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 UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR)

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Message(#) Sujet: UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR) Sam 24 Déc 2011 - 15:35

i wish you a merry christmas, darling !

Noël. Sainte nuit aux mille douceurs que Mery célébrait toujours avec beaucoup de classe. Assise dans un bar douteux, elle songeait qu’il s’agissait du premier Noël qu’elle ne partagerait pas avec ses parents et, quelque part, ça la rongeait. Mais, pour se remonter le moral, elle commanda un whisky et se remémorait son précédent Noël. Il y eu tout d’abord un début de soirée convenable avec les amis des amis à ses parents. L'alcool avait coulé à flot, les cigarettes également. Jusque là, tout c'était déroulé dans les règles des anciens. Mais, une fois minuit sonné et le Père Noël passé, la mère noël pouvait enfin se libérer de son fardeau de mari pour aller s'amuser. La pauvre, il fallait bien la comprendre, se coltiner toute l'année son lourdaud de mari était quelque chose alors, dès qu'il s'éclipsait du pôle nord, la mère noël se dévêtait quelque peu. Oui, nous parlons toujours bien de la même personne. Cette année là, les jeunes avaient souhaité célébrer noël à leur manière, comme tous les ans, donc, dès que les parents s'étaient levés pour aller sauvagement déposer les cadeaux auprès du sapin, Mery et ses amis qu'elle considérait alors plus comme des cousins partaient en douce pour ne revenir que le lendemain matin, s’ils avaient encore un peu de courage pour retrouver le chemin de leurs demeures. Durant la nuit, tout leur était permis car, considérant que le Père Noël distribuait les cadeaux, ils n'avaient pas à s'inquiéter quant à l'existence de leurs prochains cadeaux, ils leur restaient une année pour se racheter. C'était faisable. Entre alcool – qui avait pourtant déjà coulé en début de soirée, cigarettes en tout genre et mélanges de toutes natures, ces soirées étaient très redoutées par les policiers d’Espagne qui, ça lui était arrivé une fois, y participait quelques fois, ramenant à leur tour leurs arrière train sur ces sièges pures qui ne le seront plus après cette soirée. Oui, tout cela se faisait selon des règles strictes, leurs règles. Mais, comme dirait Mery si on lui posait la question, il vaut mieux pour notre survie de ne pas les connaître ces règles. Cela vaut mieux, en effet.
Ocean Grove 2012. Mery avait quitté cette pièce sinistre, bien prête à faire la fête jusqu’au bout de la nuit. Ce fut vers vingt-deux heures qu’elle fit un saut chez elle, au numéro 17. Elle choisit sa robe, la plus courte possible ainsi qu’une paire de talons qui, à peine le pas de la porte passé, commencèrent à la faire souffrir. Peu lui importait, en fait, car elle était certaine qu’elle ne les retrouverait pas le lendemain, ça ne lui avait aucune importance. « Taylor, je t'ai cherché partout ! » Il n’était pas loin de vingt-trois heures quand elle arriva au Four Seasons. Elle avait réussit à sauter la vente aux enchères, mais elle avait promis à son très cher amis Taylor Maywood qu’elle passerait au bal et serait, en passant, sa cavalière. Qu’elle honneur, n’est-ce pas ? Accrochée au cou du jeune homme, elle ne prit aucune la peine de le saluer mais s’appuya sur son épaule d’une main et de l’autre caressa son pied gauche. Elle souffrait. « Dis, tu penses que ce serait mal vu si je passais ma soirée pieds nus? Ces godasses me font un mal de chien, tu peux pas savoir ! » Elle se releva doucement, toujours hésitante quand au sort de ses chaussures, Mery regardait autour d’elle. C’était magnifique, les décorations et les personnes, tout était fabuleux. Une vrai réunion de moutons qui se ressemblaient tous autant les uns que les autres. Mais elle n’était pas venue pour se moquer car, au final, elle avait toujours rêvé d’une soirée de Noël en bonne due forme, sans cadavres gisants dans tous les coins de la pièce. C’était parfait et ça lui semblait étrangement familier, mais elle refusait de se l’avouer. « Tu m’offres quelque chose à boire ? » Elle avait toujours rêvé de dire ça à un homme et, aujourd’hui, le seul homme plus ou moins potable qu’elle connaissait se trouvait être Taylor. D’ailleurs, elle se demandait bien où pouvait bien se trouver Swann et c’est là qu’elle se rendit compte. « Taylor, je crois que nous allons avoir des problèmes. » Elle le fixa, déglutit et continua. « Swann. Tu l’as invité lui aussi ? Non parce que, si c’est pas nous qui l’invitons, qui va le faire hein ? » Elle ? Douter de la sociabilité de Swann, son très cher colocataire ? « Mais, dans un sens, tant mieux. Il faut que je te parle du cadeau que le Père Noël lui a offert, mon Père Noël tu vois ? Il a fait une erreur dans le paquet. » Elle se rapprocha de Taylor, interdite. Elle était vraiment gênée et furieuse, le Père Noël n’avait pas fait de bon travail et elle se chargerait de lui mettre la fessée en personne.
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Message(#) Sujet: Re: UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR) Mar 27 Déc 2011 - 20:25

Taylor avait longuement attendu ce moment de l’année qu’il avait toujours considéré comme féérique. Certes, la quantité de travail qu’il recevait alors à l’approche de Noël était gigantesque mais il avait décidé de faire abstraction de ses dossiers pour la période des fêtes, laissant à sa secrétaire le soin de trier ceux qui seraient le plus important pour qu’il les traite à son retour. Depuis que Laurence était partie ouvrir un cabinet à Seattle, il avait un peu de mal à suivre entre sa vie privée et son travail. D’apprenti avocat, il était passé au poste de directeur, et cela en très peu de temps. C’était un choc pour le jeune homme qui n’aurait jamais pensé obtenir autant de responsabilités en si peu de temps. Avec le départ de sa patronne, il s’était retrouvé avec tous ses clients à la charge et si certains avaient décidés de changer de cabinet, ne voulant pas avoir un jeune débutant comme avocat, beaucoup étaient tout de même restés par confiance en Laurence Ferdison. Les clients de cette dernière était persuadé que si elle était partie en confiant le cabinet au jeune homme, c’était parce qu’il était digne de confiance et il n’avait donc pas eu de mal à ce que les clients du cabinet aient foi en lui. Si se faire accepter par les anciens clients de Laurence avait été plus facile qu’il ne l’avait pensé, s’habituer à avoir beaucoup de travail d’un coup n’avait pas été une aussi mince affaire. C’en était fini pour Taylor des fêtes à tout va et à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il n’avait pas eu d’autre choix que de devenir plus sérieux et de s’engager à 100% dans son métier. Cela avait eu don de déplaire à plusieurs de ses amis qui se plaignaient de ne plus le voir très souvent ou qui n’aimaient pas particulièrement le nouveau Taylor, mais aussi à sa colocataire, Mery, qui était quelque peu fêtarde et qui organiserait probablement de grandes soirées dans l’appartement de Taylor et Swann toutes les nuits si ces derniers n’étaient pas là pour la limiter. Pour l’occasion du bal de Noël organisé chaque année à Ocean Grove et où Taylor avait déjà été convié avec sa tante qui faisait partie des grandes richesses du quartier, le jeune homme avait décidé de s’y rendre avec Mery. Ou plutôt, il avait été en quelque sorte obligé par la jeune femme qui ne souhaitait pas le voir travailler un soir de Noël (même si cela n’avait jamais été son intention). Cela ne lui déplaisait pas particulièrement de venir accompagnée de la jeune femme en tant qu’ami bien sûr. Au moins, il pourrait profiter de la soirée pour s’amuser un peu, ce dont il n’avait pas eu l’occasion depuis longtemps, et il fallait avouer qu’on ne s’ennuyait pas souvent avec Mery Nicholson. Taylor avait assisté à la vente aux enchères où il avait poussé sa tante à acheter toute sorte de choses inutiles qu’elle finirait probablement par donner à Allen et Taylor pour qu’ils décorent leur appartement. Il avait cherché à la pousser à l’achat pour la simple et bonne raison que l’argent récolté serait reversé pour aider des personnes dans le besoin. Pour avoir été dans cette situation avant son arrivée à Ocean Grove, Taylor faisait tout en son possible pour aider les autres lui-aussi. Comme il aurait apprécié qu’on vienne à l’aider dans son adolescence et même si cela n’était jamais arrivé.

Une fois la vente aux enchères terminée, aux environs de 22 heures, le bal de Noël fût ouvert. N’apercevant pas sa cavalière qui avait pourtant promis de venir une fois la vente terminée, Taylor passa un peu de temps en la compagnie de Brody, l’un de ses bons amis. Après une heure à discuter devant le buffet tout en se goinfrant de toast au caviar et divers encas (et cela malgré le fait qu’ils aient eu droit à un diner de taille), la silhouette mince de Mery apparu dans l’entrée et elle s’empressa de le rejoindre après l’avoir interpellé. Taylor prit quelques instants pour saluer son ami avant de rejoindre la brune. « Taylor, je t'ai cherché partout ! » Un petit sourire s’afficha sur les lèvres du brun alors qu’il était heureux que la jeune femme ait fini par venir. Probablement qu’il lui en aurait beaucoup voulu si elle ne s’était pas montré et cela aurait été plutôt dur pour la jeune femme, d'avoir obtenu ses foudres tout en sachant qu’ils côtoient le même appartement la plus grande partie du temps. « Moi aussi, je t’ai cherché. En fait, j’ai presque fini par penser que tu m’avais posé un lapin, vilaine fille que tu es parfois. » Laissant échapper un petit gloussement, il continua de l’observer alors qu’elle s’appuyait sur lui pour se masser le pied, probablement endolori. « Dis, tu penses que ce serait mal vu si je passais ma soirée pieds nus? Ces godasses me font un mal de chien, tu peux pas savoir ! » Taylor leva les yeux au ciel devant la question de son amie. C’était bien les femmes, ça. Toujours là à porter des talons vertigineux pour finalement se plaindre d’avoir mal aux pieds. La logique voulait que porter des chaussures avec des talons aiguilles d’une dizaine de centimètres de haut fassent souffrir les pauvres pieds des femmes. Ces pauvres pieds n’avaient rien demandés. Pourtant, les femmes s’affligeaient cette souffrance que de leur faire mal comme si souffrir était en réalité plaisant pour elle. Peut-être que cela l’était. Il n’en savait rien. Il n’était pas masochiste, lui. Finalement, il se contenta d’hausser les épaules avant de répondre : « Je ne sais pas. Je ne suis pas prêt pour échanger contre les miennes, en tout cas. » A l’aise dans ses chaussures de soirée, Taylor ne s’imaginait pas pouvoir porter des talons un jour comme les femmes le faisaient. Tout était alors plus simple. « Tu m’offres quelque chose à boire ? » Taylor hocha la tête positivement et porta un coup d’œil sur sa coupe de champagne qui était presque vide elle-aussi. Tout en se dirigeant vers le bar, il porta sa coupe à ses lèvres et bu d’un trait le reste de la boisson pétillante et alcoolisée. Après s’être muni de deux nouvelles coupes, il retourna auprès de Mery et lui tendit une des deux coupes. « A la tienne, Étienne. » Blague vaseuse du jour, bonjour. « Taylor, je crois que nous allons avoir des problèmes. » Le brun arqua un sourcil l’air contrarié alors qu’il se demandait de quoi elle pouvait bien parler. Son regard se porta avec plus d’attention sur la jeune femme, cherchant quel était le réel problème qu’elle évoquait. « Swann. Tu l’as invité lui aussi ? Non parce que, si c’est pas nous qui l’invitons, qui va le faire hein ? » Un petit sourire amusé se dessina sur les lèvres de l’avocat alors qu’il s’était posé lui-même cette question quelques semaines plus tôt. Il donna une petite tape amicale sur l’épaule de Mery, comme pour lui assurer de ne pas s’inquiéter à ce propos. « Je lui ai arrangé le coup avec une fille qui était dans mon université. Blonde aux gros seins, bien foutue. Je ne l’ai ai pas encore vue de la soirée mais je ne pense pas qu’on ait du souci à se faire, si tu vois ce que je veux dire. » Taylor eut un petit rire amusé alors qu’il imaginait déjà Swann dans une chambre de l’hôtel en compagnie de la blonde. Probablement que Dieu seul savait ce qu’ils pouvaient être entrain de faire, mais c’était sûrement mieux comme cela. Sauf s’il était question qu’ils les rejoignent. Après tout, plus on est de fous, plus on rit ! « Mais, dans un sens, tant mieux. Il faut que je te parle du cadeau que le Père Noël lui a offert, mon Père Noël tu vois ? Il a fait une erreur dans le paquet. » Il laissa la jeune femme s’approcher de lui, puis lui de répondre : « Je t’écoute. »


Dernière édition par Taylor Maywood le Mer 18 Jan 2012 - 18:27, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR) Sam 31 Déc 2011 - 21:39

« Moi aussi, je t’ai cherché. En fait, j’ai presque fini par penser que tu m’avais posé un lapin, vilaine fille que tu es parfois. » Tirant la langue qui dévoila un nouveau piercing, elle accompagna le gloussement de Taylor par un rire bruyant. Quelques têtes se tournèrent vers les deux jeunes gens, qui les fixèrent à leur tour puis, une fois que Mery eut lancé son regard noir signifiant clairement "fichez nous la paix", elle fit un clin d'oeil et dit : « Moi ? Te poser un lapin? Je n'aurai jamais osé, maître Maywood. » Posant violemment son poing contre l'épaule de Taylor, elle finit par dire : « Je suis certaine que mon absence t'a été bénéfique. Tu as bien accosté des poulettes, non? » Leur amitié consistait à cela. Se chârier, se lancer des vannes sans cesse. Rien de sérieux. Rien de prise de tête. Du moins, elle consistait à cela avant que monsieur Maywood ne devienne maître Maywood et qu'il prenne ses airs de faucons alors qu'il n'était qu'un pigeon... Un pigeon royal, car Mery le considérait bien plus qu'un simple transporteur de cochonneries. Quoi qu'avec toutes les filles qui étaient passées dans son lit, ça devait bien lui être arrivé, d'attraper quelque chose. L'assistante garda cette question pour elle, dans un coin de son majestueux cerveau. Elle la ressortirait plus tard. A présent, ses pieds criaient de souffrance. Qu'elle idée de créer des talons pareils ! Et surtout de les avoir achetés ! Surtout qu'elles lui avaient coûtés un petit paquet de billets, ce paquet appartenant au jeune homme présent devant lui, mais tout de même. Ca lui faisait mal au coeur. Voyant son colocataire peu compréhensif, la taquinant sur le fait que, lui, n'aurait aucun problème de son côté, elle lâcha alors : « Tu sais combien elles t'ont coûtés, mes chaussures? » Un sourire vainqueur sur les lèvres, elle conclut qu'elles étaient plutôt confortables. Se rappeler du paquet de fric qu'elle avait fait dépenser à Taylor, dans son dos, sans qu'il ne s'en rende compte, avait fait totalement partir la douleur. Bonne nouvelle, elle pourrait danser avec son très bon ami Taylor toute la nuit. Il y en avait un qui pouvait être ravi. Ce dernier s'était donc exécuté suite à la demande de Mery qui, faisant du regard un tour complet de la salle, repérait quelques personnes qui lui étaient bien connues. Au retour de Taylor, ils firent cogner leurs verres. Puis, remarquant l'absence de Swann, la belle commença à s'inquiéter pour son ami. Et pour eux. Swann pouvait se montrer très capricieux, enfantin, puéril et Mery craignait ses crises de colères. En soit, ce n'était rien de bien méchant, mais elle n'aimait pas le voir en colère. C'était son gros nounours. Heureusement, Taylor avait arrangé le coup. « Je lui ai arrangé le coup avec une fille qui était dans mon université. Blonde aux gros seins, bien foutue. Je ne l’ai ai pas encore vue de la soirée mais je ne pense pas qu’on ait du souci à se faire, si tu vois ce que je veux dire. » Mery eut une soudaine envie de l'embrasser. Non pas l'embrasser amoureusement, non pas avec lui, mais elle eut un élan de bonheur. Taylor, Taylor. Elle resta un instant bouche bée, finit de siroter le liquide que possédait son verre et rigola longuement. « Mais c'est qu'il est en forme notre Swannouet. Encore hier, nous avons eu un rendez-vous à trois, avec une fille du genre bimbos. Et après nous sommes montés dans une chambre. Enfin, je les ai laissé devant la porte... nous ne l'avons pas fait ensemble. Je veux dire, par nous. Pas avec Swann. » Elle s'emmêlait les pinceaux et un rire niait se fit entendre. « Idée du jour, bonjour. Nous pourrions lui offrir un abonnement pour l'hôtel du coin, ça nous arrangerait dans un sens. » Ravie et fière, elle prenait en compte, qu'une fois de plus, le champagne avait des effets plus que positifs sur elle. « Je t’écoute. » L'ambiance devint un peu moins joyeuse. Les lumières s'étaient adoucit et une musique douce se fit entendre. Tenant la main vers Taylor, Mery dit d'une voix charmeuse : « Tu danses? » Le pauvre n'eut guère le temps de lui répondre qu'elle se colla contre lui, leurs visages séparés d'à peine quelques centimètres. « Tu vas te foutre de moi Taylor. » Elle colla sa joue à son oreille, guettant le moindre pouf de Taylor. « Dis-moi d'abord ce que tu lui as acheté. » finit-elle par dire, toujours collée contre Taylor sous cette musique douce.
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Message(#) Sujet: Re: UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR) Mer 18 Jan 2012 - 19:20

« Moi ? Te poser un lapin? Je n'aurai jamais osé, maître Maywood. » Taylor se contenta d’un petit sourire ravi alors que la brune dévoilait un nouveau bijou incrusté sur sa langue. Encore une lubie présente chez la jeune femme qu’il n’avait jamais réussi à comprendre. Tatouages, piercings, toutes ces choses-là n’avaient jamais été de son goût et il ne s’imaginait pas persécuter son corps de telle manière. Cependant, il pouvait arriver que cela lui plaise sur les autres tout de même. Sur les femmes, en particulier. Alors qu’il se rappelait le tatouage d’une femme qu’il avait rencontré quelques années plus tôt, placés à proximité d’une partie plutôt intime, Mery reprit la parole. « Je suis certaine que mon absence t'a été bénéfique. Tu as bien accosté des poulettes, non? » Un bref souffle amusé se dégagea des narines du brun, amusé par la question de son amie. Etrangement, c’est une chose à laquelle il n’avait pas pensé, draguer. Pourtant, n’importe quelle personne qui avait pu le connaître savait qu’il avait une réputation de Don Juan invertébré. Décidément, Taylor avait beaucoup de mal à redevenir lui-même. A profiter de ce jour de congé. De plus, il devait avouer qu’il ne savait plus trop où il en était sur le point sentimental. Depuis plusieurs années, il avait pris la résolution de ne plus s’attacher aux femmes et de profiter simplement de la vie. Mais, depuis qu’il avait repris contact –plus ou moins– avec Ana, Emrys, ou appelez-là comme vous voulez, tout était embrouillé dans son esprit. Cette femme avait le don de le perturber et cela durerait encore un certain temps. Ne voulant pas paraître pour le garçon qu’il semblait devenir, Taylor se contenta d’hausser les épaules, tout en répliquant : « Mmm, on peut dire ça. » Il essayait de rester crédible et même s’il avait toujours été un excellent menteur, il avouait n’avoir pas fait fort à ce moment-là. « Tu sais combien elles t'ont coûtés, mes chaussures? » Taylor arqua un sourcil alors que la brune laissait supposer qu’elle avait pris sur son argent pour se payer ses chaussures à talons qui coûtaient probablement une bonne petite fortune. Bluffait-elle ? Il n’en savait trop rien. Cependant, il était certain que s’il apprenait que tel n'était pas le cas, il le prendrait réellement mal. Il se souciait peu du fait que Mery dépensait son argent à tout va, ne connaissant pas sa réelle valeur, mais si elle s’amusait à dépenser l’argent de Taylor, là tout était différent. Loin d’être radin, il ne voulait simplement pas que son argent soit dépensé pour des choses futiles telles que des chaussures. Et, il avait déjà cherché à expliquer à la brune que dépenser autant n’était pas bon, qu’elle devait penser à ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir toutes ces choses, mais il n’était même pas sûr qu’elle ait écouté la moitié de son discours. « Pardon ? Tu plaisantes là ?! » Mery avait un don particulier pour l’exaspérer et même s’il s’était promis de garder son self-control lors de cette soirée, il ne pouvait pas se permettre de plaisanter avec l’argent. Espérons juste que la soirée n’allait pas tourner au vinaigre pour les deux amis.

« Mais c'est qu'il est en forme notre Swannouet. Encore hier, nous avons eu un rendez-vous à trois, avec une fille du genre bimbos. Et après nous sommes montés dans une chambre. Enfin, je les ai laissé devant la porte... nous ne l'avons pas fait ensemble. Je veux dire, par nous. Pas avec Swann. » Taylor eût un petit gloussement alors qu’il semblerait que Swann soit devenu un réel charmeur. Avec le désir de charrier un peu son amie, il lui donna un petit coup de coude avant d’annoncer : « Tant que tu ne lui piques pas ses copines, tout va bien. » Même s’il avait toujours eu un peu de mal avec les relations homosexuelles, cela ne lui dérangeait plus venant de la part de Mery. La preuve, il arrivait même à en rigoler. « Idée du jour, bonjour. Nous pourrions lui offrir un abonnement pour l'hôtel du coin, ça nous arrangerait dans un sens. » Approuvant cette idée, Taylor entreprit d’hocher la tête positivement et cela même si le fait d’entendre des cris féminins provenant de la chambre de Swann le dérangeait pas plus que cela. Mis à part le fait que cela lui faisait se rendre compte qu’il n’avait plus eu de relations avec personne depuis trop longtemps comparé à l’habitude. Mais, il n’était pas jaloux. Au contraire, il était même heureux pour son ami. Heureux qu’il se donne tant de plaisir, ou qu’il ait quelqu’un pour lui en donner, du moins. « Tu danses? » Sans lui laisser le temps de répondre, Mery l’attira vers la piste de danse et se serra contre lui. Déstabilisé, il ne savait pas vraiment quoi faire. A vrai dire, il n’avait jamais dansé en public de cette manière, sauf avec une quinzaine de verres dans le sang, mais là, la danse n’était pas réellement similaire à celle qu’il devait danser à une soirée publique devant tout les habitants du quartier. « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée pour guérir la douleur à tes pieds, vu le nombre de fois où je vais marcher dessus. » - « Tu vas te foutre de moi Taylor. » Curieux, il se demandait réellement ce qu’elle avait à lui dire de si amusant. « Dis-moi d'abord ce que tu lui as acheté. » Tay afficha une moue contrarié, gêné par la question de la jeune femme à laquelle il avait espéré ne pas avoir à répondre. « Hé bien… J’ai toujours été nul pour trouver des cadeaux… Je lui ai acheté une bouteille d’alcool. Géante. »
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Message(#) Sujet: Re: UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR) Dim 29 Jan 2012 - 13:26

Devant la mine perplexe de Taylor, Mery resta un instant bouche-bée. Il n’avait accosté personne ? Depuis que Maywood s’était transformé en Maître Maywood, il n’était plus le même. Celui qu’elle avait connu n’était plus celui dressé devant elle. La bouche en biais, elle se racla la gorge pour faire fuir les mauvaises pensées qui lui vinrent à l’esprit. Il lui était impossible de considérer une telle chose. Draguer c’était ce qui faisait vivre l’ancien Taylor, son Taylor, alors qu’à présent il n’était bon qu’à prononcer des discours interminables –et encore, s’il s’avait le faire, mais Mery doutait de ses talents. Le jean basket avait été remplacé par un costume cravate et, secrètement, elle se voyait repasser et prendre plaisir à laisser brûler son costume. Elle se voyait se rendre, sur la pointe des pieds, dans la chambre de son propriétaire et le laisser pendre dans son placard. Le grognement de Taylor la retira de ses rêveries. Il était furieux. Il faisait de grands gestes et manqua d’en coller une à Mery. Celle-ci ne voyait pas du tout qu’elle était la raison d’un tel emportement. Ce n’était qu’une paire de chaussures, rien de plus. « Pardon ? Tu plaisantes là ?! » Pourquoi plaisanterait-elle voyons ? Elle fit non de la tête puis, après un silence pesant, dit : « Oh, mais ce n’est rien pour toi. Tu vas devenir l’avocat le plus puissant du quartier, peut-être même d’Amérique, donc l’argent coulera à flot. Tu verras, tu me remercieras plus tard d’avoir vidé ton compte, tant tu en auras. » Elle était la plus sérieuse du monde et même son sourire ne traduisait aucun signe de moquerie. Le problème, c’est qu’elle ne croyait pas en l’avenir de Taylor dans le monde du droit. Déjà, elle haïssait ce monde depuis que son avocat n’avait pas été foutu de lui sauvegarder son héritage. Un gâchis. De plus, elle espérait que Taylor se rende enfin compte de l’erreur monumentale qu’il commettait en se lançant dans une telle carrière. Le fait qu’elle ne croyait que peu en lui ne jouait pas un rôle très important dans son jugement, car elle savait que s’il le souhaitait, il pourrait aussi bien devenir avocat, que président ou encore vendeur de coke. Le truc, c’était qu’il n’était pas fait pour ça. Elle ne le voyait pas défendre son client, trouver des arguments convaincants. Ce n’était pas son truc, ce n’était pas lui. Enfin, ce qui la poussait réellement à cette conclusion était qu’elle souhaitait retrouver l’ancien Taylor. Celui qui organisait des soirées surprises, celui qui la dépassait au niveau désordre. Toutes ces choses manquaient sincèrement à Mery, qui se sentait rejetée par son ami, ce qu’elle détestait. Heureusement, Swann se montrait plus présent pour elle. Auparavant plus proche de Taylor, elle s’était considérablement rapprochée de Swann depuis que l’autre s’était mis dans l’idée de devenir un homme. Foutaise ! Pour se rattraper, Mery s’amusait à embêter Swann. Légèrement coincé, elle lui arrangeait des rendez-vous tous aussi chauds les uns que les autres. Et puis, elle s’amusait à créer toutes sortes de choses. La « boîte à préservatif du mois » était une invention de Mery, qui rendait les choses plus facile. C’était à double contour. En effet, ça leur valait des soirées très agréables, autour de plusieurs bouteilles, débattant sur la meilleure boîte offert. Et, en plus, ça permettait aux garçons de garder leurs spermatozoïdes au bon endroit et à Mery de fructifier sa collection de préservatifs. C’était du positif pour tous. Mery pris le soin de demander à Taylor s’il voulait danser, mais sa réponse aussi négative soit elle ne changea pas le cours des choses. Elle le tira par le bras sur la piste de danse et, posant ses bras autour de son cou, commença à remuer son bassin. « Hé bien… J’ai toujours été nul pour trouver des cadeaux… Je lui ai acheté une bouteille d’alcool. Géante. » Un rire scandaleux dans de telles circonstances se fit entendre, provenant des cordes vocales de Mery. Elle n’avait pu se contenir. Une bouteille d’alcool géante c’était… sympa ? Sympa dans les années soixante, soixante-dix. Mais plus aujourd’hui. Elle tapota sur son épaule, comme pour lui dire de ne pas s’en faire car, d’un seul coup, elle se sentait plus légère. Son cadeau était tout de même bien mieux que celui de Taylor. « Tu as tapé dans le top du top là ! Bon, pour le coup, je me trouve moins ridicule que toi. Je lui ai acheté une boule gonflable. » Elle l’avait eu en solde. « Je trouvais ça cool, tu sais. J’ai pensé que nous pourrions l’utiliser, tous les trois, chacun notre tour. Même qu’il pourrait s’amuser avec lors de ses soirées chaudes. Tu rentres dans la boule et elle bouge, c’est instable. Bref, j’ai trouvé ça cool. » Etait-ce des arguments qui sortaient de sa bouche ? Tentait-elle de se défendre ? « Je n’avais pas pris en compte que c’était une boule pour enfant de six ans maximum et que mis à part son index, il ne pourrait rien mettre de plus gros à l’intérieure. » Honteuse, elle sentait son visage brûler. Mery n’avait jamais su faire de bonnes affaires et, aujourd’hui, Swann en payait les conséquences à son tour.
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Message(#) Sujet: Re: UNDERNEATH THE CHRISTMAS TREE › (TAYLOR) Mer 8 Fév 2012 - 18:03

« Oh, mais ce n’est rien pour toi. Tu vas devenir l’avocat le plus puissant du quartier, peut-être même d’Amérique, donc l’argent coulera à flot. Tu verras, tu me remercieras plus tard d’avoir vidé ton compte, tant tu en auras. » Taylor fronça les sourcils d’un air contrarié alors qu’il était évident que la brune se moquait ouvertement de lui. Depuis que le jeune homme s’était lancé dans cette carrière d’avocat dont il avait toujours rêvé, il avait remarqué les remarques désagréables et sarcastiques que ne cessait de lui lancer Mery. Il le savait : elle ne croyait pas en lui. Elle n’était pas convaincue de sa réussite dans le milieu et cela finissait réellement par décevoir le jeune avocat. En réalité, il se sentait seul et avait réellement besoin d’être réconforté sur ses capacités. Mais, la plupart des personnes de son entourage préférait lui rappeler qu’il n’était encore rien. Qu’un petit avocat parmi tant d’autres dans le milieu et qui ne percerait probablement jamais. Les seuls qui depuis le début de ses études le soutenait était Allen son demi-frère, sa tante et Brody. Trop peu de personnes pour réussir à le motiver face à tous ceux qui le sous-estimaient. Heureusement, il arrivait encore à se battre et à être sûr de lui. Il n’avait jamais eu l’intention d’abandonner malgré les critiques, bien conscient qu’il se devait de saisir la chance, l’opportunité qui lui était donné. Une opportunité qu’il n’aurait probablement jamais eue s’il n’était pas arrivé à Ocean Grove. « Mais bien sûr. » dit-il d’un ton qui se voulait tout à fait ironique. « Ce ne serait probablement pas à toi que je donnerais de l’argent pour t’acheter des chaussures si je devais devenir un avocat puissant. » Taylor marqua une pause, consterné par l’attitude égoïste et pourrie gâtée de la jeune femme, qui avait toujours obtenu ce qu’elle désirait et cela depuis sa plus tendre enfance. C’était le genre de chose qui avait toujours eu don de l’exaspérer depuis son arrivée dans le quartier. Vivre au milieu de gosses de riches pourris gâtés et qui sont tellement habitués à obtenir tout ce qu’ils désirent, qu’ils font des crises dès lors que quelque chose va de travers. Taylor n’avait pas eu cette vie, cette enfance. Son enfance et adolescence n’avait pas été comblé de cadeaux par ses parents et il n’avait une carte bancaire seulement depuis son arrivée à OG. L’argent qui était dessus était celui qu’il gagnait tous les mois par son métier, rien de plus. « Il y a des enfants qui crèvent de faim sur Terre. Des jeunes dans les quartiers qui s’entretuent car ils n’ont pas une vie comme la tienne. Alors si je trime depuis des années, c’est pas pour acheter une paire de chaussures de je ne sais quelle marque d’un grand créateur. » Et voilà, Mery avait finalement réussi à l’énerver alors qu’il s’était promis de passer une bonne soirée sans se prendre la tête.

Alors qu’il lui annonçait le cadeau qu’il avait acheté dans le but de l’offrir à Swann, la brune éclata d’un rire franc. Personnellement, il ne trouvait pas son cadeau si nul que cela. C’est une chose qu’il aurait bien voulu qu’on lui offre quelques mois auparavant. Maintenant, c’est sûr qu’il ne pouvait plus se permettre de boire autant. De faire la fête à tout va. « Tu as tapé dans le top du top là ! Bon, pour le coup, je me trouve moins ridicule que toi. Je lui ai acheté une boule gonflable. » Taylor arqua un sourcil alors qu’il se demandait ce que pouvait bien être une boule gonflable. Certes, il connaissait les poupées gonflables. Mais les boules, il n’avait aucune idée de ce à quoi cela pouvait servir. « Je trouvais ça cool, tu sais. J’ai pensé que nous pourrions l’utiliser, tous les trois, chacun notre tour. Même qu’il pourrait s’amuser avec lors de ses soirées chaudes. Tu rentres dans la boule et elle bouge, c’est instable. Bref, j’ai trouvé ça cool. » Malgré les explications de la jeune femme pour lui expliciter l’engin, il ne voyait toujours pas. Rentrer dans une boule ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien y avoir d’amusant là-dedans ? « Je n’avais pas pris en compte que c’était une boule pour enfant de six ans maximum et que mis à part son index, il ne pourrait rien mettre de plus gros à l’intérieure. » A son tour, Taylor fût pris d’un éclat de rire devant les aveux de la brune. « T’es sérieuse ? Tu te trouves moins ridicule que moi ? Mais qu’est-ce que tu veux qu’il foute son index dans une boule et trouve ça cool ? C’est légèrement… inutile. » Taylor essaya avec force d’arrêter de rire, tant il trouvait l’idée de Mery stupide. « Mais au moins, quand on descendra ma bouteille géante et qu’on sera saouls, ta boule prendra peut-être un peu d’utilité. Vu qu’à ce moment là, on s’amuse de toute façon pour un rien. »
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