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Have Trask

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Message· · Sujet: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyJeu 23 Jan - 21:25

it’s never too late to be what you might have been
@riley campbell
- C’est un véritable merdier qu’tu me décris là, Lou. Mais, qu’est-ce que j’t’ai déjà dit ? M’appelle pas quand j’suis au volant. C’était de ces principes à la con auxquels il accordait une importance constitutive : inexplicable ni par la science, ni par la religion. Inscrits jusqu’aux  pans indélébiles de son organisme pour adjurer un sursaut au moindre événement évocateur.
Le soleil tapait sur le pare-brise, impétueux depuis ses cieux azuréens, à cet instant là son Aston Martin dévalait une pente depuis vingt bonnes minutes  et rendait son trajet – avec le fort risque de verglas lié à la récente dégringolade des températures – que plus ennuyeux (l’obligeant à frôler des vitesses rarement atteintes jusque là, décélérant à chaque clignotement suspect en provenance du tableau de bord – des gadgets dont il ne captait pratiquement pas l’utilité et dont il ne savait pas du tout se servir, une gageure).
Leonard avait le clavier  facile ; un frôlement infime  suffisait à ce que le mode ‘rappel’ soit actionné, obligeant Have à envisager le « mute » comme solution à ses problèmes, non que l’absence de captation ait changé grand-chose. Puisque Leonard, enfin, on l’appelait bien plus souvent Lou, pour le côté jazzman juif débarqué du fin fond d’un New York – snob, affecté, sectaire jusqu’à la dendrite – cumulait les jobs dérisoires, les procès verbaux et les infections sexuellement transmissibles chopées à fréquenter les réunions de penseurs beatniks brooklyniennes. Un bavard, un mec sale, une vermine – un informateur comme un autre ou comme on les surnommait dans le milieu PR : des mégaphones. Lou maîtrisait le ‘rumor has it’ tandis que Trask  ,redneck romeo, la castagne à mains nues ; improvisée. Il détestait la technologie, il préférait la trivialité de boulons, de clés à molette – de ce qu’il était capable d’empoigner et d’apprécier, de sous peser. C’était un gars qui avait vu ses nerfs domptés par ses années consacrées à l’US Navy.
Son temps, ses années, il les consacrait désormais aux starlettes – aux petites croûtes croisées sur les walks of fame, les coureuses de red carpets, les futures nothing qui déambulaient et qui se vantaient pratiquement tous de savoir faire de l’acting, pousser la chansonnette ou qui grâce à la dextérité d’individus lambda avaient suffisamment de thunes pour se dire « chanceux d’être né.e.s beaux, belles »  - GOD BLESS. Comme cette tenniswoman et son vioc chirurgien plastique ; des futures problèmes PR à résoudre, pour un expert en litige. - Shit, bro. J’viens d’voir Selena Gomez s’acheter un fix. Have n’en avait rien à foutre, Gomez, c’était la concurrence ; et bien qu’il ait eu un brin de compassion pour son histoire larmoyante de greffe de rein, de « « Lupus » » - cette maudite pente menant aux portes des Enfers commençait - rappelons-le- à lui courir sur le haricot (au même titre que cette conversation creuse).
Il y mit fin.
Il était donc d’une humeur massacrante lorsqu’il claqua la portière de son véhicule dix autres minutes plus tard.  Qu’il jeta un œil au trottoir situé en face et qu’il y vit – non sans manquer un mouvement de la chorégraphie ventilatoire inconsciente– une chevelure blonde distinctive - une silhouette longiligne : l'incarnation de l'échappée belle, du the one that got away, de l'escroquerie qu'il avait bu en centaine de litres de Bud, de moonshine,  observé en victime détachée de ce que certains auraient pu qualifier de faute de trajectoire, d'erreur à la marge disqualifiante. Ou qu'il nommait encore, malgré le savoir, Ava. Il avait bien l'intention de s'abstenir de tout commentaire, d'avaler la colère - d'étouffer sa frustration (il avait vécu ainsi des mois); mais il ne fallait pas compter sur son mètre quatre vingt cinq et cette putain d'Aston Martin pour passer inaperçu. Il s'apprêtait à tourner les talons. - Mec, cool la Maserati. C'était une sujette de la reine, pas une donna bolognese. Et ce con se prenait en selfie appuyé sans suer sur le capot. Une situation bizarre, à la nervure de l’embarrassant - avec un Have Trask au bord du pétage de durite.
Have Trask et Ava. Enfin, Riley Campbell, selon toute vraisemblance.

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Riley Campbell

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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyDim 26 Jan - 12:00

]it’s never too late to be what you might have been
@have trask
Ses mèches blondes virevoltaient sous le vent quelque peu trop frais à son gout. La douceur de début septembre lui manquait. Pas l’été et ses températures trop étouffantes, mais bien la douceur du début d’automne et ses couleurs réconfortantes. Celles qui donnaient envie de s’attarder dehors pour profiter du temps encore clément et du climat bien plus frigorifiant de l’hiver. Mais aujourd’hui, ça n’avait pas empêché Riley de sortir. C’était un froid mordant et sec, loin du froid humide qu’elle détestait mais auquel ils avaient régulièrement droit ici. Alors même avec les doigts congelés, elle se plaisait à se promener dans cette ville qu’elle avait appris à aimer. Peut-être qu’avec un peu de chance, elle réussirait à calmer les envies de départ de son frangin. Jake avait la bougeotte et, selon lui, ils s’étaient déjà trop attardés dans le coin. Peut-être. Mais depuis quelques mois, Campbell avait encore moins envie de faire les valises. Peut-être qu’’ils devaient arrêter tout ça. Trouver autre chose, une vie un peu plus normale et se poser quelque part.
Perdue –comme souvent- dans ses pensées, Riley s’apprête à traverser la route, s’arrêtant subitement par réflexe de ne pas se faire écraser. Mais au lieu de regarder de chaque côté de la route, ses yeux azurs sont attirés par une silhouette qui se détache des autres, tout comme le bolide à côté. Y’a pas que son regard que ça attire, mais celui des autres passants avec. Et c’est là qu’elle le reconnait. Lui. Le presque. Et si ? Have Trask. Le myocarde qui loupe un battement. Ou peut-être qu’il se stoppe un bref instant. Elle ne l’avait pas revu depuis… dix mois ? Onze mois ? Un an ? Depuis qu’elle s’était complètement volatilisée de sa vie en réalité. Plus rien. Absence totale. Nœud à la gorge, boule au ventre mais un véritable silence radio. Parce qu’elle aurait été incapable de lui expliquer. Incapable aussi de supporter un quelconque jugement. Et Jake avait tout fait pour la remettre dans le chemin. Il la sentait s’égarer, il l’a recadré. Pas le temps de s’amouracher, qu’il disait. Juste là pour récolter. Toujours le boulot, les arnaques. Prévoir pour prévenir de la prochaine galère. Prévoir pour survivre et avoir un toit au-dessus de sa tête. Elle tient plus à revivre la merde qu’elle –ils- ont eu. Et tant pis pour ce que ça demande, qu’elle s’était toujours dit. Tant pis pour les états d’âme. Pourtant, Have avait réveillé tout ça, les doutes, les questions et la morale. Sans le savoir, il avait commencé à remettre en question son mode de vie. Sans le savoir, il avait foutu le bordel dans son quotidien, chambouler son cœur. Môme un peu trop sensible qui avait commencé à s’attacher. Jamais aux cibles, que Jake avait toujours répété. Jamais tout court, qu’il avait en réalité sous-entendu. C’était eux contre le reste du monde, depuis qu’ils étaient mômes, pourquoi ça changerait ?
Riley restait là, figée, les joues bien plus colorées qu’à l’accoutumée, signe de sa gêne soudaine. Elle n’avait jamais pensé le recroiser un jour. Peut-être qu’au fond, elle l’avait espéré, pour ne pas avoir à se justifier. Pour ne pas non plus lire une déception certaine et justifiée au fond de ses opales. Et si elle n’y lisait que de la déception, peut-être devrait-elle s’estimer heureuse. Dans un geste peu réfléchi, elle franchit la distance qui les sépare, ses doigts fins entourent son poignet pour qu’il se retourne. Au moment où elle entre en contact avec sa peau, elle se dit que le geste est sans doute déplacé. Sans doute de trop. Peut-être qu’elle aurait dû tourner les talons, faire comme si elle n’avait rien vu. Lui ou sa bagnole aussi discrète qu’un néon en plein milieu d’un champ. « Have » un murmure incertain, hésitant. Pas franchement certaine de l’accueil qu’il va lui réserver, tout autant qu’elle l’aurait mérité. « Je… » elle sait pas vraiment quoi dire. Un bref instant, elle regard le mec qui continue de se prendre en photo, et elle est gênée pour lui… Elle a jamais compris l’intérêt de ce genre de truc. Se prendre en photo avec la bagnole d’autrui. C’était censé faire quoi ? Le rendre plus cool ? elle fronce les sourcils, clairement décontenancée par tout ça, et surtout par l’homme face à elle. « Je… » elle soupire, lâche son poignet « désolée »

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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyVen 7 Fév - 21:09

it’s never too late to be what you might have been
@riley campbell
En matière de femmes, il n’avait aucune préférence.
Elles pouvaient être brunes, blondes, rousses ; minces, fortes ; extravagantes, introverties – Have Trask avait grandi sur des terres de discordes. Il avait été bordé par les paroles des guns n’ roses mêlés aux vocalises particulièrement tranchantes d’une mère habituée à s’affilier aux gars les plus étranges. Erika-Ray était coiffeuse ; c’était son deuxième métier car le premier (et bien que certains auraient pu arguer ‘mère’) était sans nul doute rêveuse. Elle se croyait chanteuse lorsque ses boots aux épais talons claquaient le plancher d’une piste de karaoké, elle se pensait brillante lorsqu’elle annonçait avant le candidat d’une émission de télévision ridicule la réponse à une question de culture gé, elle était persuadée qu’arriverait un jour où elle ‘taillerait la route’ ne laissant qu’un nuage de poussière derrière elle. Y compris sa progéniture qui , selon elle, n’avait jamais réellement su la comprendre. Have avait connu des revers, au sens figuré comme au sens littéral : il n’était pas Erika-Ray, il n’était pas Milton Lee (et il aurait sûrement pas été n’importe lequel de tous ces ratés qu’elle fréquentait). Il s’était évertué durant toutes ces années à fuir les associations ; les phrasés inutiles : sarcler pan par pan chaque couche de peau pour se défaire de cette image. Il souhaitait avant tout se défaire de ce Texas triomphant, des quarante cinq tours de willie nelson qui tournaient en boucle sur le vieil appareil, du nuage de winstons fumées jusqu’à pas d’heure, de cette odeur désagréable que dégageait Jiminy. Il n’avait jamais été un Baartz, le sort avait fait en sorte qu’il s’en tienne à Trask.
Il avait appris à rendre absolument tous les coups.
Mais, il devait bien avouer que celui qu’Ava lui avait mis, sûrement l’un des plus douloureux jamais reçus, lui, possédait un caractère inattendu qui avait eu le don de lui couper la respiration.
Une talonnade directe dans le plexus ; dégustée avec attention par celui qui en avait vu d’autres. Il se disait toujours que s’il voulait quelque chose, il n’avait qu’à faire en sorte de l’obtenir, par tous les moyens, en travaillant très dur ; de saisir toutes les opportunités, il était capable de tout, de tout obtenir.  Il n’y avait aucun obstacle de réelle envergure ; oui, puisqu’il en avait vu d’autres. Quoi ? Escalader une montagne en pleine tempête ; oui, il pouvait le faire, ‘puisqu’il en avait vu d’autres’. Ava faisait partie de ces choses qu’il avait un jour voulu, qu’il avait fait en sorte d’obtenir, pour laquelle il s’était donné tous les moyens – ce qui lui avait coûté une blinde mais il s’en fichait parce qu’elle en valait la peine, qu’il était prêt à se bouffer des ‘she’s the real deal’  alors qu’il fuyait viscéralement toute implication émotionnelle de sa petite personne (son tout ou rien ressemblait à la trame d’une œuvre shakespearienne de mauvais genre).
Putain de merde, il avait eu mal.
C’était la lame d’un böker de chasse dont il distinguait encore le manche qui poignait entre la quatrième et cinquième côte et menaçait de tout  arracher au moindre mouvement brusque. Elle le transperça de part en part ; la douleur, pas la lame, pas Ava ou Riley Campbell dont il sentit la main se saisir de son poignet. Il avait l’intention de partir ; - Vous n'avez jamais maté un seul James Bond ? Peut-être aurait-il pu continuer son manège (il aurait consisté à ignorer la jeune femme de cette manière puérile qui sied à merveille au mâle à l’ego froissé) mais, si son départ avait été aussi soudain qu’incompréhensible, Have aurait été incapable de résister à la perspective de pouvoir tirer les choses au clair. S’il avait des questions, il lui sembla ne plus être pressé d’en connaître les réponses ; c’était comme si les mois qui s’étaient succédés avaient réussi à tout arrondir (il n’en demeurait pas moins fâché, pas moins déçu – elle avait tout foutu en l’air, sans éprouver le moindre scrupule , elle se tenait devant lui et lui servait la tiédeur d’un désolé insipide...). - J’attendais mieux de toi – siffla-t-il. Les jours s’étaient écoulés, inconstants, le quotidien avait repris ce qui semblait lui revenir de droit ; Ava avait disparu progressivement de ses pensées. Have avait fait en sorte que ce soit le cas ; l’efficacité de l’entreprise ne lui parut plus si indubitable lorsqu’il s’autorisa à fixer ses yeux bleus sur ce visage dont il lui était arrivé de haïr les traits. Bien sûr, elle n’avait pas changé. Elle était rudement belle et il n’en fut que plus déconcerté ; ça n’avait jamais été un homme à mots, il venait d’en faire la piteuse démonstration. Attendait-il quoi que ce soit d’elle ? Sans aucun doute ; c’était pas un amour qu’il aurait écrit dans les étoiles, de toute façon, ça n’était pas son genre mais il l'aurait écrit dans ce qu'il connaissait: le goudron, la réalité concrète. - Il paraît que tu t’appelles Riley Campbell Pas une question, non, un constat. Il se surprit à pencher la tête. Ça te va bien. C'aurait également pu être Arnaqueuse Campbell ou Menteuse Campbell; l'un comme l'autre, des prénoms qui auraient pu coller au personnage. Car, après tout, n'avait-elle pas été qu'un des personnages d'une farce particulièrement bien montée dont il avait, quant à lui, été le parfait dindon ? Un dindon motivé à jouer le jeu à fond: au point de se rôtir, s'offrant en pâture à la croqueuse de diamants. Il esquissa un pas en direction du bâtiment vers lequel il se rendait avant d'être interpellé puis se ravisa et orienta à nouveau son attention sur la blondinette. - En fait, j'en veux pas de tes excuses. Ton 'désolé' ne vaut absolument rien. Peut-être un ou deux applaudissements, pour l'effort. Il n'aurait jamais eu ce culot, lui. Venir se planter sous son regard, empiéter sur son espace vital pour lui faire l'appoint d'une réplique fadasse. Il valait mieux qu'un 'désolé' accompagné d'un air contrit pour faire table rase de ce qui avait mis des mois et des mois à se soulager.
Il s'était menti à lui même; il venait de s'en rendre compte. Have Trask avait été raide d'une illusion.

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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyDim 9 Fév - 14:59

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@have trask
Elle déglutit difficilement. Il sait. il y avait quoi ? Une chance sur deux pour que ça soit le cas ?  Elle est tombée sur qui ? le seul mec qui avait des relations ou qui avait décidé de pousser plus loin ? au fond ça l’étonne pas. Il avait toujours eu ce quelque chose de déterminé, Have. Le mec qui va au bout des choses. Est-ce qu’elle a espéré qu’il la rattrape d’une façon un peu miraculeuse ? oui, au moins quelques instants. Est-ce qu’elle avait tout fait pour l’oublier ensuite en se convaincant que c’était la meilleure chose à faire ? Même réponse. En réalité c’était ‘Anna Riley Campbell’, elle a laché le premier dès qu’elle a pu. Au décès de sa mère. Comme une façon de foutre ça derrière, l’histoire pourrie avec. Si seulement c’était aussi simple. Mais là, elle a surtout l’impression de se prendre une gifle en plein visage… A juste titre. « le désolé c’était pour me tenir là comme une idiote » lache-t-elle dans un soupir.  Elle se sentait complètement conne, et surtout, ça remuait trop de choses. Ça remuait son passé, ce qu’elle n’avait jamais pris grand plaisir à faire –à part quelques fois- mais ça remuait surtout ce qu’elle avait ressenti pour lui. Ce qu’elle avait fini par s’interdire. Elle avait écouté Emrys. C’était trop tard, qu’elle s’était répétée. Aucun moyen de s’en sortir si ce n’est fuir. Elle s’était présentée avec une histoire, un autre nom… Comment lui lâcher la vérité après ça ? Elle avait préféré se convaincre qu’il y avait aucune issue. Que le plus simple, c’était d’écouter son ainé, avant qu’il ne soit trop tard. Avant que ça lui pète à la gueule, ou qu’elle ne s’attache encore. Parce qu’Emrys, il avait lu en elle comme dans un foutu livre ouvert. Il le connaissait, ce cœur d’artichaut. « Mais j’suis sincèrement désolée » un nouveau soupir, il la croira pas plus. Est-ce qu’elle le croirait si les rôles étaient inversés ? Surement pas. C’est pas vraiment pour le fric qu’elle s’excusait. « Tu méritais mieux que ça. » ça, elle en était certaine. Au fond, il s’était trouvé là au mauvais endroit, au mauvais moment, mais elle n’arrivait à complètement regretter leur rencontre. Elle avait passé de bons moments… certes, souvent avec la peur au ventre qu’il ne découvre la mascarade, faisant éclater par la même occasion la bulle dans laquelle elle s’était enfermée… Mais de bons moments quand même, où elle avait été sincère sur son attachement. Ça, c’était bien quelque chose sur lequel elle était incapable de mentir. « t’as toutes les raisons du monde de pas me croire et me détester, mais j’ai pas menti sur tout » soupire-t-elle en se disant que cette conversation inopinée était vraiment mal barrée. Elle s’était souvent demandé ce qu’il était devenu ou même ce qu’il s’était imaginée… Riley ou l’art de se torturer pour rien. C’était fait, pas moyen de choses les choses ou le passé. « Crois moi au moins quand j’te dis que j’suis désolée. De t’avoir blessé principalement. De rien avoir assumé » au fond peut-être que si elle avait eu les couilles de tenir tête à son frère ou de supporter le regard de Have, elle aurait pu lui dire la vérité. Tout lui avouer sur sa véritable identité ou ce qu’elle planifiait. Elle aurait pu lui avouer qu’elle s’était fait prendre à son propre jeu et qu’elle tenait à lui plus qu’elle n’aurait dû. Elle aurait pu lui dire que les arnaques, c’était plus vraiment son truc. Elle pourrait lui dire, maintenant, qu’il a été le dernier, parce qu’elle n’avait plus été capable de se regarder… Elle a bien essayé de continuer. Sans succès, pas de cœur à l’ouvrage… plus de dégout que d’envie. Mais ça servirait à quoi de lui sortir ça maintenant ? « Riley Campbell est pas bien glorieuse » Ava lui avait toujours semblé un brin plus exotique, plus mystérieuse aussi, peut-être. Plus intéressante sans doute. Qu’un foutu rôle de composition. C’était Riley le mystère. Elle et son histoire. Tout ce qu’elle cachait et qu’elle n’assumait qu’à moitié. Riley qui avait peur d’aimé et de se laisser dépasser. Cœur d’artichaut qui avait préféré se complaire dans de fausses histoires pour éviter d’en vivre des plus réelles. Des plus risquées. Avec Have, la limite s’était brouillée.

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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyDim 9 Fév - 19:10

it’s never too late to be what you might have been
@riley campbell
Il avait écarté tous les concurrents ; il aurait écarté les dangers, il lui aurait offert la sécurité.
La solidité, la stabilité qu’il n’avait jamais connu et qu’il s’était juré de faire connaître à quiconque finirait par partager sa vie. Il les cristallisait en des ‘never again’.
C’était con mais il s’était laissé berner ; il s’était imaginé – à l’instant où il s’était autorisé l’erreur, c’aurait été tout aussi correct de le considérer comme un lapin pris dans les phares d’une Cadillac. Cette soirée là avait marqué le début d’une ère. Il n’avait pas une seule fois ressenti l’envie de freiner, ni même d’être raisonnable.
Il n’avait connu que deux femmes ; deux arracheuses de dents (qui ne s’étaient pas seulement limitées à cela, elles s’étaient montrées particulièrement méticuleuses dans l’œuvre consistant à délicatement couper les vaisseaux irrigateurs, pour extraire l’coeur, n’hésitant pas à le brandir comme butin d’une guerre qu’il n’avait pas eu l’impression de mener).
C’était un à coup.
Le retour en pleine gueule d’un boomerang émotionnel qu’il avait un jour lancé, dickhead de première : parce qu’il avait brisé quelques palpitants durant sa progression, parce qu’il n’avait pas lésiné sur les moyens (ses actes étaient vifs, dépourvus de second thoughts).
Ava, il aurait probablement fini par la présenter à Erika-Ray ; il n’y avait pas quidam plus sûr d’un choix qu’il n’avait pas laissé à la raison. Les voies empruntées étaient celles des sentiments ; de la maladresse éprouvée, de cette manière qu’il avait de la chercher du regard partout où ils mettaient tous deux les pieds : il, l’avait, imaginé.
Comme une partenaire de vie ; pas comme des ébats fiévreux qui se finiraient en abandon amer. Comme celle qu’il aurait emmené voir des courses de NASCAR, dans la Sunset Valley. Avec laquelle il aurait dégusté des briskets (à laquelle il aurait donné la recette de la ol’ Baartz).
Pour une fois, c’était comme s’il avait devant son regard une nouvelle considération à faire : celle de s’inscrire dans une famille. Il savait exactement ce qu’il voulait et, à contrario, ce qu’il ne voulait pas. Have Trask ne donnait pas l’impression d’être à la recherche de la  femme « wifey material » (hell, avec une mère comme Erika Ray, n’importe qu’elle femme qui ne lui ressemblait pas aurait pu faire l’affaire) : bien trop brute et incisif dans son appréhension du monde, des relations homme/femme. Vingtaine entamée, Have s’était rendu compte que tout était faux : n’importe qu’elle femme ne pouvait pas faire l’affaire.
Il ne l’avait pas cherché ; elle lui était tombée dessus.
C’était pas un uppercut ; c’était pas une lame, c’était bien pis.
Elle s’était insinuée, rampant graduellement dans ses veines, c’était le poison de l’apothicaire d’un romeo + juliette contemporain où l’on aurait apprécié l’ironie du Destin à l’encontre du Désir. Il l’aurait accepté dans sa vie en pentamères iambiques, à  la putain d’anglaise,  s’il avait fallu qu’une décision hâtive soit prise. Mais, ça n’était pas un choix à faire ; c’était une sentence – les nuits blanches qui suivirent la désertion donnèrent le ton. Il s’était re-familiarisé avec le fameux ‘never again’ qu’il étendait désormais aux domaines du coeur ; bien sûr, il ne fallait qu’une mauvaise expérience pour que tout se retrouve relégué à la cautionary tale.  Et c’était tout ce qu’elle était désormais, à ses yeux désabusés : l’anecdote qui n’avait qu’une seule fonction, rappeler à Have le prix à payer lorsqu’il accordait sa confiance à n’importe qui.
Le problème c’est qu’elle n’avait pas été n’importe qui, ni à ses yeux, ni à tout le reste. Riley Campbell avait réussi à laisser ses marques , d’habitude, c’était l’inverse. De quelques battements de cils, de ces sourires mutins, de  ces longues jambes, de cette main qu’était la sienne, s’aventurant dans cette chevelure blonde : de ces riens ; il était devenu l’inverse. Un autre. Le canard qui aurait sûrement lancé fièrement des « that’s my girl », à chaque fois qu’il aurait eu le plaisir d’encourager Ava la top model sur ses maudits runways de créateurs. Ça ne lui avait pas mis la puce à l’oreille qu’elle ne l’ait pas une seule fois invité au cours de la fashion week (de toute, il détestait devoir donner le change aux pseudos génies du style).
Il s’était imaginé.
L’instant exact où son esprit s’était joint au reste, c’était fichu.
Les lignes de ses mâchoires, qu’on aurait dit  taillées dans du marbre de Carrare,  reflétaient la tension qu’il éprouvait, victime de la médiocrité de la dérobade de la jeune femme (à quoi se serait-il attendu d’autre ? A quoi ? S’il s’était attendu à rien, alors toute cette bisbille n’aurait eu aucun sens).
Il jeta un regard par dessus son épaule -orienté vers  la porte qu’il aurait déjà dû emprunter pour se rendre à une réunion (bien qu’elle portait la mention « importante », elle ne l’était pas plus que ce qui se déroulait sous ses yeux) -,  il grogna de frustration ; shit, le moment était mal tombé. Elle était mal tombée – ou peut-être qu’elle l’avait juste rejoint. Tomber, ça, il savait faire. Quelques cicatrises auraient pu en attester. Il secoua la tête, se permettant l’insolence d’un gloussement : évidence même de ce qu’il savait déjà, son discours n’allait pas concourir à ce que le  böker disparaisse. Le grand brun avait appris à vivre avec, la gêne qu’il générait était devenue consolante. - Woaw, je croyais que t’allais m’épargner l’assertion  ‘c’est pas toi, c’est moi’ - il affichait un sourire ; le pensait-elle aussi ...malléable et stupide ? Ne l’avait-il pas été ? Elle n'avait probablement aucun respect pour lui ou de ce qu'il devait ressentir, du reste. - Avant, je fonctionnais en mode dégradé – préciser ‘avant toi ‘ aurait été surfait, elle le savait, il s’était raconté de manière différente. Peut-être bien que la seule défaillance à laquelle il avait été confronté, c'était Ava. Ava le mensonge. Tu n'as jamais été réelle; excuse-moi de ne pas gober ce que tu dis, t'as un don certain pour le mytho. Il avait du mal à croire qu'elle ne lui avait pas menti sur tout. Parce qu'une partie de lui en aurait redemandé sur le champ. Qu'elle lui mente encore et encore, jusqu'à la fin des temps.

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Riley Campbell

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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyMer 12 Fév - 22:04

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@have trask
Pendant les premières semaines où ils s’étaient fréquentés, Riley s’était souvent demandé qui affichait l’autre comme un ‘trophée’. Elle n’avait pas été peu fière d’être au bras de Hav. Tous les regards féminins se tournaient sur sa carrure, sa mâchoire si parfaitement dessinée, et ce charme qui n’en laissait aucune insensible. Un petit quelque chose de mystérieux et d’inaccessible. Et puis elle avait rapidement préféré les soirées enfermées à deux plutôt que les mondanités en robe de soirée. Pourtant, c’était pour ça qu’elle était là, à l’origine. C’est sans doute comme ça que ça a commencé à déraper. Comme ça, qu’il a commencé à baisser ses barrières et la laisser rentrer. Comme ça, qu’elle a commencé à s’enticher. Le début d la fin comme on dit. Parce que c’était bien ce à quoi ça avait été destiné, depuis le premier jour. Elle s’était bercée d’illusion. Elle s’était menti quelques instants, en pensant pouvoir avoir quelque chose de normal. Un semblant de relation. Une autre présence, bien différente de son frangin.
Douce illusion.
Joli mensonge.

« okay, tu veux te défouler ? » elle déglutit, acquiesce d’un signe de tête, prête à encaisser. Ou elle croit seulement l’être. Parce que l’opinion qu’il a d’elle lui importe. Ça a été le cas, peut-être pas depuis le début, mais au moins pendant un moment. La vérité, c’est que sa froideur et son sarcasme la blessent, mais ils sont légitimes, alors elle encaisse, autant qu’elle le peut. Pour le moment. Elle a un mouvement de recul, Riley. L’impression de se prendre une gifle. Ça fait d’autant plus mal lorsqu’elle sait tout ça faux. Les limites ont été brouillées et sont devenues floues. Plus Riley qu’Ava si ce n’est pour les détails techniques. C’est bien pour ça qu’elle avait dû se barrer, elle était passée à pas grand-chose de se faire chopper, d’être totalement dévoilée. Est-ce qu’elle aurait accepté le regard de Have ? Pas sûre. Très peu pour elle de lire qu’elle n’était qu’une déception dans son regard. Comme maintenant. Jamais réelle, ça résonne dans son crâne. « comme tu veux » et une fois de plus, elle tourne les talons. Un pas, puis un deuxième qui l’éloigne de son ex, avant qu’elle ne se stoppe. Est-ce qu’elle allait encore fuir ? Si ce n’était pas pour les mêmes raisons, ça restait plus ou moins la même chose à ses yeux. Après tout, qu’est-ce qu’elle risque à lui balancer la vérité à la tronche ? Gros, dirait son frère. Qu’il appelle les flics, aussi. Mais il aurait déjà pu le faire ?  Elle fait demi-tour, alors qu’elle sent la colère monter. Pourtant, elle s’énerve jamais Riley, ou très rarement. C’est un force tranquille, capable de gérer une bonne partie de ses émotions. Mais là, c’est trop pour elle. Parce qu’elle avait laissé Have la toucher. Plus que n’importe quel mec choisi pour une arnaque. Il était devenu plus que ça, et c’était bien pour ça –en partie- qu’elle était dans cette merde, et dans cet état. D’un pas décidé, elle se rapproche, ses paumes se retrouvant brutalement contre son torse, sous l’énervement. Elle le pousse, une fois, deux fois… « tu crois que je tenais pas à toi ? T’es trop con ! J’ai fui parce que je me sentais coincée ! J’avais peur que tu découvres la vérité » elle a les joues bien plus colorées qu’à l’accoutumée, riley. De colère et de honte, sans doute. Le souffle un peu court aussi, mais Have avait le don de faire ressortir tout un tas de choses. Elle jurait rarement, aussi. Ça lui ressemblait à peine, mais elle accumulait trop de choses, depuis trop longtemps, à cause d’un mode de vie qui ne lui convenait sans doute plus tant que ça. C’était peut-être sympa quand elle était plus jeune parfois un peu amusant… Mais c’était devenu de plus en plus compliqué. Ses mains finissent par se rabaisser, et elle le fixe, interdite, consciente que d’autres regards sont probablement fixés sur eux. Elle, la môme peu habituée des scènes et qui préfère se faire petit quand elle n’est pas dans un rôle. « J’ai trouvé ça plus simple que te dire la vérité. Tu peux me dire que j’ai été lâche, pas que j’ai pas été réelle. » elle a le regard triste, la blondinette. Son audace soudaine qui s’évapore aussi petit à petit, se demandant au même moment ce qu’il lui a pris.


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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptySam 15 Fév - 11:49

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@riley campbell
Lorsque Ibrahim Razek, un ami qui bossait pour les renseignements, avait accepté de se mettre sur le coup, Have Trask n’avait ressenti aucun scrupule. Son ‘okay’ ferme et guttural démontrait une réelle détermination.
Blessé, il n’était plus que le chien colérique prêt à mordre et  que dieu en soit témoin il escomptait le faire de la manière la plus brutale possible (donnant naissance aux fantasmes troubles qu’il avait nourri durant plusieurs semaines).
Il n’avait fallu que quelques jours au spécialiste  -  c’était pas à ce genre de vieux singe qu’une crapule de seconde zone allait apprendre à faire la grimace – pour mettre la pogne sur des informations qu’un fouille-merde aurait facilement qualifié de ‘juteuses’.
Lorsqu’il avait reçu l’appel – c’était un mardi après midi, à New York tout perdait ses feuilles - , Razek lui avait annoncé qu’il avait récolté des tas de datas ; et il n’avait pas menti.
C’était pas le genre de défaut que l’on valorisait à la Navy dans le semper fidelis. Mais, c’était exactement ce qu’ils étaient les uns envers les autres : maladivement fidèles. Peut-être que c’était seulement Have Trask, celui qui avait poussé ses premiers cris dans un coin dévoyé de ce Texas orgueilleux, qui l’était, jusqu’à l’unité cellulaire : fidèle à Ava. Attaché à tous les détails qu’elle avait consenti à lui donner ; à la suffocation qu’il avait ressenti lorsqu’il avait senti sa poitrine dénudée contre son torse. La nécessité n’avait été que plus désarçonnante – mais il n’en avait rien fait.
Il avait accepté l’enveloppe et  mis des jours à y jeter un œil – distrait, elle était restée sur la table en verre – prenant poussière, dans l’open space de son loft with a view de TriBeCa, à quelques mètres du  matelas déposé sur l’estrade en wenge, le minimalisme de cette déco à laquelle elle avait évoqué ‘mettre un coup d’neuf’ (au lieu de flipper, sa phrase balancée un verre de vin à la main, avait eu du sens pour le trentenaire).  
Riley Campbell était loin du compte.
Se défouler n’apparaissait même pas sur la longue liste d’intentions qu’il avait dressé depuis l’instant où il avait compris qu’il avait été berné. Pire, qu’il avait été escroqué, par nulle autre que celle à laquelle il avait accordé sa confiance. Il  esquissa un sourire en demi ton.
Elle s’était parfaitement inscrite dans son appartement, au milieu de tous ces chromes, de toutes ces laques noires, des lignes épurées sur laquelle elle avait lâché toutes ses couleurs : elle n’avait absolument rien compris, l’arnaqueuse. - C’est ça, pars. Tu le fais si bien – s’entendit-il cracher, sur un ton de reproche ; il y avait dans sa tessiture toute la gamme dont il aurait été capable de faire la démonstration : de cette putride colère à cet abattement qui l’avaient tenu reclus.  Il la vit se retourner, comme il l’avait fait plus tôt, puis revenir sur ses pas, comme il l’avait fait plus tôt : succombant à une idée malhonnête, à ces quelques bribes d’elle qui l’accompagnaient encore, malgré la distance, malgré le savoir. L’homme ne s’attendait pas à ce qu’elle prenne la décision d’inverser les rôles, qu’elle soit celle qui de ses mains pousse, de sa verve l’empoigne et lui fasse perdre contenance. C’était à ce comble là qu’il espérait à tout prix échapper : à ce qu’à nouveau elle se joue de lui et ,qu’à nouveau, il se laisse prendre au jeu.
C’était des mots, des rafales particulièrement justes.
Les diverses pressions exercées contre son torse n’avaient fait que modifier l’angle du Böker, un pivot entre les couches de chair  eut d’ailleurs le don de lui tirer une grimace. Mortifié, il déglutit la gêne. - Calme toi, tu fais une scène – lorsqu’elle s’exécuta, épuisée, il se rendit enfin compte que ses mains la tenaient par les coudes. Quand s’en était-il emparé ? Son inconscient avait décidé de briser les chaînes qui le tenaient en respect,  pour se donner le droit d’exprimer ses envies les plus distordues.
 Il la relâcha dare-dare, détourna quelques secondes le regard (évaluant l’assemblée qui s’était constituée autour d’eux). Il prit sur lui de ne pas aboyer quelques paroles peu amènes, se contenta de fusiller tous les spectateurs des azurées, puis poussa un soupire d'insatisfaction : jesus christ ! - Tu peux pas t’empêcher d’être partout, hein ? - il se passa une main lasse sur le visage ; toutes les rues, toutes les chevelures blondes croisées jusqu’à cet instant là (marquées par l’espoir de retrouvailles qu’il pensait ne pas désirer ; c’était faux). L’avait-elle compris ou pas ? Après l’enfance qu’il avait eu – et dont il lui avait parlé -, il était capable de ...pardonner ? Il poursuivit, baissant le ton pour n’être entendu que d’elle – Tu ne t’es pas dit que j’aurais pu encaisser ? C’était en revenir au fameux ‘j’en ai vu d’autres’. Transposé dans ce cas précis, il s’agissait d’un aveu presque honteux. Si tu avais suffisamment tenu à moi et si tu avais suffisamment su lire entre les lignes, tu aurais juste su que ça m'aurait pas tué - mais ce merdier sentimental commençait vraiment à le dégoûter; peut-être se pensait-il, à tort, trop mercurien pour ces giries de gonzesse.  - Il va me falloir du temps.
Il n'avait pas entièrement tourné la page.

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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyDim 16 Fév - 13:24

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@have trask
Une gifle de plus lorsque ses mots raisonnent dans son crâne. Tu le fais si bien. Il n’avait pas tort. C’est ce qu’elle avait toujours fait. Pour une raison ou pour une autre. Seule ou avec Emrys. Ils avaient toujours mis les voiles, incapables de se poser quelque part. Pourtant, du jour où la môme avait mis les pieds à Portland, elle avait senti qu’il était temps qu’ils se posent quelque part. Ça ne l’avait pourtant pas empêché de déguerpir de la vie de Have, trop effrayée à l’idée de lui apprendre la vérité. Ou pire, qu’un jour il l’apprenne par lui-même parce qu’elle aurait été distraite. Elle n’aurait jamais dû s’y attacher. Ça n’avait jamais été le plan. Les consignes étaient simples, et surtout répétitive. Elle n’en avait pas été à son coup d’essai. Pourtant, dès les premiers jours elle avait senti que quelque chose était différent. Un feeling qui ne se limitait pas à Ava bien que le brun n’en avait pas eu la moindre idée. Des sourires qui avaient commencé à la faire chavirer, des attentions qui l’avaient touché. La môme qui s’était toujours fait pour promesse de rester en retrait s’était retrouvée comme un putain d’aimant face au magnétisme de Trask, et ça, elle l’avait pas vu venir.
Tout comme il n’avait sans doute pas vu venir son demi-tour. Elle ne partirait plus. Pas encore. Encore moins maintenant qu’il semblait être au courant de la vérité. Du moins une partie, ce que des recherches avaient pu lui apporter. Mais ce qu’elle pensait, ce qu’elle avait pu ressentir, c’était la plus grosse part d’ombre. C’est la frustration, la colère et sa propre culpabilité qui transparait dans chacun de ses gestes à chaque fois qu’elle le pousse. Chaque fois que ses paumes s’abattent sur son torse, c’est son propre comportement qu’elle cherche à punir.  En vain.
Mais ce qui sort de ses lèvres, ça n’a jamais été aussi sincère. C’est bien Riley qu’il a fait à lui, celle qui avait doucement effacé Ava au fil de leur relation. La ligne était devenue flou, l’authenticité avait remplacé la mannequin un peu factice. Elle fnit par se calmer, réalisant la scène, mais surtout épuisée. Les mains de Have la tenant par les coudes, elle avait à peine capté qu’il la tenait. Ses membres relâché, elle déglutit, regarde un instant autour d’eux pour face aux regards curieux. « Partout ? » qu’elle répète dans l’incompréhension, d’une voix un peu faiblarde, qui s’excuserait presque d’un truc dont elle ignore tout. Elle le réalise à peine, mais ça la touche vraiment de le voir ainsi, et que ça soit sa faute. Putain qu’elle y tenait vraiment à ce mec. Attentionné sans trop en faire. Elle relève doucement les yeux, trouve son visage un peu trop près du sien et se perd dans ses billes claires. « T’aurais … » la respiration qui se coupe un instant, y’a tout qui va trop vite dans son crâne. « t’aurais encaissé ? » un et si qui hurle dans sa caboche, des souvenirs qui se heurtent les uns aux autres alors qu’il remet un peu trop de choses en question avec une seule hypothèse. « Je tenais à toi ! » elle réplique du tac au tac, comme si ça allait un peu plus l’en convaincre. Pas sûr. « Je… » elle soupire, ne se sent plus dans la meilleure des formes. Elle se pensait si sûre, si certaine. En réalité trop aveuglée par ses propres insécurités et sa peur de décevoir qu’elle s’était convaincue toute seule que de tout façon, elle ne serait jamais assez bien. Qu’elle était pas destinée à grand-chose ni à personne et que personne de censé ne pardonnerait ses mensonges ou son mode de vie, peu importe à quel point ses sentiments étaient sincères.  Elle avait abandonné avant même d’avoir essayé de se battre. « T’aurais pu pardonner ? » le doute qui transparait dans chacun de ses mots, sans doute quelques regrets avec. Et elle soupire. « oui, évidemment. » Tout ce que tu veux. « je répondrai à tout si t’as des questions » qu’elle ajoute, la tête baissée. C’était le moins qu’elle puisse faire après tout ça. Peut-être pas la meilleure des idées, ça ressasserait leur histoire, les bons souvenirs comme la colère qui a dû suivre pour lui, la honte et la culpabilité pour elle.


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Message· · Sujet: Re: best thing i never had [r] best thing i never had [r] EmptyLun 17 Fév - 19:40

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@riley campbell
Il s’était écoulé onze mois et vingt jours.
Have Trask s’était levé un matin, la maison qu’il sous louait à une vieille hippie (qu’il soupçonnait de pratiquer l’art wicca)  puait l’encens et possédait un système de chauffage capricieux – il avait la gorge sèche, il se dirigeait vers la carafe filtrante , en bois, offerte par un client porté sur l’écologie (petit indice : ayant tourné dans un film relatant un célèbre naufrage).
Il avait juste éprouvé une terrible envie de boire. Une, simple, envie.
Pas une seule fois durant le trajet chambre-cuisine (bien que la première ait été située à l’étage) il n’avait pensé à autre chose qu’à assouvir ce désir, c’était un besoin trivial qu’il espérait faire taire manu militari. Mais, alors qu’il s’était emparé de la cruche, il avait commis l’erreur de jeter un regard distrait au calendrier accroché au frigo. Il ne savait même pas ce qu’il foutait là, ce calendrier à la con, il portait le logo d’un garagiste, un petit thermomètre obsolète était incrusté dans l’épais papier couvrant – c’était un vulgaire objet publicitaire sur lequel des dates avaient été entourées (probablement par l’ancienne locataire ;  visiblement portée sur les pleines lunes et les marées).
Son mouvement s’était figé, le verre à mi chemin entre la plan de travail et ses lèvres ; c’était censé être un jour comme un autre, un jeudi quelconque, étriqué dans une semaine toute aussi quelconque . Mais, c’était de Have Trask qu’il s’agissait, il n’avait pas pu s’empêcher de constater qu’il n’était plus qu’à quelques semaines d’une date butoir, d’une étape marquante.
Et il fêterait la première année d’une séparation mordante. Il savait tout de Riley Campbell, d’Anna Riley Campbell, le récit édifiant. Et c’était ainsi, à cause d’une soif à étancher qu’il avait à nouveau perdu pied, instantanément projeté  à cette fameuse nuit où il l’avait attendu au restaurant et où elle ne l’avait pas rejoint.
Il faisait un froid d’canard à Portland.
C’était exactement cette sensation troublante qui avait réussi à jouer des coudes, éclipsant  colère et incompréhension , s’offrant l’audace d’en rire ouvertement; le grand brun attrapa la poignée du böker – métaphoriquement - car c’était juste une image utilisée pour décrire une émotion au vocabulaire inusuel de cette manière hésitante démontrée jusque là.
Il acquiesça,  laissant l’éloquence au silence qu’il préférait employer davantage qu’à cette voix, grave, qui en aurait sûrement trop dit. De ces « je t’aurais tout offert », aux j’t’aime qu’il ne formulait quasi jamais. C’était surtout parce que Have Trask avait cessé d’être une chiffe molle.
Il lui aurait tout pardonné. Des tromperies au couteau d’chasse. Du lapin posé alors qu’il s’apprêtait à formuler une demande.
C’était au conditionnel, à ce ‘’si’’ placé devant le ‘elle n’avait pas été trop lâche’. Il se serait senti perdu, manipulé, en un sens violenté. Mais, au final – parce que ç’aurait été tout ce qui aurait compté – dans ce in the long run, il aurait pardonné à Riley de ne pas avoir réellement été Ava et à Ava de lui avoir tout donné (pour aussitôt le lui reprendre).
Après Austin, Davidson, Jiminy ; il y avait eu Dierks Mayne. Il tenait bien plus d’un Mayne que d’un  Jackson. Il aurait su faire le  bon choix puisqu’il n’avait pas une seule fois laissé la parole à la raison dans toute cette histoire. Fuck Razek, songea-t-il. - J’ai une réunion ; lança-t-il, trop abrupt alors qu’elle affirmait être prête à faire lumière sur toute cette machination ; c’était une dérobade facile – oui, il le savait mais à quoi aurait servi qu’il lui propose qu’elle se joigne à lui pour discuter de toute cette connerie autour d’un café ? Il n’avait pas suffisamment confiance en lui, en son instinct pour se lancer dans cette entreprise.  Croiser l’vers-de-gris d’ses iris pour y plonger tête la première ?
Il y aurait bu la tasse. Have se retourna et alors qu’il s’apprêtait à pénétrer dans le vieux bâtiment, jeta un regard par dessus son épaule. Sa main quitta le manche du böker ; cette douleur consolante là, l’expert en litige n’était pas encore prêt à s’en défaire.
Pour sûr, elle était partout et pendant quelques secondes, après avoir foulé la moquette ocre de l'établissement, il se demanda si il ne l'avait pas rêvé.

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