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Joan Wright

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Message· · Sujet: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyDim 30 Juin - 14:34

Joan Wright & Zachary Allen
@Zachary Allen


Bien qu’elle eût encore tous les éléments en tête, Joan sortit son téléphone portable pour relire une dernière fois les messages que lui avait envoyés Devan et se remémorer chaque instruction et chaque détail qu’elle lui avait fourni. Par expérience – professionnelle et extra-professionnelle – elle savait que la clé pour être un bon menteur résidait dans une mémoire affûtée, un soin méticuleux des détails et une inébranlable confiance en soi. Pour le coup, elle devait bien reconnaître que la confiance lui faisait un peu défaut. Se prétendre une autre le temps d’un soir – juste assez longtemps pour lever le voile sur les vices des uns ou glaner de précieux indices sur les secrets des autres – était une chose. Jouer un rôle en plein jour, sur du plus long terme, à Windmont Bay qui plus est – où vivaient ses amis, son ex-mari, sa fille – en était une autre.
Elle en venait parfois à tout remettre en question – avant de se rappeler, l’une après l’autre, chacune des raisons qui l’avaient poussée à accepter cette mascarade.
D’abord, les supplications d’une amie au bord du désespoir et une volonté, tout à fait altruiste, de lui venir en aide. Le goût du challenge, aussi – même si, au fur et à mesure que le temps s’écoulait, le défi suscitait en elle moins d’excitation que de nervosité. Le fait qu’elle n’éprouve, de prime abord, aucune réelle sympathie envers Zachary Allen, avait sans doute également fait penché la balance – sans même le connaître ni ne lui avoir jamais adressé la parole, il lui avait toujours semblé être un homme assez froid et rigide, fermé et exigent, et trop impulsif et imprévisible pour être homme de confiance.
Elles valaient ce qu’elles valaient – pas bien lourd, sans doute – mais ses raisons étaient là. Et quand elle songeait à la détresse de Devan lorsque celle-ci lui avait demandé son aide, aux larmes qui semblaient obstruer sa gorge quand elle lui avait exposé les détails de sa requête – Joan se convainquait qu’elle avait pris la bonne décision. Du reste, désormais que la partie était lancée, il était difficile de faire machine arrière – elle devrait poursuivre son jeu jusqu’à prouver que Zachary Allen n’était pas fidèle à sa femme.
Comme un acteur faisant l’italienne, Joan se répéta rapidement à demi-voix les derniers conseils et instructions laissés par son amie, puis elle verrouilla son portable qu’elle rangea dans son sac à main avant de quitter l’appartement pour rejoindre Harbor Row.
Elle arriva au Marceline’s coffee shop cinq petites minutes avant l’heure à laquelle il était supposé y passer, ce qui lui laisserait juste assez de temps pour commander et s’installer. Elle commanda au comptoir un Americano qu’elle accompagna d’une part de gâteau citron-pavot puis alla s’asseoir à la petite table située à côté de la porte d’entrée, point stratégique d’où elle pouvait jouir d’une vue d’ensemble en plus de profiter des premiers rayons de soleil matinaux qui venaient lui caresser la joue et réchauffer sa nuque au travers de la baie vitrée. Elle ouvrit son journal à la page qui compilait les prévisions météorologiques, les faits divers et les derniers résultats sportifs, laissa reposer quelques instants son café encore trop brûlant pour y plonger ses lèvres et attendit patiemment en lisant quelques brèves d’un air distrait, gardant un œil sur l’horloge murale.
Sa ponctualité manqua de lui arracher un sursaut, mais Joan demeura immobile et prétendument concentrée sur sa lecture lorsque retentit derrière son épaule le grelot de la porte d’entrée. Elle s’appliqua à garder les yeux rivés sur les pages du journal qu’elle ne lisait plus cependant qu’elle comptait les pas, calculait les secondes et tendait l’oreille à l’affût du moindre indice sonore, suivant mentalement la procession de Zachary vers le comptoir, sa commande, son temps d’attente.
Un bruissement de billets, un objet que l’on dépose sur le marbre, le murmure lointain de remerciement – Joan compta trois petites secondes supplémentaires avant d’initier le moindre geste. Par chance, elle leva les yeux du journal à l’instant même où Zachary se retournait et posait lui aussi son regard sur elle – observations et calculs avaient évidemment leur part dans ce ‘heureux hasard’, mais il fallait bien une part de chance pour que leurs regards se croisent dans un timing si bien articulé.
Joan cligna une fois pour feindre la surprise et sentit ses pommettes rosirent en parant ses lèvres d’un fin sourire qui exprimerait son heureuse surprise de le croiser ici. Elle avait à peine esquissé un signe de la main vers lui pour le saluer que Zachary semblait déjà se diriger vers elle avec une naïveté qu’elle continuait de trouver assez incroyable et fascinante quand elle songeait aux années qu’il avait passé en prison.
« Salut Zachary, » dit-elle d’une voix douce sans être mielleuse, « je vois que nous avons les mêmes addictions. » Elle pointa du doigt le gobelet de café qu’il avait à la main. Une analyse rapide de la situation lui signifia qu’avec son café à emporter, Zachary n’avait vraisemblablement pas l’intention s’attarder – une éventualité que Devan avait évoquée – aussi Joan lui adressa un sourire qui lui donnerait envie de rester un peu. « Tu as bien cinq minutes pour boire ton café avec moi ? » proposa-t-elle en désignant du menton la chaise libre face à la sienne et en rabattant vers elle le journal, la tasse de café et l’assiette de gâteau pour lui laisser de la place et l’encourage à s’installer.

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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyMer 3 Juil - 22:48

Depuis qu’il était sorti de prison, Zachary était un autre homme. Si le méticuleux homme à tout faire de Pioneer Oak n’était pas très bavard et se complaisait dans des travaux manuels pourtant bien loin de son passé d’étudiant en médecine et joueur de football américain, l’homme semblait apprécier cette nouvelle vie. Ce qui pourtant avait changé pour lui, c’était la gente féminine qui gravitait autour de lui. Ayant passé dix ans dans un milieu exclusivement constitué d’hommes qui était loin d’être le genre d’hommes que vous aimeriez croiser tous les jours, il apprenait petit à petit à composer avec les femmes des années 2010. Il les trouvait plus sophistiquées, et surtout plus libérées, plus farouches. A mille lieues de ce que représentait Devan, comme si elle avait gardé une certaine innocence pourtant placée en centre de délinquance juvénile. Aussi, les femmes qu’il avait appris à connaitre ici l’intriguaient. Il observait beaucoup et s’était même fait une idée de catégories auxquelles elles pouvaient appartenir. Mais ces derniers temps, il avait découvert autre chose : un instinct dont il s’était privé pendant de très longues années et qu’il s’était surpris à ressentir en rencontrant la réalisatrice de films pornographiques qu’était Dulce Lloyd. La luxure, un péché si appréciable mais si dévastateur. Si partager ses draps avait été mémorable, il ne le l’avait pas revue depuis. Ca lui convenait, il était de toute façon bien trop occupé à entrainer Dillon Carver, l’étoile du tennis américain en quête d’un titre de numéro un qui lui avait échappé à cause d’une vilaine blessure. Un tout autre tempérament, un sacré caractère, en manque de confiance, mais une gamine adorable. Rentrant dans le café où il avait l’habitude de commander son Almond Milk Latte, il n’observa en rien les lieux, comme d’habitude, trop focalisé sur les news qu’il lisait sur son téléphone ou en train de lire les emails qui affluaient depuis qu’il travaillait pour Dillon puisqu’il avait expressément demandé à ce qu’on lui transfère tout pour qu’il ne manque aucune information et qu’il puisse gérer la carrière de sa joueuse indirectement. Devan n’appréciait pas Dillon, il le savait, mais depuis qu’il travaillait pour la native de la Vista, il avait retrouvé un sentiment passionnel dans son travail qu’il n’avait pas eu alors qu’il travaillait à Portland comme coach de football pourtant son sport de prédilection. Quand ce fut son tour, il commanda son breuvage, toujours avec la même intonation, un infime sourire sur les lèvres, arraché à sa lecture du jour. Payant en laissant un petit pourboire, le trentenaire récupéra son gobelet et remercia le personnel avant de prendre le chemin de la sortie. C’est à ce moment qu’il croisa le regard d’une autre femme rentrée dans sa vie il y a peu. Joan Wright. Pris de court puisqu’il comptait partir, mais qu’il se voyait mal l’ignorer, il ne réfléchit pas et se dirigea vers elle. Ce qu’il y avait d’étonnant pour lui, c’était qu’il n’avait levé le regard qu’à ce moment et que dans un timing presque parfait, elle avait relevé les yeux du journal qu’elle était en train de lire. Une coïncidence un peu surfaite. « Oh salut Joan ! » Qu’il lui dit une fois arrivé à sa hauteur. Joan était charmante. De toutes les femmes qu’il avait rencontrées ici, elle se rapprochait le plus du tempérament de Devan. Elle était apaisante, douce comme le clapotis de l’eau à la campagne. Détournant un instant les yeux en direction de son café, il finit par poser ses prunelles sur la pâtisserie et le gobelet posé devant la demoiselle, avant de comprendre où elle voulait en venir. « Ah oui, tu ne peux pas fonctionner sans café ? » Beaucoup de personnes semblaient être dans ce cas. « Rien de bien intéressant à lire dans le journal ? » Il avait dû lire la plupart des informations sur son téléphone, mais il voulait savoir quel genre d’informations attirait son attention. Joan l’invita gentiment à s’installer pour boire son café avec elle et il eut un moment d’hésitation, regardant sa montre. Il n’était pas en retard, il avait largement le temps, mais il ne savait pas s’il s’agissait d’une bonne idée, perturbant sa routine matinale. Pour autant, à la voir tout déplacer pour lui, il finit par s’installer sur la chaise qu’il venait de tirer. « Oui, puisque c’est si gentiment proposé. » Cependant, Zach avait l’impression que tout était minutieusement calculé à l’observer un instant. Si ses suspicions étaient maigres, il trouvait que ça cachait quelque chose. Aussi, le natif de Boston préféra poser une question directe, sans la ménager. « Tu ne viens pas régulièrement ici, je me trompe ? » Il ne l’avait pas vue ici auparavant, mais peut-être lui avait-on conseillé de venir. C’était un endroit appréciable. « Je ne t’y ai jamais vue c’est pour ça que je pose la question. Je m'en serais souvenu sinon. » Il la gratifie d’un sourire et prend une gorgée de son café.

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyDim 14 Juil - 11:07

Depuis qu’elle avait accepté de venir en aide à Devan, Joan était passée par approximativement tous les états d’esprit possibles. Elle s’était en premier lieu convaincue qu’elle faisait une bonne action, avant de ressentir une pointe de culpabilité à l’idée de tourmenter cet homme qui, en somme (et cela restait par ailleurs encore à prouver), n’avait guère commis que les stricts mêmes pêchés qu’elle. L’excitation à l’idée de relever une sorte de défi avait laissé place à une forme de confiance en elle presque excessive, laquelle s’érodait désormais petit à petit pour céder à une nervosité certaine.
Même l’inimité que lui inspirait Zachary de prime abord se muait parfois en indifférence, en forme de sympathie lorsque leurs conversations allaient bon train ou en une curiosité indiscrète vis-à-vis de son personnage (elle-même jouant un rôle, elle n’arrivait plus à le considérer que comme un personnage plutôt qu’une personne) et des zones d’ombres que semblait dissimuler son passé. Joan en arrivait parfois à se réjouir de ne pas se sentir attirée par Zachary, de s’amuser de leur petit jeu de séduction sans s’impliquer davantage émotionnellement – auquel cas elle aurait commencé à véritablement perdre pied dans une situation où déjà sa confiance et son contrôle n’étaient plus tout à fait maîtres.
Elle n’en était pas encore là et s’efforçait de demeurer subtile, charmeuse sans être mielleuse, en entamant la conversation sur un sujet des plus banals. « Absolument pas. » concéda-t-elle de façon catégorique quand Zachary lui demanda si elle pouvait fonctionner sans café, avant de boire une longue gorgée de son Americano pour illustrer ses propos. Elle reposa sa tasse et leva le regard vers Zachary sans se départir de son sourire avant d’à nouveau baisser les yeux vers le journal ouvert devant elle. Si son attention avait été relativement perturbée, elle avait pu, durant les quelques minutes qu’elle avait passées à attendre son arrivée, lire suffisamment la page ouverte devant elle pour ne pas être prise au dépourvu par sa question. « Oh, si, toujours, » répondit-elle d’un air songeur, passant la pulpe de ses doigts le long des lettres dessinant les grands titres sur le papier aux nervures rêches du journal tiré sur le coin de la table. « Les faits divers ont ma préférence. Plus c’est proche de nous, plus c’est fascinant, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle cependant que Zachary acceptait de s’attarder et prendre place en face d’elle. Joan hésita un court instant à poursuivre en lui narrant de sa voix la plus suave le détail des crimes passionnels qui faisaient la une ce matin, mais se ravisa. Elle le laisserait venir à elle comme il le souhaiterait. Après tout, la réussite de son petit stratagème se jouait dans sa subtilité : en faire assez – sans quoi elle ne faisait que perdre son temps et n’atteindrait jamais l’objectif que lui avait fixé son amie ; mais ne pas en faire trop non plus – cela risquerait de le brusquer au point de le repousser, ou, pire, lui offrirait l’opportunité de voir clair dans son jeu et d’y déceler ses plus mauvaises intentions.
Ce matin d’ailleurs Joan sentait, à peine perceptible dans ses réactions, comme une pointe de suspicion chez Zachary. Un peu moins réceptif à ses charmants sourires, un peu plus sur la défensive. Cela lui paru d’autant plus évident lorsqu’il l’interrogea presque avec méfiance sur sa présence au Marceline’s coffee shop. Toutefois en même temps qu’elle sentit sa nervosité grimper dans le creux de son ventre à cette question, Joan sourit également intérieurement, car pour le coup ce doute-là elle pouvait le réprouver sans difficulté, et sans même avoir besoin de mentir tout à fait. « Désolée, mais oui, tu te trompes. » Elle le gratifia d’un fin sourire un peu plus chaleureux que ses paroles. « Je suis plus matinale en général, c’est sûrement pour cela qu’on ne s’est encore jamais croisé ici. » expliqua-t-elle en conservant son sourire. Par, cette fois-ci, un hasard tout à fait heureux qu’elle n’eut pas à provoquer, Joan croisa par-dessus l’épaule de Zachary le regard de la serveuse qui avait l’habitude de prendre sa commande chaque matin et qui de fait pourrait confirmer ses dires si les doutes de Zachary venaient à persister. Joan répondit au sourire et au signe de la main de la jeune femme par un léger signe de tête avant de reporter son attention sur Zachary, plongeant son regard dans le sien en se parant de sourires, tout en restant attentive au moindre signe de méfiance qu’il pourrait laisser entrevoir.

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyMer 17 Juil - 0:19

Zachary était loin d’être familier avec les situations de ce genre. Il faut dire que les dix ans passés en prison avaient eu raison de sa bienséance pourtant autrefois plus que complimentée. Il n’aime pas franchement les conversations sur la pluie et le beau temps et ne sait que très rarement comment relancer sur un sujet intéressant. Il n’avait pas besoin de le faire avec un compagnon de cellule aussi peu bavard que lui qui rêvait que d’une seule chose que les matons la ferment. Il ne croyait pas aux rencontres hasardeuses, encore moins au coup de foudre. L’amour qu’il portait à Devan n’était pas né d’une simple rencontre, c’était quelque chose qui avait mûri au fil des années. Aussi, il n’avait confiance qu’en elle. Le reste du monde n’avait pas cette chance. Pourtant, quand on le croisait en ville, on le trouvait charmant, poli, serviable, bien que loin d’une pipelette. Ca n’était que l’arbre qui cachait la forêt. Des convenances qu’il était contraint de démontrer pour qu’on lui fiche la paix et qu’on ne vienne pas sans arrêt le pointer du doigt pour avoir commis un homicide involontaire. Malgré lui, il se retrouvait empêtré dans cette société qu’il abhorrait, faite de faux semblants et de secrets. Avec certaines personnes, le contact est plus facile. Par exemple, avec Dillon, il y avait un rapport professionnel qui rendait le dialogue plus facile même si la petite blonde était parfois une énigme aux yeux de l’ex joueur de football. Avec Joan, c’est différent. Il ne sait même plus comment ils en sont venus à discuter, mais il constate une fois de plus qu’ils ont des points communs et ça lui semble nouveau. Ca l’intrigue. D’une façon ou d’une autre, Joan constitue un mystère pour lui. Parce qu’elle a l’art et la manière de lui montrer une facette différente de la femme et parce qu’elle possède cette façon méticuleuse de se comporter. Il trouve ça louche, mais s’il est méfiant, il se laisse pourtant prendre au jeu depuis leur première rencontre. Ravi d’apprendre qu’elle est aussi accro que lui à la caféine, il atteste, comme si ça avait son importance. « J’ai besoin de café pour affronter la journée. » Pour autant, il ne s’agit que du seul qu’il prend. Il carbure à des boissons plus soft dans la journée. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui parle des faits divers et étrangement, cela le tracasse un instant. Il a l’impression qu’elle fait une allusion à son passé et ça le met mal à l’aise. Sait-elle qu’il a été emprisonné il y a plus de douze ans maintenant ? Préférant accorder le bénéfice du doute à la demoiselle, il s’exprime plus sérieusement sur le sujet non sans avoir bu une gorgée de son café au préalable. Ce dernier lui brûle les lèvres, mais il n’en a que faire. « Je lis généralement plus la page sport et les revues scientifiques, je ne suis pas trop intéressé par ce qui se passe dans la vie des gens. Ca fait voyeur. » Il a un avis plutôt tranché sur la question. C’est volontaire. Est-elle de ceux qui se plaisent à ragoter en permanence ? Ca ne lui ferait pas gagner de points. Lui préfère mener une vie paisible à l’abri des regards. Il lui sourit malgré tout, posant un instant son regard sur sa montre, sans pour autant vouloir caractériser le fait d’être pressé. Il a ce mauvais réflexe parce qu’il sait probablement qu’il va devoir tirer sa joueuse du lit en l’appelant jusqu’à ce qu’elle décroche pour ne pas être en retard. Reposant les yeux sur Joan, elle lui apprit qu’elle était d’ordinaire plus matinale et qu’elle se rend au même endroit que lui à une heure moins avancée. Son travail doit l’expliquer. « Ah ceci explique cela. Et quelle raison t’a poussée à venir plus tard ? » Il ne lui pose pas la question sur le ton de la suspicion, mais plus sur le ton de la plaisanterie. Il s’attend à ce qu’elle lui fournisse une réponse toute faite : jour de congé, ou rendez-vous annulé, ou tout autre réponse plausible. D’autant plus qu’il est plus intransigeant sur sa routine que peuvent l’être les autres habitants de la ville. Sentant qu’elle pose le regard sur quelqu’un d’autre, elle le confirme en agitant la main. Détournant le regard par-dessus son épaule, il constate qu’il s’agit d’une serveuse du coffee shop. Une fois de plus le regard de la trentenaire est perçant, comme si elle voulait ne pas briser le contact entre eux. « Et ensuite, comment se déroule ta journée type ? » Qu’il demande soudainement de façon hasardeuse, croisant les bras sur la table. Il meurt d’envie de lui poser une autre question, parce que connaissant son métier, il se demande si elle a osé demander des renseignements sur son casier judiciaire. Il s’abstient cependant. Pour le moment.

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyVen 16 Aoû - 11:43

« Voyeurisme je ne sais pas – mais j'aime apercevoir les hommes, les femmes et leurs histoires derrière les faits macabres qui se racontent. » répondit-elle en laissant courir ses doigts sur le papier journal, la pulpe suivant le tracé du relief des lettres d'imprimerie. Elle ne se débrouillait pas trop mal pour le dissimuler, la voix douce quoiqu’impénétrable emprunte d'une sorte de mystère nébuleux, mais Joan était assez déstabilisée de constater que Zachary ne semblait pas si réceptif que cela à son petit jeu (battements de cils mesurés, sourires en croissant de lune, ton confidentiel) – pas autant que lors de leurs précédentes rencontres semblait-il, pas autant qu’elle ne l’aurait souhaité du reste. « Déformation professionnelle, je suppose. » commenta-t-elle elle-même sur un ton plus détaché, accompagné de l’esquisse d’un sourire et d’un léger haussement d’épaules, pour s’esquiver d’un sujet qu’elle devinait piège et qui, plutôt qu’intriguer Zachary, semblait susceptible de le rebuter – ce qui n’était de toute évidence pas l’objectif recherché.
Elle ne pouvait que constater que, si une toute petite part d’elle trouvait de l'amusement à la situation, prise au jeu de faire céder l’homme qui lui faisait face, une autre se trouvait aux prises d’une certaine nervosité. Au-delà du service qu’elle rendait à son amie, désespérément inquiète concernant la fidélité de son conjoint, et qui demeurait la principale raison de son implication dans cette sorte de jeu de séduction, Joan avait vu là un challenge qu’elle était curieuse et déterminée de relever. Si tout se passait jusqu’ici comme elle le souhaitait (quoi qu’elle eût apprécié que les choses se fassent plus rapidement, mais elle connaissait trop bien le risque représenté à vouloir les bousculer), elle devait reconnaître qu’elle n’en tirait pas l’amusement escompté, du fait sans doute de se sentir trop exposée. Quand bien même Zachary semblait bien répondre au flirt qu’elle avait instauré entre eux, son instinct lui soufflait ainsi de rester sur ses gardes, et chaque fois qu’il lui apparaissait un peu plus sur la défensive, Joan sentait s’insinuer en elle cette nervosité symptomatique d’un petit manque de confiance en elle et de contrôle sur la situation.
Sans toutefois s’effacer tout à fait, Joan sentit sa fébrilité s’atténuer perceptiblement alors que se poursuivait sa conversation avec Zachary. Le timbre de celui-ci paraissait s’être adouci, presque plus complice alors qu’il l’interrogeait sur les raisons de sa venue plus tardive presque sur le ton de la plaisanterie. « J'ai pris ma journée. » Elle lui répondit sur un même ton détendu qui ne laissait toujours rien entrevoir des doutes qui la taraudaient intérieurement. « Une envie de prendre mon temps... » Elle laissa sa phrase un instant en suspens pour capter le regard de Zachary. « Et puis pour profiter de ma fille dont j’ai la garde cet après-midi. » Elle s’arrêta là avant d’entrer dans des détails qu’elle ne souhaitait pas exposer. Tout était toujours question d’équilibre : s’agissant de la séduction, il fallait suggérer sans bousculer ; de même, s’agissant de parler d’elle, il fallait donner suffisamment pour paraître honnête surtout, attiser la curiosité éventuellement aussi, ne pas s’ouvrir trop néanmoins pour se préserver.
Elle opina vaguement en réaction à sa prochaine question, se questionnant à la fois sur ce qu’elle pouvait se permettre de lui répondre et ce qu’il cherchait à savoir d’elle en posant une telle question. Elle ne dissimula qu’à peine le fin sourire qui lui montait aux lèvres en méditant sa question, et s’appliqua à ne pas rompre le contact visuel qui s’était établi. Il n’y avait en somme pas de journée type lorsqu'on était mère divorcée, songea Joan – jongler constamment entre ses heures de travail, le temps que la garde alternée lui permettait de passer avec sa fille, et puis sa vie, ses amis, ses ‘hobbies’... Il y avait, du reste, encore moins de journée type lorsqu'on était mère divorcée ayant tendance à dériver du droit chemin pour s’adonner à des passe-temps moins conventionnels – en flirtant avec un homme marié afin de tenter d’exposer son infidélité, par exemple. « Si tu veux parler du travail, tu te doutes bien que je ne peux pas tout dire... mais ça n’a sans doute rien de plus passionnant qu’être le coach d’une sportive de haut niveau. » répondit-elle, allumant une brèche pour l’éteindre dans l’os. « Je ne suis que les petites mains. Je relis chaque ligne de chaque rapport et chaque mot de chaque témoignage – je creuse chaque détail, je soulève chaque pierre pour voir ce qu’il y a en dessous. » Elle avait comme l’impression de décrire son travail comme l’œuvre d’un chercheur d’or, ce qui n’était pas tout à fait faux. Elle se sentait d’ailleurs désormais plus à l’aise dans la conservation, sans doute en partie parce qu’elle n’avait pas vraiment à mentir ni à jour un rôle en l’occurrence – même si elle s’abstenait bien sûr de s’épancher en détails et s’appliquait à laisser une part d’ombre sur ce qui occupait ses journées au bureau. « Je laisse la grandeur aux avocats à la cour – et je garde pour moi les petits détails insignifiants et les secrets. » Sur cette conclusion, elle but quelques gorgées de café, avala une bouchée de cake puis releva les yeux pour rattraper le regard de Zachary, à qui elle laissait le soin de méditer ses réponses. Elle était assez persuadée qu’il s’interrogeait sur ce qu’elle savait à son sujet et des raisons et circonstances qu’ils l’avaient conduit en prison – mais s’il voulait véritablement savoir, c’était à lui de poser la question.

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyDim 18 Aoû - 16:04

Il ne cessait d’observer la trentenaire. Il ne parvenait pas à expliquer ce qu’il éprouvait mais la façon qu’elle avait de lui donner un minimum d’informations tout en captant son attention pour qu’il s’intéresse toujours plus à ce qu’elle lui confiait. Mais jamais plus. Jamais elle ne s’étendait sur des détails. Zachary devait avouer que le jeu des devinettes lui plaisait, mais cela installait aussi chez lui un climat instable, comme s’il avait l’impression qu’il s’agissait d’une technique pour le tester. Est-ce parce qu’il sait qu’elle est une femme de loi ? Lui et elle, ont des trajectoires diamétralement opposées. Il est un ancien prisonnier, et quelque chose lui dit qu’elle n’a pas abordé les faits divers pour faire la conversation. Il y a une idée derrière tout ça. En silence, il analyse la situation, se pose des questions, mais évite aussi d’en devenir paranoïaque. Elle pourrait tout à fait lui poser des questions sur sa peine purgée, il n’avait aucun problème avec ça. Il y avait passé dix ans, et évidemment ça l’avait changé. L’homme qui était rentré à la prison de Shirley était beaucoup plus démonstratif, moins renfermé. Cet homme aurait fait la conversation en posant tout un tas de questions. Pas Zachary en 2019. On ne mène plus la même vie après avoir perdu ses plus belles années derrière les barreaux. Joan lui explique qu’elle aime lire les histoires des uns et des autres probablement intéressée par la psychologie des auteurs des faits – songe-t-il. « J’imagine que tu essayes aussi d’imaginer si ça s’est passé exactement comme cela a été conté ? » Cette question n’a rien d’anodin, car Zachary sait que ce qui est raconté dans les journaux ne reflète jamais totalement la réalité puisqu’une reconstitution ne peut pas être totalement fidèle et qu’un témoignage comporte toujours des zones d’ombre. En revanche, il peut saisir qu’elle soit intéressée par ces sujets puisque cela a un rapport avec son boulot. Il balance ainsi un détail de sa vie en expliquant que si lui lit des revues scientifiques c’était parce que cela était lié au job qu’il avait rêvé de faire. « J’ai étudié la médecine il y a longtemps donc je ne peux que comprendre ton intérêt pour quelque chose en rapport avec ton travail. » Mais, selon lui, une curiosité mal placée peut faire de véritables ravages dans une vie. Certains en prison lui avaient raconté comme ils avaient fini par se sentir oppressés par les questions trop poussées de certains individus si bien qu’ils avaient ressenti le besoin de passer à l’acte pour les faire taire. Evidemment cela avait contribué à brouiller les pistes s’ils ne reproduisaient pas le même mode opératoire qu’à l’ordinaire, ou s’ils n’avaient pas vraiment de raison apparente pour mettre fin aux jours de la personne. Zachary n’était pas dans ce cas de figure, il s’agissait d’un malheureux hit & run. Mais il avait payé pour son homicide involontaire, et l’homme avait changé.
Comme il l’avait pressenti, Joan avait pris un jour de congé et elle avait l’air d’en profiter un maximum. Un détail l’intrigua davantage : elle était maman, mais ne semblait pas avoir la garde. Aussi, il grimaça : « Elle ne vit pas avec toi ? » Ca devait être terrible pour une mère. Allen songea à sa propre expérience, lui qui avait tant souffert de l’absence de sa mère, décédé alors qu’il n’était qu’un enfant se demandait ce qu’un enfant pouvait ressentir lorsqu’on n’en était qu’éloigné. « Quel âge a-t-elle ? Ca doit lui faire plaisir que tu passes du temps avec elle. » Il en devenait attendri. Zachary souhaitait avoir des enfants, mais Devan, elle, n’était pas prête, ou s’y opposait, il ne savait pas bien. Et il n’y avait rien de plus frustrant. La frustration aussi, il la ressentait au sein même de cette conversation : il notait qu’elle dirigeait l’échange, se servant habilement de portes de sorties pour ne pas trop en divulguer. Plus elle se comportait de la sorte et plus il se surprenait à apprécier le jeu qui s’installait. Il rit alors, convenant avec elle que de s’occuper d’une joueuse de tennis professionnel était un travail certes complexe mais exaltant. « C’est plaisant, c’est certain. » Dillon était parfois vraiment difficile à gérer, mais ça rendait son challenge encore plus appréciable. Aux détails qu’elle donna sur son travail, il l’écouta avec grand intérêt. Tout semblait méticuleusement calculé dans son travail, comme dans sa conversation et ça le fit sourire. Buvant une gorgée de son café, il sourit à la trentenaire, admettant : « Wow. On dirait le travail d’un horloger. » Rien n’était laissé au hasard, comme ce qu’il s’apprêtait à lui demander, jugeant que c’était le moment de jouer lui aussi, afin de voir si son intérêt pour lui était feint, ne relevant que d’une curiosité professionnelle. « Et qu’est-ce que tu ressens quand tu rencontres une des personnes dont tu penses connaitre tous les secrets ? » Il ne lâche pas son regard, il esquisse un léger sourire, comme pour l’inviter à en dire plus, soutenant l’intérêt sérieux de sa question. « Faire face à un criminel doit être terrifiant, mais toi qui aimes les faits divers, ça doit aussi te fasciner, j’imagine. » Après tout, c’est elle qui a dit apprécier cette partie dédiée dans les quotidiens.

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Joan Wright

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptySam 21 Sep - 16:45

Joan ne perdait pas de vue son objectif, à savoir apporter à son amie Devan Allen la preuve que son conjoint lui était infidèle (si c’était effectivement le cas, bien entendu). Toutefois, il lui fallait également reconnaître que flirter avec Zachary et parvenir à susciter son intérêt lui permettait aussi de re-satisfaire un peu son ego, en plus de lui apporter une distraction nouvelle. Depuis qu’elle n’était plus ni épouse ni amante, la vie sentimentale de Joan ressemblait à s’y méprendre à une infinie étendue désertique, et si la situation lui convenait ainsi (les circonstances compliquées des fins respectives de ses deux dernières relations la dissuadaient de se lancer dans une autre dans l’immédiat), elle devait bien admettre que percevoir à nouveau un peu d’intérêt dans l’œil d’un homme était néanmoins fort agréable et plus que bienvenue.
Elle avait sans doute été un peu maladroite en abordant de prime abord le sujet des faits divers. Sa nervosité latente s’en était affolée de sentir Zachary peu réceptif, mais à mesure que la conversation avançait, elle le sentait moins tendu et plus intéressé, ce qui lui permettait de retrouver un peu de contenance et d’assurance. « Comme tout le monde, non ? » répondit-elle lorsqu’il lui demanda si elle essayait d’imaginer le véritable déroulement des événements à partir de ce qui pouvait être écrit dans les faits divers. Sa question était rhétorique – évidemment que tout le monde faisait ainsi, c’était la raison pour laquelle les faits divers faisaient autant vendre, tant dans la presse écrite que dans les émissions télévisées.
« Je ne savais pas que tu avais étudié la médecine... » Son commentaire était d’autant plus spontané qu’il s’agissait de la vérité – ni Devan ni Zachary lui-même n’avaient jamais mentionnés devant elle ses études passées en médecine, elle l’aurait forcément su puisqu’elle aurait mémorisé l’information pour être apte à éventuellement l’utiliser à son avantage si l’occasion s’en présentait. Elle regarda Zachary, déviant ainsi du sujet des faits divers qui, s’il participait à l’atmosphère particulière qui régnait autour de leur petit jeu de séduction, constituait un terrain glissant duquel elle préférait, pour l’heure, s’écarter un peu pour plutôt en apprendre davantage sur Zachary.
La conversation revint toutefois bientôt sur elle et son statut de mère. Quoi qu’elle veilla ensuite soigneusement à ne pas s’épancher davantage sur ce sujet trop personnel, rien n’avait été calculé dans la mention de sa fille – Joan pouvait toutefois constater que Zachary paraissait passablement attendri par ses confidences, ce qui jouait plutôt en sa faveur. « Garde alternée depuis le divorce. » répondit-elle du tac-au-tac sans prendre de pincettes, et sans non plus s’attarder sur des détails qui ne regardaient pas Zachary et qui par ailleurs ne la servirait pas dans son entreprise de tenter de le séduire. « Trois ans. Elle s’appelle Niamh. » Elle sourit comme souvent sans pouvoir s’en empêcher à l’évocation de la petite, mais s’abstint néanmoins de laisser filtrer des informations supplémentaires. « Vous n’envisagez pas d’avoir des enfants, Devan et toi ? » l’interrogea-t-elle à tout hasard. La plupart du temps, Joan s’appliquait à ne pas trop évoquer son amie et épouse de Zachary dans les conversations qu’ils pouvaient avoir ensemble (c’eut été maladroit et contre-productif de la ramener à ses pensées dans une situation où il pouvait envisager d’être infidèle), toutefois en l’occurrence, le sujet de conversation actuel s’y prêtant, elle osa se risquer à poser une question qui impliquait les deux époux Allen.
Joan avait reprit un peu de contrôle sur leur échange, ce qui était bienvenue – elle était cependant trop prudente pour ne pas rester sur ses gardes. Le sujet de son métier se prêtait plutôt bien à leur petit jeu, il demeurait néanmoins trop piégeux pour qu’elle ne s’applique pas à rester attentive à chacune de ses réponses. Elle hocha la tête d’un air comme un peu secret, ses lèvres s’ourlant d’un fin sourire alors que Zachary comparait son travail à celui d’un horloger. Elle se permit toutefois de l’arrêter en répondant à sa question suivante. « On ne connait jamais tous les secrets de quelqu’un. » répliqua-t-elle, éludant sa question en s’efforçant de cultiver l’aura de mystère qui petit à petit venait entourer leur conversation. Elle voyait son sourire, son regard qui ne se détachait pas du sien, visiblement curieux – elle demeurerait prudente, mais constatait que cette fois, il était vraiment entré dans son jeu. « Tu m’as percée à jour. » Avait-il conscience d’à quel point il avait raison ? Elle le fixa avec intensité, ses prunelles noisette dardées dans ses yeux clairs tant pour essayer de lire en lui que pour maintenir l’atmosphère mystérieuse qui les englobait. Elle resta ainsi quelques instants, sans ciller, avant de finalement se reculer légèrement, clore rapidement ses paupières, baisser les yeux et battre des cils, elle porta une main devant son visage dont les joues avaient légèrement rosies avant de lentement relever les yeux vers Zachary. « Bon sang ! je viens de réaliser – j’espère que tu ne crois pas que j’apprécie autant discuter avec toi par une sorte de curiosité morbide parce que tu as fait de la prison ?! » Elle avait un air un peu gêné en prononçant la fin de sa phrase à voix basse, presque chuchotée. D’un geste qui passait pour naturel, sa main vint se poser un instant sur le poignet de Zachary dans l’attente de sa réponse à une telle remarque, avant de s’envoler à nouveau pour venir replacer derrière son oreille une mèche de cheveux bruns.

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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyMer 25 Sep - 0:52

Zachary appréciait discuter avec Joan. Elle était bien différente de la personnalité de Devan, bien plus effacée, moins sûre d’elle. Et il appréciait cette façon qu’elle avait de se faire respecter au fil de la conversation. Le regard du trentenaire portait un intérêt certain à cette femme intrigante qui parvenait à capter son attention à peine ouvrait-elle la bouche. Elle devait savoir qu’il n’était pas totalement désintéressé. Il était persuadé qu’elle ne jouait pas de la sorte avec tous, comme si elle était une parfaite actrice. Il pense que le sujet des faits divers n’est pas anodin. Qu’elle joue avec lui, tirant sur la corde pour voir si elle est résistante ou si elle devrait éviter de s’aventurer à tenter le diable. Il n’est pas stupide. Mais il se délecte de voir ses choix dans son discours, parce qu’il n’y voit là qu’une conversation stérile. Il n’aime pas se mêler de ce qui ne le regarde pas. Lire les faits divers, c’est ressembler un peu plus à toutes ces commères qui détruisent une réputation par des spéculations. Il laisse échapper un sourire charmeur, comme amusé par sa réponse. Non. Pas comme tout le monde. Il n’est pas de ceux qui lisent les racontars des journalistes trop heureux d’être sur le point de lancer leur carrière avec un gros coup. Il n’a même pas apprécié écouter ses compagnons de cellules raconter les pires des horreurs. Il n’a d’ailleurs jamais posé de questions. « Je préfère ne pas spéculer quand je ne sais pas. » Il se contente de laisser cette phrase en suspens, comme si elle avait un double-sens, comme s’il se permettait de la juger sur le petit jeu qu’elle a instauré depuis le début de cette entrevue soi-disant non-programmée. L’ex-détenu ne cille pas, ne montre aucun signe de nervosité, parce qu’il a la conscience tranquille. Si elle essaie d’en savoir plus sur ses actes passés, grand bien lui fasse. Il a purgé sa peine et a repris sa vie de la plus simple des manières. Personne ne peut se targuer de connaitre sa psychologie. Zachary ne dit jamais grand-chose, et il n’y a souvent rien à comprendre derrière la plupart de ses phrases bien lisses. Cependant, il ressent l’envie de jouer avec le feu que Joan attise malgré elle. Il veut savoir ce qui se cache derrière la femme droite qui s’autorise à flirter avec un homme marié sans trop en faire, mais qui au fond, ne sait peut-être pas dans quoi elle s’embarque. Il apprécie ce courage dont elle fait preuve, cette intelligence de conversation qui donne l’illusion de maitriser. Lui voudrait la voir sauter dans le vide, oublier la sécurité. Il ne sait pas si elle en est capable. « Il y a beaucoup de choses que tu ignores chez moi Joan. » Une phrase balancée à la volée, comme un test, comme pour l’inciter à se lancer dans cet interrogatoire qui il le sait, lui pend au nez. La médecine avait toujours eu un intérêt certain pour lui et surtout une place très importante après la mort de sa mère. Il ne veut pas trop en dire pour l’instant. Si Joan souhaite en apprendre sur lui, elle devra se découvrir également. Ce qu’elle fit, étrangement. Elle resta assez secrète sur la plupart des détails, restant brève au possible, comme pour l’inciter elle aussi à se lancer dans un interrogatoire. « Je vois, ça doit être compliqué… » Qu’il se contente de dire dans un premier temps, se pinçant les lèvres, comme pour intégrer cette information. Le divorce est donc plus commun que ce qu’il le pense. La gamine a trois ans, c’est jeune pour un mariage détruit. Il ne pose pourtant aucune question concernant son mariage avorté, la petite fille ou ses sentiments par rapport à tout ça. Il constate simplement que le prénom de l’enfant possède une consonnance toute particulière. « Le père est irlandais ? » Ca ne l’intéresse pas le moins du monde, mais il a jugé que cette question était la moins invasive. Après tout, en savoir plus sur sa vie familiale ne lui apportait rien, d’autant plus qu’il l’a saisi, elle ne compte pas se livrer davantage. C’est la raison pour laquelle elle rebondit sur son couple à lui et Zachary laisse échapper un rire jaune. La fameuse question. Il a envie de pousser la curiosité de la trentenaire un peu plus loin, alors une fois de plus, il se plait à laisser sa phrase en équilibre. « C’est une question qui divise chez nous. Elle dit ne pas être prête. Mais si je suis honnête, je dirais qu’on ne risque pas d’avoir un accident. » Parce qu’elle doit probablement ignorer la relation purement platonique qui existe entre les deux époux. Elle empoisonne les pensées du marié petit à petit, le consumant toujours plus. Sa situation lui est désagréable, à qui la faute ? Il pose les yeux sur la jeune Wright, un instant songeur, avant de reprendre ses esprits et de boire une gorgée de son café à présent tiède. La discussion revient sur un sujet moins personnel, quoique cela se rejoigne un peu tant les secrets peuvent s’avérer personnels. Il sent tout de suite Joan être bien plus à l’aise avec ce sujet, et plus catégorique aussi. Elle a raison. Chacun a un jardin secret qu’il n’expose pas même à la personne en qui il a le plus confiance. « C’est vrai. On ne connait donc jamais vraiment les gens. » C’est un constat qu’il fait en usant d’un sourire charmeur, comme si le mystère renforçait cet attrait qu’il se découvre pour cette femme. Il eut un instant suspendu, après qu’il ait supputé qu’elle trouvait fascinant de se retrouver en face d’un criminel, comme s’ils étaient sur la même longueur d’onde et se comprenaient. Rien autour d’eux n’avait plus d’importance. Et puis, elle brise ce moment en usant de ses charmes, se confondant en excuses pour ramener le sujet de la prison sur le tapis. Lui avait-il déjà dit ? Il n’en a pas le souvenir, même s’il ne cache rien à ce sujet. Il arque un sourcil, comme surpris qu’elle aborde le sujet de but en blanc et surtout de par son attitude qui semblait un peu trop surjouée. Toutefois, il avait remarqué le geste de la main et considérait que le jeu rentrait dans une autre phase. Riant comme pour détendre l’atmosphère, il répondit à ses excuses en les balayant de la main : « Joan, tu n’as pas besoin de chuchoter. Je me fous de ce que pensent les gens. J’ai fait dix ans de prison oui, comme Devan avait été placée en détention juvénile. Mas tu dois le savoir aussi… » Il apportait un détail important. Il voulait savoir jusqu’où elle était allée dans son investigation, car pour lui ça ne faisait aucun doute qu’elle s’était renseignée. La cherchant du regard, il lui fit une confession : « Et ne t’en fais pas, je ne suis pas intéressant pour toi, mon cas est un regrettable accident. Mais la prison c’est formateur. On ne voit plus le monde de la même façon quand on en sort. » Son regard clair retrouva un peu de sérieux, et toujours dans le ton de la confidence, posant sa main sur celle de la trentenaire, il souffla : « On a du mal à faire confiance, par exemple… » Quelle serait sa réaction ? Il l’attendait impatiemment.
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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyDim 20 Oct - 13:13

Même alors que se clôturait le sujet des faits divers, qui lui avait semblé le plus glissant qu’ils aient abordé et qui avait mis sa confiance en elle à rude épreuve, Joan ne pouvait s’empêcher de penser qu’il y avait quelque chose de malsain dans la relation qui se tissait entre elle et Zachary Allen. Chaque soir qu’elle changeait de visage, face B, prenait le nom et les airs d’une autre auprès de personnes pas toujours très fréquentables, elle était plus confiante que jamais et oubliait que ce qu’elle faisait n’avait rien de rationnel, rien de prudent ni rien ne sain. Face à Zachary pourtant, elle n’était ni tout à fait sous sa face B, ni tout à fait la face A – alors elle se sentait vulnérable et, surtout, lucide vis-à-vis du tordu de la situation. Et le fait qu’elle ait pleine conscience du bourbier dans lequel elle s’enlisait ne jouait pas en sa faveur – elle en était plus prudente, alerte, mais surtout moins confiante. C’était assez regrettable d’ailleurs, car elle avait cru voir dans le regard de Zachary que l’assurance dont elle pouvait témoigner n’était pas pour lui déplaire.
Elle parvenait à s’en cacher, sinon plutôt bien, du moins du mieux qu’elle le pouvait. Réponses évasives, ton mesuré et sourires en coin pour feindre une parfaite assurance. Elle hocha lentement le menton quand Zachary lui balança qu’il y avait beaucoup de choses qu’elle ignorait à son égard. « Beaucoup ?... » Joan laissa filer un court silence pendant lequel elle accrocha le regard du jeune homme. « Il faudra sans doute plus qu’un café pour corriger ça alors, je suppose. » Ses yeux se plissèrent légèrement comme ses lèvres s’étiraient en un fin sourire. Elle prit soin de maintenir le contact visuel pendant qu’elle buvait une gorgée de son café devenu tiède.
Elle avait choisi d’en dévoiler assez peu sur elle, un moyen de protection, sans doute, dans cette situation où avancer à visage découvert la faisait déjà sentir assez vulnérable. Partagée sur la pertinence de cette stratégie – certes elle cultivait le mystère, mais se montrer si curieuse et intéressée vis-à-vis de Zachary sans jamais ne rien donner en retour risquait de déséquilibrer la balance et finir par retomber sur elle – elle s’y tint néanmoins, ne répondant au commentaire de Zachary sur la complexité de la situation que par un bref et vague « En effet. » et à sa question relative aux origines irlandaises du père de Niamh par un seul hochement de tête avant de rediriger la conversation vers lui.
Le rire jaune qu’il laissa échapper quand elle l’interrogea sur le souhait de parentalité du couple la prit au dépourvu, et une fois de plus depuis le début de leur conversation, elle se sentit déconcertée – elle n’avait pas espéré autant de sincérité ni de détail dans la réponse de Zachary. Elle ne s’était pas non plus attendue à une telle réponse – si Devan et elle étaient bonnes amies, elles n’avaient jamais abordé le sujet trop privé des relations intimes (ou de leur absence) de celle-ci avec son mari. Elle s’affranchit de sa surprise et de son malaise dans une légère toux, et chercha ses mots. « C’est dommage... » finit-elle par commenter pour toute réponse, sans savoir si elle parlait de l’absence de vie sexuelle dans le couple Allen ou de leur division au sujet de leur désir d’enfant. Elle se sentait un peu stupide sur le coup quoi qu’elle parvint à conserver assez de contenance pour le dissimuler autant que possible.
Elle n’insista pas sur la question dont elle préférait même s’éloigner, toutefois elle profita que Zachary boive une gorgée de son café pour prendre également une gorgée du sien et méditer la révélation qui venait de lui être faite. Elle n’irait jamais répéter ni ébruiter cette confession trop privée, d’ailleurs elle ne la méditait pas avec de quelconques arrières pensées ni aucune curiosité malsaine, toutefois elle s’interrogeait – comment deux époux pouvaient-ils s’éloigner tant et ne plus partager aucune vie intime ? était-ce du ressort de Devan, comme pouvaient le laisser entendre les mots de Zachary, et si oui était-ce un motif acceptable pour ne plus être fidèle à son épouse et aller trouver d’autres bras ? Après tout, elle-même avait été infidèle à son mari sans avoir connu ce problème ni sans réel motif valable du reste. Elle leva les yeux vers Zachary, songeant qu’il y avait sans doute tellement plus de choses entre lui et Devan qui lui échappaient, un vague élan de sympathie à son égard la saisissant pour l’une des premières fois.
Reposant sa tasse de café dont il ne restait plus qu’un fond, Joan reprit le fil de la discussion qui se poursuivait sur un sujet moins personnel et où elle retrouvait davantage de confiance, menant la conversation vers des sujets mieux maîtrisés et qui participaient au mystère du jeu de séduction qu’elle tentait d’instaurer entre elle et le jeune homme. Elle remarqua le sourire charmeur qu’il lui adressa sans essayer de s’en cacher et y répondit en souriant elle-même, les pommettes légèrement rosies mais sans timidité en renchérissant « Non... mais on peut essayer. », ses yeux espiègles derrière un battement de cils.
Elle joua ensuite de ses airs innocents, joua la maladroite dans des manières un peu charmeuses, sa main volant vers le bras de Zachary pour n’y rester qu’une seconde. Sa spontanéité était bancale, Joan s’en rendait compte, et quoi qu’elle ne savait à quoi s’attendre de la part de Zachary, elle prenait le risque de faire un pas en avant en amorçant un premier contact tactile. Un peu timide, un peu gênée, elle hocha la tête cependant qu’il balayait ses excuses et exposait des faits dont elle avait déjà connaissance, à l’affût toutefois d’informations intéressantes dont elle ignorerait les détails – si elle avait creusé et investigué autant qu’elle l’avait pu l’affaire de Zachary, les dossiers comportaient toujours défauts et lacunes. Elle ne détachait pas ses prunelles de son regard et brûlait de lui poser davantage de questions, mais le ton qu’il employait n’incitait pas à une curiosité impatiente – elle se contenta donc, pour l’heure en tout cas, d’une écoute attentive. Elle s’apprêtait à prudemment l’interroger sur la façon dont il voyait le monde désormais quand de lui-même Zachary se précisa en mentionnant la difficulté à accorder sa confiance. « Je comprends. » Joan se détacha de son regard et baissa les yeux vers la main qu’il avait posée sur la sienne. Elle dégageait plus de chaleur que ce à quoi elle se serait attendue. « Et ce n’est pas la petite avocate un peu trop curieuse du coin qui inspire le plus confiance, j’imagine. » Sourire mutin, elle releva des yeux charmeurs vers Zach, joues poudrées de rose, son pouce venant effleurer délicatement l’intérieur de sa main.


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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptySam 9 Nov - 15:24

Il y a quelque chose de dérangeant dans la relation qui se crée entre Joan et Zachary. La tension palpable qui réside dans chacun de leurs gestes ou dires atteste un peu plus du calcul qu’ils font à chaque mouvement. Ca devrait poser un problème au natif de Boston, qui ne semble pas le moins du monde perturbé, mais plutôt intrigué. Il ne sait pas lire l’état d’esprit dans lequel elle se trouve, il ne saurait dire si l’idée qu’il se fait d’elle est exacte ou erronée, mais quoi qu’il en soit, il perçoit chez elle une certaine dualité avec laquelle elle semble jouer. Parfois elle fait preuve d’une grande confiance et parfois une timidité non feinte fait également son apparition. C’est déroutant, mais cela crée une atmosphère favorable à l’intérêt qu’Allen porte à l’avocate. Il se demande ce qui les pousse à poursuivre leur discussion si ce n’est un intérêt commun. D’autant plus qu’elle semble lui donner des indications qui confirmaient sa théorie sur un intérêt réciproque. Ce qui ne les engageait à rien évidemment. Alors qu’elle maintenait un contact visuel et qu’elle s’accordait à lui dire qu’elle souhaitait en savoir plus sur les zones d’ombre chez Allen, il lui rendit son sourire, s’approchant d’elle un peu plus pour lui souffler : « Est-ce une invitation ? » Ils seraient amenés à se revoir, ça ne faisait pas de doute. Zachary songeait de plus en plus à leur rencontre de la matinée. Elle n’était pas fortuite. Pour lui, elle était provoquée. Il commençait à se dire qu’elle savait bien qu’elle le trouverait ici à ce moment spécifique. Etait-elle intéressée au point d’étudier ses moindres faits et gestes ainsi que les lieux habituels dans lesquels il se rendait ? Il était trop tôt pour le dire, mais méfiant de nature, il allait être un peu plus sur ses gardes. Il remarque aisément que son interlocutrice ne dévoile rien sur elle et sa vie privée et il comprend aisément pourquoi. Elle n’a pas confiance en lui, du moins pas suffisamment pour risquer de mettre en danger sa vie privée, d’autant plus qu’elle est mère. Comme il le lui a dit, elle ne sait pas grand-chose de lui, qu’elle ait investigué ou non. Aussi, il s’aventure à lui confier des détails qui vont bien au-delà d’une vie privée protégée. Il veut lui montrer qu’il se fiche bien de la bienséance et des choses que l’on est censé garder pour soi. Au fond, il n’en a que faire de savoir que sa fille a un père aux origines irlandaises. Il ne s’attardera jamais sur ce détail, il lui fait simplement la conversation. S’il est évasif sur sa situation, il sait qu’elle est suffisamment intelligente pour avoir compris là où il souhaitait en venir. Et la fausse compassion de Joan l’amuse inévitablement. Le tableau ressemble tant à celui d’un adultère. L’homme pas satisfait par sa vie de famille qui le confie à la mère célibataire, désolée d’apprendre qu’il se sent seul bien qu’il n’en ait pas l’air. Il rit alors, malgré lui. « C’est probablement un détail que j’aurais dû garder pour moi. » Il la gratifie d’un clin d’œil, comme pour faire un pied de nez au cliché. Un court instant, Zachary regarde l’heure. Il n’est pas en retard. Il peut même déstabiliser sa routine d’un choix qui en dit long sur sa perception de cette entrevue qui le divertit et lui plait bien plus que sa routine matinale. « Ton café doit être froid, tu en veux un autre ? Je te l’offre. » Il n’attend pas de réponse de sa part, il interpelle la serveuse qui avait croisé le regard de Joan un peu plus tôt et lui demande la même chose que ce qu’ils avaient commandé ce matin. Il souhaite poursuivre la conversation, savoir où ça les mène, persuadé qu’il y a une raison sous-jacente à leur rencontre. Il compte d’ailleurs le lui faire ressentir un peu plus. L’avocate suscite bien trop d’intérêt chez lui, elle a réussi à piquer sa curiosité non-existante au vif, et c’est déjà un exploit en soi. La tension entre eux se renforce, leurs yeux se croisent bien trop souvent, et il meurt d’envie d’annuler son entrainement du matin pour faire durer cet instant. Tout chez elle le déroute. Il est séduit par son attitude, par le mystère qu’elle dégage. Elle admet qu’il est possible de tenter de connaitre l’autre, et c’est la réponse parfaite pour que Zach puisse lui faire comprendre qu’il s’est confié beaucoup plus qu’elle et qu’il ne laissera pas la jeune femme mener la relation où elle le souhaite sans qu’elle n’y mette un peu plus du sien. « C’est vrai. Encore faut-il que ça soit dans les deux sens et que l’un ne se retrouve pas à en savoir plus sur l’autre. » Ces mots détachés sont prononcés sans émotion aucune et en aucun cas sur le ton du reproche. Mais il est curieux, il veut en apprendre davantage sur elle, pour la cerner, pour tenter de comprendre ce dans quoi il est en train de s’embarquer. Elle connait sa situation maritale et pourtant, elle est tactile, charmeuse au possible, son sourire mutin est à se damner. Une brèche s’ouvre inévitablement chez Allen. S’il instaure un contact, il sait d’ores et déjà qu’il n’ira pas forcément plus loin que cela, parce qu’il ne veut pas sombrer dans le piège de la séduction ravageuse de la jeune femme. Et pourtant, le flirt dont ils font preuve tous les deux, laisse présager tout autre chose. « Disons qu’une femme qui s’intéresse à un ex-taulard suscite forcément des soupçons. Mais je peux me tromper n’est-ce pas ? Ton intérêt n’est pas une déformation professionnelle ? » Un sourire et tandis que leurs cafés sont posés devant eux, il laisse glisser ses doigts sur le dos de la main de Joan avant de retirer sa main pour la placer sur sa tasse de café. Il est temps pour elle de lui dire ce qu’elle cherche dans cette conversation. Le regard du Bostonien cherche dans ses pupilles, des réponses qui pourraient apporter une réaction totalement différente selon la direction que prendrait la conversation.

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Joan Wright

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyDim 15 Déc - 17:11

Si les cafés dont elle parlait consistaient en une invitation pour en savoir plus sur ces nombreuses choses ignorées à son sujet ? Joan haussa les épaules. « A toi de voir, » se contenta-t-elle de répondre, plus mutine et enjôleuse que jamais. Plus elle était ainsi joueuse et charmeuse, plus ses intentions devaient paraître claires pour Zachary, elle le voyait tantôt dans ses sourires, pris au jeu, tantôt dans ses regards, plus méfiants. Sa confidence toutefois la déstabilisa trop pour que cela ne passe inaperçu auprès du jeune homme qui semblait lui s’amuser de la situation. Elle se sentit rougir malgré elle en recevant son clin d’œil, consciente elle aussi du cliché de la situation mais cette fois-ci un peu moins à l’aise face à un sujet aussi intime. Joan se racla la gorge et prononça à voix basse : « Tu peux compter sur ma discrétion. » comme pour clore le sujet.
Elle remarqua le coup d’œil que Zachary lança vers sa montre et pinça un instant les lèvres. Elle avait joué ses pions et continué à instaurer entre eux un jeu de séduction de plus en plus concret, néanmoins elle aurait été déçue de devoir s’arrêter là, le voir partir et attendre de l’intercepter « par hasard » à une autre occasion pour poursuivre une conversation bien engagée. Cependant Zachary ne s’échappa finalement pas, lui aussi peut-être curieux de prolonger une entrevue des plus intéressantes, et Joan ne se cacha pas du sourire qui lui monta spontanément aux lèvres lorsqu’il lui offrit un second café. « Merci. » lui-dit elle après qu’il eut commandé pour eux deux nouvelles boissons auprès de la serveuse.
Elle lui avait sans doute, sans le vouloir, tendu une perche en admettant qu’il était possible, quoi qu’on ne savait jamais tous les secrets de quelqu’un, d’essayer de le connaître. Le ton de Zachary, prudent et sans trop d’émotion, ne sonnait pas comme un reproche – mais Joan entendait toutefois une attente légitime et comme un peu de curiosité derrière ses mots. Elle ne pouvait l’en blâmer : depuis le début de leur conversation, et depuis qu’ils se connaissaient sans doute, Joan avait assez clairement manifesté son intérêt, encourageant par la même Zachary à se dévoiler davantage – en revanche, elle demeurait sinon secrète du moins très discrète à son propre sujet, répondant souvent de manière évasive et toujours avare de détails. C’était somme toute dans la nature de Joan d’être plutôt réservée vis-à-vis de sa vie privée et davantage s’intéresser à autrui – c’était aussi, de fait, un trait de sa personnalité qui s’était développé tout au long de sa carrière, puisqu’en tant qu’avocate son intérêt était toujours focalisé sur la vie de son client et qu’elle devait préserver la sienne – c’était, enfin, un choix stratégique dans son attitude en compagnie de Zachary qui visait à cultiver le mystère et attiser sa curiosité à son sujet, choix qui semblait petit à petit porter ses fruits. Cependant et en dépit de l’absence de reproche dans le ton que le jeune homme avait employé, Joan pouvait dire qu’elle ne devait abuser de cette attitude au risque de déséquilibrer leurs échanges et perdre son intérêt. Elle ouvrit la bouche pour s’excuser de se dévoiler si peu mais se ravisa au dernier moment pour tenter un coup de poker. « S’il y a quoi que ce soit que tu veux savoir sur moi tu n’as qu’à demander. » le défia-t-elle d’un regard perçant, sa voix emprunte d’assurance. Surprise de sa propre initiative, Joan sentit ses yeux pétiller tandis qu’ils étudiaient Zachary, curieuse du terrain sur lequel il l’emmènerait. Elle s’était tant appliquée à rester discrète sur sa vie personnelle et à ne pas fournir trop d’informations sur sa vie professionnelle que les possibilités de questions étaient multiples.
Si elle se montrait parfois plus directe, parfois plus mystérieuse, d’autres fois plus tactile, et d’autres encore plus timide, Joan s’en tenait dans l’ensemble à ses airs de séduction et avançait mine de rien vers son objectif, en témoignaient les gestes de Zachary et son ton qui trahissait un intérêt croissant en dépit de son instinct qui lui semblait demeurer méfiant. « Forcément... » répéta-t-elle d’un air vaguement absent, laissant s’étirer un court silence avant de lui répondre d’un ton un peu plus direct, quoi que légèrement timide et tout à fait calme et doux à la fois : « Non, ça n’a rien d’une déformation professionnelle. » Ses yeux posés sur sa tasse de café se levèrent lentement vers la main de Zachary qui s’éloignait de la sienne, puis vers le regard de celui-ci, dont elle s’appliqua à accrocher l’attention pour maintenir un contact visuel à défaut d’avoir perdu le contact physique. Avait-il seulement conscience qu’elle ne pouvait répondre à une telle question que par un mensonge ? Pouvait-il soupçonner que si son intérêt consistait effectivement en une forme de déformation professionnelle, il découlait aussi et surtout d’autres raisons encore moins avouables ? « Mais on en revient à la confiance, n’est-ce pas ? Je ne peux rien dire ni faire pour te le prouver et tu n’as d’autre choix que me croire sur parole. » Un fin sourire, à peine perceptible, étira une seconde ses lèvres d’un air presque angélique. Joan prit dans ses mains la nouvelle tasse de café déposée devant elle une minute auparavant et en sentit la chaleur se diffuser dans ses paumes. « Mais je suppose que tu ne m’aurais pas offert un second café si je ne t’inspirais pas un minimum confiance. » conclut-elle d’un air un peu naïf mais confiant à la fois.

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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyVen 20 Déc - 13:30

Joan et Zach n’alimentaient pas une conversation anodine. Il s’agissait comme un jeu de pouvoir, à celui qui serait capable de dominer l’autre dans l’échange dans un but plus ou moins obscur. Allen avait l’impression de ne faire que répondre à des perches tendues, et pourtant, il alimentait quand même la rumeur. La raison, il ne la connaissait pas. Le charme de la belle avocate peut-être. La tentation insidieuse qui gagnait du terrain, ou juste la curiosité, vilain défaut qu’il n’avait pas l’habitude de posséder. L’appât du jeu, et des surprises que cela réservait. Quand elle lui dit que c’est à lui de déterminer s’il s’agit d’une invitation, il renchérit très rapidement : « J’aime la précision. L’incertitude renforce la méfiance chez moi. » Il n’aime pas être mené en bateau, comme tout le monde, remarque. Mais Zach fait partie des personnes qui calculent, qui ne laissent pas de place au hasard. Une qualité, mais aussi un défaut car ça ne laisse que très peu de marge de manœuvre. Il veut lui faire comprendre que si elle compte jouer à ce jeu, ça n’ira pas bien loin, car il ne prendra pas de risque inconsidéré. Ancien quarterback et ex-futur chirurgien, sa vie avait été jalonnée de mesure du risque. Mais parfois, il considère qu’il est bon de se laisser afin que sa vie ne se traduise pas par une aseptisation comme l’est le bloc opératoire. Il l’a déjà fait quelques fois, et il semblerait que l’animal en cage qu’il a été dix années durant, se réveille. Il s’autorise beaucoup plus de choses qu’auparavant, comme si la vie qu’il n’a pas eue pendant dix ans méritait d’être vécue en accéléré. Si Joan lui soutient qu’elle sera aussi muette qu’une tombe, il ne prend pas ses dires comme argent comptant. Il le lui rappelle une nouvelle fois par une mise en garde implicite : « Je l’espère. » Il a beau ne pas la cerner, il a envie de pousser plus loin le vice, la discussion, lever le voile sur les secrets qui pèsent lourd sur l’ambiance de cet échange. Son œil de lynx ne la lâche pas du regard, pas même lorsqu’on leur porte leurs cafés, et qu’il se saisit de la tasse pour la porter à ses lèvres. Il ne sait ce qu’elle cache, mais il est persuadé que ce rendez-vous n’était pas improvisé. Parce que ça n’était pas non plus le cas chez lui. Ce coup d’œil à sa montre était un moyen d’évaluer la réaction de la jeune femme. Elle ne s’était pas inquiétée qu’il soit en retard au travail. Signe qu’elle souhaitait qu’il reste. Il voulait la percer à jour. Plus les minutes passaient, plus il trouvait le challenge excitant. Si bien qu’il ne savait pas bien comment planifier le tout. En revanche, Joan était bien plus précautionneuse que lui et se freinait toujours avant de trop en révéler. Elle savait exactement quoi dire. Zach allait chercher à gratter pour en apprendre davantage sur elle. A force, s’il n’obtenait aucune information susceptible de relancer la conversation, il se refermerait comme une huitre. Mais comme si elle avait compris ce qu’il attendait d’elle, elle lui proposa de lui demander s’il avait des questions. Le sourire de Zach se fit discret, mais se dessina tout de même. Quel genre de question pouvait-il lui poser ? Il avait envie de jouer, de s’amuser à voir comment elle réagirait en lançant un pavé dans la mare. « Très bien. Dans ce cas j’aimerais savoir ce qui te pousse à flirter avec moi alors que tu sais très bien que je suis marié. » Il y allait de but en blanc, sans prendre de pincettes. Il montrait d’ailleurs son alliance en élevant la main gauche au dessus de la table. Satisfait, il sourit avant de reprendre une gorgée de son café. Il avait hâte de voir si elle allait nier ou trouver un moyen de contourner la question. La deuxième option semblait plus plausible.
Zachary l’observait, en silence, tentant de trouver ce qui se cachait derrière toute cette mascarade, mais ne pouvait s’empêcher d’apprécier cette rencontre plus que surprenante. Elle lui disait que son intérêt croissant pour lui n’était en rien lié avec son travail. Il ne voulait pas croire pour autant que cet intérêt était de nature personnelle, comme si l’ex-prisonnier avait un appeal incroyable. Selon lui, c’était se donner trop d’importance. Ca le frustrait de ne pas parvenir à déterminer les raisons qui la poussaient à agir de la sorte. Alors qu’elle croisait son regard, sans vouloir le lâcher, il décida qu’il valait mieux s’amuser de la tournure des événements plutôt que de se prendre la tête, convaincu qu’il apprendrait les dessous de cette rencontre bien assez tôt. « Te croire sur parole alors que ni toi ni moi avons été complètement honnêtes depuis le début de notre conversation ?! » Il raillait, et il ne put s’empêcher de l’accompagner d’un petit rire. « Pourquoi devrais-je te faire confiance ? » Elle avait raison, il devait baisser sa garde pour se laisser aller, mais il songeait à Devan et ses reproches, elle qui lui assurait qu’il n’était entouré que de femmes. C’était presque vrai. Il était plaisant d’observer la jeune femme minauder ou se comporter d’une manière ou d’une autre en fonction de ses réponses. Elle voulait croire qu’il lui faisait un minimum confiance pour lui avoir offert un café, et le trentenaire se plu à semer le doute dans sa tête : « Est-ce par confiance, par curiosité, ou correction ? » Il voulait en savoir plus, il avait été bien élevé, et peut-être qu’elle avait raison, elle avait réussi à faire un trou dans sa carapace. Parce qu’il prenait plaisir à voir le visage de Joan changer d’expression, il se rapprocha une fois de plus d’elle, posant sa main sur la sienne et insinua : « A moins que ça ne soit un moyen pour gagner ta confiance ? » Il n’était pas le seul à ne pas l’accorder.

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Joan Wright

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptySam 1 Fév - 11:13

« Je l’espère. » A ces mots Joan hocha le menton lentement, prenant le temps de méditer cette courte phrase qu’elle ne savait trop si elle devait la considérer comme un gage de confiance – la révélation qui venait de lui être faite par Zachary était après tout très personnelle – ou comme une mise en garde à demi-mot. Cette phrase, qui résonnait encore dans sa tête, lui semblait bien résumer ce qui se jouait ici, à cette table de café, au milieu d’une conversation hypocrite. Ici, chacun espère, imagine, suggère, devine, pressent, suppose, attend – mais ne sait jamais.
Joan en particulier s’attachait depuis le début de la conversation à jouer des airs de mystère et à ne pas dévoiler grand-chose, elle ne s’y résolut que lorsqu’il devint évident que l’impatience de Zachary allait atteindre un point de non retour. Elle lui offrit alors l’opportunité de l’interroger comme il le souhaitait et la question qui lui fut adressée fût plus directe et incisive qu’elle ne l’attendait. Joan ne tenta pas même de cacher sa surprise – à quoi bon essayer de s’en cacher quand Zachary l’observait avec tant d’attention qu’il lui aurait été quoi qu’il arrive impossible de ne pas déceler son désarroi. Ses sourcils se haussèrent et ses lèvres s’ouvrirent légèrement pour former un O muet qu’elle referma lentement en baissant les yeux vers sa tasse de café. « Je n’en sais trop rien. Plein de raisons, j’imagine. » répondit-elle, évasive, en ajoutant une pointe de sucre dans son café avant de le remuer longuement avec sa petite cuillère. Elle devinait sans avoir à lever le regard les yeux de Zachary posés sur elle dans l’attente d’une réponse un peu plus développée. Elle n’attendit pas de croiser son regard ni de le laisser s’impatienter et ne tarda pas à préciser : « Parce que j’en ai envie. Parce que tu joues le jeu et que ça a l’air de te plaire à toi aussi. Parce que je n’apprends pas de mes erreurs. » Joan reposa la petite cuillère sur le rebord de la soucoupe et désigna à son tour, en relevant légèrement l’annulaire, l’alliance qui y demeurait, vestige du mariage que son propre adultère lui avait coûté – ce dont il était peut-être au courant, à l’instar de tout Windmont Bay. Joan prit sa tasse entre ses deux mains et la porta à ses lèvres en même temps qu’elle relevait les yeux vers Zachary. Ses airs toujours doucereux quoi qu’elle l’observât cette fois-ci à son tour avec un peu moins de pudeur, le défiaient silencieusement de lui donner tord quand elle affirmait qu’il jouait lui aussi le jeu et flirtait avec elle.
La franchise désarmante dont il avait fait preuve quelques instants plus tôt en lui demandant de but en blanc les raisons qui la poussaient à flirter avec lui aurait dû la préparer à ce qu’il mette à nouveau les pieds dans le plat – ce n’était pas le cas. Zachary la prit bientôt à nouveau de court en accusant le manque d’honnêteté dont elle aurait fait preuve depuis le début de leur conversation. Elle détestait ce sentiment d’être, une fois de plus, décontenancée, accentuant la sensation de malaise latente qui la tiraillait depuis le début de leur rencontre ce matin-là – et en même temps elle se sentait comme grisée par cet échange subtil et les surprises dont il pouvait receler. « Ah, tu n’as pas été complètement honnête ? » renchérit-elle innocemment. Joan ne trompait une fois de plus personne – elle ne s’y essayait toujours pas –, elle en était sans doute aussi consciente que Zachary et il devait sans mal le lire dans son œil malicieux. Joan hésita, sa tête sa balançant lentement sur le côté, lèvres pincées, elle emprunta un air assez impénétrable. « Je ne vais pas essayer de te convaincre, je te laisse juger et prendre le ‘risque’ ou non. Comme je le disais, je comprends que ce n’est pas l’avocate un peu curieuse du coin qui inspire le plus confiance. » Elle offrit à Zachary un fin sourire qui, contrairement à ce qu’elle venait de dire, incitait à lui faire confiance et à se laisser envoûter – ce à quoi elle essayait de parvenir depuis qu’elle l’avait invité à rejoindre sa table, mais force était de constater que, s’il jouait le jeu de la conversation comme de la séduction, Zachary conservait à son égard la même méfiance que lui-même lui inspirait également.
Zach énuméra les motivations qui pouvaient l’enjoindre à lui offrir ce deuxième café et Joan le dévisagea, méditant l’air un peu perdu chacune des possibilités évoquées. « Si tu essayes de semer le doute chez moi, je crois que c’est réussi. » Elle sourit, amusée, et quoi que ces mots n’étaient pas tout à fait honnêtes – Zachary n’instaurait pas vraiment de doute puis qu’il n’avait jamais véritablement eu sa confiance – son sourire et son amusement n’étaient pas feints, elle oubliait un peu le léger malaise qui lui animait les entrailles, curieuse de la tournure que prenait la conversation. C’était, d’ailleurs, une raison qui l’encourageait à poursuivre ce petit jeu – une qu’elle n’avait pas avouée : au-delà de la méfiance qu’il lui inspirait et du malaise qu’elle ressentait en s’enlisant dans une situation définitivement malsaine, c’était, avec sa fidélité envers Devan, la curiosité que lui inspirait l’époux de celle-ci qui justifiait sa présence ici et l’attitude dont elle se jouait auprès de Zachary. « A toi de me dire. » l’incita-t-elle dans un mélange d’innocence et d’assurance. « Je t’ai avoué mes intentions, à ton tour de me confier les tiennes. » Elle baissa les yeux vers la main de Zachary qui s’était à nouveau posée sur la sienne. Elle n’avait pas nié flirter ostensiblement avec lui, et il ne pouvait pas vraiment s’en défendre lui non plus.

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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: born to make mistakes. born to make mistakes. EmptyMer 5 Fév - 14:46

Leur discussion parait vraiment anodine. De l’extérieur, on pourrait croire qu’il s’agit d’un couple qui prend un café avant d’aller travailler, qui flirte ça et là parce qu’ils sont amoureux. La vérité est ailleurs. S’ils flirtent, ils n’ont rien d’un couple, il est marié, elle est divorcée et mère. Alors à quoi Zach joue-t-il ? Il ne le sait pas réellement. L’homme se distrait, expérimente, découvre une autre face cachée de la vie. Il ne peut nier qu’il est séduit par l’avocate. Elle possède cette faculté d’attiser ce sentiment relié à la tentation mais il ne peut que remarquer qu’elle minaude beaucoup et ça peut aussi être déterminant au fil de leur discussion : une femme qui flirte ne va pas forcément se jeter dans vos bras. Zachary ne voudrait pas être celui qui craque le premier pour la simple et bonne raison qu’il ne tient pas à passer pour le connard infidèle qui trompe sa femme à tour de bras parce qu’il ne connait pas la loyauté, alors qu’en réalité il ne fait face qu’à des sollicitations nouvelles, qu’il avait jusque là ignorées depuis son retour de prison. Il n’a jamais expérimenté de tel situation. Sa méfiance n’est que le reflet d’un manque d’assurance, de confiance en elle, mais surtout en sa capacité à ne pas franchir des limites instaurées. C’est la raison pour laquelle il questionne Joan sans mâcher ses mots, et dans un premier temps, la trentenaire est de nouveau évasive. Mais bien vite, elle admet qu’elle y prend goût, notamment parce qu’il y est réceptif, et il ne peut qu’être d’accord avec elle. Il a l’impression que Joan possède deux faces : l’une timide, bien élevée, attachante ; l’autre plus tentatrice, vibrante, qui semble attendre qu’on vienne la libérer. « Et tu ne penses pas que c’est condamnable ? » Qu’il demande innocemment, sachant à peu près ce qu’elle devrait répondre. Après tout, il faut être deux pour le tango. « Mais c’est toujours agréable de savoir qu’on plait et j’admets que tu ne me laisses pas indifférent. » Cette phrase résume l’état d’esprit de l’ex-prisonnier. Il n’avait jusque-là, jamais tenté de draguer qui que ce soit, sa relation avec Devan quoique platonique, lui suffisait. Mais le monde est jonché de péchés qui ont inévitablement un certain attrait. Il ne lui dit pas qu’il serait prêt à envisager quoi que ce soit. L’homme lui révèle simplement qu’il apprécie cet instant suspendu où l’un comme l’autre s’évade à la recherche de satisfaction. La seule chose qui le gênait, c’était les non-dits incessants qui perturbaient son esprit d’analyse, lui qui n’avait pas l’habitude de côtoyer des cerveaux aussi habiles que celui de la jeune femme.
L’homme se joua de la question rhétorique que lui posait Joan. Il rit en se rasseyant sur sa chaise pour se redresser davantage, buvant ensuite une gorgée de son café avant de répliquer : « Parce que tu comptes me faire avaler que tu as été complètement honnête ?! » Elle n’avait rien révélé, mais lui non plus, si ce n’était le malaise dans son couple, ce qui au fond, n’apprenait rien à son sujet. Il lui offrit un regard qui se voulait accusateur, mais son sourire était là pour rappeler qu’il ne lui en tenait pas rigueur, ça faisait partie du jeu. Elle était douée, maitre Wright. Elle savait exactement ce qu’elle faisait, et si Zachary était tenté de courir le risque, de voir jusqu’où elle était prête à pousser le vice, il avait comme l’impression que rien de bon n’émanerait de cette relation. Il se disait que répondre à cet appel, c’était le replongé dans le monde noir où il avait passé dix ans. Peut-être souhaitait-elle des informations sur son affaire, sur celles de ses compagnons de cellule ? Mais ça ne faisait aucun sens puisque tout cela dépendait de l’état du Massachussetts. Puisqu’il lui avait reproché un manque d’honnêteté et qu’il ne l’avait pas été non plus, un sourire en coin, tournant la cuillère dans son café alors qu’il n’avait pas mis de sucre, il releva le regard vers Joan, moue malicieuse sur le visage. « Soyons honnête. Non tu ne m’inspires pas confiance. Il y a quelque chose chez toi que j’arrive pas à cerner. Mais en même temps, c’est ça qui m’intrigue. » Cette personnalité changeante, l’attrait du risque, la façon qu’elle avait de le faire sombrer un peu plus dans les abysses en lui donnant les clés en main sachant très bien que c’était elle qui tirait les ficelles d’une main de maitre.
Il voyait comme elle mesurait chacune de ses paroles et qu’elle tentait de faire la lumière sur chaque option, comme si elle pouvait trouver un moyen de reprendre l’avantage dans cette partie d’échecs. Il ne s’agissait que de bluff et de faux semblants. « Il n’y a pas que toi es capable de retourner le cerveau d’une personne. » Qu’il s’amusa à répondre, sans pourtant se considérer capable de la manipuler à ce point. Mais il pouvait dire qu’il détonnait dans un paysage où la lourdeur et l’insistance est maitresse de la séduction. Lui se voulait plus subtil, patient, ne prenant aucune décision hâtive qui pourrait lui causer du tort. Il n’avait pourtant pas besoin de réfléchir bien longtemps, alors qu’elle souhaitait savoir ce qui animait Zachary à l’heure actuelle. Au fond, il avait l’intime conviction qu’il partageait ce café avec elle pour la même raison qu’elle l’avait abordée aujourd’hui. « Rares sont les fois où je le suis, mais je suis curieux d’en apprendre plus sur toi. » Une autre gorgée de son café ingurgitée, il posa doucement la tasse sur sa coupelle, et sans relâcher sa main, il plongea son regard dans le sien, avant de lui offrir un sourire charmeur.

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