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 ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo).

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Ven 28 Oct 2011 - 17:50

Neo sourit timidement. Elle le trouvait cool. Il n’aurait jamais pensé qu’elle lui dise un truc pareil un jour, d’ailleurs que quiconque ose le lui dire. Ca n’avait l’air de rien, mais pour lui ça signifiait beaucoup. Ca lui faisait chaud au cœur. C’est là qu’on voyait la différence de maturité entre les deux. Elle prenait les compliments normalement, comme toute personne, pour lui, ça avait tellement plus d’incidence sur sa vie. C’était comme un cadeau qu’on offrait à un gamin de cinq ans. Et pourtant, malgré le déroulement de leur rencontre, il était plus que nerveux, et il serrait les poings pour éviter de devoir se tripoter les doigts dans tous les sens, les retournant dans des positions pas très normées. Famke disait préférer son visage à l’écran. Ce visage il était tellement atypique. Visage d’ange au regard vide, à la recherche d’une signification de toutes les choses qui l’entouraient, parfois perdu dans son monde utopique ou cauchemardesque, là où personne n’était jamais allé. « Il est comment mon visage ? » Il posait parfois des questions stupides, mais il ne fallait pas lui en vouloir. Il savait très bien comment il était, mais il voulait savoir comment les gens le percevaient, comment Famke le percevait. Ce qu’il y avait de drôle, c’est que Famke et Neo avaient plus de points communs qu’il n’y paraissait. Tous deux étaient du genre à s’isoler, se protéger. C’était ce qu’elle faisait avec la célébrité de son père. Quelque part Neo se disait que Famke était du même acabit que sa mère. La mère de Neo affrontait la maladie de son fils, mais elle en avait marre qu’on le pointe du doigt, alors elle se détachait de tout ça, surcouvant son fils. Famke elle, se protégeait seule, mais le faisait avec une grande force de caractère, comme la mère du jeune homme. « T’as raison. » Le père de Famke n’avait pas du l’élever comme une enfant pourrie gatée, ou alors c’était le caractère de la demoiselle, car elle souhaitait avoir une vie normale, tout comme Neo, mais il lui était plus difficile de se détacher de sa maladie. Il devrait songer à faire de même, oublier de répondre quand on lui parle de son autisme. Il avait arrêté de prendre ses cachets. Si quelqu’un venait à le découvrir, ça pouvait avoir de graves conséquences, mais pour l’instant, il parvenait à se contrôler, et même s’il était mal à l’aise, il était plutôt content de ne pas paraitre amorphe devant elle. En revanche, il ne se sentait pas prêt à affronter un centre commercial et tous ces gens qui se bousculent, qui s’arrachent les vêtements en soldes, qui font la queue au fast-food. Non, tout ceci c’était définitivement trop, et même si Famke plaisantait à ce sujet, il s’excusa : « Je suis désolé. Les gens me font peur. » Un autre point commun en ce qui concernait le lieu où ils habitaient. Un simple chiffre différait. Il fut surpris de constater qu’elle aurait cherché à voir où il habitait. Ce détail lui rappela qu’il avait entrepris de découvrir qui elle était quelques mois auparavant, il n’était donc pas si fou que cela. Il fut cependant intrigué d’une chose. « Et si t’avais su où j’habitais avant, tu serais venue voir ? » N’aurait-elle pas eu peur d’être déçue ? Oh et il l’imaginait bien tomber sur sa mère aussi. Elle aurait eu le droit à un interrogatoire. Sa mère ne savait rien de ses discussions sur internet. Et si elle tombait dessus, elle se débarrasserait de son ordi, consciente qu’elle ne puisse pas le protéger là-dessus. Neo ne souhaitait pas rencontrer son véritable père, celui-ci ayant abandonné sa mère. Ainsi, il ne le vivait pas mal car Chris avait toujours été comme un père pour lui, mais pour Famke ça devait laisser un grand vide de ne plus avoir de mère. Famke vivait toute seule, mais elle semblait bien s’en accommoder. « Quelque part c’est bien t’as déjà la maison qu’il te faut pour fonder une famille. » Puis, ils quittèrent leur coin tranquille pour se rendre à la voiture de Famke, et Neo en resta bouche bée. Elle avait un Porsche Cayenne. « Il est à toi ?! Wow, c’est franchement la classe ! Moi je conduis pas. Ma mère veut pas. » dit-il un peu déçu alors qu’il aurait déjà pu avoir son permis. Mais en même temps, sa mère craignait que son état psychologique provoque des accidents.
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Nikki Odair
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Sam 29 Oct 2011 - 17:38

« Il est adorable. » répondit-elle avec franchise. Parler avec lui derrière son écran lui semblait si loin désormais. Elle avait perdu six mois en sa compagnie et leur relation aurait sans doute était différente à l'heure actuelle. C'est ce qui la chiffonnait un peu : se complaire dans une relation aussi virtuelle pour comprendre ensuite qu'il y avait tellement mieux plus loin. Elle voyait en son écran un ami pour la vie, une façon de ne pas être déçue mais de rester sociable et ouverte, toujours avec un mur planté au milieux. C'était pour elle, la meilleure des solutions. Du moins avant. Avec Neo, tout lui semblait différent, au point qu'elle comprenne son erreur. « C'est mieux de te voir sourire quand on parle plutôt que de tout s'imaginer derrière son écran. » Toujours franche, elle avait envie de l'être totalement avec lui, ou au moins de lui exprimer ce qu'elle ressentait sur leur première rencontre. Absolument pas déçue, elle le comprenait entièrement dans sa démarche : lui aussi cherchait à se protéger des gens pour une raison bien spécifique, quoi de mieux qu'on ordinateur du coup ? « T'inquiète pas pour les gens, je vais t'aider. Un jour tu les verras même plus. » C'était sa manière de faire : les ignorer au point qu'ils n'existent plus. La technique marchait plutôt bien. Perdue dans son monde, elle en oubliait souvent ceux qui l'entouraient. Peut être qu'elle pourrait donc l'aider, ce qui lui permettrait de sortir sans se prendre la tête, même s'il ne s'agissait qu'un d'un cinéma, d'un restaurant ou d'une visite dans un centre commercial. « Je crois que oui, je serais venue au bout d'un moment. » avoua-t-elle, avant de reprendre : « Mais je serais resté au arrière.. Je sais pas si tes parents auraient bien pris ma présence.. » Famke serait surement passée pour une psychopathe du net en train d'épier sa victime. Elle ne connaissait pas ses parents, enfin sa mère vu qu'il n'avait pas de nouvelles de son père, cependant elle l'imaginait bien sur protectrice avec son fils, du fait de sa maladie ainsi que de son âge. L'empêchant presque de grandir et de devenir indépendant. Elle espérait juste se tromper, si un jour elle devait la rencontrer. « J'ai déjà du mal à me faire des amis alors pour la famille, on verra plus tard ! » lâcha-t-elle en souriant, amusé. Mais il avait bien raison : sa demeure pouvait accueillir une pléiade d'enfants, un équipe de foot même, son père en serait ravie. Sauf qu'à dix-neuf ans, elle se voyait beaucoup trop jeune pour gérer ne serait-ce qu'un enfant. Sortir le chien d'une voisine lui était déjà pénible. « Je peux t'apprendre à conduire si tu veux. C'est tout bête ! » lança-t-elle en grimpant dans sa voiture, fière. Assez peu superficielle, du moins à son goût, elle adorait cependant sa grosse voiture et était toujours ravie qu'elle plaise. Famke démarra rapidement en direction d'Ocean Grove, le chemin ne serait pas long, de plus il habitait dans le même coin, ce qui simplifiait la situation. Elle ne dit pas grand chose durant le voyage, elle le prévint juste d'une chose : « Ma maison est immense et je passe souvent pour une bourge mais fais pas attention. » et elle se gara en lui faisant un signe de tête en direction de son logement. Un léger sourire s'afficha sur son visage, tandis qu'elle descendit de sa voiture en secouant la main en direction d'une voisine et de ses trois enfants. Sa maison aurait pu être celle d'une vraie famille : un mari, une femme, quatre enfants, deux chiens et la grand-mère. Mais non, seule une gamine vivait là dedans, de quoi faire peur à première vue.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Dim 30 Oct 2011 - 12:45

Il avait besoin qu’elle lui dise qu’il était bien. Il avait besoin qu’elle le rassure, qu’elle le complimente, juste pour s’assurer qu’il valait quelque chose à ses yeux. C’était le cas, en tout cas il le pensait, mais rien de mieux que de l’entendre dire. Surtout qu’elle continuait lui disant que c’était mieux que de s’imaginer les réactions de l’autre, et il sourit à cette affirmation. Ca lui rappelait tellement de choses. Il se souvenait. Il prenait toujours son temps pour lui répondre à quoi que ce soit. Car il pesait le poids des mots à chaque fois qu’il disait quelque chose. Il savait que tout mot avait un sens et pouvait être interprêté d’une autre manière que celle qu’on pensait si on ne faisait pas attention à ce qu’on disait. Ce qui rendait la conversation sur un ordinateur un peu superficielle, différente de ce qui pouvait exister en vrai, même s’il ne changeait pas sa façon de se comporter. Famke n’était pas avare de compliments, lui avait peur de lui en faire, peur de sa réaction, peur qu’elle croit qu’il voulait simplement avoir une aventure avec elle pour se dire qu’il l’avait fait, bien que ce ne soit pas sa première fois malgré tout. Enfin d’embrasser une fille, parce que pour le reste…C’était différent. Il acquiesça, évitant de se plonger dans ses pensées : « Oui c’est sur c’est mieux. Je suis content parce que t’es encore mieux que ce que je m’imaginais. » Il rougit légèrement et baissa la tête. Définitivement, faire des compliments n’était pas pour lui. Mais il le pensait tout de même. Il était tellement reconnaissant… Elle souhaitait l’aider en tous points alors qu’elle n’avait pas à le faire. Personne ne s’était jamais proposé, on le laissait affronter ce monde qui l’effrayait en tous points. Il espérait vivre normalement un jour, mais il espérait surtout que Famke n’ait jamais à faire face à cette partie de lui qu’il détestait tant. « Je te souhaite bonne chance d’avance. J’ai toujours l’impression que les gens me regardent et je déteste ça. » C’était d’ailleurs qu’une impression parfois, mais il ne s’en rendait tout simplement pas compte. En ce qui concernait l’endroit où il vivait, Famke lui assura qu’elle serait venue par curiosité, mais qu’elle n’aurait pas osé venir le déranger à cause de ses parents. Il le lui confirma. « Je pense que si tu étais tombée sur Chris, il n’aurait pas cherché à comprendre, mais si tu étais tombée sur ma mère, elle t’aurait inondée de questions, te demandant qui tu es et ainsi de suite, surtout que je ne lui ai jamais parlé de toi… » Conscient que ça pouvait avoir un impact, il se rattrapa immédiatement : « Pas que j’ai honte ou quoi, mais justement parce que j’avais peur qu’elle m’empêche de te parler… » Il haussa les épaules ensuite, brièvement, comme si quelque chose ne lui convenait pas dans ce qu’il avait dit : « De toute façon je l’aurais pas laissée faire. » Ses conversations avec elle étaient essentielles pour lui. Il parlait déjà du futur, alors qu’elle avait simplement 19 ans, du coup il pouffa de rire se rendant compte de sa connerie. « Oui c’est un peu prématuré… Mais je pense que t’as déjà plus d’amis que moi, alors sois pas si négative ! » Il lui tira la langue. Ca y est, il se détendait un peu plus. Il était temps. Neo n’avait pas à être effrayé par elle, il le savait, et puis depuis l’annonce de son autisme, c’était comme si elle faisait en sorte d’éviter tout geste qui pourrait le gêner, ou toute parole qui pouvait le blesser. En définitive, Famke était une fille idéale. Celle qu’on ne croisait que dans ses rêves. En ce qui concernait la conduite, il ne put retenir un éclat de rire. Elle voulait encore l’aider à ce niveau-là, mais ce n’était pas la peine. « J’ai pas dit que je savais pas conduire, j’ai dit que ma mère ne voulait pas que je conduise ! C’est différent ! » Il lui tira une nouvelle fois la langue. « Je sais conduire. Mais ma mère a peur qu’il m’arrive quelque chose alors je conduis pas. » Il haussa les épaules. « Ma mère c’est mon chauffeur de taxi. » Elle voulait être au courant de ses moindres faits et gestes, et c’était lassant à la fin. Il s’installa dans la voiture de Famke, et il prit soin de s’attacher en premier lieu. Durant le trajet, la jeune femme lui fit savoir que sa maison était immense et qu’on la prenait pour une bourge, et il la rassura : « Mon beau-père est riche aussi. Les trois quarts dans ce quartier le sont. T’en fais pas, je vais pas te juger. » Ils sortirent de la voiture, et il observa attentivement l’extérieur de la maison. C’est vrai qu’elle était grande. Famke salua ses voisins, et il ne put s’empêcher de détourner la tête, de crainte qu’on le juge. Il les ignorait. C’était malpoli mais il avait peur de n’importe qui. Il se hâta d’ailleurs à suivre Famke dans la maison.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Dim 30 Oct 2011 - 21:27

Elle sourit, légèrement, mais assez pour qu'il puisse constater que sa remarque l'avait touché. Elle qui pensait le décevoir, se sentait bien mieux après cette révélation. Et pourtant il n'y avait pas de quoi, après tout, ils avaient développé un lien fort et rien n'était censé pouvoir le briser, si celui-ci était sincère. Aux yeux de Famke il l'était réellement et apparemment, c'était réciproque. Elle ne répondit rien d'ailleurs, son silence était bien plus significatif que n'importe quelle parole. Cependant, elle comprenait son attitude vis à vis des gens, elle ne la connaissait que trop bien. Cependant pour avancer, il fallait passer outre, il n'avait pas le choix et la tâche serait plus simple en sa compagnie, du moins elle l'imaginait. C'est pour ça qu'elle ne quitta pas son sourire, comme pour le rassurer. « T'inquiète pas, ça ira, tu verras. » Famke était persuadée qu'il réussirait. Le tout était de le mettre en confiance et depuis le début de leur rencontre, elle avait l'impression de plutôt bien réussir sur ce point. Donc, son idée était toute faite : il y parviendrait, peu importe le temps qu'ils y passeraient. Elle en avait à revendre pour lui. Cependant, elle avait visé juste pour sa mère et craignait désormais de tomber sur elle un de ces jours. Il était donc certain qu'à présent, elle éviterait de venir le chercher chez lui. Non pas qu'elle ait peur de sa mère à ce point là, cependant elle souhaitait lui éviter des problèmes : les rencontres sur internet étant assez mal vu. « Oh je vois.. » lâcha-t-elle, peu rassurée. « Oh non t'inquiètes pas, j'aurai réagi de la même façon à ta place ! » Il était assez grand pour faire ses propres choix après tout et Famke n'était pas méchante, du moins pas à sa connaissance. Elle afficha ensuite un sourire amusé, tandis qu'il lui tirait la langue en se fichant un peu d'elle. Il sortait de sa coquille c'était une excellente chose qui lui faisait plaisir. « Eh ouais je te bas que veux-tu ! 1-0 pour moi ! » lâcha-t-elle en exagérant pour pousser l'amusement un peu plus loin. Elle venait à son tour de se rendre compte de son erreur, il savait conduire. Désolée, elle haussa les épaules, et reprit sur le même ton : « Je t'ai jamais vu conduire, je peux pas savoir, si ça se trouve t'es un vrai danger ! » Évidemment, elle plaisantait, ça se lisait sur son visage qu'elle le taquinait. « Ah oui ? Et tu sais faire du karting donc ? On pourrait y aller une fois. » proposa-t-elle sans réfléchir. Ce qui ferait une sortie ou il y aurait peu de monde et au moins, il pourrait conduire, elle mêlait ainsi les deux. Cependant, elle éviterait de lui faire la surprise et préférait être sûr qu'il soit d'accord. Enfin, ils étaient arrivés et Famke fut rassurée de savoir que son beau père était lui aussi fortuné, ainsi il arriverait mieux à la comprendre. Elle ne prit pas le temps de rester dehors car Neo semblait à nouveau gêné, et l'invita directement à la suivre chez elle. Poussant la porte, une agréable sensation de fraicheur arriva à elle tandis qu'elle se poussa pour le laisser passer et refermer derrière lui. La maison était décoré avec un certain goût, de façon très moderne mais Famke n'avait rien choisi : son père avait engagé quelqu'un pour ça. Ce qui lui importait peu, elle avait arrangé le tout à sa sauce, laissant trainer ses affaires ainsi que des bricoles et autres photos un peu partout. Le tout était donc plutôt chaleureux. « Il y a notre ami qui traine sur la table. » reprit-elle en pointant du doigt son ordinateur portable qui était posé un peu plus loin. « Installe toi ! Tu veux boire ou manger quelque chose de spéciale ? » demanda-t-elle, sachant qu'elle avait de la nourriture pour un régiment.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Lun 31 Oct 2011 - 17:32

Il voyait en Famke plus qu’une amie. Depuis des mois il s’était gardé de le lui dire, mais cette fille était parfaite à ses yeux, elle avait toutes les qualités requises pour s’approcher au mieux de la perfection. A ses yeux, elle n’avait aucun défaut. Il était incapable de lui dire ce qu’il ressentait pour elle, parce qu’il avait peur qu’elle lui rit au nez. Pourtant, elle avait bien encaissé ses mensonges et la révélation de son autisme, alors pourquoi se sentir si mal à l’aise à l’idée de lui dire une nouvelle fois, la vérité ? Parce qu’il ne voyait pas ça possible. Elle ne pouvait s’intéresser à lui, malgré toute la gentillesse dont elle faisait preuve. Il était trop bizarre pour qu’elle accepte. C’est comme ça qu’il voyait la chose. Et pourtant, une part de lui voulait lui demander. D’ailleurs Famke ne cessait de lui proposer des choses. A présent, il s’agissait du karting. C’était excitant. Il adorait le karting. Mais il devrait mentir à sa mère s’il voulait y aller. « Ca serait chouette ! Si on y va, tu promets de rien dire à ma mère ? » Il apparaissait soucieux, mais sa mère était une barrière à son bonheur, il le pensait. Maintenant qu’il avait une véritable amie avec qui partager des choses, il ne voulait les manquer sous aucun prétexte. Ca commençait par se rendre chez elle. Une fois sur les lieux, Neo ne cessait de regarder dans tous les sens. Alors cette maison lui appartenait entièrement. Elle en avait de la chance. La décoration était intrigante, il ne savait pas si elle l’avait choisie, mais en tout cas, il aimait beaucoup. Il ne cessait d’avancer, reculer, tourner en rond, observant les moindres détails de la maison. Il se promettait cependant de ne pas mettre les pieds dans la cuisine ou Famke prendrait certainement peur. Dans tout ce qu’il voyait, il détaillait les formes géométriques, il constatait que certaines n’étaient pas à leur place, et il se retenait fortement pour ne pas les toucher. Heureusement, Famke intervint et lui montra l’objet qui trônait fièrement sur la table de la salle à manger : l’ordinateur portable. C’était grâce à lui qu’ils en étaient là à présent. Sans ça, ils ne se seraient jamais rencontrés. Le jeune homme eut en plus une pensée pour les jours où elle discutait avec lui quand ce n’était pas par message en direct du téléphone. Elle s’asseyait donc à cette table, l’ordinateur posé devant elle. Un grand contraste avec lui qui passait ses soirées à discuter avec elle dans le grenier, ce qui faisait office de chambre, sur son lit ou assis à son bureau, mais dans un espace plus réduit, plus lugubre. Chez elle, ça respirait la lumière. « Alors c’est ici que tu te mets pour me parler… Enfin c’était… » Ce lieu et cet objet avaient maintenant une signification toute particulière pour lui. Famke l’invita à s’installer, et lui proposa à boire. Il n’était pas à l’aise au point de s’asseoir sans qu’elle ne le fasse, alors il lui répondit simplement en restant debout : « Je veux bien un jus de fruits si tu as. » Ca sonnait tellement mignon. Il ne demandait pas d’alcool, pas de soda, mais du jus de fruits. Il faisait tout de suite encore plus enfantin que ce qu’il ne l’était. Sagement, il attendit la demoiselle dans la pièce principale, continuant d’observer, il ne dit rien. Il n’avait pas spécialement faim, il se contentait d’admirer le royaume de Famke, et il s’attarda sur les photos de famille. Il s’approcha un peu plus et détailla les visages qui s’offraient à sa vue. Il y avait une petite Famke, mignonne, comme toujours, et puis les deux autres personnes devaient être ses parents ? Il n’en avait aucune idée, en tout cas ils avaient une bien jolie petite fille. Il ne savait pas vraiment comment sa star de père le prendrait si elle lui disait qu’elle était amie avec un autiste. Probablement bien, mais Neo s’imaginait plus. Dans ce cas, son père n’apprécierait probablement pas.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mar 1 Nov 2011 - 10:08


« Ça serait chouette ! Si on y va, tu promets de rien dire à ma mère ? » Contente que son idée plaise, Famke hocha la tête avant de répondre : « Promis. » renchérit-elle. De toute manière, elle se voyait totalement incapable d'aller vers sa mère. Premièrement, elle n'avait rencontré son fils qu'aujourd'hui et ensuite, elle appréhendait toujours de rencontrer les parents d'autrui. N'étant pas franchement à la hauteur des espoirs qu'ils pouvaient fonder : la danoise ne se voyait ni comme une bonne amie ni comme une bonne petite amie. Trop renfermée pour plaire, trop compliquée pour être apprécié. « Je la connais pas mais elle me fait un peu peur en fait.. » avoua-t-elle, non sans cacher un léger sourire inquiet. Elle comprenait qu'elle souhaite protéger son fils, cependant elle avait l'air de le conserver dans un cocon bien douillet qui ne lui plaisait pas. « Enfin, c'est pas important, elle saura rien de toute manière, c'est toi qui vois. » S'il souhaitait lui en parler, il le ferait de lui-même, Famke ne s'immiscerait pas dans leur relation ainsi mais était pourtant ravie de l'aider à vivre à son insu. « Alors c’est ici que tu te mets pour me parler… Enfin c’était… » Elle afficha un sourire tout en hochant la tête négativement. « Non, je restais dans ma chambre en général.. mais je le trimballais un peu partout. » Ce qui expliquait la net propreté qui régnait dans ce lieu, les papiers de biscuits et les verres trainaient bien dans son antre. « Je te ramène ça. » s'enquit-elle en posant ses affaires dans un coin tandis qu'elle se dirigea directement vers la cuisine. Ouvrant un placard, elle en sortit un plateau ou elle déposa rapidement deux verres, une bouteille de jus d'orange ainsi que du soda, des biscuits et des chips. La panoplie complètement du plateau télé entre amis. Ou quelque chose comme ça. Lorsqu'elle revint, Famke constata qu'il observait ses photos ce qui la fit sourire. « Il y en a beaucoup, je sais, on en fait tout le temps. » avoua-t-elle ne prenant directement la direction du salon, ouvert sur l'entrée, ou elle posa son festin en repoussant un tas de magazines plus loin. « J'ai ramené tout et n'importe quoi mais on sait jamais. » se justifia-t-elle en observant son plateau qui avait plus l'air d'annoncer l'arrivée de dix personnes sous peu. Ce qui ne serait jamais le cas, elle avait du mal avec autrui, tant de personnes chez elle ne serait pas supportable. Du moins, elle ne passerait pas une bonne soirée et serait plus stressée qu'autre chose. Finalement elle s'installa sur le canapé avant de servir Neo puis elle à son tour. « Bon, alors et la fille qui t'intéressais ? » demanda-t-elle subitement en engouffrant un biscuit au chocolat. Le moment était certainement mal choisi mais Famke mourrait d'envie de savoir de qui il s'agissait. Quitte à se faire du mal, autant le subir de suite, elle réussirait bien à s'en remettre. En réalité, au fond d'elle, dans un coin sombre et très enfouis, elle espérait avec appréhension qu'il s'agisse d'elle. Mais se voulant réaliste et non rêveuse, elle tentait en vain de ne pas y penser. « Enfin si t'as envie d'en parler, je vais pas te forcer. Je sais même pas si la situation a évolué depuis.. » Elle se redressa légèrement pour attraper le paquet de chips et donc se goinfrer. Finalement elle n'avait peut être pas choisi le meilleure sujet pour lancer une conversation. La fois suivante, elle tournerait sa langue sept fois dans sa bouche pour changer.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mar 1 Nov 2011 - 15:55

Famke lui promit de ne rien dire à sa mère et il la croyait. De toute façon, elle ne la connaissait pas, et à ce qu’il venait d’entendre, elle ne voulait pas véritablement la connaitre. Sa mère effrayait Famke. Pour lui c’était le monde à l’envers. Elle n’avait pas peur de lui, mais elle avait peur de sa mère ; le jeune homme se mit alors à éclater de rire, trouvant la situation burlesque. « Ma mère te fait peur ?! Tu devrais pas, elle est vraiment adorable avec tout le monde, elle cherche à rendre tout le monde heureux, elle ne voit jamais le négatif…Enfin pour les autres. Avec moi c’est différent parce qu’elle a toujours peur qu’il m’arrive quelque chose. Mais c’est pas vraiment de sa faute. » Il le pensait. Après tout, elle n’avait pas choisi de mettre au monde un gamin autiste, dont elle aurait du avoir honte. Elle n’en avait pas honte puisqu’elle n’hésitait pas à l’annoncer aux gens, et elle avait même fait en sorte de contacter les gens aux alentours qui avaient des enfants autistes. Sauf que Neo avait refusé les fréquenter. Famke ne comptait rien dire, et quelque part c’était mieux ainsi, il voulait se prouver à lui-même que sans sa mère, il pouvait vivre et être heureux, même s’il faisait des choses dites dangereuses pour lui. En fait, Famke ne discutait pas avec lui en ce lieu. Elle lui raconta que comme lui, elle se mettait dans sa chambre. Elle aurait pu tester tous les recoins de la maison pensa-t-il. De toute manière, l’endroit n’était pas si important puisque façon il ne l’avait jamais découvert avant aujourd’hui. Il lui sourit et en guise de réponse, il acquiesça, attendant dans le salon, s’occupant avec les photos entre autres. La jeune femme était organisée, elle revint avec un plateau plein : soda, jus de fruits et biscuits apéritifs trainaient dessus, et elle remarqua qu’il regardait les photos. Il se dit finalement que ça pouvait être vu comme du voyeurisme. Ce n’était pas le cas cela dit. Il se retourna vers elle et lui dit : « Elles sont belles les photos, vous avez tous l’air très heureux ! » Il s’émerveillait devant si peu de choses… Il en avait des photos chez lui également. Sa mère n’avait jamais cessé d’en prendre, mais avec les années elle avait appris à en prendre uniquement dehors, parce que Neo craignait le flash. Il en avait peur, ça le mettait dans un état pas possible. Et puis sur les photos, il ne regardait jamais devant lui, dans son regard on était capable de distinguer qu’il était à chaque fois ailleurs. C’était une chose avec laquelle sa mère avait du mal. Alors que Famke s’asseyait sur le canapé, Neo la rejoignit, mais s’installa assez loin de la jeune femme, comme par habitude. « T’as à manger pour un régiment ici ! » s’étonna-t-il. Il attrapa ensuite son verre, qu’elle venait justement de lui servir, et le porta à ses lèvres. Quand elle lui posa une question, il failli s’étrangler avec son verre et se mit à tousser avant de reprendre son calme. La fille en question. C’est vrai, il lui avait parlé d’elle à la troisième personne. Ca lui était sorti de la tête, et il aurait souhaité que ça sorte de la tête de Famke aussi. Il devint soudainement très nerveux. Il se mit à taper du pied de façon frénétique, et il ne s’en rendait même pas compte. « La fille qui m’intéressait… » répéta-t-il comme pour lui assurer qu’il avait bien compris de quoi elle parlait. Il eut même un petit rire nerveux, la regardant péniblement, balbutiant. « Eh bien… euh… oui la situation a évolué. Je lui ai parlé… » N’était-il pas temps de lui dire la vérité sur ce point également ? S’il lui disait il était sûr de fuir et de partir en courant dans la seconde qui suivait. A présent l’adolescent jouait avec ses doigts, les tordant dans tous les sens sans se soucier si ça pouvait lui faire mal ou non. Les traits de l’autiste ressortaient. Il déglutissait plusieurs fois d’affilé, et il se demandait bien s’il n’allait pas lui faire peur ainsi, mais c’était comme s’il ne parvenait plus à se contrôler. Il commença à se balancer d’avant en arrière, il fuyait son regard et souhaitait se calmer, mais il n’y arrivait pas. Le seul moyen était de parler, même s’il continuait son remue-ménage. « Je.. je croyais qu’elle le savait mais non…Enfin que tu… » Cette fois-ci, il baissa le regard, contrarié, et surtout honteux de lui avouer ainsi. Il se leva ensuite : « Je ferais mieux d’y aller…C’est très gentil de m’avoir invité… » Neo ne croyait pas en ses chances, ça faisait beaucoup trop de révélations d’un coup.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mar 1 Nov 2011 - 19:40


« Oh je dis pas le contraire mais bon.. Je suis pas sur qu'elle m'apprécie vu comment on s'est connu. » Elle en était persuadée. Cette discussion sur sa mère lui rappelait la sienne qui lui manquait tant. Morte il y a maintenant deux ans, elle avait toujours du mal à faire sans sa présence. Bien que sa belle-mère soit de très bon conseils et n'hésite pas à l'aider en cas de problème, elle ne remplaçait malheureusement pas sa maman qu'elle avait perdu bien trop tôt à son goût. Cependant elle n'en parlait jamais, depuis ce triste accident, elle et son père s'était muré dans leur silence chacun. Sa remarque sur les photos raviva ce sentiment de manque. « On l'est ou on l'était en tout cas. » précisa-t-elle en affichant un léger sourire. « Mais peu importe. » Le moment n'était pas venu de discuter de ses problèmes. Un jour, peut être. « Et tu pars pas avant d'avoir tout terminé ! » reprit-elle en secouant les sachets de nourriture devant lui. A son tour elle saisit son verre pour boire, imitant son voisin qui venait de se poster en face d'elle, à son grand regret. Le moment intéressant était arrivé. Alerte, Famke attendait la suite, un indice sur la fameuse demoiselle qui occupait ses pensées. Mais à l'observer il semblait totalement mal à l'aise, comme si la question ainsi que la situation le gênait. La danoise ne dit rien, attendant une réaction de sa part. A vrai dire, elle se sentait désolée de l'avoir lancé dans cette voie, s'imaginait déjà qu'il y avait eu du nouveau depuis et que la demoiselle en question n'avait pas apprécié. Oui, quitte à faire l'autruche, autant la faire jusqu'au bout. Mais sa remarque suivante la laissa bouche bée de surprise. Serait-il possible que.. non ? Choquée, elle resta ainsi, son verre en l'air, regardant Neo comme si elle regardait un mur. Il fallu qu'il dise vouloir s'en aller pour qu'elle réagisse. Aussitôt elle reposa le tout et le stoppa en mettant ses bras devant elle. « Non, tu ne bouges pas. » assura-t-elle sur un ton presque autoritaire, avant de lâcher un léger sourire, consciente de son erreur. Un instant elle déglutit puis pris l'initiative de lui parler franchement. « J'espérais.. » lança-t-elle en se grattant l'arrière de la tête. « J'espérais être cette fille sans m'autoriser à l'être.. enfin, c'est compliqué. » conclua-t-elle en faisant des petits gestes nerveux avec ses mains, pour finir par les coincer entre ses cuisses. La suite, bien que facile à comprendre, elle ne savait pas comment la dire. De ce fait, pour se laisser le temps de la réflexion, elle se leva à son tour et rejoint Neo en face d'elle, l'obligeant à se rasseoir pour en faire de même juste à côté, à une proximité intéressante. « On est deux à avoir l'air bête du coup.. » lança-t-elle en lâchant un petit rire strident qui trahissait son stress apparent. Cependant elle était ravie de la tournure de la situation mais n'osait pas avoir un geste envers lui. Ça lui semblait bizarre et rapide à la fois, comme si la situation n'était pas réelle, comme s'il plaisantait avec elle. Un peu parano et peu habituée à devoir faire ça, Famke se sentit soudainement très con. Après tout, ça n'avait rien de compliqué d'expliquer à quelqu'un qu'il vous plaisait à tout point de vue. Elle l'avait déjà fait. Plusieurs fois, pas tant que ça ceci dit. Elle avait l'impression de retourner à la case départ à chaque fois, comme une petite fille n'osant pas se saisir d'une boite de bonbon. Elle avait peut être besoin d'entendre à voix haute ce qu'il ressentait réellement. Cependant, Neo avait fait le premier pas, donc elle devait suivre. Chacun son tour. Enfin, elle croyait qu'il avait fait le premier pas.. si ça se trouve, son attitude ne voulait pas dire ça du tout ? Famke venait de se faire de films ? Elle passait pour une nouille ? Trop tard, elle était lancée. « Tu es plus qu'un ami depuis longtemps, même si on ne se connaissait que derrière un écran. » Elle l'avait dit. Et d'un seul coup, elle souffla, libérée.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mar 1 Nov 2011 - 23:49

Il comprenait la position de Famke, elle craignait que sa mère ne la prenne pour responsable à chaque fois, tout ça parce qu’ils s’étaient rencontrés sur internet. Mais il savait bien que si sa mère faisait l’effort de rencontrer Famke et de prendre du temps pour discuter avec elle, elle constaterait qu’elle était une jeune fille adorable et pleine de bon sens. Ainsi, il ne voyait pas comment sa mère pouvait la détester. Sauf si Neo venait à prendre la défense de Famke au lieu de sa mère, s’il avait fait une connerie en sa compagnie. Mais ça ne serait surement pas le cas, alors plutôt éviter d’y penser, et il maintint : « Je suis sûr qu’elle t’appréciera. » Il lui sourit, à lui de la rassurer à présent. Cette entente mutuelle était plaisante, ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Sentant que le sujet des photos était sensible, il ne s’attarda pas dessus, et n’osa pas poser les autres questions qui éveillaient sa curiosité. Par simple politesse, il cessa de les regarder et vint la rejoindre sur le canapé, là où ils prenaient un goûter bien spécial comme deux enfants abandonnés dans une grande bastide. Elle voulait qu’il termine tous les sachets présents devant lui, et il fit la grimace. « Je crois pas que ça soit possible ! On en gardera pour la prochaine fois ! Je tiens pas à prendre trop de poids, ou ma mère me fera manger que des légumes vapeur, et j’aime pas trop ça. » Petite plaisanterie à part. D’ailleurs il aurait préféré continuer sur cette lancée là, plutôt que de devoir parler de la fille qui lui plaisait tant. Il avait essayé de lui dire tant de fois…Par email, par message, en face d’elle…Il s’était entrainé longuement, quitte à paraitre ridicule, mais à chaque fois c’était pareil, il n’avait jamais réussi à sortir le moindre mot. Il se sentait trop timide, honteux pour pouvoir lui avouer. Après tout, il était un gamin, et même si elle l’appréciait, il l’imaginait mal lui dire qu’elle était folle amoureuse de lui, car il était trop bizarre, pas assez bien pour elle. Alors que pour une fois, il était parvenu à le lui faire comprendre, non sans mal, et réagissant tel l’autiste qu’il était et encore ce n’était pas non plus intense, il voulut déguerpir, préférant se cacher au loin, dans une autre contrée, par exemple au sein des Hobbits dans la Comté. Là, il se sentirait en sécurité quoique trop grand pour eux. Alors qu’il était prêt à partir rapidement, Famke lui barra le passage à sa grande surprise. Il la regarda sans trop comprendre, et c’est là qu’elle lui avoua non sans mal également, munie d’un sourire si mignon qu’on aurait envie de la cajoler ensuite, qu’elle avait espéré être cette fille là, mais qu’elle ne s’autorisait pas à l’être. Là, Neo ne comprenait plus rien. Cherchait-elle à l’embrouiller ? Il arqua un sourcil, avant de demander poliment : « J’ai pas tout compris, je m’excuse… » Oui il avait l’impression d’être stupide, ou d’avoir été absent un petit moment. Elle se leva ensuite, le forçant à s’asseoir à côté d’elle, et il ne cessait de triturer ses doigts dans tous les sens, sentant une boule habiter son ventre tout autant que sa gorge. Oui ils avaient l’air tous deux aussi embarrassés que s’ils avaient vécu leur pire honte imaginable. Nerveux, Neo fixait le sol devant lui, tapant du pied frénétiquement, se tortillant les doigts dans tous les sens, resserrant puis desserrant sa mâchoire, tous gestes traduisant sa nervosité. C’est alors que Famke brisa le silence, et finit par lui avouer que ça faisait longtemps qu’elle ne le voyait plus comme un ami. Nouvelle qui était supposée l’enchanter, et c’était le cas. Il attendait ce jour depuis tant de temps. Mais il était incapable de réagir plus que ça. Il s’était retourné vers elle. Il devait prendre son courage à deux mains. Il avait tellement peur du rejet qu’il cessa de se triturer les doigts et se mit à serrer ses poings. Il était véritablement trop tendu. Il pensait : *un petit effort Neo…* Oui, il souhaitait absolument surmonter ses peurs les plus folles. Doucement, il se rapprocha d’elle un peu plus, et manquant terriblement d’assurance, il déposa un court baiser sur les lèvres de Famke avant de se reculer vivement, complètement rougi par la honte.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mer 2 Nov 2011 - 12:55


« Je suis sûr qu’elle t’appréciera. » Peu sûre, Famke haussa les épaules mais s'autorisa tout de même à sourire. Après tout, elle était bien prête à faire des efforts pour Neo avant tout. Donc plaire à sa mère devait largement être à sa portée. Il lui suffisait juste d'être un peu plus ouverte qu'à son habitude. Enfin, l'attachement qu'elle portait à son fils devrait lui faire comprendre qu'elle serait toujours présente pour lui à l'avenir. Peut être verrait-elle du bon en cette relation puisque au courant de son autisme, elle était resté quand même. De toute manière, elle n'avait pas le choix, elle devait lui plaire. Elle en ferait peut être sa priorité un jour, si leur relation évoluait cependant. « Je crois pas que ça soit possible ! On en gardera pour la prochaine fois ! Je tiens pas à prendre trop de poids, ou ma mère me fera manger que des légumes vapeur, et j’aime pas trop ça. » Elle afficha un sourire amusé, tandis que son regard dévia sur son plateau effectivement trop plein. Elle avait abusé, comme d'habitude. Sauf qu'elle n'était pas habitué à recevoir, donc les quantités n'étaient pas une chose qu'elle savait gérer. Peu importe, elle en aurait donc pour les fois suivantes ou il viendrait chez elle et cette seule pensée la fit sourire. « C'est très bon pour la santé ceci dit. » précisa-t-elle en lui faisant un léger clin d'oeil. Elle non plus n'était pas fan des légumes mais n'avait pas réellement le choix si elle souhaitait avoir un équilibre alimentaire. Mais là n'était plus la question. Ils en étaient tous deux arrivés à un point de non retour ou ils venaient de s'avouer la réalité. Excitante et terrible à la fois. « J’ai pas tout compris, je m’excuse… » Il avait très bien compris. Famke resta ainsi postée en l'observant, attendant une parole, un geste, n'importe quoi qui lui donne confirmation. Neo était stressé, elle aussi, cependant elle avait appris à se contenir avec le temps, ne souhaitant laisser transparaître aucune émotion. Elle aurait souhaité le calmer, c'est d'ailleurs ce qu'elle fit en posant une main sur la sienne. Lorsqu'il s'approcha d'elle, son coeur se mit à battre la chamade. Famke ne bougeait même plus, attendant son geste comme une sentence. Les premières fois avec quelqu'un, ça craint toujours, pensa-t-elle subitement. Cependant il réussit à déposer un léger baiser sur ses lèvres, baiser qui la laissa coite. Il n'osait pas, était gêné et pourtant, de nombreux frissons parcoururent le corps de la jeune femme : elle était ravie. Son attitude était adorable, elle avait juste envie de le serrer dans ses bras pour le calme et l'aider, de saisir son visage pour l'embrasser, de lui dire qu'elle avait attendu ça depuis un long moment déjà. Ses petits yeux brillaient et ne pouvait quitter la silhouette de son ami, ou plus désormais. Elle n'aurait pas pu rêver mieux pour une première rencontre et était confortablement installé sur son petit nuage de coton. Finalement, dans un élan d'affection spontané, Famke s'approcha de lui, prenant son visage dans ses mains et l'embrassa. Plus longuement que lui mais tout en finesse, ne voulant pas le gêner plus que ça. Se reculant ensuite, elle reposa une main sur la sienne, toujours un sourire paisible collé au bout des lèvres. « Si tu savais à quel point j'attendais ça. » lança-t-elle sans réfléchir, ne se reconnaissant pas elle même d'oser le dire. « J'imaginais notre première rencontre et je pensais pas du tout qu'on en arriverait là et pourtant j'en avais tellement envie. » souffla-t-elle toujours perdue dans son monde, avec l'envie de courir chez Elie pour tout lui raconter comme la gamine pleine de sentiments qu'elle était (et au moins, Elie l'ours pourrait vivre une histoire d'amour par procuration).

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Mer 2 Nov 2011 - 23:15

Que les légumes soient bons pour la santé, il voulait bien le croire, après tout il aimait les légumes comme tout autre plat, mais seulement quand on les cuisinait suffisamment, car sinon, c’était fade et ça l’écoeurait. Le jeune homme était quelqu’un de pointilleux, tatillon, et il fallait convenir à ses envies si on voulait que le repas se passe bien. Ainsi sa mère avait un jour fait face à sa colère parce que son steak était trop cuit. De quoi vous refroidir tout de suite. En fin de compte Neo mangeait plus qu’équilibré, et faisait un peu de sport par semaine, de quoi vous maintenir la santé, mais c’est surtout son cerveau qui travaillait avec tous ces rendez-vous chez l’orthophoniste et chez les spécialistes qui le suivaient. Il en avait marre d’ailleurs d’y aller. Avant il dessinait et coloriait. Maintenant il devait raconter tout ce qui lui passait par la tête, et les moments où il perdait la tête. Passionnant. En tout cas, tout ce qu’il espérait c’était que si Famke venait à rencontrer sa mère, que sa mère ne chercherait pas à l’effrayer en lui racontant toutes les horreurs qu’il avait pu dire, faire, ou qu’elle lui parle de sa façon de s’infliger des douleurs. Il n’était pas prêt à ce qu’elle voit de quoi la vie d’un autiste était faite. « Je sais que ça l’est ! Mais j’aime pas les légumes sans qu’ils soient cuisinés ! Oui je suis chiant ! » Attesta-t-il en rigolant, lui rendant son clin d’œil, non sans mal, il ne savait pas les faire sans cligner des deux yeux. Le pauvre.

Pourquoi ne s’était-elle pas autorisée à être cette fille dont il rêvait la plupart du temps, à qui il pensait chaque soir, même à chaque moment de sa vie, et dont il attendait avec impatience chaque réponse à chaque fois qu’il était devant l’ordi ? Elle était cette fille. Elle était cette fille dont il lui avait brièvement parlé, et elle avait cru qu’elle ne l’était pas. Ca restait un mystère pour lui. Ainsi, il demanda timidement : « J’ai l’air de rencontrer beaucoup de filles ? » Alors qu’il lui démontrait qu’un garçon de son genre n’avait aucune once d’assurance en lui, elle chercha à le rassurer, déposant une main bienveillante sur la sienne, apaisant par ce geste ses tensions, et il retint un léger rire, se moquant de lui-même, mais intérieurement il avait honte. Il la regardait avec tant d’émerveillement. Ce n’était pas possible qu’une fille comme elle s’intéresse à lui. D’ailleurs, il ne pouvait pas décrire ce qu’il avait ressenti en ayant déposé ce ridicule baiser sur les lèvres de la danoise. C’était inimaginable de ressentir tant de choses à la fois. Il en était fou amoureux, et ce qu’il venait de faire, c’était juste fou. Il s’était surpassé, mais ça en valait la chandelle. Elle avait les lèvres toutes douces. Il avait l’air stupide à présent à penser les choses ainsi, mais c’était presque la vie en rose. Et pourtant, c’était d’une couleur rougeâtre que ses joues s’étaient teintées. Il avait peur que ce soit trop tôt. Et pourtant, elle ne pouvait le repousser vu qu’ils s’étaient avoués partager ce sentiment mutuel. Que voulait-il de plus ? Pas la peine de rêver à plus, Famke lisait dans ses pensées. Les mains de la jeune femme rentrèrent en contact avec les joues du jeune homme et leurs lèvres se scellèrent une nouvelle fois, dans un baiser bien plus appuyé, bien plus suggestif, qui n’avait rien à voir avec le baiser de gamin qu’il lui avait donné un peu plus tôt. Ce baiser l’avait transporté dans un autre monde. Il en redemandait. Une chaleur intense parcourut le corps du jeune McKenna, qui arborait un sourire timide, mais radieux. Elle lui avouait qu’elle attendait ça depuis longtemps, et l’envie de recommencer démangeait Neo, qui ne savait pourtant pas ce qu’il devait faire de plus. Allaient-ils passer la soirée à se bécoter comme deux adolescents qui découvrent les joies de l’amour ? Il ne s’en plaindrait pas. Il la regardait amoureusement, fasciné par elle, et il se laissa même aller à une petite remarque adorable : « En fait, t’es un ange. » Pas dans le sens où elle était adorable, mais plutôt dans le sens religieux. Pour lui, elle était tombée du ciel. Il se rapprocha une nouvelle fois d’elle, et cette fois-ci, il l’embrassa d’une manière passionnée, posant sa main sur la joue de la jeune femme. Il aimait tellement se sentir ainsi, qu’il pensait même déjà à ne plus rentrer chez lui. S’éloignant d’elle, il se justifia : « J’en avais trop envie. » Et il lui sourit. Il semblait bien plus à l’aise aussi.
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Jeu 3 Nov 2011 - 12:44


Elle était plongée dans son petit monde. Comme si ce n'était pas possible, elle se pinça un instant, prête à se réveiller dans son lit douiller, attaqué par un rayon de soleil qui traversait le volet. Ce n'en fut pas le cas. Son sourire ne quittait plus son visage et se contentait de l'illuminer comme jamais. Elle qui, depuis des années, avait du mal avec les relations, se sentait presque revivre, pousser des ailes. Et c'était si difficile à croire. Une histoire commençait derrière un écran avait plus de chance d'être voué à l'échec que n'importe quelle autre. Et pourtant. Ils étaient là, ils partageaient les même sentiments et semblaient prêts à vivre la même chose. Que demander de plus ? A cet instant là, absolument rien, tout était plus que parfait. Les yeux pétillants et l'envie de le serrer dans ses bras se faisait insistante, c'est pourtant un léger rire cristallin qui vint la sortir de ses pensées rêveuses : le sien. « Je ne sais pas.. » avoua-t-elle, dans son esprit Neo devait forcément plaire à beaucoup de jeunes demoiselles, à supposer qu'il s'ouvre aux autres comme il s'était ouvert à elle, ce ne devait guère être le cas. « Je vais dire que non, dans le doute, en préférant me faire à l'idée que je suis la seule. » L'unique, le partage n'était pas sa tasse de thé. Ce qui était à elle n'était pas aux autres et Neo en faisant presque parti. Un sentiment nouveau pour elle qui avait envie de continuer à coller ses lèvres aux siennes, comme à tout début de relation : on se sentait obligé d'être constamment côte à côte, de passer tout le temps possible ensemble. Ces deux-là étaient jeunes, ils pouvaient en profiter encore longtemps. Famke se plut d'ailleurs à imaginer les prochains jours, les prochains mois, ou ils feraient des sorties ensembles tels deux adolescents en découverte. Assise à côté de lui, Famke se rapprocha doucement afin d'obtenir un simple contact : son bras collé au sien, peu importe, du moment qu'elle le sentait, c'était suffisant à son bonheur du moment. Sa remarque l'enchanta, avant qu'elle ne baisse légèrement la tête, gênée mais touchée. Une vraie gamine. Si elle avait eut à faire à ce genre de scène dans sa vie, sa première idée aurait été 'ridicule', maintenant elle comprenait parfaitement ses petits cons se bécotant sur des bancs publics. « T'es sûr ? » demanda-t-elle, amusée, alors qu'il venait de déposer une main sur sa joue pour l'embrasser fougueusement. Un baiser bien différent du premier auquel elle avait eu droit. Famke ne cilla pas, posant même une main sur son genou, prolongeant pour mieux profiter de ce moment. Il y a encore quelques heures, elle se plaisait à imaginer cette scène. Maintenant, elle la vivait, tandis que de nombreux frissons parcouraient son corps, l'agréable sensation de ces lèvres posées sur les siennes lui faisait cet effet. « Tu peux recommencer autant que tu veux. » renchérit-elle, ravie à cette idée. Alors qu'elle se pencha en avant pour saisir son verre, elle revint automatiquement vers lui pour se coller dans ses bras, très bien installée et ne souhaitant pas bouger pour le moment. Elle plia ses jambes afin de les remonter sur le canapé et but une gorgée de soda, alors que son regard dévia rapidement sur son ordinateur, posé un peu plus loin. Bénit soit la technologie en ce jour. Les choses allaient vitre entre eux, mais ça coulait tellement de source depuis plusieurs semaines déjà que Famke n'en avait rien à faire. Tout comme son âge. Tout comme sa maladie. Tout comme le reste.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Jeu 3 Nov 2011 - 23:17

Famke et Neo. Ca semblait tellement irréel. Famke et Neo, comme dans un rêve. Famke et Neo, une illusion dans sa tête, devenue réalité. Il avait réussi à franchir un cap avec elle, et ça l’encourageait à continuer dans ce sens. Il avait tellement de choses à lui dire qu’il taisait juste parce qu’il avait peur d’aller trop vite, de l’effrayer, mais c’était inimaginable de comprendre à quel point il était fou de la jeune Danoise. Même les passions les plus folles n’étaient pas dignes de l’amour qu’il lui portait alors qu’ils ne se connaissaient que depuis bien six mois. Les autres filles ne l’intéressaient plus depuis qu’il l’avait rencontrée sur internet, il s’était jeté à corps et âme dans cette relation par internet, sans s’être vus, et il ne le regrettait plus du tout. Il n’avait pas été déçu, même il avait été agréablement surpris de la personne qu’elle était. Pas une seule femme ne lui arrivait à la cheville. C’était peut-être trop rapide, mais il se voyait déjà faire sa vie avec. Comme tout adolescent qui vit son premier amour. Et il était content que ce soit avec elle. Il ne la voyait pas le décevoir, et donc il ne voyait pas venir de déception amoureuse. Ainsi, il s’émerveillait pour n’importe quoi. Elle pouvait bafouiller qu’il sourirait comme un abruti, fasciné. S’il plaisait aux demoiselles ? Bien sur que non. Tout le monde savait au lycée qu’il était autiste, ainsi personne n’osait l’approcher, les filles ne lui adressaient la parole que si elles étaient bourrées à une fête et encore elles se souvenaient généralement qu’on leur avait dit qu’il n’était pas fréquentable. D’ailleurs il ne fréquentait plus vraiment les fêtes, alors à part son ordinateur, il n’avait aucun moyen d’en rencontrer. Certes en faisant du sport, mais comme il était toujours accompagné de ses parents, il ne pouvait pas approfondir. En fait c’était la seule fois où il se retrouvait vraiment seul avec une fille. Il sourit à la réplique réfléchie de Famke, qui voulait être la seule et l’unique. Naturellement il le lui confirma : « Tu l’es. » Tout ce qu’il espérait, c’est qu’elle ne finisse pas par se laisser de lui et sa jeunesse pour quelqu’un de plus stable et plus mature, mais il pouvait rester tranquille pour l’instant. L’un contre l’autre, ils étaient adorables, on ne pouvait pas le nier, il n’y avait aucune prise de tête, tout était simple comme bonjour. Un baiser et ils étaient heureux. Un contact et ils en frissonnaient. Et tout était limpide, sans arrière pensée. Neo ne pensait même pas à aller plus loin qu’un baiser. Chaque chose en son temps, il était loin d’être pressé. S’ils voulaient passer au degré supérieur, ça se ferait naturellement et au moment voulu. Pour l’instant leurs petites marques d’affection étaient toutes nouvelles et c’était à peine s’ils pouvaient s’appeler un couple. Tellement récent. Elle paraissait douter de ses propos. Oui elle était un ange à ses yeux. En guise de réponse, il l’avait embrassée un peu plus longuement, passionnément. Le contact ne semblait pas gêner Neo, qui pourtant était du genre à se retirer vivement, craignant qu’on lui fasse du mal. Pas là. Elle avait l’art et la manière de le mettre à l’aise, en confiance. La jeune fille n’était pas satisfaite, elle en redemandait encore et encore, c’était adorable. Ils souriaient tous deux comme deux benêts, là sur le canapé, collés l’un a l’autre, s’embrassant comme s’ils y étaient contraints tant ils renouvelaient l’opération. Famke attrapa son verre et se désaltéra, tandis qu’il n’avait pas bougé de sa place. Si, il avait passé un bras autour des épaules de Famke, mais il ne disait rien. Il n’avait plus la notion du temps, il ne savait pas quelle heure il était mais il ne voulait pas rentrer chez lui. « Tu fais quoi demain ? » Demanda-t-il au hasard. Il était censé aller en cours, mais il n’avait pas envie, il voulait passer tout son temps avec elle. Le lycée, ça n’avait aucune importance à ses yeux. Famke passait en premier à présent. Elle pouvait lui demander tout et n’importe quoi, qu’il l’exécuterait sans demander quoi que ce soit. Détournant le regard vers elle, il lui sourit, et déposa un énième baiser sur ses lèvres avant de coller amoureusement son front contre le sien. Neo tactile, c’était du jamais vu. Elle avait un grand pouvoir sur lui, et ça lui était aussi profitable. Sa mère serait forcée de l’accepter.
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Nikki Odair
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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Ven 4 Nov 2011 - 23:02


Elle en avait presque oublié ces révélations, peu lui importait. Elle se sentait heureuse et bien. Sa grande maison aurait désormais une autre utilité : celle de les accueillir tous les deux lorsqu'ils voudraient se couper du monde. Ainsi le fait que la danoise vive seule était, aujourd'hui, la plus merveilleuse des choses. Ils s'y feraient un adorable petit cocon ou personne ne viendrait les déranger. Elle le découvrirait dans la vraie vie, observerait ces mimiques, se plairait à se coller à lui et serait dès plus tactile, tel un adorable pot de colle humain. Famke se sentait déjà terriblement agaçante avec son côté amoureuse trop éprise. Il ne manquait plus qu'une ribambelle de papillons, lapins et autres oiseaux et son conte de fée serait réel. Adorable. Digne d'un bon film à l'eau de rose qu'elle ne regardait jamais. Elle le vivait. « J'ai cours jusqu'à midi je crois. » répondit-elle vivement alors qu'il déposa un baiser sur ses lèvres et encore une fois elle se plut à sourire bêtement, alors qu'il colla son front au sien. Son propre père n'en croirait pas ses yeux, étonné de l'attitude de sa fille. Lui qui n'avait (presque) jamais connu aucun de ses petits amis. Neo serait peut être une première. Cependant elle était persuadé qu'il l'adorerait tout comme elle. Après tout il n'avait aucun à priori sur personne. Si son unique fille avait placé sa confiance en quelqu'un, il suivrait aveuglement. « Je peux venir te chercher pour qu'on déjeune ensemble si tu veux. » Une activité normale pour le commun des mortels, certainement pas pour elle qui évitait au possible par habitude. La situation avait largement évoluée depuis. Un simple repas, même rapide, en sa compagnie, serait revigorant pour une journée entière. L'adorable Neo savait la faire sourire comme personne. « Enfin je crois que tu as cours, non ? » demanda-t-elle. Dix-sept ans, il devait donc être un lycéen en derrière année, ce qui signifiait avoir des horaires assez peu intéressant. Seule ombre au tableau visiblement. Cependant, Famke était prête à passer pour déjeuner avec lui avant de le récupérer plus tard dans la journée. Si elle pouvait sécher ses cours, elle évitait au possible, son avenir et sa réussite professionnelle était en jeu. Celle de Neo également. Ils feraient en fonction de leur emploi du temps respectif, sachant que sa maison serait toujours prête à les accueillir bien sagement. « Peu importe, il reste du temps à côté de toute évidence. » précisa-t-elle, sachant pertinemment qu'elle allait passer le plus clair de son temps en sa compagnie, au détriment de ses devoirs. Pas de sa vie, puisqu'à première vue, elle n'en avait pas vraiment. Quoi que, il y avait bien Elie, mais elle ferait un rapide détour chez lui afin de lui conter son histoire. Il serait heureux, glisserait des bêtises dans son sac et afficherait une fierté sans nom de voir sa chère petite Famke grandir. Un vrai père de substitution.. quoi que le terme grand frère soit plus approprié, histoire qu'il ne prenne pas mal sa trentaine tout juste installée. A bonne entendeur. Se reconcentrant sur.. sur quoi ? Excellente question qui lui vint à l'esprit. Comment pouvait-il être qualifié désormais ? De petit ami ? Hâtif cette histoire ? D'adorable Neo lui appartenant peut être un peu ? A vrai dire, ça n'avait aucune importance à ses yeux, elle était dans ses bras, pas une autre. Pivotant légèrement sur le côté, elle passa ses bras autour de son cou et s'empara une nouvelle fois de ses lèvres. Ridicule. Elle agissait comme une adolescente avec les hormones en ébullition, le tripotant sans s'arrêter. « Dis moi combien de temps il te reste avant de rentrer ? Histoire que je sache combien de temps je peux encore en profiter. » en abuser serait un terme plus approprié.

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Message(#) Sujet: Re: ❝ when you're too in love to let it go ❞ (neo). Sam 5 Nov 2011 - 19:40

Une aubaine que Famke vive seule, sans ses parents, dans cette grande maison. Premièrement, il n’aurait pas d’angoisse à l’idée d’affronter les parents de la jeune danoise, ou plutôt son père. Deuxièmement, ici, il ne serait pas dérangé par sa mère et ils pourraient faire ce qu’ils souhaitaient sans que ça ne paraisse suspect ; et enfin, ils pourraient aussi s’amuser comme des enfants dans toutes les parties de la maison. Il se voyait déjà jouer à des jeux stupides du genre de ‘attrape-moi si tu peux’, ou ‘cap ou pas cap’. Il imaginait la vie innocente à ses côtés, pas besoin de se responsabiliser, c’était là les joies de l’amour, du premier. La jeune étudiante disait avoir cours seulement jusqu’à midi. Bonne nouvelle pour Neo, ils passeraient bien la fin de journée ensemble. Enfin, s’il omettait de préciser qu’il avait cours jusqu’à quatre heures. D’ailleurs elle lui proposait même de déjeuner ensemble, ce qui le perturba un peu. Non pas qu’il ne souhaitait pas déjeuner avec elle, bien au contraire, mais plutôt qu’il se demandait où est-ce qu’ils allaient déjeuner. S’ils venaient ici, tout se passerait bien. Cependant, si elle avait en tête de l’emmener dans un petit bistrot où allaient les étudiants, il paniquerait certainement, et il ne voulait pas qu’elle croie qu’il ait honte d’elle tout ça parce qu’il serait bien moins tactile, bien moins collé à elle, tout ça parce qu’il angoissait et qu’il pouvait être violent dans ces moments. Le pauvre garçon y pensait déjà, alors il balbutia : « Ou…Oui c’est très bien, mais tu comptes nous emmener où ? » Il avait réussi à articuler quelque chose de compréhensible, tant mieux. Par contre, Famke venait de se rappeler qu’effectivement, il avait cours. Il ne lui avait pas donné son emploi du temps, donc le plus naturellement du monde il lui répondit : « Non j’ai pas cours l’après-midi moi non plus ! » Quelle coïncidence ! Il ne voulait pas commencer à lui mentir, mais il avait trop envie de passer du temps avec elle, alors il préférait faire ce choix. De toute façon, techniquement il n’était pas censé aller à l’école, sa mère recevait aussi les devoirs à la maison, l’état de son fils n’étant pas des plus stables. Ces derniers temps d’ailleurs, il avait pas mal séché, et sa mère n’était pas loin de le punir. Elle ne comprenait plus son fils qui était en pleine crise d’adolescence selon elle. Lui, n’était pas d’accord avec sa mère. C’est elle qui le traitait comme un petit garçon. Il n’en était plus un. D’ailleurs à présent, elle ne le verrait plus beaucoup, car il passerait le plus clair de son temps avec Famke. « Et après déjeuner on fera quoi ? » Demanda-t-il tout excité. Ce qu’il y avait d’étonnant c’est qu’ils s’étaient avoué tout ça avec une telle rapidité, qu’ils ne savaient pas eux-mêmes ce qu’ils étaient. En bons adolescents vivant leur première véritable histoire. Cependant, il était clair que ces deux-là apparaissaient comme un vrai petit couple, et donc, même s’ils ne savaient pas comment se qualifier, ils étaient bien en couple et sortaient ensemble, du moins après cette journée, c’était clair. Ils avaient du s’embrasser une bonne vingtaine de fois depuis moins d’un quart d’heure, ils étaient donc à ce point obsédés l’un par l’autre. Ca en était mignon et touchant. Famke se plaisait même à passer ses bras autour du cou du jeune homme et posa une question qui fit sourire Neo qui rétorqua même rapidement : « Je pensais que tu allais me laisser dormir dans ta belle maison ! » Plaisanterie à part. S’il ne prévenait pas sa mère ferait probablement un arrêt cardiaque avant d’appeler les flics et d’attaquer Famke en justice pour abus de mineur, même si elle n’était techniquement pas majeure aux Etats-Unis. Il finit donc par reprendre la parole, grimaçant : « Je pense que ma mère commencera à s’inquiéter vers 18 heures… » C’était donc le moment où il devait rentrer s’il ne voulait pas que Famke soit dans la merde. Ainsi, il déposa un rapide baiser sur les lèvres de la jeune femme – encore – et ajouta : « Il nous reste donc plein de temps à tuer ! » En fait il ne savait pas l’heure qu’il était.
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