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 where is my mind - jovan/rhia

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Message(#) Sujet: where is my mind - jovan/rhia Dim 4 Sep 2011 - 19:47



Cette odeur ne lui était pas familière, ni même le toucher de ces draps et le son de ces bips qui n’en finissaient plus de se répéter inlassablement. Les murs étaient blancs et froids, rien à voir avec sa chambre, Rhia ne savait pas où elle était. Ouvrant péniblement ses yeux agressés par la lumière environnante, la jeune femme fut assaillie par un mal de tête foudroyant qu’elle avait beaucoup de mal à supporter. Pourtant, elle restait lucide et ne se posait plus qu’une question : pourquoi se trouvait-elle là ? Son dernier souvenir était vague et flou, elle se voyait avec Jisel, à la terrasse d’un café, parlant vraisemblablement de Kyle, un de ses ‘partenaires’ du moment… Elle se souvenait d’avoir parlé brièvement avec Dylan dans les couloirs de la fac et d’avoir foiré son dernier partiel de biologie humaine mais aucunement d’un quelconque accident qui aurait pu l’envoyer à l’hôpital. Elle aurait aimé appeler un médecin ou une infirmière voir même ses parents ou Jisel mais son corps ne semblait plus lui répondre tant l’énergie lui manquait. Un peu effrayée, elle leva ses bras et baissa légèrement son drap pour comprendre son état et fut affolée de découvrir d’innombrables bleus couvrant son corps, ne laissant que peu de place à sa couleur de peau naturelle. Instinctivement, elle fit bouger ses doigts de pieds comme dans les séries américaines pour vérifier qu’elle n’était pas paralysée et malgré le soulagement que lui procura la sensation de mouvement dans ses pieds, elle commença à paniquer. Elle était perdue, seule, ne savait pas pourquoi elle était dans ce lit d’hôpital et incapable de bouger sans ressentir des lancements insoutenables dans son crâne et dans sa jambe droite.

Ce n’est qu’après quelques minutes de douleurs intenses que Rhia réussit finalement à s’emparer de la sonnette des infirmières. Elle pressa avec difficulté le petit bouton rouge et se laissa ensuite retomber dans le lit, espérant que le personnel de soin ne tarderait pas trop. Retombant alors dans un sommeil léger, Rhiannon fut réveillée en sursaut par un médecin qui n’arrêtait pas de répéter son nom. « Mlle Tägtgren ? Melle ? » « Oui » dit-elle péniblement, la bouche pâteuse. « Comment vous sentez-vous, Melle ? » « J’ai mal » « Où ça ? » « A la tête et au ventre aussi, qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi suis-je ici ? Je ne comprends pas… Où sont mes parents ? » « Calmez-vous, tout va bien mademoiselle. Vous êtes au Baptist Hospital, vous avez été victime d’un accident de voiture mais vous allez vous en sortir. » « Un… accident ? Mais… je… » « Ne vous inquiétez pas Mademoiselle, reposez-vous, je repasserais plus tard. » Complètement déboussolée, Rhia ne comprenait plus rien, d’autant plus qu’à la télé passait une nouvelle émission dont elle n’avait jamais entendu parler, une série qui lui semblait être une sorte de Friends dont elle n’avait cependant jamais entendu parler bien qu’il s’agisse de sa chaîne préférée… Sans parler de ce présentateur qui avait l’air bien plus vieux… Elle ne comprenait rien et sans s’en rendre compte, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues.
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Lun 5 Sep 2011 - 18:17

Une semaine. Une semaine s'était passée depuis que Jovan Lennon vive l'un des pires moments de sa vie. Même sa première nuit en prison lui avait fait moins mal au coeur que ce moment passé au bord de cette route. Il s'était senti faible, lâche, et surtout très impuissant. Jamais, oh grand jamais, il n'avait ressenti cette douloureuse sensation d'impuissance. Il avait toujours pensé qu'il ne la connaitrait que dans une cinquantaine d'années, quand Willy ne voudrait plus rien faire. C'était ça, l'impuissance, pour lui. C'était celle d'un vieil homme incapable de s'amuser. En aucun cas, l'impuissance sous une autre forme n'avait traversé son esprit. Mais la douleur qui l'avait tenaillé ce soir-là, celle-là, il s'en souviendra toute sa vie.

Si son meilleur ami Caleb n'avait pas été là, et s'il avait hésité une seconde de plus avant d'agir, il serait sans doute mort à l'heure actuel. Mort et enterré.

La vie ne tenait qu'à un fil. Pour lui, elle n'avait tenu qu'à la chance. Et si jamais ça avait été la fin ce soir-là, il aurait vécu ses derniers instants dans une profonde tristesse. Il n'avait plus senti ses jambes, certes. Mais surtout, il avait vu sous ses yeux, sa petite amie se vider de son sang et être allongée, immobile, sans réaction. Comme morte. Seule sa toute petite respiration indiquait qu'elle était toujours là.
Depuis que cette semaine était passée, Jovan n'avait pas eu le droit de quitter sa chambre. Les médecins préféraient surveiller son coeur affaibli, et attendre avant de l'envoyer mettre un pied devant l'autre. Ce matin-là, un kinesithérapeuthe avec un ergotherapeuthe étaient venus dans sa chambre. Ils l'avait aidé à se relever. Comme un bambin, il avait été très fier de se tenir debout. Il n'était resté dans cette position que quelques secondes, mais c'était déjà ça; sa peur de ne plus pouvoir remarcher était définitivement envolée. Les nerfs avaient eu un sacré choc, mais ils avaient tenu bons. Ils étaient encore là, et devenaient opérationnels. Les yeux rivés vers eux, Jovan en avait profité pour demander ce qu'était devenu Rhiannon. Elle n'était pas décédée, il le savait. Elle était dans le coma. Mais jamais, il n'avait osé demander si elle s'était réveillée ou pas. Et secrètement, à l'intérieur de lui même, il avait peur. Peur qu'elle découvre tout. Peur qu'un jour tout le monde sache la vérité. Et peur que sa vie s'arrête là, et qu'il pourrisse dans un coin, tout seul.
Parce que oui, il se souvenait très bien de cette matinée, juste avant le mariage. Il se souvenait de ce DVD trouvé. Et il avait peur.

Assis dans un fauteuil roulant, Jovan le fit rouler jusqu'à la porte de la chambre de Rhiannon. Elle était là, derrière, et il redoutait ce moment. Il avait peur de la voir, allongée, affaiblie, mal en point. Elle lui en voudrait sérieusement; il s'apprétait à entendre une beuglante, et sur ce coup-là, il l'avait mérité. Quel petit ami ne viendrait pas voir sa copine? Poussant la porte de sa chambre avec une énorme difficulté -être assis dans un fauteuil et devoir gérer ça, ce n'était pas évident. Essayez, tentez! Et vous comprendrez la difficulté des personnes à mobilité réduite-, Jovan entra en roulant l'appareil. Elle était là, allongée. Des larmes coulaient sur ses joues, et Jovan sentit encore une fois son coeur se serrer. Silencieusement, il s'approcha d'elle, jouant de ses muscles pour faire rouler le fauteuil. Il devait être en piteux état. Visage blessé, et un peu brûlé. Mais il essaya de lui faire son plus beau sourire. « Salut! » Et il restait là, à distance d'elle, sans oser la toucher, sans oser lui dire autre chose que cette banalité. Il attendait. Elle allait bien parler, il le savait. Elle allait sûrement râler parce qu'il n'était pas venu avant. Ou alors, elle allait encore plus pleurer, trop heureuse de le revoir. Mais là, en attendant, il ne savait pas comment réagir.

La voir là, allongée sur son lit, le regard un peu perdu, et les larmes coulant sur ses joues lui déchiraient le coeur en mille morceaux. Il fallait qu'il pense au principal; elle était là, devant lui, en chair, et en os. Elle était en vie.
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Lun 5 Sep 2011 - 22:48

Face au vide de sa vie, Rhiannon se sentait plus seule que jamais. Elle avait cette étrange impression de ne pas être à la bonne place, d’avoir été déplacée dans le temps. Elle ne comprenait rien. Plus rien. Les larmes continuaient de couler le long de son visage sans qu’elle puisse les faire stopper. Mais le voulait-elle vraiment ? Car ces larmes étaient la seule chose qui semblait la libérer un peu, l’aider à oublier ce vide. Cette chambre vide l’étouffait et son corps était devenu une prison. Personne n’était là. Personne n’était auprès d’elle. Se pouvait-il que ses parents soient morts dans l’accident qui l’avait mené ici ? Elle ne pouvait pas y croire. Qu’avait-elle fait ? Était-elle la cause de tout ça ? Des centaines de possibilités valsaient dans son esprit, des pensées qui ne faisaient qu’empirer son mal de tête, une douleur qui n’avait d’ailleurs jamais été aussi aigüe. Elle baissa les yeux, aveuglés par la lumière et finit par les fermer, recherchant un peu de paix et de calme. Bercée par les lancements de ses douleurs multiples, elle tentait de rester éveillée de peur de ne pas se réveiller. Pourtant, cet état second entre éveil et sommeil la calmait et lui donnait l’impression que rien de tout ça ne s’était réellement passé. Elle aurait voulu se réveiller et découvrir que tout cela était un cauchemar mais elle savait bien trop pertinemment que ce n’était pas le cas.

Alors qu’elle se sentait partir dans les bras de Morphée, une voix la tira de sa torpeur. Une voix d’homme qu’elle ne connaissait pas. Elle lui paraissait douce mais fit surprise en ouvrant les yeux de voir que cet homme était aussi amoché qu’elle. Voir peut-être plus vu le fauteuil roulant dans lequel il était assis. Elle le regarda longuement, tentant de replacer son visage mais n’y arriva pas. Cet homme lui était inconnu. Certainement un voisin de chambre de l’hôpital venant troubler son ennui avec une fille aussi mal en point que lui. Elle ne savait pas trop si elle devait lui répondre, elle ne le connaissait pas après tout alors pourquoi venait-il s’intéresser à elle ? Elle avait envie qu’il s’en aille, qu’il la laisse tranquille avant de percevoir son regard. Un regard doux et triste. Elle lui répondit donc. Sa culpabilité aidant.
« Bonjour. » Sa voix était frêle et tremblotante, les larmes n’aidant pas. Et après ce simple mot, elle ne savait plus tellement quoi dire. Que disait-on à un inconnu la première fois ? Elle ne s’en souvenait plus. « Vous êtes là depuis longtemps ? Je veux dire à l’hôpital ? » C’était navrant mais elle ne savait pas quoi dire d’autre… Que pouvait-elle dire d’autre ?
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Mer 7 Sep 2011 - 12:20

Assis dans son fauteuil si près d'elle le mettait mal à l'aise. Il n'avait pas écouté les médecins. Ceux-ci lui avait répondu qu'elle avait été dans le coma, mais qu'elle s'était tout juste réveillée. La suite, il l'avait écouté, mais ne l'avait pas entendu. Un petit sourire était apparu sur son visage, et lui, il avait sombré peu à peu dans ses rêves, n'écoutant pas une seule seconde ce que les médecins lui disaient. Alors, une fois qu'il était devant elle, il eut du mal à lui dire quelques mots. Il ne connaissait pas son état, il n'avait rien demandé -ou plutôt rien écouté.

Une fois son salut lancé, il la vit se réveiller. Mince.. Il aurait mieux fait de se taire, et de repasser un peu plus tard. Son esprit trop occupé à savoir quoi lui dire, il n'avait pas fait attention à son état. Le regard qu'elle lui lança lui déchira encore une fois le coeur. De la tristesse se lisait dans ses yeux, et Jovan s'en voulut. Pour plusieurs raisons. Il n'était pas venu la voir plutôt. Il aurait du lui parler pendant son coma, lui tenir la main, et lui raconter tout ce qu'il voulait lui dire. Mais non, trop pris, il n'avait pas pu -ou voulu plutôt- se lever. Il était effrayé. Et puis, il s'en voulait aussi, parce que c'était lui qui conduisait. Il aurait du se rendre compte quelques secondes plus tôt que la voiture devant eux avait freiné. Mais là encore, peut-être trop aveuglé par la colère et le désespoir, il n'avait pas fait attention..

rhiannon eut bien du mal à lui répondre. Et d'une voix tremblante, frêle, elle articula difficilement. « Bonjour. » Un silence s'abbatit entre les deux jeunes gens. Jovan finit par avancer un peu plus ce fichu fauteuil vers elle, et lui fit un petit sourire. « Vous êtes là depuis longtemps ? Je veux dire à l’hôpital ? » Aussitôt, le sourire de Jovan s'estompa. Depuis longtemps? A l'hôpital?? VOUS??? « Je pensais qu'on avait passé l'étape du vouvoyement. » murmura-t-il, avant de se taire. Quelque chose n'allait pas. Pourquoi faisait-elle ça? Le regard de Jovan s'assombrit, et aussitôt, il prit de nouveau la parole, d'un ton incertain, oubliant complètement la question de la jeune femme. « Rhiannon,.. c'est Jovan. » Peut-être était-elle dans le gaz complet. Peut-être que les médicaments l'assommaient. Ou il y avait peut-être une autre raison qu'il prononça tout haut, sans s'en rendre compte. « Rhiannon, tu.. tu ne vois pas? » Il s'approcha d'elle encore un petit peu. Il était maintenant assez près, ses genoux cloués sur ce fauteuil touchaient les draps blancs de son lit. Son coeur fit un bond dans sa cage; Rhiannon le voyait, son regard l'avait suivi. C'était quoi son problème alors? Parce qu'il n'était pas venu la voir avant, elle lui en voulait terriblement? Ne pas le reconnaître, c'était sa façon à elle lui donner une leçon? Elle n'avait pas le droit de lui faire peur comme ça! Pas le droit du tout!

Fronçant les sourcils, Jovan posa sa main sur la sienne, et s'exclama d'une voix ferme et autoritaire. « Rhiannon, Tu n'peux pas m'en vouloir de ne pas être venu te voir. T'as vu dans quel état je suis? Je ne pouvais pas, et je ne voulais pas te voir allongée dans ce putain lit en pensant que tu ne te réveillerais peut-être pas! » De son autre main, il tapa sur le lit. C'était un geste de colère, ou d'impuissance. Sa voix devenait de plus en plus forte. Il avait peur, il lui en voulait d'être si égoiste. « Rhiannon, tu ne peux pas me faire si peur en faisant semblant de ne pas me reconnaître! » Ses yeux étaient illuminés par la colère. La colère et la peur. La colère parce qu'elle se moquait de lui. La peur parce qu'un petit doute persistait en lui.

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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Mer 7 Sep 2011 - 21:40

Se retrouver face à un inconnu, être obligée de lui faire la conversation, tout cela, elle s’en serait bien passé. Rhiannon, suivant son naturel avenant, essayait de faire la conversation alors qu’elle n’en avait pas la moindre envie. Elle se disait d’ailleurs qu’elle avait toutes les meilleures raisons du monde de lui demander de partir vu son état actuel mais elle ne pouvait s’y résoudre, elle n’était pas si cruelle. Et puis, elle ne le connaissait pas, peut-être avait-il besoin de parler et qu’elle pouvait être là pour lui, à ce moment précis comme elle aurait aimé que quelqu’un soit là pour elle. Le regardant sans vraiment beaucoup plus de concentration qu’il était requis, Rhiannon luttait contre une migraine atroce qui semblait vouloir faire imploser son crâne. Elle toucha alors sa tempe et remarqua qu’elle avait un grand pansement sur le front. Comme un réflexe, sa main se décolla de son crâne suite à la surprise d’une telle découverte. Elle ne voulait pas en savoir plus en fait. Elle ne voulait plus tellement savoir ce qui s’était passé de peur de découvrir l’impensable.

Quelques secondes seulement après sa question, le jeune homme lui répondit alors de manière assez inattendue. Elle distinguât à peine ses mots mais elle crut bien comprendre qu’il était assez étonné de l’entendre le vouvoyer. Pourquoi donc ? C’était tout de même normal de vouvoyer une personne non familière ! Et puis, il dit son prénom, comment pouvait-il le connaître alors qu’elle n’avait jamais vu son visage ? Tout était illogique et complètement incompréhensible, chose qui n’arrangea pas son mal de tête. « Mais… si je vous vois. Je ne suis pas aveugle mais… comment connaissez-vous mon nom ? Je… » N’allant pas plus loin, Rhiannon essaya de remonter dans ses souvenirs les plus lointains pour tenter de trouver des éléments lui permettant de reconnaître cet homme. Elle n’avait jamais tellement été physionomiste et elle s’était plusieurs fois retrouver dans des situations embarrassantes en ne reconnaissant pas certaines lointaines connaissances. Pourtant, rien n’y faisait, elle en était sûre et certaine, elle ne le connaissait pas. Il n’était pas étudiant et ne bossait pas dans les endroits qu’elle fréquentait. Il n’était pas un ancien copain d’école ni même un ami de la famille. Elle ne l’avait jamais vu. Mais alors pourquoi se comportait-il ainsi ? Comme s’ils se connaissaient ? Elle ne comprenait rien à ce qu’il disait et pour tout dire, il commençait même à l’effrayer sérieusement. Qu’attendait-il d’elle ? De l’argent ? Du temps ? Elle avait peur et dans son état, elle était une proie facile pour n’importe quel siphonné du bocal. « Mais vous racontez n’importe quoi et pourquoi seriez-vous venu me voir dans mon sommeil ?! Je vais appeler la sécurité, éloignez-vous ! Je ne vous connais pas, c’est si difficile à comprendre ? Arrêtez votre jeu maintenant et partez ! » Sans s’en rendre compte, Rhiannon avait presque crié ces derniers mots et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle une infirmière arriva dans la chambre de la jeune femme. « Que se passe-t-il ici ? » Avant même que quiconque ne réponde, le médecin présent au réveil de Rhiannon arriva et prit la situation en main. « Je m’en occupe Allyson. » Il s’approcha alors du lit de Rhiannon et vérifia son monitoring avant de se retourner face à la jeune femme. « Mademoiselle, calmez-vous. Je comprends votre appréhension mais tout va bien. Je sais que vous êtes perdue et vu la situation, je pense que je dois vous informer de vos blessures dès maintenant même si je doute que vous soyez vraiment en état de comprendre. » Il marqua un blanc, tournant sa tête vers l’inconnu un instant avant de revenir face à Rhiannon. « Vous avez été victime d’un carambolage important à Ocean Grove. Durant l’accident, votre tête a violemment heurté le pare-brise et votre ceinture a cédé. Vous êtes restée une semaine dans le coma et il semblerait que votre trauma crânien vous ait rendu partiellement amnésique. Le choc a également engendré une fausse-couche. Mademoiselle, regardez-moi. Votre état est stable. Je sais que ces révélations sont difficiles à entendre mais pour des raisons apparentes, je dois vous en informez. Un psychologue viendra dans la journée. Je repasserais également. » Il sortit alors de la chambre laissant Rhiannon face à la vérité qui avait eu l’effet d’une bombe. Une fausse-couche ? Elle était donc enceinte ? Non, ce n’était pas possible ! Et amnésique… mais cela voulait dire que… « Quelle année sommes-nous ? » demanda-t-elle alors dans la vide sans vraiment penser avoir une réponse…

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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Sam 10 Sep 2011 - 15:23

« Mais… si je vous vois. Je ne suis pas aveugle mais… comment connaissez-vous mon nom ? Je… » Pourquoi n'arrêtait-elle pas? Pourquoi ne disait-elle pas un grand sourire sur les lèvres « ah, je t'ai bien eu! » Elle devait faire ça, elle n'avait pas le choix! Elle allait forcément à un moment ou à un autre le surprendre, crier, rire ou pleurer. Mais elle devait réagir!! Il l'imaginait déjà prendre son petit air désolé et lui hurler dessus « tu m'as manqué! » Elle devait, elle devait.. Les yeux rivés sur Rhiannon, Jovan attendait une réaction de sa part. Elle ne pouvait pas rester continuellement couchée à lui faire croire à un oubli. Elle savait qui il était, ils avaient passé plusieurs mois ensemble, ils allaient avoir un bébé, bon sang! Qu'elle ouvre sa bouche! QU'ELLE L'OUVRE ET QU'ELLE LUI HURLE DESSUS! « Mais vous racontez n’importe quoi et pourquoi seriez-vous venu me voir dans mon sommeil ?! » Ce fut la douche froide pour Jovan. Pour qui se prenait-elle? Il n'était pas venu la voir, d'accord, il ne voulait pas, mais il ne pouvait pas aussi. Elle ne pouvait pas lui en vouloir indéfiniment non? «  Je vais appeler la sécurité, éloignez-vous ! » Les yeux de Jovan restèrent bloqués sur Rhiannon. Ses traits étaient crispés, son corps tendu. L'envie de lui hurler dessus reprenait le dessus. « Je ne vous connais pas, c’est si difficile à comprendre ? Arrêtez votre jeu maintenant et partez ! » Mais si, si, si tu me connais! L'envie de la secouer revenait de plus en plus forte. Ses mains se seraient volontiers posés sur ses bras, et il aurait voulu la secouer, la secouer pour qu'elle accepte enfin de se rendre compte que cette blague n'était pas drôle. Pas drôle du tout.. Seul un « Arrête » sortit de sa bouche.

Et puis, l'évidence commençait à faire son petit bonhomme de chemin dans son cerveau. Mais il essayait de le taire. Cette blague occupait la plupart de son esprit, et dès que le mot 'amnésique' criait son nom dans sa boite crânienne, il la faisait taire. L'amnésie n'arrivait que très rarement. Et pas sur des personnes avec qui on avait passer autant de bon temps..

Et puis, une infirmière fit son irruption dans la salle, demandant ce qu'il se passait. Et un autre type, un médecin, la suivit. Jovan recula son fauteuil roulant de quelques centimètres, et les regarda à tour de rôle. Aucun ne faisait vraiment attention à lui, mais lui faisait attention à chaque trait sur leur visage, et ce qu'il observait ne sentait pas bon. Pas bon du tout. « Mademoiselle, calmez-vous. Je comprends votre appréhension mais tout va bien. Je sais que vous êtes perdue et vu la situation, je pense que je dois vous informer de vos blessures dès maintenant même si je doute que vous soyez vraiment en état de comprendre. » Un petit regard vers Jovan, comme si il se rendait enfin compte qu'il était là, et il reprit de plus belle en fixant Rhiannon.« Vous avez été victime d’un carambolage important à Ocean Grove. Durant l’accident, votre tête a violemment heurté le pare-brise et votre ceinture a cédé. » Et là, ce fut le choc. Assis dans son fauteuil, Jovan se rendait compte de l'étendu des dégâts. Et il écoutait. Seuls certains mots retenus son attention. «  une semaine dans le coma » « vous ait rendu partiellement amnésique » «  fausse-couche ».. Là, ce fut le pire choc de toute sa vie. Même son arrêt cardiaque ne lui avait pas fait aussi mal, il en était certain.

Rhiannon le voyait, elle était consciente, elle était juste amnésique. Elle ne se rappelait pas de lui. Elle ne se souvenait sans doute pas de leur rencontre. Elle n'avait aucun souvenir de la première nuit qu'ils avaient passé ensemble. Elle n'imaginait pas une seule seconde tout le plaisir qu'ils avaient eu. Non. Rien. A la place de tout cela, c'était le vide, le néant.. « Quelle année sommes-nous ? » demanda-t-elle. La gorge sèche, Jovan se rapprocha d'elle. Il n'avait même pas réalisé que le médecin était sorti.. Il eut du mal à articuler. « On est en 2012.. En juillet 2012. » Il n'osait pas dire autre chose. Alors, pour combler le silence il ajouta juste un « Je suis désolé de m'être emporté ». Il avait bien choisi ses mots, les avait bien pesés. Pas de tutoiement, pas de vouvoiement.. Au moins, elle ne risquait pas d'être blessée. Elle l'avait été assez comme ça.

Trauma crânien. Amnésie. Fausse couche. Sans que cela paraisse, il se sentait soulagé de ne pas devoir assumé un autre bébé. Un, c'était dur. Deux en bas-âge, la situation serait devenue horrible. Mais il avait mal. Mal pour elle..
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Sam 24 Sep 2011 - 15:33


C’était un cauchemar, un réel cauchemar, ceux dont jamais on arrive à s’extirper, ceux qui semblent si réels que vous vous réveillez en sueur et paniqué, ceux qui vous hantent pendant des semaines. Mais ce cauchemar, Rhiannon le vivait en ce moment même et jamais, jamais elle n’allait se réveiller. Peut-être que donc, dormir serait plus doux, peut-être que s’enfuir dans des rêves qu’elle pourrait contrôler serait plus facile mais elle n’y arrivait pas car à présent, la douleur avait fait place aux questions, à des dizaines de questions. Pourquoi avait-elle été présente dans ce carambolage ? Combien de temps s’était-il écoulé depuis ? Combien d’années avait-elle oublié ? Pourquoi était-elle tombée enceinte ? L’avait-elle voulu ? Qui était le père ? Mais surtout, qui était-elle devenue ? Parce qu’elle ne se reconnaissait pas, elle ne comprenait pas pourquoi et comment elle avait pu tombée enceinte alors qu’elle savait pertinemment que ses études étaient plus importantes. Mais d’ailleurs, faisait-elle toujours des études ? Toute sa vie commençait à tomber en lambeaux, comme un château de carte sur lequel on souffle.

Elle s’en voulait alors d’avoir été si odieuse avec cet homme qui devait vraisemblablement la connaitre alors qu’elle, elle n’en avait aucun souvenir. Elle avait honte d’elle-même et aurait voulu pleurer mais elle se dit que ce serait certainement égoïste. Le médecin repartit, laissant Rhiannon face à une vérité qu’elle n’assumait pas. Elle voulait comprendre et lorsque l’homme se trouvant avec elle répondit à sa question, elle comprit. 2012. Deux années donc, elle avait perdu deux années de sa vie. Et c’était déjà bien trop. « Je… Je suis désolée. Pour… ce que je vous ai dit, je ne savais pas et… enfin… je suppose que vous devez me connaitre enfin… que l’on doit se connaître. Pour moi, je… on était en 2010 et je comprends mieux maintenant même si… » Les derniers mots n’arrivaient pas à sortir, elle avait l’impression de se plaindre alors qu’au fond, cet homme devant elle avait autant de raisons d’elle de se plaindre. « C’est difficile » murmura-t-elle alors, d’une voix à peine audible. Rhia regarda alors cet homme devant elle et comprit qu’elle ne savait rien de lui et que c’était une erreur. « Donc on se connait c’est ça ? Vous vous appelez comment ? Je… je suis désolée, je sais que ça doit être dur de m’entendre demander ça mais je ne peux pas faire autrement, j’espère que vous comprendrez… que tu comprendras. » C’était aussi difficile pour elle que pour lui, elle s’en rendait bien compte mais comment pouvait-elle faire ? Elle ne savait rien de lui et elle aurait du alors elle voulait réparer cette erreur. « On est quoi en fait ? … Amis ? Autre ? » Peut-être était-il le père de cet enfant qu’elle avait perdu ? Elle n’en savait rien après tout mais c’était possible. Pourtant, Rhia se rendit compte qu’elle aurait certainement beaucoup de mal à encaisser cette nouvelle révélation. Entre la vérité et l’oubli, la jeune femme commençait à hésiter. Et c’était un sentiment encore plus insupportable que les autres.
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Dim 25 Sep 2011 - 18:09

La vérité est parfois cruelle à entendre. Et c'est dans ces moments-là, qu'on se rend compte que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Et encore moins à entendre. Parfois, on préfèrerait, quand on sait, rester en dehors de tout ça, on maudit la personne qui nous a mis nu devant la vérité.

Jovan pouvait imaginer à quel point cette vérité était dure à entendre pour Rhiannon. Il pouvait se l'imaginer car lui aussi la vivait à ce moment-là. Rhiannon, sa petite amie, celle qui était enceinte, de lui. Cette fois, il n'avait aucun doute possible; Rhiannon n'avait jamais pu aller voir ailleurs, ce n'était pas son genre. Et lui, la seule chose qu'il avait réussi à faire en apprenant sa grossesse, c'était de faire la tête. Quel type ignoble il était.. Quelques heures plus tard, leurs vies auraient pu s'arrêter, comme celle de ce tas de cellules dans son ventre.
Les yeux scotchés sur la jeune fille qu'il avait tant aimé, Jovan restait silencieux. Il avait pris la vérité de plein fouet, et il était incapable de dire quoi que ce soit. De toute façon, que pouvait-il lui dire? Il avait l'impression d'être face à une inconnue. Son visage reflétait la première fois. Leur rencontre. Mais avant, son visage était animé d'un doux sourire, et d'yeux riants. Là, elle aspirait la tristesse et l'incompréhension totale.« Je… Je suis désolée. Pour… ce que je vous ai dit, je ne savais pas et… enfin… je suppose que vous devez me connaitre enfin… que l’on doit se connaître. Pour moi, je… on était en 2010 et je comprends mieux maintenant même si… » Bougeant quelque peu dans son fauteuil, Jovan hocha la tête. Il avait envie de la serrer dans ses bras, de poser sa tête sur son épaule, et de lui murmurer au creux de l'oreille 'ne t'en fais pas, ça va aller'. Mais il ne pouvait pas. Ce n'était qu'un étranger à ses yeux. « C’est difficile » murmura-t-elle alors. Oui, c'était difficile. Et c'était même irréel. Comment un cerveau pouvait-il tout oublier? Ils avaient vécu de merveilleux moments ensemble! Et elle ne se souvenait de rien, de rien. C'était aussi frustrant que quand quelqu'un vous disait, après avoir fait l'amour, 'ouais, c'était moyen'. Il se sentait vexé. Honteux. « Donc on se connait c’est ça ? Vous vous appelez comment ? Je… je suis désolée, je sais que ça doit être dur de m’entendre demander ça mais je ne peux pas faire autrement, j’espère que vous comprendrez… » TU! TU! Utilise ce mot Rhiannon, s'il te plait. Il avait envie de lui hurler ça. Mais encore une fois, aucun son ne sortit.. Et elle comprit bien rapidement. «  que tu comprendras. » Encore une fois, un seul hochement de tête vint répondre à sa question.

Le silence de Jovan en disait long sur ce qu'il ressentait. Il n'était pas un grand bavard. Il n'était pas non plus un muet. Il aimait parler, parler pour dire quelque chose. Et les seules fois où il se taisait, c'était quand il se sentait coupable, et honteux. Là, c'était le cas. A cause de lui, -oui, c'était bien à cause de lui si elle était comme ça, il n'avait pas réagi assez vite, tellement obnubilé par ses problèmes- elle ne se rappelait de rien. C'était de sa faute, c'est tout.

« On est quoi en fait ? … Amis ? Autre ? » Les yeux toujours rivés sur elle, Jovan n'avait d'autres choix que de répondre cette fois. Et la réponse sortit plus rapidement de sa bouche qu'il ne l'aurait voulu. « Nous sommes juste amis. » juste amis. Aussitôt, il regretta ses mots. Pourquoi avait-il dit ça? Pourquoi n'avait-il pas avouer qu'ils étaient plus que des amis? Ils couchaient ensemble, bordel! Il n'avait pas le droit de lui faire ça, il n'avait pas le droit de lui mentir à ce point. Il n'avait pas le droit de lui mentir tout court.

Ouais, mais voilà, son inconscient avait été trop rapide, et au fond de lui, lui dire qu'ils n'étaient que des amis l'arrangeait. Son avenir était en danger. Elle souffrirait maintenant, mais au moins, elle ne souffrira pas plus tard, en tant que 'petite amie de Jovan Lennon, l'homme qui..'. Se forçant à être le plus naturel possible, Jovan roula sur son fauteuil jusqu'à elle. Il lui prit la main, et expliqua alors, d'une voix qui se voulait rassurante. « On était au mariage de Maat Blythe-Sheldon. On y était allé ensemble, entre amis. Tu m'as avoué que tu étais enceinte. Je ne connais pas le père, tu ne me l'as pas présenté. » Il s'interrompit quelques secondes, avant de reprendre. Ses yeux commençaient à devenir humides, et il posa son regard sur les draps blancs. « On est reparti du mariage. On avait passé une bonne soirée. J'avais fait un peu ma tête de mule au début, parce que j'avais eu un soucis le matin même. Mais toi, t'étais toute excitée à l'idée d'avoir un bébé. Tu rayonnais de bonheur. On est monté dans ma voiture, et c'est un peu plus loin qu'on s'est retrouvé dans ce carambolage..» Et là, il murmura alors un « je suis désolé », en reposant son regard sur elle. Désolé d'avoir été aussi peu réactif dans ses gestes. C'était lui qui conduisait et il n'avait pas été foutu capable de voir venir l'accident. Et désolé aussi de te mentir.
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia Jeu 13 Oct 2011 - 17:56


« Nous sommes juste amis. » C'était étrange, Rhiannon aurait pensé qu'il y avait autre chose entre eux, comme un pressentiment fugace mais après tout, avec son coup à la tête plus la fatigue et la douleur associée aux calmants, elle devait certainement se tromper, oui certainement. Elle le regardait, il avait l'air torturé par quelque chose qu'elle n'arrivait pas à déceler. Mais encore une fois, elle ne pouvait en être sûre. Après tout, il était en fauteuil, il devait bien souffrir également. Tout était finalement trop confus pour pouvoir porter de quelconques conclusions, autant donc laisser les hypothèses de côté et oublier tout ça. Tout du moins pendant un moment, le temps qu'il faudra. Lorsqu'il lui prit la main, elle sursauta légèrement, n'étant pas tellement préparée à une telle attention. Encore une fois, elle aurait pu penser qu'il s'agissait d'un signe de plus qu'une amitié mais elle avait décidé de ne plus y penser, alors elle n'y fit pas attention.

« On était au mariage de Maat Blythe-Sheldon. On y était allé ensemble, entre amis. Tu m'as avoué que tu étais enceinte. Je ne connais pas le père, tu ne me l'as pas présenté. » Elle ne savait même pas qui était cet homme. Maat Blythe-Sheldon ? Jamais entendu parler mais soit, oublions, chose qu'elle savait particulièrement bien faire récemment. Mais ce qui la choqua presque fut que Jovan ne connaisse pas le père. Était-elle définitivement devenue une de ses filles qui couchent sans vraiment connaître le garçon et qui s'en vont le petit matin venu sans un nom ni un numéro de téléphone ? Était-elle enceinte d'un homme lambda dont elle ne se souvenait même pas quelques minutes après avoir couché avec lui ? Rhiannon avait tout d'un coup très peur de découvrir celle qu'elle était devenue, elle n'en avait même pas envie. Elle aurait voulu repartir de zéro mais elle était autant effrayée par cette alternative que par l'autre. Dégoûtée d'elle-même, elle ne dit rien. Restant muette, elle écouta la suite des explications que Jovan lui donnait, toujours aussi surprise et étonnée. « On est reparti du mariage. On avait passé une bonne soirée. J'avais fait un peu ma tête de mule au début, parce que j'avais eu un soucis le matin même. Mais toi, t'étais toute excitée à l'idée d'avoir un bébé. Tu rayonnais de bonheur. On est monté dans ma voiture, et c'est un peu plus loin qu'on s'est retrouvé dans ce carambolage.» Ce n'était donc la faute de personne, c'était un obstacle du destin, une épreuve à passer. Elle comprit alors que Jovan portait sur ces épaules une culpabilité bien trop grande pour lui. Ce n'était pas sa faute, il était au volant mais ce n'était pas sa faute, il en avait été décidé ainsi, c'est tout.

« Non, ne sois pas désolé Jovan. C'était un carambolage, tu n'aurais pas pu l'éviter, c'est comme ça, ne t'inquiètes pas pour ça. » Elle savait que ces paroles sonnaient faux mais que pouvait-elle dire de plus et puis, c'est vrai, elle ne lui en voulait pas mais certainement parce qu'elle ne le connaissait pas au final, comment en vouloir à une personne dont on a aucun souvenir... « Désolée mais... je ne sais pas, c'est difficile de parler de tout ça alors que je n'en ai aucun souvenir... C'est comme si j'étais dans un rêve enfin, un cauchemar plutôt. Et... tu n'as vraiment aucune idée de qui était le père de l'enfant que je portais ? Je suis désolée de demander ça mais il n'est pas venu ? Est-il au courant ? J'ai peur d'être devenue... enfin bref, ça n'a pas d'importance... » Rhiannon n'avait pas envie de passer pour une fille facile, quoique, étant son ami, Jovan devait très certainement déjà le savoir si c'était le cas...
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Message(#) Sujet: Re: where is my mind - jovan/rhia

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where is my mind - jovan/rhia

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