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 set your dreams where nobody hides.

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With wings that feel like stone.

Jamie Fray

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name : honeydew ♡ caroline.
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Message· · Sujet: set your dreams where nobody hides. Mer 9 Mai - 16:42

there's no end, there is no goodbye, disappear with night
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@donna castello

Il détestait ce cimetière, il avait horreur de cet endroit, de l'obscurité qui semblait y régner de manière permanente, qu'importe le temps qu'il fasse, et pire que tout, il détestait son silence pesant. Cette atmosphère tombait sur ses épaules comme tombe une averse intarissable, elle l'engloutissait tout entier, le faisant sienne, et son humeur actuelle faisait écho à tout ce lugubre qui l'entourait. Oui il détestait ce cimetière, tout ce qu'il représentait, et pourtant c'était ici qu'il venait passer le plus clair de son temps, il connaissait chaque allée peuplée de pierre tombale, il en foulait le sol plus souvent qu'il ne passait le seuil d'entrée de la caravane qui lui serait désormais de domicile, il aurait pu s'y rendre les yeux fermés car il était persuadé que sa Chevrolet connaissait le chemin par cœur. Il ne rentrait jamais dans l'église, il ne priait pas, il ne s'arrêtait même pas une seconde pour apprécier son calme ou sa désolante beauté, il ne croyait pas en Dieu, il ne cherchait à parler à personne. La seule personne qu'il avait envie de voir, la seule personne à laquelle il voulait parler était enterrée six pieds sous terre dans ce cimetière. Et chaque jour, à chacune de ses visites, il creusait un peu plus sa propre tombe à côté de la sienne. Les nuages les plus menaçants étaient déjà passés au-dessus de ça tête, des éclaircies s'ouvraient et il recommençait à voir la lumière, doucement, petit à petit. Mais il avait peine à faire son deuil, il n'avait pas envie de faire son deuil, il n'avait pas réussi à passer tous les stades de l'acceptation de la perte de l'être cher, il était quelque part coincé entre déni, tristesse et colère, il était comme un esprit tourmenté qui n'arrivait pas à trouver le repos, un fantôme qui n'arrivait pas à passer du côté de la lumière, il voulait rester dans cette obscurité grandissante parce qu'il avait tous ses souvenirs d'elle, parce qu'il pouvait encore s'y raccrocher. Durant les premiers jours après la mort de Holly on lui avait dit que le seul remède c'était le temps, que c'était la seule chose qui pourrait effacer sa douleur, qu'il devait attendre et être patient, qu'il devait laisser faire le temps. C'était il y a trois mois, combien de temps était-il encore censé attendre ? Deux mois ? Deux ans ? Une vie entière ? Le temps était trop lent, il était trop court, il prenait trop son temps. C'est à ses risques et périls qu'il avait découvert que la violence ne résolvait rien, cogner dans un mur ou dans une mâchoire ne l'aidait pas, la douleur de ses os brisés n'était pas un soulagement, ce n'était qu'une trêve. Brûler sa vie par les deux bouts, boire et fumer, offrir son corps à la première venue, ce n'était qu'une avance rapide vers sa propre tombe, il était plus autodestructeur que jamais et ça n'apaisait rien, ça ne servait qu'à attiser un peu plus sa colère contre l'univers, contre lui-même. Il planta sa cigarette entre ses lèvres, inspira une grande bouffée et souffla la fumée toxique en direction du clocher de St Rose Church, le soleil sortait de son sommeil et il le voyait pointer le bout de son nez derrière les arbres qui bordaient la route. D'ordinaire il venait la nuit, pour plus de tranquillité, pour être certain que personne ne serait susceptible d'interrompre son monologue ; il aimait être seul avec sa femme, c'était un peu sa manière à lui de se sentir proche d'elle, même si ils étaient séparés par une couche de terre, et surtout par la vie. Il retira la cigarette de ses lèvres, la jeta au sol et l'écrasa d'un coup de talon rageur. D'un pas décidé mais toujours un peu douloureux lorsqu'il pénétrait en ce lieu, il avança dans les allées, les yeux délibérément tournés vers l'horizon où le nom de sa femme se faisait de plus en plus précis au fur et à mesure qu'il s'approchait. Il ressenti des pincements au cœur comme à chaque fois qu'il lisait ce qui était gravé sur la pierre tombale, même si il le voulait il n'aurait jamais pu oublier, ces simples écritures étaient là pour le lui rappeler. Elles piquaient sa mémoire chaque jour, l'enchaînant à des souvenirs dont il n'était pas certain de vouloir mais qui l'avaient défini durant ces derniers mois. Il s’accroupit, caressa du bout des doigts les lettres dorées qui, malgré ses soins constants, avaient commencé à noircir à cause des intempéries. Il se laissa tomber au sol, le dos collé à la pierre froide, c'était dur, inconfortable, ça le gardait ancré dans la réalité si jamais il lui prenait l'envie de glisser dans un autre monde. Il ouvrit la bouche et commença à parler, il confia à Holly la journée qu'il espérait avoir mais qu'il n'aurait pas, il lui parla des affaires qu'il avait en cours, d'Indie et de ses élucubrations adorables. Perdu dans ses pensées, il fût sortir de sa rêverie par le craquement d'une brindille sous un chaussure, il ouvrit les yeux et avisa une silhouette qui venait vers lui. Une silhouette familière, une silhouette qu'il avait trop peu vue ces derniers temps. Une vague de culpabilité le submergea, il se doutait de la promesse que Donna avait fait à Holly, c'était tout à fait du genre de sa femme de faire ce genre de demande, et il leur avait donné la tâche tellement plus difficile. Il esquissa un faible sourire lorsqu'il vit qu'elle avait des fleurs à la main. « Je savais que c'était toi. » Il n'avait pas besoin de la voir déposer un bouquet sur la tombe de Holly, il n'y avait qu'elle pour avoir ce genre d'attention, discrètes mais bien présentes. « Tu viens souvent ? » Si elle venait le jour et lui la nuit, c'était normal qu'ils ne se croisent jamais, mais il était content, sa femme était bien entourée.

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Dernière édition par Jamie Fray le Sam 11 Aoû - 15:23, édité 2 fois
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Donna Castello

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Message· · Sujet: Re: set your dreams where nobody hides. Mer 25 Juil - 14:53



@jamie fray
darkling i listen; and, for many a time
i have been half in love with easeful death.


Dans son linceul mortuaire, elle revoit le visage éteint de Holly. Le souffle de la vie s'éteint, l'essence de son être s'est évaporée, ne reste que l'enveloppe, le cadavre. Lors de l'enterrement, elle s'est jointe au cortège funèbre des pleureuses, à la suite des hommes, frères, pères et mari, qui portent le cercueil jusqu'au lieu de rassemblement où le père Thomas les attend. Quelques jours avant la cérémonie, c'est Donna qui s'est occupée des formalités, de faire le nécessaire, mettant le coeur à l'ouvrage, la vague à l'âme. Jamie ne s'est pas senti capable de faire quoique ce soit dans son état. La procession se poursuit dans le recueillement et dans le chagrin. Tandis que le pasteur lui accorde les derniers sacrements, les gémissements de l'assemblé font écho à la tristesse infinie qu'ils ressentent tous à cet instant-là: « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » Le Amen résonne en chœur. Les proches, tour à tour, disent leurs au revoir. Il ne reste plus que Jamie, légèrement en retrait, à l'écart de l'agitation. Il appréhende, il n'est pas prêt. Il n'y pas prêt pour ces adieux. Donna assiste avec impuissance au désarroi de cet homme. Les larmes silencieuses de l'amie s'est jointes à celles du veuf. Depuis ce jour funeste, elle ne l'a plus revu. Le quotidien a repris son cours. Des mois passent sans qu'elle ait aucune nouvelle de lui. Avant de mourir, Holly lui a fait promettre de s'occuper de lui. Donna a failli à sa tâche, a failli en tant qu'amie. Le caractère bien trempé de la belle ne cautionne pas l'échec, donc elle continue à espérer. Elle espère qu'il refasse surface d'un jour à l'autre. Pour couronner le tout, les bruits qui courent à son sujet ne la rassurent pas. Que devient-il ? Que fait-il ? Comment va-t-il ? Tant de questions demeurant sans réponses. Alors, elle patiente, Donna. A la nuit tombée, elle pénètre dans le cimetière avec un bouquet de fleurs, fraîchement cueillies de son jardin, dans ses bras. Elle parcoure les tombes et aperçoit celle de sa mère. Elle retire l'ancien bouquet y dépose le nouveau. Des iris, les fleurs préférées de la défunte. Elle ne s'est recueillie sur sa tombe depuis quelques semaines. L'anniversaire de sa mort approche et il est prévu que la famille Castello se réunisse à ce sujet dans les jours qui viennent. C'est avec une profonde mélancolie qu'elle quitte sa mère pour rejoindre une autre tombe deux allées plus loin. Contre toute attente, l'inespéré s'est produit. L'endeuillé a réapparu, a traîné sa carcasse jusqu'à la tombe de sa bien aimée. Le voilà qui la reconnait. Enfin, après tout ce temps, ils se retrouvent. Des retrouvailles pas des plus joyeuses. Il savait pour les fleurs. Elle sourit à sa remarque, mais d'un sourire presque éteint. Ses yeux s'attardent sur le visage émacié du veuf. Les traits tirés, les cernes, tous les signes extérieurs de fatigues accumulées. Il porte le masque du deuil. C'est avec douceur qu'elle s'agenouille à ses côtés, son regard lorgnant désormais sur la stèle. Il lui demande si elle vient souvent. Ce par quoi elle répond d'une voix posée: – Pas autant que je le voudrais. Dès que je peux, oui. L'émotion est palpable, la submerge petit à petit. Elle peine à contrôler les affres de l'amertume. Son coeur se serre, lorsque leurs regards se croisent. – Et toi ? Il fait peine à voir. Le savoir ainsi ne fait que d’exacerber son déchirement. Un éclair de lucidité la traverse quand elle réalise qu'elle tient encore le bouquet dans ses mains. Elle se tourne à nouveau vers la stèle. – Holly, c'est moi. Donna., articule-t-elle d'une voix rauque. – Je t'ai apporté des coquelicots, j'espère qu'ils te plairont. Des coquelicots. Dans le langage des fleurs, ils signifient 'consolation'. Elle tend une fleur à Jamie, dédiée uniquement pour lui puis dépose la gerbe sur l'herbe. Les larmes commencent doucement qu'elle censure avec pudeur lorsqu'elle lui demande, presque en murmurant: – Tu tiens le coup ? Elle a tant de questions à lui soumettre. Pour l'instant, elle le ménage. Mais au fond d'elle, cela ne résoudra pas le problème. Dans les tréfonds de son être, elle lui veut. Elle lui en veut de l'avoir écarté de sa vie si soudainement. Les rancœurs ne vont pas tarder à remonter à la surface.

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I say, It’s the fire in my eyes, And the flash of my teeth, The swing in my waist, And the joy in my feet.I’m a woman. Phenomenally. Phenomenal woman, That’s me.

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Jamie Fray

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Message· · Sujet: Re: set your dreams where nobody hides. Dim 23 Sep - 17:24

Voir Donna dans ces circonstances le repoussa violemment quelques mois en arrière, la dernière fois qu'ils s'étaient vu c'était à l'enterrement de Holly, elle avait été une épaule rassurante et réconfortante, elle avait tout pris sur elle pour lui laisser le temps et l'espace de pleurer sa femme. Elle avait tout géré toute seule, elle ne lui avait rien demandé, et il n'avait pas proposé, il n'avait été capable de rien faire d'autre que de serrer les poings et attendre que la cérémonie se termine, prostré dans un chagrin beaucoup trop grand pour lui. Tous les regards éplorés qu'on posait sur lui l'avait rendu peu à peu fou, il ne supportait pas de voir leurs yeux larmoyants autant qu'il ne pouvait plus entendre leurs condoléances. Leur condescendance se voulait réconfortante mais elle lui faisait plus de mal que de bien. Une fois sa femme reposante dans son lit de terre et de bois, il avait disparu comme un mirage, un mirage de solitude et de douleur, il était sorti de la vie de tout le monde, refusant qu'on le soutienne et qu'on l'aide. Donna n'avait pas été l'exception à la règle. Il ne lui avait donné aucune nouvelle, il n'avait répondu à aucun de ses appels, se noyant toujours plus dans son enfer personnel, refusant que quiconque partage son sort. Il était confronté au pire moment de sa vie et il refusait d'être un poids pour qui que ce soit. Par sa faute elle n'avait pas eu la possibilité d’honorer la promesse que lui avait fait faire Holly sur son lit d'hôpital, il avait fait d'elle une parjure par pur égoïsme, il avait refusé son aide avant même qu'elle la lui offre et il avait conscience qu'elle devait le détester pour ça. Il regrettait tellement, mais si il devait le refaire il était certain qu'il referait la même erreur. Ces derniers mois avaient été les pires de son existence et il était heureux qu'elle n'ai pas assisté à sa déchéance, ça l'aurait sans doute anéanti de le voir se laisser mourir comme ça et de jouer avec sa vie sans pouvoir rien faire pour le sauver. Il s'en serait encore plus voulu de l'entraîner avec lui, la fuir comme il l'avait fait lui avait au moins permis de rester en surface et de ne pas sombrer à sa suite. Donna était lumineuse, Donna n'était que chaleur bienveillance, ce soir même elle était comme un éclair doré dans les ténèbres qui l'entouraient et ça l'aurait tué de voir ce soleil s'éteindre à son contact. Peut-être lui en voulait-elle, peut-être nourrissait-elle une rancœur à son égard pour l'avoir ainsi contrainte à rester loin de lui, mais au moins elle était intacte et toujours fidèle à elle-même. Il ne pouvait pas en dire autant le concernant. Son regard croisa le sien et il vit le questionnement dans ses prunelles sombres, il pouvait presque lire les questions qui germaient dans son esprit, ces interrogations qui lui brûlaient également les lèvres. Il vit aussi la surprise, la peur, la pitié aussi sans doute. Il passa une main dans sa barbe, elle avait beaucoup poussé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, ses cheveux aussi étaient plus longs, plus indisciplinés. Son visage entier avait changé, il en avait conscience, ses traits étaient fatigués, émaciés, plus durs aussi, et ses yeux étaient soulignés de cernes tirant sur le violet, témoins implacables de son manque évident de sommeil. Jamie hocha simplement la tête lorsqu'elle confie qu'elle vient dès qu'elle le peut, pas autant qu'elle le souhaiterait. « C'est déjà beaucoup. » Il essaie d'esquisser un sourire mais ses lèvres se tordent en une espèce de grimace. « Cet endroit est devenu ma nouvelle maison. » Confia t-il dans un souffle. « Je déteste ce cimetière, je déteste ce qu'il représente mais j'y passe toutes mes nuits. Je lui parle, tout le temps, je lui raconte mes journées, je lui dis qu'elle me manque. Des fois j'ai l'impression qu'elle me répond, parfois j'ai la sensation d'entendre son souffle avant de me rendre compte que ce n'est que le vent. » Sa voix se craquela sur ces dernières paroles. Il ne s'était jamais aussi ouvert sur ses sentiments depuis très longtemps, c'était sans doute même la première fois qu'il osait poser des mots dessus. Son cœur se serra douloureusement dans sa poitrine en entendant le nom de sa femme glisser des lèvres de leur amie commune. Ça faisait également bien longtemps que quelqu'un avait prononcé le prénom de Holly devant lui. Du bout des doigts il saisit le coquelicot que lui tendait Donna, il caressa les pétales d'un air absent, perdu dans des pensées lointaines, les yeux résolument baissés vers le sol. Un léger rire s'échappa de sa gorge lorsqu'elle lui demanda si il tenait le coup. « Je n'arrive pas à atteindre le stade de l'acceptation, je noie ma colère dans l'alcool, regarde moi Donna, je suis une loque. » Du coin de l'œil il vit une larme briller dans les yeux sombres de la jeune femme et cette réalisation lui pinça furieusement le cœur. Sa propre souffrance lui avait trop longtemps fait oublier celle des autres et elle lui revenait finalement en pleine face comme un boomerang lancé à toute allure. « Je suis désolé. » Pour quoi il ne savait pas exactement, pour tout sans doute. Pour l'avoir fait sortir de sa vie aussi brutalement, pour ne pas avoir donné de nouvelles, pour lui avoir fait briser sa promesse.

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