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 let's play a love game

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Message(#) Sujet: let's play a love game Mar 19 Juil 2011 - 23:02



because i know you better than i know myself

Leur histoire avait commencé par un défi, et voilà qu’aujourd’hui celle-ci se poursuivait par un jeu. Un jeu de séduction à la fois violent et passionné, un jeu sournois mais désespéré. Pourquoi se détruire alors que l’idylle frôlait le nirvana ? Malheureusement Jaelyn et Pride ne pouvaient l’expliquer. Les fondements de leur amour étaient nés avec cette faiblesse et avec la volonté exacerbée de dominer l’autre. Pourtant, malgré cette haine amourachée, le dénouement n’en serait que plus délicieux, à l’image de leur passion intemporelle et dévastatrice. Car oui, lorsque le jeu prendra fin, leur union atteindra enfin son paroxysme.

« You gon' make me stay »

Ce soir là, l’ange blond était dans une situation de force. A la fois craintive à l’idée que son amant ne la désire plus à cause de ses quelques rondeurs et exaltée par une idée lubrique qui martelait son esprit, Jaelyn s’était emparée de son cellulaire pour envoyer un message lourd de sous-entendus à son compagnon. Elle connaissait le futur père de ses enfants sur le bout de ses doigts et quelques secondes plus tard, Berrington entra dans son jeu. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres fines et sans plus tarder, l’architecte gravit les escaliers avant de s’enfermer dans une vaste salle de bain. Le cœur en liesse, Jaelyn se prépara avec soin et goût. Encouragée par les coups de pieds de ses deux amours, elle peaufina sa toilette par un maquillage charbonneux et une chevelure blonde détachée et négligée. Elle se devait d’être parfaite, l’objet de toutes ses convoitises. Ses formes arrondies furent épousées par une magnifique robe noire, et sitôt préparée, la jeune maman s’empressa de prendre place dans l’habitacle d’un taxi qui l’attendait déjà. Ce soir, les règles du jeu étaient simples : attiser l’autre d’un désir ardent et haineux par une jalousie excessive. Rangeant son téléphone portable dans son petit sac griffé, Jaelyn apposa une main tendre sur son ventre et dans un sourire déjà trop victorieux, elle annonça au chauffeur sa destination.


game's not over until i say it is

Assise près d’un comptoir aussi sombre que l’ébène, la jeune maman croisa ses interminables jambes dénudées. Toisant avec intérêt l’ensemble d’une foule exaltée, le serveur la dérangea dans ses interrogations afin de lui proposer quelque chose à boire. Consciente des responsabilités qu’elle se devait de respecter vis-à-vis de ses jumeaux, Jaelyn refusa poliment en prétextant qu’elle n’avait pas encore choisi. Son amant n’était pas encore arrivé et curieuse, elle ne pût s’empêcher de le chercher du regard. Il avait cette prestance qui faisait que personne ne pouvait rater son entrée, Pride savait jouer de cet atout. Il était magnétique et divinement séduisant. Les doigts fins de la jeune femme vinrent se plonger dans sa chevelure blonde, son regard azur se posa vers le comptoir qui lui faisait face et elle remarqua, amusée, qu’un jeune homme la pointait du doigt. Alors qu’elle se mordillait la lèvre inférieure avec malice, l’inconnu s’approcha d’elle et lui proposa de venir le rejoindre dans un des petits salons qui entourait la piste de danse. L’ange acquiesça, cependant, ses rétines s’enflammèrent à l’arrivée soudaine de son unique amour. Parmi cette foule endiablée Pride ne tarda pas à la trouver et en l’espace de quelques secondes, le couple se toisa mutuellement dans une animosité grivoise. L’homme maladroit, bien que séduisant, s’écarta de Jaelyn avant de s’avancer vers une des tables qui lui était réservée. Appliquant les règles de ce jeu infernal, la jeune maman le suivit. Avec douceur, elle se dirigea vers son compagnon, lascive, elle lui fit face, et alors qu’elle le contournait pour poursuivre son chemin, ses doigts fins glissèrent vers sa main masculine en une caresse délicieuse. Alors qu’elle lui lançait un regard brûlant, un nouveau sourire éclaira son visage faussement angélique. Les dés étaient désormais jetés et il leur était impossible de faire marche arrière.
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Message(#) Sujet: Re: let's play a love game Mer 20 Juil 2011 - 23:00

Une sonnerie dynamique vint rompre le discours trainant de l'assemblée générale ; l'homme ainsi debout, au ventre rond et au front moite, darda ses yeux porcins sur Berrington, hésitant entre la frustration et l'intimidation. D'une main assurée mais ralentie volontairement pour ne pas se plier aux exigences de ses collègues, requins des affaires qui percevaient le cellulaire comme un salvateur des temps modernes les sortant de leur léthargie, Pride attrapa son téléphone dans la poche interne de son veston griffé, leva ses yeux insolents vers l'interlocuteur au crâne chauve et reluisant, puis arqua les sourcils comme une invitation à continuer. Ce dernier se racla la gorge non sans hésiter durant quelques secondes déstabilisantes, et reprit son discours ankylosé de creux mortellement ennuyeux sur les parts du Marché Commun, recueillant pour seul enthousiasme les soupirs blasés des businessmen. Pride ne participa guère à la lassitude générale due à ce rhétoricien raté, car l'ombre de ses pupilles dévorantes dardait déjà l'écran de son blackberry. Quelques mots pour un sourire en coin, charmeur et charmé, pris sous le joug d'un jeu sensuel avec sa compagne et future mère de ses enfants, et le sombre jeune homme étouffa un rire discret, léger comme un soupir, sensuel comme le parfum de vicissitude lui collant à la peau : « You gon' make me stay ». Des flammes ardentes embrasèrent ses iris d'un éclat joueur et narquois, tandis qu'il répondit aussitôt au message envoyé par la délicieuse jeune femme : « I'm gonna make you come. » Réponse plus que tendancieuse et luxuriante, jouant sur les sous-entendus et autres égarements des mots comme l'avait pu le faire Jaelyn. Et Pride de ranger son cellulaire dans sa poche, non sans conserver ce sourire impérieux s'imprimant sur ses lèvres vermeilles, son regard d'acier tourné vers le discoureur mortellement ennuyeux mais ses pensées envolées vers une toute autre personne.

La soirée s'annonçait scabreuse voire malsaine : les deux amants avaient-ils conscience qu'embraser leur jalousie mutuelle d'une seule étincelle, pouvait incendier leurs corps au point de commettre l'irréparable ? Car il n'était pas certain que Pride ne puisse se contenir – euphémisme – face aux prétendants de sa douce Jaelyn. Là demeurait pourtant toute la saveur de leur jeu lugubre, se hasardant entre leurs fiertés et leurs sentiments exacerbés ; car de son myocarde battant à l'extrémité de ses doigts fins, Berrington savait qu'il ressentirait les affres violents d'une jalousie fourmillant au creux de ses veines bleues. Mais soit, puisqu'il était si plaisant de pimenter leur histoire et que tel était leur bon plaisir de presque masochistes, alors autant s'y atteler avec amusement et dignité. Ainsi passa-t-il les portes du Blue Lagoon, l'arrogance en étendard et le regard pénétrant dardant le monde avec impudence, cette flamme mordante et terriblement charismatique vacillant encore et toujours dans l'alcôve de ses pupilles mordorées. Le jeune homme élégant se fraya un chemin parmi la masse sans grande difficulté ; par sa posture et sa démarche altère, l'on pouvait percevoir en lui un jeune homme influent et riche, mais aussi et surtout intransigeant. Et lorsque ses yeux fauves se posèrent sur cette silhouette qu'il pouvait reconnaître d'entre toutes, Pride se figea un instant avant d'aborder aussitôt une attitude désinvolte quoique cavalière et passionnée. Sa démarche de prédateur l'amena lentement vers sa Jaelyn, sans jamais dessiner clairement un chemin vers sa personne ; ne la toisant ni de face ni ne dessinant des pas assurés comme prompt à se diriger vers leur proie. Le jeune homme prit au contraire volontairement ses distances avant de s'arrêter non sans arborer un sourire triomphal. Car voilà qu'un prétendant s'approchait de l'ange blond, dores et déjà mitraillé par les rétines fauves et mauvaises d'un Pride gardant pourtant fierté et prestance ; étrangement, l'approche de ce jeune inconnu attisait en Berrington une haine démesurée qui s'abattait sur la terre entière... Même sur Jaelyn ; car la voir s'offrir par un seul sourire à son prétendant, exaltait son envie de la surpasser, voire de la blesser en retour dans un dernier coup vengeur. Mauvaise tactique certes qu'il se devrait de nuancer, se rappelant qu'il ne s'agissait que d'un jeu mesquin, et que son but était de gagner, et non de perdre sa Jaelyn.

Un frôlement subtil pour un bref échange de regards indécents, et Pride se dirigea vers le bar comme sa douce et tendre fit le chemin inverse. Quel couple atypique formaient-ils, à tester l'autre par le jeu perfide de la jalousie et de la séduction mutilée, à allumer l'étincelle au nid de leur passion quitte à le voir s'immoler et disparaître sous leurs yeux, à se meurtrir pour mieux se sauver. Car Berrington, accoudé au bar avec déjà son verre de whisky fraîchement commandé à la main, dardait les demoiselles des environs, s'attardant parfois sur celles battant des cils et cambrant leurs dos dans un déhanché vulgaire mais affriolant. Ses yeux de braise se détournèrent malgré eux dans leur course, vers la table de Jaelyn et de son prince charmant ; refusant d'assister à ce spectacle écoeurant, il laissa ses rétines bifurquer sur une table à proximité. Encerclée de divines demoiselles – quoique certaines laissaient encore à désirer – visiblement promptes à faire la fête, séduire et apprécier les joies de cette nuit aux effluves de champagne, la tablée ne put que retenir l'attention du sombre jeune homme : voilà quel serait le menu de ce soir. Alors il fit signe au barmaid d'une main autoritaire, s'assura qu'il demeurait bien dans l'angle de vision de sa Jaelyn, et enfin souffla quelques mots à l'attention de son interlocuteur avant de lui glisser discrètement quelques billets dans sa paume sèche. Quelques minutes plus tard, la tablée d'enivrantes donzelles se retrouva pourvue d'une bouteille de champagne ainsi que d'une seule rose rouge.

***

« Pourquoi une seule rose, alors que nous sommes quatre ? » La brune ténébreuse arqua un sourcil non sans jouer de ses doigts alanguis avec la fleur ainsi offerte ; ayant compris que l'homme leur ayant payé cette bouteille au prix exorbitant ne pouvait qu'avoir un compte en banque aussi affriolant que son charme naturel, la plus assurée d'entre elles s'était permise de le rejoindre au bar, quand les trois autres assistaient à la scène avec attention. Pride se redressa alors dans toute sa prestance, attrapa la main délicate de la nouvelle intruse, et y déposa un baiser charmeur, gentleman mais pas moins alangui. « Si vous l'avez dans les mains, c'est que vous connaissiez la réponse avant même de vous poser la question. » Et la brune aux talons vertigineux de lui offrir un sourire mordant, séduite par l'assurance princière de cet inconnu. « Célibataire ? » « En ais-je l'air ? » Un rire féminin pour une voix d'homme sensuelle et brûlante ; la demoiselle balaya ses longs cheveux de soie brune en arrière avant de le toiser d'une oeillade conquise. « Mystérieux, dans tous les cas. » Et le jeune homme d'approuver d'un signe de tête entendu, osant à peine un regard vers sa compagne qui, il l'espérait sournoisement, n'avait guère loupé une miette des éclats de rires de sa rivale d'une nuit.
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