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Dillon Carver

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Message· · Sujet: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptySam 28 Déc - 18:40

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@zachary allen


Depuis sa victoire à Wimbledon   son emprunte sur la toile - c’est à dire l’entièreté de son existence effective -  était passée  de 21k followers (duh) aux 8,4 millions qui désormais guettaient le moindre de ses posts ; elle récoltait toujours les meilleurs commentaires lorsque son accoutrement comportait le moins de tissu possible (un bikini boho chic en macramé, porté de la manière la plus tight imaginable, mis en ligne depuis une destination paradisiaque au nom imprononçable).
La réussite avait bon goût et le teint particulièrement halé.
C’était sur le transat d’un complexe hôtelier se targuant d’afficher plusieurs étoiles (gagnées en carrés de chocolat sur l’oreiller et en room service extrêmement moins fainéant que chez le concurrent  budget) que la blondasse avait décidé de tout stopper net.
Après l’année 2018 – certainement la plus riche en émotions -  et à côte de cela probablement la plus creuse  -  tout ce dont la joueuse de tennis rêvait comportait l’usage d’écran solaire d’indice +50  et le port d’un maillot de bain deux pièces.
Bien entendu, son idée n’enchanta guère son agent qui lui fit grâce de quelques remarques bien senties ( "seriously ? What’s next, Dillon ? Starting a singing career?"), ni de toute la ribambelle d’employés aux titres qui lui échappaient et qui dépendaient clairement de son activité professionnelle (et pour lesquels Dillon Carver équivalait à l’expression poule-aux-oeufs-d’or).  A l’autre bout du fil, depuis son Nebraska natal, il lui avait semblé entendre Monty pousser un cri de joie.
Depuis que Red Sonja avait pris la tangente au cercle – constatant que son amour si profond ne pouvait décemment pas survivre à la perspective de changer les protections de l’objet de son amour si profond ( un amour si profond de ce genre méritait probablement qu’on l’immortalise par un poème)- , la relation père-fille ,à nouveau rétablie, était au beau fixe. Ils parlaient même emménagement.  
Ce jour là, la jupe accordéon qu’elle portait, couleur beige, se balançait comme l’aiguille d’un métronome  et le rouge vif couvrant ses deux lèvres pleines , visible à plus de cent mètres de distance, jurait avec les habitudes beautés du coin ; elle ne prêtait attention à rien d’autre qu’à cette bâtisse qui se dessinait sous son regard bleu et qui était celle où habitait son coach. L’on n’avait croisé cet air déterminé sur ce joli minois que lorsque les choses se corsaient : sur un court (notamment) et sa victoire chez les rosbifs avait été le couronnement de tous ses efforts. Elle la devait en grande partie à cette fossette mémorable qu’Allen affichait au menton ; à ses discours incisifs, à la vision quasi satirique qu’il pouvait avoir du monde. Il ne vivait pas pour les autres mais pour lui-même, pour se surpasser. Il arrivait à vivre d’un rien alors que pour Dillon Carver, la petite tête blonde qui adorait les couettes, il fallait toujours plus. Toujours aller plus loin.
Le plus souvent, elle échappait à toute logique linéaire et s’offrait plutôt à l’analyse psychologique : un contretype, un lieu commun puis rien d’autre que celle qui avait réussi à soulever le plateau d’argent de ses petits bras musclés en juin dernier. Le grand chelem pour lequel elle avait osé faire entorse au code vestimentaire, s’autorisant du fushia sur les lippes et un bandeau incrusté de pierres disciplinant sa longue tignasse blonde(et même si ç’avait été du zircon et pas des vrais diamants ou des cristaux swarovski – elle avait été la plus glamour, la plus photographiée, la plus sensationnelle lorsqu’elle était apparue en Une du British tennis mag). Un pied de nez à la vénézuelo-espagnole, un discours décoloré à l’aide d’un micro au fonctionnement hasardeux, des remerciements destinés à ses partenaires de jeu, d’entraînement ; un grand huit pris avec ses virages, ses accélérations et ses loopings dans l’estomac et les dents. Cette fois-ci, les Patriots de la nouvelle-angleterre avaient été complètement mastiqués et recrachés par les Chiefs du Kansas  et Zachary avait occupé l’une de ses pensées ; elle se préparait un bol de céréales et s’apprêtait à le déguster dans la quiétude pourtant. Elle l’aurait fait si l’esprit de noël, un peu en avance, ne lui avait pas suggéré de pointer sa tronche sur le paillasson du trentenaire. Surement pour réclamer un dû qu'il n’avait pas conscience d’avoir ; tirer les choses au clair ou un truc vague du même genre. Elle avait toqué et avait contourné la baraque par le côté pour rejoindre l'arrière d'où provenait du bruit. - Je ne viens pas les mains vides - déclara-t-elle, un pack de bières dans une main, du jus de goyave dans l'autre.Le ciel était dégagé mais elle savait qu'elle n'était qu'à quelques modifications du champs électrique d'invoquer des éclairs. Tout dépendait de ce qu'il avait à rétorquer. Moi ça va, mon nouveau agent est en pleine négociation d'une campagne publicitaire. Se tient devant toi la future ambassadrice d'une très grande marque de maroquinerie de luxe. Tu sais que Nike m'a lâché, hein ? Elle claqua une bise sur la joue de son entraîneur et prit place sur une chaise.J'te dérange pas j'espère ? C'était un peu tard pour poser cette question, jambes croisées, elle le dévisageait désormais d'un air affecté; il n'avait aucune chance.

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptyMer 8 Jan - 14:21

Beaucoup de choses avaient changé depuis la victoire de Dillon Carver à Wimbledon. Une consécration, la sensation du travail bien fait pour coach Allen, mais aussi la fin d’une courte épopée. Il aurait pensé que Wimbledon ne serait que le début d’une carrière formidable pour la princesse de la Vista. Mais fantasque comme elle était, elle avait eu des envies d’autre chose, scellant ainsi le sort de son coach improvisé – qui n’avait aucun intérêt à rester dans le tennis malgré plusieurs propositions alléchantes de joueuses qui pensaient qu’il était la solution miracle à tous leurs problèmes. Il était donc rentré chez lui à Windmont Bay, avec les mêmes problèmes qui tiraient en longueur depuis de nombreux mois avec Devan, intégrant maintenant Blake, la sœur de sa femme dans l’équation. Plus d’entrainement de tennis, juste du bricolage et des petits boulots ça et là. Ca lui convenait aussi à Allen. Il avait maintenant le temps de se poser pour regarder la saison des Pats, qui il fallait le dire avaient commencé sur les chapeaux de roues, mais qui semblaient perdre de leur superbe au pire des moments. Ca ne changeait rien pour l’ex-universitaire, et ça ne lui donnait pas plus envie que ça de poursuivre dans une carrière de coach à nouveau. C’était trop contraignant. Vivre de bricolage et réparation, ça semblait être l’idéal pour l’instant. Tout ce qu’il espérait c’est qu’il finirait par y voir un peu plus clair sur sa vie maritale, qui avait volé en éclats même si peu de gens étaient au courant des agissements de l’homme. Mais il n’avait pas été irréprochable. Il lui semblait qu’il ait à présent accès à un tout autre monde après avoir pris le temps de se réinsérer dans la société. En revanche, le fait d’être plus présent sur Windmont Bay semblait avoir rassuré Devan, comme si Dillon avait été l’ennemi public numéro un, alors qu’en soit il n’avait fait que la remettre sur de bons rails pour qu’elle atteigne ses objectifs. Il regrettait d’ailleurs qu’elle se soit contenté d’un titre au pays de William et Kate, mais il n’était personne pour la faire changer d’avis. Il ne l’avait d’ailleurs pas revue depuis longtemps. Ce qu’elle faisait sur instagram ne l’intéressait pas. D’ailleurs, il n’était pas sur les réseaux sociaux, car il ne considérait pas avoir quelque chose d’intéressant à montrer ou à raconter. Au contraire de la plastique de Carver, il semblerait. Travaillant dans son jardin, à tailler les arbres et tondre la pelouse, le trentenaire fut étrangement surpris de voir l’ex-joueuse de tennis faire irruption dans son jardin. Pour autant, il ne la salua pas, tout comme elle qui se plut à lui montrer qu’elle avait pensé à lui apporter un jus de fruits alors qu’elle comptait se descendre un pack de bière. Descendant de son perchoir en fermant son sécateur, il se redressa devant la demoiselle qui déballait toute sa vie, comme toujours. « Tu sais ce que j’en pense. Tu te gâches. » Qu’il lui dit simplement alors qu’elle l’embrassait sur la joue, et fort heureusement pour elle, il ne suait pas. Alors qu’elle s’installait sur la terrasse, il ajouta en haussant les épaules, trainant les branches vers un autre amas, qu’il brûlerait plus tard. « M’enfin, je suis qu’un modeste entraineur – ex-entraineur, plombier, électricien… » Elle semblait dépitée que Nike l’ait lâchée, lui voyait là une chose tout à fait normale puisqu’elle n’était plus dans la sphère sportive. « Nike emploie des sportives, ce que tu n’es plus à en juger les bières. » Il ne la jugeait pas. Elle faisait ce qu’elle voulait, mais il considérait qu’elle aurait pu prouver davantage de choses et qu’elle se gâchait car l’industrie de la mode était encore plus éphémère que la sportive. Tant que ça lui convenait, il n’avait rien à redire. « Non, comme tu peux le voir, Blake et Devan sont sorties, alors fais comme chez toi. » Ce qu’elle avait déjà évidemment fait. « Tu veux grignoter quelque chose ? » Il avait remarqué qu’elle le regardait d’un air étrange, mais il ne se laissa pas avoir par cet air grave. Comme d’habitude, il la laisserait parler.
@Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptyJeu 16 Jan - 19:21

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@zachary allen


Bien avant le transat, bien avant instagram et ses exultations sociales, il y avait eu l’Indian Wells et Liselotte. Il y avait eu un verre de jus de goyave à moitié entamé et un entraînement de footballers-danseuses. Toute une vie vécue à cent à l’heure sur une route impraticable (car mouillée et truffée de nids de poules). Il y avait eu la virgule, les nombreux manquements aux règles  et Zachary Allen.  Deux mille dix huit – avait signé le déclin d’un rêve qu’elle croyait pourtant indissoluble ; gravé dans son code génétique, le prologue aurait pu ouvrir la voie à une toute autre histoire. Pourtant, elle s’était engagée sur ce chemin et avait négligé tant de facteurs que lorsqu’elle s’était accordée deux foutues minutes de répit, lui était venue en tête l’idée de considérer cet univers alternatif bizarre où elle aurait raccroché sa raquette et sa compétitivité pour apprécier la gloriole et les mondanités sur un versant plus fallacieux.  Elle avait besoin de se concentrer sur tous les ‘et si’ qu’il lui était arrivé d'estimer à l’époque où elle passait toutes ses nuits dans une chambre d’hôtel.
Windmont Bay lui avait tant offert.
Lorsqu’elle avait décidé d’engager le trentenaire, elle  avait fi de tout. Parce qu’il avait été l’un des seuls  - peut-être  bien le seul – à lui tenir tête : à lui balancer les choses telles qu’elles l’étaient. Cette franchise avait déteint et était arrivée – sans grande surprise – à cimenter l’entente qui régnait désormais entre eux.  - Je ne me gâche pas ; et puis je n’ai pas complètement raccroché. Je joue encore – avait-elle lancé, distraitement, composant le fil de ses pensées ; le souffle suspendu.
Elle le faisait moins régulièrement ; oui, elle avait tenu le discours d’une retraitée des courts la dernière fois qu’elle avait consacré tout un post aux auxrevoirs de rigueur, le diaporama de clichés pris à diverses périodes de son existence sportive signant ce qui équivalait à l’oraison funèbre d’une carrière qu’elle avait mis des années à construire.
L’on arrivait encore à distinguer les traces de sang entre ses dents et les écorchures aux genoux superposées ; du tissus cicatriciel – des bibelots, des trophées comme le diadème qu’elle aurait dû porter au bal de fin d’année si elle n’avait pas suivi des cours par correspondance (acheté par Monty chez Claires un vendredi soir, emballé à la va-vite dans du papier brillant recyclé d’un anniversaire passé). Elle s’était battue durement ...et puis le soufflet était retombé.
Sa présence sous cette véranda, face à son ancien entraîneur, ça n’était pas une histoire ‘d’esprit de noël en avance’ mais plutôt celle racontée par un briquet dont la flamme viendrait lécher la page qu’elle voudrait détruire ; la curiosité était un vilain défaut – c’était ce qu’on lui avait appris (des remontrances auxquelles elle répondait par un caprice suivi – comportement paradoxal d’une putain de gamine pourrie gâtée -  le respect des mises en garde, parce que) . Mais, après l’Idaho et l’épave de l’ULM, était-ce encore un si vilain défaut ? Devait-elle encore se parer de ses œillères ? N’était-elle pas Dillon Carver ; exit Nike , bonjour à l’élégance de Bottega Veneta. Un pack de six  abandonné sur le sol – dont elle se servit une canette -  et les yeux résolument posés sur le point d’interrogation géant – de manière presque littérale – qui lui renvoyait  la définition de normalité  en pleine figure. Comme s’il n’y avait jamais rien eu d’autre dans cette confiance qu’il affichait que la certitude d’être là où il devait être : une maison  avec un jardin dont il tondrait le gazon ad vitam aeternam si cela pouvait lui assurer une vie paisible. Minus la prison. Les conneries retrouvées sur internet  - minus celles que son détective privé était arrivé à dénicher via des contacts trempant dans le dark web. Elle n’avait pas spécialement faim mais elle s’entendit acquiescer ; sous le voile de ses paupières, avalant une goulée d’air – cette discussion appartenait à celles qui n’étaient définitivement pas bonnes à entreprendre à jeun. Des mois s’étaient écoulés, des semaines entières : la voilà qui avait l’intention de jouer les fouilles merde. Elle aurait aimé s'casser de là, passant de 0 à 60km/h en moins de trois secondes et demi si cela avait pu être possible - pusillanime patentée qui lui arrivait d'être à la dernière minute (olala-qu'est-ce-que-je-fais-minute avant de lâcher la bombe). Heureusement que ni Devan ni ladite Blake – qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de croiser jusque là – n’étaient présentes ; elle n’aurait pas eu le cran de s’engager sur un terrain où elle aurait été susceptible de faire fasse à des niches de vipères. Rectification, au singulier, pour Blake c'était encore à vérifier. - Aucun Zachary Allen n'a fait de prison d'après Jerry, mon DP - elle n'avait articulé aucun mot et il lui semblait même avoir marmonné la totalité de sa phrase dans le but d'être la moins intelligible possible, espérant probablement que le vent avale le coup porté avant qu'il n'atteigne le tympan de son ex coach et ne lui fasse perdre l'équilibre. Elle prit une lippée de sa bière, pour se donner le courage d'encaisser ce qui allait probablement suivre: le Zachary-gate.  

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Dernière édition par Dillon Carver le Ven 17 Jan - 18:22, édité 2 fois
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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptyJeu 16 Jan - 22:44

Zachary trouvait la réponse de Dillon bien pâlichonne. Elle l’avait habitué à plus de répondant. Elle disait ne pas avoir raccroché, mais pour Zachary c’était clair. Elle ne faisait plus de compétition, elle ne faisait plus de matchs officiels, et elle perdait son temps à croire qu’elle allait avoir une carrière sur Instagram car le jour où ils sortiraient un autre moyen de communication, elle ferait face à une baisse de notoriété incroyable à moins qu’elle soit l’égérie d’une quelconque marque de vêtements. Allen était bien sceptique quant à ses choix, mais il n’avait plus son mot à dire depuis qu’ils avaient mis fin à leur collaboration. Il ne lui en voulait pas d’ailleurs, bien qu’il considère qu’il s’agissait d’une mauvaise décision pour elle. Lui se fichait bien de parcourir le monde ou non, il menait une vie convenable sans histoires à Windmont Bay. « Mais tu ne joues plus en exploitant ton talent. Et c’est regrettable. » Qu’il la corrigea, haussant finalement les épaules alors qu’il tournait le dos à Dillon pour se rendre dans la cuisine et s’emparer des plateaux de légumes avec sauces, pour picorer. Il n’y avait que ça chez eux, pas de chips, pas de snacks dégueulasses. Elle pesterait probablement par ce qu’il lui emmenait, mais si elle n’était pas contente elle pouvait toujours se rendre dans le pub où il l’avait rencontrée la première fois. De nombreux mois s’étaient écoulés depuis, et à faire une rétrospective, ça avait probablement été l’année la plus enrichissante et la plus appréciable de toute sa vie. Mais c’était à présent derrière lui. Sortant des verres, comme si Dillon pouvait en avoir besoin, il revint vers elle et posant ces derniers sur la table avec l’amas de légumes à croquer et à saucer, il resta interdit un instant à l’entente de la raison pour laquelle Dillon était venue frapper à sa porte – s’inviter – aujourd’hui. Aucun Zachary Allen n’avait fait de prison, selon son détective privé. Un rictus se forma sur les lèvres de l’ex-coach. Etait-il fâché d’entendre qu’elle avait fouillé dans sa vie privée ? Non. Mais il était maintenant certain qu’elle ne lui avait jamais fait confiance. Ce qui indiquait qu’il aurait pu faire bien des choses main dans la main s’ils étaient allés au succès sans une once de confiance. « Je dois dire que Jerry c’est vraiment un nom de merde pour un détective privé. » Qu’il marmonna sans grande conviction. Persuadé que cet homme usait d’un nom de code pour que Tom le chat évite de le retrouver. Il se demandait pourquoi Dillon avait pu vouloir se la jouer détective et en savoir plus sur le passé de son coach, lui qui n’avait jamais rien fait de louche en sa présence. Faisant la moue, faussement désabusé, le natif de Boston se la joua sarcastique applaudissant des mains avec conviction : « Mais je suis impressionné de sa trouvaille. Pas de Zachary Allen chez les quarterbacks d’Harvard non plus! » Cela voulait-il dire que Zachary Allen n’avait jamais fait de prison et n’était jamais allé à Harvard ? Il avait une photo à l’appui qui prouvait qu’il avait joué pour les Crimson. Il la regardait un sourire narquois aux lèvres, prêt à lui dire la vérité puisqu’il n’avait rien à lui cacher. Cependant, il comptait aussi lui montrer la bêtise de tout ce cirque, elle qui pensait avoir fait une découverte exceptionnelle alors qu’il n’en était rien. « Plus inquiet te concernant, puisque tu sembles attacher de l’importance au fait qu’un ex-prisonnier ait changé de nom pour refaire sa vie sans qu’on vienne le pointer du doigt toutes les cinq minutes. » Il n’avait justement pas envie qu’on joue les apprentis détectives sur internet et qu’on ne déterre l’affaire qui l’avait vu être condamné pour dix ans de prison. S’approchant d’elle, il lui tend la main : « Mais puisque ça t’intéresse… Jason Morgan, prisonnier de l’institution correctionnelle du Massachussetts de Shirley. » Histoire que les présentations soient faites. Alors qu’il se saisissait d’une carotte qu’il trempait dans du houmous avant de croquer dedans, il poursuivit dans ses révélations, se fichant totalement de ce que ça impliquait. « Tant que j’y suis, ma femme ne s’appelle pas Devan, mais Elizabeth. » Sans la lâcher du regard, le trentenaire se moqua : « Heureuse de cette information inutile ? » Rien de tout ça ne changeait son comportement par rapport à elle. Elle n’avait pas besoin de savoir ces choses-là et il n’appréciait pas qu’elle soit venue l’attaquer sans raison apparente. « Fallait pas te donner la peine de venir pour si peu, tu pouvais passer un coup de fil. » Aussi, il s’installa sur la chaise en face d’elle, se saisit du jus de goyave qu’il vida dans le verre devant lui, et à son tour de questionner certaines de ses cachotteries. « Par contre, sympa ton nouveau mec, tu fais un complexe d’Œdipe ? » Le type avait l’âge d’être son père, était plein aux as, comme son père, que cherchait-elle dans une telle relation ? Il n’avait même pas eu besoin de chercher, son œil avait été attiré chez le marchand de journaux alors qu’une photo choc du chirurgien plastique et l’ex-joueuse de tennis faisait la une sur la plus grosse affiche. Il ne s’abaisserait pas à lui demander si elle l’avait consulté pour se refaire les seins. Elle n’en avait pas besoin.
@Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptyVen 17 Jan - 19:48

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@zachary allen


On lui avait appris l’art de la conversation au cours de panels durant lesquels on l’avait systématiquement offerte en pâture aux journalistes ; avant que les « no comment » et les minauderies (i’m as single as you, Bobby) ne remplacent les réponses hésitantes, l’air ébaubi adjuré par l’impertinence de questions intimes que l’on posait pourtant à celle qui n’était – comparée à ceux qui se trouvaient dans la fosse – qu’une véritable gamine (un peu stupide, un peu naïve, axée sur l’humanitude – à tort ou à raison, elle s’en fichait pas mal de la marche à suivre, elle la suivait, c’est tout). Elle avait été docile, cela n’avait duré qu’un temps. Une période bâtarde – un flottement, avant que son caractère définitif ne se découvre, maturé par une exposition trop longue aux fucktards qui peuplaient la Sphère ( = le microcosme où on se donnait du « tu » sans vraiment se connaître ; tout se trouvait sur la WTA homepage  - un résumé détaillé de ses batailles galvaudés par un design épuré situé entre Hepworth et Moore.
Des formes cylindriques polies par les flashs des appareils que l’on braquait sur la joueuse. Avec l’expérience – un « « truc » »  qui deviendrait plus tard  « « pré-requis » »- , elle s’était vue transformée par son environnement, victime de mutations géniques – aussi des « « pré-requis » » - qui l’avait propulsé au rang de bad bitch des courts – enfin, dans sa tête, elle était plus terrifiante que Garbine ou Mila ou la chimère obtenue de la combinaison des deux bitches citées, d’ailleurs-. Un matin, en se regardant dans le miroir, qu’elle n’avait pas été sa surprise de constater  - en récitant des vers de Walt Whitman pour une énième leçon en ligne avec un correspondant qui habitait La Vallée – qu’elle avait acquis une langue fourchue ; un répondant qui bien que contextuel avait concouru à ce que Monty augmente sa vigilance. Il la suivait partout, il était là – durant les pics, durant les creux. Et parfois, lorsque l’été dernier elle se voyait encline au doute, au lieu de s’abstenir, elle poursuivait son jeu.
Le jeu.
Celui auquel il avait consenti sans le savoir, dont elle avait décidé des règles. Heureuse d’apprécier ses dénégations. Are you sure ? No. Never. Definitely not. Zachary Allen avait choisi un prénom biblique ; peut-être qu’à lui aussi un ange était apparu ? - Il le porte plutôt bien, Jerry. Nombreux sont ceux qui n’ont pas l’opportunité de choisir un prénom qui ne fasse pas très ‘j’vais-rater-ma-vie’  - c’était une tacle facile ; elle grimaça devant le plat déposé , piocha un radis qu’elle trempa généreusement dans de la sauce mayonnaise.
Un amas retomba aussitôt dans la coupelle en un blop qui lui rappela le bruit que faisait la balle qu’elle renvoyait contre le mur, du temps des entraînements nocturnes en solitaire. Il n’y avait pas eu de Zachary Allen à Harvard, non plus.
Ça aussi, elle le savait déjà lorsqu’elle s’était rendue à Portland pour assister à l’un de ses coaching ; lorsqu’il croyait encore que c’était sur ce chemin là qu’il devait s’enfoncer.  Et qu’elle l’y avait invité.  Elle croquait dans le légume et se débattait pour en dompter la dureté  lorsqu’elle vit une main se tendre dans sa direction ; elle resta quelques secondes, abêtie par la situation, avant d’y joindre la sienne, un grand sourire aux lèvres. Jason Morgan, elle plissa les paupières, Jason Morgan, elle pencha la tête et ferma un œil, Jason Morgan. Naaa. - Je dois dire que Jason, c’est vraiment un nom de merde pour un coach sportif ; avec une identité pareille, t’étais déjà condamné à purger une peine quoi qu’il arrive.  Elle relâcha la main qu'elle serrait encore et décroisa ses jambes, pour s'appuyer sur ses genoux; elle but une gorgée de sa bière, pour faire passer l'amertume du radis et s'abstint de céder à la tentation d'imiter l'homme face à elle. - Elizabeth , j'en ai connu deux ou trois; toutes des pouffes - Devan n'était pas présente, autrement, peut-être aurait-elle eu droit à l'appoint de sa remarque en hématomes ou en arrachage de cuir chevelu.Tu lui diras que je trouve qu’elle porte bien son véritable prénom ?rétorqua-t-elle, papillonnant des cils comme elle le faisait à chaque fois qu'elle espérait inspirer une forme d'irritation chez son interlocuteur; well, well. - Lachlan ? demanda-t-elle, surprise que son petit ami soit évoqué; elle se composa une attitude désinvolte pour planquer les problèmes soulevés par la mention à l'âge. Comme si quelques années pouvaient faire frein à ce qu'elle ressentait pour lui. C'est parce que je n'ai pas pu t'avoir - débita-t-elle, carnassière, avant de poser sa canette sur la table, dans un fracas qui ne dut pas échapper à Zachary, enfin, Jason. T'as vu ? Lui aussi arbore une très jolie fossette au menton. Sur la défensive, elle croisa les bras sur sa poitrine. Sympa cette petite tentative de noyer le poisson dans l'eau, Zach.Ils avaient été à Acapulco, s'étaient crashés dans une forêt; ne pouvait-il tout simplement pas reconnaître qu'il avait eu tort de ne pas se livrer à elle malgré tout ? - Tu veux que je t'appelle comment, d'ailleurs, Zachary ou Jason ?  

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptyVen 17 Jan - 22:17

Elle avait décidé de fermer la parenthèse du sujet épineux tennistique, au sens propre comme au sens figuré. Elle ne souhaitait pas en parler, ni épiloguer, ni vraiment entendre ce qu’il avait à dire sur le sujet. Soit. Il le respecterait, comme il avait respecté sa décision alors qu’elle avait tout envoyer valser, probablement dû au choc d’avoir récupéré son paternel qui avait largué sa pin-up aux gros seins. Zachary savait bien que la proximité avec son patriarche était essentielle à l’équilibre mental de Dillon, si bien qu’il s’imaginait que c’était l’idée de Monty de faire de sa fille unique une gravure de mode. Mais elle était assez grande pour se faire sa propre idée et faire ses propres choix. Il se demandait ce qu’étaient devenus tous les employés de la jeune Carver. Certains la suivaient depuis bien plus longtemps que lui, et s’étaient retrouvés au chômage. Quoi qu’il en soit, il n’avait jamais vraiment tissé de liens avec eux, alors il ne les inviterait pas à manger une pizza ou quoi que ce soit d’autre. S’il avait un instant cru que Dillon était venue pour lui demander un service, il s’était bel et bien trompé. La petite star de la Vista, étoile filante de Wimbledon n’était venue que pour le faire parler au sujet de son passé. Il n’appréciait pas cela. Il avait tiré un trait sur ce dernier le jour où son père avait décidé de lui tourner le dos et de ne pas lui tendre la main comme tout serviteur de Dieu le ferait. Il faisait un pasteur de pacotille. A partir de son entrée en prison, Zachary s’était promis de ne jamais chercher à avoir un quelconque contact avec lui. Trop d’encre avait coulé entre eux. Et Allen était né, ne se raccrochant plus à personne d’autre que lui-même pour éviter la déception.
Selon la petite blonde, le détective portait bel et bien le prénom de Jerry, et Zachary grimaça. Certes, il n’avait pas à juger mais il trouvait ce prénom ridicule. Même si au final, l’identité qu’il avait choisie était également critiquable sauf qu’il n’en avait rien à faire. « Attends c’est son vrai nom ? Dommage pour lui. » Il haussa les épaules. Comme envisagé, l’ex-joueuse de tennis l’attaqua à son tour sur sa propre identité. Il eut un léger rictus. Du Dillon tout craché. Jason était un prénom américain plus que commun. Son père n’aimait pas ce prénom et sa mère l’avait convaincu de la laisser choisir parce qu’elle ne voulait pas que son fils se démarque par un prénom mais par l’attitude. Douce Anna. Il n’en parlait jamais, et pourtant, elle était la seule personne qu’il ne voulait pas oublier et qu’il emporterait avec lui dans la tombe. « Ma mère aimait bien ce prénom. » Qu’il admit, posant un regard droit sur la jeune femme. Dillon le dévisageait, comme si elle cherchait à savoir s’il avait été honnête avec elle. Il l’avait toujours été. Tout ce qu’il avait fait, c’était de conserver un passé enterré pour lui, six pieds sous terre et ne pas le lui révéler. Y-avait-il faute dans ce comportement ? Il n’avait pas l’impression. L’animosité de son ex-protégée à l’égard de sa femme, n’avait pas faibli. C’était drôle car c’était mutuel. Devan s’était toujours sentie menacée par Carver, alors qu’il ne s’était jamais rien passé entre eux, bien qu’il ait toujours éprouvé de l’affection pour elle. Hochant la tête plusieurs fois, se pinçant les lèvres, il convint d’accéder à sa requête, sachant que ça ne changerait rien à l’ambiance à la maison puisqu’il y avait de l’eau dans le gaz. « Je lui dirais si ça te fait plaisir. Mais elle ne répondra rien même si elle sait que ça vient de toi. » Ca faisait un moment qu’elle et lui ne parlaient que si cela s’avérait nécessaire. Mais comme d’habitude, Zachary ne s’étendait pas. Et ça avait toujours été le cas. Mais peut-être qu’elle lui ferait la remarque aussi. Surprise qu’il aborde sa vie privée comme jamais il ne l’avait fait auparavant, elle mentionna le nom du gars qui partageait donc sa vie. La jeune femme chercha à se sortir de la conversation en faisant mine d’être intéressée par lui. C’était très habile, mais le trentenaire ne se laissait pas amadouer pour autant. « Tu me feras pas avaler ça, Dillon. » Par contre, il se saisit d’une bière. Cela trahissait une inquiétude pour elle ? Peut-être. Il la décapsula sur le coin de la table et se mit à boire. Elle cherchait à leur trouver des points communs, mais il considérait n’en avoir aucun. « C’est peut-être là la seule ressemblance. C’est ta poule aux œufs d’or pour ta future gloire c’est ça ? » Il était persuadé qu’elle jouait la comédie pour atteindre son nouvel objectif. Il la voyait mal s’amouracher d’un tel homme. « Il a l’air d’être connu ce gars. » Il devait surement avoir des enfants aussi, cela ne posait-il pas de problème à la demoiselle ? « Je ne vois pas de quoi tu parles. Il me semble avoir répondu à ta question. Toi par contre, tu ne réponds pas aux miennes. » Il ne noyait pas le poisson dans l’eau, le sujet avait été abordé et traité, il n’avait rien à ajouter de plus sur la question. Quant au prénom à utiliser, il soupira : « Zach c’est très bien. Je n’ai plus rien à voir avec les Morgan depuis longtemps. » Et il ne pouvait pas être plus honnête que cela.

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Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptySam 18 Jan - 21:15

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Il était évident qu’avec une ambassadrice de sa trempe, Bottega Veneta et tous ses représentants allaient finir par lui manger dans la main ; l’idée avait plu à Monty Carver ,coincé sur une chaise issue du commerce équitable à déguster un repas vegan dans une enseigne humblement nommée ‘’Sanskrit’’  tenue essentiellement par des hippies à l’hygiène corporelle approximative, au moment elle le lui avait annoncé,  il avait eu ce sourire qui creusait des ridules aux coins de ses yeux. Ce sourire là, c’était le même qu’elle avait aperçu lorsqu’elle avait été à deux doigts de remporter l’Orange Bowl. C’était de ces sourires qu’elle avait croisé sur le linoléum. La Vista lui manquait, parfois, lorsqu’un journaliste la questionnait sur ce à quoi avait ressemblé son enfance (une saynète bucolique, de longs cheveux blonds au vent, le mélange harmonieux de rires ; une explosion de couleur, dans un camaïeu de beige banal)...avant de poursuivre sur l’idylle qu’elle entretenait depuis plusieurs mois avec un homme qui avait l’âge d’être son père. La faute à Monty. A cette soirée auquel il avait été convié et son désir d’en faire sa cavalière, exhibant sa progéniture alors qu’il sortait  à peine d’une convalescence qui l’avait vu porter des protections et prendre un millier de cachetons.  Cela avait été une échauffourée. Surprise, Dillon, congrats on your winniiiing balancés à tout va , principalement par un Monty fier d’avoir gardé le secret ; ça n’était, après tout, que la énième fiesta organisée en son honneur, en compagnie d’invités triés sur le volet desquels elle ne connaissait pour la plupart pas les prénoms. Oh, elle se serait attendue à tout, après l’ostentation alcoolique anglo-saxonne, plus rien n’aurait pu la surprendre ; elle s’attendait probablement à être le témoin horrifié d’un concours de small talks consistant à se prévaloir auprès des autres, plutôt que de n’avoir d’yeux que pour ce quarantenaire très séduisant.  Courtesy ofchoisissez qui , à ce train, elle était seulement reconnaissante d’avoir croisé son chemin.  - T’essaye même pas de développer ? Tu sais pratiquement tout de moi, Zach – est-ce qu’elle se sentait incomprise par celui qui avait passé des mois à ses côtés ? La réponse exacte aurait été – oui, peut-être, j’en sais rien. Elle était saisie par la nonchalance démontrée et la verve employée envers Lachlan qu’il ne connaissait pas. Il ne savait rien de lui que ce qu’il avait dû entendre ici et là et ce qu’il avait pu lire à son sujet sur le net. Ne pouvait-il pas lui accorder le bénéfice du doute ? Comme elle l’avait fait avec lui, lorsqu’elle s’était lancée tête la première dans cette entreprise que même Monty avait qualifié de casse gueule : engager un coach de football américain en coach de tennis. C’était foutre un cuistot à la tête du pays ; peut-être qu’avec un cuistot à la tête du pays, elle aurait eu moins peur de vivre les demains. Ses lendemains, désormais, elle les imaginait avec son chirurgien et pas un autre. Il y avait eu des lendemains qu’elle s’était imaginée partager avec son entraînement, à se chamailler sur les courts. Mais, après le titre, elle avait eu besoin de renouveau. - J’te trouve prompt à juger et vachement culotté d’insinuer qu’il n’y ait que son fric qui puisse m’attirer chez lui. On a passé un an ensemble, Zach, j’espérais que tu m’connaisses mieux que ça – c’était un reproche, l’amertume et l’acidité qu’il thésaurisait dégorgeant en une vague corrosive – la blonde ressentit une remontée de déception. C’était la sensation d’un après midi pluvieux, d’un cornet de glace sur le macadam. Un gâchis de sang et de sueur ; elle était assise là, à lui faire face, comme s’ils se rencontraient pour la première fois, elle, hermétique à l’inquiétude que n’importe qui aurait pu apercevoir dans le ton employé, lui, hermétique au chagrin engendré par l’échec de ne pas avoir réussi à gagner sa pleine confiance. - Vous autres ne voyez pas ce qu'il peut posséder que je veuille tant, mis à part assez d'oseille pour acheter cette maudite ville. Pensez et dites ce qui vous chante. Il est parfait pour moi -elle avait du mal à savoir ce qui en faisait quelqu'un de "parfait pour elle". C'était de ces choses qui lui échappaient et qui ne faisaient sens que lorsqu'il se trouvait auprès d'elle, elle avait refusé de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait les premiers mois, de peur que tout s'effondre.
Elle se releva brusquement, ne tenant plus, se vit esquisser quelques pas vers la rambarde. - Ta femme est une garce antipathique et toi, toi tu es ce que tu es... et pourtant, je ne t'ai jamais demandé ce que tu pouvais bien lui trouver. Dillon était prête à encaisser bien des remarques mais, personne en ce bas monde n'avait le droit de s'attaquer à sa seconde moitié, ni Monty, ni le Saint Père sans qu'elle ne le défende bec et ongle. Lorsqu'elle se rendit compte de sa position, elle esquissa quelques pas en arrière et revint prendre place là où elle était assise plus tôt. - On ne va quand même pas me reprocher de prendre mes propres décisions ?  Peut-être que moi aussi j'ai envie de changer de nom. De me  réinventer exactement comme tu l'as fait, pour des raisons complètement différentes.- Dillon Reilly, était-ce trop présomptueux venant d'elle ? - En venant ici, je voulais simplement comprendre, mettre les compteurs à zéro. Dis, tu sais que tu restes malgré tout quelqu'un d'important pour moi ? Elle baissa les yeux sur sa canette de bière. 

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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms [r] thunderstorms [r] EmptyLun 20 Jan - 0:05

Il sentait de l’amertume dans la voix de l’ex-joueuse. Ce n’était pourtant pas voulu. Zach avait cherché à être on ne peut plus honnête, à lui fournir une réponse claire à la question qu’elle n’avait même pas réellement formulée. Sa véritable identité. Jason Morgan était mort il y a plus de treize ans, lorsqu’il était entré dans le pénitencier de Shirley pour en ressortir un homme complètement différent. Jason c’était le gendre parfait, le bellâtre de l’université. Comment avait-il pu connaitre un tel revirement de situation ? Nul ne l’expliquait. Mais Zach n’était pas Jason. Dillon ne parvenait pas à saisir que son entrée en prison avait tout changé pour lui, et que les questions sur le passé étaient inutiles car elles ne représentaient pas le même homme. Elle voulait qu’il développe. Avait-il un jour développé quoi que ce soit à son attention ? Ses remarques n’étaient que très rarement plus longues qu’une phrase. Qu’est-ce qui lui prenait soudainement ? La bimbo de la Vista n’avait pas toujours été honnête avec lui, comme quand elle avait fait une escapade avec un jeune homme au Canada après Acapulco, ou quand elle avait arrangé un ULM pour la Vista qui avait presque failli les tuer. Et elle avait gardé le silence sur une relation qui l’avait probablement influencée quant à son choix de carrière. Elle ne faisait que lui reprocher son propre comportement, ce qu’il ne manqua pas de lui faire remarquer, une fois de plus. « Ah bon ? Pourtant tu ne m’as rien dit sur ton amourette. » Il hausse les épaules. Ca ne le concerne en rien véritablement. Il n’est pas jaloux, et il serait content pour elle s’il n’avait pas la sensation qu’elle comblait un manque affectif de la part de son père avec cet homme plus âgé. Comme conscient qu’elle n’en démordrait pas tant qu’il ne donnerait pas suffisamment pour alimenter et satisfaire la curiosité dérangeante de la jeune femme, il lança une justification à cet abandon d’identité, le ton morne, comme s’il s’en foutait royalement, avant de croquer dans une carotte. « Je n’ai pas parlé à mon père depuis douze ans, il m’a tourné le dos le jour où on m’a passé les menottes. Alors je n’ai pas envie d’être associé à ce nom-là. » Ca n’avait rien de grandiose, mais peut-être qu’elle finirait par comprendre que la haine qu’il vouait à son père n’était pas saine et qu’il préférait l’enterrer plutôt que de la raviver. Dillon avait décidé de lui en vouloir, d’interpréter ses mots pour se sentir blessée et attaquée, alors qu’au fond, il ne faisait que poser des questions sur un comportement qui lui paraissait incompréhensible, tant encore une fois il trouvait qu’elle avait réagi avec émotion sans se poser pour réfléchir. Il soupire alors : « Moi aussi. Je saisis pas tes choix Dillon. Quand tu m’as engagé, tu me disais que ton rêve c’était d’être numéro une mondiale, d’être la meilleure, et après un titre tu te lances dans une carrière sur les réseaux sociaux ? Excuse-moi, mais je ne comprends pas. » Elle l’avait tiré d’un job morose pour lui proposer un challenge dans lequel il s’était engagé corps et âme parce qu’elle l’avait séduit avec sa passion, sa motivation, et puis en un instant ça avait disparu. « On dirait que tu cherches à te convaincre qu’il est parfait… Mais ce mec doit avoir l’âge de ton père ! » Il comprenait qu’elle puisse ne pas apprécier le jugement, l’inquiétude qu’il ne parvenait pas à formuler correctement, lui qui était d’ordinaire impassible. Il voulait juste qu’elle soit sûre de ce qu’elle faisait, qu’elle s’était posé les bonnes questions. « T’as pas peur qu’il t’utilise pour flatter son égo de quarantenaire, pour se dire qu’il peut encore plaire ? » Parce qu’admettons que les intentions de Carver soient bonnes, quid de celles de son amant ? Il ne voulait pas lui faire de la peine, mais le mal semblait déjà fait. Elle n’avait d’yeux que pour son petit-ami et s’en prenait à Devan qui était son sujet favori quand elle devait être mesquine. Ne tenant pas à la faire changer d’avis, il haussa les épaules : « Devan a traversé beaucoup de choses. Elle n’était pas comme ça avant. » Et puis leur mariage était quasiment mort, alors à quoi bon la défendre réellement ? Elle tempêtait, elle se servait de son changement d’identité pour tenter de faire valoir tout ce cirque et Zachary finit par se lever, haussant le ton avant de lever les bras comme pour lui faire comprendre qu’elle faisait fausse route. « Fuck, Dillon, tu crois que je te juge ? Merde je m’inquiète pour toi ! » Il se réinstalla, conscient qu’elle s’adoucissait à son tour. Ce qu’ils avaient partagé tous les deux avait été fort bien que court. « Il n’y a rien à comprendre. Tout ça ne change rien entre nous. » Parce que c’était du passé, et qu’il s’appelle Zachary, Jason ou Peter, il avait toujours été réglo avec elle et il lui avait donné son maximum.
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