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 behind blue eyes. (x/b)

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Billie Fairchild

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Message· · Sujet: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptyDim 23 Juin - 15:23

@xavi moroe.
(23 juin 2019)
No one knows what it's like
To feel these feelings
Like I do, and I blame you
No one bites back as hard
On their anger
None of my pain and woe
Can show through

Un soupir lui échappa alors qu'entre ses doigts fins tournait son téléphone. Est-ce que ça avait été une bonne idée de répondre à cet appel ? Probablement pas. Depuis qu'elle avait quitté la maison de ses parents à Renton, après y être retournée pendant quelques mois, Billie n'avait plus vraiment attardé ses discussions avec eux. À quoi bon ? Leur regard sur elle avait probablement changé, elle le sentait à chaque fois qu'ils l'évoquaient, qu'ils la détaillaient un peu trop longuement en cherchant à comprendre eux-même si leur fille était vraiment innocente ou non ; si elle avait été graciée simplement car cette fois son avocat n'avait pas été un incapable, ou si elle méritait sincèrement cette remise en liberté dont elle avait bénéficié. C'était une immense partie de ce qui l'avait poussée à appeler Luca en pleurs depuis l'état de Washington, lui demandant son aide comme elle ne l'avait jamais fait auparavant, tant tout ça était bien plus douloureux encore que la prison elle-même ; savoir que sa propre famille lui tournait le dos sans le dire réellement lui donnait cette impression d'être encore plus abandonnée qu'elle ne l'avait déjà ressenti lorsqu'elle avait été condamnée pour le meurtre de Malcolm. Les mois avaient passés depuis son arrivée à Windmont Bay, et si elle se sentait peut-être un peu mieux depuis ces dernières semaines, quand bien même elle ne se sentait pas capable de crier victoire par rapport à tout ça pour l'instant, elle se retrouvait aujourd'hui avec le moral en berne et le cœur lourd. Assise en tailleur sur un des bancs de Redwoods Park, elle garda la tête baissée et la nuque courbée, détaillant ses mains et faisant glisser son téléphone à même le bois du banc, entre ses jambes, l'écran contre le matériaux plutôt que vers elle. Elle ressassait les paroles de sa mère depuis qu'elle avait raccroché. Elle n'avait, en soi, rien dit de mal ; aucune insulte, aucune remarque remettant directement en cause la place de sa fille dans cette histoire de meurtre et de condamnation à mort, mais c'était peut-être ce qui rendait le tout encore plus dur à accepter tant ça devenait insidieux. Des sous-entendus, des questions par rapport à sa vie actuelle, au fait que peut-être cette histoire continuait de l'influencer et auxquelles elle ne voulait pas répondre. Tout ça l'avait, en plus de la fatigue causée par ses peu d'heures de sommeil, fragilisée et rendue plus à même à subir les affres de ses émotions, quand elle tentait de se montrer forte et le plus invincible possible face au reste du monde. Profitant du dimanche de repos donné par le planning de travail de Sören, elle s'était plu à croire que peut-être, se poser dans le parc parviendrait à l'apaiser un peu. Mais son esprit ne faisait que ressasser la façon dont l'attitude de sa mère, encore aujourd'hui, lui rappelait celle qu'elle avait pu avoir avec elle lorsqu'elle était adolescente. Comme si elle ne prenait pas au sérieux la fragilité avec laquelle elle avançait, l'esprit bien trop torturé pour garder tout ça sur ses épaules sans jamais craquer. Déjà lorsque sa fille n'avait que quinze ans, Enid Fairchild ne semblait pas porter le regard protecteur et maternel que la jeune Wilhelmina pouvait espérer, n'acceptant de voir les problèmes que lorsque l'état d'alerte avait été sonné par quelqu'un d'autre. Elle soupira à nouveau, redressa son dos contre le dossier du banc et releva la tête, détaillant un instant ce qui l'entourait. Les silhouettes, les sons qui s'en élevaient, tout. Tout ce qui pouvait détourner son attention des vrombissements de ses pensées dans un coin de sa tête. Tout... ou presque. La voix qui résonna dans son dos lui arracha une vague de frissons désagréables dans la nuque, sentant ses poils se hérisser derrière elle alors qu'elle fronçait les sourcils pour tourner la tête vers Xavi, son large sourire, ses yeux brillants, et ses intentions qui lui donnaient toujours envie de serrer les poings pour pouvoir les coller dans sa face de petit héritier prétentieux. « Ce n'est pas le moment, épargne-moi ton pseudo laïus pour tenter de me convaincre, la réponse est toujours la même et je ne suis clairement pas d'humeur pour ça. » Sa voix paraissait bien plus lasse qu'énervée, contrairement à ce qu'elle aurait aimé lui faire sentir. Au moins la colère était un meilleur rempart que la vulnérabilité qu'elle risquait de montrer s'il se retrouvait à insister encore une fois, ses forces s'étant faites la malle en même temps que sa volonté à faire quelque chose de sa journée autre que de rester assise dans un parc. Les rides sur son front se creusèrent un peu plus alors qu'il s'approcha d'elle et se laissa tomber à ses côtés. « Sérieusement ? La place est déjà prise, va-t-en. » D'un réflexe, elle s'éloigna un peu de lui, sans que ça ne soit très utile pour autant.

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Message· · Sujet: Re: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptyDim 30 Juin - 19:19

Ses pensées étaient tournées vers Georgie depuis son arrivée à Windmont Bay, lui qui prétendait pourtant être là uniquement pour sa fille. Brinquebalé par les sentiments qu'il éprouvait à l'égard de son ex femme, Xavi menait un combat intérieur qui n'avait aucun effet visible extérieur. Son esprit merdait férocement et son coeur avait du s'emballer à deux reprises, lui qu'on soupçonnait de ne même pas émettre un seul battement. Une faiblesse qu'il n'osait laisser transparaître, lui qui était un parfait petit connard prétentieux et immoral. Mais voilà, sa chevelure incandescente et son regard appuyé avaient suffit à l'héritier pour être méchamment perturbé. Poser les yeux sur sa fille n'aidait en rien tant les traits de sa mère transparaissaient en elle (en plus de son caractère volcanique, évidemment). Alfred avait bien tenté une approche, disséminant de ci de là quelques questions mûrement sélectionnées, ce à quoi l'héritier avait répondu simplement par un : prends ta journée. Il n'avait pas insisté, connaissant son employeur mieux que personne et Xavi s'était emparé de sa journée du mieux qu'il le pouvait. Un temps occupé à la rénovation de sa maison - car monsieur avait finalement décidé de changer bien des détails - son attention s'était tout naturellement porté sur un autre détail de son existence qui l'ennuyait plus que de raison. Billie. S'il n'était pas en mesure de prendre le taureau par les cornes pour régler ses soucis de coeur avec Georgie, il était néanmoins tout à fait capable d'accaparer sa 'nouvelle amie'. De quoi rebooster l'homme tourmenté qu'il était devenu. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour dégoter l'endroit où se nicher sa désormais blonde favorite, comme il se plaisait à le dire. Leur dernière rencontre avait été un désastre d'une ampleur catastrophique - pas selon Xavi - et cependant, il revenait encore une fois à la charge. Comme il l'avait lui-même précisé, abandonner n'était pas dans ses cordes, harceler beaucoup plus. « Ma luciole. » qu'il roucoula bêtement, apparemment heureux de la retrouver. Billie était là, posée sur un banc, l'air passablement songeuse et surement désireuse de passer du temps seule. Il était donc fort logique de voir l'héritier s'installer à ses côtés, cette mine satisfaite bien installée au creux de ses lèvres et indifférent quant au désir de solitude de sa luciole. Il paierait pour ce surnom et il avait hâte. « Un problème personnel peut-être ? » questionna-t-il, faisant fi de sa colère. Si elle était en colère, c'est qu'elle n'était pas indifférente et ce seul détail suffisait au jeune homme pour envisager un nouvel assaut. Qu'elle se complaise dans ses problèmes, ou non, ne l'intéressait pas réellement mais si une pauvre petite main tendue suffisait à lui démontrer l'être généreux qu'il était, Xavi donnait alors toujours de sa personne. Une attitude hautement salope mais entièrement assumée. « Banc public, ma luciole, banc public.. » Il l'observa du coin de l'oeil alors qu'elle commençait à glisser de l'autre côté. Une fuite dès plus veine car Xavi glissa au plus près d'elle et se cala gentiment contre le dossier avant de croiser les jambes. Son regard se porta un instant au loin, observant la myriade de petites personnes qui traînaient dans le coin - c'était donc ça, la détente chez le commun des mortels ? Curiosité de plus, qui lui fit arquer un sourcil, alors que sa seule réelle envie en tant que détente se dispatchait en deux temps : boire et baiser. En trois, peut être, si l'on ajoutait le harcèlement. « Ca me brise le coeur de savoir que tu n'as totalement réfléchi à ma proposition, pourquoi tant de haine ? » Le ton était presque théâtrale, un brin outré, mais carrément malsain. Il apposa même une main sur son coeur - qui, si si, battait - et feignit une mine dès plus ennuyée. Cet excellent comédien tenait son talent de plusieurs années de pratiques douteuses et sa jolie petite luciole en était une nouvelle spectatrice. Bien sûr que ce n'était pas le moment, bien sûr que n'importe qui aurait pu observer ces traits et constater que quelque chose clochait. Quelque chose de profond, qui appuyait précisément là où Billie devait souffrir le plus. Mais à quoi bon marquer cette dernière de son intérêt, alors que le sien était ailleurs, dans la signature d'un contrat ? Bien plus intéressant de son point de vue...

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Message· · Sujet: Re: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptyVen 26 Juil - 23:52

Même face à Xavi, elle ne se sentait pas de sortir totalement les crocs, aujourd'hui. Le coup de téléphone de sa mère avait laissé une impression amère auprès de Billie, qui ne savait plus trop quoi penser, perdue dans un ressentiment bien différent de celui auquel elle était habituée ; la colère n'était plus le maître mot de ce qui coulait dans ses veines, remplacée par une lassitude attristée alors qu'elle baissa les yeux vers ses doigts en évitant ceux de l'héritier. Son harcèlement acharné continuait de la fatiguer grandement, et si d'ordinaire elle n'aurait pas hésité la moindre seconde à courber son dos et cracher à la figure du millionnaire, elle ne se sentait pas capable de le faire à cet instant précis. Son humeur maussade se lisait probablement sur ses traits, et là tenait-elle la preuve – si tant était qu'il lui en fallait encore une, à ce niveau – que Xavi Moroe était un connard fini. Elle savait qu'elle aurait beau lui dire tout ce qu'elle pouvait vouloir lui dire, cracher son venin à son visage en espérant le voir se décomposer, en vain. Il s'en foutait, s'en foutrait encore après ça, et tant pis pour elle et ce qu'il lui adviendrait de faire ensuite. Ça n'était qu'une perte de temps et d'énergie que de se battre contre lui aujourd'hui, comme Don Quichotte face à son moulin à vent, sans pour autant que ça ne soit suffisant pour briser totalement sa carapace et lui faire attraper le stylo pour apposer sa signature à la fin d'un contrat qui ne ferait que démolir un peu plus son existence, les qu'en-dira-t-on reprenant de plus belle – à supposé qu'ils se soient, un jour, arrêtés. Xavi était écœurant. Aucune nouveauté dans le constat qu'elle tirait quant à son propos : elle l'avait catégorisé comme tel à peine avait-il osé l'approcher et lui proposer son idée saugrenue (débile) de faire un film sur elle, éludant toute cette vérité pour laquelle elle s'était battue avec acharnement. Aussi n'était-elle pas surprise de le voir s'asseoir à ses côtés alors qu'elle avait précisément exprimé le désir inverse – le voir partir le plus loin possible d'elle, pourquoi pas sur un autre continent –, encore moins de le sentir se rapprocher quand elle tentait de se dérober à toute idée de contact physique entre eux. Le surnom, lui aussi, lui inspira un sentiment de dégoût ; une familiarité qu'elle n'avait pas autorisée et qu'elle ne voulait pas voir continuer à s'étendre entre eux, quand bien même il s'en foutrait probablement comme de son premier cent. « Tu es un problème, mais je tends à croire que tu n'es pas que le mien. Le personnel n'a donc pas vraiment sa place ici. » Encore une fois, la colère ne transparaissait pas au travers de son ton, quand ses paroles se tentaient cinglantes ; l'effet escompté n'était pas celui obtenu, moins convaincant, et elle s'arracha un nouveau soupir à cette idée simple de ne même pas être capable de faire ce qu'elle savait faire de mieux : se montrer désagréable. Détournant à nouveau le regard en roulant des yeux lorsqu'il évoqua le fait qu'elle était installée sur un bien public, elle ne répondit pas et garda cette même mine renfrognée, attristée, aussi, avant de soupirer à nouveau. « Est-ce que tu serais rassuré si je te disais que j'y avais réfléchi, et que ma réponse est d'autant plus un non ? Maintenant, est-ce que tu peux enfin me laisser tranquille ? » Elle tourna enfin la tête vers lui et laissa son regard se perdre, une fine poignée de secondes, dans le sien avant de le détourner à nouveau vers ses doigts entremêlés entre eux. Qu'importait la théâtralité dont Xavi tentait de faire preuve pour la faire céder ou sortir de ses gonds, aujourd'hui n'était pas le jour, et Billie se refusait de se laisser emporter pour une connerie pareille alors que d'autres choses, à côté, la perturbaient bien plus encore que de savoir qu'un harceleur se glissait à nouveau à ses côtés pour tenter de lui arracher des bouts de sa vie. Les dents plantées dans l'intérieur de ses joues, elle soupira un peu par les narines et attendit, tout en sachant que ça ne servait absolument à rien (elle n'était pas idiote), qu'enfin Xavi lâche l'affaire, au moins pour aujourd'hui, et la laisse retourner à ses préoccupations. Mais, encore une fois, elle n'était pas assez idiote pour croire à ce genre de scénarios.

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Message· · Sujet: Re: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptySam 27 Juil - 13:43

Billie manquait de saveurs aujourd'hui. Ni répartie cinglante, ni menace, elle semblait coincée sur ce banc avec une idée déprimante en tête ce qui força l'héritier à la fixer plus longuement. Il en cherchait le sens, évidemment, non pas pour l'aider à se plaindre, à résoudre un quelconque problème, ni même à lui prêter une oreille attentive. Non, Xavi cherchait la faiblesse de son interlocutrice afin d'en tirer partie et quoi que de mieux qu'une mine aussi dévastée que la sienne. Il fronça les sourcils, presque déçu de ne pas finir entarté par sa luciole. Le problème venait-il vraiment de lui ? De son comportement abjecte pour obtenir des droits sur un film ? La réponse lui semblait semi positive, car il voyait en elle tout autre chose, un dessein bien différent. La dernière fois, sa jolie Billie l'avait envoyé paître royalement et aujourd'hui, elle était aussi éteinte que sa vie sexuelle avec son ex femme. Elle essayait pourtant, de reprendre un semblant d'aplomb face à lui, de balancer quelques paroles dont l'effet escompté n'intercéda pas en sa faveur. L'héritier sourit, plutôt satisfait, avec dans l'idée que la partie était gagnée aujourd'hui tant son interlocutrice lui semblait las. « Mais je peux devenir ton problème ma luciole, et je crois que je le suis déjà en fait, mais je peu m'améliorer et prendre encore plus de place dans ta vie, je sens que tu commences à m'apprécier.. » L'apprécier était un bien grand mot avec un énergumène pareil mais Xavi n'y voyait pas d'objection. N'était-il pas le type le plus détestable de Windmont Bay ? Et pourtant, n'était-il pas un tantinet attachant par moment (par très court moment) ? Selon lui, la réponse était plus que positive et il ne voyait pas souvent le mal où il le causait. Son égo prenait bien trop d'importance dans sa vie et la vue lui était ainsi bouchée depuis longtemps. Le soupire de Billie n'eut aucun effet sur lui, pas même une nuée d'empathie. Toujours aussi renfrognée, il ne parvenait pas à la détendre et même si le but premier n'était pas là, sa Billie mordante lui manquait un tantinet depuis cette rencontre pseudo fortuite. Elle roulait les yeux au ciel et la satisfaction grandissait sur son visage devant ce constat. « Pas le moins du monde. » Il serait rassuré le jour où Billie apposerait sa signature sur ce contrat maudit qu'il traînait partout avec lui depuis et malgré son regard appuyé, sa décision était sans appel. « Tu ne peux pas y avoir réfléchi correctement, sinon tu ne me dirais pas non.. » reprit-il, goguenard, en observant ses doigts entremêlés. Ses positions n'avaient pas évoluées depuis la fois passée et celle de Billie non plus. Un point d'entente n'était pas envisageable entre les deux et même si son interlocutrice consentait un jour à lui laisser un point d'entrée, pour sûr que Xavi dézinguerait tout dans la seconde. Il avait sa propre vision des choses, sa façon d'imaginer un scénario au delà de la réalité. Couper dans son élan par une femme qui campait sur ses positions, Xavi finirait forcément pas s’agacer plus que de raison à un moment ou un autre. Mais pour l'heure, il tentait simplement d'emmener Billie vers ses derniers retranchements. « Et non, je ne compte pas te laisser tranquille. » A son tour, il plongea son regard dans le sien mais nul besoin d'y percevoir une quelconque forme de méprise, Xavi était loin de là. Il émanait de lui une détermination sans pareille et même son charmant sourire s'était effacé depuis. Il était bien là, il avait le temps, il l'aurait à l'usure, les choses ne pouvaient pas allaient autrement. « Mais quelle belle journée, n'est-ce pas ? » L'arrogance en prime, il s'étira sur son banc et croisa une nouvelle fois les jambes, déterminé à ne pas bouger de là - ou déterminer à la suivre si jamais elle choisissait encore une fois la fuite.

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Message· · Sujet: Re: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptyVen 2 Aoû - 0:00

Mais qu'avait-elle bien pu faire pour mériter ça ? Xavi Moroe était comme une maladie vénérienne contre laquelle on cherchait encore un traitement, un herpès qui, sans parvenir à tuer, grattait là où ça emmerdait le plus, et revenait à peine on tentait de le faire fuir de là où il avait décidé de se loger. Elle avait tellement tenté de le faire déguerpir de son entourage qu'elle ne comptait plus les fois où elle avait montré les crocs, courbé le dos à la façon d'un chat en position de menace, sans que l'effet escompté ne parvienne à être atteint. Cette espèce d'enfoiré. Aujourd'hui n'était pourtant pas un jour comme les autres, où elle se serait contenté de lui balancer à la figure les remarques cinglantes qu'il cherchait probablement avec le temps ; c'était devenue une habitude désagréable pour elle (cf, l'herpès), mais pour lui sans doute tout ça devait avoir une allure de jeu, avec un petit côté jouissif en plus – c'est du moins comme ça qu'elle se figurait l'esprit tordu d'un homme tel que Moroe, capable de harceler tout à chacun pour ses propres beaux yeux. Sauf que seule une lassitude attristée, presque désespérée prenait le dessus sur Billie, assise sur son banc et espérant pouvoir retrouver un peu de consistance dans la solitude que pouvait offrir un parc... aussi bien qu'il pouvait lui enlever, comme il le prouvait à l'instant. Tous ses poils avaient beau se hérisser sur son corps à l'idée d'une telle proximité avec l'homme – il n'avait qu'à tendre la main pour l'effleurer, et le principe même de contact physique avec un autre être humain étant déjà désagréable aux yeux de la blonde, en avoir un avec quelqu'un qu'elle méprisait... elle préférait ne pas y penser –, elle ne frappa d'aucune façon possible et se contenta simplement d'observer ses doigts, son téléphone entre eux, retenant un roulement d'yeux qu'elle n'aurait pas cherché à cacher d'ordinaire à l'entente des paroles de l'héritier. « Si ça te fait plaisir de penser ça. » Rien d'autre. Pas d'insulte, pas de répartie dont elle avait prouvé plus d'une fois qu'elle avait la maîtrise, rien. Simplement une Billie qui ne se ressemblait plus vraiment, plus totalement, alors que la morosité inspirée par le coup de téléphone avec sa mère persistait autour d'elle, en elle aussi. C'était vraiment une mauvaise idée de faire ça ici, à la vue de tous et surtout de lui. Elle aurait dû se douter qu'il mettrait la main sur elle. Il trouve toujours un moyen de tomber sur elle, apparemment parfaitement au hasard, dans les moments où elle se retrouvait seule. Elle craqua finalement et roula des yeux, retrouvant d'un pas en avant ses habitudes quand elle n'avait pourtant envie que d'en faire bien plus en arrière, se lever et retrouver la chambre dans laquelle elle logeait désormais, entre les murs de la maison de Sören. « Tu n'es donc jamais lassé ? » Elle aurait pu continuer. Lui dire que tout ça commençait à manquer de piquant, que c'était du vu et du revu dans sa façon de faire, qu'il ferait mieux d'innover un peu pour que ce petit jeu vaille le coup de perdurer dans le temps, non pas pour la finalité qui changerait comme il espérait faire changer d'avis la jeune blonde, mais simplement pour éviter les redondances pseudo-comiques pour quiconque observait ça de l'extérieur, quand elle ne subissait que le contrecoup de la fatigue que sa présence lui insufflait. Son regard finalement planté dans le sien, elle fronça un peu les sourcils en se sentant perdre pied face à la réponse qui, sans aucune surprise, traversa les lèvres de son vis-à-vis. Sa gorge se serra un peu plus qu'elle ne l'était déjà et son regard sembla commencer à se brouiller, la forçant à détourner le regard de plus bel sans chercher à répondre par la parole à son affirmation qu'il en lâcherait jamais l'affaire. Elle secoua la tête et déglutit un peu, remontant ses jambes croisées en tailleur sur le banc et glissant ses doigts sous ses yeux pour recueillir les larmes qui s'y pointaient avant de ne leur laisser l'opportunité de couler. Elle le retenait depuis qu'il avait atterri à ses côtés, depuis qu'elle avait raccroché son téléphone, la voix de sa mère mourant d'un coup sec de l'autre côté du fil, la faisant se sentir d'autant plus abandonnée qu'avant. Un surplus d'émotions, sans doute, qui prenait le dessus sur la raison et noyait sa carapace qu'elle aimait à croire invincible ; la preuve que non. Elle pinça des lèvres et essuya ses doigts humides dans les fibres de son jean, détournant la tête de l'autre côté pour ne pas offrir à Xavi la satisfaction du spectacle qu'elle offrait sans doute. Elle se détestait, à cet instant, pour l'image qu'elle renvoyait sans doute.

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Message· · Sujet: Re: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptyDim 11 Aoû - 17:04

L'histoire de Billie avait de suite attirée son attention, lui qui avait toujours eu faible pour les drames. Entre les on dits proposés par la presse ainsi que la médiatisation importante du procès, Xavi avait vu son intérêt titillé rapidement. En plus de ses propres recherches, il avait mandaté une personne pour obtenir plus de détails. Mais quoi de mieux que la personnalité concernée pour l'aider en ce sens ? Lorsque le prénom de Whilelmina s'était apposé à lui, il s'était tout imaginé, sauf une charmante petite blonde à l'allure angélique. Diabolisée depuis le début, jetée en pâture aux lions, celle qui clamait son innocence avait été amochée au passage sans une once de retenue. Xavi, lui, se contentait de l'égratigner un peu plus. Peut-être était-elle innocente, comme elle se plaisait si bien à le dire, mais peut-être que non. Et ce peut-être avait plus d'importance pour lui que tout le reste. Il ne voyait ni sa souffrance, ni sa difficulté à revenir dans un monde qui l'avait délaissé et il mettait un point d'honneur à obscurcir le fait qu'il remuait le couteau dans la plaie. Il était pourtant à même de comprendre ses raisons, plus que quiconque, lui aussi avait essuyé plusieurs déboires mais échappé, in extremis, à une lourde peine de prison. C'était peut-être là, tout la différence : il n'avait pas subi des années d'enfermement et ne pouvait décemment pas comprendre ce qui la poussait dans ses retranchements. Il voyait l'adaptation de sa propre histoire comme un pied de nez au monde qui l'entourait : était-ce vrai, était-ce faux ? La réponse n'avait pas d'intérêt, elle n'en avait jamais eu. Ce film serait juste là pour conter une histoire qui intriguerait le monde, pas pour remettre en cause son procès, son innocence, sa culpabilité ou tout autre point qu'elle jugeait nécessaire. Le pays l'avait déjà dépeint comme l’abominable maîtresse, les quelques heures proposées par un film ne changerait ni la donne, ni le passé mais pouvait, en revanche, éblouir l'avenir. Celui de Billie, de la façon dont elle le jugerait opportun mais celui de Xavi, avant tout, qui visait déjà plusieurs prix avec son adaptation.  Son discours était déjà prévu à l'avance, ses arguments bien établis dans son esprit et son monologue, prêt à être décanter dans la foulée, après une prochaine remarque acerbe de Billie. Mais la lumière de sa petite luciole était éteinte et la répartie de la blonde eut pour seul effet de lui faire froncer les sourcils. Moroe se tourna un peu plus vers elle, cherchant des réponses sur son visage fermé. Quelque chose clochait, bien au delà de sa présence et de sa demande constante. Il n'arrivait pas à capter quoi - et n'en avait, pour être honnête, rien à faire. L'héritier n'était pas d'une grande aide de manière générale, ses proches pouvaient en témoigner. A moins que le problème soient résolus à coup de billets, le jeune homme n'avait, pour ainsi dire, aucunes autres cartes en main. Même sa compassion s'était évanouie il y a des années, tout comme sa capacité à s'intéresser à autrui. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de fixer Billie comme une bête curieuse, espérant qu'elle se confesse à lui un instant pour qu'il balaye d'un revers de la main ses idées lugubres et enfin - enfin ! - en revenir à ses petits problèmes. Il n'était bien évidemment, jamais lassé, raison pour laquelle il secoua la tête de droite à gauche. Toujours muet, ce qui ne lui ressemblait pas, Xavi espérait que son simple regard suffirait à la faire parler. Mais Billie restait impassible, malgré quelques roulements d'yeux à son attention. Mais voilà qu'elle porta son oeillade ailleurs, loin de l'attention de Xavi alors qu'elle s'entortilla un peu plus sur elle même, en tailleur à ses côtés. Xavi ne la lâcha pas d'une seule semelle, estimant qu'il ne pouvait se le permettre - et parce qu'au fond de lui, un être profondément concerné sommeillait (ce qui n'avait rien d'extrêmement positif, vu l'usage qu'il faisait des informations de manière générale). Il observa nettement ses doigts sous ses yeux, cachant au bas mot une Billie bien différente de celle qu'il avait côtoyée. Et encore une fois, l'héritier fronça les sourcils, se pencha en avant et joignit ses mains devant lui. « Billie ? » questionna-t-il, tentant de harponner son attention pour enfin revoir son visage. Il n'avait même pas pris le soin d'utiliser son véritable prénom, celui qu'il employait à tout va comme s'il la connaissait mieux que quiconque. Mais le visage de sa luciole restait coincé dans une toute autre direction et, dans la foulée, Xavi se releva et se planta devant elle. Hésitant un instant, il balaya d'un revers de la main une mèche rebelle qui barrait son visage - sans pour autant l'effleurer, étonnamment il ne prit pas cet aise. Ses yeux humides trahissaient un mal être dont Xavi n'avait pas conscience et durant plusieurs secondes, il resta interdit. Réagir à la détresse humaine n'était pas dans ses cordes. Xavi n'était pas l'épaule sur laquelle on pleurait, ni l'homme à qui on se confiait. Encore moins avec une nana qu'il harcelait depuis un moment déjà. La bouche scellée, le regard englué sur elle, il ne parvenait pas à remettre en marche le fichier Xavi. Un bug dans le système qui n'avait jamais été traité auparavant et dont la résolution prendrait, au bas mot, plusieurs années. Un instant, il porta son esprit ailleurs, sur ses proches qui, eux, savaient réagir dans ces moments là mais jamais il n'avait prêté attention à leur comportement. Et ce n'était guère le moment d'opter pour le coup de fil à un ami. L'héritier réussit enfin à déglutir, difficilement. Il crut un instant qu'elle se moquait de lui, l'accusant ainsi d'être capable de produire de fausses larmes. « Bon, il t'arrive quoi là, tu me fais ton cinéma c'est ça ? » lança-t-il, un peu rudement, ne sachant toujours pas sur quel pied dansait, la mine renfrognée de se retrouver dans une situation pareille.

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Billie Fairchild

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Message· · Sujet: Re: behind blue eyes. (x/b) behind blue eyes. (x/b) EmptyMer 18 Sep - 17:10

Billie aurait voulu pouvoir s'échapper de là en un simple claquement de doigts. Elle n'était pas rêveuse, pas au moins de se figurer des histoires à base de « et si » sans intérêt pour elle, type « et si j'avais la faculté de me barrer et de laisser ce gros con derrière moi pour ne plus jamais le revoir ? ». Elle préférait largement tenter de trouver des solutions réalistes et réalisables, quand bien même semblait-elle se retrouver à court d'idées quand il s'agissait de Xavi Moroe. Il ne partirait donc jamais ? N'abandonnerait pas un objectif égoïste et destructeur, ne comprendrait pas la subtilité d'un « non » qu'elle lui balançait à tout va et sous toutes les formes ? Aucune ne semblait fonctionner. Aucune ne lui permettait ne serait qu'un peu d'accalmie avant le retour de la tornade qu'était l'héritier, de répit pour tenter de trouver de nouveaux moyens de supporter sa présence – la tolérer serait sans doute plus juste –, à défaut de pouvoir s'en passer définitivement. Billie avait pris ça comme une sorte d'habitude désagréable, une démangeaison qui ne voulait pas partir mais dont on finissait, à défaut de s'en accommoder, par s'y faire suffisamment pour tenter de l'oublier. Aujourd'hui était un jour différent, pourtant. Elle venait de faire face à l'avis que portait encore sa famille à son sujet, malgré sa libération et la chance qu'elle avait eu d'être acquittée dans l'affaire du meurtre de Malcolm, maintenant que l'état avait su reconnaître la connerie dont il avait fait preuve en la condamnant, elle. Dans les questions qui continuaient de hanter Billie Fairchild quant à l'affaire dans laquelle elle avait été plongée corps et âme, se trouvait encore ce point d'interrogation immense qui pointait au-dessus de sa tête : qui était le ou la vrai(e) tueur ou tueuse de Malcolm ? Qui l'avait poignardé d'autant de coups de couteau, le laissant se vider de son sang sur son propre sol, et offrant à Billie le malheur de tomber sur son corps et, en plus de garder le souvenir de la scène qui continuait parfois à lui soulever le cœur, l'avait foutue dans une merde monumentale ? Elle aimerait le ou la trouver. Savoir qui c'est, mettre un nom sur une silhouette vague et floue contre laquelle elle dirigeait souvent sa colère lorsque le besoin s'en faisait ressentir, que tout devenait trop lourd à porter ? À croire qu'aux yeux d'Amir et Astrid Fairchild, cette même personne n'était autre que leur fille. Elle avait, au cours d'un simple coup de fil, revécu les mêmes sensations que celles ressenties lorsqu'elle vivait encore avec eux après sa libération, qui l'avaient poussées tellement à bout qu'elle avait ressenti le besoin de fuir à toute vitesse pour un endroit dont elle ne connaissait, jusque-là, que le nom. Quand la voix de Xavi l’interpella, elle tenta de détourner le regard, refusant de lui offrir la satisfaction d'une telle vision. Peut-être prendrait-il ça comme une preuve bidon que son petit jeu a son effet sur elle ; qu'il parvient à la faire craquer pour obtenir ce qu'il voudrait avoir d'elle – sa signature, au bas d'un contrat. Elle se refusait de lui laisser l'opportunité de s'imaginer qu'il avait quoi que ce soit à voir avec ses larmes, au point d'en être lui-même la cause. Ses doigts glissèrent sous ses yeux pour tenter de faire disparaître au plus vite les conséquences de son désarroi, et elle sentit son ventre se tordre en le voyant apparaître devant elle, et se tenir là, à attendre... quoi, au juste ? Ses yeux se fermèrent un instant à l'approche de ses doigts près de son visage, qu'elle ne sentit pourtant pas l'effleurer ; simplement, une mèche de cheveux se dégagea de sa vue, finissant sa course vers l'arrière de sa tête. Et ce simple geste parvint à serrer un peu plus sa gorge, à rendre plus faible encore le barrage qu'elle essayait de tenir en place pour ses larmes. Elle déglutit, difficilement, et rouvrit les paupières pour que son regard croise le sien, son inspiration se faisant presque douloureuse. Secouant la tête à l'hypothèse qu'il lui partagea – elle n'attendait guère mieux de lui, ne fut ni surprise, ni blessée d'une telle accusation –, elle se contenta de délier ses lèvres pincées pour, simplement, souffler vers lui : « est-ce que tu ne pourrais pas mettre ton jeu sur pause pour une fois ? Laisse-moi tranquille, s'il te plaît. » Sa voix n'avait pas la même animosité qu'à l'ordinaire ; elle tremblait au contraire légèrement, trahissant de plus belle l'état dans lequel elle se sentait. Elle n'avait pas l'impression de lui demander la lune. Juste un peu de calme, de temps à elle, alors que ses doigts se serraient toujours trop fort autour de son téléphone, que son corps ne parvenait pas à se décrisper. Elle garda son regard planté dans le sien et, l'espace d'un instant, alors qu'à nouveau ses doigts venaient empêcher la dégringolade sur ses joues, elle se prit à croire que même lui pouvait, peut-être, comprendre sa requête.

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