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 La violence n'apaise pas les maux | GOLDIE

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Message(#) Sujet: La violence n'apaise pas les maux | GOLDIE Lun 28 Nov 2011 - 18:17


Un silence peut parfois être
le plus cruel des mensonges.





1, 2, 3, 4, 5 (...) 51, 52, 53 !! Les yeux rivés sur ses pieds, Isadora avait comptabilisé exactement 53 pas de sa voiture à l'ascenseur du parking. Satisfaite et apaisée, ce fut un mince sourire sur les lèvres qu'elle pénétra dans la machine, sans appréhension. Remontant les trois niveaux du parking souterrain, elle arriva alors au rez-de-chaussé de l'immense centre commercial. Nous étions un mardi après-midi, et comme toujours elle avait son après-midi de libre. Sa patronne avait prit une stagiaire chaque mardi, permettant ainsi d'alléger l'emploi du temps de la blondinette qui à son plus grand malheur travaillait les samedis (commerces oblige !). Alors chaque semaine, elle s'abandonnait à une activité diverse, ne supportant pas de s'emmurer dans un quotidien plat et morose. Elle avait besoin de bouger, de diversité pour conserver un certain moral. Moral qui d'ailleurs n'était plus vraiment au meilleur depuis qu'elle avait dû laisser derrière elle sa carrière de mannequin. Elle avait pourtant travaillé si dur pour en arriver là ! Sa vie au Japon était extraordinaire et n'avait absolument rien à envier au soleil de Miami. Mais les choses s'étaient déroulées de telle façon qu'elle avait dû s'adapter. Bref. Elle avait donc abandonné ses animaux pour la journée, décidant de se donner un peu de temps rien que pour elle. Et ce fut ainsi qu'elle se retrouva au centre commercial, parée pour plusieurs heures de shopping intensif. Une activité qu'elle affectionnait tout particulièrement. Férue de mode, son dressing débordait de toute part et elle ne se lassait jamais de ses nouveaux achats. Connue pour être une acheteuse compulsive, elle dépensait des sommes faramineuses dans les vêtements, les chaussures, accessoires, maquillage etc. Et pas les moins chers qui plus est. Car oui, mademoiselle Cakmendin ne jurait que par les plus grandes marques. Avoir grandit dans le luxe jouait beaucoup là-dessus, mais c'était encore pire depuis qu'elle avait goûté au monde de la mode.

Il était à présent 16h et la jeune femme avait les bras chargés d'innombrables sacs en tout genre, ayant dépensé pas moins de 2000$. Ce fut joyeuse et légère qu'elle traversa le centre commercial, décidant de s'arrêter là pour aujourd'hui. 125. C'était le nombre de pas qui la séparait de la boutique dont elle était sortie jusqu'à l'ascenseur. Concentrée, elle avait relevé la tête juste à temps pour voir la porte commencer à se refermer, avec quelqu'un à l'intérieur. Elle accéléra le pas et s'écria : « Atteendeeez ! » Ses talons claquèrent sur le sol clair alors qu'elle tendait ses mains en avant, interceptant de justesse la porte. Elle n'avait nullement l'envie d'attendre que l'ascenseur descende et remonte jusqu'à elle. Ses sacs étaient trop lourds pour ça. Pénétrant alors dans la cabine elle relâcha ses sacs au sol, ses bras commençant à être meurtris. Elle réajusta sa petite robe beige et dégagea ses cheveux de son visage, relevant la tête vers l'autre personne, souriante.

Mais son sourire disparu bien vite. « ... toi. » Le mot avait franchit ses lèvres maquillées, sec, froid, dur. Sur son visage on pouvait lire la surprise, presque de la stupeur. Mais au fond de ses yeux c'était une flamme de colère qui s'était brusquement animée, crépitant dans ses prunelles claires. Son cœur avait eu comme un raté dans sa poitrine alors que ses entrailles se tordaient sans explication. Ses muscles se crispèrent et sa mâchoire se serra. Elle resta parfaitement stoïque, son regard se plongeant alors dans celui de Goldie. Elle... Goldie. Non, c'était impossible ! Im-po-ssi-ble ! Depuis toutes ces années, pas de nouvelles, rien, elles s'étaient perdues de vue et c'était tant mieux. Alors comment le hasard pouvait-il oser lui jouer pareil tour ? Elle était là, dans la même ville, le même centre commercial, le même ascenseur. C'était cruel et mesquin. Ses lèvres se tordirent de dégoût alors qu'elle sentait une certaine fureur lui brûler la peau. Elle la détaillait de haut en bas, avec la folle envie de la défigurer. Elle n'avait pas changer. Toujours cette magnifique allure qu'elle avait tant admiré autrefois et qui aujourd'hui lui donnait simplement la nausée. Cette chevelure blonde épaisse, cet air sauvage et cette classe à toute épreuve. Bien qu'aux yeux d'Izzie, la jeune femme n'avait plus la moindre classe depuis des années déjà. Elle déglutit, déposant sur elle un regard qui voulait tout dire. Méprisante, elle détourna la tête et s'abaissa pour récupérer ses sacs, prête à filer d'ici. Elle n'y croyait pas... Qu'est-ce qu'elle foutait là bon sang ?! Ne supportant plus sa proximité, Izzie se tourna vers la porte, impatiente de fuir avant de ne commettre l'irréparable. Mais une fois encore, on leur joua un bien mauvais tour. L'ascenseur trembla, secoua et brusquement, s'arrêta, toutes les lumières se coupant. Izzie sursauta et s'accrocha contre un mur, le regard affolé, le souffle court. Au bout de quelques instants, la lumière de secours s'alluma, leur faisait réaliser l'ironie de la situation. L'ascenseur était bloqué. Après la peur, la colère. Izzie serra les poings en laissant retomber ses sacs à terre et s'écria, folle de rage : « NON mais c'est pas vrai !!!! Ils se fichent de moi ?! » Oui, l'idée de passer un seul instant auprès de celle qui avait pourtant été sa plus proche amie était tout simplement.... insupportable. Triste journée.


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