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 one last chance to get myself together.

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Joan Wright

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Message· · Sujet: one last chance to get myself together. one last chance to get myself together. EmptySam 24 Aoû - 13:46



Joan tendit le bas, hissée sur la pointe de ses pieds déjà chaussés de talons, pour atteindre et attraper au fond de l’étagère le dernier lot de compotes pommes-fruits rouges du rayon de l’épicerie fine de Greywin’s shop. Vérifiant l’étiquette du produit, ses lèvres formèrent un fin sourire qui se déforma toutefois imperceptiblement vers une sorte de moue, comme lasse. Quelques semaines plus tôt, Niamh avait semblé élire ces mêmes compotes comme ses toutes préférées – mais serait-ce encore le cas la semaine suivante, lorsque Joan récupérerait sa fille après que celle-ci ait passé quelques temps chez son père ? Rien n’était moins sûr. Encore le mois dernier, elle avait offert à sa fille quelques figurines en bois à l’effigie des animaux marins, pensant lui faire plaisir après l’avoir entendue babiller sur l’océan et vue se balader avec une tortue en peluche toute la semaine qu’elle avait passée avec sa mère. Mais à cet âge, ses goûts et ses intérêts évoluaient si vite qu’il avait suffi de sept petits jours passés chez Keane pour que sa passion pour l’océan cède à celle des oiseaux. Cette semaine-là Joan avait ri en observant sur la plage le bambin battre ses petits bras comme si c'étaient des ailes pour s’envoler, mais elle avait aussi ressenti ce désormais familier petit pincement au cœur, la frustration du sentiment de manquer tellement de choses et de moments des jeunes années de sa petite fille.
Au rayon suivant, elle se choisit une brioche, puis une bouteille de vin chilien – non pour noyer ses tracas de mère divorcée dans le sucre ou dans le fond d’un verre mais pour les petits-déjeuners et en prévision de la prochaine soirée qu’elle passerait en compagnie de Donna.
Le rayon d’après, d’autres produits s’étaient encore ajoutés aux précédents, formant entre ses bras fins une haute et instable pyramide qu'elle ne saurait maîtriser bien longtemps.
Elle avisa, quelques mètres plus loin, une silhouette connue qui pourrait bien lui être utile. La vérité était qu’elle ne rappelait qu’à peine de quand datait la dernière fois qu’ils s’étaient croisé ni adressé la parole, sans doute d’ailleurs parce qu’elle s’appliquait assez soigneusement à éviter de croiser son chemin tant que possible (et réciproquement, peut-être) – Joan avait une assez bonne idée de la tournure que prendrait la conversation (et des reproches qui lui seraient adressés) s’ils étaient amenés à se rencontrer et elle préférait si possible se l’épargner. Un rapide calcul lui fit néanmoins conclure qu’elle avait tout intérêt à s’approcher : la pile de provisions entre ses bras était plus chancelante que jamais et elle était, du reste, assez persuadée qu’il n’oserait pas hausser le ton et aborder les sujets très privés qui les fâchaient au beau milieu du Greywin’s Shop, et s’il en avait l’intention elle était tout aussi convaincue de parvenir à s’esquiver avant qu’il n’ait eu le temps de s’y risquer. « Salut. » dit-elle après avoir parcouru d'un pas hâtif quoi qu'incertain les quelques mètres qui les séparaient, observant par-dessus sa cargaison le dos de Lando pivoter jusqu’à ce qu’il se soit tourné vers elle pour lui faire face. « Tu veux bien m’aider ? Merci. » La question avait à peine été posée que Joan avait déjà transféré le contenu de ses bras entre ceux plus larges de Lando. L’œillade qu’elle lança dans sa direction fit office de pâles excuses et elle s’empressa de retourner tout l’intérieur de son sac à main pour en sortir un large sac en toile à déplier où Lando pourrait rapidement laisser tomber le tas de produits qu’elle avait refourgué dans ses bras et la laisser filer sans s’attarder.

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Message· · Sujet: Re: one last chance to get myself together. one last chance to get myself together. EmptySam 24 Aoû - 21:23

Lando n’était pas un individu expansif, extraverti ou même bruyant, il était plutôt du genre à se fondre dans la masse, même s’il avait un rire communicatif capable de rendre hilare un bar tout entier en cas de fou rire – c’était déjà arrivé – et ce penchant de sa personnalité lui était bien profitable depuis plusieurs mois, qui se transformaient peu à peu en une année entière. Onze mois plus tôt, il avait en effet posé ses bagages à Windmont Bay, emménagé dans un meublé qui aurait dû être temporaire mais qu’il n’avait toujours pas quitté. Dix mois plus tôt, il s’était retrouvé devant la maison de Keane, avec autour de l’œil gauche un hématome aussi bleu que l’océan en plein crépuscule. S’il était venu à lui avec l’arrogance de l’homme qui pensait être dans son bon droit, il était reparti la queue entre les jambes, sous le coup de la menace d’un mal plus définitif en cas de récidive. Jenkins était effronté, pas suicidaire, ce qui le poussa à opiner du chef et à garder ses distances. Malgré la petitesse de leur ville de résidence, il était parvenu à rester en retrait, évitant telle la peste les rassemblements festifs ou les lieux phares en heure de pointe ; il privilégiait Portland pour cela qui, sans être aussi animée et fantasque que sa bien-aimée San Francisco, avait le mérite de posséder une démographie plus importante. Même si sa « petite amie » actuelle était du coin, rares étaient les circonstances durant lesquelles son prénom était mentionné, encore moins appelé, et il ne recevait de salutations que lorsqu’il avait le malheur de croiser le regard de l’un des habitants les plus âgés de Windmont Bay. Sa surprise fut par conséquent grande lorsqu’il entendit une voix familière dans son dos, alors qu’il se trouvait sur le point de terminer ses petites courses pour la semaine à venir. « Joan ? » Ce prénom avait franchi ses lèvres avant même que ses yeux n’effleurèrent cette silhouette bien connue. Les bras déjà remplis alors qu’il ignorait ce qui était en train de se passer, un rictus amusé se dessina sur son visage mal rasé et il fixa avec intensité la jeune femme. Il aurait pu la complimenter sur son ineffable beauté, il se contenta d'un classique : « Tu as bonne mine, » souffla-t-il alors qu’il s’apprêtait à être congédié par l’avocate, peu disposée à entretenir une conversation avec lui. Il n’était désormais plus qu’un accessoire pour elle, qu’elle pouvait attirer à elle puis jeter à sa guise ? C’était vexant, même pour un homme avec une estime de soi aussi pathétique que celle que possédait Jenkins. Il parvint à détacher son attention de la jolie brune et se mit à chercher aux alentours à la recherche d’une poussette, d’un gazouillement caractéristique. Le néant le déçut quelque peu. Joan était seule dans cette petite échoppe. Il déposa avec soin, et une délicatesse qu’il ne réservait qu’aux demoiselles, les articles de la belle dans le sac qu’elle lui présenta, puis pencha la tête sur le côté. « Comment vas-tu ? » Si elle n’avait pas voulu s’adresser à lui, elle ne serait pas venue le trouver, il s’autorisait donc des politesses, même si une partie de lui avait envie de l’attraper par les épaules et de la secouer violemment. Il ne pouvait cependant pas risquer de la perdre, de la faire fuir, alors que l'occasion de la voir, de lui parler, était rare et qu'il ignorait si elle se présenterait à nouveau un jour. « Comment va… Niamh ? » Il détestait ce prénom. Il ne convenait pas à la petite, qu’il aurait affublée d’un patronyme plus classique, tel que Katie, ou encore Michelle. Mais non, il avait fallu que Keane gagne la bataille de l’identité et la gratifie de son héritage irlandais. Maeve s’en tirait bien, mais sa cadette beaucoup moins. « Elle n’est pas avec toi ? » demanda-t-il, tendant devant lui le sac bien plein. Peut-être que Joan avait un nouveau compagnon, qu’il la gardait dans un rayon voisin. Etrangement, cette pensée lui pinça le côté gauche de la poitrine, et cela put se lire sur la moue attristée qui avait temporairement remplacée son habituelle bonne humeur.
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Keane Duggan

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Message· · Sujet: Re: one last chance to get myself together. one last chance to get myself together. EmptyJeu 19 Sep - 12:46

Ses journées, ses week-ends, ses semaines ; en ce moment il n’avait pas une seconde à lui, il passait d’ailleurs le plus clair de son temps à courir un peu partout sans vraiment essayer de se reposer un minimum. Il accumulait une certaine fatigue évidente mais tâchait de ne pas le montrer à son entourage, pour le bien de tout le monde, bien qu’il ne demandait que cela, de s’accorder du temps pour lui, seul, loin des tracas du quotidien. Keane prenait son rôle de père de famille, de référent, très au sérieux, il se mettait lui-même une pression folle sur les épaules pour ne pas décevoir mais hélas, il oubliait la majeure partie du temps qu’il n’était pas apparenté à Superman. Pourtant, ce jour là, il avait promis à sa fille de lui trouver les compotes qu’elle aimait tant, non pas pour répondre à un quelconque caprice de sa part mais davantage pour lui faire plaisir car il était ainsi fait, il se pliait en quatre pour apporter bonheur et joie à ses enfants. Son prochain cours particulier ne débutait pas avant vingt heures, de ce fait il avait largement le temps en cette fin d’après-midi de faire un saut rapide au Greywin’s shop. L’endroit était un peu trop bruyant pour lui qui aimait le calme et la discipline mais satisfaire ses petites princesses représentait sa mission première dans la vie. Elles n’en étaient pas pour autant devenues des gamines pourries gâtées, tout ne leur tombait pas naturellement dans le creux de la main, néanmoins leur bien-être importait leur paternel qui s’évertuait à faire passer leurs besoins avant les siens. L’endroit était vaste et populeux à ce moment de la journée, pourtant il ne semblait guère possible de se cacher quelque part, parmi les nombreux étalages et vendeurs, à moins de pénétrer dans l’une des rares petites échoppes situées non loin de ce spacieux marché. Chose qu’il fit, afin d’acheter le Saint Graal tant attendu. A peine eut-il mis un pied à l’intérieur que son regard sombre fut irrémédiablement attiré par deux silhouettes familières, l’une incontestablement plus grande et large que l’autre. « Putain, » souffla-t-il pour lui-même sans s’en rendre compte. Comme ils étaient mignons à faire leurs emplettes ensemble, comme un parfait petit couple amoureux, songea-t-il, amer. Le poing droit serré, il ressentit l’envie irrépressible de retourner la marchandise exposée près de lui mais n’en fit rien, préférant rebrousser chemin en silence. Ses pas le ramenèrent du côté extérieur de la boutique, il recula de plusieurs mètres et patienta sagement à cet emplacement, les yeux perdus dans le vague. Les minutes s’écoulèrent puis, finalement, le duo refit son apparition dehors. Répondant à une réaction purement physique, il s’empressa de les suivre dès leur sortie et poussa brusquement Jenkins d’une tape dans le dos avant de l’agripper par le col pour le plaquer avec une violence non contenue contre le mur le plus proche. « Je t’interdis de parler à Maeve, tu m’entends ?! » murmura-t-il d’une voix bourrue tout en maintenant une prise solide sur le vêtement de son ancien meilleur ami. « Tu ne lui écris pas, tu ne l’appelles pas, tu ne l’approches pas, tu ne t’adresses pas à elle, tu ne la regardes pas. Tu l’oublies. Si j’apprends que tu as encore essayé de la contacter, je te ferai bien pire que la dernière fois. » Sa voix était étrangement posée mais suffisamment ferme pour lui faire comprendre ses menaces qu’il mettrait à exécution sans aucune hésitation s’il pensait pouvoir faire le malin avec lui. Ses yeux, quant à eux, ne laissaient aucun doute possible quant à ses intentions. Il était hors de lui et ne semblait pas disposé à accorder une once de son attention à Joan, la main qui retenait Lando prisonnier souffrant d’un léger tremblement nerveux, sous l’effet de la colère.

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Joan Wright

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Message· · Sujet: Re: one last chance to get myself together. one last chance to get myself together. EmptyDim 22 Sep - 8:28

« Merci. » Elle répondit d’une voix neutre et lointaine, aussi indifférente que le compliment lui avait semblé quelconque. C’était étrange d’employer un ton tel en s’adressant à Lando – maintenant qu’elle y songeait, Joan se rappelait nettement la colère et l’amertume qui avaient transpirés des cris échangés les dernières fois qu’ils s’étaient vus ; et si elle remontait à plus loin, elle pouvait aussi se remémorer comme si elle y était la sensation grisante que lui procuraient leurs escapades interdites. « Je vais très bien, merci. Et toi ? » Elle lui retourna la question sans attendre en réponse davantage que ce qu’elle lui avait elle-même maigrement donné. Ils en étaient donc réduits à ne pouvoir échanger davantage que des banalités polies mais creuses – Joan ne pouvait s’empêcher de se sentir tristement abattue par ce constat, quand bien même elle était toujours intimement persuadée qu’il était préférable de s’en tenir à des politesses superficielles plutôt que s’engager dans une véritable conversation où les désaccords et les rancœurs ne tarderaient pas à refaire surface. Elle n’aurait su dire laquelle était la plus triste : la haine viscérale qu’elle inspirait à son ex-mari, qui les poussait à se faire toujours plus de mal, ou celle que lui portait son ex-amant, qui les maintenait à distance l’un de l’autre et avait ainsi finit par faire d’eux comme des étrangers. Dans un cas comme dans l’autre, c’était bien malheureux mais Joan acceptait son karma – elle payait aujourd’hui et continuerait à payer demain le prix de ses erreurs passées.
Elle avait anticipé la prochaine question de Lando, si bien que celle-ci ne la prit pas de court même si elle se montrerait à nouveau avare de mots dans sa réponse. « Niamh va bien aussi. C’est une adorable petite fille. » Joan se mordit la lèvre pour ne pas le gratifier des dizaines de détails et anecdotes qu’elle n’épargnait à quiconque d’autre lui demandait des nouvelles de sa fille – la chance qu’elle avait de l’avoir, à quel point elle grandissait vite, comme sa faculté à se passionner par de nouvelles choses chaque semaine laissait présager un véritable cœur d’artichaut, combien son caractère semblait s’affirmer de jour de jour et comme son rire cristallin avait le pouvoir de réchauffer les cœurs. C’eut été inapproprié et cruel que de s’épancher au sujet de Niamh auprès de lui. Au lieu de cela, elle reprit le sac empli de courses que Lando tendait devant lui et amorça quelques pas vers le comptoir de l’épicier afin d’aller régler son dû – un moyen aussi évident d’écourter sa conversation avec Lando en se dirigeant vers la sortie, alors que celui-ci ne semblait pas vouloir lâcher le morceau et lui demandait si Niamh était avec elle.
Joan prit le temps de choisir ses mots, évitant soigneusement de prononcer celui de ‘père’ qu’elle devrait s’appliquer à garder tabou si elle souhaitait que la conversation reste cordiale. « Non, elle est avec.. Keane cette semaine. » Elle dût se forcer à ne pas baisser les yeux et seulement se racler la gorge et se gratter la nuque. « Garde alternée, tu sais bien... » Elle pinça les lèvres pour ne pas laisser échapper un soupir las et paya l’épicier pour ses provisions. Ils poursuivirent leur chemin vers la sortie, chemin que Joan passa à chercher un prétexte pour ne pas s’attarder davantage et s’épargner de poursuivre une conversation déjà douloureuse. Elle ouvrit la bouche pour déballer son mensonge mal ficelé quand l’arrivée soudaine et violente d’un troisième individu lui fit faire un bond en arrière et refermer son clapet.
« Qu’est-ce que...?! » Elle observa, incrédule, la silhouette de Keane sortie de nulle part qui attrapait déjà Lando par le col avec détermination. Elle qui attendait la première occasion pour s’échapper de cette rencontre fortuite avec Lando, c’était le moment ou jamais – Keane et lui avaient visiblement mieux à faire que se préoccuper d’elle. Mais plus elle regardait les deux hommes, moins Joan se sentait de se faire la malle – ce qu’elle finirait par regretter, cela ne faisait aucun doute. Elle ne les avait jamais vus en opposition directe (elle s’était toujours figuré qu’ils avaient dû régler leurs comptes entre eux à un moment donné avant de couper les ponts) et bien que la scène n’aurait pas dû la surprendre, c’était une sorte de choc que de voir en venir aux mains ceux qu’elle n’avait jamais vus qu’amis et complices, et elle en resta un moment abasourdie, comme hagarde, une boule de culpabilité lui nouant la gorge. Elle finit par évacuer celle-ci en soupirant bruyamment et abandonna son sac de provisions pour tenter de s’interposer entre les deux anciens amis, posant une paume de main sur le torse de chacun pour les séparer et les éloigner l’un de l’autre (en vain, sans doute, sa force ne faisant clairement la balance avec les leurs). « Bon sang, mais ça ne va pas ?! Un peu de tenue, tout le monde vous regarde ! » N’étaient-ils pas assez adultes et raisonnables pour régler leurs comptes en privée ? Elle jeta un regard vers les spectateurs de la triste scène – qui n’étaient qu’au nombre de trois contrairement à ce que sa remarque laissait sous-entendre – avant d’en revenir aux deux hommes qui ne semblaient pas tout à fait prêts à lâcher prise. « Et puis qu’est-ce que c’est que cette histoire avec Maeve au juste ? » les interrogea-t-elle à la volée, ne sachant vers lequel regarder pour obtenir réponse et mieux comprendre la situation.

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Message· · Sujet: Re: one last chance to get myself together. one last chance to get myself together. EmptyMar 1 Oct - 15:11

La question relative à son état – de santé, mental, comment savoir ? – n’était teintée de rien d’autre que d’une politesse innée, par conséquent Lando ne prit pas la peine d’y répondre par plus qu’un simple hochement de tête. Il n’allait pas bien, mais il se refusait d’offrir à ses démons passés le bâton pour le battre. Tous ses torts, toutes ses désillusions, il les avait cherchés, il ne récoltait guère plus que ce qu’il avait lui-même semé en se couchant dans les draps de son meilleur ami. Son intérêt était porté sur la condition d’un être qui l’importait bien plus que sa propre personne. Il sentit son cœur s’effondrer dans sa poitrine, il conserva toutefois un sourire de façade pour approuver les dires de l’avocate. « Je n’en doute pas, elle doit tenir de sa mère. » Fieffé menteur, il savait mieux que quiconque que Joan n’était pas la jeune femme adorable que le laissait présager son doux visage, elle aussi, était loin d’être irréprochable. Il regretta presque d’avoir posé sa question car il se retrouvait déjà assailli d’une vague de nostalgie, du manque d’un être qu’il n’avait jamais connu, d’une paternité qui lui faisait défaut. En plus de son organe vital, les doigts de ses deux mains se serrèrent, ses ongles s’enfonçant dans la chair de ses paumes tandis que le prénom interdit entre eux était prononcé. « Oui, je sais bien, » maugréa-t-il, le regard déjà ailleurs, afin que son esprit puisse le suivre dans un endroit lointain, à des kilomètres de la jolie brune. Ils auraient pu – dû – en rester là, cependant il était obligé de lui emboîter le pas à la sortie de l’échoppe, car celle-ci n’était pas dotée d’une porte de secours qu’il aurait été en mesure d’emprunter pour mettre fin à son calvaire. La bouche entrouverte pour saluer Joan et lui souhaiter une bonne fin de journée, Jenkins n’eut pas l’opportunité d’articuler le fond de sa pensée que son sac de provisions s’écrasait au sol en même temps que son dos rencontrait de manière tout sauf agréable le mur de l’épicerie. Le souffle coupé par le choc et la surprise, il déglutit bruyamment tandis que son pouce se plaçait sous le bras de son agresseur, pour le maintenir comme il le pouvait et ainsi éviter un potentiel étranglement. « Ok, Rambo, on va se calmer tout de suite pour ne pas se donner en spectacle… » Dans une grimace, il tenta de repousser la prise de feu son meilleur ami, mais ce fut surtout la présence de Joan qui fit effet sur Keane. Son espace vital retrouvé, il attrapa délicatement la main de la brunette pour l’éloigner de son torse, sans quitter une seule seconde le regard ténébreux de Keane. « Monsieur Duggan perd la tête, je crois. Il est prêt à risquer un procès pour agression parce que j’ai eu le malheur d’échanger trois SMS cordiaux, polis, avec ma nièce. » Les liens de sang n’avaient que peu d’importance aux yeux de Lando, qui considérait Maeve comme étant une membre de sa famille à part entière. Il l’avait connue dès sa naissance et l’avait vue grandir, devenir un charmant brin de fille, et il n’acceptait pas de la sortir totalement de son existence. Elle était un dommage collatéral dans leur histoire sordide, elle ne méritait pas d’être laissée de côté. Grisé par la présence de témoins autour d’eux, Jenkins se sentait intouchable et il se permit un sourire en coin, sardonique. « Rassure-moi, quand tu parles de « la dernière fois », tu veux dire celle où tu m’as collé un pain ou plutôt celle où je t’ai… » Il marqua un temps de suspense, et termina sa phrase par un rire moqueur, avant de se pencher pour récupérer ses courses répandues sur le trottoir. « Si tu t’inquiétais autant pour ta fille, tu réaliserais que je lui manque et qu’elle a besoin de moi. Une brute épaisse en guise de père ne suffit pas. » Il se tourna ensuite vers Joan, la mine soudainement déconfite et le regard perdu. Mode chiot battu activé. « C’est ce genre de figure paternelle que tu veux pour Niamh ? Un Hulk colérique susceptible de perdre les pédales et de frapper un innocent dans la rue ? Ce n’est pas possible, Jo’… » Sa tête eut un léger mouvement de recul, prêt à parer la moindre attaque de la part de Keane. Il était conscient que ses propos feraient mouche et il comptait sur l’environnement public dans lequel ils se trouvaient pour le protéger. Dans l'attente, et sans doute un peu dans la crainte d'un retour virulent, il fit un nouveau pas de côté pour se placer en partie derrière la trentenaire. Il n'avait pas envie de se pointer au travail le lendemain avec un coquard.
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