprenait aussi qu’il m’aimait toujours mais qu’il ne savait pas où il en était sur le plan de sa sexualité. Je ne comprenais pas vraiment son message : il m’aimait mais voulait rompre. Je ne le suivais plus du tout. Pas du tout. J’étais tiraillée entre une tonne de sentiments aussi contradictoires que complémentaires. Il m’avait trahie, je le haïssais pour ça. Il m’avait menti, j’étais en colère. Et j’avais envie de le frapper, de le voir disparaître… mais aussi de le prendre dans mes bras et de l’entendre me dire qu’il réussirait à passer outre cette passade. J’avais beau le haïr, je l’aimais plus que tout et, malgré tout le mal qu’il me faisait en ce moment, je lui étais reconnaissante de me dire la vérité, même si je n’étais pas prête de l’avouer.

J’avais l’impression que le sol s’enfonçait un peu plus sous mes pieds à chacune de ses révélations. Il était tout de même plus d’un an de ma vie, et voila comme cette année se finissait. J’avais toujours eu des idées utopiques sur la façon dont j’aimerais voir mes relations se terminer. Au lycée, je rêvais de voir mes petit-amis partir pour des facs prestigieuses grâce aux bourses qu’ils auraient gagné en jouant au football – la rupture aurait alors été non voulue mais heureuse. En grandissant, et c’était encore valable aujourd’hui, je rêvais de rupture sans étincelle, une rupture entre deux amants devenus amis. Dommage. Maât n’avait pas vraiment tapé dans mes attentes.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk Sam 1 Aoû 2009 - 13:58

    DARLA : Voila que tu me dis que c’est notre couple qui va pas ? Je rêve. Qu’est-ce qui cloche selon toi ? Quand tu me prends sur tes genoux ? Quand je t’embrasse ? C’est vrai, on s’engueule si souvent…
    MAÂT : Non c'est vrai, on ne s'engueule jamais, avouais-je. Mais ce n'est pas parce que nous ne nous prenons jamais la tête que ça veut dire que notre couple va bien. Je suis désolé, je ne sais pas comment t'expliquer mais pour moi, il est tant que ça s'arrête.
    Je savais parfaitement que la faute était principalement pour moi : j'étais celui qui l'avait trompé, j'étais celui qui l'évitait depuis plusieurs jours, j'étais celui qui mettait terme à notre relation. Mais j'aimais Scott et je voulais maintenant construire une véritable histoire avec lui. Pour cela je devais mettre un terme à celle que j'avais avec Darla même si c'était sans doute une des choses les plus difficile que j'avais eu à faire jusqu'à maintenant.
    Je luttais contre la furieuse enfin de la prendre dans mes bras mais je savais que ça serait complètement inapproprié.

    On a tous une idée pré-conçue de la rupture idéale que l'on envisage pour son couple. En ce qui me concernait, j'avais toujours espéré une discussion posée autour d'un verre. L'un avouant à l'autre qu'il ne sait pas où il en est dans leur couple, et de fil en aiguille, l'autre lui avouerait qu'il ressent la même chose. La décision de prendre du recul viendrait alors d'elle-même et quelques jours après, autour d'un autre verre dans un endroit public, avec la symbolique du lieu de leur premier baiser, le coupe déciderait de mettre fin à leur histoire. Tout simplement. Peut être quelques larmes sincères mais par dramatiques, une embrassade sans sous-entendu de regrets. Au lieu de tout ça, je me retrouvais avec des cris légitimes.

    MAÂT : Si tu le veux, tu peux rester autant de temps qu'il le faudra. Je veux dire, ici. Je demanderai à Annabel de te préparer une chambre. Il n'y a aucun problème, affirmais-je.
    Je voulais lui faire comprendre qu'elle pouvait compter sur moi pour trouver un autre endroit où habiter. Mais je voulais aussi que les choses soient claires : j'étais maintenant son ex-petit-ami, il faudrait donc que l'on s'éloigne pour que l'on fasse elle comme moi le deuil de notre rupture. Rester habiter sous le même toit n'était pas une bonne perceptive pour le faire et pouvoir passer elle comme moi à autre chose.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: (Famille Blythe) We need to talk

Revenir en haut Aller en bas
 

(Famille Blythe) We need to talk

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Apple Road & Lemon Street-