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 not welcome

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Message(#) Sujet: not welcome Ven 16 Sep 2011 - 2:59

    Le choc. Elle ne regardait pas la route, ses yeux étaient posés sur le profil de son frère jumeau, alors qu’elle racontait avec sentiment les événements du mariage. Elle gesticulait, furieuse contre son petit ami, elle ne cessait de répéter qu’elle ne comprenait pas sa réaction, qu’il était crétin de l’avoir abandonné ainsi, sans un mot. Dwayne hochait la tête, il connaissait assez sa sœur pour savoir qu’il n’y avait aucune place à l’argumentation lorsqu’elle était aussi remontée. Il était préférable d’approuver ses propos et de se contenter de quelques phrases approbatives du genre : « ouais, c’est clair » ou encore : « je comprends ». De cette façon, elle ne s’en prenait pas à lui et pouvait se défouler amplement. Par contre, au moment où elle éclata en sanglot, il se retourna vers elle. Ce n’était pas comme si cela n’arrivait pas assez régulièrement; Isis subissait énormément de pression au boulot et sous ses apparences malignes, elle était très sensible. Elle mettait à présent la faute sur un certain Tatum, dont le jeune policier n’avait jamais entendu parler. Il prit la main de sa sœur et lui dit de se calmer, qu’elle et Dexter s’aimaient, que ce n’était probablement que la fatigue, l’alcool peut-être. Et alors que la belle allait répliquer, la voiture fût ébranlée. Le choc lui avait coupé le souffle. Le coussin gonflable s’était ouvert lorsqu’ils avaient percuté la voiture de devant et Isis perdit alors contact avec la réalité. Elle n’avait pas vu le danger devant ni Dwayne, d’ailleurs. Elle ne s’était pas attendu une seconde à un événement semblable, elle n’avait pu se protéger. Son frère avait eu un petit peu plus de chance, il n’avait pu agir assez rapidement pour éviter l’accident, mais il avait tout de même ralentit et surtout, il s’était servi de son bras comme d’un bouclier. La jeune Riley avait eu le coussin gonflable en plein visage, son nez s’était cassé et elle était plongée dans l’obscurité. Elle n’avait pas repris conscience pour voir son petit ami la secourir, ni pour son transport à l’hôpital. Ce n’était peut-être pas plus mal, après tout. Au moins de cette manière, elle n’avait pas eu peur, elle ne s’était pas inquiétée. Isis s’était éveillée dans une chambre blanche vers trois heures du matin. Son frère s’en était bien tiré, il n’avait que le poignet cassé et quelques égratignures. Dexter se trouvait également à son chevet, lui tenant la main. Ils dormaient tous lorsqu’elle avait ouvert les yeux. Sa tête tournait encore, elle avait la gorge sèche et ne parvenait pas à respirer par le nez. Elle y posa une main, bandée et comprit qu’il était fracturé. Les larmes lui montèrent aux yeux, la douleur était atroce. Elle remarqua que sa jambe droite se trouvait dans le plâtre et eut soudain une crise de toux. Un élancement se fit sentir sous son sein. La belle n’avait ni la force, ni le courage de regarder sous sa chemise. Elle ferma les yeux quelques secondes, remerciant le ciel d’être toujours en vie. Isis serra alors la main de Dexter, qui ouvrit les yeux immédiatement. Il lui sourit, embrassa son front et demanda de ses nouvelles. La jeune femme haussa les épaules, incapable de répondre à cette question. Comment allait-elle, elle ne savait même pas comment elle était arrivée là. Isis demanda alors des explications. Son copain lui raconta le carambolage, il lui apprit qu’elle avait fait une hémorragie interne et que les médecins craignaient qu’elle ait un saignement dans le crâne. Ils leur avaient parlé de commotion, d’un temps indéterminé à l’hôpital. Ils disaient qu’elle avait eu beaucoup de chance, elle avait été chanceuse d’être amené par une voiture plutôt que par une ambulance, car ils n’arrivaient pas à fournir. Elle était arrivée à temps. Isis soupira et posa une main sur sa poitrine, prête à pleurer de nouveau. Dexter lui caressa les cheveux et lui dit qu’il l’aimait, qu’il avait eu peur de la perdre. C’est alors qu’il lui demanda d’emménager avec elle.

***

    Elle était restée huit jours à l’hôpital. Ils avaient craint un autre saignement et préférait la surveiller de près, s’assurer qu’elle était complètement hors danger. Pendant qu’elle était alitée, son frère et son copain avaient déménagé ses affaires chez Dexter. Dwayne gardait quand même la maison, se disant qu’il allait tenter de trouver un nouveau colocataire. Et voilà près de deux semaines qu’ils vivaient tous les deux, en amoureux. Et pour Isis, c’était un soulagement. C’était absolument ce que cela leur prenait. Ils se voyaient tous les jours, sans avoir à le prévoir et depuis qu’ils avaient pris cette décision, tout allait bien. Certes, il y avait quelques problèmes d’intimité, parfois. La belle était une femme extrêmement curieuse et il n’était pas rare qu’elle écoute des conversations téléphoniques, qu’elle feuillète des papiers laissés sur la table de la cuisine. Et comme le lieutenant n’avait jamais eu à se soucier de sa vie privée, il le prenait souvent très mal. Pourtant, c’était plus fort qu’elle. Il faut dire qu’elle n’avait pas recommencé le boulot encore, du moins pas sur le terrain. Elle restait donc à la maison afin de faire la paperasse. Isis n’avait donc rien d’autre à faire que tourner en rond, elle qui adorait l’action de son boulot. Et donc comme elle s’ennuyait…

    Elle était d’ailleurs assise dans les marches menant à l’étage supérieur et regardait les feuilles éparpillées sur la table basse du salon. Isis était persuadée que Dexter faisait exprès. Il n’avait pas de preuves concrètes qu’elle se mêlait de ses affaires, mais il lui faisait des allusions régulièrement. Il faut dire que si elle était coupable, le jeune homme se montrait un peu paranoïaque également. Il n’avait pas l’habitude d’avoir quelqu’un avec lui et il connaissait assez bien sa copine pour savoir qu’elle était fouineuse. Et donc, elle était persuadée qu’il tentait de la piéger et ainsi pouvoir l’engueuler. Oui, belle relation de confiance… Le téléphone la fît sursauter, elle se leva et boita jusqu’à son portable, dans la cuisine. C’était Dwayne :


      - Hey, ça va?
      - Si on veut, écoute je passe te prendre dans cinq minutes okay?
      - Qu’est-ce qui se passe, pourquoi t’es aussi énervé?
      - Tu sais ces viols…
      -Je croyais que vous aviez dit l’affaire résolue? Ça avait cessé après que vous ayez arrêté ce type…
      - Il faut croire que t’avais raison. Une fille est morte…
      - Et vous êtes certain que c’est le même agresseur, ça n’a peut-être rien à voir..
      - C’est le même. Je suis devant, prend ton appareil photo, dépêche.


    La jeune femme monta le plus rapidement qu’elle le pouvait à l’étage afin de prendre sa caméra et rejoignit son frère. Elle ne savait pas comment se sentir. D’abord, c’était terrible ce qui arrivait et cela la touchait énormément. Isis s’était investie dans cette enquête et voilà qu’une jeune femme était morte. D’un autre côté, elle était reconnaissante envers son frère, extrêmement reconnaissante. Il la connaissait si bien, c’était incroyable. Il savait qu’elle avait mis tout son être sur ce cas et qu’elle y tenait. Il savait aussi comment elle se sentait depuis l’accident, comme si elle n’était plus bonne à rien. Sa jambe plâtrée l’empêchait de se rendre utile. Qu’il l’amène ainsi, lui faisait un bien incroyable. Isis le remercia d’ailleurs, avec un seul regard et il lui sourit. Puis, il lui expliqua ce qu’ils avaient trouvés à peine quinze minutes plus tôt. Elle écoutait, réfléchissait à toute vitesse. Elle tentait de revoir le dossier qu’elle avait créé, elle revoyait les éléments, les preuves, les victimes… La détective posa quelques questions, des questions auxquelles Dwayne ne pouvait répondre, n’ayant eu que les grandes lignes. Il ne s’était pas rendu sur les lieux avant d’être allé la chercher. Elle lui ordonna de poser ces questions dès qu’il verrait un supérieur. Il hocha la tête, prit une grande respiration. Il n’était pas familier avec les scènes de crimes. Il était encore dans le bas de l’échelle, s’occupait des contraventions, etc. C’était important pour lui, une affaire comme celle-là. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait traîné Isis, parce qu’il savait qu’elle lui serait utile, qu’elle lui ferait voir des trucs qu’il aurait peut-être manqué. Ils arrivèrent sur les lieux et ils avancèrent. Peu de gens étaient étonnés de voir la belle Riley, elle était une habituée. Certes, elle venait rarement sur les lieux de crimes aussi tôt, mais ils savaient tous qu’elle avait souvent aidé plusieurs d’entre eux. Et puis, demander l’aide d’une détective était la prochaine étape, au point où ils en étaient…

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Message(#) Sujet: Re: not welcome Ven 23 Sep 2011 - 23:24

Dexter avait toujours été quelqu'un d'un tempérament indépendant, et c'était sans aucun doute la raison pour laquelle il avait rapidement déménagé une fois qu'il avait eu sa majorité. C'était pour cette même raison qu'il n'avait aucun problème à vivre loin de son père, et du reste de sa famille en Irlande. Ce n'était pas du désintérêt de sa part, même si il comprenait que cela puisse être perçu ainsi, mais il avait simplement besoin de temps pour lui, de temps à se consacrer à lui, et à personne d'autre. D'une personne de nature aussi généreuse que Dexter, il arrivait que certains s'en inquiètent, mais les gens qui avaient appris à le connaître savait le laisser tranquille dans des moments pareils. Maintenant, cependant, il devait faire un effort pour ne pas trop s'isoler. Il vivait avec Isis depuis quelques semaines maintenant, et si il devait avouer que cette décision le ravissait, ce n'était pas facile tous les jours. Il était habitué à sa vie de célibataire endurci. Cela avait beau faire un peu plus d'un an maintenant qu'il sortait avec Isis, ils n'avaient jamais vraiment eu cette impression de partager un lieu. Ils alternaient en toute indifférence le fait de dormir chez l'un ou chez l'autre, sans jamais avoir l'impression que leur place était plus dans la maison de l'un ou de l'autre. Du moins, ce n'était pas le cas de Dexter. Lorsque Isis et lui-même était dans sa maison à lui, il se sentait chez lui, pas chez « eux ». Maintenant, tout était différent. Il ne s'en plaignait pas. Il était ravi de la voir tous les matins, et de se coucher toutes les nuits auprès d'elle mais il avait encore un peu de mal à se faire à l'idée de devoir acheter de l'après-shampoing, de la crème hydratante, et des tampons en allant au supermarché. Il s'étonnait régulièrement de trouver son odeur dans les pièces de la maison, et si les touches féminines qu'elle avait apporté à sa maison lui convenait parfaitement, son confort de célibataire lui manquait parfois. Le plus dur venait sans aucun doute du fait qu'il ne pouvait plus laisser ses dossiers dans la maison comme il l'entendait. L'un comme l'autre avait été très clair dès le départ à ce sujet : ils ne devaient toucher aux affaires des autres en ce qui concernait leur profession. Mais Dexter avait cette manie de prendre le document sur lequel il travaillait partout avec lui et de l'abandonner dans la pièce dans laquelle il se trouvait lorsqu'il avait trouvé ce qu'il pouvait en retirer. Malheureusement, cela crée un minimum de tension avec Isis, qui ne pouvait probablement s'empêcher d'y jeter un coup d'oeil – il était à peu près certain qu'il ferait de même. Que ce soit fondé ou non en tout cas, il se montrait automatiquement suspicieux dès lors qu'il rentrait pour trouver des documents qu'il avait lui-même abandonné dans le salon, ou même dans la cuisine.

Ce matin, par exemple, lorsque Dexter s'était réveillé, il avait déposé un baiser sur le front d'Isis, encore endormie, et avait été travailler un moment sur l'un des plus importants dossiers en cours avant de se rendre compte qu'il était en retard et de se préparer à toute vitesse. Il avait abandonné tous ses documents sur la table du salon, sans y prêter attention, et était monté dans sa voiture en quatrième vitesse. Il n'avait d'ailleurs même pas eu le temps de prendre un café au bureau – petit rituel qui lui permettait de bien commencer sa journée – qu'on l'avait déjà appelé en urgence. Une jeune fille avait été retrouvée morte, et très probablement violée... Dexter ne savait pas ce qui le mettait le plus hors de lui : le fait d'avoir mis quelqu'un d'innocent au prison, le fait qu'il y avait une autre victime, ou le fait qu'ils devaient tout revoir depuis le départ et que cela impliquait qu'il puisse y avoir d'autres victimes. Il attrapa le double du dossier qu'il avait laissé dans son bureau, et se rendit directement sur les lieux pour voir si de nouveaux éléments pourraient l'aider, le mettre sur la bonne piste. Cela faisait des semaines qu'il n'avait rien fait, et dans ce genre de cas, il était plus que possible qu'il se soit emporté, et ait laissé des indices supplémentaires. Au diable le dossier qu'on lui avait donné comme soi-disant prioritaire. Le mystère autour de la mort de Christopher Lenheart attendrait pour être élucidé. Il avait beau avancer de manière significative sur ce dossier, il n'y avait plus de victimes, et si il savait pertinemment que son supérieur détesterait entendre ça, ce dossier ne valait rien à côté de celui qu'il avait entre les mains. Si il ne l'élucidait pas, combien de victimes y aurait-il encore ?

Une fois arrivé sur les lieux, Dexter insiste lourdement auprès des agents qui se trouvaient sur les lieux pour que personne n'ait accès à la scène de crime sans être passé par le lieutenant. Il suffisait qu'une seule personne parle aux journalistes, et tout serait exposé, le tueur saurait les avancées qui avaient lieu. Car, pour la première fois, il avait laissé un indice. Ce n'était rien, ce n'était même pas encore quelque chose de concret, et peut être que ça mènerait à rien, mais il voyait pertinemment dans le regard de toute l'équipe sur cette affaire un élan de motivation qui le surprenait lui-même. Tout le monde avait été particulièrement abattu en apprenant qu'il avait fait une autre victime, et Dexter se demandait si ils arriveraient à donner un nouveau souffle à l'enquête. Mais le meurtrier s'était trahi lui-même, et tout le monde était plus motivé que jamais. C'est également pour cette raison qu'il avait désiré que tout ce qui concernait cette nouvelle victime reste totalement secret, mis à part pour la famille qui aurait naturellement accès au corps. Ils tenaient le bon bout, et ce n'était absolument pas le moment de lâcher.
Lorsque différents « bonjours » retentirent aux oreilles de Dexter, celui-ci se retourna pour voir de qui il s'agissait. Il eut un léger sourire amusé en découvrant le visage de Isis, et secoua la tête. Il continua pendant quelques secondes sa discussion avec son coéquipier, puis se dirigea vers sa petite-amie, priant intérieurement pour qu'elle ne se la joue pas trop insistante, et accepte de rentrer. Il savait qu'elle était sérieuse, et qu'elle ne parlerait pas à la presse, mais il ne souhaitait faire aucune exception à la règle qu'il avait fixé. Qui plus est, avec sa jambe dans le plâtre, il préférait nettement qu'elle se repose. « Je suppose que tu n'es pas venue me rendre une simple visite de courtoisie ? » dit-elle en déposant un baiser sur ses lèvres. Pour la première fois depuis qu'il était sur cette affaire, il se rendit compte qu'en enquêtant ainsi, en s'approchant de la vérité, cette dernière prenait le risque de se retrouver à la place de la jeune femme. Un frisson parcourut son corps tout entier, et il écarta doucement Isis. « Tu seras mieux appuyée sur l'arbre avec tes béquilles, non ? »
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Message(#) Sujet: Re: not welcome Jeu 29 Sep 2011 - 22:49

    Lorsque Dexter s’approcha d’elle, la jeune femme discutait de l’affaire avec son frère et un membre de l’équipe des légistes. Il était en train de leur expliquer qu’elle avait été violé, sans aucune doute possible puisqu’il y avait des ecchymoses sur les cuisses, très près des parties intimes. Ils supposaient qu’à l’examen complet, ils verraient qu’il y avait eu frottement sur les parois vaginales. Ils n’espéraient pas de sperme, pas avec ce type. Il était beaucoup trop minutieux… Isis le coupa, lui fit remarquer que le fait de la tuer était très probablement une erreur. Ce n’était pas sa façon de faire. Elle était convaincue qu’il était un violeur, un pédophile peut-être effroyable, mais pas un meurtrier. Elle disait qu’il avait peut-être paniqué par la suite, en réalisant son geste. Autrement, pourquoi n’aurait-il pas essayé de se débarrasser du corps? Avec la mer aussi près, avec tout ce qu’il y avait dedans, ça n’aurait pas été très difficile. Le corps aurait été retrouvé des jours plus tard, loin de Miami, peut-être, lavée de toute preuve. L’homme hocha la tête, s’excusa en voyant Dexter arriver et alla parler à un de ses coéquipiers. La belle allait lui dire quelque chose, expliqué sa présence, mais il l’empêcha de parler en déposant un baiser sur ses lèvres. Isis sourit et haussa les épaules après avoir entendu sa remarque, roulant les yeux, un peu amusé. La réponse à cette question ne valait même pas la peine d’être dites, elle était très claire. Jamais la jolie blonde n’aurait osé venir sur une scène de crime dans le simple but de voir son petit ami. Principalement parce que c’était manqué grandement de professionnalisme, mais également parce qu’elle n’éprouvait pas le besoin de passer le voir à l’improviste. Elle n’était pas cette personne dépendante et légère. Pourtant, cette affaire lui parlait énormément. Elle n’avait jamais expliqué à Dexter pourquoi elle se mêlait de ce cas, comme s’il s’agissait du sien. La jeune femme ne lui avait jamais avoué avoir passé près de subir le sort que ces filles subissaient, alors qu’elle avait environ leur âge. Rien ne s’était produit, au final. Et pourtant, cela l’avait longtemps perturbée, elle avait eu peur de se retrouver seule avec un garçon. Même son frère, qui avait assisté à la scène n’en avait jamais réentendu parler. Elle avait pleuré le soir où c’était arrivé, mais c’était tout. Pourtant, c’était une douleur qu’elle avait depuis ce jour et qui ne s’en irait jamais, malgré tout. Et donc, que quelqu’un puisse faire subir cela à des jeunes filles la mettait hors d’elle. Cela lui déchirait l’âme de savoir qu’elles vivraient avec cela toute leur vie, que leur jeunesse leur était enlevé et qu’elles ne seraient plus jamais les mêmes. Puis, le lieutenant lui indiqua un arbre un peu plus loin, où elle serait plus confortable. Isis Rose secoua la tête, le regard posé sur le corps gisant à quelques mètres. Il ne pourrait malheureusement pas la faire partir, à moins d’utiliser la force. Et encore, c’est si elle ne s’arrangeait pas pour obtenir une autorisation de la part de son supérieur. Elle n’était pas prête à lui laisser cette affaire entre les mains. Elle avait eu confiance en lui au départ et avait agi dans le simple but de se soulager l’esprit, d’aider. Pourtant, ils avaient enfermé un type innocent, personne n’avait voulu l’écouter lorsqu’elle disait que ça ne collait pas. Et en réalité, elle le comprenait très bien. Personne n’avait pu prévoir qu’il s’agissait d’une fausse piste. Il y avait effectivement plusieurs preuves qui indiquaient que Jonhson était le coupable. Isis aurait très certainement eut le même raisonnement, elle aurait sûrement été d’accord si elle n’avait pas été une victime. C’était dans son regard, dans sa manière d’être. Elle ne le croyait pas capable de le faire. Il était, certes, peu recommandable comme personne, il trainait certainement dans des trucs un peu louche, mais… Ainsi, elle sentait que son aide serait utile. Jamais Dexter ne la lui aurait demandée, par orgueil, par principe, elle n’en savait rien. Reste qu’elle considérait que le temps pressait et qu’il fallait unir leurs forces. Dwayne l’avait bien compris et elle lui en serait éternellement reconnaissante. Ainsi, lorsqu’elle regarda de nouveau son copain son regard se montrait un peu dur, ou déterminé. Il y avait tout de même de la tendresse sur son visage, car elle aimait qu’il se soucie de sa santé, qu’il veille à ce qu’elle aille bien. Elle lui sourit et lui dit : « T’es mignon, mais ça va très bien ». Puis, elle fit signe à son frère de la suivre, par un tout petit geste de la tête et s’éloigna. Elle approchait du corps, alors qu’elle murmurait à l’oreille de son frère de lui donner le numéro du chef de service. Il ne semblait pas comprendre pourquoi, mais le fît tout de même. Isis voulait une assurance, elle ne pouvait laisser Dexter la faire partir. Peut-être qu’elle passait sous son autorité, qu’il lui en voudrait. Mais elle ne doutait pas une seconde qu’il n’était pas très heureux de la voir sur sa scène de crime. Elle eut donc une conversation, assez courte, avec le supérieur de Dexter, lui expliquant de manière très professionnel qu’elle était détective privée et qu’une famille l’avait engagé lorsque leur fille avait été violée. Que maintenant que la situation empirait, il était sans doute préférable qu’ils travaillent ensemble, pour le bien être publique. Ainsi, elle demandait l’autorisation de se présenter sur la scène de crime. L’homme accepta, il n’avait pas tellement le choix, après tout. S’ils ne parvenaient pas à trouver le coupable, il n’y aurait pour eux que du négatif. Un mauvais jugement sur leur service, l’embauche d’une nouvelle équipe, peut-être, le mécontentement de la population, etc. Isis le remercia et eut un sourire. Son frère le regardait, amusé. Il ne parvenait toujours pas à croire qu’elle était aussi mesquine lorsqu’elle avait besoin de quelque chose, qu’elle mentait aussi facilement. Il le savait pourtant, depuis le temps. Il l’abandonna quelques instants, alors que quelqu’un derrière eux, qu’Isis cru être Dexter, l’appelait. Le belle continua sa route, les béquilles dans la boue, et s’approcha du cadavre. Vivement que son frère revienne, il pourrait se déplacer plus aisément qu’elle et regarder là où elle voulait qu’il regarde.
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Message(#) Sujet: Re: not welcome Dim 2 Oct 2011 - 23:08


Dexter était quelqu'un qui aimait être en contrôle total de la situation. Qu'il s'agisse de sa vie, ou de son métier, il adorait savoir ce qu'il risquait d'advenir et que tout le monde le suivrait, quoiqu'il décide. C'était probablement son coté orgueilleux, mais il s'agissait surtout de quelque chose qui lui permettait de se dire qu'il avait un certain pouvoir dans sa vie. Tous les psychologues vous diront probablement que cela vient du manque affectif qu'il a ressenti à travers son enfance. Sa mère l'a abandonné à la naissance, et c'était quelque chose sur quoi il n'avait aucun contrôle – aucun. Il n'avait pu que subir la situation. Ainsi, à vouloir contrôler un maximum de choses dans sa vie, à ne pas vouloir se laisser emporter par ses sentiments, cela lui permettait d'avoir l'impression de contrôler l'environnement qui l'entourait. Dexter, lui, n'avait pas réellement d'avis sur la question. Le manque de sa mère était quelque chose qui l'avait longuement torturé, et qui lui avait fait se poser énormément de questions pendant son adolescence, mais à l'heure actuelle, il n'en avait que faire. Il avait son deuil, et accepté le fait que sa famille serait toujours atypique. Dans l'ensemble, il était quelqu'un d'heureux. Sa vie n'était pas extraordinaire, et il ne s'estimait pas plus ou moins heureux que la plupart des gens, mais ce train de vie, et tout ce qui le composait, lui convenait parfaitement. Peut être se contentait-il de peu. Peut être avait-il besoin de se laisser emporter, de rencontrer quelqu'un qui lui ferait tourner la tête, mais il aimait le calme et la sécurité. Probablement était-ce pourquoi la relation qu'il avait avec Isis comptait autant à ses yeux. Ce n'était pas facile tous les jours, et ils se tapaient probablement sur le système qu'ils ne l'admettaient l'un l'autre, mais leur relation était stable. Ils s'adoraient, et c'était simplement la vie qui leur mettaient des bâtons dans les roues. Un jour, tout irait mieux – Dexter en était convaincu. Ils réussiraient à régler leur problème, et pourraient vivre comme des couples normaux, sans avoir besoin de faire tant d'efforts pour que tout se passe pour le mieux.
Mais là, maintenant, alors qu'elle ne semblait pas vouloir comprendre qu'il était sur son lieu de travail à lui, et qu'il n'aimait pas qu'elle interfère, le lieutenant n'a pas vraiment. Il savait pertinemment qu'il n'avait aucune autorité sur elle, et que quoiqu'il en dise, elle ne lui ferait pas de cadeau si cela l'empêchait d'avancer sur sa propre enquête. Il la comprenait, son professionnalisme n'était pas quelque chose qu'il pouvait lui reprocher, mais elle allait parfois dans une direction totalement opposée à la sienne dans ses enquêtes, dans sa façon de pensée... et c'était dans ces moments-là que cela se révélait problématique. Pour l'heure, c'était d'autant plus gênant que Dexter ne souhaitait pas que quiconque, hormis son équipe, ne voit la scène de crime. Il avait été très clair sur le sujet, et avait même obtenu de son supérieur hiérarchique – qu'il prenait rarement la peine de contacter en plein milieu de découverte d'une telle horreur – d'arrêter quiconque se trouverait sur le terrain et refuserait de quitter les lieux. Il s'apprêtait à prévenir Isis de cette mesure afin de la dissuader de toute intervention lorsqu'un journaliste insista pour lui poser des questions. Dexter n'avait bien évidemment aucune intention de lui donner quelconque information, mais si il l'ignorait, le journaliste insisterait, insisterait et le lieutenant risquait de perdre patience. Il fit alors signe à un de ses agents de surveiller ce que faisait sa petite amie, et entreprit de répondre aux questions du journaliste de manière la plus évasive possible.

Il lui fallut un bon quart d'heure pour réussir à se débarrasser de celui-ci, et rentrer de nouveau sur la scène de crime. Il alla automatiquement interroger le médecin légiste pour savoir ce qu'il pouvait d'ores et déjà donner comme information sur la mort, et sur la victime. Il acquiesça attentivement à chacune des réponses à ses questions – il n'y avait, sinon la mort de la victime en soi, rien de surprenant. Le médecin soupçonnait pourtant qu'il puisse trouver de l'ADN sur les fibres qu'il avait remarqué sur les corps, et peut être même à l'intérieur du corps, ou quelque chose qui permettrait d'avancer en tout cas. « On va l'avoir. On va l'avoir, ce salaud ! » lâcha-t-il, ravi des informations qu'ils allaient récolter. « Vous pouvez emmener le corps. » précisa-t-il, lorsque le légiste lui dit que malheureusement, cela risquait d'être compliqué. Il se retourna vers le corps où elle aperçut sa petite amie, et son frère entrain d'examiner le corps. Un accès de colère s'empara alors de Dexter. Ne pouvait-il donc pas s'attendre au moindre signe de respect de la part des Riley ? Il essayait de se montrer conciliant au maximum mais cette fois, c'en était trop ! Cette affaire était beaucoup trop importante pour qu'ils ne viennent s'immiscer, et Dwayne venait de gagner le droit de ne plus travailler sur cette affaire – ni, peut être même, dans le service de Dexter. Sa réaction pouvait paraître exagéré, mais cela faisait des semaines qu'il n'avait pas eu une nuit correcte, et si il essayait de ne pas gêner sa petite amie dans ses propres enquêtes, il ne pouvait tout simplement pas la laisser faire des recherches sur celle-ci. Et ce n'était pas uniquement parce que son enquête était en jeu ! Il connaissait assez bien Isis pour savoir qu'elle n'irait pas dire mot à la presse, et chercherait le coupable par ses propres moyens. Mais il y avait aussi le fait que le tout était dangereux. Quoiqu'elle en pense, la jeune femme n'était pas invincible, et Dexter craignait qu'il ne lui arrive quelque chose si elle se rapprochait trop du coupable. Pourvu qu'il vienne à l'apprendre, rien ne garantissait qu'il laisserait Isis faire sans faire d'elle une de ses victimes. Dexter n'avait jamais parlé de cette idée à quiconque, mais c'était quelque chose qui le hantait. Chaque victime était la femme, la soeur, la mère, l'amie ou la fille de quelqu'un. Parfois toutes ses choses à la fois. Et puisque les victimes n'avaient jamais aucun point commun physique, Isis ne pouvait objectivement être exclue des victimes potentielles. Dexter n'arrivait pas à se détacher de cet horrible cauchemar qu'il avait fait à ce sujet. Il secoua légèrement la tête, pour ne pas repenser à celui-ci, et se dirigea d'un pas décidé vers la fratrie Riley. « Dwayne, tu peux rentrer au commissariat. » Son ton ne laissait aucune place à la discussion, ni même son regard. Dwayne s'éloigna alors, et même si Dexter n'était pas certain qu'il parte sans sa soeur, peu lui importait pour le moment. Il devait faire prendre conscience à Isis qu'elle n'avait rien à faire sur les lieux, et qu'elle n'était pas la bienvenue. « Tu n'es pas sensée être là, Isis. La scène de crime est fermée au public. » Il détestait prendre ce ton autoritaire avec elle, comme si ils n'étaient que des connaissances professionnelles, mais c'était le seul moyen qu'il avait réellement trouver pour ne pas avoir lui expliquer les craintes qu'il avait en tant que petit-ami. « Alors, va-t-en, s'il te plaît. Je vais devoir t'arrêter sinon. »
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Message(#) Sujet: Re: not welcome

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