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 Une discution s'impose [PV TADY]

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Message(#) Sujet: Une discution s'impose [PV TADY] Sam 30 Juil 2011 - 20:11


    Que dire de ces derniers mois ? Que dire concernant Roxanne ? Mis à part le fait qu'elle avait perdu son job de serveuse, après la fermeture du bar dans lequel elle travaillait, et son nouveau job de strip teaseuse afin qu'elle puisse subvenir à ses besoins, tout allait pour... Le mieux. Déjà quelques semaines qu'elle n'avait plus revu Tadeck, du moins suite à cette nuit passée à ses côtés, sous les mêmes draps. Toutefois, tout ne s'était pas déroulé comme l'aurait espéré Roxanne, c'est à dire jusqu'au moment où Tadeck avait finalement décidé de quitter son appartement pour rejoindre sa soit disant "petite amie". Cette jeune femme que Roxanne haïssait au plus haut point. Et qu'elle aurait aimé... Claquer contre un mur ? C'était ça, oui c'était totalement ça. Si bien qu'elle avait toujours prié ne jamais connaître son nom, encore moins son adresse. A vrai dire, elle était devenue assez solitaire ces derniers temps, et ne sortait que pour se déshabiller devant une horde d'hommes en chaleur. Non pas qu'elle appréciait cela, mais qu'elle n'avait pas le choix. Non, pas le choix. D'ordinaire, Roxanne aurait crié au secours, ou du moins demandé de l'aide à Tadeck. Mais à présent, tout était terminé, terminé.

    Jusqu'au jour où Roxanne avait apprit par de belles rumeurs que Tadeck s'était vanté de ne pas être réellement en couple avec la jeune femme qu'il évoquait durant un mariage. Cela n'avait fait qu'accentuer la rage de Roxanne, qui ne s'était pas bougée pour le rejoindre. Jusqu'au jour où... « Allo mademoiselle Schmitt ? » « C'est moi même. » « Oui bonjour ici Baptist Hospital, nous nous sommes permis de vous joindre étant donné que vous êtes l'un des numéros que nous avons trouvé dans le porte feuille de Tadeck, qui nous a indiqué de n'appeler personne. Toutefois, nous pensons qu'une présence pourrait lui faire du bien. » Tadeck ne vouloir voir personne ? Pas étonnant, du moins pour Roxanne qui le connaissait par cœur. « Tadeck ? Comment ça ? Je... » Son cœur se serra, alors qu'elle empoignait un peu plus le combiné. Non, ce ... C'était impossible, pas Tadeck, pas lui. Ce fut après une explication du médecin qu'elle raccrocha, enfilant les premiers vêtements qui lui passait sous les mains, c'est à dire un jean ainsi qu'un t-shirt que lui avait offert... Tadeck. Ce fut suite à quelques minutes de voiture qu'elle se gara devant le fameux bâtiment, une infirmière lui indiquant finalement la chambre de Tadeck.

    Une fois devant la porte, elle prit soin de frapper, pénétrant dans une salle remplie de deux lits aux draps blancs, dont un seul était occupé, par Tadeck. Prenant soin de s'asseoir sur le lit vide - mais peut être plus pour longtemps - elle le regarda, grimaçant. « Je... Salut Tadeck. » Première fois qu'elle l'appelait ainsi en dehors de leurs engueulades, elle qui était habituée à le surnommer Tady. « Les médecins m'ont appelé je... Tu vas bien ? » Question purement débile, avouons le. Comment pouvait-il aller bien en étant ici, dans cette chambre sans vie, toute vêtue de blanc et morbide ? Mais que dire, quoi dire ? D'autant plus qu'elle ne risquait pas d'être bien accueillie, Tadeck ayant vu une émission sur laquelle elle avait toujours espéré qu'il ne tombe pas...
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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Mar 2 Aoû 2011 - 17:21



Roxanne & Tadeck



Oh my best friend, I knew I loved you.





Voilà trois jours qu'il était à l'hôpital, cloué dans ce lit bien trop petit à son goût. Trois jours, 72h et il n'avait dormis que 8 ou 9h maximum. La douleur était telle qu'elle le réveillait à chaque moment, l'empêchant de souffler un peu. L'empêchant d'oublier et de reprendre des forces. Ce n'était plus que son corps qui souffrait désormais ! Son esprit était tout autant meurtris, assaillit par une fatigue qu'il ne pouvait satisfaire. Chacun de ses mouvements étaient une véritable torture, et l'attente encore plus. Oui, l'attente de ses résultats pour ses jambes. Voilà trois jours qu'il ne les sentait plus, et il avait peur. Terriblement peur ! Il ne voulait pas finir sa vie en fauteuil roulant, il ne pourrait pas le supporter. Mais voilà, l'accident avait touché sa colonne vertébrale et les médecins n'étaient pas sûr de pouvoir opéré. C'était particulièrement délicat et dangereux. Mais Tadeck s'en foutait, il voulait juste qu'on lui rende ses jambes. Il voulait pouvoir marcher ! Juste ça au moins. Il ne demandait pas de courir un marathon ni de faire du saut à la perche... Juste de pouvoir marcher. Il ne voulait pas devenir dépendant de qui que ce soit. Il ne voulait pas voir ses jambes perdre leurs muscles et devenir aussi épaisses que celles d'un gamin de 10 ans. Il ne voulait pas voir le monde d'un siège roulant. Il voulait MARCHER ! Est-ce que c'était trop demander ? De plus, son genoux déjà blessé par l'Irak avait d'autant plus souffert et les médecins s'en inquiétaient fortement. Il lui avait fait des tas de radios, des tas de test la veille. Et maintenant, il attendait. Comme une vieille loque qu'on oublierait dans le placard et qu'on retrouverait par hasard, bien des années plus tard. Son moral venait d'en prendre un sacré coup et lui qui d'ordinaire se montrait déjà si pessimiste et râleur, là... c'était pire que la fin du monde encore. Il était totalement anéantis. Rien de pire n'aurait pu lui arriver à vrai dire. Mais dans son malheur, il avait malgré tout la chance de ne pas être seul. En effet, celle qui partageait sa chambre n'était autre qu'Anya. Leurs retrouvailles avaient été brutales et houleuses, Tadeck la traitant comme une moins que rien. Mais il avait réagit sous le coup de la colère et de toutes les émotions qu'elle avait réveillée en lui, alors qu'il ne s'attendait même pas à la revoir un jour. Mais aujourd'hui, allongé à côté d'elle dans cette chambre trop blanche, il n'éprouvait plus de rancœur. Il la savait gravement blessée elle aussi, et il avait juste peur de la perdre. Peur qu'elle s'en aille sans qu'il ait pu s'excuser de tout ce qu'il lui avait dit. Ils avaient tout les deux un mal fou à trouver le sommeil. Alors souvent, il se tournait comme ils pouvaient, perdant leurs regards l'un dans l'autre et cherchant un peu de réconfort. Et ils se regardaient durant des heures en silence, cherchant juste à oublier la douleur qui les éreintait et l'état de nervosité et de fatigue dans lequel ils étaient. Tadeck était épuisé et ça le rendait particulièrement exécrable et sensible. A fleur de peau, il s'emportait pour un rien et s'en prenait à tout le personnel hospitalier. Pour une fois, seule Anya était épargnée par sa colère et sa peur.

Et les choses n'allaient pas en s'arrangeant malheureusement. Ce jour-là, Tadeck s'était retrouvé seul une grande partie de la journée. Anya était au bloc, les médecins trifouillant on ne sait quoi dans son poumon perforé. S'ennuyant à mourir et les anti-douleur ne faisant qu'à moitié leur boulot, Tadeck avait désespérément allumé la télévision, espérant qu'il parviendrait à s'endormir un moment au moins. Il avait à peine touché à son repas du midi, sa côte cassé le faisant bien trop souffrir et lui coupant l'appétit. Les infirmières parlaient de le nourrir par intraveineuse afin d'être certaines qu'il ne fasse pas de carence. Et son organisme avait besoin d'aliments pour se remettre de ce terrible accident. Tadeck en avait conscience, mais c'était au-dessus de ses forces. Bougon, les infirmiers avaient finit par laisser tomber et l'avait laissé en paix dans sa chambre, conscients qu'il avait besoin de beaucoup de repos. Somnolant devant la télévision, ce fut au moment même où il allait s'endormir que le reportage qui passait à la télévision attira son attention. Clignant des yeux, il se tira de cet état léthargique et scruta avec attention les images. C'était un espèce de reportage sur le monde de la nuit à Miami, et les journalistes filmaient quelques boites et clubs en tout genre de la ville. Et là, dans ce club de striptease, à travers les néons colorés Tadeck n'eut aucune difficulté à reconnaître la jeune femme. « Ro... Roxanne ?! » La stupéfaction le figea sur place alors que sa bouche s'entrouvrait. Hébété, il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Comment était-ce possible ? Comment sa Roxy pouvait-elle... faire ça ?! Non, c'était impossible ! Les médicaments lui provoquaient des hallucinations ! Il se concentra encore et encore, analysant avec précision chacune des images. Jusqu'au gros plan sur son visage et là, tous les doutes s'envolèrent. C'était Roxanne. Hébété, ses muscles se relâchèrent brusquement et son regard se perdit dans le vide. Tadeck n'eut pas conscience du temps qui défilait, mais lorsqu'il retrouva ses esprits, le reportage était terminé depuis un moment déjà. Encore sous le choc, il n'arrivait pas à y croire. Qu'est-ce que Roxanne foutait là-bas ? Comment pouvait-elle s'abaisser à faire ce genre de choses ? A régaler les fantasmes les plus odieux de pervers fortunés ?! Tiraillé entre déception et jalousie, Tadeck sentit toute la fatigue qui l'écrasait se transforme en une rage violente. Les yeux cernés, mal rasé, il n'était pas beau à voir à cet instant. Ses muscles s'étaient tendu sous sa peau fatiguée et blême, et il serra les poings, hors de lui. Elle n'était visiblement pas la femme qu'il croyait connaître.

Une heure passa pratiquement jusqu'à ce qu'on toque à sa porte. Tadeck qui était toujours assit dans son lit, droit comme un "i" sursauta, surprit. Les médecins et infirmières ne frappaient pas avant de rentrer généralement... Il tourna la tête vers la porte et son regard se durcit aussitôt qu'il reconnu la personne. C'était Roxanne. Il lui lança un regard plein de mépris, comme si être dans la même pièce qu'elle était insupportable. Fulminant, il la regarda s'asseoir sur le lit d'Anya et eut envie de lui hurler de dégager de là, qu'elle n'avait pas le droit de s'installer ici. Mais les mots restèrent bloqué dans sa gorge, lui coupant la respiration. Chaque geste qu'il effectuait était une douleur atroce, alors il s'abstenait, mais ce n'était pas l'envie qui manquait. L'envie de gesticuler, de se lever et de la secouer pour lui demander comment pouvait-elle faire ça ? Mais il était totalement immobile. Il se contentait juste de la fixer d'un air mauvais. Et d'ailleurs... qu'est-ce qu'elle faisait là ? Il ne l'avait pas appelé et personne n'était au courant pour lui. A tous les coups, c'était son médecin attitré... Cet idiot s'était inquiété pour lui ! Mais il n'était pas seul, il avait Anya. Et il n'avait besoin de personne d'autre. Il ne voulait pas qu'on le voit aussi faible. Qu'on voit qu'il était incapable de faire ses besoins tout seul à présent ! Il en avait assez d'être humilié. « Je... Salut Tadeck. » Elle était mal à l'aise, ça crevait les yeux. Le poids de son secret peut-être ? HEIN ?! Tadeck pinça les lèvres et détourna son regard du sien, le portant sur la fenêtre. L'ignorant royalement, il n'avait pas très envie de lui parler pour le moment. « Les médecins m'ont appelé je... Tu vas bien ? » Tadeck échappa un petit rire nerveux, trahissant son agacement. Il marmonna entre ses dents : « J'en étais sûr. 'Font jamais rien de c'qu'on veut ces cons... » Puis, après quelques secondes de silence, il daigna enfin porter son attention sur Roxanne. Là, il la dévisagea de haut en bas, avec dégoût presque. « Si je vais bien ? J'te demande moi si les billets qu'on te glisse dans la culotte sont doux ?!! » Ça, c'était fait. Au moins, maintenant Roxanne savait que Tadeck était au courant. Et une fois encore, il n'avait pas choisit la manière la plus délicate pour le lui annoncer. Toujours aussi désagréable il reprit : « Les médecins ont fait une erreur en t'appelant. J'ai pas b'soin de qui que ce soit. Et surtout pas d'une stripteaseuse de bas étage. Alors dégage et va remuer tes fesses ailleurs. La Roxanne que je connais ne s'abaisserait pas à faire ça. Bonne journée. » Il voulu lui tourner le dos, se mouvant sur son lit. Mais tout ce qu'il parvint à faire, c'est s'arracher un long râle de douleur et se plier en avant, suffoquant. La douleur était insupportable...
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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Mar 2 Aoû 2011 - 19:22


    Déjà quelques semaines que Roxanne travaillait dans ce foutu club. Et pour cause, seul le patron de cette boîte avait eu je cite la "gentillesse", de l'embaucher dans l'heure afin qu'elle ne perde pas son appartement, ou du moins pour commencer ses meubles. Roxanne, qui n'avait jamais été du genre à exercer ce métier de la nuit, avait hésité avant d'accepter. Elle avait tout d'abord pensé à joindre Tadeck, afin de savoir si il souhaitait l'aider. Mais pourquoi le joindre alors qu'il avait prit soin de la quitter la dernière fois, la laissant seule face à de faux espoirs ? Voila pourquoi, suite à une seule et unique journée, elle s'était permis d'accepter la proposition du boss, prête à commencer le travail dès le premier soir. Ce fut d'ailleurs lors de ce premier soir que la fameuse émission fut tournée. Roxanne avait tenté de se cacher un maximum, jusqu'à ce que ce foutu caméraman décide de faire un gros plan sur son visage, alors qu'elle était face au public, contre une barre de fer. De quoi dégoûter tous ses proches, mais aussi de quoi ravir toute une population d'hommes à la recherche de sensations. Elle s'était pourtant juré que Tadeck n'était pas du genre à regarder ce genre d'émission, encore moins à l'heure à laquelle elle avait été diffusée. Et pourtant... Elle était loin d'être au bout de ses surprises. Car Tadeck avait tout vu, et au bon moment. Et autant dire que Roxanne ne s'y était point préparée. Pourtant, assez hésitante, elle était entrée dans cette pièce, non rassurée, prête à affronter le regard de Tadeck. A vrai dire, son premier réflexe fut de grimacer, en voyant le visage de l'homme qu'elle avait toujours aimé. Un visage pâle, fatigué, presque sans vie. Jamais, non jamais elle ne l'avait vu ainsi. Voila pourquoi elle avala sa salive, de peur de pleurer. Mais elle avait toujours été forte, oui, alors, pour lui, elle s'était retenue.

    Puis, ce fut l'heure d'affronter l'expression de Tadeck. A première vue, il paraissait froid. A vrai dire, c'était pire que ça, il semblait l'ignorer, et pas qu'un peu. « J'en étais sûr. 'Font jamais rien de c'qu'on veut ces cons... » Elle reconnaissait bien là son Tadeck, malgré la fatigue. Toutefois, elle ne s'attendait point à la suite. « Si je vais bien ? J'te demande moi si les billets qu'on te glisse dans la culotte sont doux ?!! » Serrant les poings pour ne point riposter et lui expliquer le pourquoi du comment, elle se contenta de ne rien dire. Il l'avait donc vue... Cette émission à bannir... « Les médecins ont fait une erreur en t'appelant. J'ai pas b'soin de qui que ce soit. Et surtout pas d'une stripteaseuse de bas étage. Alors dégage et va remuer tes fesses ailleurs. La Roxanne que je connais ne s'abaisserait pas à faire ça. Bonne journée. » Les yeux de Roxanne se fermèrent progressivement durant les paroles de Tadeck, alors qu'elle se retournait, honteuse. Qu'était-elle censée faire ? Que devait-elle lui répondre ? Devait-elle jouer la carte de la pitié, et lui confier qu'elle était à la rue sans ce job ? Ou bien devait-elle assumer ce statut qu'elle s'était pourrait-on dire imposée elle même il y a quelques semaines ? A vrai dire, Roxanne ne prit même pas la peine de réfléchir à quoi que ce soit, et ce fut les larmes aux yeux qu'elle lui cria dessus, une fois de nouveau face à lui. « Mais d'où tu sors pour me parler de la sorte Tadeck ? Tu crois que c'est plus glorifiant de mentir aux gens en leur faisant croire qu'on sort avec je ne sais qui ? Tu crois franchement que c'était voulu ce que j'ai pu faire ? Tu penses que je m'amuse à les aguicher tous les soirs ? Ils me dégoûtent ces hommes! J'ai perdu mon job, le bar a coulé, coulé tu m'entends ?! Et c'est pas mon patron qui allait me retrouver un poste dans les vingt quatre heures! Sans ces foutus billets dont tu parles si bien, j'aurais perdu d'abord mes meubles, et ensuite mon appartement. Tu parles d'une vie! » Elle s'était enfin confiée, tout en lui reprochant ce qu'elle avait apprit par les dernières rumeurs. De quoi lui rendre l'appareil. Et alors que les larmes coulaient enfin sur ses joues, elle fit face à la douleur de Tadeck qui était plié sur son lit.

    « Tad' ça va ?! Tad' regarde moi je... » Et alors qu'elle s'apprêtait à appeler les médecins, elle se rappela du fait qu'il détestait souffrir en public. Alors, assez confiante cette fois ci, elle déposa sa main légèrement fraîche sur son bras comme elle l'avait toujours fait dans ce genre de situation, lui confiant à nouveau. « Tady' respire, calme toi tout va bien aller d'accord ? » Les larmes coulaient toujours le long de ses joues. C'était la toute première fois qu'elle pleurait devant lui, la toute première fois. Et elle s'en voulait, oui elle s'en voulait de tout lui avoir confié alors qu'il était le plus souffrant dans l'histoire. Mais ne dit-on pas qu'un jour tout cœur de pierre finit par montrer ses faiblesses ? Et bien, aujourd'hui, c'était au tour de celui de Roxanne.
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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Lun 8 Aoû 2011 - 15:04



Roxanne & Tadeck









Tadeck était un incorrigible grognon. Roxanne en avait l'habitude, mais là... Là c'était bien pire encore. Il n'était plus simplement son meilleur ami grincheux, ce temps là était révolu depuis bien longtemps maintenant. A présent, elle devait faire face à l'homme qu'elle aimait et qui l'aimait en retour malgré les apparences, elle devait faire face à un homme pleins de secrets qui était parvenu à la blesser avec des mensonges et elle devait faire face à un homme qui ne savait pas s'il pourrait remarcher un jour. Son monde s'écroulait, il n'avait plus aucun repère et ça le rendait chétif et craintif. Et la meilleure défense est encore l'attaque. Alors il s'en prenait à tout le monde, encore plus que d'ordinaire. C'était la faute à tout le monde s'il était dans cet état, tout était de la faute aux autres. Voilà ce qu'il se répétait, encore et encore, comme si ça pourrait soulager sa peur et sa douleur. Mais pas franchement. Ça lui occupait juste l'esprit un instant, rien de plus. S'en prendre à Roxanne n'était qu'un "divertissement" comme un autre, parler de ses problèmes à elle, lui dire qu'il ne voulait pas la voir, ce n'était qu'un moyen comme un autre de ne pas affronter ses propres problèmes. Lâche. Oui, c'était lâche de faire ça. Mais ça ne l'empêcherait pas de dormir, ce n'était pas la première fois qu'il se montrait particulièrement odieux avec elle. Mais si d'habitude elle encaissait plutôt bien, là, ce fut différent. Les yeux de la belle brune se fermèrent lentement et elle se retourna, encline à une douleur psychologique évidente. Tadeck ne lui jeta qu'un bref coup d’œil, se souciant peu de ce qu'elle ressentait. Il pourrait bien lui dire les pires atrocités qu'elle n'aurait jamais autant mal que lui à cet instant. Alors, chacun ses problèmes. Il avait pensé qu'après ça, Roxanne s'en irait, abandonnerait la partie. Mais c'était mal la connaître. Elle finit par faire volte-face, se plantant devant lui, droite comme un "i". Tadeck daigna relever les yeux vers elle, haussant un sourcil, l'air de dire : qu'est-ce que tu veux encore ? Et là, d'une voix forte elle explosa : « Mais d'où tu sors pour me parler de la sorte Tadeck ? Tu crois que c'est plus glorifiant de mentir aux gens en leur faisant croire qu'on sort avec je ne sais qui ? Tu crois franchement que c'était voulu ce que j'ai pu faire ? Tu penses que je m'amuse à les aguicher tous les soirs ? Ils me dégoûtent ces hommes! J'ai perdu mon job, le bar a coulé, coulé tu m'entends ?! Et c'est pas mon patron qui allait me retrouver un poste dans les vingt quatre heures! Sans ces foutus billets dont tu parles si bien, j'aurais perdu d'abord mes meubles, et ensuite mon appartement. Tu parles d'une vie! » Tadeck dû faire un effort drastique pour ne pas décrocher en route. Il avait froncé les sourcils, la fixant avec agacement. Elle n'était pas obligé de crier, il n'était pas sourd ! Il était même plutôt sensible à cet instant. N'appréciant guère de s'en prendre plein la tête ainsi, Tadeck préféra se retourner sur le lit pour bouder et lui faire comprendre qu'il ne répondrait pas à ça. Même si l'annonce de la perte de son précédent emploi l'attristait au plus haut point.

Mai ce fut une bien mauvaise idée. Car à peine se tordit-il sur le côté qu'il fut plié en deux à gémir de douleur, les dents serrés, le souffle court. Bon sang, maudite côte fêlée ! Plaçant une main sur son abdomen, il avait fermé les yeux tentant de contrôler ses gémissements de douleur, mais en vain. « Tad' ça va ?! Tad' regarde moi je... » Incapable de se concentrer, Tadeck devait faire face à une souffrance physique qui lui rappelait de bien trop mauvais souvenirs. Mais la main de Roxanne sur son bras eu comme l'effet d'un électrochoc. Il redescendit sur terre et s'efforça alors à se rallonger sur le lit dans sa position initiale. « Tady' respire, calme toi tout va bien aller d'accord ? » Les yeux fermés, il reprenait sa respiration alors que l'intensité de la douleur s'estompait progressivement. Lorsque que tout ceci ne fut qu'un lointain souvenir il rouvrit les yeux, calmés. Mais tomber nez à nez avec le visage ruisselant de larmes de Roxanne ne l'aida pas franchement à aller mieux. Il savait la part de responsabilité qu'il avait dans ses pleurs et ça lui serrait le cœur bien plus qu'il ne l'avouerait jamais. Soupirant, il tira la couverture pour la remonter jusqu'à sa poitrine. Il se sentait idiot dans cette robe blanche qu'ils donnaient à tous les malades. Ils n'avaient pas trouvé plus ridicule encore ?! Bande d'idiots. Enfin bref, la question n'était pas là. Toujours sur la défensive mais moins agressif malgré tout, Tadeck prit alors la parole : « Tu crois vraiment que je t'aurais menti pour le plaisir de te mentir peut-être ?! J'avais pas le choix d'accord ? Et ce que j'ai fais au mariage, je risque de le regretter. Alors me prend pas la tête avec ça, on a tous nos problèmes. » Il lui jeta un petit coup d’œil avant de se mettre à fixer la fenêtre. Tout homme se serait redressé pour venir essuyer ses larmes et la rassurer, mais pas Tadeck. Il restait figé dans son lit d'hôpital, préférant détourner la tête que d'affronter le chagrin et le désespoir de Roxanne. Finalement, il lâcha : « T'allais toucher le chômage, t'avais le temps de retrouver un emploi décent. Va donc servir tes excuses bidons à quelqu'un d'autre, parce qu'avec moi, ça prend pas. » Tadeck ne pouvait nier le fait qu'il soit rongé par une jalousie terrible à cet instant. Déjà, il était triste pour Roxanne qu'elle soit réduite à devoir s'exhiber ainsi. Mais le fait que des hommes puissent profiter de ça, c'était bien pire encore.

Au même moment, on rentra dans la chambre. Le médecin ainsi qu'une infirmière s'avancèrent jusqu'à eux, tenant entre leurs mains son dossier médical. Tadeck savait pourquoi ils étaient là et son cœur rata un battement dans sa poitrine alors qu'une appréhension terrible lui serrait la gorge. Le médecin s'avança vers Roxanne et lui tendit la main pour la lui serrer. « Bonjour, je suis le médecin Climbel. Vous êtes Roxanne Schmitt ? Je suis ravie que vous ayez pu venir aussi vite. » Tadeck grogna à cette remarque et croisa les bras sur sa poitrine. Le médecin lança un petit regard amusé à Roxanne, signe que l'humeur massacrante de l'ancien soldat ne l'affectait pas le moins du monde. Néanmoins, son sourire s'effaça bien vite alors qu'il reprenait la parole : « Nous avons les résultats monsieur Norsborn. Nous pouvons vous opérer... » Un immense sourire se dessina alors sur les lèvres de Tadeck, les yeux brillants. « ... mais les résultats obtenus n'atteindront pas ceux espérés. Au mieux, vous remarcherez mais vous n'aurez de toute façon plus l'usage de votre jambe gauche et vous serez en béquille tout le temps. » Le visage de Tadeck se décomposa alors, tous ses espoirs partant en fumée. Il était condamné à n'être qu'un pauvre éclopé, un handicapé que les gens pointeront du doigt et voudront aider tout le temps, comme s'il n'était qu'un incapable. Et qui voudrait de lui après ça ? Désemparé et désespéré, il questionna alors : « Et au pire... ? » Le médecin regarda l'infirmière un instant et après une inspiration il annonça : « Vous resterez à vie en fauteuil roulant. » La nouvelle lui tombait sur les épaules et il avait l'impression qu'on venait de lui jeter dessus un camion entier. Les traits tirés, les lèvres tremblantes, il souffla d'une voix sèche et autoritaire : « Sortez. » Le médecin les salua et s'en alla, les laissant seuls dans la chambre. Tadeck était totalement figé et fixait le mur blanc en face de lui, anéantit. Il ne voulait pas passer le restant de ses jours en fauteuil... Il ne le supporterait pas. Il savait déjà comment cela se terminerait si ça venait à arriver...

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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Dim 20 Nov 2011 - 19:22

    Roxanne connaissait Tadeck comme un grand grincheux, mais à ce point... C'était à la limite du supportable. Elle avait déjà bien trop à supporter entre le fait qu'elle n'avait plus d'argent, que sa boîte avait été assez en faillite pour la virer, et ce nouveau job qui la rendait quasiment nue chaque soir. Le pire, c'est qu'elle avait été assez bête pour choisir le plus connu des bars, un bar qui était sujet à de nombreuses interviews, mais surtout reportages qui passaient sur les plus grandes chaînes. Et ces "plus grandes chaînes", Tadeck avait la fâcheuse manie de les regarder. Pourtant, Roxanne avait tenté mainte et mainte fois de le persuader de ne plus regarder ces fichues séries débiles qu'il regardait comme n'importe quel adolescent. Voila, le mot, il était là. Tadeck était encore un adolescent, un adolescent qui ne s'était point donné le temps de grandir, et qui par conséquent jouait sans scrupules avec les sentiments de Roxanne. Car oui, Roxanne l'aimait, et ces derniers mois, il en avait eu de belles preuves. Ils s'étaient finalement mentis tous les deux, et était à égalité. Mais pas hors de cause. Car la dispute qu'ils venaient d'entamer était sûrement loin d'être terminée. Roxanne n'avait toutefois plus la force de se battre, se battre contre ce mur incassable qu'était devenu Tadeck en vieillissant. Pas qu'il était vieux hein, mais qu'il ne s'arrangeait pas avec le temps ce petit! Elle savait bien qu'il traversait une mauvaise passe, car après tout il n'était pas dans ce lit aux draps blancs pour rien. Il y avait bien une raison à cette présence, mais surtout à cette souffrance, autant physique que morale. Car oui, en plus de sa blessure physique, Roxanne avait trouvé bon de venir en rajouter, comme elle savait si bien le faire. Elle s'en voulait. Mais après tout, il ne faisait rien pour arranger les choses non plus. Alors... Pas le choix, elle continuait sur cette lignée, sans prendre vraiment compte des conséquences à venir. Elle était donc partie dans un très beau monologue, prononcée à voix haute pour la cerise sur le gâteau, et faisait de nouveau face à ce mur de brique qui ne semblait pas vouloir lui répondre.

    La minute suivante fut au choc pour la demoiselle, qui découvrait son meilleur ami plié en deux. La situation était encore pire que cette fois où elle l'avait trouvé coincé entre deux appareils de sport, dans son propre logement. A vrai dire, c'était même beaucoup plus inquiétant... Par chance, l'inquiétude fut rapidement estompée, alors qu'il reprenait la parole, visiblement apte à poursuivre la conversation. « Tu crois vraiment que je t'aurais menti pour le plaisir de te mentir peut-être ?! J'avais pas le choix d'accord ? Et ce que j'ai fais au mariage, je risque de le regretter. Alors me prend pas la tête avec ça, on a tous nos problèmes. » « Mais toi, contrairement à moi, tu crois que c'est en cachant tes petits secrets que tu vas tout arranger... Elle est là toute l'histoire Tadeck. » Elle pouvait bien parler, après tout elle lui avait aussi menti non ? Oui, mais c'était bien la première fois. Enfin... Sûrement. « T'allais toucher le chômage, t'avais le temps de retrouver un emploi décent. Va donc servir tes excuses bidons à quelqu'un d'autre, parce qu'avec moi, ça prend pas. » « Mais j'avais que ça sous la ... ! » Elle n'eut le temps d'ajouter quoi que ce soit, que c'était au tour du médecin de les couper dans leur conversation, pour une bien mauvaise nouvelle.

    « Bonjour, je suis le médecin Climbel. Vous êtes Roxanne Schmitt ? Je suis ravie que vous ayez pu venir aussi vite. Nous avons les résultats monsieur Norsborn. Nous pouvons vous opérer... mais les résultats obtenus n'atteindront pas ceux espérés. Au mieux, vous remarcherez mais vous n'aurez de toute façon plus l'usage de votre jambe gauche et vous serez en béquille tout le temps. » Le coeur de Roxanne fit un bond, un seul et unique bond. « Et au pire... ? » « Vous resterez à vie en fauteuil roulant. » Et ce premier bond fut malheureusement bien vite accompagné d'un deuxième, alors qu'elle serrait les poings, en voulant à la vie comme jamais elle ne lui en avait voulue. Pourquoi lui, pourquoi son Tadeck ? Pourquoi pas un autre, pourquoi pas un récidiviste par exemple ? Roxanne et le monde des bisounours... « Sortez. » La jeune femme ferma les yeux, alors qu'elle ravalait sa salive, face à la froideur de Tadeck.

    « Je... Je peux sortir si tu veux tu... Enfin... Écoute Tadeck je... Je serais toujours là pour toi, sauf que maintenant je ne suis plus ce que j'étais à tes yeux autrefois. Mais j'y peux rien j'avais que ça sous la main, toutes les entreprises sérieuses me disaient d'attendre et je pouvais pas avec le loyer que me demande mon appartement... Pour te dire j'ai même pas assez avec que je fais actuellement... Non je pouvais pas attendre. Prend soin de toi, et... Tu sais à quelle porte frapper si tu as envie de... Discuter. » Discuter... Et dire qu'elle voulait bien plus que ça. Et dire qu'elle quittait à présent sa chambre, la main tremblante sur la poignée. Le laisser seul face à la réalité, c'était là la meilleure chose qu'elle pouvait faire selon elle.



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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Sam 10 Déc 2011 - 4:28



Roxanne & Tadeck









« Mais toi, contrairement à moi, tu crois que c'est en cachant tes petits secrets que tu vas tout arranger... Elle est là toute l'histoire Tadeck. » Tadeck ne put s'empêcher d'éclater de rire en entendant ça. Elle se foutait de sa gueule ou quoi ? Alors que son rire s'estompait, il n'était plus trop sur de savoir comment réagir. Encore rire ou éclater de colère ? Non parce que là vraiment, elle se fichait de lui quoi. S'il n'avait pas passé son temps devant la télévision, il ignorerait encore quel était son nouveau et très gratifiant boulot. Alors elle n'avait aucunement le droit de lui reprocher ça ! Surtout que lui, il l'avait fait aussi dans le but de la protéger. Il ne voulait pas qu'elle sache ses secrets pour ne pas se retrouver en conflit avec la justice ou contre elle-même carrément, à ne plus savoir quoi faire. Il l'avait fait pour la protéger, pour l'épargner ! Et voilà comment elle le remerciait. Génial. Aveuglé par sa colère, il répondit finalement d'une voix froide et agressive : « Non mais c'est la meilleure ! Tu m'as bien mentis toi pour tes stripteases de merde ! Alors viens pas me faire la morale franchement, t'es mal placée pour parler. Et de toute façon, j'en ai marre de t'entendre parler. » Bon, ça, c'était fait. Et même s'il ne le montrait pas, ça lui serrait le cœur d'être aussi mauvais avec elle parfois. Au fond de lui, il savait qu'elle était perdue, qu'elle essayait de tout faire pour l'aider mais qu'il lui compliquait tout le temps la tâche et que ce qu'il avait fait avec Laurence avait terminé de couronner le tout. Mais Tadeck n'était pas le genre d'homme à reconnaitre ses erreurs et à tenter de les réparer. Il restait prostré dans son coin, à accuser les autres de tous ses malheurs. C'était bien plus facile à gérer. Oh, c'était lâche, certes, mais on ne se refait pas que voulez-vous. Et alors que Roxanne reprenait la parole pour se justifier à nouveau, le médecin fit son entrée. Et c'était peut-être pas plus mal, parce que là sérieusement il saturait. Il était vraiment blasé de ce qu'il venait de découvrir sur Roxanne et il supportait encore moins qu'elle ose se défendre ou lui reprocher des choses. Et puis il était également rongé par la jalousie. Ça le rendait malade de savoir qu'elle se dénudait tous les soirs devant des pauvres mecs qui profitaient du spectacle sans limite. Roxanne n'était pas ce genre de filles, ils n'avaient pas le droit de profiter du spectacle qu'elle offrait ! Ça le rendait complètement fou. D'autant plus que là, du fond de son lit, sans pouvoir utiliser ses jambes, il ne pouvait rien faire. Il était inutile, il n'était qu'un poids ! Il n'était même plus un homme... Il se détestait bon sang.

Et ça n'allait pas en s'arrangeant. La terrible nouvelle tomba, lui brisant les pensées, anéantissant tout ce qui lui restait d'espoir. Il se sentait vidé, bon à jeter à la poubelle. Qui pourrait encore vouloir de lui ? Un pauvre éclopé au sale caractère ? Personne. Il savait que même si Roxanne lui promettait le contraire, elle ne resterait pas sa vie avec un pauvre mec comme lui coincé dans un fauteuil. Et de toute façon, il le lui interdirait. Elle méritait tellement mieux. Elle méritait un homme qui la rendrait heureuse, un homme qui aurait ses deux jambes, qui la traiterait bien, qui la respecterait. Pas lui, pas Tadeck... Se sentant alors plus seul que jamais, persécuté par les aléas de la vie, il fixait ce mur blanc, tandis que la porte de la chambre se refermait derrière le médecin. Une violente envie de pleurer s'empara de lui, mais il refusa de se laisser aller face à Roxanne. Impassible, il restait alors totalement stoïque, le regard dénué d'émotion, comme si on venait de lui retirer son âme. Comme s'il ne restait plus rien de lui. Juste un corps avec rien à l'intérieur. Il savait... Il savait que s'il était condamné à vie à déambuler dans un fauteuil roulant, il abrégerait sa vie bien plus vite que prévue. Il n'avait pas la force de surmonter ça. Ce fut la voix de Roxanne qui le tira de ses pensées. « Je... Je peux sortir si tu veux tu... Enfin... Écoute Tadeck je... Je serais toujours là pour toi, sauf que maintenant je ne suis plus ce que j'étais à tes yeux autrefois. Mais j'y peux rien j'avais que ça sous la main, toutes les entreprises sérieuses me disaient d'attendre et je pouvais pas avec le loyer que me demande mon appartement... Pour te dire j'ai même pas assez avec ce que je fais actuellement... Non je pouvais pas attendre. Prend soin de toi, et... Tu sais à quelle porte frapper si tu as envie de... Discuter. » Tadeck ne la regardait pas, ne l'écoutant que d'une oreille distraite, tentant encore de digérer ce qu'il venait d'apprendre pour ses jambes. Au bout de quelques secondes, il releva la tête et la vit poser la main sur la poignée, s'apprêtant à quitter la chambre. Son cœur bondit dans sa poitrine, lui arrachant un souffle douloureux. Sans même réfléchir, sa voix s'éleva dans un murmure précipité : « Attends... » Oui, attends, ne part-pas, pas encore. Il ne voulait pas être tout seul, il avait besoin d'elle. Il avait tellement besoin d'elle. Il détourna le regard pour le poser sur le pied de son lit. Il souffla d'une voix à peine audible : « J'ai peur... » Ses lèvres tremblèrent, puis sa mâchoire et finalement, il vint cacher son visage alors qu'il s'effondrait en pleurs, craquant sous la pression et les mauvaises nouvelles qui lui tombaient dessus. Honteux, il se cachait derrière ses mains, se détestant d'être aussi faible face à elle. Mais là, c'était trop, il ne voulait plus faire semblant. Il ne pouvait plus faire semblant. Entre ses sanglots, il tenta d'articuler : « J'veux pas.. j'veux pas finir ma vie dans un fauteuil. Tout mais pas ça. Je pourrais pas le supporter Roxanne... » Il se laissa aller en arrière, se laissant tomber contre son oreiller, essuyant du mieux qu'il pouvait ses innombrables larmes qui revenaient en nombre à son plus grand malheur. Non, pas de fauteuil... Plutôt mourir.

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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Mar 20 Déc 2011 - 11:19

    Tadeck disait vrai, Roxanne était très mal placée pour lui confier de telles paroles. Après tout, n'étaient-ils pas fautifs tous les deux dans cette histoire ? Il lui avait menti, alors elle avait fini par faire de même. Œil pour œil, dent pour dent comme on le dit parfois si bien. Mais n'était-ce pas injuste de lui montrer qu'elle aussi était capable de frapper là où ça faisait mal ? Lui qui souffrait déjà bien assez dans cette chambre d'hôpital. A vrai dire, Roxanne ne l'avait su que le matin même, lorsque le docteur avait terminé par l'appeler. Par chance, Tadeck n'avait jamais relevé le fait que Roxanne note son numéro à côté de "numéro à appeler en cas d'urgence" dans son petit agenda qu'il trimballait très souvent avec lui. Peut-être avait-il estimé ne jamais en avoir besoin après tout ? Voila la raison pour laquelle il n'avait jamais effacé ce numéro. Quoi qu'il en soit, Roxanne ne pouvait qu'être fière d'avoir écrit dans cet agenda. Car sans lui, jamais elle n'aurait été ici ce jour là, alors que Tadeck en avait affreusement besoin. Ce qu'il venait d'apprendre était tout à fait... Ignoble ? Autant pour lui que pour elle. Car soyons clair, Roxanne ne pouvait vivre sans lui, c'était impossible. Ne plus lui parler pendant quelques semaines lui avait suffit pour comprendre qu'elle se sentait seule, comme abandonnée une fois loin de Tadeck. Même s'il n'était pas toujours au plus haut de sa forme, c'était grâce à lui qu'elle donnait un sens à sa vie et qu'elle se sentait tout simplement vivante.

    Et malgré ça, elle trouvait encore bon de s'éloigner de lui, alors que c'était bien dans cette situation qu'elle replongeait à la fois dans une torpeur mais aussi dans une réelle solitude. « Attends... » Par chance, Tadeck la stoppa dans son élan, alors que sa main quittait sans hésitation la poignée de l'unique porte qui menait à l'extérieur de cette chambre d'hôpital. « J'ai peur... » Avait-elle bien entendu ? Se retournant, elle chercha le regard de Tadeck, qui tremblait comme jamais. Était-ce bien Tadeck, son Tadeck qui venait de lui confier une telle chose ? Lui qui n'avait jamais eu peur de toute sa vie, lui qui prétendait toujours être plus fort que tous les autres. Lui qui n'était pas une "poule mouillée". Tadeck avait peur ? « J'veux pas.. j'veux pas finir ma vie dans un fauteuil. Tout mais pas ça. Je pourrais pas le supporter Roxanne... » Roxanne prit ces quelques paroles comme un appel de détresse. Jamais, non jamais elle n'avait vu Tadeck pleurer de la sorte.

    Reprenant place à ses côtés, elle déposa sa main sur celle de Tadeck, qu'elle retira délicatement de son visage, pour mieux y déposer la sienne. Essuyant une énième larme qui coulait sur la joue du jeune homme, elle respira un grand coup avant de se lancer. « Je... Il va falloir te battre Tadeck, pas seulement pour toi, ni même pour moi, mais... Pour lui. » Tadeck releva les yeux vers elle, comme interloqué par ce "lui". Qui était ce lui ? Baissant les yeux pour la toute première fois sur son ventre, Roxanne enchaîna rapidement. « Je suis enceinte Tadeck. Tu... Tu vas être papa. » Roxanne avait répété cette scène des milliards de fois devant la glace de sa salle de bains, sans trouver la façon adéquate pour le lui dire. Ce jour là, c'était sortit tout seul. Peut-être n'était-ce pas le moment après tout ? Il en avait déjà trop appris pour aujourd'hui ... Mais Roxanne ne pouvait plus le lui cacher car d'ici quelques semaines, son ventre commencerait déjà à la trahir.
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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Jeu 5 Jan 2012 - 16:17



Roxanne & Tadeck









Tadeck tremblait comme une feuille, il était un état vraiment affreux. Même l'Irak lui avait semblé moins effrayé que la perspective de terminer sa vie dans un fauteuil roulant. Cette idée lui était tout simplement insupportable. Il préférait encore mourir et que d'être réduit à ça. Certaine personne était prête à affronter ça, mais pas lui. Il n'avait pas cette force, pas pour ça en tout cas. Son visage enfouit entre ses mains, il sanglotait, complètement perdu et désespéré. Pour la toute première fois, il mettait des mots sur ce qu'il ressentait véritablement : de la peur. Une annonce qui ne laissa pas Roxanne indifférente. Elle revint vite vers lui et s'empara de sa main. Fatigué, Tadeck la laissa faire et rapidement il dû détacher son visage de ses mains sous la pression de son amie. Hoquetant de chagrin, il ne parvenait pas à se calmer. Il fallait qu'on l'opère et il fallait que cela marche ! Si les médecins voyaient que c'était fichu pour lui, ils devaient le débrancher et le laisser mourir sur la table d'opération. Il le fallait, pitié ! Le contact de la main de la jolie brune sur sa joue le tira de ses sombres pensées. Il releva quelque peu la tête et rouvrit les yeux. Elle essuya plusieurs de ses larmes, son visage si proche du sien. Tadeck se sentait honteux d'avoir craqué de la sorte face à elle. Il se sentait faible, pathétique et ridicule. Il détestait que les autres le voit ainsi ! Il détestait ça de tout son être. Malheureusement, cette fois-ci il n'avait pas pu se contrôler, l'émotion le submergeant. Après tout, il n'était qu'humain... Mais ce qui allait suivre était encore plus surprenant que tout ça. « Je... Il va falloir te battre Tadeck, pas seulement pour toi, ni même pour moi, mais... Pour lui. » Tadeck tiqua sur le mot "lui". Ses pleurs se calmèrent aussitôt, laissant place à la curiosité. Il pencha la tête sur le côté, l'interrogeant du regard. Lui ? Qui ça lui ? Reniflant un peu, Tadeck vint essuyer ses dernières traces de larme tandis que Roxanne baissait les yeux. N'y comprenant absolument rien, il demeura silencieux, attendant qu'elle s'explique un peu sur ce fameux "lui". Tadeck avait beau y réfléchir et se creuser la tête, il ne voyait vraiment pas de qui elle parlait. Et la nouvelle tomba... « Je suis enceinte Tadeck. Tu... Tu vas être papa. » ... Pardon ? Tadeck blêmit et se figea totalement. Qu'est-ce qu'elle venait de dire ? Non, c'était impossible, il avait mal entendu ! Il se mit à balbutier des choses totalement incompréhensible, trahissant son trouble et sa stupeur. Lui ? Père ? Avec Roxanne ? Mais... ses yeux s'étaient arrondis sous l'effet du choc de la nouvelle et son souffle lui manquait. Il déglutit et détourna subitement la tête, incapable de réaliser la chose. Il retira sa main de celle de Roxanne et se mit à fixer un point imaginaire par la fenêtre, totalement abasourdis. NON ! Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas être père ! C'était... c'était impossible, tout simplement ! Incapable de savoir si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle, Tadeck ne disait plus rien, cherchant à réunir ses esprits. A cet instant, il n'était ni fâché, ni heureux, ni contrarié, ni enthousiaste.. il était juste perdu, incapable de savoir ce qu'il fallait faire ou dire. Finalement, après de longues minutes de silence, il finit par bredouiller, le regard toujours fixe : « J'peux pas être père Roxanne... Un papa ça porte son enfant un peu partout, ça joue avec lui, ça vient le chercher en voiture à l'école, ça le promène en poussette au parc, ça lui montre l'exemple... » Des larmes de colère refirent surface tandis qu'il tournait enfin la tête vers Roxanne, fâché et inquiet tout à la fois. « Moi j'pourrais rien faire de tout ça, RIEN ! Je serais coincé dans un fauteuil, incapable de m'occuper comme il faut de lui ! Je ne serais jamais un exemple ! Je serais le papa handicapé, rien d'autre ! JE NE VEUX PAS DE ÇA ! Je ne veux pas de cet enfant ! » Tadeck se mit à tousser tant il avait crié fort, s'abimant la gorge. Finalement, il se remit à pleurer, complètement dépité, réalisant de plus en plus ô combien sa vie était foutue. Il se laissa tomber en arrière sur son oreiller et se calma, les yeux remplis de tristesse. Il revint attraper la main de Roxanne, comme pour s'excuser de ses paroles. « Qu'est-ce qu'on va faire Roxanne... ? Qu'est-ce qu'on va faire... » Il souffla, fatigué de s'énerver sans cesse. A vrai dire, il aurait tellement voulu être père. Et le fait que Roxanne soit la mère était d'autant plus merveilleux. Mais... il ne pouvait pas accepter sa condition. Puis, il tourna la tête pour chercher le regard de la jeune femme. Puis, dans un murmure il demanda ensuite : « Et nous deux dans tout ça ? » Oui, qu'est-ce qu'il advenait d'eux ? Tadeck ne savait plus où il en était. Il ne savait plus ce que Roxanne voulait, ce que lui voulait.. Il connaissait ses sentiments à l'égard de la brune, mais il doutait qu'elle veuille encore d'un mec comme lui. D'un handicapé grincheux dont elle devrait s'occuper pour le restant de ses jours. Une perspective déprimante pour Tadeck... Il ne pouvait pas lui imposer ça.

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Message(#) Sujet: Re: Une discution s'impose [PV TADY] Jeu 5 Jan 2012 - 22:58

    Roxanne avait enfin affronté la réalité une bonne fois pour toute. Elle avait pris son courage à deux mains, avouant à Tadeck qu'elle était bel et bien enceinte. Et pas de n'importe qui, non, de lui bien sûr. Il avait là la preuve que son histoire de nouvel "amant" comptait pour du faux, que ça n'était qu'une belle excuse pour le rendre sur les nerfs et rien de plus. Bien sûr que ça n'avait pas été la meilleure solution prise par Roxanne, mais après tout il lui avait fait du mal, alors elle lui avait rendu la monnaie de sa pièce. Finalement, ils étaient plus ou moins quitte, n'est-ce pas ? C'est du moins ce que pensait Roxanne, en cet instant présent. Enfin non, à vrai dire elle pensait à tout autre chose. A ce petit être, par exemple, qui grandissait en elle depuis déjà trois mois. Oui, elle était déjà enceinte de trois mois. D'ici un mois à peine, personne n'aurait plus aucun doute sur son état. Elle serait Roxanne Schmitt, la femme enceinte d'un certain Tadeck Nosborn. De quoi en étonner plus d'un pas vrai ? Eux qui étaient censés être de "très bons amis", et même les "meilleurs amis du monde". Tu parles, foutaises. Ça avait toujours été plus que ça, mais ils se l'étaient toujours cachés, voila tout. Bien trop fières, bien trop têtus surtout pour se l'avouer. Rien qu'à se souvenir de leur premier baiser, leurs premières réelles étreinte. Et cette nuit, passée l'un dans les bras de l'autre. Qui avait finalement eu pour conséquence cette grossesse, qui était jusqu'à présent inconnue aux yeux du beau brun. Roxanne n'avait malheureusement pas choisi le bon moment pour le lui avouer, lui qui était voué à passer le reste de sa vie dans un fauteuil roulant. Mais après tout pourquoi lui cacher plus longtemps ? C'était lui le père non ? Alors voilà, à présent il en était conscient. L'expression qui s'afficha sur le visage de Tadeck n'indiquait rien de bon. A vrai dire, Roxanne n'en savait trop rien, ne l'ayant jamais vu de la sorte. Les pleurs n'avaient pas été remplacé par la colère, ni même par la joie, encore moins la tristesse. Alors quoi donc bon sang ? Comptait-il rester muet encore longtemps ? Ou bien réfléchissait-il à comment prendre la nouvelle ? Comment l'aborder pour mieux l'envoyer bouler, lui confiant d'avorter, ou bien d'élever cet enfant seule ?

    « J'peux pas être père Roxanne... Un papa ça porte son enfant un peu partout, ça joue avec lui, ça vient le chercher en voiture à l'école, ça le promène en poussette au parc, ça lui montre l'exemple... » Roxanne ne put s'empêcher de grimacer, alors que sa main s'agrippait cette fois-ci à son t-shirt, au niveau de son ventre. Ce dernier avait beau être toujours plat, elle était certaine qu'elle ne le laisserait pas de la sorte, et qu'elle garderait cet enfant, Tadeck d'accord ou non. Elle y avait déjà bien trop réfléchit pour changer d'avis maintenant. « Moi j'pourrais rien faire de tout ça, RIEN ! Je serais coincé dans un fauteuil, incapable de m'occuper comme il faut de lui ! Je ne serais jamais un exemple ! Je serais le papa handicapé, rien d'autre ! JE NE VEUX PAS DE ÇA ! Je ne veux pas de cet enfant ! » Cette fois ci, ce fut au cœur de pierre de Roxanne de se briser, alors que les larmes montaient à ses yeux, la jeune femme tournant la tête pour mieux cacher sa peine. Bien sûr qu'il ne pétait pas la forme, mais pourquoi ne pas s'accrocher à ce nouvel espoir, à cette vie qui ne demandait qu'à être vécue par ce petit être ? Comme s'il avait compris la détresse de la jeune femme face à ces mots balancés à tout vitesse comme un mouchoir de papier dans une poubelle, il la retint par la main, alors qu'elle l'écoutait à nouveau, sentant les sanglots s'emparer de sa voix qu'elle risquerait de perdre. « Qu'est-ce qu'on va faire Roxanne... ? Qu'est-ce qu'on va faire... » Elle même ne savait pas quoi en penser, alors quoi lui dire, quoi lui répondre dans une telle situation ?

    « Et nous deux dans tout ça ? » Ce fut après une grande inspiration que la jeune femme se lança, alors que les sanglots se faisaient cette fois ci sentir dans sa voix, une voix que jamais Tadeck n'avait entendu de la sorte. Une voix faiblarde, mais forte à la fois, comme si Roxanne arrivait à se contrôler malgré toute cette peine qui l'emplissait. « Écoute moi bien Tadeck, parce que je ne le répéterais pas deux fois. Tu pourrais devenir infirme, déformé de la tête aux pieds, voire même atteint d’Alzheimer que je t'aimerais encore de la façon dont je t'aime aujourd'hui. Jamais, non jamais je ne pourrais renier que tu es un chieur, à chacune des minutes que tu peux vivre sur Terre. Jamais tu n'arriveras à te taire, à dire que tu vas bien, que tout va bien. Je sais pertinemment que ça n'est pas ton genre d'avouer tes sentiments comme le prince charmant au balcon de sa princesse. Mais rappelle toi que je ne suis pas une princesse, je te demande pas la lune, je te demande juste de... De te battre, et pas pour n'importe qui... Pour tu sais celle que tu considères comme ta meilleure amie, pour... Pour un Tadeck et Roxy que j'aimerais faire devenir un nous, une bonne fois pour toute. Alors qu'on soit clair, la nuit passée dans tes bras, je ne pourrais jamais la qualifier d'un "coup d'un soir". Et je sais que, derrière ta sale humeur, derrière tes mots qui blessent plus qu'un couteau en plein cœur, toi aussi tu l'as pas vécu de la sorte... Je... Je garderais ce bébé Tadeck, j'y ai déjà réfléchit à plus d'une fois devant le test de grossesse. Après t'en fais ce que tu veux, mais bon sang, bouge toi le cul, et fais moi chier encore un peu tu veux... » Les larmes coulaient naturellement sur les joues de la jolie brune, alors qu'elle ne put s'empêcher de laisser s'échapper un rire de ses lèvres entrouvertes. Qu'il la fasse encore chier... Voila ce qu'elle voulait de lui. Belle déclaration d'amour venant d'une têtue incapable de mettre des mots sur ses sentiments envers lui.
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