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Stella Kahnwald

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Message· · Sujet: why go down if you can go up? why go down if you can go up? EmptyLun 12 Aoû - 17:36

JIMMY + STELLA
@Jimmy Willys
july 27th, evening/night

Stella était agitée, elle faisait les cent pas dans sa chambre. Depuis que le rendez-vous avait été fixé, elle ne pensait qu'à ces retrouvailles. Elle avait passé la journée à regarder les heures défiler à une allure d'escargot. Comme si, pour la contrarier, le temps s'était mis à s'étirer à l'infini. Ce n'était pas bon pour son humeur et elle ne savait même pas si c'était la perspective de revoir Jimmy qui la mettait dans cet état ou ce qu'ils pourraient fabriquer ensemble à l'abri des regards dans sa chambre d'hôtel. Elle connaissait cette sensation qui s'immiscait en elle comme la plante immonde de ce film qui l'avait happée dans un moment de trip monumental (elle ne savait pas pourquoi elle se retrouvait toujours à s'abrutir devant la télévision lorsqu'elle était en phase descendante, c'était comme si son cerveau ne pouvait se nourrir que de vieux films des années 90 ou des séries interminables dont elle ne comprenait pas la trame pour n'avoir vu des épisodes que par intermittence). Des gosses qui déterraient un jeu maudit, si ses souvenirs étaient bons. Elle avait ri devant la grossierèté de certains effets spéciaux ou les cris du flic accroché à sa planche, mais c'était la plante exotique qui dévastait la maison qui semblait avoir marqué son esprit: c'était la représentation exacte de ce manque qui s'insinuait et qui la rongeait jusqu'à ce qu'elle cède à l'impulsion et s'anesthésie l'esprit à coups de pilules ou reniflement disgrâcieux - n'importe quoi pourvu qu'elle décolle et oublie momentanément sa vie de merde sur cette putain de planète de merde.
Et elle ne connaissait pas meilleur compagnon de débauche que son précieux Jimmy, rencontré quelques temps plus tôt et qu'elle n'avait plus vu depuis près d'un an - à peu près le moment où il avait déclaré mettre les voiles pour nulle autre destination que Windmont Bay, Oregon. Stella avait cru à une foutue blague, une distorsion de son esprit. Impossible, en effet, que le jeune homme puisse vouloir se rendre là-bas, tout de même. Qu'y avait-il donc à y foutre, dans cette bourgade paumée que seuls les drames incessants venaient bousculer? Elle n'avait pas la prestance de New York, elle n'avait pas la folie de Las Vegas, elle n'avait pas l'anonymat de n'importe quelle autre métropole dans laquelle Stella avait pu se perdre au cours des vingt dernières années. Alors elle ne pigeait pas, la blonde, que le destin puisse l'aimanter de la façon la plus saugrenue à cette prison dont elle s'était échappée de justesse (et où elle était revenue, pour dieu sait quelle raison, trois semaines plus tôt à peine). Il n'empêchait que si Jimmy n'avait pas évoqué cette désertion - oh, comme elle l'avait haï, à l'époque, et peut-être encore un peu maintenant, sûrement, oui, elle avait de la place pour ce genre d'émotion réductrice et néfaste, Stella Kahnwald - jamais elle n'aurait su qu'il se trouvait dans les parages et jamais n'aurait-elle pu initier ces retrouvailles plus que bienvenues.
Si monsieur voulait bien se pointer, évidemment, et malgré l'assurance que ce dernier avait exprimée par messages interposés, Stella doutait toujours - comme elle doutait de tout le monde, car la confiance, ça ne servait pas à être jetée aux quatre vents, à donner en pâture à n'importe qui, elle l'avait appris depuis belle lurette. D'ailleurs, elle aurait pu compter sur les doigts d'une main, le nombre de personne en qui elle avait confiance. Et ça se résumait à... oui, peut-être Jimmy. Avec lui, elle se laissait aller à la décadence, parce qu'ils se comprenaient, parce qu'ils étaient pareils (ou pas), parce qu'ils n'avaient pas besoin de s'excuser, ni de s'expliquer. Parce que c'était simple, avec Jimmy. Parce qu'il l'écoutait, parce qu'il absorbait, parce qu'il ne disparaissait pas subitement. Sauf quand il l'avait lâchée pour ce trou, naturellement.
Postée à la fenêtre, la blonde observait les silhouettes qui s'approchaient de l'hôtel et grognait à chaque fois qu'il ne s'agissait pas de Jimmy. Une douleur pinçante la fit grimacer et une perle de sang glissa sur sa langue au moment où la peau autour de son pouce céda sous l'assaut de ses dents. La jeune femme baissa les yeux pour observer son doigt abimé et se détourna de son poste d'observation en jurant entre ses dents.
- Tu n'as pas intérêt à me lâcher, Willys, ou j'assassine quelqu'un, maugréa-t-elle en retournant son sac à main - en quête de quoi, elle ne le sut même pas.
C'était un symptôme, ce comportement erratique, c'en était un autre de ne plus réfléchir à quoi que ce soit, de se réduire à une poupée écervelée qui ne savait plus ce qu'elle allait fabriquer dans la salle de bain alors qu'elle en était à mi-chemin, c'était également s'empresser d'ouvrir la porte à la volée lorsqu'un coup salvateur la fit sursauter. C'était se jeter au cou d'un homme avec qui elle ne partageait rien et tout à la fois, une ombre dansante dans son univers qui vacillait, et la chaleur réconfortante qui indiquait que, bientôt, le calvaire prendrait fin.
Momentanément du moins.

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Jimmy Willys

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Message· · Sujet: Re: why go down if you can go up? why go down if you can go up? EmptyJeu 22 Aoû - 1:04

Quel était le point commun majeur entre Stella Kahnwald et Jimmy Willys ? Ce qui justement les perdait et les avait amenés à croiser la route de l'autre pour ne plus vraiment la lâcher ensuite. C'était ce qui l'avait poussé à prendre sa voiture, à conduire jusque Portland pour retrouver Richie – dealer attitré depuis son arrivée, et dans la région, et au LUX – et lui demander de quoi s'occuper pour toute la soirée, soulignant qu'il n'était pas seul ; le dealer, dont il ne parvenait pas à cerner les origines possibles, s'était targué d'un sourire en coin qui signifiait sans mal toutes les questions qu'il pouvait bien se poser sur les activités nocturnes de son client. « Drinks are on me, assholes », elle lui avait dit, il considérait donc que remboursement il y aurait peut-être pour les fournitures apportées pour leurs retrouvailles ; il prit au passage un pochon de weed pour aider à la descente, se doutant que le bar du Majestic aurait de quoi les satisfaire pour le reste, bienheureux de la générosité dont Stella faisait preuve – et dont il espérait ne pas manquer, au vu de l'état déplorable d'un compte en banque qui tirait la gueule et le mettait toujours plus sur le fil du rasoir, sans qu'il ne parvienne à trouver le moyen de se remplumer comme il se devait. Les soirées de débauche et d'excès qu'il enchaînait l'enfonçaient de plus en plus dans un gouffre financier dont il ne parvenait pas à voir le fond ; quand il le toucherait enfin, de toute façon, ça voudrait sûrement dire que la merde était irrévocable, non ? La simple idée d'en arriver à un tel point lui arracha un long soupir et le poussa à secouer la tête, balayant les pensées de ce genre – dont il ne voulait donc pas à l'esprit ce soir – comme il le pouvait. Pour une fois, Jimmy Willys ne se laisserait pas prendre au cœur et au corps par le pessimisme dont il savait faire preuve avec brio depuis... bien trop longtemps. Les derniers jours avaient été un calvaire. Il avait subi les affres de son état de santé et, alors qu'il sortait doucement de cette phase, il se retrouvait à faire le plein de ce qu'il fallait pour se mettre la tête à l'envers. Chacun ses remèdes, et si les siens n'étaient peut-être pas les mieux placés ou les plus homologués, eh bien... Qu'importait pour ce soir, ses paupières seraient aussi closes sur ce sujet que ses pupilles pourraient être dilatées. En regardant l'heure sur son téléphone, il s'aperçut qu'il était déjà en retard. Vingt-deux heures avaient sonnées depuis quelques minutes, et pourtant son pas ne se fit pas plus pressant pour aller à sa voiture, laisser tomber sur le siège passager – dans un manque total de prudence – ce qu'il était nécessaire pour lui d'emmener ce soir, et mettre le contact pour démarrer enfin. Portland n'était guère loin de Windmont Bay ; c'était l'avantage. Aussi, sous couvert d'une attention particulière à la loi, complètement mimée, il décida de ne pas envoyer de message et de prendre la route, jusqu'à pouvoir garer son vieux taco sur le parking de l'hôtel huppé. Que foutait-il ici ? Seule Stella était en mesure de le faire venir dans un tel endroit, lui qui n'avait jamais foutu les pieds dans un lieu comme celui qu'il s'apprêtait à fouler. Il n'y avait pas sa place, ferait sans doute tache dans le décor, avec son jean, ses baskets usées et son t-shirt blanc, quand d'autres arboraient chemises et pantalons de toile. Il observa, dans l'ascenseur, l'homme qui l'accompagnait. Il sentait le parfum de luxe – ça ne voulait pas dire qu'il sentait bon –, sa chemise était d'un blanc éclatant, rendant presque jaunâtre celui dont Jimmy était vêtu, et comme si ça ne suffisait pas, il le dépassait d'au moins une quinzaine de centimètres, le faisant se sentir ridicule jusque dans la taille. Jimmy grommela, se targua d'un coup dans l'épaule en quittant l'ascenseur un étage avant l'individu bien trop propre sur lui-même, et serra contre lui la sacoche dans laquelle il avait glissé les trésors qu'il apportaient à Kahnwald. Un coup unique suffit à lui faire entendre les bruits de pas agités derrière la porte, la voir s'ouvrir, et sentir une paire de bras se glisser autour de son cou, son nez embaumé par l'odeur d'un shampoing au parfum agréable – plus que l'autre prétentieux d'il y a à peine un instant. Ses propres bras vinrent éteindre la taille fine de la blonde et, esquissant un sourire dont il doutait lui-même de la sincérité totale (comme toujours), il souffla, sans élever trop fort son ton : « c'est pour moi ou pour ce que j'ai apporté que t'es aussi heureuse ? » Doucement, il se détacha d'elle et l'observa, glissa sur son front une marque d'affection qui ne leur ressemblait pas, sous la forme d'un baiser rapide. « Tu m'as manqué aussi. » Sans plus attendre, il se fit une place dans la chambre, lui fit signe de refermer la porte derrière lui, et retira sa sacoche pour la laisser tomber sur le canapé, son regard suivant le mouvement de l'objet et de ce qu'il contenait en son sein. Il préféra prétendre un peu, et ne pas y faire allusion de suite. « Pourquoi t'es là ? Je croyais que c'était un trou à rats pour toi. »

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Message· · Sujet: Re: why go down if you can go up? why go down if you can go up? EmptyMer 28 Aoû - 10:38

Stella Kahnwald ne savait pas montrer son affection. Sans doute parce qu’elle ignorait tout de ce que ce mot signifiait et impliquait. C’était à croire qu’elle n’avait jamais aimé qu’elle (et même ça, il était permis d’en douter). Car quelle personne sensée se ruinerait la santé avec une telle frénésie, si ce n’est pour s’autodétruire à petit feu. Parfois, il semblait même que c’était encore trop lent. Stella n’avait jamais aimé personne. Pour ça, il aurait fallu faire confiance et c’était une faiblesse à laquelle elle ne comptait pas céder. Pour quoi faire ? Être manipulée ? S’inquiéter ? Être déçue ? Elle ne laisserait jamais à personne cette opportunité de lui nuire. Elle seule pouvait se faire du mal et elle y parvenait avec un art singulier. Et il n’y avait qu’avec Jimmy Willys qu’elle pouvait se laisser aller à ce travers. Pourquoi lui ? Elle n’en savait rien. Ils s’étaient rencontrés au détour d’un hasard de la vie. Elle ne savait pas pourquoi il avait été mis sur son chemin, pourquoi elle s’était accrochée à lui avec une telle facilité. Il était ce rocher perdu au milieu de la tourmente – pas le phare, non, juste le caillou sur lequel elle échouerait ou auquel elle se raccrocherait pour ne pas sombrer définitivement. Un paradoxe, sans doute, de chercher quelque chose de stable dans la débauche, de vouloir attraper la main d’un être aussi paumé qu’elle. Comment pouvaient-ils espérer marcher droit quand ils semblaient être des siamois, une jambe chacun, un bras chacun, un équilibre précaire qui précipiterait la chute s’ils ne se coordonnaient pas parfaitement.  Mais jusqu’à présent, jamais le jeune Willys ne lui avait fait défaut et si elle aurait sans doute dû s’en vouloir de l’attirer vers les ténèbres, Stella s’en fichait. Lui, il était sa petite lueur dans l’obscurité.
Et elle ressentait une pointe de sérénité à retrouver sa chaleur et son parfum familier. Les paupières aussi serrées que les lèvres, le corps pressé contre celui du jeune homme. Il était bien le seul qu’elle n’ait jamais cherché à séduire, non pas qu’il manque de charme, au contraire, mais parce qu’elle ne voulait pas salir leur relation – ce qui pouvait être ironique au vu de ce qu’ils fabriquaient lorsqu’ils étaient ensemble. Stella émit un soupir sonore quand il lui rendit son étreinte et elle eut l’impression de renaître.
- Pour toi, idiot, gronda-t-elle contre son épaule avant de s’écarter. Mais je ne vais pas cracher sur ce que tu apportes non plus.
Elle eut un sourire en coin et ferma un bref instant les paupières lorsqu’il pressa fugitivement ses lèvres contre son front. La jeune femme lui attrapa la main et le tira à l’intérieur avant de refermer la porte dans leur sillage. Désormais, ce qu’ils faisaient ici serait leur secret, personne n’avait besoin de savoir ce qu’ils échangeaient, ce qu’ils partageaient.
- Tu n’as pas changé, c’est incroyable, dit-elle au même moment où il lui demandait ce qu’elle faisait là, lui rappelant par la même occasion qu’elle avait qualifié Windmont Bay de trou à rats. Ce serait plutôt à moi de te poser la question. J’ai un passé, ici, je peux trouver n’importe quel prétexte pour venir. Peut-être que c’est toi, mon prétexte.
Elle haussa les épaules, ne cherchant même pas à l’en convaincre, éludant par la même occasion sa question initiale – elle n’aimait pas répondre aux questions qui lui déplaisaient. Et, à coup sûr, celle-là était bien la dernière à laquelle elle voulait songer. C’était en partie pour ça qu’elle avait fait appel à son indéfectible ami. Lui, au moins, serait là, quoi qu’il arrive, même si ce n’était pas pour des bonnes raisons.
- Viens ! Tu dois tester ce lit ! l’invita-t-elle en retournant vers l’espace principal de la pièce.
Stella se dirigea vers le bar et en sortit les petites bouteilles, vidant l’entièreté du frigo avant d’aller déverser son butin sur la couverture. Elle attrapa ensuite les larges pans de sa robe et la souleva pour pouvoir grimper sur le lit et s’y installer en tailleur.
- J’essaie de m’en tenir à l’alcool, ces derniers temps. Mais je ne serais pas contre une petite douceur, ce soir, lui apprit-elle en attrapant une bouteille dont elle défit le bouchon pour pouvoir humer le parfum de l’alcool. Alors, raconte-moi tout, que s’est-il passé depuis que nous nous sommes dits adieu ? La vie a été nulle, sans toi, tu sais ?
Elle ne cherchait pas à l’amadouer ou à le flatter. Il était sans doute sa relation la plus aboutie, la plus stable, la plus durable et si ça en disait sûrement long sur sa façon de traiter les gens, Stella s’en fichait. Elle avait droit à un ami, non ? Elle ne devait pas constamment endosser le rôle de la salope de service, elle n’était pas là pour alimenter les ragots, même si elle avait passé son adolescence à Windmont Bay à tout faire pour les enflammer, ces rumeurs qui couraient, quoi qu’elle fasse, de toute manière. A l’époque, Stella avait tout fait pour contrôler cette coulée de lave qui pouvait ruiner une personne. Aujourd’hui, elle regrettait presque cette allure défiante qui avait fait d’elle la sorcière de bien des contes. Mais ce soir, ce n’était pas à ça qu’elle voulait penser.
Elle voulait penser à n’importe quoi, sauf à ça.

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Jimmy Willys

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Message· · Sujet: Re: why go down if you can go up? why go down if you can go up? EmptyJeu 7 Nov - 14:35

La logique aurait voulu qu'il ne réponde pas à son appel. L'instinct de survie aussi, probablement, mais en avait-il encore réellement ? Il aurait fallu qu'il laisse tout ça de côté. Que le téléphone continue de sonner, sans donner quelconque réponse, pour pouvoir lui offrir l'occasion d'un pas sur le « bon » chemin, celui d'une pseudo guérison en laquelle il ne croyait pas, de toute façon, mais dont il pouvait au moindre prétendre de l'existence – comme les gens avec Dieu, par exemple, et peut-être pourrait-il être témoin d'un foutu miracle à son tour. Mais si Jimmy Willys était quelqu'un de logique, ça se serait su. Plus les semaines, les mois avançaient, et plus il avait conscience qu'il ferait sans doute mieux de ralentir ses conneries, de ne plus avoir à épousseter ses narines de la poussière blanche qu'il s'amusait à humer, et de tenter de retrouver une sanité de corps et d'esprit qu'il avait perdu il y a, tristement, bien longtemps, au point de douter de la véracité des souvenirs qu'il gardait de cette époque, un peu trop lointaine. Sauf que savoir ne permettait pas de faire, quand bien même on lui avait déjà dit maintes et maintes fois que le refrain était imprimé dans son esprit. Quelque chose butait, l'empêchait de prendre cette décision, courageuse et saine, et le poussait plutôt à se complaire dans le tas de merde qu'était devenu son existence, en oubliant l'odeur et la saleté à coup de drogues et d'alcools qu'il descendait plus vite que son ombre. Peut-être était-ce là simplement la fin de son histoire, alors. Peut-être pas.
Jimmy ne se posa pas la question lorsque ses bras entourèrent la taille de Stella, qui s'était jetée à son cou. Un léger rire lui échappa, resserrant doucement son étreinte autour de la jolie blonde, alors qu'il secoua la tête. « Si c'est pour me faire insulter, je retourne chez moi hein. » Le petit sourire au coin de ses lèvres tenta vainement d'éclairer son visage fatigué. Malgré la triste apparence qu'il affichait sans doute – regardez-le, à ne pas savoir dormir comme il l'aurait fallu, et à creuser un peu plus sa dette de sommeil à chaque nuit qui s'écoulait, entre toutes les autres qu'il accumulait –, Jimmy était sincèrement content de retrouver face à lui celle qu'il savait pouvoir compter parmi ses amis, proches, malgré la tendance qu'ils avaient à ne pas se voir pendant plusieurs semaines ou moins. C'était comme si le temps ne comptait pas vraiment entre eux. S'ils ne se parlaient pas pendant un moment plus ou moins long, il savait malgré tout qu'ils parviendraient à retrouver l'autre lorsque l'envie ou le besoin s'en ferait sentir, comme ce soir. « C'est bizarre, c'est pas ce que j'ai pu entendre dernièrement. » Ses traits plus tirés, un peu plus creusés aussi, Jimmy avait perdu du poids et affichait une mine moins jouasse que celle à laquelle il avait habitué et les gens autour de lui, et lui-même. Mais il n'allait pas s'en plaindre ce soir ; le programme pressenti était bien plus alléchant qu'une soirée passée à pleurer sur l'état catastrophique d'une existence presque abandonnée. « Besoin de changer d'air. J'avais entendu parler de l'endroit parfait pour ça, par le biais d'une amie. Tu la connais peut-être. » Dans un petit clin d'œil dans sa direction, Jimmy se délesta de ses affaires, sentant malgré tout toujours la même petite anxiété naissante lorsqu'il venait à abandonner derrière lui le fruit de ses achats de ce genre. Il n'en montra rien, cependant, et préféra la suivre sur le lit apparemment fabuleux, se laissant tomber dessus dans un soupir complaisant au contact du confort du matelas. « J'ai ce qu'il faut avec moi. » Il désigna du pouce, par-dessus son épaule, la sacoche laissée sur le canapé, tout en sentant son ventre se tordre un peu à l'idée de dévoiler son stock. C'était l'idée, il le savait, de cette soirée passée ensemble – entre autres. Mais à chaque fois que l'évocation d'un partage se faisait entendre, quand il avait mis la main à la pâte pour payer lui-même l'amusement du soir, quelque chose vrillait dans le creux de son ventre et rendait le tout désagréable, voire un peu amer. Il tenta de ne pas y penser ; pourquoi se focaliser sur ça, après tout, au lieu d'essayer de l'oublier pour le voir disparaître ? Non pas que ça marcherait. Il observa d'un air curieux les différents alcools étendus sur la couverture, attrapa une bouteille sans vraiment chercher à comprendre ce qu'il y avait dedans (elle était bleue, c'était joli), et la priva de son bouchon pour la porter à ses lèvres, laissant le contenu lui brûler doucement la peau gercée. « Pas sûr que ça, ça puisse être considéré comme une douceur, qui plus est. » C'était fort, ça avait un goût de vodka, qui lui arracha une légère grimace sans qu'il ne renonce pourtant à l'idée de le boire – ç'aurait probablement été stupide de gaspiller. Une nouvelle gorgée glissa le long de son œsophage, avant qu'il ne laisse entendre un soupir. « Elle est pas nulle tout le temps ? Je suis pas certain de pouvoir me targuer du fait que mon absence en soit la raison. » Il baissa un instant le regard sur la bouteille au creux de ses mains, cherchant des souvenirs dont il était sûr qu'ils étaient réels dans le fond de sa mémoire. « Pas grand-chose s'est passé, en fait. J'ai eu un appart ici, je me suis fait virer, j'habite en colocation maintenant dans une maison cool. Avec ma meilleure amie, et son fils. C'est un chouette gamin, même s'il pleure beaucoup. J'aime bien vivre avec eux. » Distraitement, il hocha de la tête. C'était bien là l'une de ses certitudes : il était bien, avec Ali et Carmel. Il se sentait un peu plus à sa place avec eux que lorsqu'il était tout seul. « Je suis devenu videur sinon, au LUX, à Portland. » Il haussa les épaules. C'était peut-être là tout ce qui pouvait être intéressant dans son existence, s'il ne s'étalait pas sur le ridicule des tourments de son cœur – qui n'étaient même pas vraiment intéressants, puisque rien ne s'y passait réellement. « Et toi, alors ? T'as suivi quel chemin ? »

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Message· · Sujet: Re: why go down if you can go up? why go down if you can go up? EmptyVen 22 Nov - 9:37

Elle aurait bien été incapable de dire quand sa descente aux enfers avait débuté. La drogue et l’alcool étaient un refuge comme un autre, mais au départ, elle s’y était adonné par simple plaisir. Cela lui permettait de côtoyer des gens peu recommandables, des mecs de l’ombre, des filles décomplexées; des gens bien différents de ceux qui composaient sa famille, évidemment. Trouver ces désillusionnés de la vie, ces âmes errantes, ces désoeuvrés, n’avait pas été très compliqué et il en existait même à Windmont Bay, malgré l’allure de carte postale de la petite ville d’Oregon où elle avait été exilée par sa mère à l’âge de treize ans. Mais peut-être n’était-ce pas sa première taffe ou sa première ligne qui l’avait mise sur cette trajectoire dont elle ne semblait pas vouloir dévier; peut-être était-ce cette arrivée rocambolesque dans un patelin qui ne lui disait rien, qu’elle associait vaguement à l’une de ses aïeules. Peut-être qu’en débarquant à Windmont Bay, Stella avait pris un chemin oblique.
Ce n’était pas le fruit de ses réflexions, évidemment. Stella se demandait rarement où elle serait, comment elle serait, si elle avait suivi une autre route. A quoi bon se demander ce que serait son existence si elle n’avait pas poussé sa mère à bout, si elle n’avait pas été reléguée au second plan, si elle n’avait pas constamment provoqué les gens ou si elle n’avait pas rencontré Jacob Rose? Peut-être qu’elle était de toute manière vouée à cet échec constant, à cet isolement perpétuel, à ce besoin de tout casser, sans avoir le moindre souhait de réparer ensuite. Peut-être que quel que soit le sentier emprunté, elle finissait toujours par se blesser - et blesser les autres. Peut-être que c’était dans ses gènes, de détruire tout ce qu’elle touchait. Cela, par contre, elle avait eu tout le loisir d’y songer au fil des années, sans arriver à une conclusion probante. C’était pour ça qu’elle avait abandonné son fils dans son sillage, même si elle ne le lui avouerait jamais. Mais alors, pourquoi prenait-elle le risque de le faire avec Jimmy Willys?
Parce qu’il était aussi doué qu’elle, parce qu’il n’avait jamais eu besoin d’elle, parce qu’elle aimait sans doute à s’imaginer qu’ils étaient des âmes soeurs, incapables de tracer une route droite, incapable de se confiner aux règles du monde extérieur. Ils avaient les leurs. Ils étaient leurs propres maitres. Stella aimait à se dire qu’ils étaient invincibles, refusant qu’ils soient le contraire, vulnérables et dépendants à ces substances toxiques qu’ils imposaient à leur corps et à leur âme. Ils se retrouveraient toujours, même si c’était dans la déchéance la plus totale et, peut-être, était-ce là ce qui rassurait tant la blonde incendiaire.
- Tu as toujours ce sourire irrésistible, en tout cas, éluda-t-elle quand il la contredit.
En réalité, Stella ne voulait pas voir ses traits défaits, sa silhouette amincie (qui ne lui allait pas plus mal, même si elle dénotait une fatigue chronique). Elle voulait retrouver son compagnon new-yorkais et tout ce qui allait avec lui. Son énergie débordante, son esprit débridé. Elle se fichait de savoir si c’était son attitude au naturel ou si c’était uniquement les effets de sa consommation. S’étaient-ils seulement côtoyés sans être imbibés d’alcool ou électrisés par la prise de drogues quelconques? Stella n’aurait su le dire mais, ce soir ne dérogeait pas à ses habitudes: elle entendait bien s’envoler avec Jimmy et comme il avait répondu à son appel, cela signifiait qu’ils étaient sur la même longueur, non?
- Je n’en doute pas. Tu as toujours été un as pour dégoter les meilleures choses, approuva Stella avant de glousser en le voyant s’envoyer une bouteille.
La seconde d’après, elle avait vidé la sienne et l’objet vide tomba aussitôt de ses mains, ayant perdu tout intérêt aux yeux glacés de la mère indigne.
- Non, mais qu’est-ce que c’est bon.
L’expression sortait du coeur et Stella savoura les effets instantanés de l’alcool qui monte à la tête, comme s’il déconnectait tous les nerfs et faisait flotter son cerveau dans une eau délicieusement tiède.
- Touché, répliqua-t-elle avec une grimace. Disons qu’elle était encore plus nulle, alors.
Stella haussa les sourcils. Elle ne comptait pas s’apitoyer sur son sort ou énumérer ses déboires, ce n’était pas pour déprimer qu’elle voulait passer la soirée avec Jimmy. C’était pour être avec quelqu’un qui ne la fasse pas se sentir comme la ratée de service, qui ne cherche pas à lui cracher son mépris à chaque détour de phrase, qui ne lui rappelle pas qu’elle était au fond d’un trou noir et, surtout, qui lui fasse momentanément oublier qu’elle était à Windmont Bay, Oregon, de tous les endroits où elle aurait pu être.  
- Je ne pourrais jamais vivre avec un gosse, dit Stella en attrapant une autre bouteille miniature. Surtout que tu dois faire attention à ce que tu trimballes, du coup, non?
Sa meilleure amie savait-elle seulement quels chemins déviés il prenait? Elle imaginait mal une mère de famille tolérer qu’un drogué côtoie son gosse et en concluait donc qu’il cachait bien son jeu - ce qu’elle n’avait jamais pu faire.
- Et puis, tu me blesses, je croyais que c’était moi, ta meilleure amie, plaisanta-t-elle, avec un sourire cynique. Oh, j’aurai droit à l’entrée gratuite, alors?
Toujours avec une expression narquoise aux lèvres.
Stella haussa les épaules à la question de son ami et but une petite gorgée, comme pour gagner du temps. Elle ne pouvait toutefois pas persister à éviter ses questions ou il allait commencer à s’interroger sur le réel motif de sa venue. Aussi Stella finit-elle par répondre:
- Après New York, j’ai eu envie de voir autre chose. Je suis allée du côté de Miami, puis un mec m’a embarquée jusqu’à Dallas, mais il était tellement accro que je me suis taillée en pleine nuit. Direction San Diego. Là, j’ai rencontré un groupe aux idées étranges, j’ai fait comme si j’adhérais à leurs conneries et je les ai lâchés à San Jose et puis je me suis dit qu’à ce stade, je pouvais toujours aller voir un peu plus haut, vu que je n’avais rien de mieux à faire. Et tadam: me voilà!
Elle avait levé les bras, comme si elle sortait d’un gâteau surprise, et elle termina sa bouteille avant de la jeter dans la poubelle, avec un geste élégant digne d’une basketteuse de haut niveau.
- Bon, allez, je ne tiens pas épiloguer sur mes choix de vie discutables, tu les connais parfaitement. Montre-moi plutôt ce que tu as amené!
Paumes jointes, elle tapota les bouts de ses doigts en une sorte d’applaudissement surexcité et s’empara d’une troisième bouteille, sans la moindre trace d’hésitation.

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