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 I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.)

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Message(#) Sujet: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Dim 13 Nov 2011 - 21:20

Marlon regarda un instant à travers la vitre de la fenêtre qui le séparait de l’extérieur. Il faisait sombre dans son cabinet alors qu’il était encore relativement tôt, et les lumières étaient déjà bien présentes. La lueur pâle éclairait le visage marqué par la fatigue du jeune homme né en Nouvelle-Zélande, Australien d’adoption, et qui maintenant vivait aux Etats-Unis. Il était allé d’un bout du monde à l’autre. Sa famille lui manquait, et parfois il regrettait d’avoir fait le choix de vouloir étudier loin d’eux. Ils étaient d’un soutien exemplaire, et sans eux et une seule autre personne, il aurait peut-être craqué, et il ne savait pas de quoi la vie serait faite à l’heure actuelle. Agitant frénétiquement son stylo, il était en train de formuler un tas d’hypothèses sur un cas particulier. Il défendait un type qui ne méritait pas d’être défendu. C’était ce qui était cruel dans son job. Il devait défendre du mieux qu’il le pouvait, des clients, qui parfois méritaient plus que la peine de mort. Celui-ci, avait tué de sang froid sa femme, parce qu’elle l’avait menacée de le quitter. Que faire ?! Il ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait faire une telle chose à la personne qu’on aime, même si cette dernière nous menace de nous quitter. Il n’était certes pas blanc comme neige, bien au contraire, mais jamais il n’aurait recours à une telle chose. C’était déprimant de penser à de telles choses. Tellement, que d’un coup sec, il ferma son livre de droit, qu’il connaissait pourtant par cœur, mais qu’il feuilletait sans arrêt juste pour se rassurer, et il lâcha son stylo, froissant sa feuille griffonnée, la balançant directement à la poubelle. Ce dont il avait besoin ? De voir cette personne qui était essentielle dans sa vie. Même si tous les deux n’entretenaient pas une relation amicale comme les autres, puisqu’elle n’avait jamais caché vouloir être la place de sa secrétaire avec qui il avait trompé sa femme récemment, il avait besoin d’elle à ses côtés, car elle avait un regard sur la vie bien plus objectif que le sien. Attrapant le téléphone posé sur son bureau en bois d’ébène, il composa ce numéro qu’il connaissait par cœur, comme celui de sa maison, ou celui de sa mère. Il mémorisait les choses qui lui tenaient à cœur. Sous ses airs de rugbyman, le jeune Elliot était tout de même un garçon sensible, même s’il n’osait l’avouer. Sierra ne répondit pas. Ca ne l’étonnait pas, elle était peut-être en train de travailler, comme souvent. Son métier ne ressemblait pas du tout à celui de Marlon, mais comme lui, elle faisait bien son boulot. Il laissa donc un message. « Sierra, c’est Marlon. Tu dois être occupée, comme les rares fois où tu ne réponds pas…C’est pas grave. Je voulais juste que tu passes un moment, pour me sortir de mes dossiers déprimants. A plus tard peut-être. » Et il raccrocha en reposant le combiné sur son socle. Sa secrétaire n’était pas là, elle avait demandé une semaine de congé pour retourner voir sa famille. Comme il comprenait, il lui avait évidemment donné sa semaine, mais sans elle, il était plus que débordé, et ne prenait même pas de pause déjeuner. Ainsi, il avait mangé une pomme pour le déjeuner. Ca ne calait pas un gaillard de cette taille. Il mangerait mieux en rentrant. Il soupira. Il n’avait pas cherché à appeler Megan de la journée, il n’avait pas envie d’affronter sa boite vocale, comme à chaque fois qu’il l’appelait ces derniers temps. Il ne verrait donc pas son petit bout ce soir, car il irait certainement au lit avant que Marlon ne rentre. Il s’attarda d’ailleurs sur une photo qui se trouvait sur son bureau. Celle qu’Elie avait prise la dernière fois qu’ils avaient du garder Jessey. Père et fils sur la même photo, c’était beau. Il était tellement captivé par le sourire de son fils, qu’il ne remarqua même pas qui venait de faire irruption dans le bureau. Sierra.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Lun 14 Nov 2011 - 0:01

Libérée de ses obligations cette après-midi, comprenez de ses répétitions habituelles afin de satisfaire un patron mal embouché. Sierra lisait avec attention et philosophie, la revue plus qu'intéressante baptisée Playboy. Tournant les pages avec un certain aplomb, elle se contentait, telle une enfant, de jeter de rapides coups d'oeil aux images présentes, peu intéressée par le texte (moi, Crystal Harris, 90B n'avait aucun intérêt bien que la chevelure dorée de la fiancée disparue soit enviable). Son téléphone vibra, en vain, la jeune femme à la peau halée ne put détourner son attention de sa lecture superficielle. Les passes temps de chacun étaient remarquables. Les siens en particuliers. Son regard dévia doucement, à nouveau, sur son portable, lui signalant vigoureusement qu'elle avait un message. Un souffle s'échappa de ses lèvres. L'idée qu'il soit important lui traversa l'esprit sans qu'elle ne cille pour autant. Fronçant les sourcils, l'enfant sauvage se pencha délicatement, tripotant les touches pour savoir quel individu osait déranger sa majesté. Marlon. Un agréable et arrogant sourire se dessina sur ses lèvres, signe des idées douteuses qui s'insinuèrent dans son esprit corrompu par le désir. Son meilleur ami était plus délicieux qu'une centaine de playmates réunis, ce qui la poussa à se relever brusquement pour enfiler une veste et dérober son sac en direction du fameux cabinet d'avocat. Les lieux étaient vides, aucune secrétaire à l'horizon, aucun client en attente. Le tornade Sierra s'engouffra donc avec vigueur dans le bureau de monsieur, ne prenant pas garde de frapper avant, par simple politesse. « Bonjour Maître. » souffla-t-elle entre ses lèvres en refermant délicatement la porte, ne lâchant guère Marlon du regard. Une obsession c'était insinuée en elle, celle de remplacer le vide que sa femme laissait derrière elle. Une idée qui montrait à quel point, les limites de Sierra étaient opaques. « Bien, oublies tes dossiers déprimants, je suis là. » reprit-elle en déposant sa veste au dossier d'une chaise, ainsi que son sac. Marlon était son meilleur ami, du moins c'est le statut qu'elle daignait lui donner sans réellement s'en satisfaire. A moins de vouloir passer pour une harpie voleuse de mari, autant en rester là. Croire Sierra être capable de retenue était risible. Cependant il savait mieux que quiconque faire l'autruche. L'aider dans cette voie sinueuse et délicieusement glissante serait donc intéressant. C'est l'une des raisons qui l'avait poussé à arriver aussi vite. « J'espère sincèrement que je ne vais pas avoir droit à une énième tirade sur ta vie sentimentale désastreuse. Elie sera ravie de satisfaire cet aspect de ta vie. Il est d'excellent conseils. » Arrogante, voir cassante, à force d'écouter en boucle la vie des Eliott, la jeune femme n'avait plus la capacité de supporter une seule remarque sur ce sujet. Ce qui ne faisait guère d'elle une mauvaise amie. Au contraire. Il y avait bien d'autres moyens de distraire un déprimé. Doucement, elle se rapprocha de l'être tant désiré, et vint tranquillement s'asseoir sur son bureau, repoussant ses dossiers d'une paume de main, affichant un sourire aussi radieux que libertin. « Je préfère satisfaire un autre aspect de ta vie, de mon côté. » La tentation était palpable. Un seul mot, geste, de Marlon et sa jeune amie serait prête. Un désir inavouable qu'il, elle le savait pertinemment, n'était pas prêt à combler. Tromper une fois n'est pas tromper deux fois, apparemment. Dure réalité que de n'avoir pas su être présente au bon moment. Son ancienne secrétaire avait eu droit à ce qu'elle désirait tant. Sierra devait assurément cacher des cornes de démon pour oser s'aventurer sur le chemin compliqué d'un mariage brisé.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Lun 14 Nov 2011 - 0:47

Elle était la seule personne qui se permettait de rentrer sans frapper. Megan avait toujours frappé, Sierra jamais. Sauf le jour où il l’avait trompée. Ironie du sort. Mais l’heure n’était pas aux souvenirs. En effet, ce n’était pas Megan qui se tenait devant lui, mais bien Sierra, qui avait décidé de faire honneur de sa présence sans prévenir qu’elle avait bien reçu son message. C’est ce qu’elle faisait à chaque fois, elle était imprévisible, elle était l’électron libre d’un atome. Tout de suite, il quitta du regard la photo de famille, et leva les yeux en direction de la danseuse de cabaret. C’était bien là-bas qu’il l’avait rencontrée. Finalement, Brody avait été inspiré. Elle parvint à lui arracher un sourire : l’appeler maitre, c’était presque gratifiant venant de sa part, comme si c’était un titre qui avait plus d’importance que son titre d’avocat. C’était comme s’il était le maitre, et elle le padawan. Du moins c’était l’effet que ça lui faisait. Entre temps, il avait fait une connerie, et il n’avait plus l’air d’un maitre, car justement incapable de se maitriser. « Bonjour, charmante danseuse. » dit-il pour lui rendre la pareille. Il n’en avait pas l’air, mais il se réjouissait de sa venue. Certes elle n’était pas venue sans une idée derrière la tête, comme à chaque fois, il la connaissait bien, mais elle était venue quand même, ce qui prouvait que leur amitié avait tout de même un sens et une existence, qu’elle souhaite plus ou non. Il savait se contrôler. Ce serait faux de dire qu’elle ne l’attirait pas. Mais ce serait aussi bien mal venu de sa part de faire un double affront à Megan. Il l’aimait, ils avaient un petit garçon de sept mois, et malgré ce qu’elle prétendait, le jeune Elliot n’était pas de ceux qui trompaient leur femme à tour de bras. Il avait fait une erreur monumentale, qu’il assumait ; il avait également tout fait pour se faire pardonner mais ça ne portait pas ses fruits, et Sierra attendait telle un rapace qui tourne autour de sa proie, le moment opportun pour avoir ce qu’elle désirait. Une amitié peu saine, mais le garçon avait besoin de sa présence, et savait gérer leur amitié sans problème. Sierra mit tout de suite les points sur les i. Elle n’était pas venue pour l’entendre se plaindre une énième fois des crasses que pouvait lui faire Megan. Ca se voyait à sa tête, elle en avait plus que marre de l’entendre se plaindre, alors qu’elle lui avait déjà dit le fond de sa pensée : il n’avait qu’à la quitter, elle ne le pardonnerait jamais. En revanche pour Marlon c’était différent : si Megan ne l’avait pas quitté, c’est qu’elle l’aimait encore. Il restait encore de l’espoir. Elie en revanche, l’écoutait un peu plus, surtout parce qu’ils partageaient véritablement des centres d’intérêts, et parce qu’Elie adorait passer du temps avec Jessey. Sierra préférait passer son temps seule avec Marlon. « Je t’ai pas fait venir pour me plaindre, je te rassure. Mais dit comme ça, on dirait que je te saoule. » Un tout petit peu, n’est-ce pas ? Il n’allait pas en faire une affaire d’état, ça lui importait peu, il n’avait rien à dire à ce sujet. La situation n’avait pas évoluée : il dormait sur le canapé, où ici, à son bureau. Ainsi, conscient qu’il ne valait mieux pas laisser trainer ce sujet en suspend, il voulut ouvrir la bouche pour parler d’autre chose, mais Sierra le devança, s’approchant bien plus de lui, s’installant même sur son bureau, veillant à virer ses dossiers de là. Chose qu’il précisa tout de suite, même s’il eut un temps d’hésitation : « Prière de faire attention à mes dossiers, ils sont tout aussi importants que l’eau est vitale. » Marlon usait toujours de phrases un peu savantes pour éviter de devoir à se justifier auprès de Sierra. Il savait ce qu’elle voulait, mais il ne pouvait la satisfaire sur ce point-là. Il trouva d’ailleurs un autre moyen de détourner la conversation, reculant légèrement sa chaise, pour avoir son visage en ligne de mire plutôt que sa paire de seins. « Bon alors, raconte moi ta vie, puisque je ne peux pas parler de la mienne ! » acheva-t-il dans un sourire presque narquois, montrant qu’il s’amusait de ses restrictions. Son bureau ne serait pas le théâtre d’un nouvel adultère, il s’en faisait la promesse.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mar 15 Nov 2011 - 10:23

« Je t’ai pas fait venir pour me plaindre, je te rassure. Mais dit comme ça, on dirait que je te saoule. » Haussant les épaules et levant les yeux au ciel telle une diva de seconde zone, la mine de Sierra suffisait à comprendre qu'elle n'était pas encline à quoi que ce soit. Effectivement, Marlon avait délicieusement bien choisit ses mots : il la saoulait. Plus exactement, et comme l'amie dévouée qu'elle était, c'était sa tendre moitié qui exaspérait la jeune danseuse. Megan était insupportable. Mais en cette après-midi mouvementée, là n'était pas la question. Madame Elliot n'était point dans les parages et sa présence était nuisible aux idées perverses de Sierra. Idées qu'elle assumait avec une certaine rigueur. « Prière de faire attention à mes dossiers, ils sont tout aussi importants que l’eau est vitale. » La question : Marlon es-tu frustré ? lui vint rapidement à l'esprit, sans pourtant qu'elle ne sorte de ses lèvres. « Rabat-joie. » se contenta-t-elle de lancer sur un ton arrogant. Aucune justification n'était cependant requise, cet incident était clos, tout comme sa mauvaise humeur ambiante. Elle l'observa telle une mante religieuse reculer sa chaise pour éviter d'être trop près de l'objet de tentation qu'elle était. Quel doux sentiment que d'avoir un tel pouvoir sur lui. La satisfaction qui régnait en elle était presque à son apogée, au point qu'elle sente une poussée de confiance faire son arrivée. Tournant légèrement sur le côté, la vedette déposa la pointe de ses talons flambant neuf pile au milieux de la chaise de Marlon, là ou son entre jambe n'était pas d'accord avec son esprit. C'est d'ailleurs doté d'un sourire particulièrement pervers qu'elle poussa le vice jusqu'à l'effleurer délicatement, fixant de ses yeux azurs son ami. « Non, je n'ai pas envie. » renchérit-elle en affichant une moue déçue. Elle qui se voyait déjà user de ses atouts sur le bureau de monsieur. Elle n'était pas compliqué. Un tapis, un canapé, voir un simple mur lui convenait parfaitement aussi. Et, malheureusement pour cette pauvre enfant, son loup du moment n'était pas prêt à la manger toute crue. « Tu pourrais faire un effort. » reprit-elle, sur un ton autoritaire. Il comprendrait ce qu'il y avait à comprendre, ou effectuerait son manège habituel, à savoir jouer l'autruche. La jeune danseuse, retira subitement son pied de la chaise de son ami et vint croiser ses jambes, tout en prenant soin de laisser une distance entre eux. Le regard perdu ailleurs, elle repensa subitement à sa dernière soirée au cabaret. La non présence de Marlon fut positive. Elle avait fait la rencontre d'un inconnu terriblement envoutant. C'est la raison pour laquelle, un sourire béa se dessina sur le coin de ses lèvres, happé par ses souvenirs délicieux. « J'ai rencontré un type au cabaret. » lança-t-elle, rêveuse, perdue entre le paradis de cette rencontre et l'enfer de devoir attendre la suite des évènements. « Un homme, plutôt, un inconnu, délicieux. Avec un peu de chance il sera de nouveau présent ce soir. » Elle insista sur le mot délicieux avec un certain aplomb, démontrant à Marlon que ce qu'elle n'obtenait chez lui, elle l'obtenait ailleurs. « Tu ne viens pas j'espère ? Il va fuir en te voyant. » avoua-t-elle, une main sur le coeur, arrogante et moqueuse à souhait, puis reprit sur le même ton tout aussi douteux et malhonnête. « Tu as une femme à combler. Puis, faire ton lit sur le canapé. Tu te douches dans le jardin peut être ? Ne me dis pas qu'elle t’oblige aussi à manger dans les poubelles !? » Faussement intéressée par tout ça, elle sourit diaboliquement, consciente qu'elle poussait loin son attitude. « Qu'est-ce que tu t'amuses. » Sarcastique, elle reprit dans ses souvenirs avec son bel inconnu. Au moins une chose qui lui procurait un peu de plaisir en ce bas monde.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mar 15 Nov 2011 - 15:28

Marlon en avait conscience. Depuis qu’il avait trompé sa femme, il parlait de sa vie de couple à tout le monde. Et pourtant, il voyait déjà un psy pour ça, dans le plus grand des secrets, ne tenant pas à ce qu’on finisse par dire que Maitre Elliot n’est pas apte à faire son boulot, il savait faire la part des choses, ou presque. Il avait plusieurs fois été distrait durant certains procès. Heureusement, ça n’avait pas joué contre lui, mais il devait redoubler d’efforts s’il ne souhaitait pas que des innocents payent sa négligence. Ainsi, il avait besoin de se remonter le moral, se changer les idées, et plutôt que de boire, il préférait passer du temps en la compagnie de la danseuse de cabaret. Il se doutait bien qu’elle n’était pas là pour faire acte de présence, mais lui ne recherchait que ça. Et s’il ne lui avait pas fait comprendre qu’il ne se passerait rien entre eux c’est parce qu’il tenait trop à elle pour la voir disparaitre de la circulation. Il avait besoin d’elle, même si elle avait l’impression d’être une potiche. Elle le trouvait rabat-joie et il pensait la même chose de lui. Cependant il n’avait pas le choix. « Ah parce que t’as l’air joyeuse là ? » lui fit-il remarquer. Elle n’avait fait que lui ordonner des choses, et n’avait pas l’air très heureuse non plus. Sierra poussait toujours le vice bien plus loin. Elle ne s’arrêtait jamais au refus de Marlon, elle prenait presque ça comme un défi, et voulait toujours aller plus loin. Ainsi, alors qu’il s’était éloigné d’elle pour qu’elle arrête de l’aguicher en se tenant telle une allumeuse devant lui, elle continua son manège en plaçant ses jambes sur le fauteuil de Marlon au niveau de l’entre-jambes de ce dernier qui eut un bref mouvement de la tête pour la regarder faire, mais lorsqu’il sentit la chaussure de la jeune femme l’effleurer, il prit une profonde inspiration et cligna des yeux en disant : « Arrêtes Sierra. » Il la regardait en coin alors qu’elle lui demandait de faire un effort, et il voulait apparaitre le plus naturel possible, alors il posa la main sur la cheville de la jeune femme, mais il ne retira pas la jambe de Sierra de sa chaise. Il voulait qu’elle le fasse d’elle-même. Ce qu’elle fit. Elle ne voulait pas lui raconter sa vie non plus. Soit, ils allaient passer la soirée à s’observer. Il s’en réjouissait tellement. Ironie mes amis…Finalement, après un long moment d’attente, les yeux rivés sur elle, Marlon constata qu’elle avait quelque chose à lui raconter. Elle avait fait la rencontre d’un homme. Jusque-là il suivait. Elle allait surement lui raconter comment elle l’avait allumé pour mieux fuir. Mais ce n’était pas ça. A la manière dont elle en parlait, on pouvait tout de suite comprendre à quel point cet inconnu l’intéressait. Cherchait-elle à rendre Marlon jaloux ? En tout cas ça semblait faire son effet, puisqu’il était droit, assis dans sa chaise, le regard fixé sur elle. Il lâcha un simple : « Charmant. » Alors Sierra fréquentait un type du cabaret qui n’était pas Brody. Etonnant. Il fut choqué en revanche des propos qu’elle tint après. Elle lui demandait presque de ne pas lui rendre visite. Le visage fermé, il ne répondit d’abord rien. A quoi bon ? Après tout ils n’étaient qu’amis, il devrait être content pour elle. Mais ce n’était pas le cas. Il feignit l’intérêt : « On dirait que Cendrillon a enfin trouvé chaussure à son pied. Je ne voudrais pas te déranger dans tes ébats. Je ne viendrais pas. Je ne t’appellerais pas. » Il ajouta ensuite hypocritement : « Mais tu devrais dire la même chose à Brody, on ne sait jamais tu sais…Il débarque n’importe quand. Et s’il te voit avec cet homme tu vas lui briser son petit cœur. » Il semblait faussement touché. Il regarda ensuite la vitre, les lumières de Miami scintillaient. Elle lui fit ensuite part de la soirée qu’il allait passer, remettant sur le tapis la situation avec Megan. Il roula des yeux, et posa son regard interrogateur sur elle. Il l’accusait presque. « Je croyais qu’on ne devait pas en parler ? Je vois pas en quoi ça te regarde, t’as visiblement mieux à faire que de t’y intéresser. D’ailleurs tu devrais y aller, pour pas le manquer, on ne sait jamais ! » Il ne la foutait pas à la porte, il se foutait uniquement d’elle. Il se leva de sa chaise et fit quelques pas dans son cabinet. Là, il s’arrêta devant une pile de livres, et il se retourna vers elle : « Puisque tu sembles prise ce soir, je pense diner avec Brody. Et puis s’il tient à aller au cabaret, tant pis, je ne l’en empêcherait pas. Après tout, y a d’autres danseuses… » Il lui sourit ensuite, mais ça n’avait rien de sincère. Marlon semblait tout à fait gêné par cette révélation.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mar 15 Nov 2011 - 17:15


Pousser le vice loin était l'une de ses manies habituelles qui prenaient bien plus d'ampleur avec l'âge. A croire qu'elle avait réellement besoin de piment dans sa vie, quitte à pourrir légèrement celle des autres. Dans un conte de fée, bien qu'elle ressemble à la douce princesse, Sierra aurait à merveille hérité du rôle de la grande méchante. Celle avec qui les fins heureuses n'ont pas de place : pas de bébé, pas de mariage, soyez beaux, vivez l'enfer et taisez vous. Son statut d'amie pouvait aisément être remis en cause. Ceci dit, elle n'avait pas choisi d'obtenir celui-ci. On lui avait salement imposé sans qu'elle ne puisse dire mot. Il était bien temps de changer tout cela. « On dirait que Cendrillon a enfin trouvé chaussure à son pied. Je ne voudrais pas te déranger dans tes ébats. Je ne viendrais pas. Je ne t’appellerais pas. » Un sourire ravageur prit forme au bout de ses lèvres : elle se moquait ouvertement de lui. Doucement, la belle hocha la tête négativement. « Je ne pense pas pouvoir incarner le rôle d'une pauvre cruche qui perd sa pantoufle de verre. Ceci dit, tu viendras et tu m’appelleras. Tu le fais toujours. » assura-t-elle, sérieuse, confiante, sachant à l'avance sa manière d'agir ou se l'imaginant peut être. « Mais tu devrais dire la même chose à Brody, on ne sait jamais tu sais…Il débarque n’importe quand. Et s’il te voit avec cet homme tu vas lui briser son petit cœur. » Elle souffla, exaspérée qu'il remette ce cher Brody sur le tapis. Sierra ne s'intéressait pas à lui. Il était un passe temps comme un autre dont elle s'était lassé depuis des mois. Le pauvre agneau était totalement épris de la danseuse. Un scénario navrant qu'elle se plaisait à tourner en ridicule. Haussant les épaules, elle répondit : « Dans le monde des briseurs de coeur, on a une grande place toi et moi.. » Hypocrite, elle se plaisait à lui démontrer que tous deux n'étaient pas si différents. Il avait une bague qui traduisait son engagement, elle était libre de ses actes. « Je croyais qu’on ne devait pas en parler ? Je vois pas en quoi ça te regarde, t’as visiblement mieux à faire que de t’y intéresser. D’ailleurs tu devrais y aller, pour pas le manquer, on ne sait jamais ! » Une pointe de jalousie dans ces paroles ? C'est ce que Sierra comprit bien vite; ravie à cette idée, ravie d'avoir fait mouche dans le bon sens. Un instant elle l'observa se lever puis faire quelques pas, tandis qu'elle réfléchit activement à la réponse qu'elle allait formuler. Le but étant de le pousser dans la bonne voie afin qu'il avoue sa jalousie. Et pourtant, Sierra ne dit rien, préférant son silence au reste. « Puisque tu sembles prise ce soir, je pense diner avec Brody. Et puis s’il tient à aller au cabaret, tant pis, je ne l’en empêcherait pas. Après tout, y a d’autres danseuses… » Retenant un petit rire, la jeune femme se releva subitement et vint rejoindre son ami au prés de sa pile de livres. Une idée lui trottait derrière la tête. « C'était très intéressant.. » lança-t-elle à l'aveugle, triturant habilement les boutons de sa chemise, ne laissant presque aucun écart entre leurs deux corps. « Je veux dire, ta mini crise de jalousie et le fait que tu te caches derrière Brody. » reprit-elle, maligne, laissant cette fois ci ses mains descendre au niveau de sa ceinture sans pour autant tenter de l'ouvrir. « Si tu venais au cabaret, dans ma loge, tu aurais droit à un traitement de roi.. » poursuivie-t-elle en plongeant son regard azur dans le sien, cherchant peut être à l'hypnotiser avant de passer une main autour de son cou et d'y approcher dangereusement ses lèvres. Elle lui offrit un baiser furtif mais laissa aller son souffle chaud quelques instants. Sur la pointe des pieds, elle remonta délicatement vers son oreille, puis susurra : « Je veux bien diner avec toi, seulement si je choisis le dessert.. » Déposant un doigt sur sa bouche pour le forcer à se taire, elle entreprit de déposer un autre baiser dans son cou, plus sensuel et appuyé celui-ci.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mar 15 Nov 2011 - 21:41

Sierra était persuadée que Marlon l’appellerait ou se pointerait au cabaret. Elle disait qu’il le faisait tout le temps. Certes, sauf que là, il n’y avait pas une autre personne pour distraire Sierra dans ces cas, et la nouvelle situation était différente. Au fond, il se disait qu’il ne souhaitait pas y aller, car il casserait probablement la gueule à ce type, sans motif, et ce n’était pas une bonne idée s’il voulait garder sa place d’avocat. D’ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi il voulait casser la gueule à ce type. Peut-être que c’était parce qu’il s’imaginait déjà Sierra l’épouser, puis divorcer, et il se voyait la consoler, et qu’il n’avait pas envie qu’elle souffre. Il se plaisait à croire que c’était pour cette raison qu’il détestait ce mec avant même de l’avoir rencontré. Mais Sierra semblait ne pas vouloir de ce type comme son prince charmant à ses dires. Elle semblait juste attirée par lui et avait probablement déjà eu ce qu’elle désirait. C’était comme ça avec tous les hommes : sauf Marlon. « A ta place je n’en serais pas aussi sûre, ma présence n’est pas nécessaire. » Il haussa les épaules. Il ne lui disait pas pourquoi, mais ça devait être limpide comme de l’eau de roche. Finalement, il préféra se taire plutôt que de lui dire qu’il ne voulait pas la voir s’effondrer après un énième mariage. Il ne se doutait pas que c’était probablement lui qui lui faisait le plus de mal. D’ailleurs elle pointa un trait chez lui qu’elle n’aimait pas. Oui, il avait brisé le cœur d’une personne, et cette personne c’était sa femme. Mais elle avait anéanti Brody, et Marlon avait du le ramasser à la petite cuillère parce que le jeune homme avait cru qu’il pouvait se passer des choses entre elle et lui. Mais Sierra avait utilisé consciemment l’ami de Marlon pour mieux resserrer ses griffes sur sa proie. Mais elle n’y était pas encore parvenue. Y arriverait-elle ? Elle était juste dans ses propos, mais elle savait le blesser également. Il baissa la tête un instant, se rendant compte que oui, ils se ressemblaient beaucoup, à la différence qu’elle n’avait rien promis à Brody, lui était marié. Il était donc pire qu’elle. Il ne répondit rien. Sierra 1-0 Marlon. Ainsi, elle parvenait toujours à prendre le dessus sur lui, elle avait raison sans arrêt. Elle lui faisait sentir qu’il devait vivre avec son erreur et avancer plutôt que d’attendre que sa femme le pardonne. Elle ne le ferait pas selon elle. Pourtant Marlon espérait, et plutôt que de passer à autre chose il attendait, parce qu’il avait une famille. Sierra lui rappelait sans cesse que c’était lui qui avait tout foutu en l’air, donc que quelque part ce n’était pas la vie qu’il voulait mener. Megan avait été sa première relation sérieuse, avant ça il n’y accordait pas d’importance. Sierra voulait lui faire prendre conscience qu’il n’était pas fait pour la vie de famille, pourtant il s’en sortait bien avant sa bévue. Il croyait qu’elle allait lui dire qu’elle avait inventé ce type, qu’il n’existait pas et qu’elle avait fait ça uniquement pour le rendre jaloux. Au lieu de ça, elle s’approcha de lui, et semblait ravie. Quasiment collée à lui, elle s’amusait avec les boutons de sa chemise, et il n’aimait pas ça. Il la connaissait que trop bien. Elle continuait à se foutre de lui. Il fronça les sourcils. En aucun cas il était jaloux, et il se cachait encore moins derrière Brody. « En quoi je serais jaloux ? C’est ta vie tu fais ce que tu veux ! » Les mains de Sierra se posèrent ensuite sur sa ceinture, et il déglutit. Elle allait respecter sa situation elle n’allait pas aller plus loin. Si, elle avait osé. Elle lui promettait un traitement de seigneur, il savait déjà à quoi s’attendre et il n’irait pas. La jeune femme captura brièvement ses lèvres, la main sur la nuque de l’avocat, qui ne broncha pas d’un poil. Elle savait séduire, elle était encore plus envoutante que le chant des sirènes, mais il ne pouvait flancher. Il serrait le poing. Encore une fois, elle jouait avec lui, elle se déjouait de ses mises en garde, elle n’en avait que faire de son couple, tout ce qui l’intéressait, c’était lui. Au contact des lèvres de la jeune femme dans son cou, il ferma les yeux. La proposition était tellement tentante. Mais il en avait assez de faire du mal autour de lui. Alors il saisit le bras de la jeune femme et la détacha de lui, en s’éloignant d’elle. Sans la quitter des yeux il se justifia : « Dans un autre contexte j’aurais peut-être pas refusé. Mais je peux pas lui faire ça. Pas encore une fois. On est amis Sierra. On devrait pas faire ça. » Il était sérieux, mais une chose lui disait qu’elle n’allait pas renoncer ainsi. Elle ne renonçait jamais telle une petite fille capricieuse qui exige un jouet nouveau à chaque fois. De plus, elle devait bien sentir que Marlon était fébrile en sa présence.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mar 15 Nov 2011 - 23:58


La relation qui la liait à Marlon était complexe et assez mal délimitée. Aux yeux des autres, ils étaient des proches amis, souvent ensembles, rien de bien affolant. Aux yeux de Marlon, même topo. Aux yeux de la jeune femme, ça coinçait terriblement. Leur première rencontre, au cabaret, elle n'avait d'yeux que pour lui, désirant comme aujourd'hui quelque chose qu'elle n'aurait pas. Se rabattant aussitôt sur son ami Brody pour mieux se combler sans vraiment apprécier. Entre temps, le dénommé Brody était devenu un bouche trou à part entière, obsédé par la belle danseuse, tandis que son désir pour Marlon grandissait petit à petit. Une attitude, amitié, malsaine. Plusieurs fois, la jeune femme s'était demandé si elle devait continuer à le fréquenter. Ou bien stopper là leur amitié afin de mettre un terme à son comportement mal placé. Elle n'avait jamais réellement trouvé de réponse à cette interrogation. Préférant de loin faire l'autruche pour éviter de devoir faire un dur choix : celui de s'éloigner de lui. Et pourtant, il serait bien le plus sage. Mais Sierra était-elle une fille sage ? Sous peu, elle devrait surement s'y résoudre. N'étant pas capable - ou ne voulant pas - se contrôler en sa présence. Il avait un mariage à sauver - elle n'y croyait pas. Ne pas insinuer un autre problème - donc elle - dedans, était surement préférable. Et pourtant, la vedette était désespérément attaché à lui. L'un de ses rares amis à qui elle tenait réellement. Marlon était toujours présent dans les moments difficile, prêt à la ramasser devant une porte de bar, à l'aider dans sa vie. Se priver de lui était ouvrir les portes d'un futur enfer dont elle ne reviendrait pas entière. Eh bien qu'elle lui répète à longueur de temps qu'il était un mauvais garçon trompeur de femme, son affection pour lui était sincère. Exaspérée de ne réussir à obtenir gain de cause, la danseuse hésitante un instant, lui offrit un sourire avant de saisir fermement son menton, posant ses lèvres sur les siennes aussi longtemps qu'elle le put. L'embrassant alors qu'il ne voulait pas de ça. Puis, relâcha son étreinte, passant sa langue sur ses lèvres avant de glisser salement sa main au niveau de son entre jambe, lui prouvant avec un affront sans nom qu'elle le dominait encore. Toujours. Sans retenue, elle ne stoppa sa course ici et entreprit de tirer vivement sur la chemise de monsieur, le débraillant comme s'il venait de s'adonner à des plaisirs malsains, détachant sa ceinture avant de s'arrêter et de s'éloigner aussitôt, reprenant son sérieux. « Tu crois qu'elle va te pardonner ? Tu es naïf. Elle se joue de toi si facilement. Te garder pour mieux te blesser, même moi j'en serais pas capable. Et tu sais à quel point mes limites sont incertaines. » commença-t-elle, sérieuse, croisant les bras, observant son ami, le toisant du regard. « Mais, amis, Marlon, n'est pas une bonne excuse. » reprit-elle, se moquant presque de lui. En effet, peu important le statut, Sierra n'y portait pas d'importance, pas assez pour l'arrêter du moins. Même un mariage des plus heureux ne saurait la freiner. Alors une union qui partait déjà en fumée. Mettre une barrière à la fille sauvage qu'elle était semblait d'un compliqué. A part ériger un mur, la congédier, lui demander de ne plus venir, que pouvait-il réellement faire pour stopper ses idées salaces ? « Tu en as envie. Ça se voit, ça se sent. C'est presque une évidence. Et tu vas lutter, longtemps peut être. » jusqu'au jour ou, il finirait par céder. Peut être pas à son amie, ceci dit, car lasse, la jeune femme serait déjà bien loin. Mais le manège de Megan le mènerait à nouveau dans les délices de la tromperie. Un choix qui ne lui était pas donné. Ne souhaitant pas continuer cette conversation plus loin, Sierra s'évertua à y mettre un terme rapidement. « Mais soit, on est pas sur la même longueur d'onde. Alors tu vas retourner dans tes dossiers barbants et je vais aller papillonner je ne sais ou avec je ne sais qui. » précisa-t-elle, malheureuse à cette idée, mais bien décidée à ne pas subir les pleurnicheries incessantes de son ami. C'était sa façon à elle de le rendre plus fort. Elle renfila bien rapidement sa veste et saisit son sac à main, prête à fuir les lieux de son affront. Encore un.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mer 16 Nov 2011 - 12:59

Combien de fois il s’était dit que Sierra était tout à fait le genre de femme qu’il appréciait ? Un tas de fois. La danseuse de cabaret avait beau avoir un caractère bien trempé, n’en faire qu’à sa tête et jouer la séductrice, Marlon savait qu’elle était bien plus que ça. Elle avait sa sensibilité, enfouie derrière cette carapace de femme fatale. S’il le savait, c’était parce qu’il l’avait ramassée un tas de fois, ivre morte, dans un sale état. Et il était fier de dire qu’elle allait mieux grâce à lui, à chaque fois. Cependant, il savait aussi qu’il était un obstacle de plus à son bonheur total. La jeune femme exigeait tant de lui. Et il ne pouvait malheureusement lui offrir, parce que même attaché à elle, il n’en oubliait pas ses obligations, son mariage, son fils. Il ne voulait pas commettre la même erreur qu’il y a neuf mois. Il cherchait par tous les moyens à se comporter en bon gentleman. Seulement, il souffrait énormément de cette situation, car il était rejeté d’un côté, et s’il était accueilli à bras ouverts dans l’autre, il devait fuir et rejeter Sierra à son tour. Il ne le faisait pas de gaieté de cœur. Il ne pouvait lui dire, mais Sierra était aussi importante à ses yeux que n’importe quel membre de sa famille, qu’il ne voyait que très peu pourtant, mais qui avaient une importance capitale dans son développement. Il ne voulait pas écarter Sierra de sa vie, même si Megan lui promettait de lui pardonner en le faisant. Sans elle, il y aurait bien longtemps que le jeune homme serait en dépression nerveuse, et probablement hospitalisé. Il tenait que grâce à elle. En échange, il le lui rendait bien et se comportait comme un ami exemplaire, sur qui elle pouvait compter quoi qu’il arrive. Malgré ça, elle voulait toujours plus, et ce qu’elle lui demandait, bien que ce soit plus que tentant, était au dessus de ses forces. Il culpabilisait déjà, alors qu’il n’avait rien provoqué. Ou peut-être que si en fin de compte. Peut-être qu’à s’être comporté comme un ami, elle ait vu en lui plus. Les hommes n’hésitent pas à profiter de tous statuts pour sauter sur n’importe quelle femme à leur gout. Pas lui. Il ne l’avait fait qu’une fois. Par frustration. Parce que ça faisait des mois et des mois que lui et sa femme n’avaient rien fait, sous prétexte qu’elle était enceinte. Ce n’était pas une vengeance en soi, c’était juste un manque de contrôle. Il avait craqué. Sierra le lui faisait peut-être payer également, elle aurait préféré que ce soit avec elle qu’il craque. Mais ça aurait changé leurs rapports, et son amitié lui était précieuse. Il espérait qu’elle le comprenait. Peut-être pas. Elle jouait avec lui sans se soucier des conséquences. Voilà qu’elle lui attrapait le menton de sa main aux doigts longs, le forçant à la regarder, et dans un mouvement rapide, elle colla ses lèvres aux siennes, une nouvelle fois. Marlon eut un mouvement de recul. Mais elle ne s’arrêta pas là. Elle sépara leurs lèvres, avant de placer sa main au niveau de l’entre-jambe de Marlon, qui encore une fois la regarda abasourdi, sans comprendre, cherchant à savoir ce qui la poussait à agir de la sorte. Et elle le débrailla. Il avait l’air d’avoir couché avec elle alors qu’il n’en était rien. Il la regarda, mais c’était pénible de paraitre si ignorant, voire naïf. « A quoi tu joues Sierra ? » demanda-t-il de façon presque inaudible, le regard interrogateur. Elle avait raison de lui. Il ne l’avait pas touchée, mais c’était tout comme. Il était un pantin, voilà ce qu’il était. Tout ça parce qu’il refusait de la faire déguerpir, pensant qu’elle ne reviendrait plus si c’était le cas, et il ne voulait pas la perdre. Elle vociféra ensuite ses paroles, crachant son venin, mais ses mots étaient tellement vrais. Il baissa la tête. « Si c’est le prix à payer pour ma bêtise… » Alors il accepterait ça en silence. Le karma. Elle cherchait à le faire réagir, mais Marlon agissait de la manière inverse. Il ne réagissait plus, comme absent, lessivé de se battre pour des choses qui, comme elle le disait, ne se produiraient jamais. Il releva la tête, la fixant, mais ça n’avait rien d’appuyé. On pouvait voir que Marlon s’épuisait à se battre contre l’une et puis l’autre. « Pourquoi ça ne le serait pas ? Je couche pas avec mes amis ! J’ai besoin de toi à mes côtés, alors pardon si je te laisse croire des choses, mais on ne couchera pas ensemble Sierra, parce que j’en ai marre de foutre le bordel partout où je passe ! Je veux plus voir Megan pleurer, je veux pas l’entendre dire des insanités sur moi et me mettre mon fils à dos, je veux pas que tu le prennes mal, parce que t’es importante pour moi, mais je peux pas t’offrir ce que tu veux. » Il en avait envie comme elle le disait, il en crevait même d’envie, mais ça serait écouter le diablotin sur son épaule, et il voulait laver ses pêchés, pas en commettre d’autres. Il haussa les épaules alors qu’il remettait sa chemise dans son pantalon, la reboutonnant, serrant de nouveau sa ceinture. « Si ça te fait plaisir de croire que j’en ai envie, alors soit. » En revanche, la dernière réplique prononcée par Sierra lui fit perdre son calme. « Tu vois Sierra, c’est quand tu dis ça que je finis par croire que tu m’utilises depuis le début, dans le but d’avoir ce que tu veux. En fait j’ai jamais compté à tes yeux, tout ce que tu veux c’est qu’on couche ensemble, le reste tu t’en fous. Je pensais que tu parviendrais à me remonter le moral plus que mes dossiers. J’avais tort. T’as fait tout l’inverse. » Il grimaça, se mordant la lèvre à l’intérieur, la regardant s’éloigner, visiblement déçu. Il ava it été loin de s’imaginer que ça se passerait comme ça. Si elle s’en allait, il ne valait mieux pas voir l’état du bureau demain matin. La vie s’acharnait sur lui.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Mer 16 Nov 2011 - 16:19


Sierra n'était pas une bonne amie, encore moins une bonne personne. Son attitude déplacée en attestait. Son incapacité à se poser des limites également. Le terme amis, marié ou petite amie elle n'en prenait guère connaissance, ça ne l'intéressait pas. Incapable de faire preuve de retenue. Et Marlon était toujours présent. Il lui arrivait de douter, de se demander ouvertement la raison qui le poussait à rester à côté d'elle, tandis qu'elle ne lui facilitait jamais la vie. La loyauté ? Comme l'amour, avait ses limites. Viendrait ce jour ou il capitulerait comme tous les autres. Car chaque personne s'approchant de la danseuse finissait inlassablement par s'éloigner, blessé. Ce qui n'avait presque aucune importance à ses yeux, tant elle se sentait plus forte que jamais. Son incapacité à exprimer ses émotions étaient flagrantes, voir stupide. Son attitude frisait la folie. Débrailler son ami, sans raison, elle n'était pas normale, pas saine d'esprit, quelque chose clochait chez elle. Effectuant un pas en arrière, la jeune femme eut un rictus amusé. « C'est fou la facilité avec laquelle tu te places en victime, Elliot. Tu ne veux pas la voir pleurer ? L'entendre hurler ? Va t'en. Tu ne veux pas qu'elle retourne ton fils contre toi ? Colle lui un procès et récupère sa garde. Il y a des solutions partout, mais tu préfères cracher dessus et continuer à chouiner dans ton bureau, sur ton canapé en gardant l'espoir qu'elle revienne un jour. Et ? Suppose un instant qu'elle revienne. Quand tu passeras la porte de votre château remplit de petits oiseaux qui chantent et d'arc-en-ciel, elle se demandera toujours si tu n'es pas en train de sauter l'une de tes secrétaires. Vous êtes voués à l'échec. » lança-t-elle, légère mais réaliste, peut être mal placé pour l'ouvrir certes. Et même si Sierra avait essuyé cinq divorces, elle avait toujours exactement su lorsqu'il était temps de partir et d'y mettre fin. Si son ton, à l'instant, était plat et sans attaque, sa réplique suivante, énerva légèrement la jeune femme qui se sentit agressée et malmenée. Elle le méritait amplement ceci dit. « Oh, woaw, je suis la grande méchante amie. A supposer que j'en sois une effectivement.. » elle se retint de rire, de se moquer plutôt. « J'ai passé les neuf derniers mois à te remonter le moral. ON a passé ces neuf derniers mois à te remonter le moral si je compte Brody qui doit lui aussi en avoir sa dose. Et tu continues de faire ton autruche. Bientôt tu seras chez un psy et dans quelques mois en dépression. Quelle vie. Tu pourrais t'en plaindre de ta vie si seulement tu daignais l'améliorer au lieu d'attendre que ta précieuse princesse daigne te reprendre ou non. Donne lui un trône et un sceptre pendant que tu y es. Mais après tout ce n'est pas mon problème. Cherche toi une fille sur un trottoir et profite un peu au lieu de noyer ton chagrin dans tes histoires palpitantes d'avocat. » Parfois, souvent, Sierra semblait totalement détachée de la situation au point de paraître sans coeur. C'était peut être le cas. « Alors je vais passer cette porte tranquillement. Tu vas rester dans tes problèmes que tu ne veux pas régler et si je ne suis pas l'amie dont tu rêves et bien, tu feras en sorte d'en trouver une autre, une conforme à tes idéaux, une qui viendra te moucher le nez quand tu pleureras ta précieuse princesse. » Elle crachait ses paroles tel du venin, ne réfléchissant pas aux conséquences. « Moi je vais retourner à mon cabaret, à mon inconnu, à n'importe qui ou quoi en fait parce que je n'ai aucune envie de rester avec toi pour t'aider. Ça fait des mois que je t'aide et ça fait des mois que rien ne s'arrange. Passez un certain stade, je préfère m'effacer puisque tu n'es pas apte à vouloir te sauver. Sur ce. » souffla-t-elle une dernière fois, ne daignant même pas jeter un regard à son pseudo ami avant de saisir fermement la poignet de porte pour sortir. D'un calme toujours aussi olympien. « Tu m'exaspère. Tu m'exaspère à foutre ta vie en l'air aussi simplement. Tu pourrais tout avoir. Il y a des tas de filles, pas moi, d'autres, des filles saines d'esprit et équilibrées. Et ne me dit pas que tu l'aimes, d'accord, si tu l'aimais réellement tu ne lui aurais pas fait subir ça et si elle t'aimais tout autant, elle n'agirait pas de la sorte. C'est plus de l'amour depuis longtemps et tu ne veux pas t'en rendre compte. Au lieu de ça tu restes comme un con. Je ne vais pas m'excuser de te dire tout ça parce que tu ne veux pas comprendre. Je ne vais pas non plus m'excuser de te séduire parce qu'il y a une brèche entre vous. Si ce n'est pas moi, ce sera une autre qui viendra la titiller. » Déchainée, la jeune femme ne s'arrêtait plus, au point de reposer son sac, plutôt de le jeter par terre pour être bien sûr que le tout entre dans sa petite tête, lâchant la porte. « Tu pourrais avoir une vie stable et épanouie, avec la garde alternée de ton fils. Mais non. Et tu n'es pas le seul à subir, moi aussi. Parce que ce qu'elle te fait, c'est moi qui en subit les conséquences à devoir t'aider tout le temps. »
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Jeu 17 Nov 2011 - 18:00

Marlon n’avait jamais vu Sierra dans un tel état. Elle n’était pas à plaindre, non, il avait l’impression qu’il avait en face de lui une autre personne. Une personne qui certes voyait la réalité en face, mais qui avait une manière de dire les choses qui le laissait pantois. Il n’avait plus l’impression d’avoir son amie en face de lui, mais bien une inconnue qui n’avait qu’une envie, qu’il la ferme. Du coup, il était incapable de dire pourquoi il avait eu envie de la voir. Il aurait peut-être du rester au dossier qui lui prenait la tête, car là, il avait l’impression de l’emmerder à un point inimaginable. Il ne l’avait pas fait venir pour parler de lui, mais finalement ça avait dévié là-dessus, parce que la jeune femme avait une nouvelle fois tenté de le séduire. Ce n’était pas pour lui déplaire, ça prouvait qu’il plaisait, qu’il était attirant, bref ça touchait son égo. Mais ce n’était pas tout. Il y avait toujours eu un truc entre Sierra et lui. Un truc, qu’il repoussait inlassablement parce qu’il était marié et qu’il ne voulait pas aggraver son mariage qui était déjà bien bancal. Il ne pouvait pas mener de front deux relations, ni même offrir à Sierra ce qu’elle désirait, car il n’aurait plus bonne conscience, et il viendrait probablement à s’éloigner de l’une et de l’autre, quittant le pays, incapable de se voir dans le miroir. Il avait rêvé d’une vie meilleure, parce qu’il avait des principes. Principes qu’il n’avait pas respectés. Et Sierra voyait juste en l’avenir du jeune homme et de son couple. Elle avait raison sur toute la ligne, mais il s’efforçait de croire que non. Marlon en avait assez qu’on lui dicte sa conduite, qu’on lui dise quoi faire, adapter sa conduite par rapport aux autres. Il voulait vivre sans souci, ce n’était pas le cas. Une moue sur le visage, le regard empli d’amertume, il prit la parole. « C’est facile pour toi. Tu crois que je suis immonde à ce point ? Tu crois vraiment que je suis capable de lui coller un procès sur le dos après ce que je lui ai fait subir ? Et t’as pas l’air de penser à Jessey. Quand il comprendra ce que j’ai fait à sa mère, il voudra même plus me voir, et il aura honte. Je veux pas que mon gamin aille voir un psy dès son plus jeune âge à cause de moi. Y a des solutions effectivement. Mais aucune ne me satisfait. Elles te conviennent peut-être, pas à moi. Aussi, je comprends ton point de vue, à me forcer à rompre avec elle, ca te facilite la tâche, je serais libre et tu pourras me sauter dessus comme bon te semble. » Il haussa les épaules il avait conscience de ce qu’il disait et du mal que ça pouvait provoquer, mais elle ne se rendait pas bien compte de ce qu’elle lui infligeait. Il avait la carrure d’un rugbyman, mais Marlon avait tout d’une guimauve, et sensible, les mots de la ravissante danseuse le touchaient plus qu’elle ne le pensait. Certes Megan penserait toujours à ce qu’il lui avait fait, mais il était convaincu qu’il pouvait reconstruire leur confiance. S’il n’y parvenait, il demanderait le divorce, mais tant qu’il y avait de l’espoir, il continuerait à tenir bon. Il rit nerveusement ensuite. Sierra balayait du revers de la main leur amitié, et pourtant, elle était en train de lui dépeindre le portrait de ces derniers mois comme si leur amitié était bien plus forte que ça, mais qu’elle connaissait aujourd’hui un point de non-retour. Il ne put que lâcher : « Ca te plairait que je sois comme tous tes clients…eux te prennent pour une prostituée… A mes yeux tu ne l’as jamais été. Pardonne-moi de ne pas être aussi fort que ce que tu peux l’être, je ne me plaindrais plus. J’en fais la promesse. Mais je peux pas te garantir que ce sera plus appréciable. » Mais il préférait tout de même noyer son chagrin dans son boulot plutôt que d’aller fréquenter une prostituée. Une fille ne devrait pas avoir à vendre son corps pour vivre. C’était son point de vue. Concernant Sierra, il souhaitait que rien de tout ceci ne se soit passé. La jeune femme, et ce pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés, l’agaçait profondément. Il envoya d’ailleurs valdinguer son pot à crayons au sol, sur le coup de la colère : « T’en as pas marre de raconter des conneries ?! Réfléchis un peu ! J’ai pas d’idéaux concernant une putain d’amitié ! Mais bordel tu passes ton temps à me draguer parce que tu rêves que d’une chose c’est que je me mette à la hauteur de tes clients ! T’es pas un vulgaire objet de séduction ! T’es mon amie. Alors j’en ai peut-être envie, oui, je suis un homme comme tous les autres, tu me laisses pas indifférent, mais je mettrais pas en péril notre amitié, ni mon mariage. » Elle comptait s’en aller pour profiter de son cher inconnu, qui énervait l’avocat. Il ne le connaissait même pas, et il ne voulait pas le connaitre. Il soupira. « Je t’ai pas demandé de m’aider Sierra ! A la base si je t’ai fait venir c’est parce que je voulais me sortir de mes dossiers, je voulais pas que tu me trouves une énième façon de quitter Megan ou de passer tes nerfs sur moi. Si je te gonfle, t’étais pas obligée de venir. » Elle continuait à se défouler sur le couple Elliot, et il n’avait même plus envie d’en parler. A quoi bon se justifier ? S’il n’était plus qu’un vulgaire morceau de viande aux yeux des femmes, soit. Il s’en fichait. « Message reçu. » La garde alternée il ne l’avait pas envisagée non plus. S’il divorçait, où est-ce qu’il irait ? Il avait certes un salaire conséquent, mais s’ils avaient une vie facile, c’est parce qu’il bénéficiait de l’héritage de Megan, et qu’ils n’avaient pas à payer la maison. Ramassant un a un les crayons au sol, il ne dit rien pendant un temps, il réfléchissait, le regard posé sur chaque crayon qu’il ramassait et ce fut à ce moment qu’il craqua. Accroupi, il sentit ses yeux s’embuer et une larme couler sur ses joues chaudes. Du revers du bras, il les essuya, et prit une profonde inspiration. Il n’en parlerait plus. Il se contrôlerait. Il en avait fait la promesse. Une fois les crayons ramassés, il les remit dans le pot, il ne savait plus quoi dire à Sierra, alors sans lui faire face il lui dit : « Si je commande quelque chose, tu restes manger ici ? » Reprendre le cours de la vie, oubliant les problèmes. Nouvelle ligne de conduite.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Jeu 17 Nov 2011 - 23:35


« C’est facile pour toi. Tu crois que je suis immonde à ce point ? Tu crois vraiment que je suis capable de lui coller un procès sur le dos après ce que je lui ai fait subir ? Et t’as pas l’air de penser à Jessey. Quand il comprendra ce que j’ai fait à sa mère, il voudra même plus me voir, et il aura honte. Je veux pas que mon gamin aille voir un psy dès son plus jeune âge à cause de moi. Y a des solutions effectivement. Mais aucune ne me satisfait. Elles te conviennent peut-être, pas à moi. Aussi, je comprends ton point de vue, à me forcer à rompre avec elle, ça te facilite la tâche, je serais libre et tu pourras me sauter dessus comme bon te semble. » Facile. Le mot de trop. Un léger sourire prit place sur la visage de Sierra qui ne trahissait pas son bonheur mais bien son mal être. Facile. Obnubilé par sa situation il ne semblait même pas comprendre que celle de son amie était tout aussi complexe. L'arrogante, forte et séductrice Sierra n'était autre qu'un leurre destiné à laisser transparaitre un message : celui d'une fille qui allait bien. Mais toute personne la connaissant réellement ou s'intéressant un minimum à elle, comprendrait rapidement que la jeune femme n'allait pas bien. Son comportement en témoignait le premier. Incapable d'être sympathique ou compréhensive, toujours le mot de trop, cette attitude de fille mal élevée. Et son incapacité au niveau personnel. Tenir une relation, une facilité pour le monde entier, pas chez elle. Elle enchainait une vie débridée, d'excès qui la conduisait directement en enfer. Plus elle s'enfonçait, plus son comportement s'accentuait. Une prostituée. Ah, quel mot si bien choisi pour la définir. Et encore, une prostituée devait être mieux psychologiquement qu'elle, malgré la rigueur du métier. La reine déchue d'un cabaret de filles faciles. Quel beau tableau. Réel, qui plus est. Marlon avait raison, entièrement. Sauf que pour lui aussi elle était cette fille facile, quoi qu'il en dise, en pense, il l'avait connu comme ça. Comme tous les autres. Inutile d'enjoliver le tableau. Alors non, ce n'était pas facile pour elle. Ce n'était pas facile de devoir soutenir une autre personne en plus d'elle. Ce n'était pas facile de venir le voir pour qu'il parle sans arrêt de ses problèmes, tandis qu'elle retenait les siens tel un aimant avec la capacité de passer outre et de continuer. C'était même risible d'oser dire que les choses étaient faciles pour elle. Et ça, il ne le verrait jamais. Parce que sa situation était plus importante que la sienne, parce que ses problèmes avaient plus d'importance. Parce que tromper une femme c'était le comble de l'horreur et qu'il fallait en payer le prix fort, parce qu'au final, les maux les plus douloureux sont ceux dont on ne parle pas. Jamais. « Je t’ai pas demandé de m’aider Sierra ! A la base si je t’ai fait venir c’est parce que je voulais me sortir de mes dossiers, je voulais pas que tu me trouves une énième façon de quitter Megan ou de passer tes nerfs sur moi. Si je te gonfle, t’étais pas obligée de venir. » Quitter Megan, il en avait la possibilité. Elle quitter ses problèmes, elle ne le pouvait pas. Quel égoïste. Sa tirade entière était celle d'un égoïste sans nom. Muette, Sierra ne disait toujours rien, l'écoutant avec attention, le fixant sans ciller ni même ouvrir la bouche. Non, elle ne lui répondrait pas. Non, ils n'allaient pas se renvoyer la balle pendant des heures. Il savait son point de vue, là était l'important. Et après tout ce qu'il pensait d'elle n'était qu'un ramassis de vérité. Une pute aurait plus de classe qu'elle. Son cabaret pouvait être rebaptisé maison close. Il était son ami et elle s'évertuait à le séduire comme un objet. Un objet de tentation qu'elle avait besoin de rajouter à ses trophées. Et contrairement à ce qu'elle laissait paraitre, elle ne se lasserait presque jamais de lui, contrairement aux autres. Une nuit et elle oubliait tout. Son attitude était mauvaise. Sa mère lui ferait une tirade sur comment elle avait élevé sa fille, une bonne fille, une fille bien avec des manières, polie. Qu'elle observe un instant ce que sa petite et douce Sierra était devenue. Elle en ferait un AVC. Sa précieuse enfant, catin de bas étage, mauvaise amie, qui avait sa place sur les trottoirs. Pauvre mère. Dans ses pensées, la jeune femme ne dit toujours rien. Pas une émotion, pas un hochement de tête, cette capacité à ne rien laisser transparaître. Elle écoutait puis rangeait tout dans un coin. Un renfermement sur elle-même, un jeu digne d'une grande actrice. Et elle l'observa, se baisser, ramasser un crayon, essuyer une larme. Une sensibilité dont elle était elle même incapable. D'ailleurs elle ne réagit même pas, comme s'il méritait ses larmes, comme si elle méritait son sort. Finalement, on récolte ce que l'on sème, leur allait parfaitement à tous les deux. « Si je commande quelque chose, tu restes manger ici ? » Aucune idée, elle eut du mal à réagir, à se sortir de sa léthargie. Trouve une réponse, pensa-t-elle, ignorant même si elle devait partir ou rester, être positive ou non. Finalement elle s'installa doucement dans le canapé, comme une poupée malmenée, ne regardant pas son ami mais un point imaginaire en face d'elle. Sérieuse. « Peut être. » elle haussa les épaules, à peine. Une réponse évasive pour la fille qui allait avec.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Sam 19 Nov 2011 - 21:19

Marlon s’était toujours interdit de craquer devant qui que ce soit. La seule personne qui l’avait vu pleurer, c’était sa mère, et c’était il y a bien longtemps, lorsqu’encore enfant, il avait piqué une crise parce qu’on se moquait de lui à l’école à dire qu’il était petit, et qu’il ne serait jamais rugbyman. Grâce à sa mère, il avait continué d’y croire et elle avait séché ses larmes bien rapidement. Le petit Marlon avait ensuite appris à se forger un caractère, à paraitre insensible, mais une fois en famille, il redevenait le garçon que tout le monde connaissait, qui se transformait en grand enfant en présence de ses petits frères. A la naissance de son fils, il avait attendu d’être seul dans le couloir pour s’écrouler et pleurer, ne supportant plus la situation difficile qui existait entre lui et sa femme. Là, s’il avait pleuré, ou plutôt laissé ses émotions prendre le dessus, c’était pour plusieurs raisons : D’abord, Sierra lui faisait prendre conscience au combien il était faible, et qu’il était incapable de prendre des décisions pour lui-même, alors qu’au boulot il était un avocat respecté, capable de prendre des décisions à quitte ou double, mais réussissant toujours à s’en sortir. Dans sa vie, il coulait aussi vite que le Titanic. De plus, il ne voulait pas perdre. Elle avait beau être dure dans ses propos, le draguer, vouloir mettre en péril son couple, lui hurler qu’elle ne le supportait plus, elle restait tout de même Sierra, sa meilleure amie, celle pour qui il ferait n’importe quoi. Celle qu’il ramassait de temps à autres à la petite cuillère, ivre morte, et qu’il consolait pendant des heures parce qu’elle lui disait qu’elle avait raté sa vie, et qu’elle avait honte d’elle-même. Il avait été là pour elle au même titre qu’elle avait été là pour lui. Il y avait une différence entre eux cependant :si lui supportait de pouvoir la consoler c’est parce que ça arrivait rarement. En revanche, ces derniers temps, Marlon s’était apitoyé sur son sort chaque jour, ce qui avait agacé Sierra et peut-être même son entourage. Il n’en avait pas eu conscience jusqu’à maintenant. Ainsi, il s’efforcerait à présent de tout garder pour lui, et tenterait de prendre des décisions. Il y avait quelque chose qui interpelait Marlon cependant. La léthargie de Sierra. Elle avait cessé de dire quoi que ce soit. Il ne savait pas pourquoi après en avoir tant dit, elle était maintenant incapable de prononcer un mot. Ceci vint en tête de l’avocat. Se pourrait-il que la jeune femme ait quelque chose à lui dire, à lui confier, et qu’à cause de ses plaintes elle n’ait rien dit ? Il se posait la question. Au moins elle lui avait dit qu’il y avait une chance qu’elle reste pour diner. Ne sachant pas s’il devait commander quelque chose sans l’en informer, il choisit de s’approcher du canapé et de son amie, et de s’accroupir devant elle, les mains jointes, la regardant dans les yeux, alors qu’elle ne le regardait même pas. Bien qu’il ait encore ses yeux rougis par les larmes, il avait l’air sérieux, il ramena une main vers le menton de la jeune femme, l’effleurant légèrement, pour remonter vers sa joue. « Il y a quelque chose que tu m’as pas dit, je me trompe ? Tu sais très bien que tu peux tout me dire, Sierra. » La connaissant, il savait bien qu’elle ne lui dirait rien. Alors il reprit : « T’as envie de quelque chose de particulier ? » Il parlait de nourriture bien sur. Pas sûr qu’elle n’en vienne à parler de ça cependant. Il voulait d’abord qu’elle lui dise ce qui clochait.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Dim 20 Nov 2011 - 11:06


Sierra était dure, au point de faire pleurer son ami. Elle n'en était pas fière. Mais ne souhaitait pas non plus jouer les parfaites petite autruche pour le complaire dans sa vie. Point positif : il se libérait enfin. Elle avait toujours été comme ça : dur, froide, elle malmenait son monde quand celui-ci ne lui convenait pas. Non, elle ne voulait pas que Marlon lui obéisse ou le façonner à son image. Elle souhaitait avant tout l'aider, qu'il devienne plus fort et ne dépende de personne. Comme elle, certes. Mais ça lui conviendrait tellement mieux plutôt que s'apitoyer sur son sort, de souffrir à longueur de temps alors que mieux était à portée de main. Ce n'était pas son fardeau après tout. Mais c'était tout comme. Ils se connaissaient depuis quoi ? Deux ans ? Un peu plus ? Peu de temps, après tout, et ça ne l'empêchait guère d'être attaché à lui plus qu'à n'importe qui. Ses parents ainsi que sa famille entière vivait encore à Tucson, tandis qu'elle se retrouvait seule ici. Marlon était la seule personne proche d'elle sur qui elle pouvait compter à chaque moment de sa vie, difficile ou non. Ils connaissaient ses shows par coeur, était toujous présent pour fêter l'un d'eux, pour passer du temps chez elle à ne rien faire, pour la ramasser devant un bar ivre morte. On ne faisait guère plus proche. Et comme si a ne lui suffisait pas la danseuse s'entêtait à quémander plus, parce qu'elle avait toujours eu plus. C'était inné, on ne lui refusait presque rien. Lui, si. Ce qui la remettait à sa place. Ça n'allait pas. Accroupi devant elle, il effleura son visage, tandis qu'elle ne posa pas un seul regard sur lui. Dans le vide, elle n'avait pas envie de lui offrir ce spectacle désolant, préférant garder sa force habituelle qui la définissait si bien. « Non je n'ai rien oublié. » lança-t-elle en tentant de se convaincre elle même. Ceci dit Marlon savait parfaitement qu'il n'obtiendrait aucuns aveux de sa part. « Non. » reprit-elle ensuite ignorant s'il parlait de nourriture ou d'autre chose. Se laissant tomber en arrière, ce qui avait surtout pour but d'obliger Marlon a arrêter de la toucher, elle ramena ses jambes vers elle pour les croiser en tailleur. Daignant enfin jeter un regard à son ami qui avait encore ces yeux rougies, Sierra se pinça les lèvres, ne sachant pas quoi ajouter, puis vint à l'essentiel : « Je veux de l'italien. » avoua-t-elle, non sans mal. « Je veux.. une part de lasagne, des pâtes, des cannoli et de la mozzarella. Puis un tiramisu énorme. Et un grand bol de café avec de la mousse. Et de la cannelle. Et des copeaux de chocolat. » énuméra-t-elle, sachant parfaitement qu'elle exagérait mais s'en foutait ouvertement. En tant que danseuse, elle était obligé d'avoir une hygiène de vie saine et équilibrée mais son envie du moment était toute autre. Si elle ne pouvait avoir Marlon, elle se l'imaginerait en mangeant des pâtes dégoulinante de sauce. « Si tu pouvais ajouter une bouteille de Lambrusco ce serait parfait. » De l'alcool, encore, cependant ce vin pétillant n'était pas fort du tout, un bon point donc. Mais, prenant son courage à deux mains et arrêtant de parler de nourriture pour se sortir de là, elle s'approcha doucement de lui, ne le quittant pas des yeux afin qu'il constate bien qu'elle n'allait pas le déshabiller à nouveau. Délicatement, elle le serra dans ses bras, lui démontrant le soutien qu'elle avait pour lui, mais ne mettant pas un mot dessus. Elle n'était pas prête à abandonner son idée de l'avoir un de ces jours, mais ce serait plus simple quand il serait éméché (..) ou divorcé. Encore de mauvaises pensées qu'elle se força à effacer, pour le moment, resserrant son étreinte sur lui, prête à l'étouffer.
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Message(#) Sujet: Re: I'm your biggest fan I'll follow you until you love me (r.) Dim 20 Nov 2011 - 15:25

Comme à chaque fois, Sierra ne comptait rien lui raconter, jusqu’à ce qu’elle craque à un moment donné. Pour l’instant, elle ne le ferait pas. Elle était tout à fait capable de garder pour elle ce qui la tracassait pendant des mois et des mois, peut-être des années. Combien de fois il avait du deviner ce qu’il se passait pour qu’elle daigne enfin dire quoi que ce soit. Et ce n’était jamais en s’écroulant, sauf si elle était sous l’emprise de l’alcool. Peut-être devait-il lui proposer un verre pour savoir ce qu’il se tramait. Sierra avait d’habitude la langue bien pendue et n’agissait pas de la sorte. Quoi qu’il en soit, il voulait absolument l’apprendre et il le saurait avant d’avoir quitté son cabinet. Quelque part, il se disait que ça avait à voir avec lui. Mais il ne savait ce qu’il avait à se reprocher avec elle. Il lui avait fait comprendre qu’il ne serait pas en mesure de lui offrir ce qu’elle souhaitait, et pourtant, ce n’était pas comme s’il en était sûr. Il avait l’impression qu’elle lui en voulait pour cela, mais quelque part il se sentait comme envouté par elle, à chaque fois, il avait besoin de se remettre les idées en place, il avait besoin de réfléchir pour qu’il puisse prendre une décision à contre courant de la chose. Que se passait-il dans sa tête. Il avait l’impression que ses mots ne le convainquaient pas lui-même. Tout n’était que foutaises. Pourquoi la jeune femme l’intriguait autant. C’était peut-être pour cette raison qu’il avait souhaité sceller une amitié entre eux, le maximum qu’il pouvait obtenir d’elle, ou plutôt celui qu’il s’autorisait. « Je crois que si. Tu m’as écouté, alors à moi de le faire dans l’autre sens. » Il la regardait toujours aussi intensément, le regard droit, comme à la recherche du moindre cillement pour lui faire comprendre qu’il avait bel et bien raison. Elle se recula, il comprit qu’elle n’avait pas envie d’une quelconque proximité surtout après s’être refusé à elle, mais il ne bougea pas. Combien de temps resterait-il ainsi, accroupi, à la regarder ? Ca prendrait le temps qu’il faudrait. Finalement, Sierra prit la parole, lui expliquant avec détails, telle une femme enceinte, ce dont elle avait envie. Il ne s’agissait pas de choses que l’on pouvait véritablement commander, c’était tout ce qu’il y avait de plus italien, mais difficile à préparer en un temps record. Ainsi, il prit une décision, et il la regarda amusé : « Tout ça… Il n’y a qu’un resto pour faire des choses pareilles, je doute qu’on les livre. Je t’invite au resto dans ce cas. » Mais il fallait la persuader d’y aller. Et puis elle l’enverrait surement bouler en disant que sa femme l’attendait certainement à la maison, mais il ne laisserait pas Sierra dans cet état, ainsi si un resto italien lui remontait le moral, il le ferait sans regretter. Une bouteille de Lambrusco en plus. Oui ils iraient donc au restaurant, il ne voyait pas cuisiner une telle chose, ni même commander un truc infect. Et puis à se regarder tous les deux, ils étaient suffisamment bien vêtus pour aller dans un restaurant chic. Il acquiesça et lui assura : « Tu auras tout ça. » Il savait exactement où aller. La jeune femme se sortit de son canapé, place confortable de choix, pour lentement s’approcher de lui, et il ne recula pas, conscient que ce n’était pas une technique de drague. Sierra avait bel et bien besoin de réconfort. Elle le serra dans ses bras, avec force, et il entoura la jeune femme de ses bras à son tour lui murmurant : « J’aime pas quand on s’engueule tous les deux. » Même s’ils se réconciliaient toujours très vite. A voir si elle comptait aller au restaurant à présent.
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