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 THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME.

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Message(#) Sujet: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Lun 24 Oct 2011 - 16:16

THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME.
MITHA KOLAROV, REAGAN WILLIAMS
Institutrice. Quel beau métier tout de même. Probablement l’un des seuls métiers où l’on peut bénéficier d’autant de vacances. Dans l’entourage de Reagan, tout le monde s’était toujours demandé pourquoi elle avait finit par devenir institutrice en petite enfance. Après tout, tout le monde savait bien que la blonde détestait depuis toujours les mômes. Et pourtant, depuis son arrivée à Ocean Grove il y a maintenant un an et demi, Reagan occupait le poste d’institutrice dans une école maternelle de Miami. Elle pouvait donc se vanter d’être en vacances et profitait de son temps libre au maximum. En ce jour, la native new-yorkaise avait décidé de prendre soin d’elle et surtout de prendre soin de son corps. Après une rapide séance de tennis au Riviera Country Club et quelques longueurs dans la piscine, elle s’était rendue au coin détente pour profiter de la chaleur extrême du sauna et des bienfaits du hammam. Elle avait dans l’idée de profiter de cette après-midi pour se relaxer et ne plus penser à rien mais c’était sans compter les trois jeunes qui trainaient déjà dans le hammam alors qu’elle désirait s’y introduire. Reagan se retrouve donc dans l’obligation d’utiliser son autorité pour virer ces trois adolescents pré-pubères au plus vite et enfin pouvoir se mettre à son aise. Elle poussa un bref soupir au départ des jeunes, trouvant cela inadmissible que des gamins puissent avoir accès à une chose qui n’était pas de leur âge. Plus encore, elle trouvait inadmissible le fait qu’ils puissent avoir accès à un lieu où elle avait aussi accès. Elle méprisait tellement tous ces adolescents qui croient tout connaître. Encore une fois, cela était assez étonnant que son autre occupation soit de donner des cours particuliers en psychologie à des étudiants, mais Reagan avait toujours été assez complexe à comprendre et à identifier. Probablement que personne n’arriverait jamais à la comprendre réellement, à vrai dire. Alors qu’elle était enfin seule, elle retira sa serviette et finit par s’allonger dessus. Une fois bien à l’aise, Reagan poussa un soupir de satisfaction et ferma doucement ses yeux, prête à se laisser submerger par le bien-être qu’apportait le hammam, contrairement au sauna qui donnait plus l’impression d’étouffer. Quelques minutes passèrent jusqu’à ce que la porte en verre s’ouvre, indiquant à la blonde qu’elle n’était plus seule. Sérieusement ? Reagan ouvrit un œil pour chercher à connaître l’identité de celui ou celle qui osait déranger sa solitude. Non mais franchement, elle devrait vraiment faire un scandale à ce club. Elle ne payait pas un tarif supplémentaire pour qu’il autorise tout le monde à la rejoindre dans ses petites activités relaxantes. Ou plutôt, qui étaient censés l’être. L’iris bleu clair de l’institutrice se posa alors sur la personne qui venait d’entrer pour découvrir la silhouette d’une personne qu’elle connaissait plutôt bien, si l’on peut dire cela comme cela. Reagan afficha un petit sourire amusé alors qu’elle faisait balancer ses jambes de manière à se retrouver en position assise. Elle passa une main dans ses cheveux tout en observant l’autre jeune femme s’installer. Celle-ci ne semblait pas faire particulièrement attention à elle, probablement distraite par ses pensées. « Tiens donc, la folle à lier du quartier vient occuper mon espace maintenant. »
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Lun 24 Oct 2011 - 23:50


Son mariage battait de l'aile. Des hauts, des bas, un virage à gauche. Les Kolarov s'apparentaient plus à des montagnes russes depuis quelques mois qu'à un véritable couple. Mitha était l'entière responsable de ce fiasco sentimental, poussé par un mari peu enclin à faire des efforts. Un accident et une amnésie plus tard, les voilà toujours dans le même bateau qui tanguait de toute part. Le calme avant la tempête. Mais ses pensées du moment étaient portés sur d'autres problèmes encore : son travail, qui ne lui plaisait pas (contrairement à l'ancien) et son incapacité à se fondre dans la masse d'Ocean Grove. En effet, depuis son arrivée, il y a quelques mois, la jeune femme ne parvenait pas à se faire une place dans la population. Les voisines charmantes ne manquaient pas, les voisins ouverts pour une discussion non plus et pourtant, les visites ne se multipliaient pas. Les invitations encore moins. La solitude n'était pas un problème pour elle, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle ne s'en était pas plus soucié que ça avec le temps qui filait. Seulement, non contente d'être la frigide du coin, il était peut être temps de changer la donne, quitte à jouer les amis hypocrites de femmes au foyers désespérées (ou désespérantes, plutôt). Les sorties lui semblaient, pour le coup, être le meilleur moyen de compenser cette inaptitude à copiner. C'est tout naturellement que le Riviera Country Club lui vint en tête. Mitha n'y avait jamais mis les pieds et c'est avec une certaine appréhension qu'elle se fit violence afin de payer une entrée dans ce fameux établissement plutôt bien vu dans le coin. Si déjà elle devait jouer les demoiselles gentilles et sociables, autant que ce soit en compagnie de personnes ayant un minimum de classe et non le bas de la société. De plus, l'agitation de ces derniers jours l'avait durement fatiguée, des moments détentes dans ce lieu ne serait que pur délice pour aider ses nerfs. Elle avait commencé par se promener au bord du lac, saluant au passage les autres membres. Ce qui, en soit, était un excellent début dans sa conquête d'une vie sociale. Mais, peu convaincue par son attitude un peu idiote et totalement désespérée, elle poursuivit son chemin sans ce soucier du reste, parcourant les allées tranquillement. Une légère brise fouettait son visage et elle ne pouvait s'empêcher de penser à Aleks et à l'avenir incertain qui les caractérisaient tant. Au lieu d'être un nid à amis, elle semblait plus être un nid à problèmes. Haussant les épaules pour se répondre à elle-même (elle frisait parfois la folie dans sa manière d'agir), Mitha se dirigea d'un pas lent mais assuré vers l'intérieur de la structure, cherchant une autre activité détente plus intéressante pour elle et son corps. L'idée du hammam lui vint tout naturellement à l'esprit, tandis qu'elle se changea dans un coin avant de passer une serviette. Dans le couloir qui la mena à son activité suivante, elle croisa un groupe composé de trois adolescents maugréant. Les biens faits du hammam n'avait pas un effet positif sur tous, apparemment. Mitha poursuivit son chemin, sans chercher réellement la raison de leur comportement, s'engouffra à l'intérieur et referma le plus doucement possible la porte de verre afin de ne pas déranger les autres occupants. Une fois retournée, elle aperçut un sourire, attaché à une bouche, elle même située sur un visage qu'elle ne connaissait que trop bien. Reagan. Un souffle d'exaspération traversa ses lèvres tandis que, ne se souciant pas de la présence de cette blonde risible, elle prit place à son opposé, évitant de commencer une conversation qui finirait en meurtre ou en hachis parmentier. Évidemment, il n'y avait qu'elle se qui n'enchanta pas plus la demoiselle. « Tiens donc, la folle à lier du quartier vient occuper mon espace maintenant. » Un léger sourire se dessina sur le visage de Mitha qui croisa les bras avant de déposer son regard sur la porte vitrée, blasée. « Quel bonheur de te croiser ici. » souffla-t-elle, ironique. « Moi qui espérais qu'un camion te soit passé dessus, que tu aies glissé sur une flaque.. » commença-t-elle, maligne. « .. ou qu'une voisine ait décidé de t'enterrer dans son jardin. Décidément, je n'ai pas de chance. » termina-t-elle, prenant un air gave, digne d'une messe d'enterrement. Reagan était la pétasse qui peuplait sa vie. La seule, l'unique : à éliminer.
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Mar 25 Oct 2011 - 20:59

« Quel bonheur de te croiser ici. » Un petit sourire cynique s’affichait sur les lèvres de la blonde alors qu’elle percevait l’ironie de la fleuriste. Depuis leur rencontre, les contacts entre les deux jeunes femmes n’avaient jamais étés très plaisants, ni pour l’une ni pour l’autre. Même si Reagan semblait s’amuser de la situation et qu’elle avait pour réelle habitude d’importuner les autres, ce n’était pas pareil avec Mitha. Mitha Kolarov n’était pas une victime parmi tant d’autres dans l’entourage de l’institutrice. Leur conflit n’était pas lié à la simple antipathie sans réelle raison de Reagan, mais au fait qu’elle la considérait réellement comme une psychopathe. Alors que quelques semaines plus tôt, elle venait rendre visite à une nouvelle arrivante dans le quartier, en l’occurrence Mitha, elle avait découvert son petit secret. Son voisin était en réalité son mari amnésique et il n’en était pas du tout au courant. Reagan en était donc arrivé à la conclusion qu’il n’y avait qu’une attardée mentale qui pouvait agir de telle manière et laisser croire à mari qu’elle ne le connaissait pas. Si Reagan n’était pas du genre à avoir peur de quelqu’un, elle savait tout de même qu’il valait mieux se méfier de cette femme étrange. Elle n’appréciait pas réellement qu’on lui tienne tête, c’est pourquoi elle avait déjà subi une tentative de meurtre de la part d’une de ses voisines. Mais, elle se vengerait tôt ou tard de cette dernière. Pour le moment, elle devait s’occuper de renvoyer au plus vite cette folle de là ou elle venait, où que ce soit. « Moi qui espérais qu'un camion te soit passé dessus, que tu aies glissé sur une flaque.. » Reagan leva les yeux aux ciels alors que la réplique de Mitha confirmait ses récentes pensées : elle allait décidément devoir se méfier de cette Kolarov, c’en était assez d’une folle rousse qui tentait de l’assassiner, elle n’avait pas besoin d’avoir une deuxième folle à ses trousses. Du moins, pas en même temps. Et puis, elle n’était pas venue dans le quartier pour s’attirer des problèmes, enfin, elle devrait au moins essayer de ne tuer personne. Ce serait dommage d’avoir à prendre la fuite et de devoir quitter le quartier alors qu’elle commençait tout juste à s’y sentir chez elle. « .. ou qu'une voisine ait décidé de t'enterrer dans son jardin. Décidément, je n'ai pas de chance. » La blonde laissa un échapper un sourire amusé, tentant de montrer à la brune qu’elle se moquait bien de ce qu’elle pouvait dire. Reagan n’était pas du genre à se laisser faire et cela n’allait pas commencer avec Mitha. Reagan s’adossa alors contre le rebord d’un étage supplémentaire et passa rapidement une main dans ses cheveux pour les dégager de son visage. « Je pourrais en dire autant, c'est un plaisir. » Toujours avec ironie, bien sûr, puisque la blonde n’appréciait pas le moindre du moins être dérangé alors qu’elle essayait de se relaxer. Encore moins quand il s’agissait d’une personne qu’elle détestait ouvertement. N’importe qui d’autre aurait fui. Mais d’autres savaient que les deux jeunes femmes avaient pour point commun d’avoir un caractère bien trempé. Il était très probable que ni l’une ni l’autre ne céderait un jour. Cela ne pourrait donc que se finir mal. « Cependant, je n’apprécierais pas que tu te sois fait écraser par un camion… » dit-elle avec un sourire faussement sympathique, laissant durer le suspens avec une courte pause. « J’aimerais plutôt garder ce privilège en étant la conductrice du poids-lourds. » Décidément, c’était plus fort qu’elle. Reagan ne pouvait réellement pas s’empêcher de s’attirer des conflits. D’habitude, cela ne la dérangeait pas plus que cela et là encore elle ne semblait pas dérangée malgrè qu’elle savait se lancer dans un combat très spécial. L’institutrice commençait déjà à réfléchir à des plans où elle pourrait faire d’une pierre deux coups pour éliminer ses deux plus grandes ennemies. Autant se salir les mains, autant avoir à ne le faire qu’une seule fois. Après ses sortes de menaces, un nouveau sourire gagna les lèvres de la blonde. « Mais sinon, comment va ton mari ? Il va mieux depuis qu’il a appris qu’il s’était marié à une femme comme toi ? Ca a du être réellement dur pour lui, comme pour toi, j’imagine. Je suis diplômée en psychologie, je pourrais peut-être t'aider à retrouver un état mental plus convenable à la normale, tu sais. »
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Mer 26 Oct 2011 - 13:01


« Je pourrais en dire autant, c'est un plaisir. » Mitha se contenta d'un pincement de lèvres, ne daignant même pas jeter un seul regard à son interlocutrice. Reagan s'était introduite dans sa vie d'une façon peu commune : en découvrant son petit secret. Elle n'avait pas avoué de suite à Aleks, son voisin, qu'elle était sa chère et tendre petite femme. Soit, il y avait de quoi se poser des questions. Et probablement que même en essayant, Reagan n'aurait obtenu aucune réponse. Cependant elle ignorait une bien grande partie de leur histoire commune, ce qui faisait d'elle une arriviste stupide. Entre temps, son mari avait été mis au courant de la situation et, à ce qu'elle sache, était toujours bien présent dans sa vie. Il avait même pris soin d'emménager chez elle, à nouveau. Si la santé mentale de Mitha pouvait être remise en cause, celle de son époux allait de paire avec. Mais il est bien connu que le problème vient toujours des autres. En l’occurrence, Reagan semblait décidé, non seulement à détruire la réputation de Mitha -si tant est qu'elle en ait une - mais en plus à la pousser à bout. Toute personne l'ayant connue - non pas à Ocean Grove - savait que ce n'était pas une bonne chose. « Cependant, je n’apprécierais pas que tu te sois fait écraser par un camion… » Y avait-il une once de sympathique chez elle, lueur d'espoir ? « J’aimerais plutôt garder ce privilège en étant la conductrice du poids-lourds. » Apparemment non, le contraire eut été trop étonnant. Affichant une moue moqueuse, Mitha se plut à renchérir sur le champs : « Malheureusement pour toi, la mauvaise herbe ça ne crève pas. » Il faudrait bien plus qu'un simple poids lourd pour éliminer le problème Mitha. D'ailleurs, elle ignorait sincèrement pourquoi Reagan s'en était pris à elle aussi facilement. Désir insoupçonné ? Pas de vie sociale ? Frustrée de la vie au point de s'attaquer aux autres ? Oh, la liste était bien trop longue. Il y en avait des cas dans ce quartier mais Reagan remportait la palme de l'antipathie (pour être honnête, même Franklin semblait être un enfant de coeur à côté d'elle, alors qu'il en savait bien plus). Pour l'instant, ces deux-là étaient en guerre froide, seules des paroles piquantes étaient lancées mais le terrain était déjà bien miné, l'une d'elle finirait par sauter. Et ce ne serait pas Mitha. « Mais sinon, comment va ton mari ? Il va mieux depuis qu’il a appris qu’il s’était marié à une femme comme toi ? Ça a du être réellement dur pour lui, comme pour toi, j’imagine. Je suis diplômée en psychologie, je pourrais peut-être t'aider à retrouver un état mental plus convenable à la normale, tu sais. » Elle leva les yeux au ciel, affichant un doux sourire en repensant à Aleks qui l'attendait bien sagement à la maison. Décidément, elle était dans le faux depuis le début. Cependant, se prenant à son jeu, Mitha décroisa les bras et se redressa légèrement avant de répondre : « Il va très bien, merci pour lui. Il regrette le quartier un peu pourri dans lequel on vit.. tu sais, les voisins.. ça va, ça vient.. ça tape sur les nerfs.. ça disparaît. » commença-t-elle, toujours accompagné de ce sourire inquiétant. « Mon premier psy m'avait dit que j'étais instable psychologiquement.. le second aussi d'ailleurs.. J'ai plus de nouvelles du dernier par contre.. » Elle posa un doigt sur sa bouche, faisant mine de réfléchir. Tout son discours était faux : elle n'avait jamais consulté de psy mais trouvant ça bien amusant de lui laisser croire un tas de choses à son sujet. « Enfin, les psy c'est pareil que les voisins, ils se changent. » Oui, elle pouvait être bizarre des fois, voir même carrément flippante, ça évitait aux personnes trop indiscrètes de se mêler de sa vie. « Tu devrais rencontrer Aleks une fois. » précisa-t-elle, il serait ravie de te faire une tête au carré, pensa-t-elle sans le préciser.
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Ven 28 Oct 2011 - 11:30

« Malheureusement pour toi, la mauvaise herbe ça ne crève pas. » Un sourire sadique s’affichait sur les lèvres de la blonde alors que Mitha se plaisait à avouer qu’elle était entre autre une « mauvaise herbe ». Au moins, elle le savait, c’était déjà ça. Reagan avait affaire à une adversaire de taille et il était plutôt rare qu’elle rencontre une personne qui avait un sens de la répartie comme l’avait la jeune fleuriste. Elle secoua légèrement la tête, exaspérée. « Ne t’inquiètes pas pour ça, je connais de très bon désherbants, ce n’est pas un souci. » Pauvre femme, elle pensait pouvoir faire face à Reagan du haut de ses 23 ans. Mais, elle n’était encore qu’une enfant aux yeux de l’institutrice qui approchait toujours un peu plus de la trentaine. Décidément, les jeunes se croyaient toujours tout permis, c’en était effarant. C’était en partie l’une des raisons qui poussaient Reagan à mépriser tous ces jeunes qui se croient les rois du monde. Mitha Kolarov faisait partie de cette génération, elle représentait même parfaitement le stéréotype de la jeune femme qui découvre la vie et se pense supérieure à tout le monde pour une raison que dieu seul connait. C’était presque pathétique. Ce n’était pas une jeune femme comme elle qui risquait de faire peur à Reagan, même si elle savait qu’elle ferait mieux de se méfier. Ces jeunes n’étaient jamais loyal et attaquaient toujours derrière le dos des autres, elle devrait donc surveiller ses arrières si elle ne voulait pas se faire surprendre. La conversation arrivait alors sur le mari de Mitha. Sachant qu’il était en partie la raison de leur conflit, c’était presque inévitable. Et pour une fois, elle n’essayait de piquer le mari de personne. Elle trouvait juste cela inadmissible que Mitha ait pu cacher une chose pareille à son mari. Même si au départ, elle était la première à se servir des hommes, elle n’avait pas apprécié le comportement de Mitha à leur rencontre et c’est pourquoi, au lieu de la soutenir, elle avait préféré prendre ce prétexte pour la détester. Cependant, elle se demandait réellement pourquoi son mari était resté avec elle suite à cette révélation. Qu’est-ce qu’avait Mitha pour tenir son mari aussi facilement ? Après tout, elle s’était jouée de lui très facilement. Reagan ne croyait pas réellement en cette relation de couple, persuadée que quelque chose était cachée là-dessous. Peut-être que Mitha tenait quelque chose de gros sur Aleksei et qu’elle lui faisait du chantage. Peut-être qu’il restait avec elle pour s’assurer des ressources financières, bien qu’elle ne savait pas réellement l’état des comptes de Mitha, mais c’était toujours une possibilité. La curiosité de Reagan l’obligeait à se demander ce qui pouvait bien pousser Aleks à rester avec une psychopathe et sa paranoïa l’obligeait à croire que cela ne pouvait pas être l’amour, tout simplement. « Il va très bien, merci pour lui. Il regrette le quartier un peu pourri dans lequel on vit.. tu sais, les voisins.. ça va, ça vient.. ça tape sur les nerfs.. ça disparaît. » Cela eût le don de créer de nouvelles questions dans l’esprit de l’institutrice. Ces études en psychologie étaient probablement dues au fait qu’elle se pose toujours beaucoup de questions. Mitha et Aleks Kolarov étaient nouveaux dans le quartier. Cela tout le monde le savait, mais pourquoi et comment ils étaient arrivés là, c’était une autre question. Reagan lâcha un petit soupire amusé. « Mais on ne vous retient pas ici. » dit-elle dans un souffle presque inaudible. Elle s’assura cependant que la fleuriste l’avait bien entendu en lui adressant un petit coup d’œil. « Mon premier psy m'avait dit que j'étais instable psychologiquement.. le second aussi d'ailleurs.. J'ai plus de nouvelles du dernier par contre.. » Reagan afficha un sourire alors que Mitha se moquait ouvertement d’elle. Elle ne savait pas réellement si ce que Mitha racontait était vrai. Si elle avait déjà consulté un psy. Mais elle savait qu’elle ne pouvait en aucun cas lui faire confiance. De plus, elle s’en fichait royalement de si c’était le cas ou non. Bien que cela ne l’étonnerait pas vraiment si ça l’était. Après tout, Mitha Kolarov était folle. Celui qui ne s’en était pas encore rendu compte était probablement fou lui aussi. « Enfin, les psys c'est pareil que les voisins, ils se changent. » Mitha essayait probablement de lui faire peur mais cela était loin de réussir. Elle forgeait son image de psychopathe et cela ne faisait que confirmer à Reagan l’idée que cette femme avait une ou plusieurs cases en moins. « Tu devrais rencontrer Aleks une fois. » L’idée paru étrange à Reagan et elle était presque persuadée que sous cette demande, Mitha cachait quelque chose. Cependant, elle se contenta de répondre : « Très bonne idée, j’en serais ravie. » Elle marqua ensuite une petite pause, cherchant tout de même à satisfaire sa curiosité, même si elle savait qu’elle ne pouvait pas faire confiance en les propos de Mitha. Elle n’hésitait pas à être indiscrète. « D’ailleurs, pourquoi avoir choisi Ocean Grove ? Vous ne vous plaisiez pas là où vous habitiez avant ? »
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Ven 28 Oct 2011 - 17:25


« Ne t’inquiètes pas pour ça, je connais de très bon désherbants, ce n’est pas un souci. » Un sourire amusé s'afficha sur son visage. Aussi enquiquinante soit Reagan, aussi amusante trouvait-elle la relation qui les liait. Premièrement, elle n'avait pas peur d'elle, malgré son âge plus avancé que le sien. A vingt-trois ans, Mitha cachait des choses qui faisaient d'elle une fille plus maligne qu'elle en avait l'air. Ou plus dangereuse, selon le point de vue. Reagan pouvait avoir toute l'expérience qu'elle voulait, la jeune femme ne se sentait pas moindre à côté d'elle. Une certaine poignet de gens pouvaient en témoigner, encore fallait-il les trouver. Ensuite, elle cultivait ce côté voisine psychopathe qui faisait d'elle une grande curiosité et évitait au maximum les questions de chacun. Après tout, si elle faisait peur ou si on la craignait, on n'oserait guère s'intéresser à elle. Le seul but de sa démarche était là. Si la blonde avait connu Mitha dans des circonstances différentes, elle aurait de suite pu constater qu'elle n'était pas aussi bizarre qu'il n'y paraissait. A vrai dire, elle était une femme mariée dès plus normale, tentant de tenir une maison propre, faisant les couses, fouinant dans la vie de ses voisins, en soit rien de bien intéressant. Mais elle avait parfaitement conscience que son attitude vis à vis d'Aleks avait pu choquer. A sa place, sa réaction aurait été la même. Sauf qu'elle ne possédait pas toutes les données afin de comprendre la situation, aussi portait un jugement aussi hâtif sur Mitha lui semblait tout à fait déplacé. Aleks était toujours présent dans sa vie, cela devait suffir à lui faire comprendre que la complexité de leur couple était basé sur de nombreuses curiosités. Curiosités inconnues du grand public et qu'elle ne partageraient pas avec elle. Vu son âge, n'était-elle pas capable de comprendre ça ? Avec un diplôme de psychologie en poche, qui plus est ? A moins qu'elle ne s'imagine le pire des scénarios la concernant, une attitude peu professionnelle et peu réaliste surtout. Mitha n'avait rien du grand méchant loups, elle n'avait qu'à avoir une petite discussion avec son mari pour avoir confirmation. « Tu devrais aller t'étouffer avec ton désherbant. » Sans gêne et presque sans limites, certes. Elle avait réellement un côté psychopathe qui, à force d'être cultivé, revenait trop souvent à la charge. Et pourtant, Mitha ne demandait rien : à part avoir la paix. Ce qu'elle ne semblait pas vouloir comprendre. Qui était-elle ? La grande justicière du quartier, prête à sauver son conjoint de ses griffes ? Ce qui était d'autant plus choquant, pour elle, était de savoir qu'elle s'occupait d'enfants en bas âge. Maitresse d'école. La plupart des enfants ont un adorable souvenir de ce bout de femme qui a commencé à leur apprendre des choses. Les pauvres petits qui passaient chez elle, devaient avant tout finir paranoïaque et aigri. « Mais on ne vous retient pas ici. » Elle souffla bruyamment, levant les yeux au ciel. La stabilité du couple Kolarov résidait en leur capacité à faire des efforts en ce moment même. Un déménagement, aussi judicieux soit-il vu les voisins qu'ils se trimballaient, n'était pas une bonne idée. Et par simple esprit de contradiction, elle hocha légèrement la tête, signe qu'elle resterait encore très longtemps dans ce quartier. Leur relation n'allait donc pas s'arranger avec le temps, bien au contraire. « Très bonne idée, j’en serais ravie. » Mitha imaginait déjà la scène, connaissant Aleks, il la défendrait avec toute la conviction du monde et Reagan finirait par se poser des questions sur lui aussi. Au final, peut être comprendrait-elle qu'entre personnes louches on est bien ensemble car les Kolarov n'avaient rien de normaux, ou presque. Seulement elle au moins, avait quelqu'un dans sa vie, ce qui n'était apparemment pas le cas de la grande blonde. Cette idée toute simple suffit à Mitha pour se sentir parfaitement à l'aise désormais : elle était épaulée, l'autre non. « D’ailleurs, pourquoi avoir choisi Ocean Grove ? Vous ne vous plaisiez pas là où vous habitiez avant ? » Une question bien douteuse qui exaspéra Mitha plus qu'autre chose. « Tu ne crois certainement pas que je vais te parler de ma vie ? » Étonnée, elle afficha une mine sceptique avant de croiser les jambes, le regard rivé sur son interlocutrice. « Je préfère te laisser patauger avec tes théories bancales. » Qu'elle se torture l'esprit si ça l'amusait, après tout, aucune information ne sortirait de sa bouche.
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Mar 1 Nov 2011 - 23:26

« Tu devrais aller t'étouffer avec ton désherbant. » Reagan étouffa un rire suite à la remarque violente de la fleuriste. C’était direct, froid et surtout très petit. Vraiment, Reagan commençait de plus en plus à avoir pitié pour cette femme. Elle n’était peut-être pas si dangereuse après tout, juste un peu hautaine et prétentieuse. Tout comme Reagan il y a quelques années, à vrai dire. Reagan préféra ne rien répondre. De toute manière, la conversation était close, il n’y avait plus rien à répondre à cette impulsive faiblesse qu’avait montré Mitha. Et puis, si elles continuaient de parler de désherbant, elles pourraient aller réellement très loin. Trop loin. Reagan profita de ces quelques moments de silence pour fermer les yeux et profiter un peu du bien-être que procurait l’humidité des lieux. Ce moment de détente ne se déroulait pas réellement comme elle l’avait prévu puisqu’au lieu de se relaxer complètement, elle devait endurer la présence et les sarcasmes de la folle du quartier, Mitha Kolarov. Mais soit, celle-ci semblait réellement décidée à lui pourrir la vie, où qu’elle soit. « Tu ne crois certainement pas que je vais te parler de ma vie ? » A vrai dire, non, elle ne le croyait pas réellement. Certes, elle avait posé cette question dans l’espoir d’obtenir une quelconque réponse de la part de Mitha mais même si celle-ci avait été donnée, elle n’aurait pas vraiment été persuadée de la fiabilité de celle-ci. Reagan avait pu constater depuis sa rencontre avec la fleuriste que celle-ci était douée pour le mensonge et surtout, qu’elle aimait en abuser à tord et à travers. Légèrement psychopathe, hystérique et mythomane, cette jeune femme n’avait vraiment rien pour attirer la sympathie de ses voisins. En aucun cas, elle n’accorderait sa confiance à une femme comme elle et même si elle s’intéressait peu à l’endroit d’où pouvait venir Mitha et son mari, elle regrettait surtout qu’elle n’y soit pas restée. Après tout, le quartier était tellement mieux sans cette femme pour le gâcher. « Je préfère te laisser patauger avec tes théories bancales. » Un fin sourire gagna les lèvres de Reagan. Des théories, elle en avait quelques unes. Et les habitants du quartier en avaient aussi à ce qu’elle avait pu entendre aux derniers potins. Mais, en réalité, elle ne cherchait pas réellement à connaître le passé de Mitha. Elle avait bien trop à faire pour s’occuper d’elle comme si elle l’intéressait réellement. Certes, certaines théories étaient plutôt intéressantes mais ce qu’elle voulait c’était la vérité, et elle la découvrait toujours assez tôt. « Je ne crois rien du tout. J’espérais juste savoir de quel asile tu as pu t’échapper, pour les supplier de bien vouloir te récupérer. » Pour accentuer sa plaisanterie, Reagan haussa les épaules avant de se lever de son siège. Les dix premières minutes étaient passées pour elle, elle allait donc pouvoir rejoindre la salle de détente en attente d’une deuxième séance. Alors qu’elle s’approchait de la porte, elle s’arrêta et reposa son regard sur Mitha. « Je ne sais pas comment tu as appris, mais ne crois pas à ces conneries qui disent qu’on doit rester seulement dix minutes. Reste plus longtemps, je ramasserais tes restes. » Elle était vraiment cruelle mais après tout, cela était de mise entre les deux jeunes femmes aujourd’hui. Sans attendre une quelconque réponse de Mitha, l’institutrice quitta le hammam et partit s’allonger sur un siège après avoir pris une rapide et courte douche.
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Message(#) Sujet: Re: THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME. Mer 2 Nov 2011 - 12:52


« Je ne crois rien du tout. J’espérais juste savoir de quel asile tu as pu t’échapper, pour les supplier de bien vouloir te récupérer. » Les yeux fixés sur son interlocutrice, Mitha resta figé, ne voulant ni sourire ni lui montrer le moindre signe d'exaspération. Eh bien, dans sa tête, aucun asile ne serait capable d'accueillir la fille qu'elle était. Des envies de meurtres s'insinuèrent dans son esprit, tant Reagan ne semblait pas décidé à vouloir la lâcher. Après tout, sa vie devait être bien ennuyeuse pour qu'elle s'attaque ainsi aux autres. Soit, Mitha n'avait rien de la meilleure des voisines : inutile de vouloir passer chez elle, de lui parler de vos problèmes, ça ne l'intéressait pas. Quant à faire preuve d'un minimum d'empathie envers les autres, ça lui était tout aussi compliqué. Hormis Aleks, personne n'était capable de lui arracher certaines émotions, ce qui expliquait un minimum le mur qu'elle construisait et la folie ambiante qui l'habitait. Halloween approchait à grands pas et la jeune Kolarov se voyait bien effrayer cette chère Reagan. Non pas par simple amusement ceci dit. Elle avait réellement envie d'ouvrir son journal demain matin pour constater avec la plus grande joie, le décès tragique et absolument horrible de la voisine Williams. Hypocrite jusqu'au bout des ongles, elle viendrait pleurer à son enterrement et s'autoriserait même à laisser un petit mot d'adieu. Ceci dit, la seul fleur qu'elle déposerait sur sa tombe serait l'ancolie, qui symbolisait à merveille la folie. Mais voilà que Reagan la coupa dans ses horribles pensées, se dirigeant vers la sortie. La victoire était-elle pour Mitha ? « Je ne sais pas comment tu as appris, mais ne crois pas à ces conneries qui disent qu’on doit rester seulement dix minutes. Reste plus longtemps, je ramasserais tes restes. » A vrai dire elle n'avait rien appris. C'était bien la première fois qu'elle mettait les pieds dans ce truc et ce foutait assez de la manière dont elle devait l'utiliser. Si la priorité de Reagan était de s'occuper de son corps immonde, Mitha n'en était pas là. Furtivement elle haussa les épaules, tandis qu'elle refermait la porte. Et son désir de lui en coller une revint à la charge. Ce n'était ni le moment, ni le lieu pour agir de la sorte. Elle resta donc ainsi encore quelques minutes, deux pour être exact afin de se calmer. Respirant un grand coup, elle ferma les yeux, profitant une dernière fois des biens faits du hammam avant de suivre le même chemin que sa rivale. Elle fit preuve d'une extrême sympathie en retenant la porte à deux femmes qui souhaitaient à leur tour en profiter. Mitha afficha même un léger sourire. Tout le monde semblait ici plus sympathique que l'autre folle. Son aventure au Riviera Country Club s'arrêtait là. Il lui était tout simplement impossible de continuer dans ces conditions. Le plus sage était de rentrer. Après avoir regagné son vestiaire ou elle prit rapidement une douche, elle se rhabilla tout aussi hâtivement. Pourtant une autre envie la triturer. Sachant qu'elle n'avait pas forcément le droit de s'aventurer dans l'établissement ainsi vêtue, elle vérifia que le couloir soit libre en passant sa tête dans l’encablure de la porte. Personne. Un léger sourire se dessina sur son visage puis elle trottina vivement jusqu'au siège ou Reagan se trouvait. Déposant une main sur l'accoudoir, elle s'approcha au plus près de sa chère et tendre amie. « J'espère sincèrement que nous deviendrons de grandes amies Reagan. Je suis sûr qu'on en sera capable avec le temps. Et sache que si ce n'est pas le cas, ce n'est pas mes restes qu'on retrouvera. » Elle marqua une légère, tentant de retenir ses nerfs, mais apparemment elle n'y arrivait pas. « J'admire la facilité avec laquelle tu me sous estimes. Ceci dit, ça t'emmènera à ta perte et non à la mienne. » Sûr d'elle, Mitha se stoppa net ici, laissant son interlocutrice à ses occupations futiles. Après tout elle se connaissait bien, ainsi que son histoire, pour savoir ou cette guère les mènerait.


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THE LIGHTS ARE ON, BUT THERE'S NOBODY HOME.

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