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Dorcas Ozera

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Message· · Sujet: to be honest i'd rather visit your bed to be honest i'd rather visit your bed EmptyMar 11 Juin - 20:55

LUCY & DORCAS
when i see you it seems right to say
that opposites attract

Il n'est pas encore exactement neuf heures du matin que le réveil résonne de tout son caisson. Une main se détache de ce tas uniforme sous lequel l'on soupçonnerait difficilement qu'un corps humain se cache.  C'est pourtant le cas puisque ladite main tâtonne à l'aveugle la table de nuit, manquant de faire tomber plusieurs objets disséminés aléatoirement. Encore endormie, Dorcas identifie le Vogue qu'elle a feuilleté hier soir avant de s'endormir, plus loin encore son téléphone en charge. Elle fait rouler son corps sur le flanc afin d'atteindre ce fichu réveil qui intensifie une mauvaise humeur encore latente, mais rien n'y fait. Un râle profond confirme la supposition d'une forme humaine sous ce tas informe ajouté au suivant lorsque le froid parvient à glacer le buste découvert. Dorcas s'assit le temps de faire taire le réveil pour mieux retourner à la chaleur des draps. Quoique dans les vapes, elle ne peut taire l'ode à son lit qui se forme dans son conscient embrumé. Elle a un allié. Même dans cette campagne arriérée elle a trouvé un allié qui ne la trahira jamais, sera toujours prêt à l'accueillir. Même si le New York rêvé a fait place à Windmont, tout n'est pas complètement fichu. Et si le lit sur lequel elle repose actuellement n'est probablement pas doté d'agents anti-bactériens optimaux, manque de draps en soie et ne surpassera jamais son king size adoré, il n'empêche qu'il fait plus que l'affaire. C'est déjà plus qu'elle n'aurait espéré dans ses rêves les plus fous. C'est dire.
Elle ne l'aurait quitté pour rien au monde mais c'est sans compter sur le doux bruit qu'émet son téléphone. "Visite campus" indique-t-il. Elle se souvient, maintenant. La secrétaire de sa nouvelle université avait bien insisté sur l'obligation de se rendre à la visite du campus organisée par un étudiant. L'appel serait faite, c'est bien la seule motivation qui pousse Dorcas Ozera à finalement sortir de son lit — Rihanna aide aussi. Elle rejoint la cuisine des Wolfe en quelques enjambées, attrape un bol et vérifie sa propreté avant d'y verser un peu de lait et des céréales. Le porridge de sa mère lui manque — c'est bien la seule chose d'ailleurs. La maison est encore silencieuse. Elle en profite pour vider son bol en faisant le tour du salon. Elle inspecte les photos de famille, plus par curiosité qu'intérêt quelconque. Ne trouvant rien de bien intéressant, elle laisse le bol à demi rempli sur la table (quelqu'un le rangera à sa place, son père ne les paie pas pour rien). Elle retrouve son lit, se balade sur les réseaux et termine de feuilleter le Vogue. C'est là qu'elle devrait être, entre Kylie et la nouvelle épouse du prince Harry et non pas enfermée entre ces quatre murs, dans ce qui est supposé être une chambre. C'est plutôt un placard à balai à son humble avis. Un placard à balai dont elle doit vite partir si elle ne veut pas être marquée absente, comme le lui indique l'horloge murale. Cela ne l'empêche pas de prendre le temps de bien appliquer son eye-liner et de chausser ses bottes Louis Vuitton à talon que Papa lui a offert pour la pluie américaine. Voilà peut-être encore un avantage à son départ, elle a eu le droit de refaire toute sa garde de robe. Mais en face de son dressing (c'est-à-dire une commode, jusqu'à son arrivée ici elle n'avait connu l'existence de ses meubles destinés à gâcher tout plaisir d'acquérir des vêtements), elle se dit qu'il lui faut définitivement faire un saut à Portland ce week-end pour acheter des pièces. Elle les mettrait en pile sur son lit une place s'il le fallait.

C'est un miracle qu'elle ne soit pas en retard. Enfin la notion de "retard" est propre à Dorcas puisqu'à son arrivée la guide est déjà en train de faire l'appel. Ce n'est pas pour autant qu'elle se presse à rejoindre le groupe. L'élève-guide lui tourne le dos si bien qu'elle a conscience du groupe qui l'observe faire son entrée de toute beauté. C'est le sac doré Chanel qui fait son effet, rien ne plus normal pour la jeune femme qui garde le nez sur son téléphone. Pile au moment où elle arrive aux côtés de la guide, cette dernière prononce son nom.

— Elle est présente mais il faut insister sur la syllabe "ze". Ozera. corrige-t-elle toujours rivée sur le tweet qu'elle finit de taper.
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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: to be honest i'd rather visit your bed to be honest i'd rather visit your bed EmptyVen 14 Juin - 23:59

Lucy Holm, vingt-et-un ans, brillante étudiante en médecine, est quelqu'un de très volontaire. Il ne faut généralement pas lui poser la question deux fois pour qu'elle offre son aide de quelque façon que ce soit. Mais la contrepartie de ce tempérament avenant est que quand la norvégienne décide de ne pas se porter volontaire, mieux vaut éviter de l'y forcer. Cela ne l'empêchera pas de réaliser la tâche avec attention et aussi parfaitement que possible, mais il ne faudra pas s'attendre à ce qu'elle le fasse de manière aimable (du moins en est-elle persuadée quand elle est pourtant bien incapable de faire payer à certains les erreurs/caprices/exigences des autres). Malheureusement, aujourd'hui, la tâche qui l'attendait aujourd'hui exigeait qu'elle soit aimable de par sa nature même, et c'était bien là que les choses se compliquaient. Lucy n'avait aucune envie de devoir supporter des premières années pendant deux heures à leur montrer le campus, pendant qu'ils poseraient des questions tout à fait inutiles, ou que des gars se trouvant plus malins, plus beaux et plus charmants que les autres, tenteraient d'obtenir son numéro de téléphone. C'est donc en traînant des pieds qu'elle se rendit au bureau des admissions où un groupe d'une vingtaine de personnes l'attendait de pied ferme. De bonne composition, elle s'efforça de leur offrir un petit sourire et alla saluer Mme Johnson, qui avait des dernières instructions à lui communiquer. "Sois sympa, Lucy. Je te connais quand tu as cette tête. J'ai bien peur que tu nous en tues un ou deux sur la route là." Lucy laissa échapper un petit rire, et secoua doucement la tête de désapprobation. "Sois tranquille, c'est contraire au serment d'Hippocrate. Ca serait quand même bête de devoir dire adieu à ma carrière avant même de l'avoir commencé…" Elle clôtura sa boutade d'un petit clin d'œil et retourna voir le groupe de première année qui semblait relativement tolérable.

Lucy les incite à se mettre légèrement à l'écart des autres groupes et commence à faire l'appel. Naturellement, certaines personnes sont absentes. Consciencieuse, elle repasse par les noms qu'elle n'a pu cocher sur sa liste une dernière fois avant de partir. "Dorcas Ozera ?" demande-t-elle, le nez rivé sur sa fiche. C'est alors qu'une voix retentit derrière elle, prenant soin de la corriger. Un grand sourire sur le visage, Lucy se retourne et répond d'un ton faussement enjoué : "Ha désolée, mais les noms de famille bien prononcés, c'est réservé aux personnes que je n'ai pas eu besoin d'appeler deux fois." Un murmure amusé se répand dans le groupe, mais l'étudiante fait mine de ne rien avoir remarqué avant de terminer son appel. "Commençons." lance-t-elle immédiatement, sans prendre la peine de vérifier que la fameuse Dorcas les suit bien. Lucy a probablement été un peu dure avec la jeune femme, mais outre sa mauvaise humeur sur laquelle nous ne reviendrons pas, Holm détestait 1) les gens en retard, et 2) ceux qui ne savaient pas quand se taire dans le milieu professionnel. Car, même si peu de gens était d'accord avec Lucy sur ce point, l'université, c'était un milieu professionnel. C'était ici que l'on créé ses contacts, qu'on rencontrait des gens susceptibles d'agir pour notre carrière par la suite, et dans le pire des cas, qu'on fréquentait de grands professeurs qui seraient capables de tout nous apprendre.

Naviguant d'un bâtiment à l'autre, Lucy se montra le plus claire possible dans ses instructions, mais surtout le plus pragmatique possible – du moins, elle l'espérait. Comme d'ordinaire, les organisateurs de la visite n'avaient pas pris le soin de regrouper les étudiants par discipline. De ce fait, Lucy ne pouvait pas adapter son tour aux différents bâtiments que les uns ou les autres devraient fréquenter. Résultat : il y avait de grandes chances qu'ils finissent tous par se perdre plusieurs fois le premier mois à la fac.

Au bout d'une heure de tour, Lucy décida qu'il était temps de faire une pause et emmena les étudiants devant un food truck qui se trouvait juste à l'entrée du campus. "La cafet' est pas mal, mais le food truc de Joel, croyez-moi, c'est vraiment le meilleur endroit où vous pouvez manger à proximité du campus." Sans plus attendre, Lucy se pencha pour faire la bise à Joel, qu'elle connaissait apparemment très bien, et lui commanda the usual et un sprite. Elle fit ensuite signe aux autres de s'avancer, leur laissant la place en attendant que ses nachos et son burrito ne soient prêts. Appuyée sur le camion, les yeux clos, Lucy profitait de la chaleur du soleil sur ses jambes dénudées, regrettant d'avoir choisi un short en jean plutôt qu'en toile. Mais qu'importait, d'ici une heure, elle pourrait passer se changer et aller faire un tour à la mer pour s'y baigner.
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Dorcas Ozera

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Message· · Sujet: Re: to be honest i'd rather visit your bed to be honest i'd rather visit your bed EmptySam 15 Juin - 19:24

Partante pour les Seychelles. Can't wait sweetie ! peut-on à présent lire sur le compte twitter de l'étudiante en droit. La sweetie en question, Dorcas peut difficilement la saquer mais rien ne la détournera de cette perspective délicieuse de vacances loin de ce trou à rats. Les cuba libre, le soleil picotant sa peau, les traces de bronzage sur son corps typé. L'excitation s'empare d'elle rien qu'à l'idée de monter dans un taxi direction Portland, passer la sécurité de son aéroport puis de couvrir ses yeux du masque distribué en première classe afin de les rouvrir dans un lieu où porter des crocs relève de la juridiction pénale — franchement quelle abomination. Il est sans aucun doute précoce de songer aux vacances, les cours n’ont pas même encore commencé (du moins pas à la connaissance d’Ozera). Tout est cependant bon à prendre pour ne pas pleurer indéfiniment sur son sort — même si rien ne l'empêche finalement. Dire qu’elle donnerait beaucoup pour entendre cette sweetie lui raconter des problèmes dont Dorcas se fiche royalement, dire qu’elle aurait préféré subir le geyser qu’elle a au lieu d’une bouche… Elle ne l’avouera pour rien au monde mais les Ozera lui manque — elle troquerait même un dîner de famille contre ces fichues obligations universitaires dont elle n’a nullement besoin. L’université, les études, le diplôme, c’est loin d’être sa préoccupation première… ni même secondaire. Elle se contentera d’attendre que ses parents redescendent de leur délire d’éducation sévère. Elle espère que leur prochaine lubie impliquera un chantage moyennant une augmentation mensuelle sur son compte bancaire — là seulement un armistice pourra être évoqué. En attendant qu’ils se résonnent, Dorcas compte faire ce qu’elle sait faire le mieux : rien.

Absorbée par ses rêveries ensoleillées, le retour au présent a un goût amer et banal — à l’image des étudiants qui composent le troupeau discipliné devant elle. Dorcas n’est pas sadomasochiste aussi ne s’inflige-t-elle pas la vision déplaisante de ces boutonneux. Tandis qu’elle tape le tweet à l’origine de son évasion imaginaire, Dorcas ne prête qu’une oreille distraite à la réponse de la guide. Peut-être pas si distraite que cela finalement puisqu’un sourire se creuse inconsciemment sur son visage. Ce n’est qu’une fois le tweet envoyé qu’elle se souvient du lieu où elle se trouve et lève le nez afin de découvrir l’origine de ce sourire incontrôlé. Ses yeux remontent alors le long d’une silhouette intrigante et ne tardent pas à scruter ce visage qu’elle ne voit hélas que de profil. Le téléphone qu’elle tient entre les mains manque de finir au sol, Dorcas caresse du regard et cela sans aucune gêne la sublime créature qui sera donc sa guide pour la journée. Enfin, merci, quelqu’un a fini par entendre ses prières !
Plus que ce qu’elle voit, c’est le défi lancé par la réponse de la guide qui titille son attention. Sa répartie atteint sans détour le bassin de Dorcas qui se met à crépiter. Une chaleur s’empare de son corps, immobilisé. Il ne lui en faut pas plus pour être absorbée — même si les pauvres, ce n’est pas vraiment son truc en règle général. Dorcas est ouverte aux exceptions, il aurait été stupide de passer outre les pensées salaces qui jasent à présent en son esprit. Ce désir est certainement visible à la vue de tout à chacun. Tant mieux, personne ne se risquera à jouer sur son terrain de jeu.  Le téléphone reste dans sa main droite mais son attention est focalisée uniquement sur la ligne de ce profil qu’elle aimerait pouvoir tracer de son index. Mais il faut y aller, la visite commence. Dorcas n'est pas perturbée par le mouvement du groupe. Ses jambes suivent naturellement sa nouvelle brebis.

Aucun des mots de la guide ne fait sens. Vraiment, aucun. Ozera a conscience que chaque syllabe compose un son qui constitue lui-même un mot, plusieurs mots formant une phrase et ainsi de suite. Il y a une idée derrière les sons qui s’échappent de ces lèvres rosées, seule leur mélodie lui sont compréhensibles. C’est étrange. Rien n’étanche sa soif curieuse. Elle se demande quel est son prénom, son plat préféré, le carré de peau qu’il suffit de frôler pour l’entendre supplier d’en venir au fait.
Dorcas passe une main dans ses cheveux lâchés comme pour sortir de ces brumes fantasmagoriques. Du frais, il lui faut du frais. Elle profite de l’escapade à la cafèt du campus pour se prendre quelque chose à boire — en passant devant tout le monde afin d’être au plus près de sa guide. La paille que lui tend le vendeur rejoint aussitôt ses lèvres qu’elle presse afin d’hydrater ses membres ankylosés de désirs. Les bulles du coca réveillent ses papilles gustatives mais pour rien au monde elle ne mettrait de la nourriture en provenance d’un food truck en elle — pas même pour la plus belle des brebis.

Lorsqu’elle se retourne vers la jeune femme, Dorcas n’a pas le coeur à la déranger. Elle a l’air si paisible, si bien ainsi bercée par les rayons du soleil. Quelques secondes passent avant que Dorcas se décide enfin à briser le silence (qui n’existe que de son point de vue puisque le troupeau piaille dans tous les sens pour commander de quoi paître), mais doucement afin de ne pas la brusquer.
— Excuse-moi, qu’est-ce que tu as dit que tu étudies déjà ? demande-t-elle à la guide accompagné un sourire ravi quoique faussement intimidé.

— C’est courageux en tout cas ce que tu fais, la visite etc. Même pour un million on ne m’aurait pas convaincue. C’est évidemment une expression parce qu’un million ne représente pas vraiment une somme hors d’atteinte pour Dorcas.

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: to be honest i'd rather visit your bed to be honest i'd rather visit your bed EmptySam 15 Juin - 23:50

Lucy l'avait prédit : l'un des étudiants la trouverait à son goût, et finirait par essayer de la draguer. En l'occurrence, ce fut une étudiante, mais le résultat était le même au final. Lucy sentit immédiatement le regard de Dorcas sur elle, mais continua de se comporter comme si de rien n'était. Elle ne souhaitait pas lui donner l'occasion de montrer une nouvelle fois qu'elle était une grande gueule, et voulait en finir le plus vite possible avec ce tour, qui n'était rien d'autre qu'une perte de temps, pour elle comme pour les étudiants. D'aucuns seraient flattés par cette attention particulière, mais Lucy n'est pas de ce genre-là. Elle n'a pas besoin d'être rassurée sur le fait que ses formes soient appétissantes ou non, ni de savoir qu'elle plaît. Elle a besoin de profiter de ces derniers jours de congé avant que les cours ne reprennent et n'accaparent toute son attention. Si ce n'était pas l'un des plus éminents professeurs de l'université qui lui avait promis de lui trouver une opportunité à l'hôpital de Portland, cette dernière n'aurait jamais accepté son chantage. Mais Lucy était consciente qu'elle était dans une carrière où les gens étaient particulièrement compétitifs (elle la première), et qu'elle devait saisir toutes les opportunités, aussi désagréables soient-elles. Elle admirait les efforts que faisaient la maire de Windmont Bay pour offrir des soins à ses habitants mais elle aspirait à bien plus grand. Portland ne serait d'ailleurs qu'un tremplin vers des hôpitaux bien mieux classés.
De toute la visite, elle sent le regard de Dorcas sur elle, et Lucy commence sérieusement à se demander si son trait de mascara n'était pas venu ternir sa joue. Un rapide coup d'œil aux toilettes lui confirme que ce n'est pas le cas, et Lucy décide de ne plus prêter attention à la retardataire. Elle répond aux questions calmement, mais sans trop élaborer pour autant : elle a promis de travailler deux heures et ne compte pas faire la moindre minute de plus. Preuve en est qu'elle a lancé le minuteur sur son téléphone avant de commencer à faire l'appel pour ne pas risquer de déborder. Lucy se connait assez pour savoir que son côté consciencieux pour la pousser à dépasser de plusieurs minutes, voire une bonne demi-heure la visite. La situation est assez désagréable comme ça pour qu'elle ne prenne pas le risque de se mettre une balle dans le pied en allongeant d'elle-même la visite.
Appuyée sur le mur, Lucy entend des pas se rapprocher d'elle mais décide de les ignorer. Elle aura bien le droit à un quart d'heure de répit pendant qu'ils commandent à manger. Les yeux clos sont un signal assez clair pour qu'elle n'ait pas besoin d'écrire en gros sur son front : "pas disponible pour le moment, merci de repasser plus tard". Pourtant, une voix douce vient la déranger. Lucy ne réagit pas tout de suite; il lui semble reconnaître la voix de l'impertinente, mais elle est bien plus agréable que tout à l'heure. Au bout de quelques secondes, alors que Dorcas lui jette des fleurs de manière parfaitement éhontée, Lucy ré-ouvre les yeux et hausse les épaules. Elle ne prendra pas la peine de répondre à la deuxième phrase car les raisons qui l'ont poussé à accepter une telle tâche – un fardeau, même – lui appartienne, et ne concerne nullement une parfaite inconnue. Conciliante toutefois, Lucy se tourne vers la jeune femme. "Je ne l'ai pas dit, en fait." C'était bien tenté, mais cela montrait bien que Dorcas n'avait absolument rien écouté. Une chance que l'étudiante n'en ait absolument rien à faire… "Je suis en 1ère année de médecine." Pour la première fois, Lucy pose réellement son regard sur la jeune femme. Malgré elle, elle se laisse surprendre par la beauté de l'impétueuse, et détaille doucement mais sûrement les traits de son visage. Elle ne donnera pas à Dorcas la satisfaction de la reluquer aussi peu discrètement que la demoiselle s'est permise de le faire pour Lucy, mais elle ne peut le nier : cette nana lui a tapé dans l'œil. C'est d'ailleurs probablement la seule raison pour laquelle elle lui concède un "Et toi ?" qui contribuera à lancer une réelle conversation entre elles. Sirotant son soda, Lucy lui fit signe de s'asseoir sur un banc où elle la rejoint, glissant une jambe sous son fessier. Elle n'avait pas forcément l'intention de discuter avec elle pendant des heures, mais pourquoi pas quelques minutes. A dire vrai, l'attitude de la jeune femme et son entrée fracassante avaient suffi à convaincre Lucy qu'elles ne s'entendraient pas. Dorcas semblait représenter tout ce que Lucy détestait. Il ne s'agissait là que de préjugés mais l'étudiante en médecine connaissait un peu trop bien le milieu dont la demoiselle semblait venir pour être dupe. Malgré les apparences, elles venaient très probablement du même milieu, sauf que leur éducation avait dû être différente. Depuis toute petite, Lucy avait toujours eu à apprendre la valeur du travail, que ce soit du stand de limonade qu'elle avait construit avec sa mère l'année de ses six ans ou des jobs étudiants qu'elle avait fait pour se payer ses vacances. Lucy était chanceuse : elle n'avait jamais eu à mettre la main à la patte pour ses études, mais pour toutes ses autres envies, qui dépassaient le nécessaire, elle avait travaillé pour se l'offrir. Et elle n'en avait que d'autant plus profiter. Dorcas, elle, prenait clairement pour dû ce qui l'entourait… A moins que Lucy ne se trompe totalement sur son compte, mais elle en aurait été la première surprise. "Tu sais, tu es inscrite d'office à ce genre de visites quand tu t'inscris à l'université, mais ce n'est pas obligatoire. L'appel, c'est juste pour les stats, en fait."

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Dorcas Ozera

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Message· · Sujet: Re: to be honest i'd rather visit your bed to be honest i'd rather visit your bed EmptyLun 17 Juin - 0:29

Tous ses camarades du lycée dont les postérieurs doivent être posé sur les sièges inconfortables des universités les plus prestigieuses tandis qu’elle doit se contenter de sa bouse, seraient bien étonnés de l’intérêt portée à l’attention de cette jeune fille. La nouvelle aurait déjà fait le tour du bahut, on les aurait épiées sans scrupule. C’était ça sa vie avant à Dorcas mais elle doit avouer trouver quelques points positifs à l’anonymat. Comme à cet instant présent d’ailleurs où elle n’a pas à se retenir d’observer les traits délicats de ce visage pointant vers le soleil pour préserver cette notoriété à laquelle elle tient tant — celle d’éternelle insatisfaite qui se laisse vite de ses amants. On ne lui prête aucun premier amour, aucune relation très stable. Ce qui pourrait s’excuser par son jeune âge perd toute force au regard de son penchant assumé pour les têtes à têtes intimes. Cette réputation lui va bien, elle colle parfaitement avec qui elle est finalement. Tout ce qui l’intéresse, c’est de s’amuser, d’être libre, absolument libre de toute attache. L’amour, elle ne l’a jamais connu. Comment une chose dont on a pas goûté pourrait nous manquer ?
Cette question prend doublement sens quand ses yeux prennent le temps de scruter chaque parcelle de ce visage inconnu tandis que tout en elle s’impatiente. Cette fille, elle ne la connaît pas. Pourtant, elle lui manque. Le son de sa voix lui manque, un peu. Là, les yeux fermés, elle a l’air si loin de tout. Imperméable à la réalité. Dorcas ne saurait l’avouer mais elle aimerait bien qu’elle lui fasse un peu de place. Elle aussi aimerait bien s’imperméabiliser de tout et de tout le monde. Enfin tout, sauf d’elle.
En vérité, Dorcas a du mal à comprendre se qui se produit entre elles. Il n’y a même pas d’elles d’ailleurs. Pourquoi les pensées ne cessent d’affluer alors que son corps, lui, bout d’impatience de capter l’intention de cette fille. De créer enfin un elles, peu importe la signification que ce terme  prendrait ?

Est-ce un coup de foudre dont elle est victime ? La question effleure son esprit tourmenté par l’imperturbable douceur de la femme qu’elle s’apprête à déranger. Elle est telle une fleur fixement implantée dans le sol et qui tourne ses pétales vers le soleil comme s’il s’agissait de son souhait le plus cher. Un peu de soleil, un peu de paix. Dorcas s’en voudrait presque d’être celle qui gâche l’instant. C’est plus fort qu’elle, il lui faut entendre sa voix, il lui faut attirer son intention. Maladroitement, la première question aléatoire qui lui passe en tête sort de ses lèvres. Et quand la jeune femme lui apprend être étudiante en médecine, Dorcas en fait abstraction et se contente de revenir sur la réponse première :
Touché. J’ai rien écouté à ce que tu as raconté. C’est pas contre toi mais j’ai pas l’intention de traîner souvent par ici, so… Tout est précieux chez Dorcas, son temps ne fait pas exception à la règle. Ceci explique l’absence de réponse à la question réciproque — il importe peu qu’elle étudie de l’histoire, des langues ou autre aberration. Dorcas Ozera n’a pas besoin d’étudier. Elle est née pour défiler sur des podiums, elle se sent au plus profond d’elle-même. A quoi bon se tuer et persister dans un chemin qui la mènerait tout droit vers les fléaux de notre siècle : dépression, exclusion, suicide ? La simplicité même : si on lui fait perdre son temps, elle agit en conséquence. Non que la jeune femme en face d’elle ne constitue quelconque ennui ou gâchis, bien au contraire oserait-elle avouer, mais Dorcas en a fini. Elle ne veut plus parler études. Elle veut passer aux choses réellement intéressantes.

La question pourrait sembler futile, or par celle-ci Dorcas souhaite lever le voile sur la prétendue générosité de son interlocutrice. Que cache ce visage auquel l’on donnerait le bon Dieu sans confession ? Son dessein échoue lamentablement, rien ne lui est révélé. Pourquoi n’est-elle pas si surprise ? Serait-il un pic électrique qui vient de réveiller le fond de son ventre et tout son bassin ? Quelque chose la pousse à vouloir en savoir plus, à comprendre la raison pour laquelle tout son être converge vers le sien. Aussi échoute-t-elle à feindre le courroux, la révolte suite à ces mots qui ne renforcent que davantage la conviction dorcasienne que cette visite n’est qu’une perte de temps.
— Donc t’es en train de me dire que je viens de passer plus d’une demie-heure à zieuter la guide, ô combien charmante, que l’on m’a attribuée pour... rien ? C’est dégueulasse… J’irai me plaindre à la direction dès que la visite sera terminée.
Ce qui se veut être de la franchise se meut en… flirt ? Depuis quand Dorcas Ozera drague autrement que de la manière directe, soit quelques mouvements de hanche au rythme d’une musique endiablée suivis de baisers sans équivoque ? Elle est comme ça l’Ozera : elle fonce droit, tête baissée, il n’y a aucun temps à perdre. Une ampoule s’éclaire, les mauvaises habitudes reviennent. Celle que l’on appellera bientôt l’héritière selon ses propres dires, s’impatiente et veut tout tout de suite.
— Ça te dit de lâcher ces nazes ? Je t’emmène manger un bout dans un endroit qui ne risque pas de t’empoisonner.

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: to be honest i'd rather visit your bed to be honest i'd rather visit your bed EmptySam 22 Juin - 18:08

Les yeux de Lucy se referment, légèrement aveuglé par la lumière quand Dorcas lui "avoue" qu'elle n'a rien écouté. Ce n'est une surprise pour personne, mais certainement pas pour Lucy. Elle les ouvre à nouveau, changeant légèrement de position pour appuyer uniquement son bras contre le food truck quand Dorcas lui précise que ce n'est pas contre elle. Elle hausse légèrement les épaules, quelque peu étonnée que la jeune femme lui présente ses excuses. "Je ne vois pas comment ça pourrait être contre moi, on ne se connaît pas. Ou pas encore en tout cas." précise-t-elle, sur un ton légèrement provocateur. Lucy n'a pas besoin d'être un génie pour deviner que Dorcas chercher à apprendre à la connaître en lui posant des questions. Le pourquoi du comment reste encore un mystère, bien entendu, mais que ce soit pour obtenir une faveur ou simplement pour sympathiser, cela revient plus ou moins au même au final. Elle cherche à en savoir plus sur Lucy. La jeune femme n'insiste pas quand Dorcas ne lui répond pas, laissant le doute sur ce qu'elle est venue étudier. Pourtant, Lucy ne prend pas la peine d'insister. Elle n'a aucune idée de où cette conversation va les mener, et si elles deviennent amies, elle insistera probablement pour avoir plus d'information mais pour l'heure, le mystère continuera de planer sur les activités scolaires de Dorcas dans l'université de Portland. Lucy ne souhaite pas lui donner trop d'attention. Elle a l'impression qu'elle est le genre de personnes à se nourrir entièrement de l'attention que les autres lui portent, et à vouloir toujours tirer le bout de couverture vers elle. Peut-être qu'elle se trompe, et quelque part, elle le souhaite car Lucy déteste profondément ce genre d'individus, mais en tout cas, la demoiselle n'est pas d'humeur à prendre le risque. Elle n'est pas là par plaisir, et ne l'oublie pas. De plus, il lui reste bien trois quatre d'heures de tour du campus à donner. Inutile donc de prendre du retard qui repoussera encore un peu plus sa session surf et détente à la plage.
Le rire franc de Lucy retentit lorsque Dorcas se met à flirter de manière extrême directe avec elle. Elle rigole car la situation est ridicule, mais au fond, elle trouve ça lourd. Oui, ils sont à l'université, et ils sont jeunes, et tout ce que vous voulez, mais si les propos avaient tenus par un gars, les filles du groupe se seraient rapprochées subtilement de Lucy pour s'assurer que tout allait bien. "Super, on pourrait y aller ensemble. Je dois me plaindre d'une étudiante qui a tenu des propos déplacés pendant la visite." Naturellement, la jeune norvégienne n'a absolument pas l'intention de déposer une quelconque sorte de plainte envers Dorcas Ozera, mais elle tient tout de même à lui faire remarquer que ses propos sont déplacés. D'abord, parce que ce n'est jamais agréable de savoir que l'on vient de se faire reluquer – aller savoir où l'imagination de la jeune femme l'avait amenée – et encore moins dans le milieu professionnel. "J'apprécie que tu me trouves charmante, mais je te rappelle que je suis ta guide, pas une de tes potes, ni même encore un bout de viande. Tu as des manières beaucoup plus appropriées de me faire passer le message." Lucy ne se leva du banc pour ponctuer ses propos, voulant éviter tout esclandre, mais ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait. Elle avait bien conscience que sa réaction était disproportionnée par rapport à l'attitude de Dorcas qui se voulait plutôt bon enfance. Mais la demoiselle était désormais condamnée à payer les pots cassés, bien qu'elle n'y soit pour rien si Lucy était contrainte de faire ce tour. La langue de Lucy claqua contre son palais, signe de son agacement, et la jeune femme se tourna légèrement pour avaler son plat, sans pour autant trop alerter les gens autour. Il était inutile qu'ils se mêlent à cette discussion qui n'avait ni queue ni tête. "Non, on ne va pas les lâcher. Je me suis engagée à faire ce tour, je vais le faire jusqu'au bout, mais comme je te le disais tout à l'heure, tu n'es pas obligée de rester." murmura-t-elle pour éviter d'élever la voix pour rien et de se faire entendre. Elle ne releva même pas la remarque sur le food truck, peu étonnée du snobisme dont la jeune femme faisait preuve. A la place, elle se dépêcha de finir son plat et annonça à l'assemblée qu'ils partiraient d'ici cinq minutes. Par chance, tout le monde avait été servi assez rapidement et était en train de finir son plat.
Ils partirent ensuite continuer leur visite du campus, Lucy prenant bien soin de ne pas se retrouver près de Dorcas à quelque moment de la visite. Une demi-heure plus tard, elle se retrouva au point de départ, bien contente d'avoir été finalement plus rapide que prévu. Le soleil commençait à taper et la jeune femme avait hâte de pouvoir enfin faire un plongeon dans l'eau salée. Elle passa voir Mme Johnson pour lui donner la feuille de présence et se contenta de hausser les épaules quand elle lui demanda comment cela s'était passé. Elle sortit ensuite afin de se rendre directement à sa voiture pour ensuite rejoindre Windmont Bay, mais quand elle croisa Dorcas sur le parking, Lucy décida de revenir légèrement sur ses pas. "Je voulais te présenter mes excuses pour la façon dont je t'ai parlé. Je continue de penser ce que je t'ai dit, mais j'aurai pu employer un ton moins agressif."
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