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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptyJeu 16 Jan - 20:27

JOE + ZOYA
Rules are a great way to get ideas.
All you have to do is break them. (J. Foster)
@Joe Scott

Zoya avait les bras croisés sur son bureau et regardait résolument dehors. Dès l’instant où la prof d’anglais avait sorti la pile de copies de son sac, l’adolescente avait su que ses oreilles allaient chauffer. Autour d’elle, le brouhaha des élèves s’éleva tandis que l’enseignante distribuait les dissertations corrigées, commentant chaque note - une appréciation enjouée pour ceux qui avaient obtenu la haute distinction du A+ et descendant d’un cran à chaque fois qu’elle passait à la lettre suivante. Zoya trouvait vicieux de procéder ainsi: pourquoi ne pouvait-elle pas rendre les feuilles au hasard, sans s’être amusée à les ranger du meilleur score au plus médiocre. Zoya la détestait rien que pour ça parce que ça marquait d’autant plus le gouffre qu’il y avait entre son meilleur ami et elle, comme si elle n’avait pas suffisamment conscience d’être la ratée de la classe. Oliver était toujours cité le premier et avec les éloges, et elle, elle écoutait les noms être égrenés, les remarques être glissées plus ou moins fort. Ils étaient une vingtaine en classe et le temps semblait s’étirer jusqu’au sien. Elle ne se préoccupait même pas d’écouter ce qui se disait autour d’elle, elle fixait les arbres qui se dressaient dans la cour de récréation et elle décomptait les minutes jusqu’à ce qu’ils soient libérés de cet enfer.
Finalement, au bout de ce qui lui sembla une éternité, le silence se fit et elle attendit une poignées de secondes supplémentaires avant de tourner lentement la tête vers l’enseignante qui s’était arrêtée à hauteur de son bureau et l’observait d’un air contrarié.
- Et enfin, Mademoiselle Ryker, qui n’a visiblement pas compris l’intitulé de la dissertation, déclara-t-elle en tendant la copie à l’écriture brouillonne de Zoya, accompagnée de rires couverts.
La rouquine n’esquissa pas le moindre geste pour reprendre son texte et releva un regard de défi vers l’adulte.
- Veux-tu nous faire le plaisir de lire ta composition à haute voix? s’enquit cette dernière.
- Non.
Le mot tomba comme un couperet et Zoya récupéra son devoir d’un geste vif, avant de le plier sans le moindre soin et de le caler sous ses coudes qu’elle plaça à nouveau sur le bureau.
- Pourquoi n’as-tu pas suivi les consignes, Zoya? Qu’y avait-il de si complexe à rester dans le thème?
Zoya haussa les épaules d’un air buté, bien décidée à lui faire comprendre qu’elle ne répondrait pas. Elle aurait pu lui dire, pourtant, que ça ne l’avait pas inspirée, qu’elle avait trouvé le sujet barbant et qu’elle avait préféré s’atteler à une composition de son cru. Ce qui n’était visiblement pas du goût de la prof. Tant pis pour elle, songea la jeune Ryker. Si elle ne pouvait pas apprécier le fait qu’elle ait rendu un devoir pour une fois, qu’est-ce qu’elle y pouvait?
- Lis-la à haute voix, Zoya, insista-t-elle d’un ton autoritaire.
- Non, répliqua aussitôt l’adolescente, sourde aux murmures et aux moqueries.
Elle ne s’étonna pas de voir le carton jaune glisser sur la table - elle avait gagné le gros lot: 3 heures de colle pour insolence et devoir non remis - et quand la voix sifflante lui ordonna de sortir de classe, Zoya ne se fit pas prier, fourrant d’un geste brusque son devoir au fond de son sac avant de se lever (en faisant exprès de racler le sol avec les quatre pieds de la chaise) et de se faufiler entre les bureaux pour sortir (sans manquer de claquer la porte au passage).
Le couloir était désert et Zoya prit un couloir au hasard, grondant et grommelant entre ses dents, furieuse d’avoir une nouvelle note catastrophique: Inej allait adorer, elle n’avait tellement pas hâte de rentrer, tiens. Et il lui faudrait encore patienter vingt minutes avant que la sonnerie annonce la pause déjeuner. Ouvrant la paume, Zoya jeta un regard courroucé au carton jaune et entreprit de le déchirer en tous petits morceaux, affublant l’enseignante de tout un tas de noms d’oiseaux à chaque fois que le carton était partagé en deux.
- Tu vas voir où je te les mets, tes heures de colle, marmonna-t-elle au moment où elle passait à hauteur d’une poubelle dont la gueule béante accueillit les confettis.
Elle ronchonnait encore alors qu’elle reprenait sa marche, tournant au détour d’un couloir… pour se retrouver nez-à-nez avec le directeur de l’établissement.
- Et merde, ne put-elle s’empêcher de laisser échapper, se figeant sur place avant de s’arracher la bouche d’un sourire qui sonnait faux. B’jour M’sieur Scott, belle journée, n’est-ce pas?
Il allait forcément lui demander ce qu’elle faisait dans le couloir alors que tout le monde était en cours. Question inutile à partir du moment où il connaissait l’énergumène pour l’avoir déjà accueillie à plusieurs reprises dans son noble bureau.
Zoya Ryker était arrivé presque pile poil deux ans plus tôt mais c’était comme si elle avait toujours fait partie du décor ou, comme diraient certains, comme si elle avait toujours hanté ces lieux. Hanté étant le mot clé, dans ce cas-ci.

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Joe Scott

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Message· · Sujet: Re: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptyVen 17 Jan - 14:05

« Donc ça ressemblerait un peu à cela Monsieur le Directeur » termina l'élève de dernière année. Joe retenait l'une de ses jambes sur le genoux de l'autre, d'une main ferme. Son costume bleu était élégant, ses chaussures vernies. Il arborait toujours un look totalement impeccable au lycée, c'était quelque chose qui lui tenait véritablement à cœur, parce que ça correspondait à l'image qu'il souhaitait transmettre. Un homme intègre, propre, à qui l'on peut faire confiance, et qui aspire à de grandes responsabilités et donc, autorités. Son regard naturellement dur, parcourait le banc d'élèves qui se tenait face à lui. Ils étaient réuni en arc de cercle, debout, tout autour d'un tableau blanc sur roulette, où des indications avaient été marquées au feutre tout au long de l'exposé. Le groupe d'étudiants qui se tenait devant lui était composé de lycéens finissants, qui avait eu un rendez-vous avec leur directeur d'établissement pour leur exposer leur projet de fin d'année, concernant le bal. Ils s'étaient réuni en groupe d'organisation, avait commencé à réfléchir à un thème, à un budget, à une organisation, à la décoration et aux festivités. Ils avaient donc présenté leur projet au directeur, afin qu'il puisse valider leur idée, ou non. Cette année, les élèves avaient eu une idée plutôt brillante pour Joe, plutôt que de choisir un thème qu'il avait vu, revu et encore revu sous tous les angles durant sa carrière de professeur, puis de directeur, ils avaient selon lui, innovés. Là, les enfants de son lycée (car à ses yeux, ils étaient des enfants) avaient d'abord choisi pour thème, les séries télé (netflix). Mais Joe avait demandé à ses élèves de peut-être trouver une série, qu'il serait plus facile de représenter en univers complet et immersif, pour leur soirée. Après quelques jours de réflexion, les lycéens s'étaient donc arrêtés sur deux idées de séries pour leur soirée. Il laissait désormais le choix final à leur Directeur, ne pouvant pas eux même parvenir à faire un choix. Cette idée plaisait beaucoup à Joe, car en général, il était simplement sollicité pour faire le chèque et c'était tout. Donc désormais, il avait connaissance des deux séries parmi lesquelles se trouverait forcément celle qui allait devenir le thème de la soirée. « Alors déjà merci pour votre exposé, c'était très clair » commença t-il enfin. Effectivement, ils s'étaient donné du mal pour fournir des images, des premières estimations budgétaires et aussi, une liste d'activités qui permettraient d'augmenter le budget de l'école pour fournir plus de choses le jour J. Ils étaient brillants et ça faisait plaisir à voir. « Je vais prendre le temps de la réflexion pour le thème, vous me laissez jusqu'à la fin de semaine ? » demanda t-il un léger sourire aux lèvres. Les élèves acceptèrent, bien évidemment. « Pour le budget, on va passer par le même service que d'ordinaire, donc ça, je m'en occuperai mais comme vous me l'avez fait remarqué, si vous voulez mettre le paquet, il va falloir que vous trouviez vous-même les fonds » commença t-il alors. Il se gratta le bord du nez et compléta « l'idée du car-wash et de la vente à domicile sont pas mal » dit-il en se levant de sa chaise, replaçant le bouton de sa veste pour la fermer. « Je vous enverrai un mail pour vous donner ma réponse dans les prochains jours, en attendant, commencez à organiser les événements pour récolter des fonds, et si vous avez besoin de mon aide, n'hésitez pas, je reste à votre disposition » il observa l'un de ses élèves, parfaitement habitué à venir dans son bureau pour y être collé « certain plus que d'autres savent où se trouve mon bureau » plaisanta t-il alors. « Sur-ce, je dois vous laisser, merci à vous et bonne journée » lança t-il en recevant les salutations de ses élèves. Joe quitta la pièce, ravi de toutes les idées que ce groupe avait su mettre en lumière de façon très détaillée et organisée. Il se retrouva vite à descendre un escalier, puis à déambuler dans les couloirs vides. Il regarda sa montre, ça allait bientôt sonner l'heure du déjeuner. D'ici quelques minutes, les couloirs allaient se remplir d'un coup, le brouhaha des élèves allait être audible de l'extérieur, et les étudiants allaient tous s'agglutiner à la cantine pour déjeuner. Il pressa le pas si bien qu'au détour d'un couloir, il cru presque entrer dans l'une de ses élèves. Elle jura, il fronça les sourcils. Il la reconnaissait, il la connaissait bien celle-là. La jeune Ryker était une habituée des heures de colle, des professeurs mécontents, des mots dans le carnet et des entretiens à la chaîne. « Mademoiselle Ryker » la salua t-il, comprenant très bien que si la gamine était présentement dans un couloir, c'était qu'il y avait encore eu un souci avec l'un de ses professeurs. Elle essaya de lui détourner l'attention, il se râcla la gorge et répondit « effectivement, est-ce que je peux savoir pourquoi vous n'êtes pas en cours Mademoiselle Zoya ? » Sa voix était calme, mais on voyait clairement qu'il était habitué donc, légèrement las. Il ouvrit son bras pour ouvrir la voie en direction du chemin que la jeune fille avait emprunté avant de tomber sur lui. « Je vous en prie, vous connaissez le chemin de mon bureau » lança t-il alors en l'invitant à faire le chemin avec lui.
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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: Re: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptySam 25 Jan - 17:57

Les raisons qui avaient mené Zoya à visiter le bureau du directeur étaient nombreuses et diverses (retards répétés, détérioration du matériel scolaire quand elle avait eu le malheur de jouer à OXO avec un marqueur indélébile sur un banc, journées manquées où elle avait prétendu être malade mais que quelqu’un l’avait vue traîner au cinéma, récolte d’heures de colle pour avoir perturber l’ambiance de la classe, les exemples ne manquaient guère). Le plus ennuyeux, selon l’adolescente, c’était qu’elle devait non seulement feindre de prêter attention aux sermons des responsables de l’école mais elle devait en plus se disputer avec Inej ensuite, puisque les frasques de sa cadette ne lui étaient jamais épargnées. Zoya se demandait parfois si les adultes ne prenaient pas un malin plaisir à lui créer des soucis supplémentaires, comme si l’école ne représentait pas un fardeau suffisant.
Alors oui, elle était bien consciente que si elle avait fait preuve d’un peu plus de patience, si elle s’était assagie, elle se serait épargné bien des ennuis mais Zoya était incapable de réfléchir avant d’agir (ou parler). Elle n’envisageait pas les conséquences, elle n’essayait pas d’aplanir les choses, elle préférait encore les subir plutôt que de se museler. Elle était sûre, en plus, qu’Inej devait la comprendre, mais que son statut la forçait à jouer les adultes responsables. Les bêtises de Zoya étaient sans doute encore plus nombreuses hors des murs de l’école mais il n’y avait personne (ou rarement en tout cas) pour intervenir. Alors qu’entre les murs de Windmont Bay Campus… les yeux étaient partout, les tentations de désobéir étaient nombreuses et il y avait toujours quelqu’un pour rapporter ou lui créer des problèmes. Aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle.
Lorsque le directeur l’appela par son nom, Zoya émit une petite grimace qu’elle tâcha de dissimuler derrière son sourire faussé. C’était soit ça, soit un Zoya qui pouvait être traduit de bien des manières (rarement d’une façon qui lui soit avantageuse, cependant). Son prénom pouvait prendre des accents variés: on pouvait y entendre l’écho d’une colère mal contenue, d’une lassitude qui trahissait que ce n’était pas la première qu’il y avait un rappel à l’ordre, de la frustration de ne pas arriver à dompter la sauvageonne. Zoya se disait qu’on pouvait sans doute compter sur les doigts d’une main les fois où ces quatre lettres avaient pu être énoncées avec encouragement ou fierté - pourtant, la demoiselle en était certaine, s’il n’y avait eu cette instruction de thème pour la dissertation, la prof aurait certainement aimé son devoir. Mais voilà, les règles étaient les règles et bla bla blaaa. Elle n’allait sûrement pas échapper à un sermon du genre de la part du directeur et elle soupira. Si elle s’était cachée dans les toilettes jusqu’à ce que la sonnerie annonce la pause, elle aurait sûrement échappé au tête-à-tête qui l’attendait. Et maintenant, elle ne pouvait plus s’y soustraire: Monsieur Scott l’avait bien identifiée, inutile de compter sur une cécité soudaine, et toute fuite ne ferait que repousser l’échéance. Or, si Zoya était l’as des bêtises, elle n’était pas lâche pour autant et elle affrontait les conséquences de ses actes, quelles que soient celles-ci.
- Je… ne me sentais pas bien du tout, improvisa l’adolescente en portant le poing à ses lèvres, feignant une brusque toux. Oh la la, j’ai mal à la gorge…
Mais son jeu d’actrice n’était pas très soigné (ou bien savait-elle d’avance qu’elle ne duperait pas l’homme qui n’était pas né de la dernière pluie et qui, surtout, vivait au quotidien avec des adolescents et leurs travers?) car son interlocuteur étendit le bras pour l’inviter à se diriger vers son antre. Zoya lui jeta un regard blasé puis soupira ostensiblement, obéissant toutefois au geste en prenant la tête de la procession, d’une démarche qui démontrait clairement son manque d’enthousiasme.
Zoya se retrouva dans le bureau du directeur et en franchissant le seuil, elle se demanda s’il tenait un compte du nombre de ses venues. A combien pouvait-elle en être, à ce stade? Vingt-cinq fois? Trente? Plus? Détenait-elle le record? Zoya Ryker, habituée du bureau du directeur, pourrait-on certainement lire en légende sous sa photo, lorsque le year book paraîtrait. Elle alla s’asseoir avec un naturel presque comique sur la chaise qui faisait face au grand fauteuil (“le trône”) du directeur, se vautrant contre le dossier en croisant les bras sur sa poitrine. Elle espérait sincèrement qu’il n’allait pas la retenir trop longtemps, s’il lui faisait perdre le temps précieux de la pause déjeuner, elle allait faire un malheur. Tandis que l’homme à la stature imposante apparaissait en périphérie de son champ de vision, elle demanda d’un air désinvolte:
- Pourquoi vous êtes toujours sapé comme si vous alliez à un mariage?
Question sans réel intérêt mais qui la turlupinait tout de même; ils étaient à l’école, après tout. La plupart des élèves s’habillaient à la dernière mode - pas Zoya Ryker, évidemment, qui n’en avait strictement rien à faire de la mode - et lui, il portait toujours des vêtements comme s’il était quelque homme important - politique ou dirigeant d’entreprise, le genre qui n’intéressait pas le moins du monde l’aspirante Indiana Jones.

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Joe Scott

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Message· · Sujet: Re: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptyLun 27 Jan - 12:22

Joe aurait pu rire, si sa fonction ne lui ordonnait pas de prendre un ton grave et sérieux. Cette gamine, malgré qu'elle lui cause du travail supplémentaire et ce que certain pourraient appeler « du temps perdu », le faisait rire. « Voulez-vous que je vous présente au président du club de théâtre ? » avait-il répondu face à son imitation d'une soi-disant maladie imaginaire. Il se retenu de rire, l'invita à prendre le chemin de son bureau où la gosse prit ses aises assez facilement. Lui, il referma la porte après avoir échangé un sourire amusé avec sa secrétaire. Il traversa son bureau. Son fauteuil en cuir faisait face à une table sombre où étaient déposés dessus ordinateur, portable, crayons et dossiers en tous genre. Il y avait une seule et unique photo, de sa femme (qui était l'une des prof d'histoire du lycée) et de ses enfants (scolarisés ici). Autour de lui, le long des murs, des petites étagères qui s'arrêtaient à la moitié du mur. Des dossiers par centaines, des registres, des portes fermées à clefs, des fleurs et un vieux tourne-disque avec des vinyles. C'était son petit plaisir à lui, voilà. Il déboutonna sa veste de costume, l'ouvrant légèrement, alors qu'il s'installait à son fauteuil en soupirant. Il regarda la gamine et alors qu'il allait lui parler de son attitude récurrente, elle engagea la conversation sur autre chose. Sur la façon dont son directeur était habillé. Il l'observait avec un regard dur, pas forcément en train d'apprécier la familiarité qu'elle prenait avec lui. Mais finalement, n'était-ce pas une bonne façon d'amener certains sujets parfaits pour être abordés ici et maintenant ? « Seriez-vous en train d'émettre un jugement, Mademoiselle Ryker ? » demanda t-il pour commencer. Il marqua une pause, ne faiblissant pas son regard sur elle, pour commencer. Puis, il retira sa veste, pour se retrouver en pantalon de costume ainsi qu'en chemise blanche. Sa chemise était fermée du haut, jusque dans son pantalon, et une longue cravate bleue la séparait en deux visuellement. « Je porte un costume, mais ça pourrait être également vu comme un uniforme de travail, qu'en pensez-vous ? » après tout, les uniformes scolaires n'ont pas été retirés des établissements il y avait si longtemps que ça. « Je suis de ceux qui pensent que le savoir, l'éducation et la transmission méritent du respect, de l'investissement et de la rigueur » commença t-il enfin. Son corps se bascula contre le dossier de son fauteuil, l'une de ses mains vint caresser sa barbe impeccable, tandis que sa cheville vint se poser contre son genoux dans une attitude presque décontractée à son tour. « Je suis ici une figure d'autorité, pensez-vous que l'on respecte davantage les gens portant un uniforme ? » et c'était une question au sens large. On respecte un homme d'église, un policier, un médecin parce que ces personnes là portent un uniforme qui les place à un rang spécifique. Ils sont en dehors du lot. Pourtant, l'uniforme ne fait pas tout. Joe Scott n'était pas tous les jours, ni par tout le monde, un homme respecté au sein de son établissement. Mais il était de ceux qui pensait que quelque part, il évitait le pire. Habillé ainsi, il était un symbole d'autorité, de respect, d'élégance et de sûreté. Parce que quoi qu'on en dise, l'apparence faisait tout. « Dans la rue, un voleur SDF et un policier décoré vous disent deux choses contraires, vers quelle personne allez-vous naturellement plus porter votre confiance ? » demanda t-il alors. « Aussi triste que cela puisse être, nous vivons à l'ère où l'apparence règne en maître, après tout, vous les jeunes, c'est d'ailleurs votre grand plaisir de vous mettre en scène sur internet comme si votre vie entière était une pièce de théâtre » lança t-il en arquant un sourcil. Cette génération n'avait rien à voir avec la sienne et pourtant, il était lié à cette génération et s'efforçait de la comprendre. « Si je venais travailler en jogging, ce serait pour moi, un vrai manque de respect pour vous » et là-dessus, il était aussi très clair. Joe replaça sa jambe là où elle devait être, le pied au sol. Il approcha son fauteuil de son bureau, posant ses coudes sur son bureau. Là, il commença à ouvrir sa chemise au niveau de ses poignets, retroussant alors le tissu blanc jusqu'à ses coudes. Sur sa peau, il dévoila ses nombreux tatouages. Joe s'efforçait de les camoufler au lycée (sauf durant les événements sportifs) sous des chemises et des vestes longues. Il ne les montrait que rarement. Pourtant, il les adorait ses tatouages et il n'en avait pas honte. Une fois ses manches retroussées, il regarda la jeune femme et lança « les apparences sont trompeuses Mademoiselle Ryker, il faut toujours voir plus loin qu'un costume, qu'une attitude et qu'une apparence » Il marqua une pause, retournant au fond de son fauteuil. Sa main vint maintenir à nouveau sa cheville au niveau de son genoux, tandis que son autre coude était posé sur son accoudoir. « Alors dîtes-moi, qu'est-ce qui se cache sous votre uniforme à vous ? » demanda t-il en levant son nez pour la désigner elle.
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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: Re: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptySam 8 Fév - 10:14

Les reproches qu’on lui faisait n’étaient pas rares. Pas des regrets, des reproches. Dans son bulletin, on voyait rarement une note qui encourageait ses facultés, on ne lui prédisait pas une belle réussite si elle s’y mettait sérieusement. Sans doute parce qu’elle ne se contentait pas d’afficher un éternel je-m’en-foutisme pour tout ce qui avait un lien direct avec l’éducation ou l’école en général; sûrement parce qu’elle démontrait une effronterie sans fin qui avait le don d’agacer ceux qui étaient censés représenter l’autorité. Elle lassait, irritait, énervait, rendait même dingue son professeur d’espagnol quand elle s’évertuait à baragouiner n’importe quelle langue sauf celle attendue. Elle n’y pouvait rien: elle considérait ces heures comme une peine de prison, un temps infini perdu à apprendre des choses qui ne l’intéressaient pas ou qui ne lui apporteraient rien, elle en était convaincue. Mais voilà, elle ne pouvait y échapper, et plutôt que de subir sa peine en silence, en attendant que les mois passent et que vienne la délivrance, elle créait un tumulte, récoltait une collection impressionnante d’heures de détention (s’il existait un badge, elle aurait le premier prix en la matière) et passait son temps à essayer d’éviter que ses malheureux exploits parviennent aux oreilles d’Inej - ce qui était le plus souvent un échec supplémentaire à ajouter à la liste déjà bien longue. Elle aurait pu prendre exemple sur le sérieux avec lequel Oliver considérait l’école mais elle n’avait pas les neurones nécessaires et puis c’était ça qui était drôle avec leur amitié: personne n’aurait pu prédire qu’ils deviendraient meilleurs amis. La tête d’ampoule et la sauvageonne, sans doute les candidats les moins susceptibles de porter une couronne de Prom King et Prom Queen, mais pour ce qu’elle en avait à faire, de ces histoires de réputation et de popularité, pfff!
Ce ne fut donc pas surprenant que l’adolescente froisse le nez à l’évocation du club de théâtre, affichant sans honte le dégoût que lui inspirait l’activité (et toute activité extrascolaire, en vérité, comme elle ne planifiait pas de postuler pour une université, elle n’avait pas besoin d’étoffer son curriculum vitae en rejoignant un groupe ou un club). Zoya n’avait pas manqué l’ironie de la suggestion et ne prit donc même pas la peine d’articuler une réponse, se bornant plutôt à un haussement d’épaules qui trahissait toute son indifférence avant de prendre la direction du bureau.
La demoiselle observa les gestes du proviseur d’un air neutre, même si elle restait sur le qui-vive. Ce n’était pas rien du tout d’être convoqué dans cette pièce, après tout, même la rebelle qu’elle était en avait conscience. Elle ne chercherait toutefois pas à jouer les enfants dociles, sachant que le masque était depuis longtemps tombé et que l’adulte ne serait pas le moins du monde berné. Sans doute émettrait-il même encore une remarque de son cru et la jeune Ryker préféra en offrir une bien à elle, juste pour le narguer.
- Je fais que constater, répliqua-t-elle, avec un bref haussement d’épaules qui semblait dire faut pas prendre la mouche, c’est bon.
Zoya croisa furtivement son regard puis dévia vers le décor qui les cernait, comme si elle le découvrait pour la première fois. Elle hocha vaguement la tête à sa question, comme si elle convenait de la véracité de ses mots. Elle ne voyait pas pourquoi il ne pouvait pas porter un pantalon normal, avec un pull normal, ça lui irait sûrement tout aussi bien, mais elle se garderait évidemment d’émettre une telle réflexion. Au fond, elle s’en fichait de la façon dont il était vêtu, il restait la figure autoritaire (et donc ennuyeuse) de l’école, elle ne tenait pas à le côtoyer plus que nécessaire. Elle fit mine de ne pas avoir entendu la suite, même si tout ce que la remarque lui inspirait était rouler des billes. Education, transmission, investissement, rigueur,... Boring.
Les yeux clairs revinrent au directeur et elle haussa les sourcils, se demandant s’il attendait véritablement une réponse ou si question était rhétorique. Il lui posait la question? A elle? Qui ne respectait pas grand-chose et encore moins un uniforme? Elle préféra opter pour le silence, elle n’avait pas envie de se lancer dans un débat à ce propos. Mais visiblement, le directeur n’était pas du même avis. Elle aurait pu lui parler de l’infirmier sadique qui l’avait malmenée un jour où elle s’était retrouvée aux urgences pour une vilaine blessure à la jambe. L’uniforme blanc qui aurait dû la rassurer n’avait été qu’un déguisement et l’homme avait pris un malin plaisir à la faire souffrir inutilement (d’accord, elle n’avait pas été tendre avec lui mais quand même, elle avait quatorze ans et il était un adulte, était-il logique qu’il s’en prenne à elle comme ça? il n’y avait qu’un fou furieux pour prendre plaisir à propager la douleur). Elle n’évoqua pas ce souvenir désagréable, toutefois; elle n’en avait jamais parlé à quiconque, même pas Inej, alors ce n’était sûrement pas pour en faire un argument lors d’une conversation avec Monsieur Scott.
- Qu’est-ce que le SDF a volé? demanda Zoya. Peut-être qu’il s’agissait d’une question de vie ou de mort.
Pourquoi s’imaginait-il qu’elle allait forcément se tourner vers l’homme en uniforme? La prenait-il vraiment pour un petit mouton qui n’essaie pas de voir l’image globale? Comme s’il n’existait pas d’hommes véreux dans la police.
- Vous ne devriez pas nous mettre tous dans le même sac, répliqua Zoya en se redressant sur le fauteuil, amusée par la tournure que prenait la discussion et surtout les occasions qu’il lui donnait de le contredire. Je ne me mets jamais en scène sur Internet, je ne vois pas l’intérêt d’exposer les moindres aspects de son existence sur les réseaux sociaux.
Et elle ne mentait même pas: elle n’était sur aucun réseau sociaux, même pas Mazebird. Zoya vivait sa vie en électron libre et se fichait de ce qui était à la mode, de ce que les autres faisaient et il n’était donc pas surprenant qu’elle accorde si peu d’importance à l’autorité, qu’elle porte un costume élégant ou non.
- Vous faites comme vous le sentez, je disais juste ça comme ça, moi.
Elle s’adressait toujours à lui avec cette désinvolture caractéristique mais lorsqu’il entreprit de remonter ses manches pour dévoiler ce qu’elles cachaient - une peau particulièrement tatouée - Zoya l’observa avec attention, tout en s’efforçant de rester indifférente.
- Et qu’est-ce que je suis censée voir, au juste? ne put-elle s’empêcher de demander avec effronterie. Que vous êtes plus cool que vous en avez l’air?
Bon, d’accord, la révélation lui donnait en effet un air plus cool, elle se demandait si ses élèvres n’auraient pas adoré avoir un directeur tatoué de tous côtés, un genre de figure à admirer sans se cacher, mais visiblement, Monsieur Scott préférait l’image austère.
- Moi? Je ne cache rien. Je suis comme je suis.
Si elle se targuait bien d’une chose, c’était ça: elle ne jouait pas pour s’intégrer (raison pour laquelle elle avait si peu d’amis), ne suivait pas les codes de la société et passait pour la sauvageonne de service. Mais tout ça, il devait le savoir depuis le temps, non?

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Joe Scott

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Message· · Sujet: Re: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptyJeu 13 Fév - 12:07

La gamine n'avait pas l'air de comprendre où Joe voulait en venir. Elle semblait être à mille lieux de l'image qu'il voulait faire naître en elle, de la métaphore, du coup forcément, le message subliminal ne passait pas. Il l'observa sans rien dire, puis fini par soupirer discrètement tout en reposant son pied terre et en s'approchant suffisamment de son bureau pour y poser ses coudes. Il l'écouta parler, et carrément se montrer familière avec lui. Il avait essayé cette approche d'égal à égal mais ça ne fonctionnait pas apparemment. Du coup, il allait reprendre sa place de directeur d'établissement. « Faîtes attention à la façon dont vous avez de vous adressez à moi Mademoiselle, on n'a pas gardé les cochons ensemble » répondit-il fermement. Il soupira, cette fois sans s'en cacher et reposant à nouveau son dos sur le dossier de son fauteuil, il fini par demander « alors dîtes-moi ce que vous faisiez dans les couloirs avant la fin de votre cours ». Et là, il ne s'agissait pas d'une question, mais bien un ordre à cette lycéenne de lui dire la vérité (si elle désirait le faire). Après tout, ils étaient là pour ça, non ? Durant le temps qu'elle mis à répondre, il retourna les manches de sa chemise jusqu'à son poignet pour les reboutonner, cachant à nouveau ses tatouages de la vue de tous. La sonnerie se fit entendre, indiquant l'heure du déjeuner. Un brouhaha se fit entendre, signalant que les élèves sortaient de leurs classes pour rejoindre les couloirs menant à la cafétéria, à la cour extérieure ou bien même carrément à la sortie. Finalement, on toqua à la porte. Joe leva le nez « oui ? » avant que la porte ne s'ouvre sur la secrétaire de son bureau. « Excusez-moi Monsieur Scott, je vais déjeuner, je voulais vous prévenir » « très bien, bon appétit » dit-il en souriant à sa collègue. La porte se referma sur Joe et la gamine. Cette gosse avait l'air sûre d'elle, une assurance peu commune pour une adolescente de son âge. Cependant, cette génération avait le don de mélanger l'assurance avec l'arrogance. Zoya était d'une arrogance sans bornes. Le genre qui sortait par les trous de nez au directeur. Mais il devait composer avec les attitudes, les classes sociales et les caractères de chacun, ça faisait partie de son travail. Finalement, il fini par poser sa main sur la souris d'ordinateur posée sur son bureau, allumant alors l'écran face à lui. Il tapa quelque chose sur son clavier avant d'arquer ses sourcils. « Je peux voir que vos résultats sont franchement... en dessous de la moyenne acceptable... » il fit rouler la molette, apercevant alors les avis des professeurs au sujet de l'enfant assise en face de lui. Il reporta alors son œil sur la petite rousse et fini par lui demander « que pensez-vous de l'école Mademoiselle Zoya ? » après tout, il y avait beaucoup d'enfant qui ne se retrouvait pas dans le système d'éducation ici. Avait-elle regardé si une autre filière, un autre établissement, une autre voie d'apprentissage lui serait favorable ? Est-ce que seulement elle avait envie de s'y intéresser ou bien s'en battait-elle complètement les reins ? Peut-être qu'elle attendait d'avoir 16 ans pour quitter le système éducatif, en faveur d'un tout autre projet ? Il attendit sa réponse et fini par lui demander « vous avez des projets dans l'avenir ? »
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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: Re: rules are a great way to get ideas rules are a great way to get ideas EmptyHier à 10:47

Le vent tourna, Zoya put le sentir clairement, même si elle ne sut pas laquelle de ses réflexions fut celle de trop, celle qui provoqua suffisamment le directeur pour qu’il reprenne ses distances et la sermonne. Cela n’empêcha pas l’adolescente de garder son sourire nonchalant (avec une pointe de victoire), tandis qu’elle croisait les doigts sur son ventre, calée contre le dossier, à observer son interlocuteur. Elle se demanda ce qui l’avait poussé à choisir ce métier, à prendre la tête d’une école. A coup sûr, il aurait pu choisir n’importe quelle voie, plutôt que de s’embarrasser de petits trolls comme elle, à essayer de les redresser (tentative vaine, dans le cas de la jeune Ryker, comme il devait visiblement s’en rendre compte). Zoya n’avait pourtant pas l’impression de lui manquer de respect, elle le taquinait parce qu’elle ne prenait rien au sérieux et non parce qu’elle ne lui reconnaissait aucune autorité. Mais vraiment, à quoi bon s’embarrasser de tels discours quand elle savait qu’elle n’irait jamais au bout de sa scolarité (et qu’il devait s’en douter aussi)? Zoya était cependant assez futée pour ne pas en rajouter une couche, ne tenant pas particulièrement à passer ses soirées ou le samedi matin sur le campus et l’ironie ne lui échappa pas (elle, qui détestait l’école, forcée d’y passer plus d’heures que les autres parce qu’elle ne se tenait pas correctement; elle aurait dû veiller à ne pas faire de vagues, pour échapper à ces heures perdues mais c’était plus fort qu’elle, elle n’y pouvait rien si elle n’était pas faite pour les études).
L’expression du directeur la fit sourire mais elle n’émit aucun commentaire, se bornant à opiner de la tête, l’air de dire oui, chef. bien, chef! ce qui pouvait tout aussi bien passer pour une autre forme de provocation. Encore un peu et Zoya aurait porté les doigts à sa tempe pour dégainer un salut militaire cynique. Mais ses doigts restèrent résolument croisés et elle se contenta d’attendre la suite du sermon, qui n’allait pas tarder, sans grande surprise. Il aurait tout de même pu s’éviter ce désagrément, songea distraitement Zoya. Au lieu de quoi, ils étaient forcés de s’observer en chiens de faïence, sachant que d’une manière ou d’une autre, ça ne se terminerait pas bien pour elle.
A sa nouvelle interrogation, Zoya inspira longuement et lâcha une brève expiration de dépit.
- Madame Clairmont n’a pas aimé le devoir que je lui ai rendu. Je n’ai pas suivi la consigne. Apparemment, l’effort que j’ai fait n’était pas suffisant, même si j’ai rendu quelque chose, pour une fois, lui apprit l’adolescente avec un haussement d’épaules faussement résigné, comme si le monde en avait constamment après elle, sans qu’elle sache pourquoi. Elle voulait que je le lise devant tout le monde et j’ai refusé. C’est une forme d’humiliation et donc de harcèlement. C’est elle qui devrait être sermonnée.
La défense était médiocre mais Zoya s’en fichait. Elle n’escomptait pas convaincre l’homme qui s’était sûrement déjà fait un portrait très détaillé d’elle. Pourquoi se fatiguer, alors? La sonnerie indiqua la fin des cours et Zoya put percevoir le brouhaha qui en résulta. Elle darda ses yeux clairs sur le directeur, attendant qu’il la congédie d’un soupir las, conscient qu’elle était un cas désespéré qu’il n’arriverait pas à sauver de la déchéance. On frappa à la porte et Zoya se tourna sur son siège pour découvrir l’intruse qui annonçait partir déjeuner. Elle suivit l’échange avec la désagréable impression qu’elle ne serait pas libérée de sitôt et quand la porte se referma, la rouquine reporta son attention sur son interlocuteur. Qu’attendait-il, au juste? (La question resta évidemment muette, tandis qu’elle l’observait se concentrer sur son écran).
Quand le directeur entreprit de lui rappeler que ses notes étaient lamentables, Zoya réprima l’envie de gonfler les joues et de rouler des billes et s’efforça de rester immobile sur sa chaise, attendant le verdict et la sentence. Quelle que soit celle-ci, Zoya la prendrait, elle avait l’habitude.
- C’est une question piège? demanda-t-elle, armée de sa franchise coutumière. Je n’aime pas ça. Tout le monde le sait.
Elle ne comptait pas se lancer dans un débat sur les aspects positifs et négatifs de l’enseignement. C’était d’un ennui mortel infernal, encore plus que le sujet du devoir de Madame Clairmont.
- Oui, j’ai des projets, monsieur le directeur. Mais sans vouloir vous manquer de respect, je ne tiens pas à en discuter avec vous. J’irai chez le conseiller d’orientation si j’ai besoin d’en parler.
Aïe! Elle s’enfonçait sans doute encore davantage mais elle n’avait aucune envie d’offrir ses rêves en pâture au directeur du campus.
- Est-ce que je peux y aller, maintenant?
Elle doutait pouvoir s’échapper sans un chapelet d’heures de colle ou un rappel à l’ordre dans son dossier mais tant pis. Ce ne serait pas la première fois.
Ni la dernière, sans doute.

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