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Madd Wilson

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· see you again · Dim 8 Mar - 21:24


08 mars 2020

@Harper Edwards

La date se rapprochait, et comme à chaque fois à cette époque, le moral de Madd était au plus bas. Pas grand-chose à faire, si ce n’était attendre que ça passe. Pas l’envie de sortir ou se défoncer aux rails de coke. Juste une bouteille de whisky avec sa propre compagnie. Pas très glorieux mais entre leo qui n’était plus dans sa vie, et le peu d’envie d’emmerder qui que ce soit avec ses souvenirs maussades.
La voiture garée sur un parking à proximité, la rouquine avait marché jusqu’au bord de mer, la bouteille emballée dans un petit sac en papier marron. Elle aimait s’isoler en pleine nature, mais surtout sur la plage. Peu de passage, quelques promeneurs avec leur chien, un couple ou deux… Mais rarement à cette période de l’année. Alors que l’été, ça devenait bien plus fréquenté, et bien plus compliqué de s’isoler.

Assise sur le petit banc de cable qu’elle avait trouvé au milieu au milieu des galets, adossée contre l’un des gros troncs d’arbre déracinée, elle soupire en regardant le soleil se coucher. Il aurait aimé ça lui aussi. Derrière ses airs d’homme d’affaire un peu froid, madd avait toujours aimé croire qu’elle connaissait la vraie version de son père. Ou alors ce n’était une version qui n’était destinée qu’à elle. Quelqu’un d’aimant, le nez souvent tourné vers le ciel à lui montrer les différentes constellations. Elle se souvenait à peine des noms, encore moins des formes qu’elles étaiet censées avoir. Elle se souvient avoir regardé les différentes phases de la lune avec lui, juste allongés comme deux idiots dans leur grand jardin. Une larme qui perle le long de sa joue, c’est le moment, qu’elle se dit. Moment d’ouvrir la bouteille et de noyer tout ça.
A peine si le whisky ambré lui brule la gorge. Juste un goût famiier qui a une facheuse tendance à trop facilement la réconforter. Elle sait pas bien combien de temps il se passe, le regard dans le vide, la bouteille pendue aux lèvres –par petites gorgées- avat qu’elle n’entende un bruit sur les galets, à proximité. Elle tourne la tête, pensant que c’était un énième promeneur avec son chien, mais non. Juste une file, probablement dans ses âges, le visage doux, qui s’approchait doucement vers elle. Est-c qu’elle la connaissait ? Pas le moins du monde. Pas qu’elle ne se souvienne en tout cas. Elle avait un sourire léger sur les lippes, un instant madd se demande s’il lui est destiné, elle semble presque vouloir la réconforter. Ou alors elle se fait des films. La solitude qui parle, accentuée par le whisky. Oui, sans doute.



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Harper Edwards

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· Re: see you again · Lun 9 Mar - 16:26
Harper était partie en quête de petits objets pour décorer son appartement. Il n’était nullement question d’aller fouiner sur les étagères des boutiques de Windmont Bay, non non - pas vraiment par souci d’écologie, Harper n’était pas très éduquée en la matière, en vérité, mais parce qu’elle n’en avait pas les moyens, tout simplement. Il lui faudrait encore quelques mois avant d’estimer son train de vie confortable, quand elle aurait pu mettre quelques centaines de dollars de côté - une somme astronomique pour la jeune femme qui avait essentiellement vécu avec ce qu’on acceptait de lui donner, une sorte d’argent de poche pour lequel elle avait pourtant travaillé. Désormais, chaque fois qu’elle recevait sa paie (en billets, dans une enveloppe blanche anonyme, parce qu’elle avait expliqué qu’elle n’avait pas de compte en banque), Harper souriait rêveusement en réfléchissant à la façon dont elle pourrait gérer celui-ci. A ce stade, elle avait plusieurs petites boîtes métalliques, des sortes de coffres à trésor, dans lesquelles elle répartissait son salaire en fonction de la destination de celui-ci. Ainsi, l’une des boîtes renfermait l’argent nécessaire au paiement du loyer, une autre les factures, les courses pour se nourrir et, enfin, celle au contenu le plus maigre: celui des dépenses pour le plaisir. Harper y touchait le moins possible, tout d’abord parce qu’elle estimait avoir tout ce dont elle avait besoin et ensuite parce qu’elle voulait se garder une marge de sécurité, juste au cas où. On ne savait ce que la vie réservait, après tout.
Cela lui permettait aussi de développer son imagination: puisqu’elle n’irait pas acheter de jolis cadres (pour y mettre quelles photos, après tout?), elle trouverait ailleurs la source de son inspiration. Dernièrement, c’était les coquillages nacrés et les galets lissés par l’océan, tous à portée de main et entièrement gratuits. Que pouvait-elle demander de plus?
Elle était ainsi partie juste après son shift au Mickey’s, direction le Majestic, où elle avait séjourné à son arrivée à Windmont Bay, et sa plage paisible en cette saison encore assez froide. La demoiselle avait longé les vagues qui venaient mourir à ses pieds et avait marché pendant une heure, le regard rivé au sol, en quête de petits trésors abandonnés par l’océan. Chaque coquillage avait été soigneusement ramassé, caressé avec douceur et glissé dans les poches de son manteau. L’une d’elle pesait d’ailleurs plus lourd en raison des deux pierres ovales qu’elle avait également récoltées.
Il n’en fallait pas davantage pour faire le bonheur de Harper Edwards. Sans compter que le temps clément lui avait permis de rester plus longtemps pour voir le soleil aborder sa descente, prêt à disparaître à l’horizon en laissant derrière lui un délicieux camaïeu de couleurs chaudes qui, lentement, tireraient vers le bleu et le mauve. A ce moment-là, le coeur de la jeune femme était gonflé à bloc d’une joie indescriptible, joie qu’elle désirait communiquer à n’importe qui qui croiserait son chemin - c’est-à-dire pas grand-monde à cette heure.
Harper avisa toutefois une silhouette non loin et s’approcha d’elle, inconsciente du chagrin qui tourmentait cette dernière. La lumière ne permettait pas de voir convenablement les traits de l’inconnue mais peut-être qu’Harper n’aurait rien remarqué. Quand elle était trop excitée, il lui arrivait de manquer des éléments essentiels.
- C’est magnifique, n’est-ce pas? s’exclama-t-elle en comblant la distance qui la séparait de la jeune femme. On assiste trop rarement à un si beau spectacle, ajouta-t-elle avec un sourire rêveur en portant le regard sur l’horizon.
Un léger soupir de contentement lui échappa et elle baissa à nouveau les yeux sur son interlocutrice… pour enfin découvrir sa mine désolée. Le sourire de Harper se dissipa instantanément pour laisser place à une moue embarrassée et elle s’exclama, confuse:
- Oh, je ne voulais pas vous embêter avec mes bavardages. Est-ce que ça va? Est-ce que je peux faire quoi que ce soit pour vous aider?
Harper n’avait pas la prétention de pouvoir véritablement être utile à l’inconnue - ses talents, après tout, étaient très limités - mais elle ne pouvait pas prétendre n’avoir pas vu la détresse de la jeune femme. Comme une éponge à émotions, Harper absorbait celles des autres et de voir une telle tristesse dans le regard de l’inconnue lui brisa tout simplement le coeur.

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· Re: see you again · Dim 15 Mar - 0:12

Tous les ans le même schéma, ou presque. Deux, voire trois, semaines à déprimer, à ressasser. Des journées maussades, souvent le nez dans quelques albums qui ont été sauvés ou récupérés chez sa tante. Ou alors seulement dans sa bulle, à tenter d’imaginer –se torturer- ce qu’aurait été sa vie si son père était toujours là. Comment aurait-il été ? A quel point aurait-il influencé sa vie ou ses relatios ? Beaucoup de choses n’auraient jamais eu lieu. Et put-être qu’elle n’aurait jamais été… elle. Sans doute moins fucked-up. Sa vie n’avait été qu’une réaction en chaine d’évènements traumatisants ou merdiques. Mais Madd Wilson n’avait pas baissé les bras, elle n’avait pas abandonné. A sa manière, elle avait tout affronté. Et avec les années qui se sont écoulées, elle se demande seulement maintenant à quel point elle a continué de s’enfoncer.
Elle soupire, boit une autre gorgée. C’était plus simple d’offrir son masque de fêtarde –parfois connasse- et forte tête au monde entier, plutôt que les laisser apercevoir chaque fêlure, dont certaines ressemblaient à de véritables abysses obscures. Et c’est ce qui ressemblait le plus à une jolie lumière qui l’empêche de ne pas être totalement aspirée par ses propres démons. Elle redresse la tête vers cette fille inconnue. Elle semblait un peu ailleurs, dans un endroit bien plus sympa que celui de la rouquine. Comme elle aurait aimé y être invité.
« c’est vrai » qu’elle acquiesce, d’une voix un peu moins assurée mais qui passera sans doute inaperçu auprès de la jeune femme.  Mais elle avait raison. Ce genre de spectacle était bien trop rare. « en réalité, je crois que c’est surtout nous qui prenons rarement le temps de l’apprécier » qu’elle finit par ajouter avant que la jeune femme ne se tourne vers elle. Elle voit son sourire se dissiper, et madd lui offre un sourire désolé. Elle ne voulait pas la plomber. « Vous en faites pas » elle tente encore une fois de sourire, ne voulant pas l’attrister alors qu’elle est complètement étrangère à sa vie et encore plus à ses problèmes. « Probablement pas » Elle ne pouvait ramener personne à la vie. C’était juste ainsi. Certaines personnes restaient, d’autres étaient arrachées trop tôt. Et elle ne pouvait pas non plus remonter le temps. Pour ça ou pour ses histoires avec son meilleur ami. Maddie était condamnée à laisser le temps faire son œuvre. Apaisée ses blessures et qui sait ce que les choses donneront avec leo. Pourtant, elle avait l’air adorable et elle dégageait ce quelque chose de naturellement chaleureux que peu de gens avaient. Comme une personne trop précieuse qu’il fallait protéger d’un monde trop noir. « Vous voulez vous asseoir ? Une gorgée ? » qu’elle dit en tendant sa bouteille. Pas de gobelet mais c’était tout ce qu’elle pouvait proposer, même si elle imaginait aisément qu’elle devait avoir bien mieux à faire. « vous n’êtes pas obligée » qu’elle ajoute un léger rire en se rendant compte du ridicule de sa proposition alors qu’elles ne se connaissaient pas. Pourtant, Madd réalisait qu’elle ne dirait pas non à la présence de cette inconnue, sans trop savoir pourquoi. Un désespoir total de ne pas être seule pour ne pas sombrer –alors que quelques minutes auparavant elle refusait de joindre quoique ce soit pour cause d’humeur maussade contagieuse ? Ou cette aura étrange que dégageait la jeune femme, dans laquelle elle avait étrangement envie d’être entourée ? Une larme essuyée du revers de main, Madd reporte son attention sur le coucher de soleil, quoique le regard un peu dans le vague, en attendant que la brune ne prenne sa décision.


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· Re: see you again · Lun 23 Mar - 10:53
Harper n’aimait pas voir les gens tristes. La détresse des autres lui fendait le coeur et elle n’avait qu’une envie: leur rendre le sourire. Son premier élan, si la demoiselle n’avait pas été une inconnue, aurait été de la serrer dans ses bras, en lui assurant que tout irait bien, que tout pourrait s’arranger. Elle faisait preuve d’une drôle de conviction pour quelqu’un qui n’avait pas eu beaucoup de chance dans la vie jusqu’ici, mais c’était sans doute cette propension à l’optimisme qui avait permis à Harper de s’en sortir, de ne pas sombrer dans le désespoir. Sa capacité à voir la lumière, à se diriger vers elle, quoi qu’il arrive, avait été à l’origine de son arrivée à Windmont Bay. Harper était une éponge à émotions et elle ressentait celle des autres, l’absorbant, la faisant sienne, tout en parvenant à garder une certaine distance. Sans cela, elle se serait sans doute ouvert les veines depuis longtemps. Et si elle était persuadée que vraiment, tout finirait par rentrer dans l’ordre, elle savait aussi que la douleur était nécessaire, un mal passager auquel personne ne pouvait échapper. Cela aurait été incroyablement naïf, même de la part d’une personne déjà particulièrement naïve, de croire que la vie n’était pas faite de chagrin, qu’on pouvait être perpétuellement heureux, ne jamais croiser le moindre écueil. Elle ne pouvait évidemment pas imaginer ou deviner l’origine du regard hanté de la demoiselle de la plage, mais Harper espéra qu’elle n’était pas trop grave, trop profonde.
Une moue désolée voila les traits de Harper qui s’approcha encore un peu, d’un pas hésitant, la tête légèrement penchée. Elle ignorait ce qu’elle devait faire: la laisser tranquille? (certaines personnes préféraient rester seules avec leur souffrance, pudiques, ne supportant pas de passer sous le microscope du regard d’autrui) continuer à lui parler? (en espérant trouver les mots adéquats pour apaiser sa peine, pour lui rendre momentanément le sourire, pour effacer ses soucis) rester présente mais en silence (parfois, une simple présence faisait du bien, même si aucun mot n’était échangé, mais est-ce que ça avait la moindre valeur, avec une parfaite inconnue?). Harper n’en avait aucune idée, elle, elle aurait été réconfortée par n’importe quelle présence, n’importe quel geste attentionné, mais chacun avait sa façon de gérer le mal-être, de passer un moment difficile, d’attendre que la douleur s’estompe.
- Oh, oui, avec plaisir, s’exclama Harper en contenant tant bien que mal sa joie d’être invitée à s’asseoir avec la jeune femme - qui lui donna par la même occasion une réponse aux questions qu’elle venait de se poser. Merci, c’est gentil, mais je n’ai pas soif.
Comme s’il fallait avoir soif pour boire de l’alcool, mais Harper ne préféra pas préciser qu’elle n’aimait pas ça, en réalité, elle craignait que l’autre y voie une forme de jugement (ce qui n’était aucunement le cas).
Harper s’installa près de l’inconnue et porta le regard vers l’horizon, ses mains glissées dans les poches de son manteau, caressant ses petits trésors. Ses doigts effleurèrent le dessin d’un coquillage et elle le sortit de sa cachette pour l’admirer une nouvelle fois. Il s’agissait d’une demi coque, rose pâle, presque nacrée, douce comme une perle. Il devait sans doute en exister des dizaines comme celui-là sur la plage mais ça n’atténuait en rien le bonheur de la jeune Edwards de l’avoir trouvé.
- Je cherchais de quoi décorer mon appartement, confia-t-elle à son interlocutrice en lui montrant l’objet. Je n’avais jamais vu l’océan en vrai avant de venir à Windmont Bay. Mais j’ai toujours adoré les coquillages.
La jeune femme esquissa un sourire en caressant distraitement sa trouvaille.
- Si vous avez besoin de parler de ce qui ne va pas, je suis là. Si vous préférez rester dans vos pensées, je peux me taire, promis.
Ce n’était pas forcément chose aisée pour quelqu’un de bavard comme elle mais Harper pouvait le faire. En aucun cas elle ne voulait importuner la jeune femme au regard triste.

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· Re: see you again · Sam 28 Mar - 19:01

La joie de la jeune femme est communicative, si bien que Madd ne résiste pas à esquisser un sourire lorsqu’elle la regarde s’asseoir à côté d’elle. Cette fille n’était vraiment pas comme tout le monde. Une aura rayonnante et chaleureuse, mais surtout, elle semblait se préoccuper des autres… Et de tout ce qu’il y avait autour. Le genre de personne à plus se préoccuper des problèmes des autres que des leurs, pas par fuite ou à cause d’une curiosité malsaine, mais réelle par générosité et empathie. Ça se lisait presque sur le visage de la brune à ses côtés. Elle acquiesce d’un signe de tête entendu à son refus, et ne lui en tient certainement pas rigueur. Si elle proposait dans un esprit de politesse et de partage, elle ne tenait pas non plus à inciter qui que ce soit à forcer sur la boisson.
A la place, elle remarque que la jeune femme triture un objet dans ses poches. Doucement, la rouquine en remarque les nuances de coulur. Un rose pâle, semblable à une perle. Un coquillage, ou du moins une moitié de coque, sublime et délicate qui reflétait les derniers rayons de soleil. « Jamais ? » que demande Madd, un peu étonnée. « Je… enfin, si vous voulez j’en ai. J’ai vécu quelques années en californie » elle se souvient d’un gros coquillage, qu’elle avait acheté. Elle n’en connaissait pas le nom, mais il ressemblait à l’un de ceux qu’on met contre son oreille pour écouter le bruit de la mer. « J’avais aussi tendance à les collectionner pendant un temps » avoue-t-elle avec un demi-sourire, comme si c’était presque honteux d’avouer une chose aussi normale, pour quelqu’un comme elle. La vérité, c’est que c’était foutrement rafraichissant. Sans vraiment le réaliser, elle pose la bouteille de whisky, toujours dans son papier craft, à côté, et de ses deux mains elle mime la taille d’une autre coque qu’elle a dans ses trésors « et une autre à peu près grosse comme ça. Mais moins rosé. Et pas nacré. Strié un peu blanc et orangé… Ou marron, j’sais pas trop. » A son tour, son regard se détache du coquillage pour se poser sur l’horizon et obser les derniers rayons de soleils. Chauds, orangés, rougeatres. C’était les plus belles couleurs à ses yeux.
Mais Madd déglutit en entend la question de la jeune femme. « Je peux vous tutoyer ? » qu’elle demande subitement avant de rattraper sa bouteille. Une gorgée engloutit, puis une autre alors qu’une autre larme silencieuse coulait le long de sa joue.
« C’est bientôt l’anniversaire de la mort de mon père » annonce-t-elle finalement, après quelques instants de silence sans savoir si elle allait réussir à lacher les mots. Elle n’en parlait jamais. Même avec Leo, c’était rare. Il savait, connaissait la période. Il reconnaissait ce regard particulier qu’elle avait. Marley aussi. Mais sinon, elle n’en parlait pas. C’était ressassé trop de mauvaises choses. L’accident en lui-même et les années qui ont suivi. Elle déglutit, plus difficilement qu’elle ne l’aurait cru avant de poursuive. « On avait l’habitude de regarder les couchers de soleil ensemble. Et ma mère pétait un cable parce qu’on disparaissait pendant des heures. Parce qu’après, on regardait les étoiles » ils oubliaient souvent de la prévenir, alors elle faisait préparer le diner pour rien, ou que pour elle. Et son père l’emmenait toujours prendre un burger à emporter, une portion de frites –qu’elle n’avait jamais été capable de finir- et ils retournaient s’asseoir là, pour regarder les étoiles. Parfois, elle était presque surprise de s’en souvenir encore tant son père avait disparu  tôt. Trop tôt. Elle tourne la tête vers la brune à ses côtés, les yeux brillants et humides. « alors je gère ça comme je peux » elle montre la bouteille de whisky. En réalité, elle ne gérait plus rien du tout. Cette année, encore moins que les autres.


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· Re: see you again · Dim 29 Mar - 18:22
Harper n’avait aucune difficulté à se confier aux autres. Elle en donnait en tout cas l’apparence, même si elle n’évoquait jamais son passé, ni d’où elle venait. Elle parlait tellement que ces questions se perdaient naturellement dans le flot continuel de ses paroles. Elle n’essayait même pas de noyer le poisson. C’était comme ça. Elle paraissait si ouverte, si accessible, que les gens ne cherchaient pas à recevoir plus qu’elle n’offrait - parfois, ils se seraient même volontiers passé de ses joyeux babillages. Harper ne savait jamais quand ça s’arrêter, quand elle envahissait l’espace des autres, quand elle aurait mieux fait de garder ses paroles pour elle. Mais elle n’y pouvait rien, si les gens ouvraient la porte, s’ils se montraient accueillants, réceptifs, Harper Edwards était lancée comme une fusée, ravie de s’être fait de nouvelles connaissances - voire peut-être même amis! Dans le cas présent, toutefois, le chagrin de l’inconnue faisait barrière, pas dans le sens où il tenait Harper à l’écart mais parce qu’il la forçait à adoucir son enthousiasme, à se calquer sur l’ambiance mélancolique qui auréolait la demoiselle.
La jeune serveuse secoua la tête, pour confirmer le jamais confié quelques secondes plus tôt et quand l’inconnue lui apprit avoir vécu en Californie quelques années, l’intérêt de Harper irradia dans toute sa posture:
- La Californie? Oh, comme ce doit être merveilleux! Vous avez vu des stars? s’enquit-elle comme si c’était là qu’étaient concentrées toutes les célébrités de la planète, qu’il n’y avait qu’à parcourir une ville de ce vaste état pour en croiser une au coin de la rue. Vous collectionniez les coquillages? C’est merveilleux! J’en ai trouvé un l’autre jour, qui était tout à fait adorable. Il était plein de petites pointes mais elles ne faisaient pas mal. On aurait dit une petite armure!
Un petit soldat des mers, l’avait-elle qualifié en le trouvant, ce jour-là. Il trônait à présent sur une étagère dans la cuisine, lavé du sable qui y était incrusté, reflétant les rayons du soleil lorsque ceux-ci s’immiscaient par la fenêtre en matinée. Harper avait découvert le phénomène quelques jours plus tôt. Avant ça, les journées étaient trop courtes pour que le coquillage capte la lumière au réveil.
La jeune femme dessina à l’aide de ses mains l’une de ses propres trouvailles et les lèvres de Harper s’arrondirent d’ébahissement.
- Je serais ravie de voir ta collection, s’exclama joyeusement la petite brune en serrant à deux mains son menu trésor.
Elle n’en oubliait toutefois pas l’humeur chagrine de la jeune femme et voulut lui démontrer qu’elle serait la compagne dont elle avait besoin, distrayante ou silencieuse, selon ce qui lui convenait mieux à cet instant précis - et qui pouvait changer au fil des minutes. Parfois, Harper le savait, la tristesse donnait envie de se recroqueviller, de se faire toute petite, en espérant être oubliée de la terre entière, alors qu’un mot bienvenu pouvait redonner la force d’affronter la vie, de saisir une main tendue ou simplement de redresser le menton. Harper espérait trouver cette formule magique pour aider son interlocutrice, même si elle savait qu’elle n’était pas la plus futée pour s’adapter aux circonstances, sa maladresse la rattrapant parfois, gâchant ses efforts sincères et innocents.
- Bien sûr!
Harper réalisa qu’elle ne s’était même pas présentée mais elle n’eut pas le temps de le faire, elle vit la vague de tristesse revenir assombrir les traits délicats de son interlocutrice, qui lui parla alors de l’anniversaire (triste anniversaire, songea la chasseuse de coquillages) de la mort de son père. Le coeur de la petite serveuse se brisa en mille morceaux en voyant une larme rouler sur la joue de la jeune femme et elle serra sa trouvaille contre son coeur, dans un geste de compassion atterré.
- Oh, je suis désolée, souffla-t-elle, navrée.
Elle comprenait mieux pourquoi elle semblait si triste, maintenant. Harper écouta les explications, réalisant toute l’importance du lieu et du moment. Le chagrin n’était évidemment pas anodin mais si en plus il était lié aux circonstances de la journée, s’il lui évoquait des souvenirs heureux qu’elle ne pourrait plus jamais revivre, qui les rendait dès lors douloureux, la serveuse sut qu’il était profond et elle inspira, comme pour absorber le malheur de l’inconnue. Elle n’hésita qu’une seconde avant de laisser tomber son coquillage dans le sable pour ouvrir les bras et les refermer autour de la silhouette de la demoiselle.
- Je suis vraiment désolée que tu aies à porter tout ça. Et que ton papa te manque, dit-elle, en infusant un léger mouvement de balancier à leur étreinte avant de s’écarter, laissant toutefois une main posée sur l’épaule de la demoiselle, pour la regarder droit dans les yeux. C’est très beau, ce que tu fais. De garder votre rituel vivant, même s’il n’est plus là. C’est un bel hommage!
L’inconnue n’avait sans doute pas besoin de sa belle assurance mais Harper était sincère. Elle trouvait cette façon de penser à lui, de le célébrer, en un sens, magnifique, et elle regretta qu’il n’existe pas un moyen de ramener son père. Malheureusement, la vie était ainsi faite, et même la naïve Harper savait à quel point la mort était définitive.

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· Re: see you again · Ven 3 Avr - 14:13

Madd ne peut retenir un rire en entedant la question de la jolie brune. « Je ne vivais pas à Los Angeles, je vivais à San Diego » avoue-t-elle, un sourire triste sur le coin des lèvres. Elle repense aux grandes plages, aux buildings… C’était LA en plus petit, plus mignon, sans doute plus authentique aussi, bien que ça ne soit pas très dur à faire. « Mais j’en ai vu quelques unes, quand on faisait des week-ends à Beverly Hills. Hugh Jackman… Vanessa Hudgens » elle réfléchit en essayant de se souvenir ds autres. Lindsay Lohan, sans doute, en boite, lorsqu’elle y était rentrée avec une fausse carte d’identité. « Mais le mieux, c’est quand même les surfeurs, même anonymes, sur la plage » elle taquine l’inconnue à ses côtés sans franchement savoir si la blague sera à son goût ou non. Tout le monde n’était pas obligatoirement comme elle, à mater les surfeurs sur la plage en même temps qu’elle se faisait bronzer. Elle acquiesce alors d’un signe de tête, pour les coquillages. Bien que depuis qu’elle était dans l’Oregon, elle en collectionnait moins. Elle prenait moins le temps de se balader les yeux rivés dans le sable. Alors qu’en Californie, ça avait été une véritable habitude. Il y en avait de si différents. Grand petits, rond, pointus, nacrés, mattes… « J’avais aussi une étoile de mer, elle était déjà morte quand je l’ai trouvé… mais elle a dû se perdre dans mes quelques cartons » elle ne faisait certainement pas partie de ces gens qui allaient récupérer au fin fond de l’océan pour les faire sécher. Elle trouvait ça cruel, et complètement aberrant.  Non, Madd s’était contentée de ramasser celle déjà asséchée qui avait fini sur un rocher. C’est vrai qu’une partie de la californie lui manquait. Malgré sa peau de rousse et les coups de soleil que cela impliquait, les chatouillis provoqués par les rayons du soleil sur son épiderme lui manquaient. Ces quelques minutes de frissons quand sa peau se réchauffait en s’installant sur sa serviette. Ou ces quelques reflets blonds que prenait sa crinière rousse après des heures sur la plage à surfer. Le sourire de Madd se fait un peu plus franc, légèrement moins triste, contente que l’inconnue à ses côtés accepte sa proposition. Sans savoir vraiment pourquoi, ça lui plairait bien de la revoir. Pour lui montrer sa collection ou juste discuter autour d’un thé.
Tout pour lui changer un peu les idées, et puis elle semblait… chaleureuse. Mais peut-etre qu’elle aurait mieux à faire qu’écouter les déblatérations d’une fille qu’elle ne connaissait absolument pas. Pourtant, ça semblait bien être le genre de personne totalement empathique et prête à donner de sa personne pour aider les autres. Le genre qui donnait et donnait sans réfléchir. Tout comme elle n’avait pas réfléchi pour venir s’asseoir à côté de la rouquine et lui proposer un peu de compagnie. En bavardages ou en silence. Alors elle finit par se confier, à parler de son père et de cet anniversaire un peu morbide. Elle a jamais compris pourquoi on appelait ça un anniversaire. C’était censé être joyeux, un anniversaire. Une fête… Pas une soirée –ou même plusieurs jours- passée à déprimer et à pleurer en se rappelant d chaque petit souvenir. Madd hausse les épaules, renifle avant d’expliquer un peu plus. Pourquoi maintenant, pourquoi ici.  Des habitudes qui ont la vie dure. Elle en parlait rarement, voire même jamais. Et sans qu’elle ne l’ait vu venir, la brunette la prendre dans ses bras. Une étreinte brève mais chaleureuse. Madd en oublie de respirer un bref instant, mais réalise que la chaleur de la jeune femme est contagieuse, et bordel que ça fait du bien. « merci… » qu’elle finit par lacher alors qu’elle s’écarte. Elle s’en voudrait presque de ne pas avoir été capable de lui rendre son calin, tant elle a été surprise. « ça reste douloureux quand même » naturellement, et un peu inconsciemment –sans doute la personnalité irradiante de la jeune aidait-elle, madd laisse sa tête reposer sur l’épaule de la brunette. « Je voulais pas ruiner ta soirée. Comment tu t’appelles ? » à croire que ces deux là faisaient tout à l’envers. « toi aussi c’est beau ce que tu fais. Aider les gens… tu me connais pas… » avoue-t-elle à voix basse, la voix un peu brisée par le poids des années et de la douleur.



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   AND SHE'S BOLD
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Harper Edwards

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· Re: see you again · Hier à 17:12
Harper, quand elle songeait à son père, il n’y avait aucun souvenir heureux auquel l’associer. Il ne lui manquait pas. Il l’avait toujours un peu effrayée, il n’avait jamais pris soin d’elle. Il l’avait livrée aux crocodiles, il avait disparu. Il revenait de temps à autres, du temps où elle vivait encore loin de Windmont Bay, et elle n’avait jamais rien à lui dire. Elle s’efforçait de sourire, l’écoutait ronchonner à propos de choses et de personnes qu’elle ne connaissait pas et elle attendait que ça passe. Et qu’il reparte. Ses amies lui avaient dit qu’elle s’éteignait en sa présence, qu’elle se terrait au fond d’elle-même, qu’elle n’était plus là et Harper ne pouvait leur donner tort. Dès que son père était dans les parages, elle devenait taiseuse, discrète. Triste. Du coup, elle n’aimait pas songer à lui et en entendant la demoiselle évoquer son propre géniteur et la mélancolie que lui évoquait une période où il était toujours vivant, Harper songea qu’elle aurait aimé le rencontrer, cet homme dont l’absence avait créé une tombe dans le coeur d’une jeune femme. Il devait être quelqu’un de bien, d’exceptionnel, pour laisser une telle marque. Le jour où elle apprendrait la mort de son propre père - si elle était seulement avertie, après tout, personne ne savait où et comment la contacter - Harper doutait ressentir autre chose qu’un certain soulagement ou une indifférence totale. Quoique… même pour lui, elle serait capable de verser une larme. Elle était bien trop sensible pour échapper à un chagrin absurde. Alors c’était peut-être mieux qu’elle n’entende plus jamais parler de celui qui lui avait gâché l’existence.
- Oh, d’accord! s’exclama Harper, même si elle ne voyait pas ce que ça changeait. Hugh Jackman! Quelle chance! Et Vanessa Hudgens!
Elle n’était pas certaine d’identifier cette dernière mais peu importe, si l’inconnue la citait, c’était qu’elle était célèbre et si elle voyait son visage, peut-être lui serait-il familier. Un gloussement lui échappa à l’évocation des surfeurs et Harper approuva d’un hochement frénétique de la tête:
- J’imagine qu’ils doivent être très beaux à regarder!
Elle n’en avait personnellement jamais rencontré mais la façon dont la rouquine avait parlé suggérait qu’elle savait de quoi elle parlait. Harper aurait pu l’écouter parler des heures, elle s’en rendit compte alors que l’autre expliquait avoir également trouvé une étoile de mer. Elle buvait ses paroles et acquiesçait pour montrer qu’elle suivait, que ça soit à propos des coquillages ou de son père défunt. L’étreinte de Harper lui ressemblait bien: spontanée, sincère, un peu naïve. Elle savait qu’un câlin pouvait avoir des effets miraculeux - sans doute moins lorsqu’il était offert par une inconnue mais c’était mieux que rien, songea Harper.
Le fait que la demoiselle pose la tête sur son épaule indiqua à Harper que son geste n’avait pas été mal interprété ou mal reçu, et elle frotta doucement le bras de l’inconnue, résistant à l’envie de poser sa joue contre ses cheveux.
- Oh, tu ne la ruines pas du tout. Je suis ravie de t’avoir rencontrée. Même si les circonstances ne sont pas joyeuses, lui assura Harper. Je m’appelle Harper. Et toi?
Avant, elle n’avait jamais à se présenter alors elle aimait bien le faire depuis qu’elle était à Windmont Bay. Elle prononçait son prénom avec entrain, ravie de collectionner ceux des autres comme elle le faisait de ses précieux coquillages. Le prénom de la demoiselle rejoindrait sa petite bibliothèque interne et elle se rappellerait éternellement leur première rencontre sur la plage, au coucher du soleil.
- Mais c’est normal, non? lui demanda Harper, qui n’était pas sûre de voir en quoi elle aidait vraiment la jeune femme, mais si sa venue et sa compagnie étaient perçues comme telles, qui était-elle pour contredire son interlocutrice? J’aimerais pouvoir faire plus, vraiment. Donc s’il y a quoi que ce soit que je puisse faire, n’hésite surtout pas!
Harper réfléchit quelques secondes à ce qu’une parfaite inconnue pourrait offrir comme forme de réconfort puis elle eut une illumination et elle s’exclama:
- Tiens, par exemple, si tu en a envie, je pourrais t’offrir un milk-shake chez Mickey’s! J’y travaille presque tous les jours et j’ai droit à une réduction.
Harper ne songea pas au fait qu’il était peut-être étrange d’offrir quelque chose qu’elle ne devait pas vraiment payer, comme si elle refilait un échantillon mais si la situation avait été inversée, si on lui avait offert un produit gratuit, elle ne s’en serait pas offusquée. Elle ne roulait pas sur l’or, elle savait qu’elle devait faire attention - d’où sa quête de coquillage, qui ne coûtait rien - et ne disait-on pas que c’était le geste qui comptait?
- Ou te faire des petits gâteaux. J’ai déjà eu quelques cobayes, ils les ont trouvés très bons, gloussa la petite serveuse en fixant l’horizon, un sourire distrait aux lèvres.

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I know that I'm talking too much and I'll get nowhere trying to do it at once but oh my god, I wanna be someone. So stay young with me, cause I hope that it's you that I'll break my pact trying to run home to. Just stay young.
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