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 in the middle of the night

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: in the middle of the night in the middle of the night EmptySam 18 Mai - 22:09

RUFUS + LYDIA
In the middle of the night, in my dreams
You should see the things we do, baby

@Rufus Munro

Lydia se mordilla la lèvre inférieure pour dissimuler son sourire. L’effet était immédiat lorsqu’elle recevait ce type de message du jeune barman et, instantanément, elle décelait aussi la petite boule qui se formait au creux de son ventre. Elle passa outre l’appellation peu attrayante qui, si elle était énoncée par quelqu’un d’autre, aurait eu tôt fait de la vexer. Mais pas avec Rufus. Elle appréciait le côté timoré du jeune homme avec qui elle fumait parfois à la sortie du boulot et avec lequel elle s’était un soir immiscée dans une chambre vide, quelques mois plus tôt, pour regarder une série. Au moins, au Majestic, quand ils s’isolaient, ils savaient qu’ils seraient au calme. Jamais elle n’aurait eu ce loisir chez elle où, invariablement, quelqu’un aurait claqué une porte ou réclamé de l’attention qu’elle n’était pas prête à donner. Elle avait bien conscience d’enfreindre le règlement en agissant de la sorte mais le hôtel n’était jamais complet et il y avait toujours plusieurs chambres inoccupées – et pour une raison que Lydia ignorait, le 109 était presque toujours libre. Leurs rendez-vous clandestins s’étaient depuis multipliés et la demoiselle y voyait évidemment un message en filigrane. Quant à savoir pourquoi rien ne s’était encore passé, la jeune Winters imputait cela au caractère discret et distant de son collègue. Elle aurait dès lors sans doute pu attendre qu’il prenne son courage à deux mains et l’invite à sortir mais elle commençait à trouver le temps long et décida, en lisant sa proposition, qu’il serait temps de donner un coup de pouce à Rufus.
Elle était déjà dans le vestiaire, rhabillée de ses vêtements de ville, quand son téléphone vibra et elle s’empressa de lire le message et d’y répondre, une vague chaude et grondante lui envahissant le corps. À quelques minutes près, elle serait partie et aurait dû décliner l’invitation. Mais comme ses collègues lui souhaitaient une bonne soirée, Lydia se contenta d’un au revoir distrait, toute occupée à répondre au jeune Munro et à envoyer un message à Bethany pour lui annoncer qu’elle devait récupérer des heures. Un mensonge honteux puisqu’il lui semblait que sa manager avait déjà oublié son renvoi anticipé une semaine plus tôt. Voilà qui lui faisait une raison supplémentaire d’accepter la suggestion du barman : moins elle devait passer de temps parmi les siens, mieux Lydia se portait, ces temps-ci. La chose s’étant accentuée depuis sa dispute avec Tommy. À croire que leur famille était sur le point d’éclater, tant la communication était parasitée. Quelques heures en compagnie du garçon pour qui elle avait un faible depuis qu’elle avait été engagée au Majestic ne seraient donc pas de trop.
Dès que les pas de ses collègues femmes de chambre se furent évanouis dans le couloir, Lydia se leva et ferma son casier. Elle avait dix minutes pour monter au première étage, s’introduire dans la chambre et tout préparer avant que Rufus la rejoigne. Ce serait court mais elle ferait avec. Discrètement, la demoiselle prit l’escalier de service et retrouva le couloir dont elle s’était occupée quelques heures plus tôt. Elle rejoignit la chambre 109 et ouvrit la porte avec le pass. Elle ne le glissa pas dans le boîtier, toutefois, et évolua dans la pièce spacieuse comme un chat qui connaît parfaitement les lieux – et pour cause, elle avait eu tout le loisir d’explorer chaque chambre de l’hôtel de Windmont Bay, depuis qu’elle avait commencé à y travailler. Ce fut donc sans la moindre hésitation et sans heurter quoi que ce soit qu’elle déposa son sac sur une chaise dans un coin. Elle fouilla une poche interne soigneusement fermée et en sortit une petite boîte qu’elle glissa dans l’un des tiroirs de l’une des tables de chevet. Puis elle prit l’un des peignoirs moelleux soigneusement pliés sur le lit. Elle apprécia la texture douce et réconfortante et fourra brièvement son nez dans le duvet avant de reposer la robe de chambre sur le lit. Les minutes défilaient, il fallait qu’elle se hâte. Elle s’approcha des longs rideaux et les entrouvrit d’un centimètre ou deux, juste de quoi laisser pénétrer un rayon doré de fin de journée. Elle ôta ensuite ses vêtements un à un, presque religieusement, le coeur battant, la boule dans son ventre devenant peu à peu plus volumineuse et plus brûlante. Elle plia ensuite soigneusement ses vêtements et les posa près de son sac. Elle songea tout à coup qu’elle aurait sans doute dû aller vérifier dans la salle de bain qu’elle n’était pas trop décoiffée par la journée et que le maquillage n’ait pas coulé ici ou là mais elle se dit qu’il ferait assez sombre, que Rufus ne remarquerait rien ou qu’il s’en ficherait. Elle voulait croire qu’il n’était pas comme les autres garçons, qu’il ne s’arrêtait pas à la seule apparence, que leur complicité et leurs fraudes éclipseraient ces quelques défauts. Aussi s’empara-t-elle du peignoir qu’elle enfila sur ses épaules – pour constater qu’il était bien trop large, ou qu’elle était trop menue – et attendit les quelques minutes restantes que Rufus apparaisse.
Incapable de tenir en place, Lydia se mit à marcher lentement, faisant les cent pas dans l’espace libre entre la salle de bain et le lit, tout en se rongeant la peau autour du pouce. Malgré tout, elle se sentait nerveuse. Comment ne pas l’être quand elle n’avait plus été intime avec quelqu’un depuis si longtemps ? Elle ne voulait pas repenser à la dernière nuit qu’elle avait passé avec un garçon – ou plutôt, elle ne voulait pas penser à ce garçon-là. Elle voulait Rufus.
Tout à coup, un bip annonça l’arrivée d’une personne et Lydia se figea au milieu de la pièce, se tournant vers la porte, le coeur cognant comme un tambour. Une silhouette se glissa dans l’entrebâillement et elle s’exclama :
- N’allume pas.
Il devait assez y voir avec la lumière de fin du jour qui s’infiltrait et elle attendit d’être certaine qu’il s’agissait de Rufus pour s’avancer d’un pas. À ce stade, elle devait légèrement être à contre-jour et il pouvait la voir suffisamment pour constater qu’il y avait quelque chose d’inhabituel dans leur rendez-vous secret. Déglutissant, Lydia défit lentement la ceinture de la robe de chambre et la fit glisser de ses épaules pour la laisser tomber à ses pieds. Même dans la semi-obscurité, Rufus devait maintenant deviner qu’elle était complètement nue.
- J’ai pensé qu’on pourrait faire autre chose, cette fois..., dit-elle d’une voix mesurée.
Et elle attendit qu’il réagisse. Car la suite dépendrait de lui, évidemment.

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Dernière édition par Lydia Winters le Mer 21 Aoû - 20:28, édité 1 fois
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Rufus Munro

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyMar 16 Juil - 3:49

Avec une satisfaction loin d’être professionnelle, Rufus posa son dernier verre de la journée sur le comptoir du bar du Majestic dans un bruit sonore. Le claquement sur le bois poli fit sursauter une vieille habituée qui aurait mieux fait d’y aller mollo sur les daiquiris mais hey, qui était-il pour juger ? Il n’allait pas cracher sur les pourboires toujours généreux qu’elle lui laissait et dont Rufus soupçonnait qu’ils alimentaient un motif plus fallacieux vu les clins d’œil que la cinquantenaire lui adressait régulièrement. D’ailleurs, c’était vers lui qu’elle levait son cocktail et il répondit par un petit salut vaguement militaire, un mince sourire aux lèvres. Son esprit était déjà ailleurs. Chambre 109, pour être précis, où l’attendait déjà certainement Lydia. Elle était marrante, cette fille. Un peu sauvage, un peu imprévisible. Elle n’était pas un chat, non, elle était une sculpture de chat, avec ses yeux immenses et sa moue boudeuse. Pourtant, avec lui, elle souriait et il en était secrètement fier. Ils s’entendaient bien, une amitié bancale un peu sur le fil du rasoir, construite sur leurs longues journées d’attente au Majestic, leurs déboires partagés autour d’un même client, les blagues secrètes que seuls ceux qui travaillaient dans les coulisses pouvaient comprendre. Et à cet instant, il avait hâte de la retrouver pour lui raconter les derniers potins des commis de cuisine. Sans attendre son reste, il laissa son shift à sa collègue qui lui jeta un coup d’oeil blasé et disparut par une porte dérobée qui débouchait sur une partie de la cuisine et des vestiaires. Rufus marcha jusqu’à son casier et défit simplement la cravate et le gilet qu’il était tenu de porter pendant ses huit heures de service derrière le bar. Il les fourra dans le fond du compartiment qu’il n’utilisait que pour cacher sa weed et mettre ses snacks préférés (pop-corn sucré, mangues séchées) à l’abri de collègues trop gourmands. Mais avec Lydia, il ne voyait pas d’inconvénient à partager et il balança le tout dans son sac. Et avant de refermer le casier, il eut un regard pour la photo qui était accrochée à l’intérieur de la porte : Caleb, Chad et lui, vers leurs seize ans, posant devant un graffiti, fiers comme des paons. Il avait retrouvé le cliché par hasard, en retournant sa chambre à la recherche d’une vieille manette de Nintendo 64. La belle époque. D’un geste vif qui fit un bruit assourdissant, il referma les casiers et laissa les morts là où ils étaient. Il ne voulait pas repenser à tout ça, pas quand il arrivait à peine à s’en remettre, pas quand il comptait passer un bon moment avec Lydia. Il parvenait toujours à la faire rire et aujourd’hui ne ferait pas exception.
Les couloirs de l’hôtel étaient peuplés de fantômes et de portes qui claquent : la fin de la journée était toujours une période de transition où les invités passaient du temps à se pomponner dans leur chambre ou s’apprêtaient alors à en sortir. Comme un poisson dans l’eau au milieu du labyrinthe, Rufus se faufila à l’abri d’éventuels regards et parvint à la chambre 109. Il sortit son pass d’employé et le fit passer devant le boîtier et comme par enchantement, la porte se déverrouilla. Tout content, il fit un pas dans la chambre. « Hey, bossy lady, c’est — »
Il mit quelques secondes à réaliser que la pièce était plongée dans le noir. Décontenancé, il stoppa son avancée. Il s’était peut-être trompé ? Non, il était sûr que non. Alors il scanna la chambre 109 du regard. Et sa réponse lui apparut, nue comme au premier jour, dans son plus simple appareil.
Littéralement. Lydia, nue, semblable à la Vénus du tableau, sortie de son coquillage.
Mort cérébrale. Incapacité à réagir. Bip. Bip. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.
Peut-être qu’il rêvait. Qu’il était en plein bad (good ?) trip. Qu’il en avait vraiment trop pris, cette fois. Mais Lydia parla et ce qui s’échappa de sa jolie bouche n’aurait même pas pu sortir des rêves les plus fous de Rufus. Jamais il ne se serait permis une telle incartade, même virtuelle. Il ne pouvait pas en croire ses yeux. Hypnotisé, il fit un pas de plus dans la pièce et la porte qu’il refermait de son bras se clôt derrière lui. Le bruit du verrou le fit à peine réagir. Tous ses sens étaient bien trop occupés ailleurs, chacun d’entre eux brutalement activé par la vision qui s’offrait à lui, sans aucune retenue. « Wow, euh… » Sa bouche s’ouvrit puis se referma. Stupide. Il était stupide. Pas foutu d’aligner deux mots alors qu’il avait en face de lui la fille la plus jolie qu’il ait jamais vu. Une fille, une vraie fille, en chair et en os, dont le corps délicat lui apparaissait en clair-obscur et dont il devinait les courbes ciselées, minutieuses, polies. « Tu as… Euh… Un joli teint. » bafouilla Rufus, les joues soudain brûlantes. Et encore, si ça n’avait été que ses joues… Mais soudain, tout son corps s’enflammait pour cette fille. Tout bloquait dans sa tête. Tout sauf ce désir sorti de nulle part, vivace, impossible à ignorer et qui commençait à se voir. Comme un idiot, il baissa les yeux pour se rendre compte qu’il ne servait à rien de se cacher et il releva la tête plus cramoisi que jamais. Il avait passé vingt-quatre ans sans connaître aucune action du genre et il fallait croire que son corps commençait à se rebeller activement contre l’abstinence programmée. « J’suis désolé. J’suis désolé, j’le contrôle pas. » balbutia-t-il, butant contre les mots, terrifié à l’idée qu’elle le prenne pour une sorte de pervers, terrifié aussi de la réaction criante de son corps, de ce qu’il s’était efforcé de taire pendant si longtemps.

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyLun 22 Juil - 12:15

Elle avait le coeur affolé. Il battait à tout rompre, vibrant contre sa cage thoracique, tandis qu'un liquide lui coulait dans le ventre. Après tout, son audace pouvait effrayer le garçon - elle ne voulait pas envisager le pire: qu'il puisse ne pas être intéressé par elle, pas comme ça. Elle ne le supporterait pas et, pour cette raison, peut-être n'aurait-elle pas dû prendre ce risque. Si Rufus l'éconduisait, même poliment, elle savait qu'elle serait mal à l'aise à chaque fois qu'elle le croiserait ensuite, revivant cet instant quand elle croiserait son regard embarrassé ou même en l'apercevant simplement. Alors pourquoi faisait-elle ça? Pourquoi n'avait-elle pas opté pour une tactique moins frontale, pour s'assurer des sentiments réciproques? Peut-être qu'elle était folle, peut-être qu'il allait croire qu'elle débordait d'assurance, qu'elle était persuadée que son entreprise serait un succès, ce qui était totalement faux. Elle n'avait aucune idée de la tournure que pourrait prendre l'heure suivante, même si elle en espérait une, une seule. Elle ne pouvait tout de même pas s'être complètement leurrée, après toutes ces heures passées ici en cachette, à regarder des séries, épaule contre épaule, en partageant un sachet de chips ou de pop-corn. Leurs doigts s'étaient effleurés, même s'ils ne s'étaient pas accrochés. A plusieurs reprises, elle avait été tentée de jeter un oeil à Rufus pour voir s'il remarquait aussi ces contacts légers, mais elle avait voulu attendre qu'il prenne l'initiative d'esquisser un geste plus éloquent dans sa direction. En vain. Cela n'était jamais venu et elle en avait assez d'attendre, d'où son idée folle, d'où sa mise à nu - litérale - devant le jeune homme.
Elle voulait plus. Ne pouvait-il pas le sentir?
Elle voulait ses mains sur son corps, sa bouche sur la sienne, sa langue sur sa peau. Elle le voulait en elle, elle voulait cette communion secrète. Elle voulait qu'il l'enserre dans ses bras - même si ceux-ci ne seraient jamais aussi musclés que son sportif de petit ami d'autrefois - elle voulait son souffle chaud contre son oreille, dans son cou. Elle voulait danser à son rythme. Elle voulait retrouver la volupté de ne faire qu'un avec quelqu'un. Elle ne voulait plus être seule. Alors elle avait peut-être tort de s'y prendre de la sorte mais elle avait voulu faire fort et cette idée n'avait pas quitté son esprit, s'y nichant jusqu'à ce qu'elle ait le courage (ou l'inconscience ?) de la mettre à exécution. Et c'était l'instant.
A présent, il ne lui restait qu'à retenir son souffle en priant pour que Rufus ne la traite pas de tarée ou lui avoue qu'il avait déjà quelqu'un - elle avait mené discrètement ses recherches et il n'avait rien dit à propos d'une quelconque fille. Pas une seule seconde, elle n'envisagea l'autre option, celle qu'il puisse préférer les garçons, même avec le bonheur iridescent de son frère pour illuminer leur foyer chaotique. Elle analysa son silence comme elle le put, dans cette semi-pénombre, le visage du jeune homme n'étant que partiellement éclairé par le rayon qui passait derrière elle, entre les rideaux. La jeune femme déglutit et inspira prudemment, comme si elle craignait qu'un geste fracture cet instant fatidique. Rufus avait l'air surpris - doux euphémisme, d'une logique implacable vu la situation - et une sorte de sourire fit trembler la bouche de Lydia qui se mordit la lèvre inférieure pour contrôler les froissements nerveux de son corps. Dis quelque chose, le conjura-t-elle muettement, d'un regard trouble, dans l'expectative, tandis que ses battements s'accéléraient et qu'elle jouait anxieusement des doigts sur ses cuisses nues, comme si elle y composait une musique imaginaire. Ce silence était-il une bonne chose? Ou au contraire devait-elle le craindre?  Mais Rufus fit un pas en avant au lieu de fuir la pièce et l'adolescente prit cela pour un signe encourageant. Elle ne quittait pas son collègue des yeux, attendant qu'il réagisse, considérant que la balle était dans son camp, puisqu'elle avait mis toutes ses cartes - et bien davantage - sur la table, pour une suggestion loin d'être équivoque.
Wow. Euh. Ce n'était pas forcément très éloquent mais Lydia acceptait ces borborygmes. A quoi s'était-elle attendue? Rufus était timide, c'était une évidence. Ce n'était pas l'un de ces tombeurs qui lui aurait offert un sourire entendu, presque narquois, pour exprimer l'agréable perspective que cette nudité impliquait. Peut-être qu'elle y avait été un peu fort, du coup. Et, peut-être qu'elle s'était précisément permis cette audace parce que c'était Rufus qui était en face. Les premiers mots qu'il finit par lâcher la firent pouffer de rire et ses épaules fines tressautèrent, tandis qu'elle secouait la tête, charmée par la maladresse du jeune Munro. La lèvre toujours prisonnière de ses dents, elle avança lentement, un pas léger après l'autre et quand Rufus baissa les yeux, Lydia suivit son regard. Son ventre s'embrasa devant cette manifestation en relief et elle eut l'impression de retrouver la femme en elle. Elle releva un regard amusé vers le visage du barman et combla le dernier mètre pour arriver tout près de lui, le menton toujours relevé vers lui, une lueur fiévreuse clignotant au fond de ses grands yeux félins.
- Ne le sois pas. J'aurais été déçue qu'il ne se passe rien là en bas..., ronronna-t-elle, taquine en levant les mains pour effleurer les joues de Rufus du bout des doigts, timidement, sans empressement.
Elle pencha la tête légèrement sur le côté, s'abreuvant des traits du jeune homme, de ses yeux foncés, du dessin de son nez et de sa mâchoire, de la forme délicate de ses lèvres sur lesquelles l'attention de la demoiselle s'arrêta plusieurs secondes avant qu'elle s'exclame, la voix rauque:
- Tu peux me toucher, tu sais. Si tu en as envie, je veux dire...
Lydia esquissa un sourire intimidé mais glissa la main sur le poignet de Rufus pour guider sa paume vers son sein. Elle l'y garda jusqu'à ce que la chaleur imprime sa peau puis elle entreprit, doucement, comme si elle voulait faire durer chaque seconde, de défaire les boutons de la chemise du jeune Munro:
- J'ai très envie que tu me touches, insista-t-elle, comme pour lui assurer que ce n'était pas un piège pour l'allumer, alors qu'un demi-pas la rapprochait encore du jeune homme, pour sentir le reste de son corps contre elle, pour savourer l'effet qu'elle lui faisait. Je rêve de ce moment depuis des semaines, tu sais? confessa-t-elle en un souffle, dans le creux de son oreille.
Elle s'écarta légèrement, juste pour plonger à nouveau ses yeux de chat dans ceux de Rufus, puis elle passa les bras autour de sa nuque pour le tirer lentement vers elle et l'embrasser.
Il était le premier garçon qu'elle embrassait en deux ans et demi mais ça aurait pu tout aussi bien être cent ans pour la jeune Winters. Trop longtemps, quoi qu'il en soit. Raison pour laquelle elle savoura ce premier baiser, cherchant la langue du barman, avant de glisser une main entre eux pour défaire le bouton de son pantalon.

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Rufus Munro

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyLun 19 Aoû - 2:41

Rufus n’avait pas vu assez de filles nues pour établir une comparaison - et même si ça avait été le cas, il ne l’aurait pas fait. Ce que lui offrait Lydia n’était pas à évaluer. Jusqu’à présent, les seules expériences de Rufus s’étaient bornées à ce qu’il voyait sur Internet. Des corps de femmes, il en avait vu défiler sur son écran, mais ils restaient lointains, inaccessibles et en toute franchise, carrément intimidants. Celui de Lydia, dans l’obscurité de la chambre, était tout en délicatesse., subtilement mis en valeur par les derniers rayons de soleil qui se glissaient au travers des rideaux. Ils venaient éclabousser la peau de la jeune femme en une constellation délicate (il imaginait la gueule de Chad s’il l’avait entendu déclamer ce genre de vers romantiques à deux balles et puis Rufus réalisa que penser à son meilleur pote dans cette situation ne jouait pas forcément en sa faveur) et faisaient naître de minuscules étoiles de lumière sur le canvas qu’était la jolie femme de chambre. Sauf que jolie, ce n’était pas le mot que Rufus aurait employé pour décrire Lydia. Pas jusqu’à cette seconde qui changeait tout, en tout cas. La seconde qui lui avait fait tourner la tête, ouvert les yeux et enflammé le creux du ventre. Non, jusqu’à présent, Lydia, c’était la pote. La bonne copine. Celle à qui il s’était plaint de la désertion de Chad. Celle qui avait peuplé ses soirées trop vides et illuminé ses matins difficiles. Lydia avait été l’amie qui lui avait manqué. Et maintenant, c’était différent.
Lydia devenait une possibilité.
Vertigineuse.
Rufus avait toujours été un garçon prudent. Il fumait, roulait sans casque, sortait tard la nuit, certes, mais dans les autres aspects de sa vie, il faisait attention à ne jamais trop s’oublier. À ne jamais trop se confier, car il ne savait pas, il ne pouvait pas savoir ce qui l’attendait demain. Il se faisait banal et petit pour ne convoquer intérêt particulier et ça lui allait très bien comme ça. Il ne voulait rien vivre de trop exceptionnel.
Mais voilà que Lydia se dévoilait devant lui et lui donnait des envies d’aventures, tout à coup.
Elle se mit à rire et Rufus se raidit encore plus. Il était ridicule, il le savait déjà, mais le son mélodieux qui s’échappait des lèvres de la femme de chambre le crucifiait, tout comme le fait de voir qu’elle s’approchait et qu’il était incapable de bouger, que ce soit pour s’écarter ou au contraire la prendre dans ses bras. Qu’était-il censé faire ? Avait-il la permission de faire quoi que ce soit ? Et de toutes façons, qu’est-ce qu’il aurait bien pu tenter, avec son expérience équivalente à celle d’un gamin de treize ans ?
Lydia, elle, ne se posait pas ce genre de questions. Rufus le comprit tout de suite : il avait affaire à une fille qui ne l’avait pas attendu, une fille qui n’avait sans doute aucun mal à séduire un garçon, comme le prouvait le trouble qui l’empêchait de bouger et de parler. Victime du sortilège de ces grands yeux de chat, Rufus se laissa guider docilement, incapable d’extirper un seul mot à sa gorge soudainement défectueuse. Les doigts de Lydia s’entrelacèrent aux siens et Rufus obéit, le coeur battant comme un tambour. Il avait la bouche sèche, les tempes qui bourdonnaient, les yeux qui voyaient flou. « J-j’ai envie. » balbutia-t-il faiblement, le cerveau en mode automatique. Il avait conscience, trop conscience de ce qui était en train de se passer, de la douloureuse excitation à sa peur qui progressait, centimètre par centimètre, au fond de son ventre, en passant son besoin de détailler Lydia du regard, de la dévorer des yeux à défaut de céder à ce qui grondait au fond de lui. Il observa la main de Lydia guider la sienne, la déposer contre ce sein menu et élégant, ce sein qui était d’une douceur merveilleuse et qui se dressait, il pouvait le sentir et oh, c’était si bon, contre sa paume moite, cette peau fine et chaude, cette rondeur qui épousait l’arc de sa main. « Lydia… » Il était incapable de prononcer autre chose que son prénom, pour la bonne et simple raison que toute faculté de pensée avait disparu du crâne de Rae. Quelque chose de plus fort, plus instinctif avait remplacé les mots qui d’habitude n’avaient aucun mal à se former dans l’esprit du barman. Les mains de Lydia étaient soudain attelées à défaire sa chemise et le désir gémit dans son ventre. Lui aussi, il voulait la déshabiller, découvrir son corps, mais elle était déjà nue et il avait alors envie de lui faire d’autres choses, comme d’habiller goûter la texture délicate de son cou ou même, pourquoi pas, de ce sein qu’il sentait palpiter sous sa paume.
Lydia prit les devants et s’approcha encore un peu plus de lui, passant les bras autour de sa nuque. Rae sentit tout le corps de la jeune femme l’effleurer et il fut à peu près certain qu’elle ne pouvait plus rien ignorer de ce qui se passait entre ses jambes. Mais ça n’était rien comparé à la sensation des lèvres de Lydia sur les siennes. Rufus ne réfléchit même pas. Il plongea corps-à-corps dans ce baiser, ses mains glissant naturellement dans le dos de sa compagne, s’arrêtant au creux de ses reins (et pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait d’aller explorer le reste des courbes délicates). C’était réel, elle était là, bien là, tout contre lui, frémissante et parfaite. Plus assurée, plus déterminée et plus expérimentée aussi, et ça, Rae le réalisa lorsqu’il sentit les mains de la jeune femme s’aventurer sur son pantalon. Il s’écarta d’un coup, le souffle saccadé. « Lydia. Lydia, attends. » La sensation de sa langue contre la sienne était exquise (bien qu’un peu humide ? est-ce que c’était normal ?) et au fond de lui, il se traitait d’idiot inconscient pour oser avouer ce qu’il s’apprêtait à confesser, les mains encore posées sur les hanches de sa collègue. « Je… Euh, comment dire… » Sentir la peau douce de la jeune femme sous ses doigts tremblants ne l’encourageait pas à dévoiler la vérité, mais si Lydia voulait vraiment poursuivre ce qu’ils avaient déjà si bien commencé, il fallait qu’elle sache. Il préférait encore qu’elle se moque de lui sur le coup et qu’elle prenne ses affaires sur le champ plutôt que devoir se rendre compte pendant l’action que… eh bien… « Je suis très honoré et tout, c’est juste que… Tu es ma première. » Et voilà c’était dit, out in the open, la terrible vérité derrière son hésitation. Rufus Munro n’avait jamais touché une fille de sa vie. Même pas du bout des doigts. « Je ne voudrais pas que tu sois… déçue ou quoi. » Plus il parlait et plus il réalisait à quel point il était pathétique. Mais plus il parlait et plus il réalisait qu’il la voulait, elle.

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyMer 21 Aoû - 20:28

Elle avait l’impression que chaque cellule de son corps vibrait au son d’une musique muette. Un battement lent et envoûtant qui gagnait ses membres, qui alourdissait son cœur et faisait virer ses joues en un rose prononcé, qui enfiévrait ses yeux foncés et faisait palpiter un désir trop longtemps endormi. L’intimité lui faisait peur, en quelques sortes, mais elle voulait museler l'inquiétude, l'oublier, l'enterrer. Elle voulait savourer les secondes, les gestes, la tension délicieuse qui provoquait un tourbillon d’émotions et de sensations en elle. Elle voulait retrouver ce confort à être avec quelqu’un et, surtout, éteindre la solitude qui pesait sur ses épaules, même si ça n’était que pour un temps, pour un instant volé. Elle avait l’impression de fureter vers l’inconnu parce qu’après tout, Rufus et elle ne se connaissaient pas si bien que ça. Mais sans savoir pourquoi, elle éprouvait une confiance aveugle en ce garçon discret qui semblait se fondre dans le décor alors qu’il avait tout ce qu’il fallait pour plaire. Il lui plaisait, en tout cas, énormément et elle avait sans doute vu dans ce regain d’intérêt pour quelqu’un du sexe opposé une ouverture, un remède à son chagrin. Il était sans doute trop tôt pour faire des plans sur la comète et, honnêtement, Lydia n’aspirait plus à en faire. Elle voulait juste prendre les choses comme elles venaient – en priant toutefois pour que Rufus soit sur la même longueur d’onde. Alors… l’était-il ? s’était-elle demandée jusqu’à ce qu’elle voit sa réaction. Apparemment, oui, et cette simple constatation n’avait fait que rendre la demoiselle plus audacieuse, plus avide de l’approcher, de le toucher.
Pas une seconde, elle n’associa la tétanie de Rufus à un quelconque manque d’expérience. Elle conclut simplement qu’il était sous le choc – il avait le droit de l’être, vu qu’il ne s’était pas attendu à la trouver dans le plus simple appareil – et qu’il ne savait pas trop comment se comporter. Qu’aurait-elle fait si la situation avait été inversée ? Elle n’aurait pas crié au scandale si ç’avait été lui. Si ç’avait été quelqu’un d’autre, par contre… Alors, avait-elle davantage le droit de le surprendre de la sorte parce qu’elle était la fille et lui le garçon ? Sans doute pas, mais il était trop tard pour s’en soucier et, d’ailleurs, elle n’y pensait même pas. Elle était rivée au sol et elle avait pourtant l’impression de flotter, de marcher sur un nuage. Était-ce possible de ressentir des choses aussi distantes, aussi opposées ?
- Alors ne t’en prive pas, souffla-t-elle, d’une voix caressante, où l’invitation n’était pas un leurre.
Ne t’en prive surtout pas, aurait-elle bien dit. Touche-moi, prends-moi entre tes bras, fais-moi oublier mes malheurs, comble-moi de ta chaleur, fais-moi ce que tu veux. Mais ces mots-là, ils restèrent cloîtrés en elle. Elle ne voulait pas lui paraître désespérée, elle voulait être une femme entreprenante, effacer la gamine insouciante, se débarrasser de cette tristesse et de cette colère qu’elle trimbalait partout avec elle. Elle voulait être une sirène qui ensorcellerait son collègue. Elle voulait imprimer de nouveaux souvenirs sur son corps, gommer ceux liés à Atticus et si, en un sens, elle avait le sentiment de trahir le sportif, elle se disait qu’il avait fait bien pire. Et d’ailleurs, il n’avait aucunement sa place ici en cette fin de journée. Il n’y avait que Rufus, si adorable et maladroit, si touchant et envoûtant.
- Mmh ? répondit-elle distraitement, lorsqu’il prononça son prénom.
Elle arborait un sourire doux, un sourire encourageant, et quand Rufus s’écarta subitement, alors qu’elle avait esquissé un geste pour défaire le bouton de son pantalon, elle se figea, craignant d’avoir été maladroite dans son empressement à le découvrir.
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Je t’ai fait mal ? Tu ne veux pas…
Sa belle assurance s’était réduite à l’état de petite flamme dansante, seul le fait que les mains du jeune barman soient toujours sur ses hanches lui permirent de réprimer l’envie de battre en retraite. Déglutissant, le cœur battant follement, la demoiselle dévisagea Rufus, en quête d’une réponse, d’un message non-verbal qui l’aiderait à évaluer la suite, à comprendre cet écart alors qu’ils semblaient se comprendre, quelques secondes plus tôt. Et quand, enfin, les mots vinrent expliquer ce mouvement, Lydia ne fut pas certaine de saisir convenablement ce qu’il lui avouait. Ses sourcils légèrement froncés trahirent son désarroi et elle secoua doucement la tête, alors que ses mains étaient toujours accrochées aux épaules de Rufus :
- Tu me fais marcher ? demanda-t-elle alors qu’elle ne doutait pas un instant de sa sincérité. Mais… comment ça se fait ? Tu es si beau. Tu m’as plu dès le premier regard…
Elle n’était pas déçue, juste stupéfaite. Elle ne pouvait pas être la seule à avoir vu le potentiel du jeune homme, si ? Alors il devait sûrement y avoir une autre explication, non ?
- Tu… tu attendais quelqu’un de spécial pour… ?
L’adolescente ne savait pas trop comment formuler la chose. Puis elle réalisa qu’à aucun moment il n’avait semblé vouloir l’éconduire gentiment. Avait-il simplement voulu l’avertir de son inexpérience ?
- Si tu n’es pas sûr... Je comprendrais. Dans le cas contraire, ne t’en fais pas… je ne serai pas déçue. Chaque… expérience est unique.
Lydia esquissa un sourire en demi-teinte et effleura la joue de Rufus, la tête légèrement penchée.
- Si ça peut te rassurer, j’ai un peu peur, moi aussi…
L’aveu voila légèrement son regard mais elle chassa l’élan de mélancolie qui menaçait de la submerger d’un autre sourire, plus amusé, plus charmé. Elle écarta l’un des pans de la chemise de Rufus et passa les doigts sur son torse avant d’ajouter, la voix légèrement ronronnante :
- Finalement, ce serait plutôt à moi d’être honorée d’être la première, hein ?
Elle se mordit la lèvre inférieure et releva les yeux vers lui pour le regarder quelques longues secondes et elle réduisit à nouveau la distance entre eux, se hissant sur la pointe des pieds pour l’embrasser à nouveau sur les lèvres. Mais au lieu d’approfondir le baiser, la jeune femme suivit l’arc de la mâchoire de Rufus et descendit lentement vers sa gorge, tandis que ses mains glissaient sous le tissu de la chemise et venaient se presser contre le dos du jeune homme.
- Pose tes mains sur moi, Rufus. Touche-moi. N’aie pas peur, l’invita-t-elle alors qu’elle faisait une nouvelle tentative pour le défaire de son pantalon. Tout ira bien.
Ils pouvaient passer un moment délicieux ensemble, à s’offrir mutuellement ce plaisir qui liait les gens. Et avec un peu de chance, songea-t-elle, s’il appréciait l’expérience…

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Rufus Munro

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyDim 22 Sep - 23:02

Pourquoi s’était-il privé de ce plaisir pendant si longtemps ? Pourquoi avoir saboté, en plein conscience, toutes les chances qui s’étaient présentées à lui ? Alors qu’il pouvait effleuré la peau de Lydia sous ses doigts, Rufus se demandait bien d’où il tenait ses stupides principes. Et Chad l’avait laissé faire ? En toute connaissance de cause ? Il avait deux mots à dire à son pote mais avant ça, il n’avait qu’une envie : se concentrer entièrement sur Lydia et ce malgré la trouille monstrueuse qui faisait trembler ses jambes et lui nouait le ventre. Oh ouais, il avait la trouille comme jamais, Rufus, la trouille de se planter, de se tromper, de lui faire mal, de ne pas arriver à… trouver… là où les… choses… s’emboîtaient. Il allait être ridicule, c’était sûr. Et oh god, il sentait déjà l’étroitesse de son pantalon diminuer, comme si la réalisation de son inexpérience poussait son corps à la défaite avant même d’avoir tenté quoi que ce soit. L’angoisse le prit à la gorge comme si on tentait de l’étrangler et il parvint à peine à déglutir alors qu’il essayait, désespérément, de trouver ses mots. « J-j’ai jamais euh l’occasion de, euh… » Il balbutiait, incapable de trouver les mots pour expliquer sa virginité. Beau ? Lui ? Peut-être, il ne se regardait pas comme ça. Pas quand il était le meilleur pote de Chad Siringo, avec ses stupides cheveux noirs et ses grands yeux clairs. Pas quand il arpentait les couloirs de l’hôpital et qu’il essayait de s’imaginer, dans cinq ou dix ans, décrépi, amoindri, cloîtré dans son propre corps tandis que son esprit s’échappait sans qu’il ne puisse rien y faire. Un peu comme maintenant, en fait. « N-non, personne en particulier, je… ça n’a rien à… » bafouilla-t-il. Pourquoi avait-il l’impression de devoir se justifier de sa virginité ? Pourquoi se sentait-il soudain aussi honteux de sa condition ? Peut-être parce qu’il n’aurait jamais anticipé que ça se passerait comme ça, dans la chambre luxueuse d’un hôtel, en compagnie d’une fille, qui il y a encore dix minutes, n’incarnait pour lui que la figure de la bonne copine. Peut-être parce qu’il s’était imaginé qu’il se serait préparé pour le grand moment et qu’en vérité, il se sentait aussi prêt qu’une baleine pour un saut en parachute.
Oh bon sang, mais qu’est-ce que Lydia pouvait bien penser de lui ? Rufus réalisa qu’il avait les mains moites et le front humide. Génial, en plus d’être puceau, il était incapable de contrôler ses fluides. Il ne savait même pas ce qu’elle faisait encore là. Il ne pouvait pas imaginer qu’elle fut désespérée à ce point : maintenant qu’il la voyait pour ce qu’elle était, c’est-à-dire une fille bien trop jolie pour lui, il réalisait qu’elle aurait pu lui rire au nez, remettre son peignoir et claquer des doigts pour invoquer un nouveau prétendant à la seconde où elle sortirait de la chambre - dès lors, Rufus n’avait plus qu’à prier pour qu’elle taise la confession de son honteux secret. Il était tellement sûr qu’elle allait s’écarter d’un coup que la sensation des doigts de Lydia contre sa joue le fit sursauter et ses joues s’embrasèrent. Ne lui tousse pas dessus, idiot. Les doigts de Lydia continuèrent leur exploration et Rufus se demanda si Lydia pouvait sentir à quel point il était nerveux, là, sous la peau. Elle avait l’air si sûr d’elle, si certaine de ce qu’elle faisait et de son pouvoir de séduction - qui était-il pour émettre des doutes ? Il en était le roi pourtant. C’était sa spécialité : douter, douter, douter, jusqu’à ce qu’au final, l’opportunité lui passe sous le nez.
Mais pas aujourd’hui.
Finalement, ce serait plutôt à moi d’être honorée d’être la première, hein ?
Rufus ne put s’empêcher de craquer un sourire nerveux. Il était presque certain d’avoir émis une sorte de rire étranglé, mais il était tellement concentré sur les yeux de Lydia qu’il n’était absolument plus conscient de ce qui se passait en lui. « Peur de quoi ? » croassa-t-il faiblement, la voix rauque, mais Lydia ne lui répondit pas. Seules leurs bouches se rencontrèrent et Rufus ferma les yeux. Il ne se remettait pas du goût de Lydia, de la saveur sucrée de sa langue contre la sienne et comme par magie - une magie dont il était passé à côté trop longtemps - il sentit son corps reprendre vie… et ardeur contre la jeune femme. Elle mettait feu à ses entrailles comme personne ne l’avait jamais fait auparavant et il ne lui fallut pas longtemps pour obéir à l’ordre voilé. Poser ses mains sur Lydia ? Rae ne demandait que ça. « Ok. Ok. » haleta-t-il tandis qu’il laissait glisser ses mains le long du dos de Lydia. Doucement, timidement, il en apprécia le grain délicat, admira la cambrure du creux des reins et finit par timidement s’aventurer sur le haut des jolies fesses, parfaitement rebondies. Il semblait à Rufus que la tête lui tournait et il chercha à nouveau à capter la bouche de Lydia, sans pouvoir y parvenir toutefois, car il ne pouvait se concentrer que sur une seule chose à la fois et cette fois, c’était les mains de Lydia qui s’occupaient de sa ceinture qui demandaient toute son attention. « C’est… euh… un modèle spécial, il faut… Attends… » Rouge comme une écrevisse, il s’écarta d’un pas pour mieux s’affranchir des mains de la jeune fille et défit les boutons soigneusement cachés à l’intérieur de la doublure. Et maintenant ? Il se tortilla maladroitement pour faire descendre le vêtement le long de ses jambes et l’ôta avec tout aussi peu de grâce mais au moins, il était presque à égalité avec sa compagne.  Jamais il n’avait été aussi nerveux de toute sa vie. « Promis je vais aussi enlever mes chaussettes. » Mais oui, Rufus, parle-lui de tes chaussettes, elle va adorer. Rufus prit une longue inspiration frustré, leva les yeux au ciel et les reposa sur Lydia alors qu’il posait fermement ses mains sur les hanches de la jeune femme. « Tu sais quoi ? Je vais t’embrasser, ça m’évitera de dire n’importe quoi. » Joignant le geste à la parole, il se pencha vers elle et captura sa jolie bouche sucrée, la poussant en même temps vers le lit qui ne semblait que les attendre depuis tout à l’heure. Ils basculèrent en même temps et pour la première fois, Rufus se retrouva au-dessus d’une fille.
Sur un lit.
Presque à poil.
Oooh, Lord Jesus.
Doucement, timidement, Rufus se laissa guider par l’instinct et recula légèrement, s’agenouillant à demi pour mieux contempler la jeune fille. Tout aussi lentement, il déposa des baisers sur l’intérieur de la cuisse gauche, remonta sur le ventre moelleux et gagna finalement la courbe hypnotisante des seins, à la fois pleins et menus, que Rufus considéra pendant quelques secondes avant de venir les embrasser à pleine bouche. Il avait envie de la dévorer tout à coup et son ventre était en feu. « T’es parfaite. Je… Je mérite pas. » soupira-t-il entre deux baisers, charmé et conquis, pleinement conscient de la chance qu’il avait.

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyLun 23 Sep - 21:55

Elle avait quatorze ans lorsqu’elle avait perdu sa virginité. Elle n’était pas la fille la plus voluptueuse de sa classe, loin de là. Elle était d’ailleurs assez complexée par son manque de formes. Sa poitrine était menue, elle n’était pas bien grande ni épaisse, elle avait l’impression d’être une gamine au milieu de ses camarades qui ressemblaient davantage à des femmes. Elle se disait que c’était pour cela qu’elle n’était pas prise au sérieux, qu’on levait les yeux au ciel dès qu’elle voulait lancer un débat. Les garçons ne la considéraient pas comme une petite amie potentielle et elle s’en fichait pas mal. Jusqu’à ce qu’Atticus ne s’immisce dans son coeur, Lydia n’avait même pas vraiment imaginé faire l’amour avec un garçon. Elle regardait ses compagnons de classe, évidemment, trouvait un certain charme aux taches de rousseur de Joe, fondait devant le sourire insolent de Floyd, se retenait de pouffer aux plaisanteries de Christopher, mais elle aurait préféré mourir plutôt que de leur offrir la moindre esquisse d’intérêt. Quant à Atticus… qui ne le connaissait pas? Plus âgé, capitaine de l’équipe de football, star incontestée du lycée. Elle avait tout fait pour ne pas tomber dans le panneau, pour ne pas être l’une des dizaines de filles qui papillonnaient autour du garçon, espérant se chauffer à la chaleur de son sourire, désespérant de capter son attention. Elle avait voulu être celle qui ne flancherait pas, qui ne se laisserait pas berner par son sourire irrésistible, qui ne rougirait pas dès qu’il pénétrait dans son champ de vision. Et pour quel résultat? Elle avait sans doute été la pire de toutes. La seule, en tout cas, à croire à une chimère et à s’en briser le coeur. Regrettait-elle d’avoir abandonné son innocence à Atticus Byron? Indéniablement. Et peut-être était-ce ce qu’elle cherchait à récupérer entre les bras d’un homme qui était tout le contraire de son ex.
Elle ne voulait plus souffrir ni faire souffrir. Elle voulait la simplicité d’un moment partagé, elle voulait réapprendre à être elle-même et faire renaître la femme qui dépérissait en elle. Car elle n’était plus une adolescente, n’est-ce pas? Malgré ses dix-sept ans? Elle avait changé le jour où elle avait accepté qu’elle donnerait naissance à un petit être qui n’avait rien demandé et qu’elle ne pouvait se résoudre à faire disparaître, quand bien même elle avait été terrorisée à l’idée de traverser cette épreuve seule. Lydia voulait se convaincre qu’elle n’avait pas avorté parce qu’elle voulait donner une chance à la vie, elle ne voulait pas laisser germer l’idée que la seule raison qui l’ait empêchée d’aller au bout de la procédure était Atticus. En attendant, sa décision avait changé sa vie et, en un sens, cela l’avait menée à cet instant précis, où elle s’offrait à Rufus avec l’espoir qu’il ne la blesse pas comme le sportif l’avait fait.
Les balbutiements de Rufus la rassurèrent, en un sens. Elle les accueillit avec un sourire indéchiffrable, qui pouvait peut-être paraître un peu moqueur mais qui trahissait en réalité qu’elle tombait encore un peu plus sous le charme de son collègue. Il lui rappelait son ancien meilleur ami, par moments et cela fit frémir le coin des lèvres de l’adolescente qui chassa ce dernier de ses pensées. Elle ne voulait penser à personne, elle voulait savourer cette atmosphère étrange, se plonger dans le bain brûlant d’un désir longtemps endormi. Elle voulait se retrouver et peut-être que ce n’était pas Rufus qui allait l’y aider mais elle voulait tout de même tenter le coup. Car quel mal y avait-il à se faire du bien mutuellement? Ils n’avaient de compte à rendre à personne. Il n’y avait qu’eux et ce grand lit qui n’était là que pour les accueillir.
Lydia haussa les épaules, un drôle de sourire aux lèvres - plutôt triste, en réalité. Elle faillit lui dire que cela faisait un moment qu’elle n’avait plus été intime avec quelqu’un mais s’en abstint à la dernière seconde. En réalité, elle pouvait dater la dernière fois qu’elle avait fait l’amour et ça correspondait à la conception de Robin. Mais ça, Lydia préféra le taire. Elle ignorait comment réagirait le jeune Munro s’il découvrait qu’elle était une fille-mère. Sans doute son attrait s’évaporerait-il instantanément car qui voulait s’embarquer dans quoi que ce soit avec une mère de dix sept-ans?
Les doigts de l’adolescente abandonnèrent leur tentative de déboutonner le pantalon du jeune homme. Portant la main à ses lèvres pour se mordiller l’ongle du pouce, Lydia s’efforça de ravaler son sourire amusé, tandis qu’elle observait les gestes habiles de Rufus pour défaire le pantalon. Un gloussement lui échappa cependant lorsque son compagnon eut quelques peines à se dépêtrer du vêtement. Loin de ruiner l’instant, il lui donna une saveur particulière. Elle rit encore face à son embarras et acquiesça lorsqu’il déclara qu’il allait l’embrasser pour éviter de dire n’importe quoi.
La jeune Winters l’accueillit dans une étreinte naturelle, passant ses bras autour de ses épaules pour se presser contre lui, retrouvant la douce excitation de sentir le corps en émoi du jeune homme contre elle. Toujours perchée sur la pointe des pieds, elle suivit le mouvement et bascula sur le lit, emportant (ou emportée par) Rufus dans sa chute. Son coeur battait à tout rompre et elle ne put s’empêcher de lâcher un soupir en sentant les lèvres du barman contre sa cuisse puis son ventre. Une vibration traversa ses membres, comme si son corps reprenait vie, et elle s’offrit à cette sensation délicieuse et au feu ronronnant qui tourbillonnait juste sous son nombril et un peu plus bas. La demoiselle étouffa un gémissement en sentant la bouche de Rufus sur ses seins et ses doigts vinrent naturellement se perdre dans les boucles du jeune homme, se refermant doucement chaque fois qu’une onde se propageait dans son corps. Elle arqua même légèrement le dos pour l’inviter à poursuivre son exploration, pour l’inciter à d’autres audaces.
T’es parfaite. Je mérite pas.
Lydia émit un drôle de son et se redressa sur les coudes, le souffle déjà court, les yeux embués et enfiévrés.
- Continue à m’embrasser au lieu de dire n’importe quoi, le taquina-t-elle en reculant de quelques centimètres vers le centre du lit.
Elle se releva juste assez pour glisser les mains sur les hanches de Rufus et repousser son boxer.
- Viens là, dit-elle ensuite en se rallongeant sur le dos pour enrouler ses jambes fines autour du garçon. Rapproche-toi.
Elle avait conscience de donner des ordres mais elle n’aspirait qu’à être entourée de la sécurité de ses bras, lovée dans la chaleur entre le lit et lui, et elle l’embrassa comme un assoiffé s’abreuverait à une oasis. Electrisée par le rapprochement, Lydia guida la main de Rufus entre ses cuisses et lui ébaucha les gestes à imprimer pour multiplier les ondes bienfaitrices. Elle attendit quelques secondes puis lui lâcha la main pour lui rendre la faveur.
- Oui, comme ça…, murmura-t-elle, le souffle saccadé. Exactement comme ça.
Son corps répondait naturellement aux caresses et ses jambes emprisonnaient Rufus, sans pourtant l’empêcher de bouger s’il le voulait. Concentrée sur leurs jeux de mains, Lydia se mordait la lèvre inférieure, pour barrer la route aux sons qui cherchaient à remonter de sa cage thoracique, mais l’exercice l’essoufflait davantage et elle expira son bonheur en enfonçant les doigts dans le creux des reins de Rufus.
- Encore, continue… Jusqu’à ce que tu te sentes prêt à…
Elle n’osa pas évoquer la suite à voix haute, de peur de tétaniser le jeune homme. Mais dès qu’il éprouverait le besoin de passer à l’étape supérieure, il suffirait qu’il tende la main vers le tiroir de la table de chevet et saisisse le sésame du paradis. En attendant, Lydia savourerait la montée, la main glissant en un va-et-vient envoûtant, alors que ses joues, comme tout le reste de son corps, brûlaient pour Rufus Munro.

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Message· · Sujet: Re: in the middle of the night in the middle of the night EmptyMar 18 Fév - 4:42

Il fallait qu’il arrête de réfléchir. Ça avait toujours été son problème : il y avait, sous les boucles insouciantes, un esprit qui chauffait trop. Rufus passait son temps à peser le pour et le contre. Jouer à pile ou face, lui ? Jamais. Il ne pouvait pas se permettre de laisser le hasard décider pour lui. Il fallait tout calculer jusqu’au plus infime des sourires, jusqu’au plus anodin des gestes. Il ne pouvait pas se permettre de faire autrement, pas quand le moindre virage pouvait le mener à l’impasse. La vie de Rufus Munro était une succession d’additions et de soustractions ; il ne calculait pas des résultats mais des possibilités. (Si seulement il avait été bon en maths.) Rufus réfléchissait toujours. Même avec sa bouche posée sur la peau de Lydia, même avec sa langue en train de tracer de douces arabesques sur la pointe de ses seins, même avec ses mains moites qui tremblaient contre les angles menus et délicats de ses hanches, Rufus ne parvenait pas tout à fait à réaliser que c’était vrai, que c’était là, à portée de main, ce mystère qu’on lui vantait comme le plus doux de l’univers. Un mystère qui prenait la forme, le goût et l’odeur de Lydia, un mystère dont tout son coeur lui réclamait la résolution, et pourtant, Rufus réfléchissait toujours. Il n’avait pas prévu que sa première fois se déroulerait ainsi - mais là encore, il n’avait rien prévu du tout. Ça lui tombait dessus, presque littéralement. Pouvait-il prendre le risque de se livrer à l’inconnu ? De laisser Lydia lui montrer le chemin, même si ce n’était que pour une nuit ?
La réponse vint d’elle-même. Lydia ne lui montrait pas le chemin ; elle lui prenait la main, le corps même, pour l’y emmener avec elle. Continue de m’embrasser au lieu de dire n’importe quoi. Rufus aurait voulu répondre quelque chose de drôle et spirituel mais les mains de Lydia lui ôtaient tout à coup son boxer et son souffle se coupa. Jamais il n’avait été aussi loin avec qui que ce soit. Jamais il n’avait été aussi loin, point. Son ventre se noua, peur, désir, que pensait-elle de lui, de son corps, était-il à son goût, pourquoi n’avait-il pas fait de pompes ce matin, tiens ? Et puis toutes les questions disparurent, emportées par la douceur des cuisses de Lydia contre sa peau. Elle s’était enroulée tout autour de lui et ils étaient soudain si proches que plus rien n’existait si ce n’est la friction qui hérissait la peau de Rufus d’un millier d’aiguilles. « Lydia… » souffla-t-il et son murmure fut avalé par un baiser affamé. Moi aussi, essayait-il de lui dire, moi aussi, j’ai faim de toi. Tout à coup, il ne calculait plus rien. Les signes et les chiffres s’étaient effacés. Pour la première fois depuis longtemps, son esprit était vide, délicieusement étourdi. Il n’y avait que Lydia, en corps et encore.
Il ne savait pas comment faire alors il la laissait guider, intimidé et grisé par l’expérience que sa collègue semblait posséder. Là où d’autres garçons (idiots) auraient vu leur orgueil mal placé être menacé par les talents supérieurs de Lydia, Rufus s’abandonna tout entier à l’expertise de la jeune fille. Il se fichait de qui il y avait eu avant lui. Quelle aurait pu être l’importance de ce détail quand la main de Lydia venait chercher la sienne pour ensuite le guider vers des portes qu’il n’aurait jamais pensé ouvrir un jour ? Timidement, Rufus obéit à l’ordre tacite, vint investiguer l’alcôve secrète tandis que les doigts de Lydia venaient jouer à leur tour avec ses nerfs. Malgré lui, Rufus se tendit. Son ventre n’était plus qu’un noeud prêt et il avait l’impression que si Lydia s’amusait à tirer dessus, il fondrait là entre ses mains, sans autre forme de procès. Il releva les yeux vers elle et tenta d’accrocher son regard, mais les caresses de la jeune femme lui brouillaient la vue. Alors à la place, il vint glisser les lèvres contre son épaule, mordre la peau tendre et moite de la clavicule, remonta dans son cou, taquina son oreille. Plus bas, sa main s’activait de plus en plus sûrement, pas forcément plus vite mais plus assurée, plus aguerrie, attentive à la moindre vibration qui traversait Lydia. Écouter le corps de la jeune femme était un délice, presque qu’autant de l’écouter elle et son souffle saccadé, le timbre grave de sa voix hachée. Elle était parfaite et chaque fois que Rufus l’effleurait plus que de raison, il aurait voulu se fondre en elle, oublier jusqu’à son propre nom, ne murmurer que celui de Lydia jusqu’à la fin des temps.
Il ne savait pas où cette folie les mènerait ; mais à cet instant, si la jeune fille lui avait demandé de faire d’elle une honnête femme aux yeux de la loi, Rufus aurait mis un genou à terre sans hésiter. Encore, continue… Toute ma vie, répondit-il en pensée, les yeux clos, sa bouche effleurant à intervalles réguliers le cou de la jeune fille au rythme de leur danse éperdue. Qu’elle n’arrête jamais, elle non plus. Qu’elle ne lève pas les mains de son corps, pas encore. Jusqu’à ce que tu sentes prêt à… Soudain, Rufus se redressa. La vue lui revint ; Lydia lui apparut dans toute sa netteté, dans toute sa beauté nue et il déglutit péniblement. « Je suis prêt. Je suis prêt. » balbutia-t-il en se redressant maladroitement. Qu’est-ce qui était le plus irréel ? Le fait qu’il sache, intimement, que c’était vrai ou qu’il s’apprêtait à perdre sa virginité dans l’une des chambres du Majestic avec Lydia Winters ? « Tu es… Je veux dire, tu es… » souffla-t-il sans terminer sa phrase. À la place, il l’embrassa, affamé, passionné, maladroit aussi mais tant pis, elle était prévenue après tout. Et pendant ce temps, sa main remonta doucement, glissa le long du ventre, effleura un sein puis vint tâtonner vers la table de chevet. Dans un mouvement qu’il espérait suffisamment fluide, il ouvrit le tiroir mais une vive douleur dans son autre bras, fatigué de soutenir son poids pour ne pas tomber sur Lydia, le fit grimacer. « Aïe. Attends. C’est pas l’idéal pour… Merde. » Écarlate, il finit par se redresser, les joues et le cou parsemés de pivoines.  Dans sa main brillait le petit paquet scintillant et il jeta un regard à Lydia, belle même dans la pénombre.    Les mains tremblantes, il dut s’y reprendre à deux fois avant de pouvoir l’ouvrier et galéja tout autant à enfiler le préservatif. « Désolé. » murmura-t-il avant de se rapprocher de Lydia. Doucement, il vint effleurer le visage de la jeune fille et l’embrassa à nouveau tandis qu’il se calait, timidement, entre ses jambes. « J’ai envie de toi. » confessa-t-il, la voix rauque, la tempe humide et l’esprit complètement fissuré de bonheur. Son coeur battait à tout rompre. Et puis, tout à coup, le monde s’effaça au profit d’un rêve délicieux. That was it. « Lydia. Oh fuck, Lydia. » Les mots lui échappaient, son corps aussi. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait laissé la vague le submerger là, à cet instant. Rien ne pouvait être meilleur que ça. Mais un roulement de hanches lui apprit qu’il se trompait et lorsqu’il commença à bouger, il s’aperçut qu’il en voulait encore et encore.

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