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 it's alright to not be fine


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Lydia Winters

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· it's alright to not be fine · Lun 9 Mar - 11:40
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february 2020

Cela faisait dix minutes qu’elle patientait devant le Majestic lorsqu’elle reçut le message de Cyrus: ils étaient en retard, problème sur la route, blablabla, ils la préviendraient quand ils arriveraient. Lydia inspira longuement puis soupira, laissant retomber sa tête en arrière, en signe de lassitude. C’était toujours ainsi: les jumeaux étaient incorrigibles, incapables de s’en tenir à une heure fixée, perdant toujours la notion du temps et elle les aurait bien envoyé balader si elle n’avait pas eu besoin d’eux pour récupérer un meuble chez un habitant de Portland, à qui elle avait acheté une petite garde-robe en seconde-main. Forcée de s’adapter à leur organisation douteuse, la jeune femme de chambre tourna les talons et retourna dans l’hôtel. Elle aurait pu retourner chez elle, attendre les frères de Cash là-bas mais comme ils pouvaient très bien débarquer dans les prochaines minutes comme dans une demi-heure et qu’elle ne voulait pas qu’il y a ait un nouveau malentendu sur le lieu de rendez-vous, Lydia préféra attendre là.
Elle se rendit au bar et posa son sac sur un tabouret puis enleva sa veste qu’elle suspendit à un portemanteau. Elle guetta Rufus, sans toutefois trop espérer le voir: il travaillait généralement plus tard, en soirée et une bonne partie de la nuit. Faute d’interlocuteur potentiel, Lydia se hissa sur le tabouret et sortit son téléphone pour faire ce que n’importe quelle âme désoeuvrée ferait dans son cas, pour ne pas avoir l’air de s’être fait poser un lapin: elle fureta sur les profils Mazebird de ses amis et connaissances, consciente qu’elle finirait sûrement par regretter de l’avoir fait. La vie des autres semblait toujours palpitante, comme si elle était la seule à traverser un quotidien morne, terne. Sa vie était nullissime, voilà son irrémédiable conclusion chaque fois qu’elle avait le malheur de comparer, de croire que l’herbe était plus verte ailleurs. Elle savait pourtant que ce n’était que des leurres: n’usait-elle pas de post cryptique pour faire croire qu’elle était heureuse, qu’elle vivait la vie dont elle avait toujours rêvé? Elle y avait moins recours ces derniers temps, toutefois, comme si elle était persuadée qu’elle ne pouvait même plus tromper les éventuels personnes de passage sur son compte. D’ailleurs, qui se souciait seulement de ce que faisait Lydia Winters, huh?
La jeune femme émit un nouveau soupir et éteignit son téléphone, furieuse contre elle-même de toujours tomber dans le panneau, de toujours céder à ces pulsions autodestructrices. Elle aurait mieux fait d’essayer de relativiser, elle le savait, d’énumérer les éléments qui lui procuraient un minimum de bonheur - son amitié avec Cash, le fait que sa fille, malgré la mère qu’elle avait, grandisse pour devenir une gamine adorable… Et puis rien. Elle manquait d’inspiration ou, plus exactement, elle aurait certainement pu dresser une liste interminable et non exhaustive de ce qui n’allait pas chez elle. Pour ça, oui, elle était particulièrement douée.
Dépitée, Lydia, rangea son téléphone et jeta un coup d’oeil autour d’elle. La salle du bar n’était jamais très peuplée à cette heure de la journée et Lydia n’eut aucun mal à compter le nombre de personnes disséminées autour d’elle. Des clients de l’hôtel qui attendaient sûrement un taxi qui les emmènerait ailleurs, loin de la petite ville perdue. Lydia se demandait ce qui les avait amené en premier lieu à Windmont Bay. Il n’y avait aucun festival à la renommée internationale, aucun monument qui vaille la peine de faire le déplacement. C’était une ville parmi tant d’autres, interchangeable. Son aigreur s’étalait à tous les domaines et Lydia aurait pu trouver d’autres désavantages, dénigrer sa ville natale jusqu’au bout de la nuit si son attention ne s’était pas arrêtée sur un homme isolé, installé à quelques tabourets de là.
Ce n’était pas tant qu’il soit seul qui happa l’intérêt de Lydia mais bien que son visage lui paraisse familier - pas comme si elle le connaissait, lui, mais plutôt comme si elle l’avait déjà vu quelque part, sans savoir immédiatement dire où. Une bonne minute de réflexion l’aiguilla cependant rapidement vers des images fugaces - une émission de télévision, de la musique. Et l’adolescente qui se réfugiait dans les chansons pour oublier sa peine n’eut aucun mal à faire le lien entre l’homme et Ezra Riain, dont la voix rauque avait bercé son coeur brisé à de multiples reprises.
Lydia ne sut pas ce qui la poussa à s’adresser à lui. Elle n’avait rien d’intéressant à lui dire, il n’avait sûrement pas envie d’être importuné par une gamine, mais elle éprouva le besoin de lui parler.
- Etes-vous Ezra Riain? demanda-t-elle d’une voix incertaine, même si elle était sûre de ne pas se tromper. Pardon. Bonjour. Je ne veux pas vous embêter mais je voulais vous dire que j’aime beaucoup vos morceaux. Votre voix. Les émotions que vous faites naître. C’est… c’est magique.
Peut-être ses mots manquaient-ils de l’enthousiasme nécessaire à la démonstration de sa sincérité mais Lydia espérait qu’il verrait qu’elle l’était. Sincère. Emue. Qu’il avait touché l’âme d’une adolescente paumée de l’Oregon. Même s’il n’en avait certainement rien à faire, qu’elle n’était qu’une personne parmi tant d’autres, qu’il avait l’habitude de tout ça.
- Je ne veux pas être indiscrète mais je me demandais… que faites-vous à Windmont Bay?
Faisait-il une tournée dans des petites salles? Elle n’était pas au courant, mais il fallait dire qu’elle avait cessé de suivre les nouvelles de ses musiciens et chanteurs préférés. Elle n’avait de toute manière pas les moyens d’aller à leurs concerts (qui se jouaient généralement à Portland) alors à quoi bon se faire du mal inutilement?

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· Re: it's alright to not be fine · Sam 14 Mar - 16:24
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A croire que Riain avait fait du bar de l’hôtel son domaine personnel. Il n’y venait que lorsqu’il était seul, le chemin étant bien plus court qu’aller se trouver une place en ville –surtout pour être en tête avec lui-même. Un whisky –avec un seul glaçon- commandé, il perd rapidement son regard azur dans le liquide ambré, comme s’il allait trouver des réponses à ses questions, ou que ça allait noyé ses démons.
Les choses plus urgentes d’abord. Trouver une solution pour son logement s’il restait ici… Et il se voyait clairement mal partir et laisser charlie derrière lui. Ils n’étaient plus à New York, il n’y avait plus d’émission ou de compétition. Plus qu’eux, deux adultes qui devaient se poser et prendre une décision… Tout en conjuguant leurs passés respectifs. La vérité, c’est que le spectre de Siobhan planait encore au dessus de sa tête, plus qu’il ne l’aurait voulu. Et c’était sans doute à cause de cette présence combiné à ses nouvelles envies qu’il se retrouvait régulièrement seul face à un verre. Ou la bouteille. Rongée par une culpabilité qui aurait été dénuée de sens pour beaucoup, mais qu était légitime pour lui. Submergée par ses sentiments envers la jeune blonde et ce qu’il pensait être plus raisonnable : s’en éloigner, tout en étant incapable de le faire

Il relève la tête, interpellé par une voix plus fluette que celles dont il avait l’habitude. Et à juste titre, c’était une jeune fille (femme ?) qui se trouvait à côté de lui. Il lui offre un léger sourire, peut-être même à peine décelable, il n’en était pas certain. Il acquiesce d’un signe de tête, certain qu’elle n’avait pas besoin de cette confirmation. Et cette fois, c’est un léger rire qu’elle arrive à lui extirper avec ses compliments, et surtout ses mots qu’elle semblait chercher. S’il trouvait parfois le comportement de ses fans un peu limite lorsqu’ils avaient la trentaine bien entamée, c’était toujours attendrissant chez les plus jeunes. Et puis, c’était différent, sans doute un peu plus naturel, pour lui aussi même s’il avait encore parfois du mal à comprendre ce que sa voix était capable de provoquer. « merci. C’est gentil » beaucoup de reprises, peu de compositions originales. Du moins pas autant qu’il l’aurait souhaité. Mais il savait définitivement choisir quel morceau  reprendre en l’adaptant à sa sauce. « et j’suis ravi que vous appréciez autant. Jeune musicienne ou chanteuse peut-être ? »
Windmont Bay. Pourquoi  donc ? la question était légitime. La bourgade n’était certainement pas réputée par la capacité de ses salles de spectacles. Ou même réputée tout court, si ce n’est pour un cadre de vie qui semblait relativement agréable. Cette ville avait tout ce que l’on pouvait imaginer d’une petite ville typique américaine. « J’ai eu quelques concerts sur Portland, et une amie dans le coin » qu’il explique sincèrement. Une amie. Charlie. Il avait longuement hésité avant de revenir –s’incruster- dans sa vie. Est-ce qu’elle le voulait même là ? Maintenant, il savait que oui, mais il avait douté. « Et je fais quelques concerts dans le coin. Une autre amie qui tient à bar, où je peux jouer de temps en temps » explique-t-il en pensant à Ali, et puis peut-être que ça pouvait intéresser sa jeune fan. « Mais je vais sans doute un peu rester dans le coin » parce qu’il pensait déjà à une idée de quitter l’hôtel, tout en restant en ville. Louer un petit appart ou une connerie dans le genre… Ce serait toujours plus économique que lacher tout son fric dans une chambre qu’il trouvait un peu trop chère. Il prend une gorgée de son whisky et tourne une nouvelle fois la tête vers la brune. « Et à qui ai-je l’honneur ? » demande-t-il, tendant la main dans sa direction pour une réelle présentation. Ezra, bien plus aimable avec une gamine qu’avec n’importe quelle personne de son âge.

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Dernière édition par Ezra Riain le Mer 25 Mar - 12:52, édité 1 fois

Lydia Winters

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· Re: it's alright to not be fine · Sam 21 Mar - 19:13
Lydia n’avait jamais rencontré de “célébrité” (à l’exception de Carter, évidemment, mais elle n’arrivait pas à le considérer ainsi, c’était Carter, un point c’est tout). Elle avait pourtant été une adolescente comme les autres, des posters de magazines collés aux murs, à suivre l’actualité de ses chanteurs préférés, à retenir des détails insignifiants à propos des acteurs qui ne semblaient sourire qu’à elle. Elle avait eu des phases, des groupes qu’elle adorait un mois avant de les oublier presque aussitôt, elle s’était enfilé la filmographie de son dernier crush adolescent et puis… et puis sa vie avait basculé et tout cela avait été remisé. Les affiches s’étaient abimées et, un soir où elle était en rage avec elle-même, Lydia les avait tous enlevés et les avait mis  dans une caisse. Elle ne savait même plus où avait atterri la boite en carton ensuite. Peut-être au grenier, sans doute jeté, perdu à jamais. Elle n’y avait plus vraiment songé jusqu’à ce soir. Elle était trop accaparée par les changements qui s’étaient opérés dans sa vie, de ceux auxquels on n’échappe pas, même avec la meilleure volonté du monde. A la rigueur, elle aurait peut-être pu faire ‘comme si’ (comme si de rien n’était, comme si elle n’était pas tombée enceinte alors qu’elle pénétrait timidement dans l’adolescence) si la grossesse n’avait pas été à son terme (si elle avait perdu le bébé, si elle avait interrompu sa croissance en restant dans la clinique, en allant au bout de la procédure). Mais Lydia n’avait pu renoncer à cet enfant, ou plutôt, elle n’avait pas eu le courage de tout arrêter. Il n’était pas question de laisser la vie gagner, non, elle n’avait jamais été de ceux qui déclarent que toute vie mérite de voir le jour, que les femmes n’ont qu’à accepter leur situation, même quand elles n’ont pas désiré cet enfant, même quand elles n’ont pas les moyens de s’en occuper. La première fois qu’elle avait senti le coeur de Robin battre, écho rapide qui se répercutait dans son ventre et dans la pièce, Lydia avait entendu la vie, elle avait éprouvé l’amour, elle avait suinté la peur mais qu’importe, elle ne pouvait pas supporter l’idée d’abandonner. Elle savait, alors, qu’elle ne serait pas seule, qu’elle aurait un guide, au moins, en Tommy, puisqu’il s’était si bien occupé d’eux; qu’elle aurait une épaule, une chaleur, une odeur familière en Cash, indéfectible Cash, qui ne la déserterait pas, contrairement à tous les autres. Elle aurait sa famille, son meilleur ami. Et tant pis pour l’amoureux absent, envolé.
Elle avait eu sa phase Ezra Riain, bien sûr, comme beaucoup de filles de sa classe. Il devait rester quelques cds gravés avec ses morceaux, des live, des enregistrements, quelque part dans sa chambre - celle des Winters, elle n’avait pas emporté grand-chose chez les Siringo. Il n’y avait eu ni le temps, ni la place, ni l’énergie. Lydia avait pris l’essentiel et avait fui. Mais maintenant qu’elle avait un endroit à elle, peut-être qu’elle pourrait aller récupérer des affaires - peut-être qu’elle pourrait chercher la cd d’Ezra Riain et l’écouter à nouveau, avec une certaine nostalgie, et en se disant qu’elle l’avait vu, en chair et en os, au Majestic. Cela ne changerait sûrement rien à sa vie mais Lydia pourrait en sourire, c’était déjà pas mal, non?
Lydia observa son interlocuteur, réalisant une seconde trop tard qu’il n’avait peut-être pas envie d’être importuné par une inconnue - une adolescente, qui plus est - qu’il voulait sans doute profiter de son verre, au bar, sans avoir à faire la conversation (surtout qu’elle n’allait pas faire dans l’original, ce qu’elle lui dirait, il devait l’avoir entendu des dizaines et des dizaines de fois, si pas plus). Elle fut soulagée de le voir sourire, même si c’était léger, si léger qu’il en paraissait fatigué, à moins qu’elle ne l’ait tout simplement inventé. La demoiselle esquissa un sourire à son tour qui se fissura à l’interrogation du musicien:
- Oh, non, pas du tout. Je suis plutôt ‘casque sur la tête’ que ‘micro à la main’, avoua-t-elle avec un haussement d’épaules.
Comme tout le monde, elle ne se privait pas de chantonner dans la douche, elle ignorait si elle chantait faux ou un minimum juste.
Quand Ezra mentionna la présence d’une amie en ville, Lydia songea forcément à la jolie blonde avec qui tout le monde l’avait associé - elle comprise. Elle avait beaucoup aimé le duo Ezra-Charlie, elle avait été de celles qui trouvaient qu’ils formaient un couple de rêve et elle trouvait que c’était encore le cas.
- C’est vrai? s’enquit-elle, sans chercher à dissimuler son ravissement à cette idée. Oh, Lydia. Je m’appelle Lydia, enchantée.
La jeune femme lui serra la main, assez surprise qu’il se montre aussi accessible. Raison pour laquelle, peut-être, laissa-t-elle échapper la question suivante, spontanément, sans vouloir s’immiscer dans sa vie privée mais parce qu’elle rêvait qu’il le lui confirme:
- Votre amie… C’est Charlie? C’est vrai que vous étiez ensemble, durant l’émission?
Toutefois, les mots à peine envolés, Lydia se sentit honteuse et elle porta la main à ses lèvres, comme pour les empêcher de continuer à parler.
- Pardon. Je ne devrais sans doute pas le demander, ça ne me regarde pas. Enfin, ça ne regarde personne. C’est juste que… vous êtes si mystérieux. Vous. Et Charlie. Et tout le monde en parlait, les articles, la radio…
Etait-ce une excuse? Probablement pas. Mais il devait avoir l’habitude, aussi. N’était-ce pas la rançon de la gloire?

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· Re: it's alright to not be fine · Hier à 19:44
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Ezra avait parfois du mal à se faire à son nouveau statut. Savoir qu’il avait du succès était une chose (réellement le reconnaitre en était une autre), mais surtout se dire que certaines personnes –souvent des jeunes- pouvait le prendre comme un modèle, être fan voire l’idolâtrer le dépassait complètement. Ça lui semblait complètement irréaliste que quelqu’un puisse être fan de lui, comme lui l’avait été (et l’est encore) de certains groupes, comme AC/DC, Nirvana ou Bruce Springsteen. Il n’avait pas leur talent. Il n’en était pas dénué, mais à ses yeux, il y avait un monde entre lui, et eux. Alors quand il voyait la cohue qu’il pouvait parfois déclencher, surtout dans les petits bars, ou l’admiration des plus jeunes, ça le surprenait encore. Pourtant, il comprenait aussi. Il se souvenait comment il était, lorsqu’il vivait encore à Killarney chez ses parents. Les quelques posters qu’il avait, les morceaux qu’il écoutait en boucle. A l’époque, il n’avait rencontré aucune de ses idoles –et à part Bon Jovi, il n’en avait toujours rencontré aucune- mais il comprenait le sentiment et l’excitation que ça pouvait provoquer. Surtout à une époque où il avait été plus extraverti que maintenant.
L’irlandais a un sourire qui s’esquisse à la réponse de la jeune femme. « hm je vois. » plus introvertie qu’extravertie, et il ne peut lui en vouloir. Il se surprend encore lui-même d’être capable de tenir un micro, et plus encore de pouvoir le tenir sur scène face à un public. Il était plutôt du genre à jouer tranquillement de la guitare sur les bancs de la fac. Seul ou en petit comité. Puis quand il sillonnait le pays, mais c’était dans des bars parfois miteux, devant une quinzaine de personnes, tout au plus. « J’étais pareil. Jusqu’à ce qu’on ne me pousse … sous les projecteurs » légère grimace qui passe sur ses traits. Un dixième de seconde. Pourtant, il devait la remercier, cette gérante de bar, au fin fond des usa, qui avait envoyé sa prestation au télé-crochet. S’il n’aimait pas tous les aspects de sa vie… il y avait quelques bonnes choses dues à ça : il avait rencontré charlie, et grâce à sa notoriété, il pouvait se permettre de mieux négocier ses prestations dans les bars.
Il acquiesce d’un signe pour confirmer ses dires. « vous êtes majeure ? on peut peut-être trouver un moyen de vous faire rentrer, ou de vous amener en backstage si un jour vous voulez venir » il hausse les épaules, comme si c’était pas grand-chose. Mais il ne voulait pas de problème avec la présence d’une mineure dans un bar, alors les coulisses, hors de la vue des autres, c’était peut-être encore la meilleure solution. Et puis, il ne voulait pas attirer de problèmes à Ali non plus. « Le bar est juste à l’extérieur de la ville. » lache-t-il alors que la môme lui serre la main. Voilà qu’il se retrouvait à faire la conversation à une fille qui pourrait presque être sa fille –s’il en avait eu. Comme quoi tout arrivait. Y compris être de nouveau sociable, pour Ezra Riain. Le rire qu’il lache est franc, imprévu, et plus sincère qu’il ne l’a jamais été. La fraicheur de cette gamine lui fait du bien, plus qu’il ne l’aurait cru quand il a répondu à sa première question. Il la fixe un instant, se demande ce qu’il se passe dans sa tête, ou ce qu’elle croit. Il aimerait savoir la façon dont elle voit le monde, de son jeune âge. « C’est Charlie » confirme-t-elle en prenant une gorgée de son whisky, réfléchissant en même temps à son autre question. Le temps qu’il pense à tout ça, se demandant à quel point la môme croyait –ou avait cru- à ce couple, elle s’excuse pour l’intrusion. La remarque le fait une nouvelle fois sourire et étrangement ça le gêne moins que quand ça une gonzesse trentenaire qui lui pose la question. Ou pire, un journaliste. « Désolé, mais non, c’était pas vrai. » il soupire, regarde son verre, puis la dénommée Lydia. « J’peux pas non plus dire qu’il n'y avait rien » parce que le coup de foudre a été immédiatement. Musical, d’abord et puis l’autre, le plus profond. Et que Charlie, il l’a pas oublié, il en est incapable. Ils se sont retenus, pendant tout le temps de l’émission. Et parce qu’Ezra, il est encore endeuillé, et sérieusement esquinté. « Les gens, et surtout les médias, voient ce qu’ils veulent voir, ce qu’ils espèrent… » plus encore quand il y a une alchimie évidente. La vérité, c’est qu’il y avait tout de même un peu de vrai là dedans. « Mais vous gardez le secret ? » pas que ça soit hyper intelligent de faire confiance à une môme avec les ragots, mais elle lui inspirait quelque chose. et puis, est-ce que ça pouvait être pire ?

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