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 Drunkenness is nothing but voluntary madness

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Message(#) Sujet: Drunkenness is nothing but voluntary madness Dim 24 Juil 2011 - 19:15


Voilà un mariage qui s'annonçait prometteur ; non content d'être une énième union qui finirait en éclat par le sempiternel divorce, la réception paraissait mouvementée. Ici et là, des rires ou des grondements, des tintements de verre donnant l'illusion d'une ambiance parfaite quand d'aucuns grinçaient des dents. Même la pièce montée ne semblait guère à l'abri de l'impulsivité sournoise de certains résidents, mais qu'importait tant que l'on pouvait conserver sa coupe de champagne à la main. Ainsi, Pride Berrington se tenait au milieu de la foule mondaine, vêtu de son inaltérable costard de soirée dont la noirceur brute venait rehausser la pâleur noble de son visage bien dessiné. L'arrogant ignorait les quelques histoires futiles venant secouer la fête, son regard de braise tout entier dévoué pour ces maudits journalistes ainsi mitraillés par les pupilles mauvaises du businessman. Il savait, que ces derniers alléchés par le projet sournois d'une construction d'une usine remis dans les mains de sa belle amante, la jeune architecte Jaelyn Austen, viendraient la prendre d'assaut tels des charognards affamés. Plongeant une main dans sa poche, quand l'autre plus altière porta son verre à ses lèvres vermeilles, il eut un soupir glaçant envers ces reporters du dimanche, ses rétines fauves s'embrasant d'une flamme dévorante comme prêt à en découdre avec eux à leur moindre faux pas. Jamais Berrington n'avait paru si carnassier et aux aguets depuis qu'il avait appris sa paternité ; sans doute que son ancienne histoire avec cette belle mexicaine qui avait perdu leur enfant, l'avait secoué bien plus que de raison. Se faisant loup protégeant sa meute, le jeune homme veillait au grain et son coeur déjà noirci s'agitait d'une agressivité sans bornes pour quiconque approcherait la jeune mère d'un regard trop malveillant. Alors le jeune homme au regard fougueux, d'un charme ténébreux voilant l'immensité de son regard brun, irradiait d'une aura aussi sombre que lumineuse ; entrecoupée par ce désir ardent de la protéger comme de vociférer dans un silence tenace, sa haine farouche à la gueule du monde. Mais bientôt une effluve parfumée qu'il ne connaissait que trop vint narguer son odorat, jusque là accaparé par les sillages alcoolisés d'un champagne de grand cru : Pride arqua les sourcils d'une moue insolente, avant de se tourner vers l'intruse au parfum déroutant.

Muse Hannigan, toute de satin vêtue, se tenait face à lui d'un regard presque abattu. La fragilité de ses yeux alanguis vinrent exalter son charme féroce, sa beauté si touchante qu'elle en demeurait brute, sa posture de femme fatale se mêlant à une âme plus meurtrie de femme enfant... Bien sûr, qu'à la voir face à lui, Pride se remémorait pourquoi il l'avait si farouchement aimée : elle possédait la majesté et le piquant d'une déesse des enfers. Ténébreuse et sensuelle à la fois, ses yeux charbonneux se muaient en des éclats malicieux et dévorants, quand sa bouche cerise s'entrouvrait en de délectables souffles vous charmant les sens... Pour autant, le jeune homme n'avait guère oublié la tromperie de son ancienne amante ; persuadé que la vénalité avait guidé les instincts de Muse, son coeur se figea d'un aplomb rustre et glaçant, comme le businessman arbora un regard dur. « Muse, que me vaut cette agréable surprise. » siffla-t-il suavement d'une méfiance trop polaire tandis qu'il la dardait d'un regard noir, partagé entre l'envie de se remémorer leur ancienne idylle, et le désir de l'enterrer sur le champ, la vénalité crue de Muse avec. Et d'un bref soupir signant le glas de sa résignation, Pride eut un bref regard sur le côté comme pour s'assurer qu'ils n'étaient pas observés : les rumeurs allaient bon train, à Ocean Grove, et la simple proximité avec cette jeune femme à qui il avait failli passer la bague au doigt pourrait faire des émules. Reportant ses yeux de glace sur la délicieuse demoiselle, il attendit, taciturne et intransigeant, qu'elle ne murmure un mot. Néanmoins, dans le creux de son estomac subsistait cet étrange tenaillement : on n'oublie guère un amour fort et fusionnel, même factice. « Qu'est-ce que tu veux ? »
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Message(#) Sujet: Re: Drunkenness is nothing but voluntary madness Dim 24 Juil 2011 - 22:37

Une invitation à un mariage pouvait vous briser une femme, ou du moins lui rappeler à quel point sa vie était loin d’être idyllique. En effet, Muse Hannigan avait eut un pincement au cœur en ouvrant l’enveloppe envoyée par Maât. Elle qui tentait de se reconstruire lentement des suites de sa rupture avec Pride, s’était rendue que les blessures n’étaient pas complètement refermées, mais qu’au contraire, elles faisaient toujours aussi mal même après avoir accepté que son histoire avec Pride était définitivement terminée. Elle s’était dans un premier temps dit qu’elle ne s’y rendrait pas. Maât n’avait jamais été un ami, juste une connaissance, rien de plus. D’autre part, elle n’avait pas envie de se retrouver au milieu de nombreux voisins, tous heureux et en couple pour la plupart. Finalement, c’est la possibilité de peut-être croiser Rhys qui la poussa à se rendre à cette cérémonie. La jeune mannequin n’avait en effet pas perdu l’espoir de renouer avec son ancien ami, et elle espérait secrètement qu’il viendrait au mariage de son frère.

Finalement, la jeune femme se rendit rapidement compte qu’il n’était pas là, ce qui lui fit un petit pincement au cœur. Elle avait dans un premier temps envisagé de rentrer chez elle, mais s’était ravisée. Elle avait donc passé le début de la soirée à observer et à envier secrètement la mariée, elle avait jalousé les couples soudés et unis, elle avait regardé avec un œil émerveillé les petites filles et les petits garçons qui couraient partout, elle avait bu un verre, un deuxième. Elle avait appris que Pride allait être père. Elle avait… Oui elle avait appris qu’il allait devenir père. La douche froide, la gifle, sèche et violente s’était abattue sur elle. Les larmes aux yeux elle s’était rapidement retrouvée dans les toilettes, à refaire son maquillage et à reprendre contenance. Que cela pouvait faire mal d’apprendre que l’homme qu’on avait aimé d’un amour ardant, avec passion, avec folie, qu’on avait aimé plus que sa propre vie, avait finalement refait sa vie dans les bras d’une autre. Il était retourné auprès de sa douce Jaelyn, et ils allaient fondé une famille. Là, observant son reflet dans le miroir, Muse prit amèrement conscience que tout était définitivement terminé, elle prit aussi conscience qu’elle était seule et qu’elle le resterait sans doute encore longtemps.

Reprenant le dessus sur les sentiments douloureux qu’elle venait de ressentir, la jolie brune retourna parmi la foule et bavarda à droite à gauche, jusqu’au moment où elle sentit un regard posé sur elle. Elle se retourna pour faire face à Ralfes. Son sang se glaça alors qu’elle se remémorait avec difficulté cette nuit où il l’avait tabassée parce qu’elle n’avait pas voulu coucher avec lui. C’était il y a des années, pourtant les souvenirs étaient tellement marquants qu’elle n’avait jamais pu oublier cette histoire. Paniquée à l’idée qu’ils se retrouvent dans la même soirée, la jeune mannequin passa une bonne partie de son temps à se cacher de lui, un verre de champagne à la main. On dit que l’alcool panse les peines et révèle qui vous êtes, Muse allait se rendre rapidement compte que c’était vrai, surtout pour la deuxième partie. Alors qu’elle se sentait de plus en plus maussade, et que l’alcool s’insinuait sournoisement dans ses veines déjà touchées par la douleur que ressentait son cœur et tout son être, la jeune femme aperçut Pride. Et sans réfléchir, elle se dirigea d’un pas légèrement chancelant jusqu’à lui. Alors qu’elle n’était qu’à quelques mètres de lui, elle sentit son cœur accélérer. Depuis leur rupture violente dans la chambre d’hotel, elle ne lui avait jamais reparlé. Pourtant ce soir, oui ce soir, elle avait besoin de renouer le contact avec lui, elle avait besoin de faire partie à nouveau de sa vie, même si cela ne devait durer que cinq petites minutes.

Et alors, lentement il se retourna, sa prestance la surplomba, et son calme froid la fit frissonner. Soutenir son regard était déjà en temps normal quelque chose de difficile, mais alors, saoule, cela l’était encore plus. Et ce que Muse avait attendu depuis des semaines, se produisit. Elle entendit à nouveau le son de sa voix: « Muse, que me vaut cette agréable surprise. » Les jambes de la jeune femme tremblaient légèrement à cause de l’alcool mais aussi de l’émotion. Elle avait mal, il lui faisait mal. Elle le sentait méfiant, rancunier, elle savait qu’elle avait insinué en lui l’idée de trahison, et que jamais il ne pourrait l’effacer et passer à autre chose. Elle déglutit difficilement. Oh oui que c’était dur de voir que l’homme que l’on aimerait toute sa vie, risquait de vous hair pour le reste de vos jours. « Qu'est-ce que tu veux ? » Oui qu’est-ce qu’elle voulait ? Muse fronça les sourcils à cette question. Pas parce qu’elle n’avait pas lieu d’être, mais simplement parce que la réponse ne la frappait pas avec évidence. Elle passa une main dans sa chevelure voluptueuse, puis, finalement, le regardant dans les yeux, elle lui répondit: « Je veux te féliciter. T’vas être père. Papa Pride. C’est super ! » Les paroles étaient ridicules, les félicitations l’étaient. Parce qu’elle était saoule, et que cela s’entendait, parce qu’elle avait parlé comme une gamine alors qu’elle ne l’était pas. S’il pouvait penser qu’elle se moquait, il pouvait aussi lire dans son regard à quel point elle était sincère. Car oui elle l’était. Elle l’avait fait souffrir et il méritait d’avoir une vie parfaite, et de construire sa propre famille. Muse espérait qu’il la croirait, parce qu’elle se savait incapable d’être plus sincère qu’à cet instant. Elle porta à nouveau la coupe de champagne à ses lèvres, et murmura: « Tu s’ras parfait, crois moi. » La croire ? Mais qui croirait une menteuse saoule ? Oui qui la croirait, même s’il s’agissait d’une jeune femme blessée, rongée par le remord, et qui observait avec admiration et amour l’homme qui lui faisait face ?
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Message(#) Sujet: Re: Drunkenness is nothing but voluntary madness Dim 11 Sep 2011 - 18:49

Une moue d'agacement s'esquissa sur le visage de Pride, tandis qu'une lueur de somptueux mépris brilla dans ses yeux fauves à l'entente des paroles de Muse. Si un éclat de sincérité n'était pas venu se miroiter dans les prunelles de son ex compagne, alors l'acariâtre jeune homme aurait accueilli ces félicitations de rigueur comme un pied de nez destiné à se moquer ouvertement de lui. Il était vrai que le caractère imbuvable de Pride, allié à son impatience légendaire qui le muait en une sorte de bête humaine à la fois retenue et impulsive, ne brossait pas un tableau idyllique pour le poser en tant que père... Et pourtant, le sombre businessman veillait déjà sur sa meute tel un loup aux aguets, sortant les crocs à la moindre oeillade de travers ou remarque gentiment moqueuse. Ainsi, on avait appris à simplement sourire à Pride Berrington, sans prendre le temps de le plaindre en lui soufflant que les gamins pouvaient parfois être une plaie, en plus de vous faire perdre de votre temps. Nul doute que les collègues businessman de Pride voyaient la nouvelle comme une opportunité ; un futur père devenait un rival moins farouche et combattif, comme si le statut de paternel vous confinait dans une sorte de mollesse sentimentale. Qu'à cela ne tienne, Pride conservait sa prestance dure et froide, voilée d'un charme envoûtant qui déstabilisait les sens. « Tu s’ras parfait, crois moi. » Et le ténébreux et ancien amant de soupirer, claquant sa langue contre un palais rustre, fustigeant Muse du regard avant de finalement baisser les armes rétiniennes... Il comprit, d'un regard un seul, tout l'amour et l'admiration tendre que son ancienne fiancée pouvait lui porter. Une once de remords vint l'envahir comme une brise hivernale : glacée et glaçante, exaltant une douleur nostalgique, avant de finalement s'éteindre comme elle était apparue ; soudainement. Les yeux bruns de Pride se posèrent ailleurs dans un éternel soupir : le jeune homme se demandait simplement s'il était sage de continuer la conversation. En toute probabilité, il ne voulait pas entendre la ravissante brune s'épancher sur les joies paternelles. Il ne voulait pas l'entendre dire qu'il serait parfait dans ce rôle, quand bien même c'était un divin mensonge. Il ne voulait tout simplement pas lui ouvrir les portes de sa nouvelle vie : Pride avait tourné la page, et s'obstinait à ne plus laisser Muse pénétrer dans l'antre de son nouveau cocon qu'il gardait égoïstement. Ni elle, ni les autres, ne pouvaient prétendre à faire partie de son nouveau monde, celui qu'il bâtissait avec Jaelyn... Finalement, ce fut lorsqu'il entendit un bref « oups » délicieusement malicieux, s'échapper des lèvres rosées d'une Muse ayant failli perdre son équilibre, que Pride se décida à lui accorder quelques minutes. C'est que le diable est lui aussi miséricordieux à ses heures.

Ainsi, il l'attrapa un peu trop sèchement par le bras : conscient que son geste agressif témoignait de l'amertume qu'il conservait encore pour Muse, Pride ôta aussitôt ses doigts presque possessifs de la tendre chair de l'ancienne amante, et l'invita d'une main plus galante à le suivre... Ou du moins s'évertua-t-il à poser une main sage et cavalière au creux du dos de la demoiselle, pour que cette dernière veuille bien se rendre là où il le désirait : quelque part en dehors de la foule. Et lorsqu'ils purent se retrouver hors de la masse, là où les oreilles curieuses ne pourraient saisir leur discussion au vol, Pride daigna planter son regard flavescent dans celui de Muse, avant de susurrer d'une voix suave, quelques mots qui semblaient s'adresser à un enfant ayant fait une bêtise. « Je me fiche de savoir comment tu accueilles la nouvelle. Je te demanderais juste de ne pas venir me parler lorsque Jaelyn est dans les parages. » L'ordre murmuré était sans appel : il imposait à Muse une limite de sécurité qu'il fixait selon son bon vouloir. Et d'un nouveau soupir, le jeune homme vint saisir la coupe de champagne que l'ancienne amante avait dans les mains, afin de la porter à ses lèvres. Une gorgée de la boisson dorée, et ce fut une once d'ironie qui passa la barrière de ses lèvres désirables. « Arrête de boire pour ce soir, et va dessouler dans un coin avant de faire ou dire des conneries. Ca ne t'a jamais réussi. » Un conseil presque attendri plutôt qu'une réelle menace – quoique – et la main droite de Pride vint trouver refuge dans la poche de son pantalon, tel un dandy sur le qui vive.
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