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 it's overwhelming, but what else can we do?

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Message(#) Sujet: it's overwhelming, but what else can we do? Ven 20 Jan 2012 - 22:37


it's overwhelming, but what else can we do? › chiles
Depuis sa récente rupture, la rousse aux fines boucles d’or voyait ses journées se rallonger considérablement. Les minutes devenaient plus pesantes que le tic-tac de l’horloge accrochée au-dessus de l’escalier. Vide. Cette maison qu’avait d’abord louée ses parents, achetée puis laissée lamentablement à l’abandon ne lui avait jamais parue aussi vide et glaciale. Arya avait augmenté le chauffage, prétextant le temps plus ou moins instable, mais la vérité était bien autre : elle espérait que la météo camouflerait l’inévitable, l’absence de vie. Arya avait toujours préféré le silence au bruit, tout simplement parce que les plus belles paroles étaient dite dans le silence. Parler à tort et à travers, de tout et de rien, avec n’importe qui n’avait jamais été une activité ludique. Sa devise se trouvait être aussi simple qu’un plus un pouvait être égal à onze : si nous n’avons rien à dire, mieux vaut se taire. Cependant, l’une de ses craintes existentielles se trouvaient être celle de l’ennui. Non pas qu’elle éprouvait un quelconque ennui, bien au contraire, mais cette maison puait le silence et l’ennui. Il n’y avait aucun bruit. Ni le vent de janvier, ni les oiseaux au petit matin et encore moins les cris des enfants en bas de la rue ne parvenaient à distraire le parfait petit quotidien de la maison des Ruskin… ou plutôt des Reagan. Car ce qui la perturbait actuellement était d’un ordre beaucoup plus important que quiconque aurait pu imaginer. Sa rupture douloureuse (et c’était peu dire) avec Emrys l’avait laissé en total désarroi. Elle était perdue, seule, abrutie. C’était comme si, du jour au lendemain, elle n’avait plus d’accroche. Plus aucun point de repère. Pourtant il fallait une personne sur laquelle Arya pouvait se reposer, même si cela ne pouvait dépasser un certain stade au risque de devoir quitter son travail et, brièvement, anéantir tout le temps qu’elle avait consacré pour construire cette vie. Mais il n’était pas question de cela. Certes, sa relation avec la douce blonde au regard rassurant avait atteint un stade inquiétant pour la survie de son secret, mais elle souffrait de cette absence même si elle rétorquait le contraire. Bien que l’admettre lui fendait le cœur, leur séparation tombait pile au moment où Arya aurait pu craquer et ça lui était interdit, impensable. En vue de ce qui s’était passé, il n’en était donc plus question.
Le sommeil manquait de plus en plus à Arya qui se voyait faire des allers retours entre le côté gauche et le côté droit de son lit. Elle restait à gesticuler durant une bonne heure, puis elle se levait et fracassait un objet quelconque dans une pièce quelconque. Ça lui faisait ressentir un bien in descriptible. Cependant, un soir, ça ne fit qu’augmentait sa frustration. Arya enfila un jean, des bottes et son long manteau noir puis fit deux tours de clé dans sa serrure et quitta d’un pas pressé le quartier qu’était Ocean Grove. Les lumières du centre-ville l’apaisa quelques minutes, puis elle s’engouffra dans les petites ruelles qui menaient partout et nulle part en même temps. Elle marchait, saluait les couples amoureux d’un sourire jaloux, puis continuait sa route, comme si elle n’avait croisé personne. A un croisement de deux rues, une longue silhouette attira son attention. Elle la toisa du regard, fit mine de ne pas la voir mais la reconnut aussitôt. Chiles. C’était l’unique personne dont elle avait besoin pour assoupir son tracas et elle se trouvait ingrate de ne pas y avoir pensé plus tôt. S’il y avait bien une personne qui pouvait l’aider, ça ne pouvait être qu’elle. Amies depuis de peu, Arya avait l’étrange sensation de la connaître depuis toujours. Elle appréciait son caractère autant que sa force physique. Elles s’amusaient à se comparer l’une à l’autre, en fonction de leur envie, sans qu’il n’y ait jamais aucun malentendu entre elles. C’était une ambiance bonne enfant. Une relation amicale, même si Arya se bornait à refuser d’employer ce genre de mot, dans laquelle l’une et l’autre pouvait exprimer haut et fort ce qu’elles ne pouvaient en temps normal, sans que cela n’ait aucun préjudice sur le reste. « Une aussi charmante fille que vous ne devrait pas sortir seule le soir, sans aucun moyen de défense. » murmura-t-elle, au creux de son oreille. Arya s’était rapprochée silencieusement, accroupie derrière une statue et un morceau de carton. Puis, au moment où Chiles avait l’esprit ailleurs, Arya attrapa son bras droit qu’elle replia au creux de son dos et fit en sorte qu’elle ne puisse pas entièrement bouger, espérant que son amie réagirait à son tour par la force. Elle faisait tout de même attention à ce qu’elle ne fasse aucun geste douloureux pour Chiles, car même avec sa connaissance à la limite de la perfection du corps humain et de tous les points dangereux, il était rapide qu’un malheur arrive. Sans aucun sourire aux lèvres, elle murmura : « Tu devrais faire plus attention, car à cet instant, je pourrais abuser de toi autant que je le souhaite. » Evidemment, Arya plaisantait puisqu’elle s’était assurée à ce que Chiles puisse lui rendre la pareille par la force. Un demi-sourire parcourut ses lèvres tandis qu’un léger frisson lui parcourut le corps. L’angoisse s’était évaporée.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Dim 22 Jan 2012 - 19:50


Elle referma son dossier dans un bruit sourd. Celui-ci résonna dans la petite pièce, presque vide. A Ocean Grove depuis deux mois, la jeune femme ne possédait que peu d'effets personnels. Prendre la peine de meubler un peu plus sa maison était au programme, cependant, Chiles se voyait repousser ce moment en toutes circonstances. Préférant de loin se payer une moto ou passer son temps dehors, à faire son travail. Emploi qui se rapprochait plus d'une passion que d'une corvée. Découvrir la vie cachée des gens étaient salvateur. Elle n'était pas la seule à protéger ses intérêts et certains étaient bien pires qu'elle. De quoi redonner le sourire à une femme déjà très heureuse. Focalisée sur un énième mari volage - elle avait déjà pu l'apercevoir en compagnie de deux prostituée différentes, sa mission du jour était de le prendre en flagrant délit. Après une discussion mouvementée en compagnie de l'un des amis du dit époux - à savoir le menacer de dévoiler son penchant pour le vol à l'étalage, preuve à l’appui - Chiles avait obtenu l'adresse d'un pub ou il passait le plus clair de son temps. Il était donc certain qu'elle y mettrait les pieds dès ce soir, afin d'immortaliser les ébats indécents de ce cher monsieur. Le bonus qu'elle obtiendrait en billets verts, suffisait largement à son bonheur. Il était donc temps de se préparer, afin de mettre tous ses atouts de son côté et ceux d'une femme étaient bien intéressants à utiliser. Aussi sournoise la méthode soit-elle.
S'engouffrant au détour d'une petite ruelle, afin de gagner le pub ou elle avait rendez-vous - seule, bien évidemment, elle surveillait simplement un mari trop volage. Chiles bifurqua sur la droite, croisant la route de nombreux groupes d'amis prêt, tout comme à elle, à profiter de leur soirée. Perdue dans ses pensées, réfléchissant activement à la manière de procéder cette fois-ci, elle ne remarqua aucune silhouette connue dans les environs. C'est une ombre étrange qui la sortit de ses rêveries, mais il était bien trop tard désormais, pour réagir un minimum. La voilà surprise. « Une aussi charmante fille que vous ne devrait pas sortir seule le soir, sans aucun moyen de défense. » Forcée de constater, qu'elle venait d'être largement dominée par son amie - elle reconnaitrait cette voix entre mille. Chiles était désormais, presque incapable de bouger mais totalement ravie d'être surprise de cette façon, par une jeune femme aussi adorable que son amie Arya. Leur passion des rapports de force était un point commun non négligeable. Son bras replié dans son dos, la jeune Jenkins ne cilla pas, se laissant faire telle une poupée désarticulée. « C'est vrai, qui pourrait me sauver ? » lança-t-elle, sur un ton de défi. « Tu devrais faire plus attention, car à cet instant, je pourrais abuser de toi autant que je le souhaite. » Souriante, la blonde tourna légèrement la tête sur le côté, observant son amie du coin de l'oeil, espiègle. « Arya Ruskin, seriez-vous en manque au point de choisir n'importe qui, n'importe comment dans une ruelle sombre ? » souffla-t-elle, amusée, tandis qu'un léger coup dans le genou de la rousse, la déstabilisa suffisamment pour qu'elle relâche son emprise sur Chiles, qui retourna la situation à son avantage. Repoussant le corps de la jolie Arya contre un mur aux briques froids, teintées d'orange, se collant à elle pour ne plus la voir bouger, retenant ses poignets de part et d'autre de sa tête. « Non, bien sûr que non.. » reprit-elle, approchant dangereusement son visage du sien, assez pour sentir son souffle sur sa peau, frôlant son nez. Stoppant son jeu indélicat mais follement divertissant ici, Chiles s'éloigna d'elle, relâchant aussitôt son étreinte, visiblement ravie de retrouver Arya par hasard. « Qu'est-ce que tu fais là ? J'ai bien une idée, du genre abuser des jeunes femmes qui ont le malheur de croiser ton chemin, mais je doute légèrement de cette théorie. » plaisanta-t-elle en croisant les bras, déposant automatiquement son regard sur la flopée de personnes traversant les alentours à ce moment précis. S'ils avaient pu assister à cette scène, nul doute qu'ils devaient se poser des questions. Ce qui plaisait forcément à la blonde, ravie d'interloquer les gens. « Cambriolage de banque ? Justicière masquée ? » proposa-t-elle, toujours enchantée de malmener - très légèrement - son amie.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Lun 23 Jan 2012 - 20:09

Arya reconnaissait cette chevelure blonde entre mille autant que Chiles avait également la capacité à l'identifier. C'était une sorte d'évidence, telle un signe d'alarme qui apparaissait dès que l'une se trouvait à une distance minime de l'autre. En soit, c'était très effrayant pour Arya qui se voyait attirée tel un aimant vers cette jeune femme alors que certains soirs, comme celui-ci, elle n'en avait pas spécialement envie. C'était d'un naturel déconcertant, mais elle ne s'en plaignait pas. Depuis qu'elles se fréquentaient, elles se montraient aussi bien l'une que l'autre très attentionnée pour l'autre. Elles en apprenaient un peu plus sur l'autre à chacune de leurs rencontres, car même si le temps passait depuis, il leur restait encore de nombreux points à révéler. Chiles se montrait aussi coincée qu'Arya lorsqu'il s'agissait de parler d'elle-même, de sa vie, de son passé, de ses peurs, car toutes deux craignaient l'autre. Non pas avec une très forte intensité, mais tout de même. Arya ne voyait pas en Chiles un danger plus important que celui de ses autres amis, mais elle voyait les choses en face et savait parfaitement que son amie pensait exactement la même chose qu'elle : dès lors qu'une personne connait ton point faible, tu es forcément en situation de faiblesse et ça, Arya se le refusait. La raison était donc celle-ci, toutes deux ne parlaient que peu de leur vie intime car, en vue de leur passé, aucune ne pouvait plus faire confiance à cent pour cent. Il leur fallait encore un peu de temps, rien qu’un peu de temps.
Son souffle contre la nuque de la jeune femme, Arya prenait toujours un certain plaisir à la rencontrer dans ce genre de situation. Ces rendez-vous improvisés, courts mais intenses, la ravissait en permanence car, la plupart du temps, c'était entre deux missions et l'adrénaline était présente ce qui permettait une discussion plus fluide et agréable. « Arya Ruskin, seriez-vous en manque au point de choisir n'importe qui, n'importe comment dans une ruelle sombre ? » Son sourire continua d'illuminer l'impasse et, à ce même instant, Chiles plaça un coup au bon endroit et pris l'avantage sur Ruskin. Coincée, elle se voyait reculer puis se cogna contre un mur de brique, ce même mur de brique que ce soir où elle avait appris pour son frère. Ses lèvres revinrent se poser l’une contre l'autre et elle tentait de ne pas s'effondrer. Pas devant son amie. Celle-ci se rapprochait dangereusement vers elle. Elle voyait son bassin remuer puis se bloquer à une distance qu'elle jugeait convenable, Chiles connaissait ses limites. Pourtant, le visage de la blonde continuait sur son élan et son nez vint se poser sur celui d'Arya. Situation légèrement inconfortable, mais qui ne la dérangeait pas. « Non, bien sûr que non.. » Le fait que Chiles réponde à sa propre question l’arrangeait puisqu’Arya, qui après s'être cognée contre ce mur qui lui ressassait tant souvenirs, ne se souvenait plus de cette question rhétorique. Elle se contenta de hocher la tête et cela, même si Chiles ne l'attendait pas. Enfin, elle inspira quelques bouffées d'airs et se décolla au plus vite du mur. Elle se revoyait en boule, assise tel un déchet que l'on aurait jeté dans la rue, pleurant toutes les larmes de son corps. Elle eut un frisson désagréable. « Qu'est-ce que tu fais là ? J'ai bien une idée, du genre abuser des jeunes femmes qui ont le malheur de croiser ton chemin, mais je doute légèrement de cette théorie. » Elle eut un petite rire qui s'entendit à peine et, s'écartant doucement du mur sans que ça ne paraisse suspect, Arya se préparait mentalement. « Cambriolage de banque ? Justicière masquée ? » « Tu n'es pas loin de la vérité, Jenkins. Creuse encore, tu y es presque. » Elle fit un clin d'œil et eut un sourire charmeur, puis repris. « Et si tu arrêtais ta comédie et me disais ce que toi, tu fais ici? » Elle fit en sorte que son regard soit perpendiculaire au mur de brique, elles avaient donc changé de place. Tout en gardant un espace convenable entre elles deux, Arya s'amusa à l'imiter. Un pur délice. « Voleuse d'une maison de retraite? Ou pire, séquestration de vieillards ? » Elle s'imaginait dors et déjà son amie, déguisée d'une combinaison en cuire noir, se rapprocher d'une fenêtre et lancer des regards pervers vers la salle de réception d'une maison de retraire. Un vieil homme, Chiles, une table. Mauvaise combinaison.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Mer 25 Jan 2012 - 0:11


Chiles ne menait pas une vie bien rangée, ni même normale à proprement parlé. Rejetée de l'armée, elle avait dû se prendre en main rapidement, évitant ainsi de retourner au près de sa famille. Les raisons lui en étaient propres et personnelles. L'adrénaline lui manquait terriblement, telle une délicieuse dose de drogue pure. Elle était née pour ça. Dès lors, depuis son retour, elle ne se voyait plus changer ses habitudes. Arya lui rappelait ses collègues militaires, sans en être une elle-même. Son côté piquant amusait terriblement la blonde, qui avait trouvé en elle une alliée plus que parfaite. Les résidents d'Ocean Grove étaient tous d'un mielleux sucrés terriblement agaçant. Elle ne connaissait que peu la vie de son amie et là encore, elle se rejoignait beaucoup. Chiles se refusait d'avoir des faiblesses, s'ouvrir si facilement aux autres en était une, tâter le terrain avant était sa solution miracle pour éviter tout problème.
Laissant Arya respirer, la blonde fit quelques pas en arrière, passant une main dans ses cheveux afin de recoiffer sa crinière sauvage puis plante ses mains au fond de ses poches. « Tu n'es pas loin de la vérité, Jenkins. Creuse encore, tu y es presque. » Fronçant les sourcils, elle ne poussa pas sa réflexion plus loin, se contentant d'afficher un petit sourire amusé. « Et si tu arrêtais ta comédie et me disais ce que toi, tu fais ici ? » Travail, travail, travail, à croire que Chiles ne vivait que pour ça. Sa vie sentimentale était digne du plus aride des déserts, sa capacité à en vouloir une était aux limites du néant, le complexité palpable de cette jeune femme était limpide. Là ou 85% des jeunes femmes cherchaient la stabilité d'un ménage à deux, la blonde se voyait totalement excitée par la filature d'un mari volage ou d'un adolescent à tendances rebelles. Et c'était diablement divertissant de prendre son pied ainsi. « Je ne sais pas. » répondit-elle, espiègle, se moquant ouvertement d'elle. « Voleuse d'une maison de retraite ? Ou pire, séquestration de vieillards ? » Parfois, Arya avait des idées loufoques qui étaient délicieuses à entendre. Un rire franc s'échappa de la bouche sensuelle de Chiles. Elle se voyait tout à fait séquestrer des petits vieux dans une cave afin de récupérer leur fortune. Cambrioler une maison de retraite, peut être un peu moins, ceci dit, si elle renfermait les grands parents d'une célébrité, pourquoi pas ? Du moment que son compte en banque soit alimenté. Là était le but de la jeune femme après tout : avoir de l'argent. Sa vie sentimentale chaotique n'était comblée que par les petits billets verts et le plaisir de les dépenser sans compter. Une vie de rêve. « A vrai dire je bosse Ruskin, je dois prendre un charmant époux volage en flagrant délit. Actuellement il doit être en train de tripoter une prostituée. » s'enquit-elle subitement en haussant les épaules, indifférente au désarroi de la compagne de monsieur. Comme à celle de toutes les compagnes abusées du monde. Le business de la tromperie était à son apogée et Chiles savait parfaitement en profiter. La malheur des uns faisait le bonheur des autres, dans son cas surtout. « Ou pas, ceci dit je vais passer ma soirée à le filer afin de faire plaisir à madame et récupérer mon chèque demain. » Précisa-t-elle, ravie et excitée - comme à son habitude. « Tu as vraiment l'air d'avoir besoin de te divertir. » reprit-elle alors, concentrant son attention sur elle, la détaillant de bas en haut. Chiles ignorait une bonne partie de la vie de son amie Arya et ne demandait jamais rien de plus que ce qu'elle osait bien dire. Pour être honnête, elle souhaitait avant éviter de devoir parler de la sienne. Les gens avaient pour habitude de vouloir fouiner, poser des questions sur l'armée, être persuadés de tout savoir. Autant parler à un mur. Sa vie était une énigme et resterait aussi mystérieuse longtemps encore. « Tu veux me suivre peut être ? Après tout ça signifie aussi prendre un verre dans un bar et se faire draguer pour un lourdeau débile. » La routine dans son cas et dans celui d'Arya également. « C'est toujours mieux que de devoir protéger le petit cul de Neal Moroe, ce gamin est un vrai ravagé dans sa tête. » reprit-elle, en se disant qu'elle préférait de loin passer son temps dehors plutôt que dans une soirée hupée en compagnie de l'enfant chéri de la télé réalité. Enfant pour qui elle devrait travailler le lendemain justement. L'armée était le paradis à côté de sa vie.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Dim 29 Jan 2012 - 12:05

Arya ne savait pas plus que Chiles ce qu’elle faisait ici, dans les ruelles sombres d’Ocean Grove. La peur de l’ennui, le silence qui pesait sur les lourdes épaules, la tristesse de la perte de son frère. La liste de ce qui aurait pu la pousser à fuir la vaste maison des Ruskin était aussi longue que la natte de cette fillette qu’elle aperçut grâce à la lumière d’un lampadaire. Le regard fixé sur les joues roses et la chevelure couleur or d’une petite fille, elle regrettait cette époque. Ses parents, bien que désintéressés par leurs enfants, s’occupaient d’elle parce qu’ils le devaient. Son frère, plus âgé qu’elle, jouait à la perfection son rôle de protecteur fraternel. Désagréable à sa guise, elle ressentait tout de même la délicieuse sensation de protection, elle savait qu’il était là pour elle quoi qu’il ait pu arriver. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas et elle se sentait perdre pied. La douceur des jours anciens avait laissé place à la peur des jours à venir. Depuis le décès de son cher frère, son avenir troublé occupait ses pensées. Qu’allait-elle devenir ? Continuerait-elle à sauver la vie des autres alors qu’on lui a enlevé celle qui comptait le plus pour elle ? Le soufflé coupé, elle finissait en boule dans son lit où les draps n’étaient plus mais gisaient plutôt dans un coin de la pièce. Lorsqu’elle avait froid, Arya se laissait grelotter, avec un mince espoir de sentir une main protectrice recouvrir son corps fébrile. Mais jamais ce ne fut le cas. Arya, troublée, se retourna vers son amie qui répondait à une question dont elle ne connaissait plus le sujet. Elle perdait le fil. « A vrai dire je bosse Ruskin, je dois prendre un charmant époux volage en flagrant délit. Actuellement il doit être en train de tripoter une prostituée. » Il fallut quelques minutes à Arya pour comprendre qu’elles discutaient de travail. Pas étonnant, puisqu’elles étaient amies principalement parce que leur métiers les rapprochaient. « Ou pas, ceci dit je vais passer ma soirée à le filer afin de faire plaisir à madame et récupérer mon chèque demain. » C’était du Chiles tout craché et Arya comprenait pourquoi elles avaient tant de mal à se considérer plus en tant que confidentes qu’amies. Alors qu’elle faisait ce métier pour soulager la vie de personnes qui lui étaient généralement inconnues, Chiles faisait ce métier uniquement pour l’argent. C’était certainement ce qui les différenciait tant. Et puis Arya avait très mal pris cette histoire de détective privé. En soit, c’était le droit de chacun de vouloir en savoir un peu plus. La curiosité humaine est le défaut le plus répandu et elle avait appris à faire avec. Mais le travail de Chiles était bien plus que de simples espionnages. Elle jouait un rôle véritable dans toute cette mascarade et quand il s’agissait d’une femme souhaitant apaiser ses peurs quant à sa relation amoureuse, Chiles se devait de jouer la potiche. Du moins, c’était ainsi qu’Arya voyait les choses. « J’oubliais que tu es une femme très occupée à briser les espoirs des autres. Elle t’a payé combien, cette pauvre femme, pour avoir la certitude d’une chose dont elle est intérieurement certaine ? » dit-elle, sans le moindre ton de reproche. Certain temps, Arya adulait le travail de son amie et d’autres fois, elle le haïssait et c’était la même chose pour son travail. Elle accompagna sa réflexion d’un sourire, comme pour assurer à Chiles qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un reproche même si elle savait parfaitement qu’elle le comprenait. « Tu as vraiment l'air d'avoir besoin de te divertir. » dit-elle, en la reluquant de haut en bas. Arya souleva les épaules, elle était prête à tout accepter, tout ce qui pouvait lui éviter la solitude. « Qu’est-ce que tu me proposes ? » « Tu veux me suivre peut être ? Après tout ça signifie aussi prendre un verre dans un bar et se faire draguer pour un lourdeau débile. » Elle attendit un instant, puis répondit : « Pourquoi pas, après tout je n’ai rien de mieux à faire. Mais je te laisse le lourdeau. Avec mon humeur de ce soir, je l’enverrais valser dans le bar en rien un de temps. Ce qui serait fâcheux pour ta mission. » Elle termina par un sourire fier, Chiles ne pourrait refuser. C’était un bon compromis pour Arya, qui se verrait libre de boire autant de verre qu’elle le souhaiterait tout en aillant une âme bienveillante prête à la ramener chez elle si jamais elle s’emportait et, d’un autre côté, ça arrangeait Chiles qui pourrait être fière d’elle d’avoir aidé une amie tout en travaillant. Ca, c’était du plan. « C'est toujours mieux que de devoir protéger le petit cul de Neal Moroe, ce gamin est un vrai ravagé dans sa tête. » « Moroe ? Tu veux dire le frère de l’autre garce qui a fait un film sur les pingouins ? » Elle eut un rire sincère en repensant à cette vidéo réservée aux adultes puis continua : « Tu pourras me le présenter, si occasion ? C’est toujours utile d’avoir des contacts hauts placés. Il est plutôt hommes ou femmes ? Sexuellement, je veux dire, histoire que je sache si je porte un décolleter ou si je ramène Frank. » Frank, c’était un de ses amis coiffeurs. Homosexuel depuis toujours, ils étaient très soudés tous les deux et elle n’hésitait pas à tenter de le caser avec le premier homme homosexuel qu’elle croisait. Sa tristesse s’était assoupie et Arya dit, d’un ton joyeux : « Bon, on y va ? Je n’ai pas l’intention de rester une minute de plus dans cet endroit. Ca remonte des élans érotiques donc si tu veux garder tes vêtements en bon état, vaudrait mieux que nous filions tout de suite. » Elle donna une petite claque sur le postérieure de Chiles puis, le sourire aux lèvres, finit par un clin d’œil sensuel.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Dim 29 Jan 2012 - 22:14


Rien ne gênait Chiles. Ni un mari volage prit en flagrant délit, ni un ado prépubère qui faisait honte à ses parents et encore moins un voisin trop envahissant à qui il fallait absolument fermer le clapet. La blonde n'avait absolument aucune limite - et pour l'instant, personne ne lui avait demandé le nirvana. Pourquoi diable se poser des questions dans ce cas ? Arya et elle étaient bien différentes parfois, trop surement, bien qu'elle possèdent de nombreux points communs. L'armée avait forgé Chiles depuis des années, lui faisant presque oublier d'être humaine. C'était là tout le problème : éprouver des sentiments pour autrui, un minimum de compassion. Elle en était totalement incapable, persuadée que tout le monde avait la capacité de se relever des pires échecs. Elle l'avait fait. Ouvrir les yeux étaient plus salvateurs à ses yeux que vivre dans le mensonge, voir dans un leurre. Sa philosophie de vie était peut être un peu.. difficile à appliquer pour le commun des mortels. Car Chiles ne se considérait pas à la même hauteur que tout le de monde, persuadée d'avoir été doté d'un petit plus qui faisait d'elle une femme forte. Une femme qui ne larmoyait pas sur les épreuves de la vie. Elle avait été renvoyé, salement pour une erreur - et l'erreur est humaine et pardonnable dit-on, parfait, elle l'avait encaissé sans broncher. Et pourtant un point essentiel clochait dans sa vie : le vide. Là ou Arya semblait avoir une tonne d'amis, la jeune femme ne pouvait se tarer d'occuper ses soirées en sorties. Sa vie sentimentale était un leurre encore plus énorme. Et Chiles restait persuadée d'aller très bien. Oh, c'était bien le cas, cependant elle restait esseulée comme jamais. La présence de la petite brune dans sa vie était un élément clé, une bouffée d'air frais qui l'empêchait de se jeter à corps perdu dans son travail. Travail qui prenait trois fois trop de place dans sa vie sans qu'elle ne s'en rende compte un minimum, trop obnubilée. « J’oubliais que tu es une femme très occupée à briser les espoirs des autres. Elle t’a payé combien, cette pauvre femme, pour avoir la certitude d’une chose dont elle est intérieurement certaine ? » Levant les yeux au ciel, elle sourit à son tour, connaissait son avis en dents de scie sur ses activités principales. « Assez pour me payer des Louboutin. » souffla-t-elle sans préciser le montant - non pas qu'elle en ait honte, ceci dit elle évitait ce sujet le plus souvent. Disons que Chiles avait assez sur son compte en banque pour vivre au dessus de ses moyens. Là était l'essentiel, non ? « Pourquoi pas, après tout je n’ai rien de mieux à faire. Mais je te laisse le lourdeau. Avec mon humeur de ce soir, je l’enverrais valser dans le bar en rien un de temps. Ce qui serait fâcheux pour ta mission. » La blonde arqua un sourcil, s'attendant à une suite, à une explication de son humeur apparemment maussade. Quelques secondes s'écoulèrent et elle n'en eut aucune. Comprenant peut être, qu'elle souhaitait éviter ce sujet. Habituellement, Chiles ne s'aventurait pas sur le domaine de la vie privée, se sentait extrêmement bien en étant mise à l'écart. Pourtant, elle ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche. « Quelle humeur ? » demanda-t-elle de façon assez évasive, laissant le champs libre à son interlocutrice. « Ne t'inquiètes pas pour ma mission, je m'en sors toujours très bien. » Elle opta pour un simple petit clin d'oeil, sous entendu, puis fit une moue peu ravie à la remarque de son amie. Oui, ce Neal là. Ce Moroe. Ce truc incapable de ne pas pleurer dans les jupes de son père, de dépenser 20 000 dollars en une soirée. Ce truc dont la soeur avait une sextape à son effigie et peut être des tasses à café dans un pays asiatique, qui savait. Chiles secoua légèrement la tête, signe de son exaspération. « Celui-là oui. Oh il est gentil, il dégaine très vite son porte monnaie, mais mon dieu qu'il est ingérable. » Comme tout héritier normalement constitué, apparemment. « Tu pourras me le présenter, si occasion ? C’est toujours utile d’avoir des contacts hauts placés. Il est plutôt hommes ou femmes ? Sexuellement, je veux dire, histoire que je sache si je porte un décolleter ou si je ramène Frank. » La question ne lui était jamais venue à l'esprit, mais c'est bien le plus naturellement du monde qu'elle répondit : « Neal ? Tu veux rencontrer Neal ? Tu es sûre ? Parce que ça décoiffe avec lui. Ceci dit.. je crois qu'il prend un peu tout ce qui passe une fois qu'il a un coup dans le nez, ce qui est toujours le cas. Mais tu devrais amener Frank, histoire d'être sûre d'avoir tous les atouts dans ta poche. » Elle ne sous entendait pas qu'Arya était 'n'importe quoi' loin de là, et bien au contraire, mieux valait-il trainait à une proximité certaine de Neal Moroe et de sa famille. Non, promis, Chiles adorait ce petit, elle n'en restait pas moins réaliste sur sa vie et ses frasques. Il était adorable. Vraiment. Avec son araignée au plafond. « Bon, on y va ? Je n’ai pas l’intention de rester une minute de plus dans cet endroit. Ça remonte des élans érotiques donc si tu veux garder tes vêtements en bon état, vaudrait mieux que nous filions tout de suite. » La tape qu'elle mit sur ses fesses fit sursauter Chiles qui arbora ensuite un sourire pervers. Prenant le bras de son amie, elle l'attira contre elle avant de lui forcer le chemin, direction un petit pub à quelques pas de là. L'ambiance y était rustique, assez peu moderne. Le genre d'endroit remplit de pervers qui avaient besoin de distraction une fois le travail terminé. Ce détail n'intéressait pas la blonde qui se voyait obnubilée par sa mission principale. Elles s'engouffrèrent à l'intérieur, tandis qu'elle relâcha enfin son étreint puis poussa Arya dans une direction. Une petite table centrale qui permettait de voir chaque recoin de la pièce, pleine de fumée par ailleurs. Elle s'installa rapidement, cherchant du regard son mari volage. « Prends tout ce que tu veux ma jolie, je t'invite, déjà que tu vas devoirs supporter cette soirée en ma compagnie, autant que je te fasse plaisir ! »
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Mar 31 Jan 2012 - 13:52

« Assez pour me payer des Louboutin. » fut la réponse à laquelle s’attendrait Arya. Un sourire impénétrable aux lèvres, elle mit sa main droite dans la poche arrière de son jean et répondit, d’un air purement amical : « Rassure-moi, tu en auras assez pour m’en acheter une paire ? C’est bientôt mon anniversaire, tu sais. » Elle fit un clin d’œil qui masqua ce qu’elle pensait réellement : elle se fichait royalement de fêter le jour de sa naissance. Si elle avait dit une telle chose, c’était uniquement pour mettre le peu de joie qu’il manquait à cette scène et non pas pour demander, explicitement, un présent de la part de Chiles. Tout ce qui envahissait ses pensées, pour le moment, était le récent décès de son frère. C’était encore bien trop frais pour penser à son avenir et encore moins à une fête qui se devait être joyeuse, au départ. Arya voyait dors et déjà la demande de Chiles, ou plutôt le chantage. Pas de fête pas de cadeaux. Alors, elle se devrait de lui expliquer qu’elle n’a pas la tête à faire la fête. Ce qu’elle se refusait encore à faire. Mais la question parvint bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait pensé, sous une forme différente aussi. Le “qu’elle humeur” de la blonde cloua le bec à Arya, qui se vit lever les yeux au ciel, hésiter puis sauter la question sans même paraître d’avoir feint de l’oublier. C’était ainsi qu’elle faisait pour ne pas avoir à s’expliquer. Pas forcément très discret, mais efficace. « Je n’ai jamais douté de toi. Je me disais juste que m’avoir avec toi n’allait pas te faciliter la tâche, mais c’est toi qui décide. » Lors de ses missions offensives, Arya avait toujours pris l’habitude de décider. Commander avait toujours été un bonus, une sorte de cadeau en plus de ce qu’elle avait l’habitude d’avoir. Le faire en permanence l’aurait probablement lassé, au fil du temps, mais de temps en temps, ça lui plaisait assez pour qu’elle s’y donne corps et âme. C’est pourquoi elle comprenait Chiles quand elle disait se sortir de manière très positive de ses missions. Toujours. Une personne avec autant de responsabilité qu’elles deux sait obligatoirement lorsque la mission se déroule convenablement ou non. Et Arya savait Chiles capable de se tirer des pires situations. Plusieurs fois, la nuit, elle avait rêvé d’elle, à l’époque où elle était soldate pour l’armée. C’est aussi pourquoi Arya se permit de rire en s’imaginant son amie œuvrer pour le fils des Moroe. Avec deux caractères aussi forts l’un que l’autre, elle voyait d’un très mauvais œil la relation qui devait s’être créée entre Chiles et son client. Car elle aurait fait de même, si elle avait été à sa place. Elle aurait assoupie les désirs du jeune homme (en gardant une distance raisonnable entre eux deux, car comme l’avait fait sa sœur, lui aussi était capable de dégainer très rapidement autre chose que son porte-monnaie) tout en faisant bouillir de manière positive son compte en banque. « Neal ? Tu veux rencontrer Neal ? Tu es sûre ? Parce que ça décoiffe avec lui. Ceci dit.. je crois qu'il prend un peu tout ce qui passe une fois qu'il a un coup dans le nez, ce qui est toujours le cas. Mais tu devrais amener Frank, histoire d'être sûre d'avoir tous les atouts dans ta poche. » Voilà qui la ravissait. « Merci pour l'info, je ramènerai donc Frank et ferai en sorte que ça décoiffe. Si tu vois ce que je veux dire. » Elle eut un rire bien plus détendu que les précédents et s’empressa de tapoter le fessier rebondit de son amie. « Prends tout ce que tu veux ma jolie, je t'invite, déjà que tu vas devoirs supporter cette soirée en ma compagnie, autant que je te fasse plaisir ! » Le bar dans lequel l’emmena Chiles lui parut très approprié pour un mari trompeur. Au final, c’était dans ce genre de brasserie que se retrouvaient tous les déjantés du coin et c’est également pourquoi elle ne s’y aventurait jamais. Une ambiance traditionnel pour les habitués, mais très frustrante et désagréables pour les novices. Mais l’endroit ne dérangeait pas Arya qui pouvait s’habituer à toutes les situations. Non, ce qu’elle appréhendait étaient les clients du bar. Dès son arrivée, elle remarqua un homme en costume cravate la dévisager et elle se surprit à penser qu’il terminerait le nez en sang, causé par le coup de poing sec et raffiné d’Arya. Mais elle n’en dit rien à Chiles et posa son fessier violemment à l’endroit où l’avait poussé son amie. Ca marchait ainsi ce soir, c’était elle qui décidait. « La boisson de la maison, ce qui le plus vendu. Peu importe. » Elle était déjà occupée à chercher l’homme du regard que Chiles commanda. Elle fixait chacun des hommes du bar, elle se fichait si elle s’apportait des ennuis ce soir, mais un seul retint son attention. Le même qu’à son arrivée. Elle se retourna vers son amie. « Qu’est-ce que tu dis de l’homme au fond, cravate bleu azur accordée à ses chaussettes ? Il me fixe avec tellement d’insistance que ça commence à me tirer la peau. » Arya avait bien son idée sur ce qu’il lui voulait réellement et quand bien même qu’il n’était probablement pas l’homme recherché par Chiles, elle voulait avoir son avis.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Mer 1 Fév 2012 - 23:24


« Tu veux des Louboutin ? » reprit-elle sceptique. « Je suis plus le genre.. cadeau inutile et pas cher : c'est l'intention qui compte. » avoua-t-elle dans un léger haussement d'épaules. Peu matérialiste, incapable de savoir ce qui ferait plaisir à qui, elle mettait généralement la main sur une babiole futile. Quelques années d'armée avait suffit pour lui retirer l'envie de faire plaisir. Chiles était le genre de personne à se contenter de peu, pensant donc que le reste du monde était comme elle. Pas du tout, évidemment. Les débilités du quotidien n'avaient aucune valeur à ses yeux : noël, halloween, anniversaire, du grand n'importe quoi. Même sa famille n'y avait pas le droit. Et parlons en de sa gentille famille, celle qu'elle n'avait plus revue depuis son départ en Irak. Pourquoi, là était toute la question. Chiles n'avait jamais était proche d'eux et appréciait sa vie tranquille, à sa façon. L'encombrement d'un quotidien bercé par les histoires familiales lui était d'un insoutenable. Autant rester à bonne portée d'eux et se satisfaire de la situation. Pour autant, la blonde ne leur avait jamais précisé son renvoi, encore moins le fait qu'elle était rentré au pays, ni même qu'elle logeait à Miami. « Je n’ai jamais douté de toi. Je me disais juste que m’avoir avec toi n’allait pas te faciliter la tâche, mais c’est toi qui décide. » Chiles nota avant tout qu'elle avait sauté sa question passée. Peu intéressée à l'idée d'en remettre une couche, elle se contenta de garder ses pensées pour elle, concentrant son attention sur sa remarque. « J'aime me compliquer la vie. » souffla-t-elle en souriant, espiègle. Au contraire, un peu de compagnie ne l'a gênait pas. Et, bien évidemment, ne l'éloignait pas de son chemin initiale. Elle se contentait simplement de mélanger divertissement et travail, à merveille qui plus est. Qui pouvait se tarer d'avoir cette capacité - ou autorisation, au choix ? Le bon côté de son job était là : Chiles le faisait comme bon lui semblait. Après tout, du moment que la mission soit effectuée correctement, le problème ne se posait pas. Comme avec Neal Moroe. Il n'était pas du genre à se soucier de l'environnement, du moment que Chiles soit prête à protéger son derrière, tout était parfait. Elle considérait ça comme un travail plutôt.. ingrat ne voyant pas franchement l'intérêt qu'il avait à avoir son propre garde du corps. Certes, il était un riche héritier, mais de la à imaginer quelqu'un orchestrer un kidnapping ou tenter de l'assassiner.. Il y avait un ravin. De plus, le possible type qui ferait ça, relâcherait bien vite le jeune Moroe, dont la seule présence suffisait parfois à faire fuir n'importe qui. Dont elle. Elle qui avait connu l'Irak. Fort n'est-ce pas ? Dans un haussement d'épaules elle imagina ce pauvre Frank à sa merci. Que ne fallait-il pas faire pour obtenir des relations ! Le bar grouillait légèrement de monde. Se penchant sur la gauche, puis sur le droite, Chiles porta son regard au loin, déjà titillée par son incapacité à dégoter le dit mari volage. Quel incapable, ou se trouvait-il, bordel ? Déjà dans les toilettes avec sa demoiselle sur les genoux ? A bien connaitre la blonde, elle serait tout à fait capable d'aller y jeter un oeil pour vérifier la dite chose. Il fallait toujours donner un peu de sa personne de temps à autre. « La boisson de la maison, ce qui le plus vendu. Peu importe. » Arrêtant un instant de scruter l'endroit, Chiles héla un serveur, commanda deux whisky - n'ayant foutrement aucune idée de la boisson la plus vendu du coin. « Qu’est-ce que tu dis de l’homme au fond, cravate bleu azur accordée à ses chaussettes ? Il me fixe avec tellement d’insistance que ça commence à me tirer la peau. » Se retournant outrageusement sans même tenter d'être subtile, elle observa avec insistance le dit homme de haut en bas, le détaillant du regard, cherchant la moindre faille. L'archétype parfait du pauvre con saoulé par son travail - qui lui rapportait pas mal de fric - cherchant à se détendre dans un bar miteux. Rien de folichon à ses yeux. « Ça dépend. Pour une nuit d'accord, pour la vie faut pas pousser. » souffla-t-elle sans réellement savoir quoi répondre. « Je parie que dans 5 minutes il est à notre table ! » Elle arqua légèrement un sourcil, pleine de sous entendus et déjà ravie à l'idée de le voir débarquer - sans certitudes. Arya lui mettrait surement la raclée de sa vie, tandis que Chiles pourrait se détendre devant cette scène avec son verre de whisky qui venait justement d'arrêter. Enchantée, elle le leva à la santé de son amie lorsque subitement, elle détaillé un visage au loin qu'elle reconnue. « LUI ! C'est ce type ! » lança-t-elle. Un lourdeau affublé d'une chemise à carreaux, gorge déployée, accompagné d'une jeune femme d'au moins vingt ans sa cadette. Encore un cliché de plus en ce bas monde. Un cliché qui avait le don de faire sourire la jeune demoiselle.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Dim 12 Fév 2012 - 18:47

A travers ses diverses interventions, elle avait appris à comprendre l’être humain. Rempli de complexité et de contradictions, il lui aurait fallu bien plus qu’une simple vie pour comprendre ce genre de personne qu’elle se trouvait elle aussi être. Se compliquer la tâche, toujours, parfois même sans s’en apercevoir, c’était ainsi qu’il trouvait le moyen d’arriver aux pires catastrophes. Un meurtre, un suicide, une rencontre amoureuse, une relation d’un soir. Tant de scénarios possibles pour une seule et unique action. Arya n’était pas assez prétentieuse pour prétende qu’elle connaissait mieux que quiconque l’être humain, car la vérité était tout autre. Elle ne comprenait personne et personne ne la comprenait. C’était une réciprocité parfaitement symétrique. Peut-être était-ce son travail qui l’avait autant changé, mais ce qui était certain est qu’elle avait fait un énorme travail sur elle-même. Pour ne pas faire partie de ces personnes qu’elle jugeait irréalistes et enfantins. Peut-être que l’envie de se différencier des autres était ce qui lui avait donné l’idée d’intégrer une élite si peu connue, réservée à un nombre restreint de personne. Au début, elle avait souhaité être une personne différente, une personne ‘spéciale’. Elle avait bien vite compris que nombreux souhaitaient, eux aussi, être différents. Mais être différent de quoi au juste ? De l’être humain ? Des autres ? Tout cela n’était que futilité, car les humains ne forment pas un unique et même bloc, une même unité. Ce sont tous pleins de groupes, plus ou moins vastes, plus ou moins importants. Arya était différente, car elle avait la prétention de savoir que personne n’est différent. Nous sommes tous pareils, nous finirons tous de la même manière tout comme nous sommes arrivés de la même manière. C’est pourquoi la réponse Chiles lui fit gentiment sourire car, se compliquer la vie, elle en connaissait un paquet dans ce rayon.
Arrivées au bar, un nombre bien trop important pour la rousse se tournèrent vers les deux jeunes hommes ; l’un la fixait plus que les autres et elle haïssait ça. Mais, dans ce cas, pourquoi avoir accepté l’offre de son amie ? Pour se compliquer la tâche, pour se forcer à ‘apparaître’. Mais elle sentait ce regard se poser sur son dos, l’alourdir d’un poids bien trop pesant. Malgré ses gestes qu’elle espérait suffisants pour qu’il puisse comprendre, elle sentait les choses venir à dix kilomètres. Sauf, qu’elle n’était pas du tout d’humeur. Depuis sa récente séparation, Arya ne voyait plus d’un très bon œil les relations amoureuses. Elle les fuyait comme la peste, elle rechignait perpétuellement l’amour. La raison était toute simple et résidait en une seule personne : Emrys. Elle qui avait si pitoyablement brisé toute l’énergie d’Arya, elle qui avait détruit le peu d’émotions positives qu’Arya s’efforçait à sauvegarder, elle qui l’avait tout simplement perdue. L’amour ne contribuait plus au bonheur de la rousse, elle se forçait à y croire, car malgré tous les sentiments qu’elle avait pour Emrys étaient tels que, de temps à autres, elle lui rendait visite secrètement, alors qu’elle avait les yeux fermés et l’esprit bien loin de la réalité. Il lui était alors impossible de songer au fait qu’un homme puisse même penser à l’approcher avec des idées salaces au fond du crâne. Elle reçut la réponse de Chiles en serrant son poing sous la table, car elle confirma ce dont elle tentait de blanchir. « Il vaudrait mieux qu’il ne se rapproche pas. Fais-moi un signe s’il arrive, histoire qu’il ne se prenne pas un coup de coude dès le départ. » Elle ne souriait pas et était tout ce qu’il y avait de plus sérieux. Si elle usait la violence que lorsqu’elle en avait véritablement besoin, son humeur décidait pourtant de l’avenir de n’importe qu’elle personne qui l’entourait. Généralement, elle remerciait son physique qui ne ressemblait en rien à ce qu’il servait réellement, c’était son alibi si jamais des questions étaient soulevées. Soudainement, Chiles lui donna un coup sur son tibia et Arya releva la tête. Elle avait reconnu sa proie. Se retournant discrètement (en veillant à ne pas croiser le regard de l’autre pervers), elle l’observa attentivement. « Présente-moi ton plan, je suis sous tes ordres ce soir. » dit-elle, pressée de quitter l’endroit.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Lun 13 Fév 2012 - 23:28


Ce genre de filature lui rappelait douloureusement l'Irak, à un niveau moindre cependant. La poussière dans les yeux, les mines qui s'entrechoquaient, la vue d'un ami, gisant au sol et son supérieur, lui hurlant dessus. De nombreuses images du drame revenaient à elle, par flash, sans qu'elle ne soit capable de comprendre ce qui avait mal tourné. Chiles reconnaissait volontiers avoir fait une erreur. Inconsciente ou irréfléchie, voir même les deux, ce genre de maladresse était inconcevable dans un pays aussi meurtris que celui-ci. La tâche avait toujours été complexe à ses yeux : les soldats postés dans cette partie du monde revenait rarement chez eux, ou bien dans un cercueil. Durant des années, la blonde avait été persuadé que sa vie se finirait là-bas, sous des balles. Le nombre de décès augmentait un peu plus chaque jour. Combien de fois avait-il observé le corps sans vie d'un camarade se faire rapatrié aux Etats-Unis. Mourir sous les honneurs, enterrement digne d'un prince, présence d'un homme placé. Une belle mascarade pour la blonde. Le papier ne devait pas indiquer 'envoyé en Irak' mais bien 'envoyé à la mort'. Paradoxalement, cette expérience avait été la meilleure de sa vie, forgeant la femme qu'elle était devenue : forte et indépendante, capable de rester à la moindre secousse. Que serait-elle aujourd'hui sans l'armée ? Une femme des plus banales, mariée avec deux enfants ? Chiles n'avait jamais aspiré à ce genre de vie tranquille, bercée d'illusion et de problèmes aussi futiles qu'un tube de dentifrice mal fermé. Elle vivait pour l'adrénaline, pour la prise de risque, repousser ses limites et en ressortir grandi. Voilà ce qu'était une vie convenable selon elle. Voilà à quoi à chaque être devrait ressembler et non à une pâle copie d'une épouse risible.
Le regarde de Chils était rivé sur la blonde perché à côté de lui, oubliant le reste du bar. Un sourire apparu au coin de ses lèvres. Ce n'est pas un simple couple adultère qu'elle voyait en eux, mais plus des billets de banque à gogo. Incapable de faire preuve d'un minimum de compassion quant à la claque que se prendrait ce type en découvrant que sa femme enquêtait sur lui. Dans un haussement d'épaules, la blonde tenta d'imaginer la scène, presque attendrie à cette idée. Tant qu'il y aurait des maris volages, son business serait juteux et plein de vitalité. Voilà le seul point qu'il était important de prendre en compte. Reprenant ses esprits, Chiles se retourna une nouvelle fois à la remarque de son amie, visiblement exaspérée par cet inconnu trop voyeur. « Tu veux que j'aille le remettre en place de suite ? Histoire qu'il ne nous enquiquine pas le reste de la soirée ? » proposa-t-elle, simplement, bien que connaissant la jeune femme, elle finirait par l'abimer, lui faire peur et accessoirement, se faire sortir salement du bar. Comme d'habitude. Elle était le genre de personnes à déclencher les bagarres, à détériorer un lieu, à laisser parler son égo surdimensionné sans une touche de réflexion. « Présente-moi ton plan, je suis sous tes ordres ce soir. » Chiles n'avait aucun plan d'action. Sa mine ahurie traduisit rapidement ce point sombre. Dans un léger haussement d'épaules, elle fixa un temps son amie, inerte, passant d'elle à ce couple adultère. Sa réflexion ne se porta pas bien loin : elle n'avait aucune envie de mêler Arya à ses histoires, sachant qu'elle ne les cautionnait pas. Elle reprit donc un léger sourire, dégustant son verre de whisky sans ménagement. « Je vais me contenter de prendre deux, trois photos étant donné qu'il est avec sa pouf. Heureusement, sinon j'aurai dû aller vérifier ça moi même et je déteste donner de ma personne dans ce sens ! » avoua-t-elle, non sans une pointe de dégoût. Ce genre de situation lui était déjà arrivée. « Tu devrais te détendre Arya, je t'ai connu plus souriante.. »
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Lun 20 Fév 2012 - 20:33

En cette soirée si mouvementée psychologiquement pour Arya, elle avait accepté d’accompagner son amie Jenkins dans sa nouvelle mission. Sa visée était de retrouver son sourire qu’elle avait perdu depuis quelques semaines grâce à la présence de Chiles, mais les choses ne s’étaient pas améliorées. Assise sur une chaise en bois, elle se sentait prête à envoyer valser son monde en un rien de temps. Elle se voyait se lever, balancer sur l’homme qui l’alourdissait de son regard son verre de whisky, puis quitter le bar en criant un « je vous salue messieurs » théâtrale, traduisant ô combien son mécontentement. Mais une pareille chose ne devait plus lui ressembler. L'ancienne Arya aurait réagit ainsi sans même penser aux conséquences, c’est pourquoi elle devait se contenir et laisser passer cette envie soudaine de tout démolir. Le poing serré sous sa table, l’image d’Emrys se projeta dans son elle intérieure, créant une réaction étonnante puisque les traits d’Arya se ramollir, laissant apparaître son léger maquillage. Elle eut la force d’adresse à Chiles un sourire franc. « Non merci. Je connais tes méthodes et elles ne nous apporteront que des ennuis. » Elle eut un rire amusé puis se tourna légèrement vers ce couple si improbable. Aussi concentrée que possible, elle écoutait Chiles lui dire qu’elle n’avait aucun plan. Ne pas en avoir restait le meilleur plan possible, du moins pour certaines personnes et pour certains cas. Elle se mordit la lèvre inférieure, à la recherche de n’importe quel moyen de mouvementer cette soirée tout en réussissant à prendre une photo. En passant, ça lui permettrait de ne pas avoir à se justifier sur son état, c’était du donnant-donnant. « Tu permets ? J’aimerai bien mettre un peu de piquant à notre sortie entre filles, mais il va falloir que tu me donnes de ta personne. » Son sourire gentillet se transforma en un sourire pervers et elle fouilla dans son sac à main bien garni. Elle attrapa son amie par la main, la sortie en dehors du bar. Arya vérifia que les deux amants ne s’étaient pas trop éloignés. Rougissant ses lèvres à l’aide de son rouge à lèvres, elle les posa ensuite dans un coin particulier du coup de Chiles et fit en sorte que cette dernière fasse ressortir ses formes. Ravie de son travail, elle souriait d’un sourire vainqueur. « L’une des règles importantes dans ce job, toujours avoir son polaroid sur soi. » Elle sortit de son sac son nouveau joujou qu’elle s’était acheté après la soirée d’halloween, où elle avait craqué pour un appareil y ressemblant de près. Elle passa sa main en dessous du bras de Chiles et la posa sur son épaule et attrapa son autre main. Elles marchèrent vers le couple d’un pas assez vif puis elles ralentirent une fois arrivés près du couple. Avec de la chance, il n’y avait personne sur le trottoir ce qui tombait à perfection. « Bonsoir, excusez nous du dérangement mais pouvez-vous nous prendre en photo ? » Arya eut un sourire persuadeur et tendit l’appareil dans les mains de l’homme. Elle serra son étreinte autour de la taille de Chiles. « Merci beaucoup. Attendez, pour vous remercier nous allons vous prendre en photo. » Sans même prendre en compte leur avis, Arya recula pour prendre un peu plus de lumière et appuya sur le bouton. La photo apparut, elle leur tendit la photo puis les remercia. Elle finit par tourner les talons.
A quelques pas, elle se décolla de Chiles et prit soin de lui effacer la trace de rouge à lèvres dans son cou. Sentant qu’elle doutait, Arya la rassura. « Tu penses vraiment que je les ai laissé filer sans preuve ? » Elle était fière d’elle, mais redoutait tout de même la réaction de Chiles. Mais peu lui importait, elle s’était amusée (et espérait qu’elle aussi) et la mission était réussie. « Il y a une carte dans mon bijoux qui garde toutes les photos en mémoire. » Elle lui tendit la carte mémoire en question. « Voilà qui est fait. » Elle sourit et referma son gilet, un petit vent frais venant de se lever.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Sam 25 Fév 2012 - 22:51


« Non merci. Je connais tes méthodes et elles ne nous apporteront que des ennuis. » Certes. Chiles se souvint subitement de son arrivée prématurée à Ocean Grove il y a de ça deux mois. Sa première soirée passée dans un pub avait été fort intéressante. La blonde avait réglé son compte à un petit con qui avait la langue bien pendue. Elle lui avait salement éclaté la tête sur le bar avant de s'en aller tranquillement. Effectivement, sa réaction avait été légèrement excessive, elle en convenait désormais, cependant il l'avait largement cherché. D'ailleurs, à y repenser, il lui semblait que ce petit mexicain, brésilien ou peu importe sa nationalité, ne vivait plus dans le coin depuis. L'avait-elle fait fuir ? Si c'était le cas, elle n'en restait pas moins très fière d'avoir cette capacité. « Tu permets ? J’aimerai bien mettre un peu de piquant à notre sortie entre filles, mais il va falloir que tu me donnes de ta personne. » Étonnée, Chiles arqua un sourcil, sceptique quant à son idée de pimenter la soirée. Sa seule pensée fut d'imaginer son amie remuant ses fesses sur la table. La seconde fut la croire capable de s'allonger sur le bar, de la vodka dans le nombril. Finalement, la blonde était dans le faux total puisque Arya l'entraîna bien vite dehors. Chiles resta muette, toujours intriguée, fixant la brune comme pour obtenir une réponse. Celle-ci se mit à la tripoter, déposant du rouge à lèvres dans son cou. Mais dans quoi était-elle tombée ? Incapable de faire le moindre commentaire, elle se laissa faire telle une poupée désarticulée. Après tout, elle avait confiance en elle. Suivant à nouveau son amie, elle l'observa du coin de l'oeil, affichant une moue mi-provocatrice, mi-fière, reportant désormais son attention sur le dit couple adultère. L'homme, de près, la dégoutait encore plus, tant il semblait être un cliché ambulant. Quant à sa compagne d'un soir, ses pensées à son égard furent automatiquement vulgaires. Obéissante comme jamais, Chiles se prêta au jeu, suivi Arya du regard et joua la potiche 'bonasse' de service comme une reine, pigeonnant son décolleté comme jamais. Après tout, elle avait des atouts, autant les utiliser à bon escient. A peine cette petite scène terminée, elle allait émettre un petit bémol mais Arya la prit de cours. « C'est officiel, je suis si fière de toi. » lança-t-elle en passant son bras autour de ses épaules, serrant la brune contre elle. « Non, vraiment, tu serais parfaite dans ce métier. Si un jour tu veux changer, préviens moi qu'on ouvre un cabinet. » reprit-elle, se faisant déjà des plans sur la comète. Arya ne portait pas les mêmes idéaux qu'elle, donc cette idée, bien qu'intéressante, était totalement à exclure. C'est la raison pour laquelle Chiles afficha une légère moue. « Ou si jamais tu as envie de retenter ce genre d'expérience. Tu serais tout aussi parfaite sous mes ordres pour d'autres soirées. » Souriante et maligne, elle saisit la carte mémoire qu'elle fourra dans son décolleté. Elle relèverait la photo une fois chez elle et ne cesserait surement de penser à la prestation d'Arya, qu'elle croyait incapable de faire ça. « Tiens, prend ça, je crois que tu le mérite. » Elle stoppa un serveur qui parait à l'autre bout du bar afin d'honorer une commande. Sans demander la permission, Chiles saisit les deux verres, en tendit un à son amie et termina l'autre d'une traite. Un remontant bien mérité. Demain, elle aurait son petit chèque. Essuyant sa bouche d'un revers de la main, elle reposa le verre sur la plateau puis tapota l'épaule du petit serveur, visiblement exaspéré. Elle n'en avait strictement rien à faire. « Je crois qu'on a fini, on est plus obligé de rester là. » proposa-t-elle, alors, sans réellement savoir ce que le reste de la soirée lui offrirait.
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Message(#) Sujet: Re: it's overwhelming, but what else can we do? Mar 28 Fév 2012 - 18:49

Généralement, ses missions étaient toujours organisées jusqu'au moindre détails. De la personne qui intercepterait le coupable aux chaussures portées par les agents sur le coup, tout était calculé de telle sorte à ce que tout soit impeccablement contrôlé, pour mieux prévoir au cas où les choses tournerait mal. Pourtant, cette petite démonstration donna une nouvelle impression à Arya qui se voyait surprise d'elle-même face à cette spontanéité et à sa capacité de trouver une solution. Et ce fut avec un sourire précis, témoin de son réjouissance, qu'elle se retourna vers Chiles, tenant du bout des doigts une carte mémoire. Et c'est alors qu'elle se senti revenir et qu'un brin de joie s'empara d'elle, une fois que les bras musclés de son amie l'entoura. Posant sa tête sur son épaule et accompagnant son geste en tapota sur son dos, Arya se plut à recevoir les compliments que suivirent cette embrassade. Elle fut ravir de savoir que Chiles pouvait s'imaginer monter une affaire avec elle, car c'était toujours bon à savoir. Si jamais les choses tournaient mal pour elle, elle pourrait toujours se tourner avec ça et puis c'était parfait comme couverture : mieux vaut être détective privé plutôt qu'agent spécial d'une entreprise privé luttant contre les terroristes. Non, cette idée était décidément un trésor dont Arya aurait certainement l'occasion de se servir. Acceptant volontiers la coupe que lui présenta Chiles, elle l'avala d'une traite. « Je vais rentrer, Chiles. C'était super, mais j'ai besoin d'une douche et d'un peu de sommeil, si cette grognasse de Morphée veut bien m'accepter. » Offrant ses dents blanches comme réaction, elle posa un baiser sur la joue fraîche de la jeune détective. En effet, depuis ce drame qui l'avait plongé dans une humeur constamment morose, Arya prenait de plus en plus de peine à s'endormir le soir et elle se retrouvait régulièrement sur son canapé, à attendre que le jour se lève sans pouvoir faire quoi que ce soit. Elle attendait, le regard fixé sur un point au loin (une photo posée sur le meuble de la télé), une couverture comme seul émetteur de chaleur. Alors, elle se disait qu'après une soirée si mouvementée et riche, il y aurait bien plus de chance qu'elle puisse dormir, même quelques heures. « Bonsoir mesdemoiselles, ça vous dirait de... » Une voix d'homme apparut derrière Chiles et alors qu'il bloquait son regard sur celui d'Arya, celle-ci le dévisagea. « Tu t'en occupes s'il te plaît ? » dit-elle en lui offrant un sourire figé. Elle posa derechef un baiser sur les deux joues. « Tu m'appelles ? J'ai une nouvelle recette anglaise qu'il faut à tout prix tester. » Bien évidemment, elle s'adressait à la belle blonde et non au quinquagénaire qui semblait avoir été oublié de la scène. Arya tourna les talons puis tourna à la première rue, laissant derrière elle l'homme qui la pressait de son regard quelques minutes auparavant. Chiles savait ce qui lui restait à faire, pourvue qu'elle ne soit pas trop brutale... au pire il finit le nez en sang, au mieux dans son lit. Bref, du Chiles Jenkins.

- SUJET TERMINÉ
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