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 won't you get me right where the hurt is ?

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Cash Siringo

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Message· · Sujet: won't you get me right where the hurt is ? won't you get me right where the hurt is ? EmptyMar 24 Déc - 17:53

And the waves come in and they're golden,
But down in the deep the honey is sweeter.



D’un battement de cils, Lydia avait disparu. Cash cligna plusieurs fois des yeux, comme s’il s’attendait à ce qu’elle réapparaisse à côté de lui, comme si son absence soudaine n’était due qu’à un effet d’optique, trompeur et vicieux, qui se jouait de lui. Il s’était arrêté de danser ; sans elle, son monde cessait de tourner (l’effet était exacerbé, ce soir-là, pour des raisons qu’il était seul à connaître), et lui suivait de concert, s’immobilisant sur-le-champ, au milieu de la piste de danse improvisée, cherchant autour de lui, au-dessus de la foule qu’il surplombait, la silhouette de son amie égarée. Il était comme perdu, privé de repère, même s’il était entouré de visages familiers, qui décochaient des sourires dans sa direction lorsqu’il croisait leurs regards. Il y répondait à la vitesse du vent, sans s’attarder.
Il regardait toujours autour de lui, mais Cash semblait dorénavant rechercher une tout autre personne. Perdre Lydia de vue l’exposait à un danger imminent. Il le savait. Il en avait eu conscience, dès qu’il avait mis le pied dans la maison et qu’il avait balayé les lieux du regard, pour s’assurer qu’un certain garçon n’était pas déjà là, à l’attendre. Il avait pris la main de Lydia à ce moment, n’osant pas lui demander de ne pas s’en défaire avant qu’ils ne soient sortis d’ici.
Maintenant qu’il était seul, Cash s’attendait à ce qu’Eden Lace fonde sur lui en piqué, serres acérées, prêtes à se refermer sur sa proie, esseulée. Il ressentait sa présence, distinctement, comme si la menace l’enveloppait – une sensation qui s’imposait à lui sans qu’il puisse réellement lutter contre, sans qu’il puisse non plus l’expliquer. Eden était peut-être, sûrement, en train de l’observer, quelque part. Cash pouvait sentir son regard le transpercer.
Peut-être qu’il ne se faisait que des idées. Peut-être que son imagination créait des illusions trompeuses, dans lesquelles, il devait se l’avouer, il s’était échoué sciemment il y a plusieurs semaines, pour voir où l’aventure le mènerait. Eden Lace avait fait naître un trouble, au-milieu de son torse, qui le tenaillait et l’empêchait quelquefois de réfléchir, qui se faisait, à certaines reprises, tellement prégnant que Cash n’avait d’autre choix que d’arrêter tout ce qu’il était en train de faire pour chasser le garçon de sa tête. Toutes ces apparitions soudaines, toutes ces rencontres inopinées, la confusion, qui s’emparait de lui par degré … C’était comme si Eden Lace disposait de lui à son gré, depuis le premier jour où le garçon avait posé son regard sur lui. Cash s’était pris au jeu, sans en connaître les règles, ni le nom. Aujourd’hui, il n’était plus sûr d’avoir envie de continuer. Mais il ne savait pas comment déclarer forfait, ni même si cela était possible.
Eden souhaitait lui offrir quelque chose, sans que Cash ait réussi à lui faire avouer ce que c’était au préalable, malgré ses multiples essais. Il redoutait ce « cadeau ». Il ne pouvait s’empêcher de l’imaginer être empoisonné. Il avait à faire à Eden Lace : Cash devait dès lors s’attendre à tout, mais surtout à l’improbable, à l’impossible. Il regarda une nouvelle fois autour de lui. Aucune trace de Lydia. Aucune trace d’Eden. Cash ne voulait pas se laisser surprendre par le garçon (pas une nouvelle fois, pas à la vue de tous), mais il ne souhaitait pas non plus laisser courir le risque que Lydia soit témoin du moment où le garçon viendrait à sa rencontre, et qu’elle se mette à lui poser des questions. Cette perspective l’effrayait. Des questions. Il ne pouvait que craindre ce scénario, parce qu’il savait qu’il n’aurait aucune réponse à apporter aux interrogations possibles de sa meilleure amie.
Cash ne pouvait nier qu’il était curieux, curieux de savoir ce qu’Eden voulait lui donner, curieux de savoir pourquoi il le suivait comme il le faisait, curieux de savoir qui il était vraiment, derrière ce voile de mystères et sous le flot de rumeurs qui se déversait sur son passage. Mais il ne pouvait s’empêcher d’appréhender chaque moment où il serait amené à passer du temps avec le garçon, parce qu’il savait qu’il n’apportait avec lui que plus de sensations incompréhensibles et de confusion.
– Kelly ?, dit-il soudainement, s’extirpant de la foule pour rejoindre l’organisatrice de la soirée, les bras chargés de bière et de snacks. Il arriva près d’elle et la soulagea de quelques bouteilles qu’il attrapa avec ses longs doigts.
– Je vais t’aider, continua-t-il, souriant en direction de la jeune femme lorsque celle-ci le remercia dans un soupir. Il la suivit jusque dans la cuisine – d’un rapide coup d’œil, il remarqua que ni Lydia, ni Eden ne s’y trouvait –, qui faisait office de bar improvisé et où les fêtards venaient se servir en alcool et en nourriture avant de repartir flâner dans les méandres de la maison ou danser dans le salon.
– Dis-moi, tu n’aurais pas vu Eden ?, demanda-t-il en posant les bouteilles de bière fraîches sur le plan de travail, avant de préciser : Eden Lace, le nouveau … On a un projet à faire ensemble et je voulais lui parler rapidement du … projet. Qu’on a ensemble, balbutia-t-il, difficilement, avant d’attraper une bouteille et d’en verser le contenu dans un gobelet. Il prit quelques gorgées et grimaça, avant de se tourner vers Kelly et d’attendre sa réponse. Un simple « Je ne sais pas », accompagné d’un haussement d’épaules, avant qu’elle ne disparaisse de la cuisine en quelques secondes, laissant Cash à nouveau seul.
Il soupira, extirpa son téléphone de sa poche et se dirigea vers un couloir qui donnait sur la cuisine, s’éloignant de l’excitation de cette dernière pour chercher un peu de calme. Il vérifia ses notifications – aucunes –, et ouvrit ses messages.
Cash ouvrit la dernière discussion qu’il avait eu avec Eden, et pianota d’une main sur l’écran
[Are u at the party ? Am free to talk if you want. 5 minutes.]
Il verrouilla son téléphone et releva la tête …

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Eden Lace

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Message· · Sujet: Re: won't you get me right where the hurt is ? won't you get me right where the hurt is ? EmptyLun 13 Jan - 2:11

Malgré le froid, Eden restait dehors, chemise entrouverte et verre à moitié rempli de glaçons à la main. C’était elle qui s’était approchée en premier, curieuse, audacieuse. Elle avait les cheveux blonds qui collaient à sa nuque chaude (elle avait dansé, juste avant, et Eden l’avait regardée avec intérêt se déhancher avec l’une de ses amies) et son corsage était légèrement dénoué, ce qui lui offrait la vision délicate de sa bretelle de soutien-gorge rose pâle qui tranchait avec une peau plus foncée. Elle était jolie, très jolie, et ça plaisait à Eden, son mélange d’effronterie et d’embarras, son rire qui tintait de travers, ses yeux verts qui racontaient une toute autre histoire que les banalités de lycéens qu’ils échangeaient depuis tout à l’heure. Elle n’était pas là pour discuter de la dernière rumeur sur le prof d’histoire et ils le savaient tous les deux parfaitement. Elle était là pour lui, Eden Lace, le nouveau, le bizarre, l’étrange. Aux regards en biais qu’elle jetait quelques fois à ses amies, Eden en avait déduit qu’un pari avait été lancé sur sa tête. À qui le tour ? S’il n’avait pas été aux aguets d’une autre silhouette, d’un autre visage, il se serait peut-être laissé happer par les cils qui battaient comme des ailes de papillon. En fait, non, il n’aurait même pas hésité. Il aimait certaines choses des filles et surtout de ces filles-là, timides et impétueuses, sûres d’elles, pleines de doute. D’ailleurs, il pouvait voir qu’elle commençait une approche : sous prétexte d’observer le tissu de sa chemise (qui faisait ça ? qui s’intéressait à ça ?), elle venait d’effleurer un bout de peau caché et releva des yeux félins, lui offrant un sourire qu’elle mordit à moitié. Eden considéra sa bouche dessinée au rouge à lèvres, la ligne délicate de ses clavicules. Il sentit quelque chose s’agiter, palpiter en lui. Que faisait Cash, bon sang ?
Sans aucun doute, le jeune artiste demeurait sa cible de prédilection ; Eden ne s’en cachait pas, pas à Cash en tout cas (du moins, il espérait être assez explicite, il pouvait difficilement moins l’être, non ?), les autres n’avaient pas besoin de le savoir. Il ne voulait pas prendre le risque que quelqu’un d’autre pose les yeux sur le beau Siringo. Il avait déjà une rivale (qu’il avait sous-estimée et qu’il lui fallait neutraliser au plus vite) et c’était déjà bien assez. Mais si Cash persistait à ne pas se montrer, et si cette fille continuait de s’offrir ainsi, sans retenue, qu’était-il sensé faire ? Après tout, il n’avait prêté aucun serment à l’artiste, mais il ne pouvait pas non plus espérer de Cash qu’il vienne à lui s’il se mettait à batifoler ailleurs en même temps. Ça n’avait pas de sens. Eden soupira. Ainsi sonnait la fin du pari pour la jeune fille en face de lui. « Je vais y aller. » Sa bouche forma un ‘o’ surpris et les jolis yeux verts perdirent de leur éclat. Mais… Comme toujours, il n’écouta aucune récrimination, aucune requête. C’est à peine s’il s’intéressa à l’insulte qu’elle lui lança, aigre de rage, humiliée devant ses amies qui se mirent à rire un peu plus loin. Sans autre forme de procès, Eden abandonna son verre sur la table de jardin et revint à l’intérieur, où la chaleur de la maison vint se mêler à l’odeur de cigarettes et de gin tonic bon marché. Il y avait des visages qu’il connaissait, d’autres qu’il oublierait instantanément. Personne ne lui prêta attention ce qui lui convenait parfaitement et il se dirigea vers la cuisine.
C’est là qu’il le vit. Cash, glorieusement beau, glorieusement seul et Eden dut s’arrêter un instant pour le contempler, le savourer. Il regretta de ne pas avoir de miroir dans lequel se regarder pour vérifier qu’il était digne du regard de Cash et avança de quelques pas, toujours invisible aux yeux du garçon qui tapait quelques chose sur l’écran de son téléphone. Une seconde plus tard, Eden sentit son propre téléphone vibrer dans sa poche et il sourit comme si la partie était déjà gagnée. Il se froissa légèrement en considérant les mots du dessinateur - toujours cette distance, cette froideur qu’il s’entêtait à leur imposer, comme si Eden allait supporter longtemps cette bataille ridicule - mais décida de les ignorer et avala les quelques centimètres qui les séparaient encore. Au moment où Cash releva la tête, Eden était là, prêt à le cueillir. « Cinq minutes, c’est tout ? » demanda-t-il avec un sourire en coin, rare, car Eden Lace faisait rarement de l’humour, surtout en public. Nonchalant, il s’appuya contre le mur, bras croisés et mèches brunes lui tombant devant les yeux. « Tu es là, enfin. » murmura-t-il, presque un ronronnement, inaudible sauf pour Cash, Cash qui devenait le centre de la fête, de la maison, du monde. Eden observa avec attention le visage qui le hantait, les doux yeux sombres, les boucles dans lesquelles il rêvait de passer la main, la jolie bouche pincée. S’ils avaient été seuls, complètement seuls, Eden aurait tenté de retracer les contours du bout des doigts, mais la fête battait son plein en bas. Il n’y avait qu’à l’étage - interdit aux fêtards mais Eden ne s’arrêtait pas à ce genre de règles arbitraires - qu’ils seraient tranquilles. « La surprise est là-haut. Tu viens ? » fit-il en se redressant (leurs épaules s’effleurèrent légèrement). Il connaissait Cash : il fallait le guider, lui donner l’impulsion nécessaire. Tant pis s’il semblait brusque ; il se ferait pardonner ensuite. La main d’Eden vint chercher le coude de Cash et lui donna une légère pression qui disait, allez, suis-moi. Puis il prit le chemin de l’étage, s’assurant que Cash le suivait bien. Chaque marche était une étape vers la délivrance, le silence et surtout le tête-à-tête qu’il préparait depuis des jours, en secret, méticuleusement. Bientôt, le son de la fête ne lui parvint qu’en étouffé et il fut à l’étage, là où l’air était plus frais. Sans gêne, il se faufila dans la première chambre à droite - dont il n’alluma pas la lumière, celle du jardin suffisant à jeter une lueur diffuse sur l’espace qui semblait appartenir à la soeur aînée de Kelly. Eden s’y était infiltré une première fois pour y cacher son cadeau qui était toujours là, à demi-dissimulé sous l’oreiller. Se retournant vers la porte, il attendit que Cash entre à son tour, les bras croisés, le coeur battant. Seuls, enfin seuls.

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