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 lay it all on the table (ollie)

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✽ if firefighting was easy, cops would do it.

Tommy Winters

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Message· · Sujet: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyMer 1 Mai - 22:04

tell me you hate me, just tell me something, lay it all on the table
'cause sooner or later, it's back again. i know that i messed up, no misunderstanding
but i need you to blame me 'cause your silence won't make me a better man.

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@oliver winters - 5 mai 2019


Le noeud qui s'était formé au creux de son ventre ne faisait que se resserrer à mesure que les heures s'écoulaient et le rapprochait du moment fatidique, lui donnant la nausée. Hier, une autre dispute avait éclaté entre Ollie et lui - celles-ci se faisaient de plus en plus fréquentes, à son grand dam - et Tommy avait une nouvelle fois eu à entendre de la bouche du cadet qu'il n'avait pas de parents, que si lui avait été présent, il ne remplaçait pour autant pas un père et devait cesser de se prendre pour tel. Le fait qu'Oliver soit convaincu qu'aucun de ses parents n'avaient voulu de lui et l'avait exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines, avait forcé l'ainé à prendre sa décision : il devait lui parler. Quelle que soit les retombées de cette conversation qui, il le savait, seraient lourdes, Tommy ne pouvait plus cacher la vérité, bien protégée depuis près de seize années, à Ollie. La peur de le voir lui tourner le dos et ne jamais lui pardonner n'avait fait que grandir avec les années, au point que sa résolution de lui expliquer dés qu'il serait en âge de comprendre s'était doucement volatilisée, s'enfonçant un peu plus chaque jour dans ce mensonge dont il ne parvenait pas à se libérer. Tommy ne voyait pas comment, après autant d'années, Oliver pouvait lui pardonner de n'avoir rien dit. Chacun des scénarios qui prenaient place dans son esprit finissait pire que le précédent. Si la réaction d'Oliver face au secret qu'Inej avait gardé auprès de Zoya lui avait donné un peu de courage il y a quelques secondes, le décidant à moitié à parler, le pompier s'était aussitôt dégonflé en constatant leur relation déjà sur le fil à l'heure actuelle.

A présent au fin fond de la forêt, dans laquelle ils s'étaient tout deux enfoncés au cours de la journée, Tommy ne se sentait pas plus prêt à parler que la veille. C'était pourtant pour cette raison qu'il avait embarqué et isolé Oliver, sans réellement lui laisser d'autre choix que de le suivre, malgré les vaines tentatives du cadet pour rester à Windmont Bay. A défaut d'avoir eu le mot de la fin, ce dernier n'en avait prononcé que très peu à l'égard de son ainé, qui n'était pas parvenu à alléger l'atmosphère entre eux pour ouvrir la porte à cette conversation. « Ça fait combien de temps qu'on était pas parti, juste tous les deux? » La tente maintenant plantée, il s'installa sur une des chaises de camping, puis tourna la tête vers Ollie et lui adressa un sourire forcé, ne parvenant pas vraiment à faire mieux. Tommy stressait rarement. Le pompier avait cette faculté de tout prendre à la légère, les bonnes choses comme les coups dures, mais la conversation qui l'attendait était sans doute la plus difficile qu'il aie eu à avoir dans sa courte vie, et l'atmosphère déjà palpable n'aidait absolument pas. « Tu peux lâcher ton téléphone pour la soirée, y'a zéro réseau ici. » Ou peut-être que l'avoir en main n'était-ce qu'une excuse pour ne pas avoir à lui adresser la parole, ce dont le (nouveau) trentenaire était bien conscient. Peu importe la façon dont Tommy tournait ça dans son esprit, aucune phrase ne semblait appropriée pour amener le sujet sur la table en douceur, le terrant tantôt dans le silence, tantôt dans des banalités qui n'allaient qu'énerver un peu plus le cadet. Son fils.

« Tu le penses vraiment, quand tu dis que personne n'a jamais voulu de toi? » Après un bonne inspiration, il balança sa question sans plus y réfléchir, pinçant les lèvres en reportant son attention sur Oliver. Si l'on en oubliait ce qu'il s'apprêtait à lui révéler, Winters n'avait jamais eu conscience de ce sentiment d'abandon chez Olivier qui, jusqu'il y a peu, ne mentionnait les parents plus que nécessaire. Ils avaient tous appris à vivre sans et Tommy oubliait parfois que s'il parvenait à se passer sans mal de leur présence - bien plus gérable que leur absence -, ce n'était peut-être pas le ressenti général.

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyLun 17 Juin - 11:18

Oliver ne savait pas pourquoi il avait accepté. Enfin « accepté » était un grand mot, puisqu’il s’était plus senti forcé d’accompagner Tommy dans ce weekend camping qu’invité à le faire. S’il avait essayé de lui tenir tête dans les débuts, il avait fini par retomber dans ses éternels travers qui consistaient à être incapable de dire non, et de se faire entraîner dans les plus belles galères bon gré mal gré. Pourtant, dans son jeune âge, il avait été intéressé par les sorties familiales en forêt ; même s’il n’était pas le plus débrouillard ni le plus manuel de la bande, il avait appris très tôt à monter une tente et à rassembler du petit bois pour le feu de camps. Cet après-midi-là avait une toute autre saveur, hélas, et l’insouciance de son enfance semblait s’être atténuée jusqu’à ne former plus qu’une infime braise rougeoyante dans le foyer qu’était sa vie. Ses amitiés s’étaient renforcées au détriment de son instinct familial, qui allait decrescendo depuis plusieurs semaines – ou bien était-ce plusieurs mois ? – et il avait la sensation de ne plus suivre les allers et venues de ses paires, comme si les Winters ne possédaient plus qu’un nom en commun. Sa concentration était divisée entre savoir où poser les pieds pour éviter les crottes de biches ou les fourmilières et la conversation de groupe avec ses amis du lycée, ce pourquoi il ne répondit pas immédiatement à son grand frère lorsque ce dernier daigna enfin ouvrir la bouche pour s’adresser à lui. Pour la défense du pompier, l’expression d’Ollie n’était guère engageante depuis leur départ du domicile familial, et ce en dépit de ses traits très doux voire enfantins pour un adolescent de son âge. Il poussa un long soupir de lassitude tandis qu’il rangeait dans la poche de son jean sa seule échappatoire à l’atmosphère lourde de cette sortie entre frères. Il ne comprenait toujours pas pourquoi Tommy avait tenu à l’amener dans ce trou perdu alors que leurs relations n’étaient pas au beau fixe. Ils avaient connu des hauts et des bas, depuis une année, et les campings étaient normalement réservés à des moments de communion et de liesse. « C’est toi l’adulte, non ? La question serait donc depuis combien de temps tu ne m’as pas invité à passer du temps avec toi, juste tous les deux…, » répondit-il enfin, à l’interrogation rhétorique qu’il avait fait mine d’ignorer plus tôt.

Il donna un coup de pieds dans un caillou qui tapa dans le tronc d’un arbre avant de venir prendre place sur un siège, à côté de Tommy mais à une distance suffisamment raisonnable pour ôter toute forme d’intimité au moment. Au moins, la séparation entre eux justifierait le haussement de sa voix s’il venait à perdre à nouveau patience face à lui. La seconde question du pompier ajouta au poids qu’il portait sur sa poitrine et l’adolescent grimaça en détournant le regard. « Les faits sont les faits, ce n’est pas moi qui m’imagine ça. » Il n’avait pas franchement envie d’avoir cette conversation, pas alors qu’il se sentait mal et que ses poussées d’hormones le faisaient s’énerver plus facilement que d’ordinaire. L’Oliver patient et attentionné lui apparaissait si lointain, parfois, alors qu’au fond il n’avait pas l’impression d’avoir tant changé que cela. « Je n’ai jamais eu de père ou de mère qui m'ont regardé comme l’un de leurs enfants. » Ses yeux marron s’embuèrent de larmes et il renifla bruyamment pour essayer de les chasser. Il n’allait pas se mettre à chialer comme ça, alors qu’ils n’avaient échangé que deux paroles depuis douze heures ? « Chase et Lydia sont beaucoup plus problématiques que moi, et pourtant ils ont droit à de l'attention ! Tu peux me dire ce que j'ai fait, moi, pour ne pas avoir droit au strict minimum de l'amour parental ? D'avoir ne serait-ce qu'un parent et pas que sur papier ? » Il n'avait pas l'impression de réclamer la lune, il souhaitait juste savoir pourquoi il était ainsi le pestiféré de la famille alors qu'il vivait dans la bienveillance la plus totale, au moins autant que Beth qui elle possédait une mère, aussi impossible à vivre fut cette dernière.

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyJeu 4 Juil - 20:47

Tommy n'avait jamais été de ceux qui tourne autour du pot pendant de longues heures avant d'en arriver à dire ce qui devait être dit, là où il souhaitait en venir. De but en blanc, l'ainé ne réfléchissait pas à deux fois - tant en privé qu'au boulot - pour livrer le fond de sa pensée, regrettant parfois (souvent) de ne pas avoir peser ses mots ne fus-ce que quelques secondes avant de les envoyer à la figure de quelqu'un. Le pompier ne voyait souvent pas l'intérêt de prendre des détours, quand le plus simple était dans venir aux faits. Dans l'absolu, c'était facile vu comme ça. Dans la réalité - et surtout dans la situation actuelle - rien ne lui semblait plus juste "simple". Dans quoi s'embarquait-il, à révéler tout ça après quinze années de silence ? Au delà de la déception, certaine, d'Ollie, est-ce que ce dernier finirait par le détester et se détourner de lui, comme ses parents avaient pu le faire alors que Tommy n'était encore qu'un gamin ? Si le pompier savait qu'il prenait la bonne décision, tout du moins l'espérait-il, en partageant ce secret qui appartenait au cadet autant qu'à lui, il savait aussi qu'il balançait un pavé dans la marre et que rien en serait jamais plus pareil. Dans aucun des scénarios qui se jouait dans son esprit, Ollie et lui se rapprochaient après coup. Alors à quoi bon ? quel était le but derrière son honnêteté, à part briser ce qu'il restait de la famille Winters, dont les murs semblaient s'effriter un peu plus jour après jour depuis des mois ? Tommy poussa un soupire, ne pouvant se retenir de rouler des yeux à la réflexion d'Oliver - il avait garder ce réflexe de l'adolescence, cachant difficilement ses émotions. Tommy était un livre ouvert pour quiconque le connaissait un minimum, avec écrit en long et en large d'humeur dans laquelle il se trouvait sur le moment présent. « Faut dire que ta présence n'est pas la plus agréable, en ce moment. » Il signala, à la fois blasé et décontenancé par la répartie du plus jeune, à laquelle il n'était pas habitué. Tommy aurait du la fermer. Tout faire pour apaiser Ollie, avant d'en venir à leur conversation, plutôt que d'entrer dans son jeu d'adolescent dont l'unique but était de le provoquer - et autant dire qu'il savait sur quelle corde tirer pour l'avoir.

Ollie pris place " à côté de lui ", pas plus ravi que la veille par cette escapade improvisée, Tommy venant arqué un sourcil lorsqu'il lui répondit. Pour lui, l'absence des parents avait surtout été difficile à gérer financièrement, psychologiquement, mais sans doute que le fait de se sentir débordé avait atténué le manque d'amour, qu'un parent était supposé apporter. S'il regrettait d'avoir eu à faire preuve de maturité si jeune, Tommy n'avait pas eu le temps de ressentir ce manque et oubliait parfois qu'ils n'étaient pas tous battis pareils. Que s'il le vivait, dans son cas, plutôt bien, ce n'était pas forcément le cas des autres membres du foyer. « J'étais là, moi. » Il glissa son regard vers Ollie, son coeur se serrant un peu plus en voyant les yeux embués de son fils. Tommy avait, irrévocablement, fuit pas mal des responsabilités qui venaient avec le fait d'être parent, mais il avait eut l'impression d'être présent malgré tout et comprenait difficilement que l'amour qu'il aie pu lui apporter, à Ollie comme aux autres, soit différent parce qu'il ne s'était pas collé ce titre sur le front. Quelle différence, réelle, cela aurait-il fait de savoir ? « Parce que tu penses que c'est mieux, pour eux, d'avoir de l'attention par intermittence? » Quand Rosie décidait qu'elle allait se reprendre en mains et venait les coller au basques quelques semaines, parfois quelques mois, ravivant les espoirs de tout le monde, avant de disparaître à nouveau pour ne les laisser qu'un peu plus déçus qu'au préalable? Sa question était sincère, son ton calme et plat, ne souhaitant pas défendre la position de qui-que-ce-soit dans la famille. Chacun d'eux avait son lot de peine, à différent niveau. « Je sais que ça n'a pas toujours été le cas cette dernière année et que je suis loin d'être parfait dans ce rôle, mais j'ai fait de mon mieux depuis ta naissance pour que tu aies une figure parentale. » Il n'avait pas été irréprochable, bien loin de là, mais Tommy avait essayé de ne pas reproduire le schéma offert par ses propres géniteurs, cherchant à trouver un équilibre entre sa présence à la maison, les heures de boulot et sa vie d'adolescent qu'il avait essayé de ne pas complètement abandonné à l'époque, ne refusant pas toujours une soirée même si cela voulait dire laisser les plus jeunes sous la surveillance d'une voisine quelconque pour quelques heures.

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyLun 8 Juil - 19:59

Le cadet des Winters avait-il mérité cet acharnement de la part du grand frère, de celui qui tenait jusqu’alors les rênes de la maisonnée, faute d’autorité parentale digne de ce nom au sein de leur foyer ? Certes, Oliver n’avait pas été l’enfant modèle auquel il avait habitué la fratrie, mais il n’était pas pour autant devenu un adolescent rebelle qui passait son temps à insulter ses aînés et à traîner avec des loubards jusqu’à des heures indues. Son pire affront devait être sa nouvellement trouvée propension à rétorquer des paroles cinglantes lorsqu’il se sentait attaqué ; et même là, il n’avait que rarement un mot plus haut que l’autre et peu de gros mots franchissaient ses lèvres. Il se mordit l’intérieur de la joue avec férocité, ce qui le fit grimacer, pour se retenir de répondre avec aigreur que Tommy n’avait aucune raison de se plaindre, qu’il avait face à lui un adolescent à qui les hormones retournaient la tête et l’estomac mais qui prenait sur lui la plupart du temps pour, justement, ne pas emmerder le monde. Le pompier n’avait aucune idée des tourments intérieurs qui consumaient son cadet, car ce dernier se fermait comme une huître, ne faisait part de ses problèmes qu’à un cercle très fermé d’amis – entendez « Zoya et seulement Zoya » - et se débarrassait de ses complexes sitôt la porte du domicile familial franchie. Même les guéguerres entre frères s’étaient atténuées, non pas parce que les deux garçons s’étaient calmés, mais parce qu’Oliver prenait sur lui de ne pas lui rentrer dans le lard – il n’aurait pas fait le poids, de toute manière, et il préférait ne pas avoir peur de s’endormir dans son lit le soir, quitte à passer certaines choses déplaisantes à Chase. Si quelqu’un s’était attardé et lui avait posé la question « tout va bien dans ta vie, Ollie ? » nul doute que ce dernier aurait répondu par la négative, en se retenant pour ne pas fondre en sanglots devant son interlocuteur. Même si un petit gars de bientôt quinze ans ne devait pas pleurer, ça faisait mauvais genre, auraient argumenté ses compagnons d’école.

Oliver n’avait jamais été sous le joug de cette « masculinité toxique » qui inculquait aux gamins que le rose, les licornes et les sautes d’humeur étaient pour les filles, tandis que le bleu, les voitures et les tapes dans le dos pour les garçons. Il n’éprouvait aucune honte à extérioriser ses émotions ou à étreindre ses proches, quel que fût leur genre. Ses émotions, d’ailleurs, il les portait à fleur de peau ce soir-là, et elles le faisaient frissonner, dévoilant une fine couche de chair de poule sur ses bras. « De l’attention, même temporaire, reste de l’attention... » Il aurait rêvé à un seul instant passé contre le sein maternel, dans un câlin chaleureux durant lequel il aurait pu s’enivrer de la présence de celle qui l’avait porté neuf mois durant. Au lieu de cela, il n’avait qu’un acte de naissance flou et mensonger. Et un frère. Il n’avait, en temps normal, pas grand-chose à reprocher à Tommy, ce dernier avait toujours fait de son mieux pour tenir à bout de bras un foyer explosé et explosif, reléguant bien souvent sa propre vie privée en second plan. Ollie avait été témoin de cela, il avait fait de son mieux pour le soulager dans les tâches quotidiennes, épaulant Bethany qui faisait elle aussi tout son possible pour organiser cette maison qui ressemblait souvent davantage à un asile de fous. Les mâchoires enclenchées par la colère, il serra ses bras autour de lui et secoua la tête. « Tu es mon frère, tu n’es pas, et tu n’aurais jamais dû être, une figure parentale pour moi ! » Une larme roula sur sa joue. « Tu as été un grand frère exemplaire, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui si tu ne m’avais pas élevé, et je vous aime tous plus que ma propre vie... » Un silence passa, durant lequel il réfléchit à la tournure de la bombe qu’il s’apprêtait à lâcher. « Mais, parfois, je me dis que tu aurais dû les laisser m’emmener. Tu aurais eu une bouche de moins à nourrir, et j’aurais pu avoir une vraie famille, avec des parents qui m’auraient désiré et aimé... » Sa voix, rendue déjà rauque par la poussée d’hormones, était plus grave qu’à l’accoutumée. Il glissa son avant-bras sous ses yeux pour tenter d’effacer les traces humides qui s’y accumulaient. « C’est horrible ce que je dis, excuse-moi, Tommy... Je suis fatigué et je n’avais pas envie de venir camper... »

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Dernière édition par Oliver Winters le Mar 27 Aoû - 10:37, édité 1 fois
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Tommy Winters

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyJeu 22 Aoû - 22:11

Tommy avait su, à l'instant où il avait pris la décision de tout révéler à Oliver, que la conversation serait probablement la plus difficile à avoir de son existence. A côté, sa rupture avec Shiloh une année plus tôt semblait presque facile, alors que jusqu'ici, le pompier se disait que ça avait été les pires minutes de sa vie. S'il n'en parlait jamais, que la page avait été tournée - avant même de lui en parler, si on restait honnête -, Winters ne s'en voulait pas moins de l'avoir blessée, elle qui s'était toujours montrer présente pour lui. Dans un immonde idéal, il aurait gardé la jeune femme à ses côtés comme une de ses amies les plus proches, mais c'était impossible. Elle le détestait, et avait bien raison de le faire. Dans un monde idéal, Ollie lui pardonnerait d'avoir cacher la nature du lien qui les unissait, se sentirait un peu plus complet une fois qu'il détiendrait la vérité... mais Tommy savait d'avance que ça n'arriverait pas. Il était incapable de se faire une idée de sa réaction, mais celle-ci serait forcément négative, sans doute même violente. Il déglutit à cette pensée, reportant son attention sur l'adolescent. Quinze ans. Comment avait-il pu garder tout ça pendant autant de temps, pour lui? La plupart du temps, le trentenaire n'y pensait même pas, ayant pris ses habitudes dans son rôle de grand frère. Puis, certains jours, la réalité le frappait pour le laisser en panique complète à l'idée de lui parler. Il finissait bien souvent par se dire que ce jour ne viendrait jamais, qu'il était à présent trop tard pour l'ouvrir, mais son fils exprimait souvent son manque de parents ces derniers temps et Tommy ne souhaitait pas le voir grandir avec cette idée, que personne n'avait voulu de lui. « De l’attention, même temporaire, reste de l’attention... » Mâchoire serrée, il fixa un cailloux non loin de son pied droit pour ne pas réagir, n'étant pas d'accord avec l'opinion de son fils. Toute la famille se serait bien mieux portée si Rosie avait choisi de disparaître pour ne jamais revenir, s'ils avaient pu faire une croix sur elle, sur leurs pères respectifs, sans rester dans l'espoir qu'un jour, peut-être, ces "parents" réalisent enfin le rôle qu'ils étaient supposés tenir à leurs côtés. La suite le blessa, plus qu'il ne l'aurait pensé. Tu n'as pas été une figure parentale. Sans le titre de père, le pompier avait tenté d'être cette figure parentale dont les plus jeunes avaient besoin, histoire d'avoir un semblant d'équilibre dans leur famille dysfonctionnelle. Entendre son propre fils lui dire qu'il avait faillit l'être, malgré ses efforts, laissait un énorme trou dans sa poitrine. L'impression d'avoir échoué de A à Z avec eux tous, lorsque Tommy avait cru s'en sortir pas trop mal ces dernières années, si l'on comparait à la galère dans laquelle ils s'étaient retrouvé lorsqu'il était encore adolescent. Le brun encaissa la suite sans broncher, désireux de ne pas couper l'adolescent qui se confiait rarement autant à lui. « C'est pas le fait d'avoir un père et une mère qui font d'un foyer une famille. » Il murmura, dents plantées dans ses joues. Malgré tous les soucis qu'ils avaient pu causer, malgré l'envie de claquer la porte un nombre incalculable de fois, Tommy n'aurait changé sa famille pour rien au monde. Les Winters faisaient de lui ce qu'il était aujourd'hui, c'était sa petite meute avec laquelle il avait grandit, la certitude que rien ne pourrait se mettre entre eux. Aussi peu conventionnelle soit-elle, ils formaient une famille. Aujourd'hui, dans les paroles d'Ollie, ces illusions volaient en éclat pour ne laisser que la réalité à Tommy : ils étaient brisés. « Je t'aime plus que tout, Ollie. Pour rien au monde je ne reviendrais sur la décision de te garder. » Même s'il avait, à l'époque, tenté de résonner sa petite amie pour qu'elle avorte, leu évite bien des problèmes et ne fasse surtout pas d'un malheureux. « Tu n'étais peut-être pas voulu dans un premier temps, parce que personne n'avait l'âge ou la stabilité de t'offrir ce que tu mérites, mais à la seconde ou j'ai posé les yeux sur toi, j'ai su que t'avoir dans ma vie serait la meilleure chose qui puisse m'arriver. » Malgré les sacrifies, malgré les galères. Alors oui, sans doute s'était-il montré complètement égoïste d'offrir un foyer instable à ce gamin, lorsqu'il avait eu le choix de le remettre au système en priant qu'une famille veuille de lui et chérisse sa venue, mais Tommy n'avait pas envisagé cette option une seule seconde. C'était son sang qui coulait dans les veines de ce bébé, et l'idée même qu'on puisse les séparer lui était insupportable. Inspirant profondément, Tommy leva les yeux vers le ciel, priant tous les dieux - auxquels il ne croyait pas - d'être avec lui pour la suite. « Ta mère venait d'avoir seize ans lorsqu'elle a découvert qu'elle était enceinte, j'en avais quinze... C'était logique, pour nous deux, qu'elle avorte. On avait par l'argent ni l'âge de gérer un nourrisson, on était même pas ensembles. » Il déglutit, sachant que peu importe à quel point Oliver était abasourdi, il devait déjà avoir compris la suite. « Elle a refusé que je l'accompagne à la clinique, a disparu de la circulation et sept mois plus tard, tu étais laissé sur le pas de la porte. » Marquant une pause pour inspirer profondément et ne pas laisser les larmes le gagner, Tommy se refusa à tourner la tête vers Ollie, de peur que ce qu'il lise dans son regard l'empêche d'arriver à bout de sa révélation. « Je n'ai peut-être pas eu le choix, mais je t'ai aimé dés que tu es entré dans ma vie, Ollie... Je m'en suis voulu d'avoir pensé à me débarrasser de toi avant même de te connaître. » La respiration saccadée, l'ainé s'osa enfin à affronter le regard de son fils, dont il venait de retourner l'existence en quelques mots. « J'ai échoué lamentablement dans tous les rôles, mais tu as un père... » Joignant ses mains pour en cesser les tremblements, le pompier s'interdit de détourner le regard, malgré la crainte de la réaction qui viendrait une fois que toutes ces informations seraient enregistrées.

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyMar 27 Aoû - 12:22

A cet instant précis, Oliver ne ressentait pas particulièrement le besoin de recevoir des leçons de vie de la part de son aîné. Il subissait déjà l’environnement de la forêt qu’il jugeait à la limite de l’hostile ainsi que l’agacement qu’il éprouvait à l’égard de Tommy, pour une raison qui lui échappait peu à peu mais qui ne tarderait pas à revenir, il pouvait le sentir. Il posa, dans un geste instinctif, ses mains sur ses oreilles, pour ne plus avoir à entendre davantage de discours moralisateurs, mais fut arrêté par la déclaration solennelle, mignonne et inattendue. Malgré ses propos larmoyants dictés par une fatigue émotionnelle avancée – l’année avait été rude pour lui, il en ressentait maintenant les effets – lui non plus ne se visualisait pas au sein d’un autre foyer. Il entrouvrit les lèvres, interloqué par un détail dans les propos de son frangin. Personne n’avait l’âge ou la stabilité ; son père hypothétique, pourtant, avait l’âge d’avoir eu plusieurs rejetons avant lui, même s’il devait avoir bien évidemment abandonné tout le monde à un moment ou à un autre. Quant à sa mère, pour le peu – entendre « le rien » - qu’il savait d’elle, il s’imagina une jeune femme paumée tombée dans les griffes d’un sale type qui avait profité d’elle, et cela lui brisa le cœur. Il ignorait que son organe vital s’apprêtait à recevoir un choc plus violent encore. Un cours de mathématiques sur les dérivés et les exponentielles aurait fait plus sens dans sa petite tête brune que les propos qui s’échouaient hors de la bouche du pompier. Les lèvres toujours entrebâillées, il écoutait sans comprendre, il fixait sans voir, il entendait sans réaliser. Un frisson lui parcourut l’ensemble du corps, partant de la plante de ses pieds, terminant sur le sommet de son crâne sur lequel sa tignasse sembla se dresser l’espace d’un quart de seconde. Tu as un père. Tu as… un père…

Abasourdi, choqué, renversé, aucun qualificatif n’était suffisant pour décrire l’état dans lequel il se trouvait. Il n’était plus en mesure de réfléchir à des pensées cohérentes, encore moins  de former des mots sensés, ce fut par conséquent un cri, de frustration, de surprise, d’incompréhension, qui résonna dans la forêt. Son écho effraya une nuée d’oiseaux qui s’échappa des arbres au-dessus de leurs têtes. « Non, » hurla-t-il, avant de le répéter, à voix basse, car l’effort sembla lui avoir rompu les cordes vocales : « Non… » Les quelques larmes qu’il avait versées jusqu’à présent laissaient désormais place à un véritable torrent qui lui brouillait la vue, tous ses membres tremblotaient car ses forces lui faisaient défaut, c’était comme si son énergie vitale s’était envolée en même temps que les moineaux. L’espace d’un instant, il fit un retour en arrière, se revit lors de la soirée d’Halloween, sauf que cette fois c’était lui à la place de Zoya, et enfin il avait un aperçu de la douleur qu’elle avait ressentie cette nuit-là. Si la rouquine avait pu se faire à l’idée lorsqu’elle avait découvert d’elle-même ce secret, aucun indice n’avait permis à Ollie de se préparer psychologiquement à recevoir la même information. Une peur panique s’empara de tout son corps et il tourna sur lui-même, à la recherche d’une échappatoire, d’un moyen de fuir à grandes enjambées ce lieu maudit, rempli de l’atmosphère mensongère mise en place par Tommy. Mais il était coincé. Il était contraint d’aller à la confrontation. « J’espère que tu te sens noble… de m’avouer ça comme ça, » hoqueta-t-il, avant de prendre de profondes inspirations pour tenter de recouvrer un semblant de calme. Les propos suivants sortirent donc de manière plus fluide, en dépit de quelques tremolos : « Tu as eu quinze ans et des centaines d’occasions de m’annoncer ça, mais tu décides de me kidnapper et de m’enfermer à ciel ouvert pour me balancer ça ? Ce n’est pas juste. » Le discours de l’aîné Winters tournait et retournait dans sa cervelle. « Tu voulais te débarrasser de moi… » Il eut un rire jaune qui se transforma en nouvelle rafale de larmes. Il renifla pour la énième fois au cours des dix dernières minutes écoulées et secoua vigoureusement la tête de gauche à droite. « Tu peux dire ou faire tout ce que tu voudras, mais tu n’es pas mon père. Le sang en commun qui coule dans nos veines ne fait pas de toi un père. En tout cas, pas le mien. » Ç’aurait été trop facile de s’en sortir de la sorte. Il était un bébé non désiré, un avortement manqué, un nourrisson abandonné, c’était beaucoup trop pour une seule soirée. Apprendre que ses deux parents étaient morts peu de temps après sa naissance aurait sans doute été moins douloureux pour lui. Il releva un regard vitreux, bien que déterminé, vers le menteur professionnel, pour soutenir son regard qui était désormais celui d’un étranger. « Je veux rentrer. » Il ne s’imaginait pas passer une minute de plus en tête-à-tête avec lui. Et, à nouveau, son cœur se fissura et une douleur inimaginable pesa dans sa poitrine, lorsqu’il mit en paroles le sentiment qu’il ressentait au même instant : « Je te déteste. »

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Tommy Winters

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyDim 15 Sep - 16:48

Indirectement, Tommy avait espéré que la révélation d'Inej sur le lien qui l'unissait à Zoya aurait pu mettre Oliver sur la piste. Lui encrer la possibilité dans la tête, afin que le choc soit moins brutal à encaisse lorsque, enfin, l'ainé déciderait lui dévoiler la vérité. Il n'en était rien, Ollie étant à des années lumières d'imaginer qu'il aie pu lui mentir pendant si longtemps, sur un sujet que Tommy savait si sensible pour l'adolescent. A cet instant, Tommy aurait donné tout ce qui était en sa possession pour revenir quelques années en arrière, prendre le temps de s'asseoir avec un Oliver âgé de cinq, peut-être six, ans pour tout lui expliquer. Le cri qui sorti des cordes vocales de son fils lui glaça le sang, laissant le pompier pétrifié et incapable de bouger malgré la panique qui s'emparait un peu plus de lui à chaque millième de seconde qui s'écoulait. Il allait le perdre. Perdre leur complicité - qui s'était évaporée cette dernière année -, perdre sa confiance, et ne pourrait jamais revenir là dessus. Il allait le perdre, définitivement. « Je voulais m'assurer que personne ne puisse interférer. » Tommy murmura dans un souffle à peine audible, l'isoler étant une des rares décisions qu'il ne regrettait pas -encore. Il avait espéré que la tension redescende un peu entre eux avant qu'il n'en vienne à lui parler, mais continuait de penser que les forcer à aller à bout de cette conversation, sans que personne ne puisse sans mêler, était une bonne chose. Ses sourcils se froncèrent lorsque Oliver parla de se débarrasser de lui, surpris que ce soit ce qu'il aie retenu de l'annonce qu'il venait de lui faire. « J'avais ton âge, Ollie. » Tommy n'espérait pas le voir essayer de se mettre à sa place, un quart de seconde, mais n'avait malgré tout que ça pour se justifier ; il avait quinze ans, et un tas de responsabilités qu'il n'avait absolument pas demandé à avoir. A nouveau, Tommy encaissa les paroles du cadet comme des coups de couteau qu'on lui plantait dans le corps - ayant eu le bonheur d'expérimenter la chose -, sans broncher, ne souhaitant pas imaginer la douleur qu'Ollie ressentait de son côté. Il avait fait de son mieux, au delà de ce mensonge, pour être un père et entendre le contraire le blessait profondément, mais pas autant que les larmes qui ruisselaient à présent sur les joues de l'adolescent. Tommy n'était pas en position pour se défendre. Rien qu'il ne puisse dire ou faire, dans l'immédiat, ne viendrait aider son fils, en état de choc. Je te déteste. Les mots claquèrent dans l'air, forçant Tommy à fermer les yeux pour encaisser la douleur qui les accompagnait. Ollie ne le pensait pas réellement. Il se le répéta, une bonne dizaine de fois, cherchant à se convaincre que le lycéen réagissait à chaud, sans réellement éprouver cette haine envers lui, avant de ré-ouvrir les yeux pour les poser sur l'ado désemparé. « Je suis désolé d'avoir mis autant de temps à t'en parler. J'ai voulu le faire des centaines de fois mais je me suis enfoncé dans ce mensonge et... Je ne te demande pas de comprendre, ou de me pardonner... » Le pompier inspira profondément, joignant les mains qu'il plaça comme une première devant ses lèvres. « Je t'aime Ollie. Je suis désolé si j'ai échoué, dans tous les rôles, je suis désolé si je t'ai privé d'une vie qui aurait pu être meilleure... mais pour rien au monde je ne reviendrais sur cette décision. » Il soupira, avant de se redresser, rassemblant le peu de choses qu'il avait commencé à installer. « Je pense qu'on devrait en parler, tu as forcément des questions... mais si tu veux rentrer, on rentre. » Cela ne servait à rien d'être dans une conversation de sourds, où l'adolescent s'énervait un peu plus à chaque mot que l'homme du feu prononçait. S'il désirait aller à bout de cette conversation, Tommy savait avoir pris un tas de décisions pour eux deux ces quinze dernières années et ne souhaitait pas forcer Oliver à l'écouter, comprenant le besoin de se retrouver seul pour accepter tout ce qui venait de lui tomber sur la tête. L'ainé venait d'anéantir toutes ses convictions, tout les certitudes qu'il avait depuis la plus tendre enfance, et ne pouvait que comprendre le besoin d'être le plus loin possible de lui.

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Oliver Winters

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyMar 15 Oct - 16:15

Les nerfs à fleur de peau, Oliver était prêt à déverser sa bile après chaque réplique de la part de Tommy. Rien de ce qu’il pouvait avancer désormais ne trouvait grâce à ses yeux. Aucune justification ne pouvait pardonner le mensonge éhonté qu’il avait laissé traîner, pareille à une épée de Damoclès pendue au-dessus de leurs têtes. Si le grand brun avait eu peur de la voir céder et leur rompre le crâne, il n’avait pas offert à Ollie l’opportunité de se préparer psychologiquement à ce choc, qui était donc aussi surprenant que douloureux. Il eut un hoquet lorsque des personnalités hypothétiques furent amenées sur le tapis, comme si Tommy n’était pas la seule et unique interférence possible entre eux, à cette minute. Aucune âme n’aurait pu détourner l’attention du cadet Winters, il était entièrement dévolu à son tout nouveau paternel et même s’il aurait préféré se trouver à des kilomètres de là, il ne pouvait pas se focaliser sur autre chose. Il fallait passer par là, c’était le chemin vers l’acceptation. Sauf qu’avant de parvenir à faire le deuil de sa vie d’autrefois, il devait franchir d’autres stades : le déni, la colère, voilà dans quoi il nageait présentement. « Et c’est une excuse ? Tu penses sérieusement que je suis comme toi ? Que je ne prendrais pas mes responsabilités si je me retrouvais dans la même situation que toi ? » Il n’en savait trop rien, il n’avait jamais eu à se poser cette question car il n’était encore qu’à l’aube de sa vie sexuelle. Avant d’envisager de concevoir un enfant, encore fallait-il passer par la case des bisous et des « troisièmes bases ». Ses joues baignées de larmes rougirent sous l’effet de la colère et il serra les poings pour la contenir ; voilà au moins un trait de caractère qu’il développait en commun avec son père. Il eut envie de lui cracher au visage qu’il aurait peut-être était aussi lâche s’il avait été élevé par ses soins, mais il eut la présence d’esprit de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de dire une bêtise. Tommy n’était pas un homme qui reculait devant ses responsabilités, en temps normal, et Ollie ne pouvait pas l’insérer dans une case étroite juste parce qu’il était énervé. Ce trait de caractère, posé, il ne le tenait pas de lui. Ses pensées voguèrent momentanément vers Lydia, qui avait subi bien des remarques au moment de sa grossesse mais qui avait eu le courage d'assumer. Robin n'aurait jamais à connaître une aussi violente révélation. Le visage détourné, le regard fixé sur un tas de branchages morts un peu plus loin, il écouta les pseudo excuses du pompier et laissa planer un long silence à sa suite. Seuls ses sanglots et reniflements résonnaient de temps à autres dans l’immensité de la forêt. Tommy avait à nouveau raison sur un point : des questions, il en possédait des centaines, et peut-être que l’instant, aussi douloureux fut-il, était le mieux choisi pour arracher les nombreux pansements qui maintenaient les plaies béantes formées par ce mensonge partagé malgré lui. Sa vie aurait-elle été meilleure s’il avait su d’emblée qu’il était l’enfant non désiré d’un couple d’adolescents ? Il aurait évolué dans le même foyer, avec le même cercle familial. La seule différence aurait été de pouvoir mettre un visage sur sa figure parentale, au lieu de s’imaginer progéniture d’un individu qui ne lui avait jamais accordé un seul regard, une seule attention. Du revers de sa manche, il essuya les larmes dont le flot s’était tari, et esquissa quelques pas dans la direction de l’homme du feu. Dans la pénombre de la soirée, il releva des yeux de chiot battu sur lui. « Est-ce que ça veut dire que ma mère n’a jamais voulu de moi ? » Sa voix, déjà mise à mal par la poussée d’hormones, était plus rauque que d’ordinaire, presque inaudible. « Elle a accouché et m’a abandonné parce qu’elle ne voulait pas de… moi… Je n’étais pas assez mignon pour déclencher ses réflexes de maman, j’étais déjà vilain, c’est ça ? » Il esquissa un sourire, son attitude changeant du tout au tout, même si ce dernier lui conféra plutôt l’expression d’un clown triste, que rien ni personne ne parviendrait à consoler. « Je suis désolé d’avoir été un fardeau, toutes ces années… »  Après le choc, le déni et la colère, venait toujours la peur, accompagnée de sa fidèle acolyte, la tristesse.

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Message· · Sujet: Re: lay it all on the table (ollie) lay it all on the table (ollie) EmptyJeu 23 Jan - 18:30

Si Oliver n'avait aucunement été préparé à cette révélation, Tommy ne se sentait pas plus à l'aise à aborder le sujet, qu'il avait pourtant eu le temps de retourner dans tous les sens ces quinze dernières années. Combien de fois avait-il envisagé d'en parler à Oliver, avant de conclure que le moment était mal choisi? Reporter la conversation n'avait fait que repousser l'inévitable, rendre celle-ci encore bien plus difficile après tant d'années à lui cacher la vérité. Le pompier avait avec le temps été dans le déni, croyant presque lui-même au mensonge sans queue ni tête que tout le monde avait avalé à l'époque. C'était à quel point leur famille était dysfonctionnelle : personne ne s'était réellement demandé si les mots qui sortaient de sa bouche étaient véridiques, acceptant juste que les Winters venaient de gagner un nouveau membre dont les parents se moquaient éperdument. « C'est pas ce que j'ai dit. » Souffla-t-il, se retenant d'ajouter que contrairement à lui, Ollie était entouré. Ce n'était qu'une excuse de plus, une excuse que son fils n'accepterait pas, ne pouvant imaginer une seule seconde la panique et la solitude de l'adolescent lorsqu'il avait pris toutes ces décisions irrationnelles et stupides. Le pompier ne désirait pas justifier son mensonge, mais sa seule chance d'obtenir un jour le pardon d'Ollie était peut-être de lui peindre le tableau du passé.
Le silence s'installa entre eux, forçant l'ainé à reprendre place sur sa chaise de camping plutôt que de continuer à remballer le matériel. Peut-être qu'Ollie allait accepter de l'écouter, donner une chance à Tommy de répondre aux questions qu'il se posait, la première venant serrer un peu plus sa poitrine. « Déjà vilain? De quoi tu parles Ollie? T'es de loin le gamin le plus intelligent et adorable que je connaisse... Tu n'es responsable d'aucune des décisions de merde qu'on a pris avec ta mère. » Quand bien même la conclusion choquait l'ainé Winters, il n'avait pas beaucoup de mal à se mettre à la place d'Ollie et comprendre ce qui l'amenait sur cette voie, s'étant lui-même longtemps demandé si l'abandon de ses parents ne venait pas de lui. De quelque chose qu'il avait fait pour mérité leur absence. « J'n'ai malheureusement pas la réponse. Elle a quitté la ville le jour où elle t'a ab... Laissé avec moi. Mais le fait qu'elle aie décidé de te garder, alors qu'elle avait pris la décision d'avorter... Je crois qu'elle tenait déjà beaucoup trop à toi Ollie. Elle a sans doute eu peur de ne pas pouvoir te donner tout ce que tu méritais. » Essayer de justifier l'abandon de Liv n'avait rien de facile, Tommy l'ayant détestée des années pour celui-ci. S'il pouvait comprendre qu'elle aie décidé de garder le bébé, il ne pouvait pas lui pardonner de l'avoir laissé seul ensuite, pas plus que Tommy ne lui pardonnerait d'avoir disparu de la vie d'Oliver. Seulement là, il était question de son fils et non de déverser sa colère sur la femme, l'adolescente, qui leur avait tourné le dos. « Elle n'est jamais revenue à WB. Pas à ma connaissance. » Même s'il cherchait un peu à enrober l'histoire, à justifier le comportement d'Olivia à l'époque, Tommy ne souhaitait pas mentir plus qu'il ne l'avait déjà fait et préférait dire les choses telles quelles à Oliver ; sa mère n'était jamais revenue pour lui. Ne reviendrait sans doute jamais - ce que le père espérait sincèrement, estimant qu'elle avait perdu le droit de le faire à présent. S'osant à se redresser pour s'approcher de lui aux dernières paroles de son fils, le pompier posa les paumes de ses mains sur les joues humides de l'adolescent, pour l'inciter à le regarder. « Ollie, j'te mentirais un peu plus si je te disais que ça a été facile tous les jours... Mais tu n'es pas un fardeau. Je t'aime plus que tout, Liv a fait la pire erreur de sa vie en t'abandonnant, elle ne sait pas à côté de quoi elle passe. C'est elle qui te ne mérite pas, pas l'inverse. » Sans réaliser qu'il prononçait son prénom pour la première fois, offrant cette information supplémentaire à Oliver, Tommy accrocha son regard en caressant sa joue du pouce, espérant qu'il ne doute pas de sa sincérité, quand bien même il était légitime de la remettre en question après tant de mensonges.

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