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 dylan • Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease.

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Message(#) Sujet: dylan • Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease. Mar 23 Aoû 2011 - 17:29

Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease.


Le Four Seasons Hotel Miami avait beau être un hôtel, il s'agissait également de l'endroit de prédilection de Nuala pour boire un verre tranquillement en compagnie d'amis. Elle ne savait pas ce qui rendait le lieu aussi attrayant, mais à chaque fois qu'elle posait les pieds dans cet hôtel, elle aimait la sensation qui s'emparait d'elle. C'était comme si elle appartenait à ce lieu d'une certaine manière, et si cela pouvait paraître prétentieux, en disant long sur la classe sociale à laquelle la jeune femme pensait appartenir – et appartenait, à vrai dire -, cela avait bien peu d'importance pour la demoiselle Parker. Elle se moquait bien de payer les verres deux à trois fois plus cher qu'elle ne les aurait payer en ville – le cadre était paradisiaque, et la ventilation permettait d'empêcher de souffrir de la canicule. Ce dernier point était particulièrement utile ces derniers jours puisque les températures atteignaient des hauteurs que Nuala n'avait jamais connu – et avait énormément de mal à supporter. Il avait beau être environ vingt-deux heures, il était tout autant étouffant de rester dehors. Assise au bar en compagnie de Dylan, elle sirotait un Martiny Dry alors qu'ils discutaient de tout, et de rien. La jeune femme était naturellement ravie de voir qu'il n'avait pas souffert du gigantesque accident qui avait fait suite au mariage de Blythe-Sheldon, et que tout semblait être rentré dans l'ordre. C'était à peu près le cas de tout le monde pour ce qu'elle en savait, et même si il y avait eu quelques morts, elle était ravie de pouvoir placer cet événement derrière elle. Tout comme son mois au Japon, il était synonyme de bien trop de mauvais souvenirs pour qu'elle ne souhaite s'y attarder. Pour l'heure, ils étaient tout simplement entrain de parler travail, comme le faisaient la plupart des adultes. Un pianiste laissait s'échapper quelques notes douces jusqu'à ce qu'elles parviennent aux oreilles des clients du bar, rehaussant la classe d'ores et déjà présente du restaurant. A quelques mètres de Dylan et Nuala, se trouvait un homme d'affaires en pleine négociation qui s'exprimait dans un portugais parfait, tandis que dans la direction opposée, l'on pouvait apercevoir une jeune femme en robe de soirée. Elle avait l'air de se sentir désespérément seule, mais son sourire s'éclaira lorsque un jeune homme en costume traversa la pièce. Alors qu'ils commandaient un second verre, le sujet tourna rapidement à la santé mentale de Dylan, et si il évoluait vers la bonne direction. C'était l'impression que Nuala en avait – il parlait un peu moins de sa femme, et si il n'était probablement pas encore le séducteur assuré qu'elle comptait faire de lui, il y avait du progrès, c'était indéniable. Il l'assura d'ailleurs qu'il allait beaucoup mieux, mais qu'il ne souhaitait pas qu'ils parlent de lui ce soir. Un sourcil arqué, Nuala esquissa un sourire. Il avait fait du progrès, en effet.

Convaincue qu'il essayait tout simplement de lui montrer qu'il avait retenu ce qui lui avait appris, la jeune femme décida d'entrer dans son jeu pour le tester jusqu'au bout. Il l'avait regardé droit dans les yeux, et avait maintenu son regard, et ce, sans bafouiller. Un vrai succès. Naturellement, le fait qu'il la connaissait devait avoir quelque chose à faire avec son aisance, mais c'était un progrès assez épatant, à tel point que Nuala se demandait si il ne s'était pas entraîné en son absence. Ils s'étaient échangés plusieurs emails où Nuala ne manquait jamais de lui donner des petits exercices à faire, mais elle s'était attendue à ce qu'ils ne les fassent pas vraiment – vu le peu de courage dont il avait preuve lorsqu'il était en sa compagnie, c'était le plus réaliste. Mais c'était comme si un déclic s'était opéré dans l'esprit du professeur, comme si il avait réalisé qu'il était temps de passer à autre chose. Peut être que cela prendrait plus de temps qu'il ne se l'imaginait, mais cela restait une victoire que Nuala désirait célébrer. Elle annula donc le second Martini qu'elle venait de commander, et le Scotch de Dylan, et les remplaça par deux coupes de champagne – ce qui l'aiderait probablement d'ailleurs à montrer son « A game » en matière de séduction. Avait-il pris des cours de théâtre pour mieux dissimuler ses craintes ? Avait-il vu un psy pour l'aider à les gérer ? Elle fit note mentale de lui poser la question dès qu'elle aurait vu jusqu'où il pouvait aller – elle ne voulait pas le couper dans son jeu, craignant de le déstabiliser. « Eh bien, de quoi veux-tu parler, alors ? » demanda-t-elle, lui faisant un clin d'oeil, montrant qu'elle acceptait de jouer le jeu. Il y avait une pointe d'excitation dans la voix de Nuala – elle avait l'impression de voir son poulain devenir un bel étalon, Dylan semblait enfin s’épanouir, et il n'y avait rien qui pouvait plus ravir son amie.
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Message(#) Sujet: Re: dylan • Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease. Mer 31 Aoû 2011 - 0:01

Se reprendre en main. Un conseil banal donc Dylan avait toujours eu l’habitude de donner aux autres. Combien d’étudiants avait-il essayé de prendre sous sa charge afin de les aider à aller de l’avant malgré les épreuves qu’ils traversaient? Assez pour savoir, qu’on a beau donner des conseils on a souvent la mauvaise habitude de ne pas les suivre. Dylan était bien placé pour le savoir. Et il faisait de son mieux pour essayer d’aller de l’avant. Même si c’était difficile, même encore s’il regrettait bien trop souvent le passé. C’est en faisant des efforts qu’il avait traverser les portes de cet hôtel alors qu’il trouvait qu’avec ses conférences, il y passait beaucoup plus de temps qu’il ne s’en rendait compte. Contrairement à Nuala, il ne s’y sentait pas réellement à sa place. Le monde du luxe ne l’avait jamais intéressé et ce n’est qu’il est déjà essayé. Pour faire plaisir à Claire, Dylan avait été à de nombreuses festivités avec des gens populaires et riches. Des événements à mourir d’ennui où il fallait constamment essayer de vanter son gazon plus vert à celui de son voisin. Loin d’être un vantard invétéré, Dylan avait fini par devenir grognon chaque fois qu’il avait à payer un verre beaucoup plus cher qu’il aurait pu se l’offrir dans une épicerie. De l’argent en moins pour investir dans ses gadgets électroniques. Mais il était déterminer – et pour vrai cette fois-ci – de passé par dessus tout ça et de séduire Nuala. Certes ils étaient amis, mais rien ne disait qu’ils ne pourraient pas se rapprocher. Après tout, elle avait dépenser beaucoup de temps à lui donner des conseils sur comment prendre confiance en soi et séduire les femmes – avec le temps il s’était demandé si ce n’était pas un message de la belle à savoir que c’était exactement ce qu’elle attendait de lui. Qu’il aille plus de confiance en lui et qu’il arrête d’être aussi gêné. Les choses étaient déjà plus faciles en soi face à Nuala puisqu’ils étaient amis et donc la glace était déjà brisée. Il ne restait plus qu’à mettre en pratique tous les conseils que la demoiselle lui avait donnés. La suite… il improviserait. La bonne blague. C’est alors avec une note mentale de tous les éléments qu’il avait parfaitement mémoriser, que Dylan avait rassurer son amie sur le fait qu’il se portait mieux et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter à son sujet. Ce soir, les choses tourneraient autour d’elle. Et uniquement.

Vêtu d’une chemise noire, Dylan souria à Nuala alors qu’elle avait décider de prendre les devants et de changer leurs verres pour quelque chose de plus.. festif? Étais-ce pour lui montrer qu’il n’avait pas tout faux en jouant à ce jeu? Il espérait que si. Sinon, il était entrain de se tirer dans le pied. « Eh bien, de quoi veux-tu parler, alors ? » Un sourire se dessina sur ses lèvres face à la question, et encore plus par le clin d’œil qu’elle lui servit. Dylan posa son bras sur le comptoir afin de se mettre plus à l’aise puis il empoigna la coupe de champagne qu’elle lui avait commandé. Serrant doucement le pied de la coupe, il la fit tinter sur celle de sa compagne avec un petit bruit cristallin puis la porta à ses lèvres. Il avala une gorgée du précieux liquide, ne détournant pas ses yeux de ceux à Nuala. Il voulait qu’elle se sente importante – différente. « Qu’est-ce qui vous ferait réellement plaisir, Mademoiselle Parker? » demanda-t-il préférant l’utilisation du vouvoiement simplement pour paraître un peu plus charmant et gentleman. Il ne voulait pas lui faire trop de propositions puisqu’il gardait certaines cartes à jouer – et divers talents cachés pour la surprendre ce soir. « On a pas besoin de parler, pour passer une belle soirée. » Ajouta-t-il finalement d’un jeu soudainement plus mystérieux, mais bien loin d’avoir la voix plein de sous-entendus. Ëtre direct et vulgaire était très loin d’être son genre. Mais il aurait pu continuer la soirée simplement en la regardant puis en subissant ce sourire qui la rendait si charmante. Pas étonnant que la belle ait toujours eu autant de prétendants. Il y avait quelque chose de pétillant dans ses prunelles colorées, et elle semblait toujours savoir ce qu’elle voulait. Attendant qu’il se présente.


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Message(#) Sujet: Re: dylan • Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease. Mer 31 Aoû 2011 - 22:41

Nuala Parker était une femme forte, il n'y avait aucun doute là-dessus. Elle ne s'attachait pas facilement, et n'avait aucun mal à jouer à la perfection des petites mises en scène comme celle devant laquelle elle se trouvait. Cela l'amusait, d'autant plus lorsqu'elle récoltait des compliments au passage et était au centre de l'attention. Quelle jeune femme irait sans plaindre en toute honnêteté ? Cela avait un coté flatteur que personne ne pouvait nier. Mais l'un des défauts de la jolie blonde – un parmi tant d'autres – était qu'elle oubliait que tout le monde n'était pas comme elle. Elle était une battante, ne se laissait abattre par rien, et lorsqu'elle tombait, elle remontait automatiquement à cheval, et cherchait à obtenir sa vengeance, chose qu'elle réussissait généralement au prix de conséquences plus ou moins importantes. Elle n'avait aucun mal à jouer le jeu de la fille séduite, en l'occurrence, car il n'y avait pas d'enjeu. Elle ne voyait qu'un ami en Dylan – il n'avait jamais évoqué la possibilité qu'il en soit autrement, et Nuala ne l'avait jamais envisagé. Elle était critiquable moralement sur bien des points mais elle n'était pas du genre à piquer les mecs des autres – à moins que cela puisse servir une vengeance mais elle évitait généralement d'aller sur ce terrain-là. Blessée dans des situations comparables, elle préférait éviter ce genre de situation sachant pertinemment qu'un retour de flamme pouvait être fatal -, contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser d'ailleurs. Ainsi, elle ne vit dans les phrases qu'il lui lançait que la progression impressionnante d'un ami qui lui avait demandé de l'aide. Connaissant Dylan, connaissant sa fragilité, elle aurait probablement pu se poser de questions, mais le fait qu'elle connaisse l'ampleur de l'amour qu'il avait pu porter à Claire, et combien il avait eu du mal à admettre la simple idée qu'il pouvait passer à autre chose jouait probablement dans l'équation. Ce retournement de situation était aussi inattendu qu'espéré, et c'était la seule idée qui traversait l'esprit de la jeune femme. Elle ne le quitta pas alors du regard en buvant sa coupe de champagne, l'imitant. C'est qu'il avait vraiment suivi tous ses conseils à la lettre. Prenez, le fait qu'il termine sa phrase en l'appelant par son nom de famille. Cela impose une certaine distance, mais également une certaine autorité sur la personne. De la même façon que lorsque votre inconscient vous dicte d'utiliser le nom entier d'une personne que vous avez l'habitude d'appeler par un sobriquet, votre phrase a plus d'impact, plus d'effet – cela ne fait pas de miracles bien entendu. Toute personne connaissant le « truc », ou ayant de la répartie aura besoin de beaucoup plus pour être impressionné, mais l'impact est bien réel. Le vouvoiement, naturellement, met également de la distance, et comme Nuala lui avait expliqué dans un courriel d'une vingtaine de lignes – elle avait quasiment fait une étude psychologique de la chose -, cela pouvait se révéler très pratique en matière de séduction. Les jeunes femmes avaient inconsciemment – sauf que pour Nuala, c'était devenu conscient, bien que cela garde son charme – l'impression de se retrouver à l'époque où les hommes les courtisaient, prenaient le temps d'apprendre à les connaître. C'était d'ailleurs paradoxal, car c'était exactement ce qui pouvait pousser une fille peu réfléchie à se précipiter dans les bras d'un garçon le premier – ou le deuxième – soir, et donc à agir à l'encontre de la cour qu'on pouvait lui faire. « On a pas besoin de parler, pour passer une belle soirée. » Nuala se mordit légèrement la langue pour ne pas rire – cette phrase, par contre, était peut être un peu exagérée. Elle le connaissait et savait pertinemment qu'il ne sous-entendait probablement pas ce à quoi elle était entrain de penser, mais tout de même ! Elle esquissa un sourire coquin sur son visage, malgré elle. Sans qu'elle ne sache pourquoi, les derniers moments qu'elle avait passé avec Pavel lui revenait en mémoire ; en effet. Il n'y avait pas besoin de parler pour passer une belle soirée. Dans un réflexe, comme on peut le faire dans une soirée entre amis, elle faillit attraper son portable et demander à ce dernier ce qu'il faisait lorsqu'elle se dit que Dylan pourrait mal comprendre le message et pensait qu'il s'y prenait comme un pied – ce qui n'était pas le cas, même si ce n'était pas parfait.

Elle l'observa quelques secondes sans mot dire et vit avec stupéfaction qu'il ne semblait pas plus déstabilisé que cela. Impressionnée, elle but une nouvelle gorgée de champagne, et lui répondit – enfin. « Tu as quelque chose en tête de particulier ? » Il ne fallut même pas une demi-seconde à la jeune femme pour se rendre compte que sa phrase était tout aussi ambiguë la précédente, et se rattraper : « Et non, je ne rentrerai pas avec toi ce soir, Dylan » dit-elle en lui faisant un clin d'oeil.
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Message(#) Sujet: Re: dylan • Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease. Ven 16 Sep 2011 - 5:09










Dégustant très lentement le verre de champagne qu’il s’était mis en tête de terminer – bien qu’il n’appréciait pas particulièrement les bulles et que c’était mauvais pour son état, Dylan guettait les mouvements de la belle afin de décerner s’il s’y prenait bien ou mal. Il ne se préoccupait pas qu’il était entrain de boire de l’alcool au lieu de son traditionnel verre d’eau. Mais il y avait des choses comme ça – des situations même – qu’on se fichait bien de certaines conséquences plus ou moins grave. Après tout, ce n’était pas un ridicule verre avec cette infime quantité d’alcool qui le ferait retrouver l’hôpital. Il voulait s’amuser. Et il était hors de question de refuser le verre offert par Nuala. Soutenant le regard de la belle après qu’il ait parler d’une belle soirée sans paroles, il douta un instant qu’elle n’ait mal interpréter ses paroles. « Tu as quelque chose en tête de particulier ? » Il plissa les yeux une seconde en cherchant è comprendre lui-même si c’était une réponse explicite ou pas.. « Et non, je ne rentrerai pas avec toi ce soir, Dylan » Il esquissa un sourire alors qu’au fond il se demandait si elle le prenait vraiment sérieusement quand il essayait de la séduire, ou si elle ne voyait qu’en lui une sorte de jeu. Une situation sans doute ambigüe, mais il ne se laisserait pas décourager aussi facilement. De toute manière, il ne cherchait pas à l’amener dans son lit aussi facilement – si c’était ce qu’elle croyait. « Jamais la première soirée. » Fit-il en guise de sous-entendu comme si la situation était une sorte de premier rendez-vous et qu’en parfait gentleman il ne s’en tiendrait qu’à une belle soirée sans rien demander de plus. De toute manière, il perdait facilement ses moyens avec les femmes et il doutait déjà de ses performances au lit. Sa dernière relation sexuelle remontait à si longtemps que lui-même avait perdu le compte. Pour se donner du courage, Dylan souria de toutes ses dents cherchant intérieurement une idée à proposer à Nuala afin de lui montrer qu’il pouvait réellement être séduisant et non pas cet homme calme et maladroit avec les femmes. Il voulait qu’elle se sente importante. Qu’elle sache à quel point il la voyait être de plus en plus importante dans sa vie.

La musique ambiante changea rapidement alors qu’il cherchait une idée et sous les airs d’une vieille chanson à saveur rythmée, que Dylan se leva en déposant son verre. « La prochaine chanson, sera pour vous ma chère. » Il lui prit doucement la main avant de l’embrasser puis, en tremblant légèrement il la relâcha. Dylan lui fit un doux clin d’œil avant de traverser la pièce et de rejoindre un homme sur le coté d’une petite scène où se présentait un piano à queue. En discutant quelques secondes avec l’homme, il réussit à avoir la permission de s’installer sur la scène afin d’utiliser le dit piano. Il avait assuré l’homme qu’il savait très bien jouer et qu’à défaut de déranger la clientèle, celle-ci apprécierait sans doute. Oui, évidemment personne ne savait qu’il savait jouer – en fait il était presque pianiste professionnel et aurait pu en faire carrière - mais pour son amie, il avait décidé de lui faire découvrir quelques talents cacher qu’il gardait pour lui. Car la grande difficulté était de se montrer sur un jour différent que celui jusqu’à lors montrer par leur amitié. Le cœur battant à vive allure alors qu’il n’avait jamais aimer les représentations publiques – et encore moins toutes ses personnes snobs qui en attendent beaucoup trop de vous – Dylan s’assoya sur le banc du piano puis releva le couvercle qui protégeait les touches. Il prit le temps d’ajuster le micro – car oui il allait chanter – puis il s’assura que son amie le regardait avant de poser ses doigts sur les bonnes touches. Un moment de silence passa, où il se demanda s’il serait si bon que ça… s’il devrait pas plutôt écraser ses fesses au bar et boire son verre tranquille… puis il appuya sur les touches pour faire la première série de notes. Sans réfléchir, seulement en laissant les notes glisser sous ses doigts, Dylan se mit à interpréter musicalement la chanson Something Special du groupe BigBang – donc les paroles semblaient être évocatrices du moment. Il ferma les yeux au début pour se remémorer les paroles puis rapidement il sentit l’émotion dans sa voix alors qu’il ne pensait qu’à Nuala et à ses yeux qui – il l’espérait – étaient rivés sur lui. Et le temps passa si rapidement que les trois minutes et demi où il interpréta la chanson lui semblèrent comme des secondes. Dès lors, qu’il y terminer de jouer la dernière note qu’il reçu quelques chaleureux applaudissements avant que les gens ne retournent à leurs conversations. D’une démarche toujours aussi assurée qu’au début de la soirée, Dylan descendit lentement de scène avant de rejoindre son amie. « Alors. Est-ce que ça vous as plus? » Demanda-t-il d’un air naturel comme si ça avait été aussi facile d’interpréter cette chanson que d’attacher ses souliers. Il croisa les doigts de sa main gauche, espérant vivement avoir au moins réussit à l’impressionner un peu – parce que ça s’annonçait vivement ardu.

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Message(#) Sujet: Re: dylan • Like a flower bending in the breeze, bend with me, sway with ease. Lun 19 Sep 2011 - 23:49

Dylan était en quelque sorte l'exception qui confirmait la règle. En effet, Nuala Parker avait toujours été le genre de jeune femme à fréquenter des gens du même acabit que le sien ; des personnes sûres d'elles-même, à la personnalité forte et toujours prêtes à rebondir sur leur deux pieds. Son amitié avec le professeur de criminologie était donc aussi surprenante pour elle que pour les gens qui la connaissait. Il était même fort probable que nombre d'entre eux s'imaginent que Nuala avait quelque chose à en retirer, que Dylan n'était qu'une autre de ses soit-disant victimes. Pourtant, c'est en toute sincérité que celle que l'on qualifiait souvent de femme fatale s'inquiétait pour son ami, ou en l'occurrence, s'enchantait de ses progrès. Il semblait avoir suivi à la lettre les notions de séduction que Nuala s'était efforcée de lui inculquer ; si elle ne l'avait pas aussi connu la timidité qui se cachait derrière cette assurance, ou tout simplement, ne l'avait pas considéré comme un véritable ami, la jeune demoiselle se serait peut être même laissée séduire. Dylan était un homme plutôt séduisant et cette nouvelle assurance retrouvée ne faisait que jouer en sa faveur. Elle ne peut cependant s'empêcher d'arborer une mine perplexe lorsqu'il lui répondit « jamais le premier soir » alors qu'elle venait de l'informer qu'elle ne rentrerait pas en sa compagnie. Elle avait bien conscience qu'il ne s'agissait que d'un jeu, mais cette règle lui paraissait tout autant ridicule. C'était l'une des règles officielles et soit-disant inviolables du « Girl's code » qui faisait mourir de rire Nuala. La plupart des règles qui se trouvaient dedans était ainsi faites de manière à ce que des comportements égoïstes soient justifiés, ou encore que des filles en manque d'assurance se donnent l'impression de tester le sérieux du jeune homme duquel elles s'entichaient. La jolie blonde voyait les choses différemment. Donner des règles sur le nombre de rendez-vous avant de coucher avec quelqu'un ou quelque chose du style ne faisait que donner l'impression au garçon qu'il devait remplir un défi. Nuala, elle, réagissait au feeling, et lorsqu'elle avait eu l'envie de garder un garçon dans ses filets, elle avait réussi la majeure partie du temps. Naturellement, elle avait respecté ses règles durant son adolescence mais d'une manière générale, elle vivait selon ses propres règles. La seule qui lui semblait à peu près correcte de ce fameux livre imaginaire était celle selon laquelle on ne piquait pas le mec de ses amies. Sur le principe, elle était d'accord ; elle admettait simplement quelques dérogations – notamment lorsque les sentiments étaient sincères et que cela faisait des lustres que cette soit-disant amie n'était plus avec la personne concernée. Elle ne prit cependant pas la peine de faire cette remarque à son amie, et lui sourit d'un air entendu avant de trinquer et d'avaler une gorgée de ce délicieux champagne.

Elle arqua un sourcil en entendant Dylan lui dire que la prochaine chanson sera plus elle, et lui demandera ce qu'il pouvait manigancer. Surprise par son baise-main, elle l'observa quelques secondes sincèrement intriguée. Cette attention était quelque chose qui avait toujours beaucoup touché la jeune femme. Nuala estimait en effet qu'il fallait avoir beaucoup d'humilité pour baiser une femme de cette semaine – notamment si cette dernière se trouvait debout, car cela impliquait de se mettre plus bas avec elle. Avec sa méfiance légendaire, la jeune femme avait rapidement appris à discerner les baise-mains sincères de ceux qui étaient faits simplement dans le but de séduire quelqu'un, mais le geste restait agréable. Elle l'observa se diriger vers la scène puis s'installer au piano. C'est qu'il sortait le grand jeu dis donc ! Elle nota mentalement qu'il en faisait probablement un peu trop, et qu'il risquait d'effrayer une femme si il faisait cela au premier rendez-vous – ou de paraître pour prétentieux – mais Nuala choisit de ne pas l'interrompre, curieuse de voir si il cherchait simplement à l'impressionner ou si il avait un réel talent. Alors que les premières notes retentirent, le portable de cette dernière vibra dans sa pochette. Veillant à ce que son ami ne regarde pas dans sa direction, elle lut le contenu du message dont son assistante était l'auteure. Une urgence sur l'impression du magasine de la semaine qui suivait. Avec une agilité déconcertante, et tout en essayant d'écouter son amie en même temps, Nuala ordonna quelques instructions rapides, et prévint qu'elle sera là-bas d'ici deux heures, et ne pouvait pas se libérer pour le moment. Elle releva la tête, s'assurant que son ami était toujours occupé, puis envoya un second message à Pavel, lui demandant si il était libre ce soir. Elle reçut pour réponse un message aussi laconique que d'ordinaire qui lui dit qu'elle pouvait passer si elle le désirait. Un sourire se dessina sur ses lèvres, au moment même où les dernières notes retentirent, sans qu'elle ait le temps de répondre. Elle regarda son ami la rejoindre, et lui demandait en parfait James Bond si cela lui avait plu. Elle l'étreint, en profitant pour envoyer un rendez-vous dans les locaux de Be It au plus vite – il serait probablement surpris de ne pas l'y trouver elle, mais son assistante avec des instructions pour travailler pour une bonne partie de la nuit – puis se décala et déposa un baiser sur la joue de son ami. « C'était parfait. » Elle avala une autre gorgée de la coupe, et tenta de se remettre dans l'ambiance de la soirée, mais elle savait désormais pertinemment qu'elle aurait désormais la tête au travail. Elle décida cependant de jouer le jeu pour son ami – c'était la moindre des choses. « Tu m'as cachée que tu chantais dis donc... et que tu jouais du piano » souffla-t-elle.
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