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 truth, bitter truth - maat.

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Message(#) Sujet: truth, bitter truth - maat. Mer 10 Juin 2009 - 20:49


    Une fois de plus, je me réveillai avant même que Dallas daigne bouger l’une de ses paupières et je m’éclipsai dans la salle de bain à la vitesse de l’éclair. J’avais acquis beaucoup d’expérience depuis une semaine. Je ne faisais même plus craquer les lattes du plancher, j’étais passer experte en la matière. J’éveillais probablement ses soupçons ainsi, mais je voulais à tout prix éviter une confrontation que ne saurait tenir. Je devais réfléchir. Mais surtout, je devais y voir plus clair. Quand je descendis les escaliers et attrapai mes clés, dallas descendait lui aussi les escaliers en survêtement, légèrement endormi.

      d a l l a s – milie, où vas-tu ? S’enquit-il.
      m i l e e a d y – dehors. Rétorquais-je sèchement.
      d a l l a s – bon sang, je suis quand même ton mari, j’ai le droit de savoir où tu vas. Dit-il sur un ton que je connaissais comme étant celui qu’il employait lorsqu’il voulait me faire des reproches.
      m i l e e a d y – au revoir Dallas ! Répondis-je simplement.
      d a l l a s – mais milie. S’empressa t-il d’ajouter en laissant sa phrase en suspens.
      m i l e e a d y – je reviens vers dix-sept heures. Concluais-je en claquant la porte et en ne laissant aucune indication sur l’endroit où j’avais l’intention de me rendre, puisqu’en fait, je ne le savais pas encore. Je laissai dallas sur ces dernières paroles, d’après son expression faciale, il était un légèrement confus et interloqué.

    J’avais toujours ce fameux mercredi trois juin, à dix-huit heures neuf précise, en travers de la gorge. Enfin, je savais que j’abordais un sujet qui se voulait délicat. Ses anciennes flammes, mais toute femme était, à un moment ou à un autre, curieuse à ce sujet. Dallas était, certes, un homme dont le mot désordre faisait couramment partie de son vocabulaire, mais qui ne laissait rien au hasard, jamais je n’avais pu mettre la main sur une piste qui m’éclairerait sur ses anciennes petites amies. Soit-il avait brûlé toutes les preuves connaissant mon penchant quasi obsessif à ce sujet, soit-il avait planqué les dites preuves de ses histoires sentimentales à un endroit où je ne penserais jamais chercher. Comme je n’avais jamais pu rien trouver, j’avais décidé ce soir là d’amener le sujet sur le tapis. Enfin plus officiellement, car à chaque fois que je lui posais la question, il se contentait de l’éviter de plus belle. Jamais il n’osait, ne serait-ce que de mentionner le nom d’une d’entre elle, alors j’en étais venus à la conclusion qu’il devait me cacher quelque chose. La réponse qui s’en suivit m’avait frappée de plein fouet. Je connaissais suffisamment Dallas pour repérer les indices qui m’indiquaient quand il me mentait. Le compte était bon, la voix aiguë, l’emploi de détours, et me répéter la question, tout y était. Sa réponse m’avait laissé de glace et depuis j’étais un peu plus irritable. J’évitais Dallas depuis. Je me surchargeais de travail et je préparais mes mets d’avance de sorte que nous n’ayons pas à dîner ensemble et le matin je partais au boulot avant lui. Je ne lui laissais aucune chance d’entrer en conversation avec moi, je mettais probablement notre couple en péril, mais j’avais besoin d’un moment de répit pour réfléchir à tout ça. Et aujourd’hui était ce jour. J’embarquai dans mon véhicule et je pris la route en ne sachant aucunement où je me dirigeai. J’empruntai la première sortie d’autoroute que j’aperçu et conduisit pendant au moins dix minutes avant d’apercevoir l’enseigne du zoo de Miami. Le metrozoo était le dernier endroit où Dallas aurait l’idée de me chercher. Qui plus est, je pourrais enfin réfléchir en paix. Alors que je déambulais dans les allées du parc, je m’arrêta devant l’enclos des girafes. Complètement pensive, je devais bien être à des kilomètres ailleurs, dans mes pensées.
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Message(#) Sujet: Re: truth, bitter truth - maat. Ven 12 Juin 2009 - 1:49

    Lorsque j'étais plus jeune, mon grand-père m'emmenait souvent au metrozoo de Miami pour plusieurs heures et malgré que comme tous les enfants les lions ou les serpents m'impressionnaient, mon attention restait indéniable fixée sur les girafes. Je m'étonnais à rêver d'être un explorateur de continent africain et ainsi passer des heures et parcourir la savane chevauchant l'animal. La girafe avait pour moi quelque chose de mystérieux, de fascinant et d'incroyable.
    Aujourd'hui, c'était la première fois depuis des années que je revenais dans ce lieu et je pus remarquer avec une certaine pointe de soulagement qu'elles étaient toujours là, aussi majestueuses dans leur grande enclos. Les regarder me permit alors de réfléchir de manière posée aux problèmes qui animaient mon quotidien, comme par exemple ces signatures de Victoria et de Rhys que j'avais obtenu sans qu'ils aient vraiment comprit le contenu des papiers qu'ils avaient signés.

    En tournant la tête, je remarquais une jeune femme à côté de moi. Je ne saurais dire pourquoi mais j'eu envie de m'adresser à elle.
    - Saviez-vous qu'en 1972, Darwin pensait que le long cou de la girafe était dû à une période de famines, où un ou deux pouces faisaient la différence et permettaient de survivre.
    Elle tourna son visage vers moi. Je la reconnus tout de suite, même si je ne laissais rien paraitre sur mon expression faciale.
    -J'aime cet animal, continuais-je. Malgré j'ai toujours imaginé qu'avec son long cou elle avait la capacité de voir les ennuies arriver de loin. Ainsi elle peut s'enfuir avant que le danger soit trop près.
    Je n'avais pas dit cela au hasard : même si je faisais semblant de ne pas reconnaitre la jeune femme qui se tenait à côté de moi, j'avais au contraire très bien remit son visage avec mes souvenirs. Mon dieu, par quel phénomène se retrouvait-elle aujourd'hui ici ? Se souvenait-elle même de notre rencontre ? J'espérais que non, auquel cas elle pourrait représenter un réel danger. Une mauvaise parole de sa part à la mauvaise personne et mes secrets pourraient s'effriter, s'exposant un peu plus à la lumière du jour et aux yeux des autres.
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Message(#) Sujet: Re: truth, bitter truth - maat. Ven 12 Juin 2009 - 16:05


    Je n’étais pas habituée aux jardins zoologiques. Je devais y avoir mit les pieds deux fois dans ma sainte vie, pas plus. Et pourtant, j’aimais bien les animaux. Enfin quand ils ne tentaient pas de me mordre ou de m’accorder le titre d’encas. Étant enfant, je n’avais pas trouvé intéressant d’y aller, je m’en désintéressais totalement, pour moi ce n’était pas un endroit que je tardais à visiter. Pourtant, c'était amusant de les observer, mais j'aimais mieux ne pas imaginer ce que cela pouvait être d'être prisonnier d'une cage à se faire constamment épier. Ma famille, en soi, était une ménagerie, alors je n’avais jamais ressenti le besoin d’aller visiter un zoo, enfin je me l’expliquais ainsi.

      m a â t - Saviez-vous qu'en 1972, Darwin pensait que le long cou de la girafe était dû à une période de famines, où un ou deux pouces faisaient la différence et permettaient de survivre.

    Je m’apprêtais à ouvrir la bouche pour passer un commentaire, désobligeant ou sarcastique, je ne m’étais pas encore décidé, mais je me ravisai quand je m’aperçue à qui j’allais m’adresser. Maât. J'avais probablement l'air de le dévisager, mais je n'avais aucune échappatoire, premièrement parce que son affirmation m'avait déstabilisée et deuxièmement parce que je ne m'adressais pas à n'importe quel individu.

      m a â t - J'aime cet animal. Malgré j'ai toujours imaginé qu'avec son long cou elle avait la capacité de voir les ennuies arriver de loin. Ainsi elle peut s'enfuir avant que le danger soit trop près.

    Comment oublier Maât Blythe-Sheldon. Tout d’abord parce que du haut de son mètre quatre-vingt cinq, il était assez difficile de ne pas le remarquer, mais également parce que quelque chose nous unissait. Je dois admettre qu’au premier regard, j’avais eu peine à le reconnaître, il avait énormément changé et vieilli. Sa coupe de cheveux et sa barbe naissante y étaient pour beaucoup. Mais je l’avais bel et bien reconnu.

      m i l e e a d y - non, je ne le savais pas, mais merci de m’en informer.

    Devais-je dire quelque chose pour l’avertir que je le reconnaissais ou bien devais-je faire durer le suspens. Le doute me tue. tout compte fait, je préfère faire planer un certain mystère, j'aimais bien en fait, le faire trépigner d'impatience, j'avais l'impression d'être enc ontrôle de la situation et je devais dire que j'appréciais ce sentiment.

      m i l e e a d y - j’avoue que je ne l’avais jamais perçu ainsi, intéressante théorie!
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Message(#) Sujet: Re: truth, bitter truth - maat. Mer 1 Juil 2009 - 11:03

      Novembre 2003. Houston, Texas, USA.
      Maât était tout juste âgé de vingt ans. Il avait fêté son anniversaire seul, dans un hôtel miteux quelques jours auparavant, évitant les appels répétés de sa famille qui devait se demander où il était. Il avait fini par éteindre son téléphone portable.
      Aujourd'hui, il avait une piste. Il se rendit à l'adresse voulue et se retrouva face à une maison de banlieue bien rangée. Une jeune femme, dix-huit à peine, jardinait dans le jardin sous un soleil battant. Maât s'approcha d'elle.
      Excusez-moi ? l'interpella-t-il.
      Je peux vous aider ?
      Je cherche Mileeady Delaney, savez-vous où je peux la trouver ?
      C'est moi-même.
      Oh... Je... Il ne s'y attendait pas, on ne lui avait pas précisé l'âge de cette Mileeady, il ne savait pourquoi mais il s'était attendu à une adulte. Ecoutez, on m'a dit que vous pouviez m'aider à trouver un certain Jacob. C'est pour ça que je suis là...
      Elle fronça les surcils.
      Qui vous a dit ça ?
      Antonio...
      J'estimais que si je m'adressais à la bonne personne, ce simple prénom suffirait à lui faire comprendre de qui je parlais.
      Ce fut visiblement le cas puisqu'elle posa ses outils de jardinage sur le pelouse puis se redressa. Tout sourire avait disparu de son visage et elle m'indiqua la porte d'entrée de sa maison.
      Je vous en pris, entrez. Nous serons plus à l'aise à l'intérieur.

    Retour au présent. Je devais déterminé si elle m'avait reconnu. Beaucoup de choses se bousculaient dans ma tête : si je laissais montrer que je la connaissais et qu'ainsi elle remettait un nom sur mon visage, mon secret et mon passé seraient en danger. Si je feignais de ne pas la reconnaître, deux possibilités s'offraient à moi : elle considérait qu'elle devait se tromper de personne et ne donnerait pas suite à notre rencontre fortuite; ou elle décidait de me jouer la vie dure derrière mon dos.

    Je crois vous avoir déjà vu quelque part... commençais-je. Oh j'y suis ! A la télévision, vous êtes présentatrice n'est-ce pas ?
    Ainsi je lui laissais la porte ouverte à avouer qu'elle me reconnaissait si c'était bien le cas. Sinon je savais qu'elle acquiescerait, travaillant effectivement dans le domaine de la télé-communication, et je serais ainsi rassuré. Ma réponse serait décisive pour la suite de évènement.
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Message(#) Sujet: Re: truth, bitter truth - maat. Sam 11 Juil 2009 - 4:37


    Les gens s’agglutinaient près de la rambarde des lions, ou bien des singes. Personnellement, je ne voyais, en aucun cas, ce que les gens pouvaient bien trouver aux singes ou encore aux lions, je préférait, et largement d’ailleurs, les animaux comme les zèbres. Toutes ces zébrures m’avaient toujours épater. D’ailleurs, je n’avais jamais réussi à éluder le mystères de ces fameuses rayures noires et blanches. Cet animal était-il blanc avec des rayures noires ou l’inverse. Je crois qu’à l’époque j’avais médité des heures là-dessus, pour finalement noyé mon angoisse dans la glace au chocolat.

      m a a t ▬ Je crois vous avoir déjà vu quelque part... dit-il. Oh j'y suis ! A la télévision, vous êtes présentatrice n'est-ce pas ?

      m e l a d y e ▬ ah oui ? M’enquis-je, j’étais, je devais l’avouer, fébrile à l’idée qu’il me reconnaisse, bien qu’en fait je savais très bien que lui comme moi jouons à l’autruche à savoir qui de nous deux arrêterait de se voiler la face. si, exactement, mais rien d’extraordinaire, je présente simplement la météo.

    Ce fut donc un sourire candide qui prit d’assaut mon visage. Je m’arc-boutai sur la balustrade qui longeait la plateforme des girafes. Je les observai un moment, et je m’imaginai le sentiment que l’on pouvait ressentir d’avoir la tête dans les nuages. Tout compte fait, je crois que je préfère rester moi, après tout une vie en tant qu’animal en cage ne m’intéressait pas du tout.

      m e l a d y e ▬ Si ce n’est pas indiscret, que faites-vous dans la vie? dis-je pour meubler la conversation. J’étais curieuse de savoir où cette conversation pourrait nous mener.

    Ce n’était pas fair-play de ma part d’agir ainsi et de le faire languir à savoir si je reconnaissais l’homme qui avait fait irruption dans ma vie il y a de cela six ans. Cette pensée colora mon esprit l’espace d’une seconde, puis se dissipa, peu à peu. Je voulais savoir jusqu’où Maât Blythe-Sheldon était prêt à aller pour conserver une pointe de confidentialité en ce qui concerne sa vie privée. Enfin, j’étais prête à parier qu’il n’était pas le genre de type à vouloir étaler sa vie personnelle au grand jour. J’étais prête à y mettre ma main au feu et c’était justement ce sur quoi j’allais pouvoir jouer. Heureusement pour moi, j'avais des cartes en main.
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Message(#) Sujet: Re: truth, bitter truth - maat.

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