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 ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo).

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Nikki Odair
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Status : divorced/dating max.
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Message(#) Sujet: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Jeu 13 Oct 2011 - 20:37


Neo. Elle ignorait clairement ce qu'elle ressentait pour lui. Elle pouvait simplement avouer qu'il y avait quelque chose. Un plus, cette boule au ventre lorsqu'elle se demandait ce qu'il faisait, la satisfaction de discuter avec lui ouvertement, le plaisir de se sentir en phase avec un garçon et l'envie d'aller plus loin. Famke elle-même ne se comprenait pas mais à voir le sourire qui trônait sur ses lèvres à chaque passage devant son miroir, le matin, cette relation lui faisait beaucoup de bien. Pourtant, ce n'était pas son fort. Ses anciens petits amis pouvaient en témoigner, ils se comptaient sur les doigts d'une seule main. Les défauts de la jeune femme étaient nombreux : incapacité à s'engager sur le long terme, à se dévoiler, trop détachée, pas assez ceci. Le fait que ces deux-là soient séparés par un écran devait surement y être pour beaucoup. Si, au début, c'est à dire, depuis six mois, Famke le vivait bien, aujourd'hui, elle souhaitait avant tout connaître la véritable identité de son interlocuteur et mettre un visage sur son prénom. La tâche était compliquée, elle même appréhendait cette situation. Sa curiosité maladive la poussait outre ce sentiment et ne voulait qu'une chose : le voir en vrai. Rire à ses blagues, frôler son bras, coller un baiser sur sa joue pour lui dire salut, manger des pâtes informes en sa compagnie et continuer si bien ce qu'ils faisaient chacun chez eux. Intérieurement, elle se demandait ce qui lui traversait l'esprit pour penser ça. Elle qui était si différente d'habitude, se voyait toute excitée subitement. D'ailleurs, elle avait longuement réfléchie, car il se pouvait que la situation inverse se produise : que Neo ne l'apprécie dans la réalité, elle ou son physique, qu'il ne souhaite pas la connaître d'avantage dans ses conditions. Bref, qu'elle ne lui convienne pas en tant qu'amie et plus si affinités. Ridicule. Torturée à cette idée, Famke avait longtemps pesé le pour et le contre avant de lui soumettre. Si bien que, lorsqu'elle l'avait fait il y a à peine quelques jours, une dose de stress intolérable avait pointé le bout de son nez. Stress qui ne s'était pas envolé une fois que sa réponse positive fut donnée. Du tout. Bien au contraire.

La sonnerie venait de retentir. Enfin. Famke, les yeux rivés sur son professeur avait clairement eu du mal à suivre son cours. Quant à ses notes, hormis des petits dessins ridicules sur une feuille et une suite de 'mmm' suite à son assoupissement sur son clavier, il n'y en avaient aucune traces, même infimes. L'horloge pointait les 16h, il était donc temps pour elle de sortir et de retrouver Neo. Elle lui avait donné rendez-vous devant son université, après discussion. C'est plutôt lentement qu'elle rangea ses affaires sans même oser sortir. Se recoiffer, replacer ses vêtements, prendre un chewing gum, autant d'actions par simple peur de le voir. Perdue entre l'excitation et l'inquiétude, la jeune fille dû quand même se résoudre à sortir de son amphithéâtre pour aller à sa rencontre. Elle adopta donc un pas sûr, en total inéquation avec ses pensées du moment. Elle n'avait qu'une envie : se faire pipi dessus. C'est que la danoise n'avait fait ce genre de chose avant. Rencontrer des gens sur le net, d'accord, passer à la vraie vie : peut être pas. Autant dire qu'elle était dedans jusqu'au cou. Traversant une allée, elle chercha du regard au loin, pour voir si quelqu'un attendait. Manque de bol c'était le cas de tous les étudiants. Affublé d'un tee-shirt style marin ? Il n'y avait qu'elle, c'était d'ailleurs ce qu'elle lui avait précisé afin qu'il la reconnaisse mais la cruche n'avait pas pensé à l'inverse et se retrouvait donc à se poser des questions. La voilà arrivée au bout de sa marche, à l'entrée. Une flopée de voitures étaient garées, la sienne également. Aucune idée de qui il pouvait être. Les bras croisés, elle stressait, observant chaque étudiant comme le potentiel Neo. Mais hormis un sourire et une demande de cigarette : rien pour le moment. Devait-elle fuir en courant ? Peut être pas.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Ven 14 Oct 2011 - 21:42

Il ne savait pas ce qui lui avait pris. Pourquoi avait-il accepté de la rencontrer ? Pourquoi fallait-il qu’elle le lui ait demandé ? Il ne cessait de relire l’historique de leur conversation, elle voulait le rencontrer. S’il avait été quelqu’un d’autre, il aurait été excité à l’idée de la rencontrer, il lui aurait même proposé de se rencontrer le soir même, mais là, c’était du suicide. Elle s’attendait au prince charmant. Prince charmant qu’il n’était évidemment pas. Il lui avait menti sur tellement de choses. Il s’en voulait clairement beaucoup. Il lui avait dit qu’il avait 21 ans, qu’il était étudiant en faculté, il n’était rien de tout ça : il était un pauvre lycéen de 17 ans, autiste par-dessus le marché. Il attrapa une balle dans sa chambre et la balança à travers sa chambre, rebondissant dans un vacarme fou. Il était dans de beaux draps. Elle allait le rejeter à coup sûr. Elle était parfaite, la belle, et lui la bête. Inquiétée par le bruit, sa mère s’était ameutée en haut dans sa chambre au grenier.« Neo, qu’est ce qu’il se passe ? » Elle trouva son fils en caleçon recroquevillé sur lui-même, assis sur son lit. « Rien. Elle est tombée de l’étagère. » Mentit-il, en pointant du doigt la balle qui gisait dans un coin, près de son armoire. Sa mère lui demanda de s’activer, l’heure d’aller en cours pointait le bout de son nez à grands pas. Il soupira et finit par se préparer…

Il n’avait pensé qu’à elle toute la journée, et à leur rencontre. Il ne savait pas ce qu’il pourrait lui dire, il serait probablement incapable de parler, il ne parvenait à parler qu’assis en face de son écran, là ça serait différent. Et même s’il l’avait déjà vue en vrai, qu’il avait pu mettre un nom sur son visage et voir son attitude toute une journée durant, il restait persuadé que leur rencontre ne se passerait pas bien. Elle ne voudrait pas d’un gamin. Il ressentait énormément de choses pour cette fille, de voir qu’un de ses messages la faisait sourire le rendait heureux, il souhaitait lui dire à quel point elle comptait à ses yeux, mais il en était presque incapable, parce qu’il avait peur que son handicap et son âge l’éloigne de lui. Lorsqu’elle lui avait proposé de se rencontrer, il avait mis un temps avant de répondre, il se demandait si elle savait qui il était, si elle l’idéalisait, et il avait longuement pesé le pour et le contre avant de lui dire oui, regrettant tout de suite d’avoir appuyé sur la touche entrée. Il avait même voulu lui expliquer par la suite qu’il lui avait menti, mais elle l’aurait mal pris, et il ne voulait pas que leurs conversations ne cessent, alors il s’était tapi dans son silence, redoutant le jour de leur rencontre. Et pourtant, il s’était pointé sur le lieu du rendez-vous…où il était d’ailleurs déjà venu une fois : l’université où Famke étudiait le commerce international.

Là, caché derrière une haie de buissons, il scrutait la sortie des étudiants, histoire de voir si elle l’attendait réellement. Il n’avait rien dit quant à sa tenue, elle, elle était censée porter une marinière. Elle était bien là, devant, à l’attendre. Elle paraissait distraite, mais elle était sublime comme toujours. Il la contempla ainsi pendant de longues minutes. Des gens lui parlaient de temps à autres, et il se demandait si elle essayait de savoir si Neo était l’un d’eux. Elle serait déçue quand elle apprendrait la vérité. Il se passa une main sur le visage. Il soupira. Il voulait rentrer chez lui. Mais d’un autre côté, il ne voulait pas lui faire faux-bond, elle le prendrait certainement très mal, et ils finiraient par ne plus se parler. Prenant une grande inspiration, il se motiva intérieurement pour sortir de sa cachette et aller à sa rencontre. Il devait lui dire qui il était, elle ne le rejetterait pas, après tout ils se connaissaient bien tous les deux… Il se trouvait non loin d’elle, et enfin, il prit la parole. « Belle journée n’est-ce pas ?! » Crétin. Pourquoi n’avait-il pas révélé son identité ? Il ne pouvait pas, il n’y arriverait pas, c’était mission impossible. « Enfin le weekend ! » Il feignit un sourire, mais il était terriblement mal à l’aise. Avec un peu de chance elle ne se souviendrait pas de la fois où il l’avait bousculée ici-même. « Tu attends quelqu’un ?! » C’était évident. Elle allait le prendre pour un gros lourd d’ailleurs. Il se sentait stupide. Il regardait dans tous les sens, toute cette foule l’effrayait, il espérait juste qu’il parviendrait à se contrôler.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Sam 15 Oct 2011 - 10:40

A quoi s'attendre, telle était la question. Neo était-il un grand blond aux yeux bleu façon surfeur, un petit cake fourré aux amandes, un brun d'1m80 type rugbyman, la copie conforme du petit ami de la voisine, une meringue glacée. Le choix était vaste. Famke ne savait pas trop, son imagination n'avait pas travaillé. Elle le voyait normal, tout simplement, difficile d'en dire plus. Ça laissait évidemment beaucoup de place à l'inconnu dans cette équation. Avec toutes ces histoires qui trainaient à la télé : un vieux fou qui séduisait ses victimes sur le net, une fille kidnappée. Soudainement son idée ne lui semblait plus aussi intéressante que prévue. Heureusement, le coin avait le mérite d'accueillir beaucoup de passage. Mais la danoise avait placé toute sa confiance - ce qui était rare - en lui, pas de quoi s'inquiéter donc sur la marchandise. Neo était un type tout à fait génial, charmant et intéressant dans ses conversations, la était l'essentiel : qu'elle soit en face de la même personne. De son côté, elle appréhendait énormément de le décevoir, non pas de manière superficielle - elle n'en avait rien à faire de ce côté là mais dans sa façon d'être. S'imaginer qu'il ne retrouve pas la bonne Famke, qu'une fois en vraie elle ne soit plus la même, lire la déception sur son visage. Sa confiance en elle en prenait un coup. La demoiselle avait surtout peur d'éprouver de la retenue. Sur internet, elle parlait de tout, face à lui elle ne savait pas, tant ce n'était pas une habitude pour elle. Un simple écran pouvait tout changer mais elle était déjà persuadée d'une chose : elle ferait de gros efforts pour être elle-même et pas la fille renfermée que ses camarades connaissaient si bien.

Droite mais gigotant sur place, Famke perdait sa patience en posant son regard un peu partout, scrutant chaque coin à la recherche d'un type en attente. Le choix était vaste, aucune têtes ne lui étaient familières. En effet, l'université était immense, la jeune femme ne connaissait pas tous les étudiants, de ce fait il lui était difficile de reconnaître Neo. Dommage, elle devait prendre son mal en patience. Ses doigts se crispaient sur son sac, elle passa une main dans ses cheveux puis porta ses ongles à sa bouffe pour se détresser quand un garçon finit par lui parler, encore un. Aussitôt elle reprit une attitude normale, posant son regard sur lui. « Belle journée n’est-ce pas ?! » Elle sourit timidement en hochant la tête, se demandant si sa réflexion allait suivre d'un "je suis Neo" c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle ne le lâcha pas du regard. Bien qu'il semblait un peu jeune pour faire 21 ans. Finalement elle détourna la tête, ne sachant pas vraiment quoi lui dire. Famke était peu loquace avec les inconnus, surtout les étudiants de son université. Elle voyait en eux de simples camarades de classe, voilà tout. « Tu attends quelqu’un ?! » Celui-ci se voulait bien insistant. Si par habitude, la danoise lui aurait lâchée un oui avant de s'en aller, elle était bien de trop bonne humeur aujourd'hui pour agir de la sorte. Pour une fois, elle ferait un effort de conversation. Au moins, ça lui passait le temps d'attente. « Oui, un ami. » souffla-t-elle à peine. « Qui doit être perdu. » reprit-elle en farfouillant dans ses affaires à la recherche de son portable qu'elle ne trouvait même plus dans tout se fouillis - et légèrement tremblotante par la même occasion. « Tu cherches quelque chose, je peux t'aider ? » demanda-t-elle ensuite, par politesse - ce n'était pas son fort d'habitude et après tout, elle n'était pas guide du campus non plus. Mais voilà qu'elle mit enfin la main sur son portable afin d'envoyer un message à Neo. Lui avait-il posé un lapin ?

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Dim 16 Oct 2011 - 22:55

Neo avait souvent songé à une chose : Famke avait une confiance aveugle en lui. Elle lui avait demandé de le rencontrer, alors qu’il n’avait jamais daigné montrer une unique photo de lui. Etait-elle à ce point inconsciente ? Il était pourtant si facile de berner des jeunes filles et qu’elles disparaissent de nos jours. D’ailleurs, la mère de Neo refusait que son fils sorte après une certaine heure et il était un garçon, donc selon les stéréotypes, moins vulnérable. Il n’avait jamais fait le nécessaire pour qu’elle le croie. Elle le croyait c’était tout. Elle n’avait même pas demandé le moindre détail quant à sa tenue, rien. Il viendrait à elle. Et c’était ça qui avait rendu Neo bien mal à l’aise. Il n’avait jamais abordé une fille de lui-même, trop timide, trop peureux. Et là, il fallait qu’il lui dise que c’était lui le garçon a qui elle parlait, que c’était lui le menteur, qu’il avait seize ans et qu’il n’était peut-être pas aussi cool que ce qu’elle pensait. Surtout qu’il ne saurait quoi lui dire, et si des amis à elle se pointaient ? Il aurait l’air ridicule. Il était capable de parler de Maths pendant des heures car il maitrisait tous niveaux mais avoir l’air d’un gars de 21 ans, ça il ne pouvait pas l’inventer. Mais que lui avait-il pris de lui mentir ? Il avait peur qu’elle ne soit pas aussi attachée que ça à lui en fin de compte. Car lui l’était et il espérait que ce soit réciproque, même s’il ne devait pas trop rêver. Ils étaient amis, rien de plus non ?

Neo ne connaissait personne, et il sentait les regards se poser sur lui. Il avait une attitude plus qu’intrigante. Il n’agissait comme personne, il semblait regarder dans tous les sens, il adoptait une position bizarre pour se tenir. Le regard était plongé dans tout et n’importe quoi, il ne laissait personne pénétrer dans son regard, il prenait ça comme un affront, mais surtout…de tous…il était probablement et apparaissait comme le plus jeune d’entre eux. Et, il n’avait pas su aborder Famke sans paniquer un peu, il n’avait pas su lui dire des mots simples, il avait fallu qu’il se prenne pour un grand-père. Famke attendait bien sûr quelqu’un, il n’y avait pas de doute là-dessus, mais pourquoi le lui demander s’il était sûr de la réponse ? Il voulait savoir ce qu’elle lui répondrait. Un ami. C’était là toute la considération qu’il avait. En six mois il n’était qu’un ami. Il aurait voulu qu’elle dise plus, mais elle ne le pouvait pas puisqu’elle ne l’avait jamais rencontré, ils ne pouvaient être plus, et pourtant dans sa tête ça résonnait comme une déception. Il pouvait donc partir tranquille, il ne l’importunerait plus. Mais ses jambes ne voulaient pas bouger. Elle continua et elle avait l’air déçue que son dit ami ne soit pas là, alors qu’il était en fait en face d’elle. Il aurait voulu lui dire qu’il n’était pas perdu, mais rien ne sortait de sa bouche. Il ne savait pas s’il devait bien le prendre, mais elle semblait chercher son téléphone portable dans son sac, si elle cherchait à l’appeler, son téléphone sonnerait de façon sonore dans sa poche, et il devrait se justifier en plus de passer pour un con, alors il était peut-être temps de prendre son courage à deux mains ? « Je…je cherche quelqu’un moi aussi. » C’était déjà un bon début, mais il bégayait, et il avait envie de s’en aller en courant, comme un lâche. Pourquoi voulait-il tout foutre en l’air ? Oh et il avait oublié les fleurs avant de venir. Il ne pensait à rien, il n’était qu’un raté, et elle était parfaite. Elle serait déçue et ils ne se reverraient plus jamais. Sous pression, il finit par lâcher rapidement comme un moulin à paroles : « Tu vas être déçue, la personne que tu attends n’est peut-être pas à la hauteur de tes espérances, je veux dire, il n’est pas perdu, mais il s’est juste mal comporté, il t’a menti, il a pas 21 ans, il a rien en commun avec le mec de tes rêves, sauf peut-être une partie de ce qu’il écrit derrière son écran, je le sais parce que ce type c’est moi, Famke. Je sais pas pourquoi j’ai menti, j’aurais du te dire la vérité, tu voulais qu’on se rencontre, voilà c’est fait. Maintenant je sais que tu es déçue, et pour pas te décevoir un peu plus, je vais m’en aller parce que j’ai l’air d’un crétin là comme ça, et je sais plus quoi dire mais voilà… Au revoir…ou Adieu je sais pas… » Et il prit doucement la fuite, se cognant le front de sa main tant il se trouvait stupide. Voilà qu’il sentait à nouveau les regards des gens sur lui, et il baissa la tête, honteux. Pire que cette situation, il n’y avait pas pour lui.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Lun 17 Oct 2011 - 10:28

Elle l'idéalisait peut être, à croire qu'il était sa copie conforme, à trouver qu'ils étaient totalement en phase. Neo avait une fille en tête, ce n'était pas elle, bien qu'elle garde l'espoir que ce soit le cas. Mais la raison pour laquelle elle souhaitait le rencontrer n'était pas celle-ci. Avant tout, il représentait un ami idéal car leur caractère et leur ressenti étaient assez similaires. Famke avait besoin d'avoir des points communs avec quelqu'un, un opposé ne lui convenait pas du tout, elle en avait fait les frais durant sa vie. Avec Neo, les choses étaient différentes. Depuis six mois, ils discutaient sans arrêt et elle avait l'impression de le connaître par coeur, d'avoir grandi avec lui, de venir manger chez lui le week end. Ca paraissait fou de se sentir ainsi, surtout pour la danoise qui avait un mal de chien à s'ouvrir aux autres. Et pourtant, elle pour qui la solitude n'était pas un problème, avait juste envie de passer tout son temps en sa compagnie. Tout le paradoxe de cette relation, la raison première pour laquelle elle voulait le rencontrer et partager des moments réels avec lui. Peut être avait-elle fixée la barre trop haut et que son idée utopique finirait mal. Mais tant pis, elle prenait ce risque.

Elle s'attendait à ce qu'il déboule d'un coin et dise "salut c'est moi" ou bien qu'il arrive juste en face d'elle. Dans sa tête, elle avait déjà tout prévu : elle allait le reconnaître, lui lâcher un énorme sourire avant qu'ils ne discutent comme ils le faisaient sur internet et ce, le plus naturellement du monde. Ça la rassurait, du moins, de croire que tout allait se dérouler comme sur des roulettes. Trop utopique surement. Mais plus le temps passait, plus elle stressait, au point qu’elle oublie presque le type à côté d'elle. Son portable niché dans sa main, la jeune fille s'apprêtait à taper un message, tandis que son interlocuteur avoua qu'il cherchait quelqu'un lui aussi. Un instant, elle se stoppa, se demandant s'il pouvait s'agir de la bonne personne. En fait, elle attendant une suite, qu'il reprenne la parole. Ce qu'il fit et Famke fut déstabilisée par ses paroles. Un frisson lui traversa l'échine, alors qu'elle lâcha son téléphone dans son sac pour se tourner vers lui. Neo, c'était lui. Perdue entre l'incompréhension et l'appréhension de ces paroles, la danoise ne bougea pas et se contenta de l'écouter attentivement, scrutant chacun de ses traits pour enfin poser un visage sur son ami d'écran. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'il commençait déjà à rebrousser chemin honteux et c'est de manière tout à fait naturelle que la demoiselle le suivi de quelques pas, avant de poser sa main sur son bras, le forçant à se retourner. « Non, restes. » commença-t-elle en essayant de le résonner. « C'est pas grave. Je veux dire, si tu as juste menti sur ton âge et ce qui avec du coup.. tes études. » Ça n'avait pas une grande importance, du moins, Famke avait trop envie de le connaitre en vrai et rester sur cette erreur ne l'importait guère. Elle espérait juste qu'il ne lui ait pas menti sur autre chose, sur sa vie par exemple, son ressenti. Là, elle se sentirait bernée. « Du moment que le reste soit vrai, peu importe. » précisa-t-elle, en espérant ne pas passer pour une fille naïve. Finalement elle afficha un léger sourire pour essayer de le détendre. « Je ne suis pas déçue, juste étonnée. Quand on se parlait, tu faisais tes 21 ans, alors le reste ne posait pas vraiment de problème.. » poursuivie-t-elle, sincère. Elle n'avait jamais douté de lui, que ce soit via ses réactions ou sa façon de parler. Il était intelligent, plus que certains des étudiants de sa promo. Mais, pour le coup, elle était plutôt heureuse de le voir qu'autre chose, oubliant presque ce petit incident qu'elle voyait comme minime. D'ailleurs elle le comprenait un peu, vu les a priori. « Et qu'est-ce que tu en sais du mec de mes rêves ? Je crois que je ne t'en ai jamais parlé ! » plaisanta-t-elle, sans réfléchir, pour essayer d'effacer les tensions qui régnaient. « Je suis contente de te voir, malgré tout.. » Elle espérait juste qu'il ne fuit pas à nouveau.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Lun 17 Oct 2011 - 16:23

Neo s’en voulait terriblement, il voulait se terrer dans sa chambre, se recroqueviller comme il en avait l’habitude, et ne plus sortir pendant une semaine, sans même allumer son ordinateur. Il lui avait menti, à elle, alors qu’elle était une fille géniale, qu’elle semblait tout à fait normale, tout ça parce qu’il avait peur d’être rejeté, et il avait beau savoir que ce n’était pas la solution, il l’avait fait quand même. Il était d’un stupide. Oui, il valait mieux s’en aller, quitter ce pays, et ne plus jamais rouvrir ses emails. Il avait perdu la face. Plusieurs fois, il avait voulu lui écrire un email pour lui dire la vérité, ça aurait été tellement plus simple, mais il était un lâche et avait peur d’affronter quiconque même par internet. Neo détestait le monde qui l’entourait pour valoir bien mieux que lui. Honte de lui-même, il ne prenait pourtant plus ses cachets, et ses réactions effrayaient les personnes qui avaient tenté de le comprendre, alors pourquoi Famke serait différente ? Il ne voulait tellement pas la décevoir… C’était à présent chose faite puisqu’il avait pris la fuite, lui avouant sur le tas alors qu’elle ne savait même pas qui il était, qu’il lui avait menti depuis le début, lui le garçon à la tête de gamin qui avait à peine fait sa puberté. Sa mère avait raison, il avait peur des gens, de leurs réactions, jamais il ne sortirait, jamais il ne serait capable d’être comme tout le monde parce qu’il était autiste et que ça lui bouffait la vie. Ca, il ne l’avait jamais mentionné à Famke non plus. Il était loin d’être normal, il semblait avoir tous les problèmes du monde. Pauvre petite chose. Il rentrerait chez lui à pied, impossible de prendre le bus, il paniquerait trop. Enfin, il pensait qu’il rentrerait à pied… En effet, il sentit une main posée sur son poignet, et il se retourna, alors que Famke, elle-même lui demandait de rester. Elle ne semblait pas lui en tenir rigueur. Il était en train de rêver comme cette nuit non ? Ce n’était pas possible autrement. Il était encore dans son lit, et bientôt son rêve allait s’estomper et déboucher sur la voix de sa mère en train de gueuler en bas de l’escalier qu’il doit se lever. Il devait se pincer. Il se pinça machinalement et non, il ne rêvait pas. Il parut soudainement interloqué, et c’est là qu’il constata l’ampleur des dégats : Famke avait un bras posé sur lui, et il n’avait même pas réagi. Maintenant qu’il s’en rendait compte, il se sentait très mal à l’aise, il voulait qu’elle retire son bras, mais il ne souhaitait pas la faire fuir, alors il prenait son mal en patience, en espérant qu’il parvienne à se contenir. Il devait à présent être honnête avec elle, mais il n’avait aucune envie de parler de son autisme devant tout le monde, alors il lui expliqua à moitié : « Je suis en effet au lycée, encore. J’ai 17 ans, pas 21. » Même pas majeur non. Et il reprit ensuite : « Et tu sais pas tout…mais je peux pas te l’expliquer ici, enfin j’y tiens pas. » Elle allait le prendre pour un fou. Pauvre de lui, il était fichu. Pourtant, la jeune femme se laissa aller à un compliment. Il faisait plus que son âge dans leurs conversations. Derrière un écran oui, elle n’avait pas encore expérimenté ses réactions au quotidien. Il essayait pourtant encore de se justifier : « Je suis désolé, mais je me suis dit que si tu savais mon âge tu me parlerais plus… » Réaction stupide en elle-même, il le savait. La jeune femme plaisantait, elle était déterminée à le mettre à l’aise, ce qui marchait presque en soi, car même gêné il posa la question : « Et le mec de tes rêves c’est qui ? » Il acquiesça ensuite, ne pouvant s’empêcher de regarder les autres autour d’eux. « Je..moi aussi…tu veux pas qu’on aille se mettre dans un coin tranquille ? » Il ne se sentait pas bien, il fallait qu’ils s’isolent ou il allait vite paniquer, et elle verrait quel genre de type il était réellement.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Lun 17 Oct 2011 - 19:18

Elle comprenait en un sens les raisons de son mensonge. Elle l'avait aussi fait. Enfin, Famke avait plutôt omis certains détails de sa vie, donc ce n'était pas un réel mensonge en soit. Elle adorait son père, il représentait beaucoup à ses yeux et répondait toujours présent en cas de besoin. Sa fille unique passait avant le reste. Mais sa notoriété rebondissait aussi sur la jeune fille. Si aux EU, peu de gens se retournaient sur son passage, en Europe, les actes de son père étaient salués et tous avaient pu observer le minois de la jeune fille à plusieurs reprises, au point de désormais la reconnaître comme fille de. Famke n'était pas gênée de cette situation, au contraire, elle se sentait presque importante, mise en avant à côté du grand homme qu'était son père. Mais le revers de la médaille lui avait souvent fait défaut. Elle ignorait à chaque fois si on s'intéressait à elle pour les bonnes raisons ou non. Autant dire qu'avec le temps, la danoise avait fini par se renfermer sur elle au point de rejeter les autres et leur pseudo amitié. Étaient-ils intéressés par l'argent, par sa popularité ? C'est la raison pour laquelle, elle ne lui avait rien dit. Bien qu'à première vue ce ne soit pas son genre. Famke pouvait toujours se tromper, il n'y avait aucune certitude et elle lui révèlerait cette information plus tard, ou du moins il comprendrait de lui même en voyant sa voiture ainsi que sa maison, si jamais il y venait. Dix-sept ans. Ça faisait jeune, effectivement. Mais à y réfléchir, ils n'avaient que deux ans d'écart. S'il s'agissait de quelqu'un d'autre, Famke aurait peut être eu un a priori mais là, c'était Neo, elle restait persuadée que ce qu'ils avaient échangé durant six mois était plus important que le reste. En espérant que tout soit vrai et qu'il ne se soit pas moqué d'elle. « D'accord. » se contenta-t-elle de répondre un peu sceptique. Elle ne savait donc pas tout et sur le coup, une légère vague d'angoisse la traversa littéralement. Qu'avait-il omis de lui dire ? Il était père de famille ? Il sortait de prison ? Les pires scénarios passèrent dans sa tête tandis qu'elle attendait une réponse. « C'est pas grave, vraiment. » reprit-elle avant de se sentir mal à l'aise suite à sa question. Autant dire qu'elle se voyait mal lui révéler la vérité à cet instant, même dans un futur proche. C'est pourquoi il lui fallu quelque instants avant de reprendre, tandis qu'elle se passa une main sur la joue, le regard perdu. « Hm, on discutera de ça plus tard. » lâcha-t-elle enfin, sans mentir mais en se sortant avec habileté de cette situation. Finalement elle l'invita à la suivre, pointant du doigt une direction. Celle-ci menait à une allée de l'université ou peu de gens passaient pour le moment et Famke s'installa sur un mur de pierre ou les étudiants déjeunaient le midi, mais totalement vide à présent. « Ça ira ? » demanda-t-elle sans trop savoir s'il préférait aller boire un café ou rentrer chez lui. « Qu'est-ce que je ne sais pas ? » en insistant un peu. Quitte à être déçue s'il lui avait menti, autant qu'elle le soit rapidement avant de s'y faire. Elle ressentait une certaine tension. Elle même avait appréhendé cette rencontre et ne savait pas trop quoi lui dire mais il semblait que Neo le soit trois fois plus et son mensonge devait en être la cause. « Tu croyais vraiment que j'allais plus te parler ? » demanda-t-elle alors, intriguée. Au début elle pouvait le comprendre, mais à force Neo avait pu constater qu'elle était attaché à lui, assez pour passer outre.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mar 18 Oct 2011 - 15:31

Après cette révélation, il ne se sentait pas mieux. Toujours pas soulagé par le poids de ses secrets. Secrets qui étaient nombreux : d’abord son âge, et maintenant son autisme à lui révéler. Il n’était pas sur de le vouloir d’ailleurs. Autant mentir sur son âge ça paraissait pas grave, autant lui dire qu’il était autiste serait une bombe à retardement. Il voyait déjà la scène : elle sourirait, mal à l’aise à cette annonce, et cherchant à le blesser le moins possible, elle lui dirait qu’elle a à faire, qu’elle doit réviser absolument pour un gros devoir, et il lui dirait qu’il comprendrait, bien qu’il ait saisi la réelle raison derrière tout ça, et ils ne se reverraient plus. Il n’avait pas envie que ça se passe comme ça, alors il réfléchissait, se demandant en pesant le pour et le contre, s’il y avait une possibilité que ça ne change rien entre eux. Mais il n’en trouvait pas, car même si elle ne le rejetait pas, rien ne serait comme avant, elle le craindrait comme d’autres l’avaient craint avant elle, et sa mère chercherait à le rassurer en lui disant qu’elle l’aimait, et que le monde était cruel, mais qu’elle le protègerait pour toujours. Sa mère, en étant aussi protectrice ne l’aidait pas, au contraire. Et puis Famke prendrait surement la fuite en voyant quel genre de parents il avait. Son beau-père plein aux as, mais qui ne supportait pas le monde du fric et qui préférait donc ainsi Apple Road à Lemon Road. Famke ne savait même pas qu’ils vivaient certainement dans le même quartier. Il avait maintenant l’impression que tous les garçons le toisaient du regard, comme s’ils étaient jaloux de le voir en compagnie de la ravissante Famke Hanssen. Lui, ne l’avait pas connue parce qu’elle était la fille d’un célèbre joueur de football, non, elle ne lui en avait jamais parlé, il l’avait appris uniquement le jour où il était venu ici, pour voir à quoi elle ressemblait, simplement. C’était une fille de la classe de commerce qui le lui avait dit. Il aimait le football, mais pas à ce point. Il s’en fichait de rencontrer des joueurs célèbres. En fait il était bien plus intéressé par Famke, mais bien qu’il le lui prouve en lui posant une question certes gênante, mais pas non plus déplacée, elle ne souhaitait pas lui répondre. Il ne s’en vexa pas pour autant, il se disait probablement que c’était mieux ainsi plutôt qu’elle ne lui réponde : ‘En tout cas pas toi.’ Elle avait du tact, un bon point pour elle. Mais il ne savait pas vraiment pourquoi elle ne souhaitait pas en parler. C’était comme si discuter en face à face était bien plus compliqué… Il avait la nette impression que ce soit de sa faute aussi. Pourtant, c’est avec grande gentillesse que la jeune femme accepta sa requête et le conduit dans un endroit à l’abri des regards. Il se sentait déjà un peu moins oppressé, c’était sûr, mais de là à être complètement à l’aise, non. Elle s’installa sur le muret, et il resta là, debout, planté devant elle, ne sachant pas trop s’il devait s’asseoir ou non. Il acquiesça pour lui signifier que oui cet endroit était mieux que la sortie de la fac, mais elle voulait savoir ce qu’il lui cachait. Il refusait de le lui dire, mais il allait mentir une nouvelle fois, et s’il recommençait, il pouvait lui dire adieu. Il choisit alors de s’asseoir à côté d’elle, commençant : « Je suis spécial… Je suis pas comme les autres, et ce depuis tout petit. » C’était comme si il allait lui avouer qu’il était mort. La tension était visible sur son visage. « Je suis atteint d’autisme. Je suis pas taré je t’assure, mais selon ma mère je vis dans mon monde, et j’ai des réactions bizarres, je peux aussi être violent, mais envers moi-même. Je comprendrais si je te fais peur, mais c’est pas ce que je souhaite, c’est pour ça que je n’ai rien dit. » S’il croyait qu’elle n’allait plus lui parler, il le pensait toujours, alors il le lui fit savoir : « Je veux pas que tu te sentes obligée de rester si t’en as pas envie, ni même que tu aies pitié de moi. Je suis sûr que quelque part t’es déçue, car tu t’attendais surement à un ami super cool, en fait je suis juste un gamin pas comme les autres. » Mais elle ne l’avait pas déçu, jamais. Elle était trop bien pour ça.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Jeu 20 Oct 2011 - 17:03

La question « et le mec de tes rêves c’est qui ? » lui trottait encore dans la tête, bien qu'elle l'ait repoussé à plus tard, elle la sentait revenir sous peu. Le problème, désormais, c'est que la jeune femme ne savait pas réellement quoi répondre. Il s'agissait bien de lui mais vu que les révélations pleuvaient depuis quelques minutes, elle s'attendait aussi à ce qu'il lui avoue avoir une petite amie, ou presque. Son âge ne lui faisait rien, ils n'avaient que deux ans de différence mais elle appréhendait grandement la suite des évènements. Commencer une relation par internet avait quelque chose de spécial, un moins dirait certains, du fait de l'anonymat de la personne en face, donc de la non confirmation des informations échangées. Un plus répondrait Famke qui se sentait bien plus libre de s'exprimer. Elle avait ses raisons, il avait les siennes. Si Elie se trouvait dans les parages, il l'aurait sans doute poussé à lui avouer ses sentiments, en lui filant une petite tape sur l'épaule accompagné d'un préservatif dans une poche. Un ouf de soulagement intérieur : il n'était pas là, mais la danoise passerait bien sa soirée à tout lui raconter, avec des étoiles dans les yeux et un air de cruche tiré de Gossip Girl. Soit. Famke allait trop vite en besogne, ils étaient à peine au premier stade, celui de se rencontrer en chair et en os. Donc elle ferait un effort, quitte à en rester au stade de simple amis, ce n'était pas si mal après tout. Enfin presque.
Elle posa son regard interrogateur sur lui, cherchant à découvrir la vérité alors qu'il n'avait dit mot. Il semblait finalement, bien mystérieux. Ce qui avait son charme, même si la jeune Famke craignait la suite. Elle gardait pleine confiance en lui, une confiance aveugle. C'est avec une grande attention qu'elle l'écouta, mémorisant chaque informations dans un coin de sa tête. Sur le coup, elle resta muette, ne sachant guère comment exprimer ce qu'elle ressentait. Premièrement, elle ne voulait pas le blesser. Ensuite, maladroite, elle souhaitait trouver les bons mots pour exprimer son ressenti. « Je n'ai pas peur de toi Neo, comment je pourrais ? » commença-t-elle en souriant de manière sincère. Il était atteint d'une maladie difficile à gérer. Famke avait peu de connaissances sur celle-ci, hormis ce qu'on pouvait en voir dans les films. Elle comprenait cependant sa démarche, le fait qu'il ne lui ait rien dit. A sa place, sa réaction aurait été la même. C'est donc sans détour et sans réfléchir qu'elle poursuivi : « Je ne suis pas déçue, je comprends pourquoi tu n'as rien dit. Ça ne me pose pas de problème. » Elle ne faisait pas l'autruche vis à vis de sa maladie mais elle était bien trop attachée à lui pour en tenir rigueur. Elle était même prête à l'aider, si jamais. « T'es peut être un gamin pas comme les autres, mais moi je t'apprécie comme ça. J'ai connu quelqu'un de super derrière mon écran et j'ai envie qu'on continue dans la vie réelle. » avoua-t-elle, non sans excitation. Elle le prenait comme il était, elle prenait un tout. C'est pour ça qu'elle précisa un peu plus, le fond de sa pensée : « Si une fois t'as besoin d'aide, tu peux m'appeler, je viendrais. » Il était spécial, mais ça le rendait d'autant plus attachant. Et si des moments difficiles venaient à se pointer dans sa vie, Famke serait prête à lui porter secours. Elle n'avait pas peur.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Lun 24 Oct 2011 - 17:16

Si lui différait par ses problèmes d’autisme, Famke se détachait des autres par son charisme et son ouverture d’esprit. Il ne comprenait pas comment une fille comme elle pouvait encore être célibataire. Des gens bien constitués de son âge, il y en avait pas mal. Peut-être ne trouvait elle pas chaussure à son pied ? Peut-être était-elle trop difficile pour se contenter de quelqu’un de bien ? Il ne savait pas vraiment, après tout ils n’en avaient jamais parlé véritablement, ce n’était pas une question qu’on posait naturellement. Ce qui rassurait Neo c’est que la jeune étudiante ne semblait pas effrayée par ce qu’il était. Malgré ses révélations, elle était là, et apparaissait sincère. Son regard ne se détachait plus d’elle. Il en oubliait presque qu’il avait longuement discuté avec elle sur internet, car la voir en vrai c’était tellement mieux. Pour une fois dans sa petite vie misérable, il se sentait important aux yeux de quelqu’un d’autre que sa mère. Il avait l’impression d’exister. C’était impossible à expliquer, mais cette sensation était agréable. Famke comptait plus que n’importe qui à ses yeux, et ce avant même de l’avoir rencontrée. Cette rencontre, ne le décevait en rien. Elle était même un moyen de lui redonner courage. Elle faisait partie des seuls qui ne reculaient pas devant le mot qu’il prononçait tellement peu : autisme. Elle lui disait qu’elle n’avait pas peur de lui, mieux encore elle émettait même l’impossibilité de la chose, et ça le rassurait. Malgré tout, il restait plongé dans une tourmente, comme si pour lui il était évident qu’elle finisse par avoir peur de lui un jour, car elle ne l’avait jamais vu à l’œuvre, lui qui pouvait être si surprenant des fois. Il ne savait pas vraiment quoi lui répondre, mais il était reconnaissant, parce qu’elle aurait pu réagir d’une autre manière. « Merci… Je sais pas, tu auras surement peur un jour ou l’autre, t’as encore rien vu. » Il était conscient d’anéantir ses chances de sortir avec elle ainsi, mais il préférait la mettre en garde, pour qu’elle n’ait ainsi aucune mauvaise surprise. Il ajouta même : « Tout le monde a peur de moi. » Sauf ceux qui étaient obligés de le côtoyer tous les jours : son beau-père et sa mère. Il était à peu près sur qu’ils se contrôlaient parfois pour ne pas craquer mais qu’il était un boulet pour eux. Elle continuait de lui dire qu’il n’y avait aucun problème, et il tint quand même à lui dire : « Tu sais je veux que tu sois honnête avec moi si un jour tu as peur de moi, ou que tu veux plus me parler…Je veux juste que tu me le dises, je comprendrais tout à fait. » Il en avait tellement l’habitude. Ce qui le gênait c’est quand on lui tournait le dos sans lui expliquer pourquoi. Ca ne semblait pas effrayer Famke qui continuait à lui soutenir qu’elle souhaitait qu’ils passent du temps ensemble et ça venait juste de faire tilt dans sa tête. « C’est vrai ? Tu sais au départ je voulais pas qu’on se voit à cause de ça, mais je regrette pas…T’es vraiment une fille cool… » Il n’était pas doué pour les compliments, mais bon c’était déjà ça de dit. En revanche, il secoua la tête, conscient qu’elle était maladroite dans ses propos, et il essayait de ne pas paraitre méchant, car il ne voulait pas qu’elle le prenne mal : « Si ça m’arrive, je n’aurais pas besoin d’aide, je sais le gérer tout seul, je veux pas qu’on m’aide. Mais c’est très gentil de t’en soucier…Juste que…les gens peuvent pas m’aider. » Mais il voulait changer de sujet, car ça l’embarrassait. « Tu veux aller où ? »
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Lun 24 Oct 2011 - 23:53

Elle s'était énormément attachée à lui, si bien qu'il pouvait lui avouer avoir commis un meurtre, elle s'en ficherait totalement. C'était assez bizarre, certes. Car en même temps, elle avait conscience qu'il avait une maladie pas forcément simple à gérer mais de l'autre, elle ne voyait pas là dedans un problème insurmontable. Elle voyait juste Neo, son Neo, celui qu'elle appréciait énormément sans se soucier du reste. En six mois il avait pris une place importante dans sa vie. Et elle l'admirait presque. Après tout, il lui avait avoué sa maladie, à elle, une fille rencontrée sur le net qui pouvait être n'importe qui. En un sens, elle se sentait importante à ses yeux ce qui la confortait dans son idée. « Même si ça se produit, je sais que c'est pas de ta faute. » avoua-t-elle car elle avait bien conscience qu'il était esclave de sa maladie et ne pouvait rien contre. De ce fait, elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Famke se sentait bien trop proche de lui pour ça, du moins assez pour le comprendre et faire avec. Sa remarque suivante la troubla, car la jeune fille ne comprenait pas comment on pouvait avoir peur de lui. Certes, rien ne devait être facile, mais de là à le rejeter ainsi. Ça lui semblait impossible et épouvantable à la fois. Peut être ses sentiments expliquaient cette réaction d'incompréhension. Peut être que si elle ne l'avait pas connu, elle réagirait de la même manière. Mais la danoise se refusait à penser à ça. Elle ne ferait pas parti de ces gens, quoi qu'il arrive. Elle savait faire la part des choses entre la personne qu'il était et sa maladie, même s'ils étaient intimement liés. « Moi pas. » affirma-t-elle, sûre d'elle, comme pour lui offrir un soutien qu'apparemment il n'avait pas. « Mais je te promets de te le dire. » continua-t-elle ensuite. Elle ferait preuve de franchise envers lui, ce n'est pas pour autant que son attitude ou son envie de développer une relation réelle avec lui allait s'estomper. « Par contre te parler je le voudrais toujours. On s'est bien entendu pendant six mois et ça ne changera pas. » Même si un jour il lui faisait peur, sous entendu. A vrai dire, Famke se sentait réellement prête à l'épauler, car elle voyait en lui un ami et bien plus. De ce fait, ça lui semblait normal et même important de rester présente à ses côtés, quoi qu'il se passe. Un petit sourire se dessina sur son visage lorsqu'il lui avoua qu'il la trouvait cool. Un simple compliment qu'elle apprécia énormément. Elle le trouvait adorable. « Tant mieux alors. » se contenta-t-elle de répondre, sans trop savoir quoi ajouter de plus, pourtant elle reprit rapidement. « Je m'entends pas vraiment avec beaucoup de monde, alors je suis ravie que ce soit réciproque avec toi. » Ce qui était déjà une bonne chose. Les sentiments qu'elle pouvait avoir pour lui en était une autre. Elle n'osait pas lui en faire part, du moins pas pour le moment, de peur de gâcher leur amitié. Plus tard, un jour. Alors elle se reconcentra sur ces paroles, comprenant qu'il voulait se débrouiller seul. Une excellente chose selon elle, ça lui permettait d'être indépendant et plus mature. Cependant, elle n'en démordrait, elle pouvait toujours l'aider et ce, pour n'importe quelle raison, ce qu'elle précisa à nouveau, au risque de paraître enquiquinante. « Alors si tu as besoin d'aide pour autre chose, n'importe quoi. Tu pourras compter sur moi. » Le choix était donc bien large. Pourtant, elle ne put s'empêcher de préciser, non sans une pointe de malice : « La seule chose ou je ne peux pas t'aider c'est la cuisine.. Je ne suis pas douée. » A son grand regret, bien qu'elle ait tenté à plusieurs reprises de rattraper son retard. Son futur mari n'allait surement pas apprécier ce petit problème. Mais elle faisait énormément de progrès, elle n'avait pas enfumer la cuisine la dernière fois. Mais elle reprit rapidement son air sérieux, cherchant à lui répondre sur ce qu'ils pouvaient faire. « Je ne sais pas trop.. si tu veux il y a un café pas loin ou les étudiants vont. Il n'y a pas trop de monde en général. Sinon on peut manger un bout quelque part ? Sinon on peut aller faire tout ça chez moi, j'ai des placards remplis, si tu veux être plus tranquille.. j'habite sur Apple Road à Ocean Grove. » Ca paraissait rapide mais étant donné qu'elle avait une totale confiance en lui et qu'il était une des rares personnes à qui elle s'était attachée, ça ne la gênait pas, au contraire. Elle lui donnait presque le bon dieu sans confession. De plus, chez elle, il n'y avait personne, pas de parents ou de frères et soeurs. Toutes ces solutions, café ou autre, lui semblait bonnes, bien qu'elle ne traine que rarement dans les coins étudiants.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mar 25 Oct 2011 - 22:04

Il savait bien qu’il prenait de gros risques en lui révélant la vérité sur son cas. Mais il avait une confiance aveugle en elle, et puis si sa mère lui disait quoi que ce soit, il lui balancerait qu’elle le racontait à tout le monde, et qu’il passait pour un phénomène de foire. Sa mère lui disait toujours que c’était grâce à lui qu’elle savait qui étaient ses vrais amis. En effet, si les gens n’acceptaient pas Neo tel qu’il était, elle ne les voyait pas comme des amis. Il servait à tellement de choses ce gamin. Et tout ça contre son gré. Il aurait préféré être comme tout le monde. Mais peut-être que s’il avait été comme tout le monde, Famke ne se serait pas attachée à lui, et ils n’en seraient donc pas là. Enfin là…c’était vite dit, tous deux avaient apparemment du mal avec leur première rencontre. Ils ne savaient pas quoi dire, et Neo se sentait responsable, car il avait fait des révélations assez tôt, mais il ne pouvait lui mentir plus longtemps, c’était comme ça. D’ailleurs comme elle le disait si bien, et ce qui prouvait qu’elle faisait preuve d’intelligence, il n’était pas maitre de lui-même, c’était son autisme qui était maitre dans la situation, et lui se contentait de se battre avec ça durant toute sa vie, qui était maintenant longue de dix-sept ans. « C’est peut-être pas de ma faute, mais je voudrais pas te faire du mal inconsciemment. » Il ne savait même pas lui-même ce dont il était capable. Il savait juste qu’il était un cas à part. Et puisqu’il tenait à elle, il ne se le pardonnerait pas s’il venait un jour à s’en prendre à elle pour une raison ou une autre. Elle était finalement sa seule vie sociale exceptés ses parents. Il était d’ailleurs plus qu’enchanté que ce soit elle et pas une autre. Elle était fascinante, et finalement elle apparaissait marginale tout comme lui. Gentiment, elle lui assura même qu’elle ne cesserait jamais de lui parler, et ça fit sourire l’adolescent. Mais il ne put s’empêcher d’ajouter : « De toute façon si un jour tu as peur de moi, tu pourras quand même me parler derrière ton écran. » Mais il espérait tout de même ne pas en arriver là, car maintenant qu’il l’avait rencontrée, il avait l’impression que de lui parler sur l’ordinateur, c’était comme s’il était en prison et qu’elle venait au parloir. Il n’était pas capable de dire plus que ce qu’il venait de dire. Elle était cool mais il la trouvait aussi canon, il en était raide dingue, mais il ne serait pas capable de le lui dire, il espérait qu’elle comprendrait sans qu’il ait à le dire, mais ce n’était peut-être pas réciproque pour elle. Elle lui fit part de ses problèmes de vie sociale, elle ne s’entendait pas avec tout le monde et c’est ce qu’il avait bien compris, juste qu’il ne trouvait pas d’explication à cela. « C’est bizarre que tu t’entendes pas avec tout le monde… Les gens comme toi c’est rare… » Neo n’avait rien d’un garçon autonome, et il souhaitait l’être seulement les doutes que sa famille emettaient l’en empêchait. Il voulait voler de ses propres ailes, et peut-être avait-il besoin de quelqu’un pour l’aider à le faire. Il voyait en Famke cette personne. Elle voulait l’aider, sauf en cuisine elle était nulle. Pas de problème de ce côté-là, il se foutait de ce qu’il pouvait manger. Il se disait alors que c’était peut-être le moment d’en parler. Il prit alors la parole : « Ca va te sembler bizarre, mais si tu veux vraiment m’aider, je voudrais que tu m’aides à vivre la vie la vraie. Pas celle que je mène enfermé chez moi. » Il baissa la tête, il avait honte de lui demander une telle chose. Elle allait surement se moquer de lui. Alors il se ravisa : « Oublies ce que je viens de dire, c’est stupide… » Il esquissa un discret sourire, rougissant même légèrement. Il parut choqué de ce qu’elle venait de lui dire, il avait redressé la tête. Elle aussi habitait Apple Road ? « Toi aussi ?! Ca alors ! J’habite à Apple Road aussi ! » En fait ils n’avaient jamais été bien loin de l’autre même si leurs maisons devaient être à une distance respectable puisque le quartier était grand. Il en oublia même de répondre à sa question. Où il voulait aller ? Il ne savait pas car chaque endroit le mettait mal à l’aise. Les endroits publics étaient bourrés de monde et il craignait que ça se passe mal, et chez elle il avait peur de se sentir tellement gêné qu’il serait incapable de dire quoi que ce soit. Mais c’était peut-être mieux qu’un endroit plein de monde. « Tes parents seraient d’accord si je venais chez toi ? Je veux dire je veux pas déranger… » S’il avait choisi chez elle c’est parce qu’il voulait découvrir son univers, en savoir un peu plus sur elle. « Mais si tu préfères aller en ville on va en ville. » Il ne s’imposait pas. Comme d’habitude.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mer 26 Oct 2011 - 14:13

« C’est peut-être pas de ma faute, mais je voudrais pas te faire du mal inconsciemment. » Elle afficha un petit sourire bienveillant et aurait voulu le rassurer en posant une main sur son épaule, cependant elle n'en fit rien, de peur d'en faire trop pour une première rencontre. « Je pense être capable de faire la différence entre toi et ta maladie. » ajouta-t-elle. A la manière d'une tumeur qui jouait sur la personnalité et les agissements d'un patient, Famke se sentait assez forte pour réagir avec maturité. Bien sûr, elle ignorait de quoi il était capable, cependant elle n'en avait pas peur. « C'est vrai, même si l'écran ne me plaît plus autant maintenant.. » précisa-t-elle. Car elle se sentait bien en sa compagnie. Elle qui appréciait si peu la réalité en général et s'était enfermée derrière une porte, calfeutrée dans sa maison, se disait qu'en tombant sur les bonnes personnes, tout semblait aller pour le mieux. Neo était une de ces personnes. D'ailleurs à l'instant même, la danoise se sentait totalement ridicule : elle avait l'impression de repartir cinq ans en arrière, en minaudant comme une petite adolescente frustrée. « Je ne m'entends pas avec les autres pour une bonne raison. » précisa-t-elle, car il ne connaissait pas tout de sa vie. « Je ne t'en ai pas parlé mais mon père est un peu célèbre.. et riche. Alors je ne sais jamais si on s'intéresse à moi pour son argent, sa popularité ou pour d'autres raisons. » Au lieu de se prendre la tête, elle avait choisi de laisser tout le monde à l'écart : une solution radicale. Il lui arrivait également de se renseigner au préalable sur les personnes, afin de vérifier leurs connaissances sur son paternel. Bien qu'aux États-Unis ce soit bien plus simple qu'en Europe, elle avait gardé ce petit côté 'je me mets à part' et difficile de changer cette attitude désormais. « Ça va te sembler bizarre, mais si tu veux vraiment m’aider, je voudrais que tu m’aides à vivre la vie la vraie. Pas celle que je mène enfermé chez moi. » Elle fronça légèrement les sourcils, étonnée par cette remarque. « Oublies ce que je viens de dire, c’est stupide… » Elle sourit, amusée qu'il se sent aussi honteux pour si peu. « D'accord. » répondit-elle en haussant les épaules. « On peut se prévoir des sorties, si tu veux. » Ça lui semblait être un bon commencement pour l'aider. « Dans des lieux pas trop fréquentés au début je crois, parce que t'as pas l'air à l'aise. » Elle l'avait bien compris et n'allait pas le jeter dans la gueule du loups directement. Peut être qu'un repas ou un café dans un endroit peu fréquenter était un bon début. Famke y réfléchirait ardemment. En tout cas, elle était tout à fait prête à l'aider du mieux qu'elle le pouvait. « T'habites Apple Road ? Eh ben.. si j'avais su ! » Elle aurait fait quoi ? Pas grand chose peut être, mais par curiosité, elle aurait cherché sa maison juste pour faire un petit tour devant. Le problème ne se posait plus désormais. D'un geste rapide, Famke sauta du petit mur afin d'être prête à s'en aller. Ou, telle était la question. « .. mes parents ne vivent pas avec moi. » précisa-t-elle en affichant un léger sourire timide. « Mon père vit en Europe et ma mère.. est morte. » Elle ne parlait jamais de sa mère, décédée deux ans auparavant. Famke n'avait jamais réellement accepté sa mort et en souffrait encore aujourd'hui. Mais Neo ne pouvait pas le savoir, elle n'avait jamais pris la peine de préciser. Pourtant elle afficha de suite un nouveau sourire, signe qu'elle allait très bien. « Donc j'ai une grande maison totalement vide ! »

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Jeu 27 Oct 2011 - 0:34

Famke pensait que lui et sa maladie étaient séparables. Pourtant ils ne l’étaient pas. En fait, elle devait penser qu’elle pouvait les dissocier, mais il avait toujours fait avec sa maladie, elle existait, elle ne devait pas la renier. Elle faisait partie de lui. « Tu sais…ma maladie et moi on fait un tout. C’est pas comme si j’existais sans elle et vice versa. » S’il disait ça, c’était parce qu’il voulait la surmonter. Il ne prenait déjà pas de cachets alors qu’il devait les prendre, et pour lui c’était déjà une grande victoire que de pouvoir vivre sans être ensuqué. Heureusement qu’il s’isolait car s’il devait affronter la foule tous les jours, il ne s’en sortirait pas aussi bien. La foule l’effrayait au plus haut point. Il trouvait ça adorable de la part de Famke qu’elle se détache des autres personnes, souhaitant renier la maladie sans l’ignorer. La jeune femme était d’une maturité incroyable, et ne semblait même pas s’attacher à la différence d’âge, certes maigre, mais les séparant d’une majorité. Elle tenait à lui démontrer son affection par des paroles puisque, et elle l’avait bien compris, elle ne pouvait pas le faire avec les gestes. L’écran, elle trouvait ça dépassé maintenant qu’elle avait expérimenté la rencontre, et il ne put s’empêcher de lui faire remarquer : « Tu dis ça pour me faire plaisir. » C’est ce qu’il pensait, avec toutes les contraintes qu’il y avait au milieu de cette rencontre, elle ne pouvait pas, selon lui, préférer la vie réelle. Ce qu’il ne comprenait pas c’était qu’elle était attachée à la personne qu’il était au fond de lui, et ne s’attardait pas sur les détails. Elle lui révéla ensuite pourquoi elle n’avait pas beaucoup d’amis, et il aurait du se douter que cette raison était cachée derrière tout ça : en effet, la fois où il l’avait espionnée, on lui avait expliqué qu’elle était fille de sportif professionnel. Ainsi, elle devait mal vivre le fait de n’exister qu’à travers son père, ce qui se comprenait tout à fait. Il ne trouva pas judicieux cependant de lui révéler qu’il l’avait espionnée, ça serait certainement le détail de trop, alors il omit ce petit détail. « J’ai appris que ton père était célèbre. Ca doit être dur au quotidien… mais je pense que tu peux aussi faire comme s’il ne l’était pas. Si on te demande tu dis que non. » Ca paraissait trop simple. En fait s’il avait réfléchi deux secondes il aurait pu se dire que le nom de la jeune femme avait surement du apparaitre sur internet, ou dans les journaux en tant que fille de. Et des photos d’elle devaient circuler également, les médias étant particulièrement intéressés par les enfants de stars. « Moi personnellement je m’en fous de ton père. » Il avait lâché ça avec un aplomb déconcertant. Ce qui était d’autant plus déconcertant, c’est que la jeune femme venait d’accepter sa suggestion de lui apprendre à vivre. Et elle avait même compris qu’il fallait y aller en douceur. Neo devait surmonter sa peur des endroits pleins. Il grimaça d’ailleurs : « Oui si tu veux pas avoir honte de moi faut éviter les centres commerciaux et autres trucs en tous genres… » Il y était allé plusieurs fois évidemment, mais quand il était plus jeune. Il tenait la main de sa mère fermement, et quand ça n’allait pas il sautait dans ses bras et se blottissait contre elle. Maintenant il ne pouvait plus, alors elle faisait les boutiques pour lui. Il acquiesça ensuite. « Oui j’habite au 1412. T’aurais fait quoi si t’avais su ? » Demanda-t-il plus qu’intrigué. Il descendit de son perchoir juste après Famke et l’écouta attentivement. Elle vivait seule. Certes elle avait dix-neuf ans mais il trouvait ça courageux de vivre seul à cet âge-là. « Je suis désolé pour ta mère. Moi j’ai pas connu mon père. » Plutôt que de s’embourber sur ce chemin glissant, il continua : « Tu as une maison pour toi toute seule à ton âge ? C’est pas difficile à gérer ? » Il se le demandait bien, en tout cas en plus de l’apprécier, il développait un sentiment d’admiration pour elle. Elle souriait, et ça l’émerveillait de voir à quel point cette fille était équilibrée alors qu’elle n’avait pas dû avoir une vie facile. Il reprit : « On va chez toi alors ? » Là il apparaissait impatient.
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Nikki Odair
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Jeu 27 Oct 2011 - 22:57

« Tu sais…ma maladie et moi on fait un tout. C’est pas comme si j’existais sans elle et vice versa. » Elle fronça les sourcils, consciente de la situation, mais peu ravie. Elle ne tenait pas à le plaindre, mais plus à le comprendre ou à l'épauler. Alors la jeune femme se contenta de se pincer les lèvres en hochant légèrement la tête. Neo était un garçon sympathique et semblait totalement renfermé sur lui-même. Comment une personne aussi intéressante pouvait l'être ? Ce point dépassait totalement la jeune femme qui voyait en lui tellement de choses. Ses camarades plus âgés ne lui arrivaient pas à la cheville. Famke était désormais certaine d'une chose : elle n'avait pas idéalisé Neo derrière son écran. Il était tel qu'elle se l'imaginait, même trois fois mieux. Elle ne voyait pas en lui un jeune lycéen mais bien plus. Pourtant, elle ne put s'empêcher de sourire à sa remarque. « Pas du tout, t'es cool. » avoua-t-elle, ne sachant pas quel autre mot utiliser pour le qualifier sans paraître trop entreprenante. « Je préfère voir ton visage plutôt qu'un écran. » reprit-elle cependant. Leur relation prenait de l'envergure désormais et ne se résumait plus à du virtuel. Ce qu'en temps normal, elle n'aurait pas apprécié, mais là, si, totalement. Certes leur rencontre n'avait pas été simple mais Famke le comprenait avant tout. Son âge et sa maladie était des sujets sensibles qui n'avaient pas d'importance à ses yeux. Du moins elle était assez mature et réfléchie pour passer outre et se concentrer sur sa personne. Il était tout à fait adorable, même si la foule le faisait paniquer, ça avait son charme. « Si on me demande, je ne réponds plus. » avoua-t-elle. Si les gens demandaient c'est qu'ils avaient déjà la réponse dans un coin de leur tête. Famke passait son chemin à ce moment là. A force, avec le temps, elle avait la capacité de les repérer à des kilomètres à la ronde. Son père était sa fierté, elle aimait parler de lui et de ce qu'il avait accompli mais à un degrés moindre et sans voir des détails croustillants un peu partout. Depuis la mort de sa mère, tout le monde voulait des réponses et ne cessaient de quémander des informations. A force, il était difficile de supporter cette situation. Famke la gérait comme elle le pouvait et son départ aux États-Unis l'avait beaucoup aidé. « Tant mieux. » lâcha-t-elle lorsqu'il lui avoua qu'il se fichait de son père. Peut être qu'un jour il le rencontrerait, lorsqu'il aurait le temps de rendre visite à sa fille, ce qui n'était pas le cas pour le moment. Elle nota dans un coin de sa tête d'éviter les centres commerciaux, avant de répondre : « Dommage, t'aurai pu porter mes sacs.. » lâcha-t-elle en plaisantant, avant de se reprendre et de hocher la tête gentiment. Son annonce sur son adresse, la troubla légèrement. « J'habite au 1712.. » s'enquit-elle, étonnée au possible. « Je crois que si j'avais su, ma curiosité m'aurait poussé à chercher ou tu habitais.. » Ce qui faisait d'elle une presque psychopathe, d'ailleurs elle se passa une main dans les cheveux, gênée, de cette révélation. Elle passa outre la remarque sur sa mère, ne souhaitant pas s'étaler plus et se contenta de sourire timidement pour son père. Finalement, ils avaient plus de points communs que prévu. « C'est pas difficile, c'est juste.. vide. Elle est immense et il y a des pièces que je n'utilise même pas.. et on se sent seule parfois. » Même si avoir ses parents avec soi était une contrainte pour tous, être seule dans une maison était tout aussi compliqué : il fallait tout gérer, faire les courses, s'occuper des factures et par dessus tout, faire face à une solitude ambiante. Ce n'était pas facile tous les jours. Mais elle se força à sourire. « C'est parti. » Elle l'invita donc à la suivre, se dirigeant vers l'endroit ou était garé sa voiture. Son immense voiture de bourge. Elle lança d'ailleurs un petit regard à Neo, histoire de voir sa réaction..

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