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Cash Siringo

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Message· · Sujet: knee deep in happy fantasies knee deep in happy fantasies EmptyMer 6 Nov - 21:34

Cash souriait – un large sourire qu’il ne pouvait contrôler. Il avait tenté de réprimer ses zygomatiques, de pincer ses lèvres, de mordre l’intérieur de ses joues, mais il avait échoué lamentablement et avait vite compris qu’il était vain de d'essayer de garder un visage impassible. Il ne pouvait simplement pas s’empêcher de sourire, parce qu’il était heureux, parce qu’il avait échangé un regard avec Lydia, qui marchait à ses côtés, et que dans cet échange, toutes les émotions que le garçon ressentait lui avaient semblé perceptible à l’œil nu. Il ne pouvait pas cacher son bonheur. Il était réel, il était palpable, il était présent dans ses yeux pétillants, dans ses lèvres indomptées, dans le rose de ses pommettes qui se mélangeait aux taches de rousseurs apparues cet été.
Cash portait Robin sur ses épaules, les jambes de la fillette ancrées contre le haut de son torse. Elle s’était penchée en avant, entourant le visage de Cash entre ses mains et reposant son menton au milieu de ses boucles noires et sauvages. Il portait dans chacune de ses mains des sacs prêts à exploser, que Lydia avait remplis avec ses affaires et celles de sa fille. De temps en temps, il s’amusait à mimer une perte d’équilibre, à fléchir un genou en reposant un de ses pieds au sol afin d’essayer de surprendre Robin. À chaque reprise, la petite fille laissait s’échapper un petit cri de surprise, qui se transformait rapidement en un éclat de rire. Elle n’était pas effrayée, et en réalisant que Robin était plus amusée qu’apeurée, Cash avait compris que la fillette lui faisait totalement confiance. Il avait souri davantage en pensant cela.
Il jeta un regard vers Lydia. Il n’avait pas voulu que sa joie soit aussi transparente. Il ne voulait que ce déménagement soudain apparaisse comme une victoire. Ce n’en était pas une. Cash était heureux à l’idée que Lydia s’installe chez les Siringos – ou, plutôt, qu’elle s’installe dans sa chambre, en espérant que les interactions avec la fratrie et Cindy seront les plus minimes possibles –, mais il savait que sa meilleure amie ne vivait pas un moment facile, et apparaître aussi enjoué lui paraissait déplacé. Lui proposer de s’échapper des Winters avait été un instinct. Il n’avait pas réfléchi. Il n’avait pas envisagé tous les problèmes que l’installation (temporaire, durable, il s’en fichait) de Lydia pourrait créer. Après coup, il ne lui avait pas semblé nécessaire de se projeter pour savoir si tout se passerait bien. Ils étaient deux, dans cette aventure, lui et Lydia – et Robin, bien entendu –, et tant qu’il était tous les deux, Cash était persuadé qu’ils étaient préparés à tout. Même à faire face aux Siringos.
Au final, il ne pouvait pas s’empêcher d’être excité par cette cohabitation soudaine. Avant que Robin ne débarque dans la vie de Lydia – et dans le monde de Cash également –, pas une semaine ne passait sans que Cash ne dorme au moins une nuit chez son amie, quelquefois à l’improviste, lorsque la présence de ses frères et sœurs se faisaient insupportables et qu’il avait besoin de la compagnie de la jeune femme. Avant que Robin ne naisse, il arrivait à Lydia de venir dormir chez lui, assez souvent, pas aussi souvent que Cash l’aurait aimé – il lui arrivait même de découvrir les affaires de Lydia dans sa chambre, sans se rappeler d’en avoir parlé ensemble avant. Depuis Robin, il n’avait pas pu s’empêcher de réaliser, avec un pincement au cœur, que lui et Lydia ne passaient plus autant de temps ensemble. Ils passaient toujours la plupart de leur temps libre à deux, s’écrivaient en permanence, s’appelaient plusieurs fois par jour ; mais quelque chose était différent. Ce n’était pas la faute de Lydia. Ni la sienne – ou peut-être s’était-il convaincu, sans raison, que quelque chose avait changé. C’était encore moins la faute de la petite Robin. C’était la vie qui s’imposait à eux. Mais le destin leur donnait aujourd’hui la possibilité de rattraper le peu de temps qu’ils avaient perdu.
Ils arrivèrent enfin en face de la maison des Siringos. Cash posa les sacs qu’il portait sur le trottoir avant d’attraper Robin et de la faire descendre de ses épaules, Il se pencha vers elle et l’emprisonna dans ses bras, l’embrassant bruyamment sur la joue.
– La balade sur mes épaules t’a plu ?, demanda-t-il en libérant Robin, qui apparaissait tellement petite et fragile dans ses bras, alors qu’elle était déjà une fillette débrouillarde et intrépide pour son âge. Elle acquiesça, et Cash ébouriffa ses longs cheveux tout en se redressant et en se tournant vers Lydia.
– Welcome to the Hotel Siringo, dit-il chantonnant les Eagles et en modifiant légèrement les paroles. Il jeta un regard en coin vers Lydia, tout en continuant à chanter d'une voix faible.
– It's a lovely place ... - ouais, bon pas vraiment – it's a lovely place ...
Il se tourna vers Lydia, pour terminer le début du refrain de cette chanson qu'il avait écouté tellement de fois il y a quelques mois.
– It's a lovely face !, conclut-il en souriant et en perdant son sérieux, s'approchant de son ami et la prenant dans ses bras, la serrant délicatement contre son torse. Lydia était minuscule contre lui.
– Vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez. Y aura pas tout le temps à manger, … ça dépendra de la fréquentation, mais vous pourrez toujours trouver quelque chose à vous mettre sous la dent, sauf si c’est petit, vert et que ça bondit partout …, continua-t-il en mimant l'espace d'une seconde une grenouille, inspirant ses joues à l'intérieur de sa bouche.
Il brisa l'étreinte et recula d'un pas, posant les mains sur ses hanches, regardant Lydia qui baignait dans les rayons d’un soleil descendant.
– Sérieusement, tu sais … dit-il. Une phrase tronquée, que Lydia finirait dans sa tête, ponctuée par un échange de regard entre les deux. Elle savait qu’elle était la bienvenue, aussi longtemps qu’elle le souhaitait. Elle savait qu’il était là pour elle, aussi longtemps qu’elle en avait besoin, et plus encore.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: knee deep in happy fantasies knee deep in happy fantasies EmptyMer 20 Nov - 15:20

(27.10.2019)


Lydia souriait, d’un sourire gondolé, sans éclat, sans réelle valeur, même si voir le spectacle qui s’offrait à elle était attendrissant. Robin perchée sur les épaules du meilleur ami de sa mère, Robin qui ne se rendait probablement pas compte de ce qui se tramait en réalité. Pour elle, ce n’était qu’un jeu: vite, fourrer quelques affaires dans un grand sac, ses vêtements préférés, ses jeux favoris; se dépêcher avant que les autres rentrent, une sorte de cache-cache sans queue ni tête; s’accrocher aux boucles du garçon de dix-sept ans qui les emmenait dans son royaume, un royaume aussi pauvre et peuplé que celui qu’elles quittaient mais qu’importe du moment qu’elle n’avait pas à être confrontée à Tommy et à ses mensonges, et aux autres, dommages collatéraux d’une relation qui s’effritait. La confiance avait été ébranlée lors de la première révélation mais c’était celle de la veille qui avait brisé net les restes fragiles. Lydia avait pourtant l’impression de davantage participer à un kidnapping qu’à une échappée belle. Robin ne se réalisait peut-être pas encore qu’elle ne dormirait pas dans son lit ce soir - ni les prochains et ce pour une durée indéterminée - mais elle finirait par sentir le malaise, elle commencerait à poser des questions auxquelles Lydia n’avait pas envie de répondre (si seulement elle avait les réponses). Alors, pour l’instant, elle se contentait de suivre la haute silhouette d’un Cash surmonté de sa fille - un ange à deux têtes, songea l’adolescente - en s’efforçant de sourire, de ne pas se remettre à pleurer, parce qu’elle ne voulait pas inquiéter Robin, parce qu’elle ne voulait pas voir le trouble s’inviter dans ses yeux d’enfant. Elle voulait qu’elle croie encore un peu qu’il s’agissait d’un drôle de jeu aux règles indéterminées.
Un nouveau cri éclipsa le silence et Lydia vit les bras de sa fille resserrer leur prise autour de Cash. Si elle n’avait pas été rassurée de voir son meilleur ami s’emparer des sacs avec la gamine sur ses épaules, la jeune Winters avait dû finir par convenir qu’il n’y avait aucun danger, comme si Robin s’emboitait parfaitement dans le creux des épaules, et y était solidement amarrée. Alors elle se contentait de suivre le duo, un sac à l’épaule, en silence, d’émettre un rire creux lors des pitreries de Cash, d’accentuer l’arc de ses lèvres lorsqu’elle captait le regard du jeune homme, tout en sachant qu’elle ne le leurrait pas. Il savait ce qu’elle faisait, il la soutenait, sans poser de questions, sans essayer de la raisonner, parce qu’il savait que c’était ce dont elle avait besoin, à ce moment précis. Un soutien indéfectible, qui aurait peut-être mérité un peu plus de réflexion mais Lydia n’avait ni l’énergie ni l’envie ni le temps de se poser les bonnes questions, d’envisager d’autres alternatives. Elle avait voulu quitter la maison qui l’avait vue grandir, ne plus devoir croiser les visages de ses frères et soeur, avec leurs multiples fractures personnelles. Elle ne se supportait plus à leur contact non plus. C’était injuste et sûrement impardonnable vu les circonstances mais c’était précisément parce que tout le monde était au chevet de Tommy qu’elle avait pris cette décision spontanée, sinon, elle n’aurait sans doute pas eu le courage de la mettre à exécution. C’était un coup de gueule, une fuite, une trahison, mais cela lui importait peu. Elle voulait juste s’éloigner, s’isoler, créer le manque, peut-être, bien qu’une petite voix lui souffle qu’elle ne leur manquerait pas, qu’elle leur faisait plutôt une faveur en désertant. Elle verrait bien. Elle ne voulait pas davantage être un fardeau pour Cash, qui en bavait déjà suffisamment avec les siens et s’il avait eu la moindre hésitation, elle aurait cherché une autre solution - flûte, elle avait même envisagé de squatter en secret une chambre du Majestic, mais heureusement, Cash n’avait pas fléchi et elle avait fondu en larmes dès qu’elle avait raccroché, le sachant en route pour venir les chercher.
Et maintenant c’était fait.
Ils quittaient Pioneer Oak pour Bridgewater Way. Elle quittait un monde familier pour un chaos étranger, mais elle ne s’inquiétait pas. Parce qu’elle avait Cash, et c’était tout ce qui comptait, à ce moment précis.
La maison de son meilleur ami se profila devant eux et Lydia la regarda, consciente de la sensation bien différente qui lui retournait le ventre. Il ne s’agissait plus de s’inviter le temps d’un après-midi ou d’une nuit, pour se réfugier dans la chambre de Cash, évitant soigneusement le reste de la famille. Elle allait vivre parmi eux, ils allaient forcément trouver cela bizarre. Comme s’ils n’étaient pas assez nombreux - même s’ils l’étaient moins qu’avant, puisque l’un des frères de Cash était décédé un an plus tôt. Elle se promettait de ne pas être un fardeau supplémentaire. Elle paierait sa part, elle essaierait de cuisiner, même si ce n’était pas son fort (elle laissait généralement cette tâche ingrate à sa soeur), elle se ferait toute petite et puis si elle ne les amadouait pas, elle était certaine que le sourire de Robin ne manquerait pas d’y remédier. Personne ne résistait à Robin, après tout.
La voix de Cash tira l’adolescente de sa contemplation et elle reporta son attention sur le jeune Siringo, comme si elle attendait le coup d’envoi. Ses lèvres frémirent, comme si elle réprimait le sourire qui lui chatouillait les lèvres et elle se laissa aller dans son étreinte avec un soupir, la fatigue des derniers jours (semaines? mois? années?) lui tombant dessus comme une masse. Elle serait bien restée dans la chaleur de ses bras, où la sécurité n’était pas un mythe, où la paix était à portée de ses doigts, mais elle fut bien forcée de revenir à la réalité quand il s’écarta, insistant de son ton familier. Lydia le dévisagea quelques secondes puis hocha la tête, à court de mots, tant la gratitude lui gonflait le coeur et la gorge. Elle se passa la main sur le nez et finit par répondre, la voix rauque:
- Je ne sais pas ce que je ferais sans toi… Mais je te promets que je vais trouver une solution rapidement. Je ne veux pas être dans vos pieds.
Mais je ne pouvais pas rester là-bas non plus. Les mots tus devaient pourtant briller comme des néons. Il ne lui avait même pas demandé de vraies explications, il avait pris sa détresse entre ses mains et l’avait sortie de la tourmente - celle qui lui piétinait le coeur depuis qu’elle avait entendu Sami déclarer c’est mon mari, ce qu’elle avait d’abord cru être un mensonge éhonté pour avoir le passage libre jusqu’à la chambre de Tommy, avant de réaliser que le mensonge n’était pas là, une nouvelle fois. Il était ailleurs. Comme lors de la dispute avec Tommy, quelques mois plus tôt, Lydia avait senti son sang ne faire qu’un tour. Elle savait que c’était la colère que Tommy leur ait encore dissimulé quelque chose, la façon, encore une fois, dont elle avait dû l’apprendre et savoir que les autres n’étaient pas dans le secret ne l’avait nullement consolée, mais c’était aussi la jalousie, elle le savait, même si elle ne l’avouerait jamais. Alors sa réaction avait été très simple et très égoïste et elle l’avait menée ici, sur ce bout de trottoir, devant une maison qui tenait à peine debout.
- Est-ce que tu as prévenu tes frères et soeurs que je débarquais? demanda-t-elle, avec une légère méfiance.
En avait-il seulement eu le temps avant de voler à son secours? Mais elle ne pouvait de toute manière plus faire demi-tour. Elle ne rentrerait pas la queue entre les jambes. Qu’il s’agisse de détermination ou d’entêtement revenait au même. Lydia Winters ne revenait jamais en arrière.
Alors il ne lui restait plus qu’à aviser et à se débrouiller avec les cartes qui lui avaient été données. Un jeu moins mauvais qu’il en avait l’air puisqu’elle pouvait compter sur l’as de coeur qu’était Cash Siringo.

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Cash Siringo

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Message· · Sujet: Re: knee deep in happy fantasies knee deep in happy fantasies EmptyDim 15 Déc - 17:05

Il ne pouvait pas définir ce qu’il ressentait pour Lydia ; il s’était essayé à l’exercice et s’était toujours retrouvé à court de mots, à défaut d’être à court d’émotions, comme s’il se retrouvait devant une page blanche, la main paralysée, alors qu’une imagination vive et exubérante brûlait en lui et que son feutre trépignait d’impatience. Les mots s’essouffleraient dans sa gorge, ou ils n’auraient aucun sens, et si quelques uns parvenaient à se former, ils n’auraient jamais la force et le poids nécessaires pour traduire son amour pour la jeune femme.
Elle ne soupçonnait pas le feu qu’il avait là, juste sous son torse, et qui brûlait rien que pour elle.
Il la tenait dans ses bras ; elle était si minuscule qu’il pouvait poser son menton sur le haut de sa tête. Il pourrait probablement l’envelopper entièrement et la faire disparaître dans son étreinte. Elle pouvait se reposer sur lui autant de temps qu’elle le souhaitait, autant de fois qu’elle en avait besoin. Dans ces moments, Cash aimait s’imaginer qu’ils ne faisaient qu’un. Il aimait se dire que personne ne pouvait comprendre Lydia mieux que lui. Il pouvait ne rester personne dans ce monde, tant que Lydia était toujours à ces côtés.
Il se savait égoïste. Mais c’était la vérité. Il n’avait besoin que de Lydia. Il n’avait jamais eu besoin que d’elle et il n’avait jamais éprouvé le désir de rechercher autre chose que le réconfort de ses bras. Il se savait jaloux. Il ne supportait pas lorsqu’elle été entouré d’autres garçons, comme cela pouvait être le cas quelque fois, et il ne pouvait s’empêcher de les détester tous, un par un, en silence ou en actions. Il s’en sentait obligé. Lydia était à lui, et il était à Lydia. Ce n’était pas compliqué.
Mais peut-être était-ce trop simple ? Cash ne s’était jamais posé la question, mais la simplicité apparente, et probablement trompeuse, lui plaisait. Il n’avait pas besoin d’autre chose. Il se complaisait avec la situation qui était la sienne, qui était la leur.
Cash s’écarta de Lydia, et il la contempla, souriant tout en l’observant le dévisager, fermant les yeux et secouant légèrement la tête lorsqu’elle lui répondit.
– C’est l’inverse. Je ne sais pas ce que je ferai sans toi.
C’était une autre question qu’il ne se posait plus, à défaut d’avoir trouvé une réponse satisfaisante. Que ferait-il sans elle ? Il n’en savait rien. Il avait déjà perdu Caleb, l’un des repères essentiels de sa vie, d’une façon brutale, sans qu’il puisse s’y préparer, sans qu’il puisse le voir à nouveau et lui parler une dernière fois, sans accepter la réalité. Il n’avait jamais autant dessiné la mort, qui prenait dans ses dessins des airs trompeurs, un être difforme à la beauté pourtant indéniable, la main tendue, une invitation malfaisante au bout des doigts que l’on ne pouvait refuser. Il avait perdu Caleb. Il ne voulait pas perdre Lydia. Parce qu’il ne savait déjà pas ce qu’il pouvait faire, maintenant que son frère n’était pas avec lui. Alors que pouvait-il espérer si Lydia disparaissait à son tour de sa vie, d’une façon ou d’une autre ?
Tout ça ne faisait certainement aucun sens, mais il se noierait si Lydia se noyait, il brûlerait si Lydia brûlait, il s’étoufferait si Lydia était privée d’air. Son destin ne pouvait être différent du sien.
C’était peut-être pour cela qu’il ne s’était jamais mis à la recherche d’une réponse à la question : que ferait-il sans elle ? Parce qu’il savait qu’il ne lui arriverait rien de bon.
– Encore une fois, t’es la bienvenue, tu restes autant de temps que tu veux. Tu peux rester tout le temps, même, dit-il en haussant les épaules. Il serait certainement l’homme le plus heureux du monde s’il pouvait se réveiller et s’endormir à ses côtés pour le reste de sa vie. Elle était tout ce qu’il connaissait et tout ce qu’il voulait pour le reste de ses jours, il en était sûr.
Il ne pouvait pas se tromper.
Cash haussa à nouveau les épaules lorsque Lydia mentionna ses frères et sœurs.
– J’ai dû le mentionner rapidement, dit-il en grimaçant. Il était un menteur pitoyable. Il le savait. Et, même s’il avait été un charlatant dans l’âme et un homme doué dans l’art du mensonge, Lydia pouvait lire en lui avec une facilité déconcertante – il en était persuadé.
Il soupira.
– T’en fait pas pour les Siringos. Je peux bien faire ce que je veux.
De toute façon, Lydia et Robin n’iraient nulle part ailleurs.
Il attrapa la main de la jeune femme et tourna la tête vers Robin.
– Tu viens, sweetheart ?, lança-t-il en la direction de la fillette, qui s’empressa de les suivre à l’intérieur de la maison.
La main de Lydia toujours dans la sienne, l’autre bras chargé des affaires de son amie et de sa fille, il pénétra dans l’antre des Siringos. Il mentirait s’il avouait qu’il n’était pas nerveux. Il l’était. Profondément. Il ne savait pas comment la colocation avec ses frères et sœurs se passeraient, mais, s’agissant de Lydia et de Robin, il était prêt à être impitoyable. Elles resteraient autant de temps qu’elles le souhaiteraient, qu’il le voulait, et personne ne pourrait émettre d’objections. Il savait que les Siringos ne se ligueraient pas contre Lydia et la petite Robin. Mais ils se ligueraient probablement contre lui, fusils chargés de questions et d’allusions. Eux aussi tentaient depuis longtemps de comprendre le mystère de sa relation avec Lydia Winters.
Il grimpa les marches des escaliers, et s’engouffra, son amie et la fillette derrière lui, dans le couloir qui menait à sa chambre. Il n’avait croisé aucune âme errante. Première victoire.
– Tu connais les lieux, dit-il à Lydia lorsqu’ils entrèrent dans son domaine. J’ai pas forcément eu le temps de faire beaucoup de rangement, continua-t-il. Il avait lâché la main de Lydia et déposé les sacs et valises sur son lit, avant d’attraper quelques t-shirts et hoodies qui traînaient ci-et-là.
– Tu prends le lit avec Robin. J’ai descendu un matelas du haut, je dormirai dessus. Et pas de discussion, dit-il en levant les yeux aux ciels avant de les clore. Il ne voulait pas que Lydia soit gênée, qu’elle se sente envahissante, qu’elle se sente envenimante. Il était vrai que la chambre serait petite pour trois personnes, mais la cohabitation ne pouvait que fonctionner, bien entendu.
Il alla se planter prêt de son bureau, et regarda le chaos que venait de devenir sa chambre. Robin avait déjà pris possession de son lit. Lydia trônait au milieu de la pièce. Cash jeta un œil derrière lui ; ses grenouilles étaient collées à la paroi de leur aquarium, curieuses devant la soudaine animation. Et Cash sourit devant tout ça. C’était comme si sa famille était là, réunie autour de lui. Comment pouvait-il vouloir autre chose ?

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: knee deep in happy fantasies knee deep in happy fantasies EmptyMer 25 Déc - 22:45

Lydia n’arrivait pas à se projeter, ni dans la minute qui allait suivre, ni au lendemain et elle arrivait encore moins à envisager les prochaines semaines. Elle faisait sans doute une erreur monumentale en désertant de la sorte et elle savait déjà à quel point le retour à la normale allait être compliqué - si ses relations avec ses frères et soeur s’apaisaient seulement un jour. A ce stade, la jeune Winters avait l’impression d’être amputée à jamais et que plus rien ne lui permettrait de retrouver les siens, mais elle savait qu’elle voyait trop loin, trop grand. En attendant, elle n’avait aucune idée de la direction à prendre si ce n’est celle qui suivait en parallèle celle de Cash. Il n’y avait que près de lui qu’elle se sentait en sécurité, qu’à ses côtés qu’elle avait le sentiment de pouvoir se laisser aller à des faiblesses qu’elle ne se permettait pas avec les autres. Quand il avait fallu appeler au secours, c’était son visage qui s’était imprimé dans son esprit. Lui, il ne l’avait jamais abandonnée. Lui, il l’avait toujours aimée de façon constante, sans hauts, sans bas, comme si rien ne pouvait ébranler leur amitié vieille de plus d’une décennie. Auprès de Cash, elle pouvait s’effondrer. Auprès de Cash, elle pouvait fermer les yeux et laisser couler les armes. Auprès de Cash, elle pouvait baisser la tête et lâcher prise. C’était injuste de lui infliger ce fardeau, Lydia le savait, mais elle n’avait personne d’autre puisque la confiance qu’elle avait en Tommy était brisée. Elle n’avait jamais compté sur Chase et Oliver de la même façon qu’elle avait dépendu de son frère ainé. Il avait été la figure masculine à laquelle elle se fiait, sur laquelle elle basait toutes les comparaisons. Désormais, elle devait réfréner cette tendance, elle avait besoin d’un autre homme pour lui montrer que la gent masculine n’était pas destinée à être une source de déceptions et de trahisons. Cash était le candidat idéal: il ne lui avait jamais fait le moindre mal, il était son compagnon de toujours, son âme soeur, comme elle aimait parfois à se le figurer. Il n’était même pas question de se compléter, ils étaient trop différents, mais Lydia aimait à se dire qu’ils étaient nés au même endroit pour être là l’un pour l’autre, parce qu’ils savaient ce que vivait l’autre, à faire partie d’une fratrie trop nombreuse, à avoir grandi dans un milieu modeste. Qui d’autre pouvait prétendre le faire?
- Tu t’éviterais bien des tracas, ne put-elle s’empêcher de murmurer pour elle-même, un sourire craquelé aux lèvres.
Elle n’allait toutefois pas arguer pour lui prouver à quel point elle était la plus chanceuse des deux, elle était trop fatiguée pour cela et elle avait la sensation qu’en agissant ainsi, elle s’apitoierait sur son sort. Or, Cash l’aidait suffisamment, elle ne voulait pas qu’il la couve de pitié, elle voulait juste se terrer dans sa douceur éternelle, fermer les yeux et oublier à quel point sa vie était merdique. Elle savait qu’avec lui, au moins, elle pourrait baisser la garde et se reposer, sans s’inquiéter de rien. Elle en avait tant besoin. Oublier son chagrin, sa détresse, ses peurs; ne plus se sentir si seule, si désorientée, si inutile.
Lydia força un sourire, soulagée et reconnaissante de le voir user de ce ton convaincu, comme s’il ne doutait pas une seule seconde qu’elle puisse effectivement rester chez lui, comme si elle n’était pas une pièce rapportée, comme si elle pouvait faire partie des meubles, à force. Mais ce serait une question de semaines, Lydia s’en faisait la promesse. Jusqu’aux fêtes, grand maximum, se jura-t-elle, pour se donner une échéance, pour s’obliger à trouver une solution et ne pas se complaire dans le cocon que Cash offrait sans contrepartie. Parce qu’il était comme ça, son Cash, et c’était pour ça qu’elle l’aimait aussi. Elle aurait aimé lui emprunter un peu de sa générosité, être moins égoïste. Mais elle connaissait ses propres défauts et elle les exécrait. C’étaient eux qui l’avaient menée là: à devoir se réfugier chez son meilleur ami, parce qu’elle était trop blessée et trop furieuse pour laisser l’orage passer et essayer de relativiser. C’est trop tard, songea-t-elle. Elle réalisait toujours les choses trop tard.
La demoiselle se mordit l’intérieur de la joue et hocha la tête. Elle le laisserait gérer ses frères et soeurs. De son côté, elle s’efforcerait de se faire de toute petite, pour ne pas qu’ils assomment Cash de reproches.
Elle serra la main de Cash et le suivit à l’intérieur, Robin sur leurs talons. Pénétrer dans la demeure des Siringo lui parut étrange alors qu’elle connaissait la maison par coeur pour l’avoir parcourue en tous sens au cours des années. Elle pouvait associer des souvenirs à chaque pièce - Candace qui donnait des ordres dans la cuisine en soupirant, les jumeaux qui se chamaillaient en jouant à un jeu démodé sur la console dénichée en seconde main, Caleb et Chad qui dévalaient les escaliers et qui lui adressaient un vague sourire en les dépassant, Clarissa qui fermait violemment la porte au moment où ils passaient devant sa chambre, Cody qui se suspendait à la grosse branche du vieil arbre qui veillait sur le jardin à l’abandon - mais elle avait l’impression d’entrer en territoire étranger parce qu’il y avait une différence entre traverser furtivement la vie de cette famille et s’installer dans son quotidien. C’était intimidant. Mais Cash lui tenait la main, alors tout irait bien, n’est-ce pas?
Par chance, ils ne croisèrent personne et se réfugièrent dans l’antre de Cash. Robin se précipita dans la pièce, ravie de passer en revue tout ce qui était à portée de ses yeux et de ses mains. La chambre lui parut rétrécie, la vision à nouveau altérée par la perspective de partager cet espace étroit à trois. Elle espérait que l’enthousiasme de Cash n’allait pas flétrir quand il réaliserait à quel point son intimité serait envahie par les deux demoiselles.
- Arrête, tu sais bien que je ne suis pas très ordonnée, lui souffla-t-elle en baissant les yeux sur ses affaires.
Etait-ce donc à cela que se résumait sa vie, à présent? Elle posa la main sur la valise usée et cabossée et caressa la surface rugueuse. Elle ne protesta pas, sachant qu’il était inutile de débattre mais elle entendait bien lui proposer des alternatives parce qu’il était hors de question qu’elle l’éjecte de son lit, en plus de parasiter son espace vital.
- Maman, regarde les guenouilles! s’exclama la voix enfantine de Robin et la jeune femme obéit pour découvrir les amphibiens.
Elle n’avait jamais compris la fascination de Cash pour ces bestioles minuscules mais ce ne serait pas la chambre de son meilleur ami s’il n’y avait pas ce terrarium. Lydia ébaucha un sourire et fit quelques pas pour s’asseoir sur le lit de Cash. Elle ôta ses chaussures élimées et s’installa en tailleur, les coudes appuyés sur les genoux alors qu’elle se prenait la tête dans les mains.
Et comme un vase qui déborde à cause de la goutte de trop, Lydia éclata en sanglots, oubliant toute retenue, les pleurs étouffés par ses paumes. Elle s’en voulait tellement de faire subir tout cela à Cash. Mais elle n’en pouvait plus de retenir ses larmes. La fureur l’avait éreintée mais c’était le chagrin qui l’écrasait et elle ne savait pas comment lui échapper.

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You were my best night and worst fight and couldn't care less. You were my gold rush to cold touch favourite ex. And all of the others cancel out each other and it's always you left. You were my no sleep, cried for weeks favorite ex.
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